Paris Imprimerie nationale 1791 in-12 de 7 pp. br., couv. moderne
Sabin, 75048. Édition originale. Rare.Acte de soumission et d'obéissance des colons de Saint-Domingue à l'Assemblée Nationale, reconnue comme souveraine "sur tout ce qui porte le nom françois." Les représentants sollicitent, entre autres, " un décret qui leur permette un retour honorable à Saint-Domingue pour s'y consacrer entièrement à la défense de cette constitution dont ils sont les premiers admirateurs"
[Paris Quillau s.d., 1790] in-4 de 15 pp. dérelié, mouill. sur la marge intérieure et celle du bas
Les juridictions administratives de Saint-Domingue, avant son partage en départements en 1797, étaient régies selon les ordonnances royales du 29 mars 1713 et du 20 décembre 1776, qui lui accordaient une partition en trois gouvernements, et chacun d’eux subdivisé en quartiers et paroisses. A l’avènement de la Révolution on les appelle provinces. Elles s’articulaient autour d’une distribution géographique qui scindait en deux l’île : la partie occidentale appartenait à la France, et l’orientale à l’Espagne
S.l. s.d. [1788] in-8 dérelié
15 pp.Seulement deux exemplaires au CCF (BnF et Nancy). Datée du 31 mai 1788, cette lettre est plutôt une pétition (elle est censée réunir "plus de trois mille signatures originales, déposées au bureau du Comité colonial de Paris) qui demande instamment la convocation d'une assemblée coloniale chargée d'élire les représentants des planteurs aux États Généraux
In-8, broché (sans couverture), 6 p. Paris, Imprimerie Nationale, 1790.
Edition originale. Les députés du nord de Saint-Domingue justifient la dissolution du parlement de Saint-Marc et la répression qui suivirent ses velléités d'indépendance. Ils conjurent leur voisin de retourner dans le giron de la métropole. Signé nommément par les députés du Nord.Signé par les députés de la province du Nord de Saint-Domingue: Bouyssou, Gauvain, Couet de Montarand, Chesneau de La Mégrière. Egalement Hardivillier "pour le corps des mulâtres", De Pont-Levoye, "pour le corps des nègres libres". (Sabin, 75144. Martin & Walter, 'Anonymes', 16330).Bon exemplaire, très frais.
Les Cayes, 8 août 1790 (date erronée 8 avril au début). 3 pp. in-4 (24,2 x 18,3 cm) d’une petite écriture, sur une feuille double.
Longue lettre anonyme prenant la défense des colons après la dissolution de l’Assemblée de Saint-Marc, le 29 juillet 1790. L’auteur reproche au gouverneur de s’être entouré de mauvais conseillers: «Je vous écris plein de respect & de vénération pour vous eu égard à toutes les actions de votre vie avant votre arrivée en ce paÿs & plein de douleur des scènes de dissensions et même meurtrières qui y sont survenues depuis que vous y êtes. Je vous conjure […] de nous sauver nous et la mère patrie des perfides insinuations de quelques gens entrant en votre conseil qui n’ont certainement d’autres vuës que d’ajouter aux calamités de la nation par la ruine totale & même la destruction de ses colonies, c’est là l’aveu non équivoque de la Société dite Les amis des Noirs…». Puis il conteste toute velléité d’indépendance de la part des colons: «Il faut partir d’après des principes bien certains, c’est que l’indépendance à laquelle vous dites que la colonie aspire est une chimère et que vous le savez vous-même & certainement encore la France notre mère patrie ne perdra jamais par là ses colonies mais bien par le fait de la cabale où vous vous êtes engagé sans le savoir, vous monsieur le comte, monsieur Coustard et peut-être quelqu’autre…». Il fait ensuite allusion à la dissolution de l’Assemblée de Saint-Marc: «Faites cesser nos appréhensions de voir renouveler la scène d’horreur du 29 juillet…», en reconnaissant toutefois que les décrets de l’Assemblée générale de Saint-Domingue doivent être approuvés à Paris. Il termine sa lettre en critiquant à nouveau le gouverneur: «Démêlez le langage de la vérité d’avec les conseils faux & perfides que quelques personnes de votre conseil vous donnent et votre nom sera béni. Mes avis seuls ne pourraient changer les travaux de l’Assemblée générale, que mes supplientions [sic] arrêtent au moins vos démarches hostiles et sanguinaires des déprédateurs qui vous entourent…». Protestant de la fidélité des habitants de Saint-Domingue à la métropole, il souhaite que les troubles de la colonie soient apaisés par un décret de la nation. Nommé gouverneur de la partie française de Saint-Domingue (actuelle République d’Haïti) le 1er juillet 1789, le comte de Peynier dut affronter les premières révoltes survenues dans la colonie, ainsi que l’hostilité de l’Assemblée générale de Saint-Domingue, dite Assemblée de Saint-Marc, qui sera finalement dissoute le 29 juillet 1790. Document bien conservé. Provenance: archives personnelles de Louis-Antoine de Thomassin, comte de Peynier.
Orléans L.-P. Couret s.d. [1791] in-4 en feuille
4 pp.Roquincourt, 5135. Sur la première mission civile à Saint-Domingue (29 novembre 1791 - 1er avril 1792), qui sera composée de Roume de Saint-Laurent, Ignace-Frédéric de Mirbeck et Saint-Léger
[Paris Imprimerie Nationale 1790] in-8 de 4 pp. débroché, pet. déchirures marginales
D’après une note manuscrite de l’époque cet imprimé est paru le « 8 septembre 1790 ». Tiré à 1500 exemplaires.Ce document contient le décret d’adhésion de l’Assemblée Générale de Saint-Domingue à la « Dénonciation » faite par le député de la noblesse de Saint-Domingue aux États généraux, le marquis Louis-Marthe de Gouy d’Arsy (1753-1794) contre les abus de pouvoir et vexations commis par le comte César Henri de La Luzerne (1737-1799), ancien gouverneur général de l’île – de 1785 à 1787 – et ensuite le dernier secrétaire d’État à la marine de Louis XVI. Il est suivi des extraits des registres de la dite assemblée, datés de Saint-Marc, le 24 juillet 1790, qui décrètent et confirment la charge donnée au marquis de Gouy d’Arsy de poursuivre la dénonciation contre de La Luzerne. Gouy d’Arsy mourut guillotiné
[Paris Quillau s.d., 1789] in-4 débroché, mouill. sur la marge inférieure
7 pp. et un tableau dépliant hors texte.Le tableau dépliant contient la comparaison des registres du Conseil du Cap et de Port-au-Prince, d’abord séparés, puis réunis, lors de l’exercice de l’année 1786 à 1787, et de 1787 à 1788, le nombre des arrêts rendus dans ces deux juridictions pendant la même période, suivis des frais à la charge des plaideurs, le tout en vue du maintien de la séparation des deux Conseils. L’auteur de ce document conclut qu’il ne comprend pas ici: « les frais énormes des particuliers, dans les voyages (du Cap au Port-au-Prince), les pertes d’animaux, &c. […] les dommages occasionnés aux cultivateurs, par leur déplacement & la perte de leur temps à la suite de la Cour, & encore plus que tout cela, la mort de plusieurs citoyens utiles qui ont succombé aux fatigues des voyages dans un pays où l’on ne voyage pas impunément »
S.l. s.d. [1790] in-8 en feuilles, cousu
7 pp.Au CCF, exemplaires seulement à la BnF, Rouen et Caen. Roquincourt, 4036.Aussi rare que le manifeste qu'il critique, cette réponse reprend les catégories idéologiques de son modèle et il ne faut pas s'en dissimuler l'importance, car, dans le cadre de la revendication d'une représentation des libres de couleur de Saint-Domingue, elle exprime avec une concision et une précision remarquables l'idéologie parfaitement racialiste qui animait tant le groupe des noirs libres que celui des mulâtres : "Le blanc, ainsi que le nègre, sont issus d'un sang pur, par conséquent le produit de ces deux êtres doit avoir un sang très-pur, & ne peut être abâtardi. J'irai encore plus loin, car je prouverai que le produit du Nègre, avec le Blanc, est supérieur même à ses formateurs, pris individuellement." C'était la réponse du berger à la bergère, les Noirs libres se posant supérieurs aux mulâtres dans leur Réclamation
[Paris] L. Jorry s.d. [1789] in-8 broché, mouill. claires
7 pp. Daté à l’encre brune sur la marge supérieure : « 1789 ».Document publié à la suite d’un renoncement de six mois à la portion de subsistance provenant de la France voté par les députés de Saint-Domingue. Pénétrés « d’amour & de respect pour la Mère-Patrie, & s’attendrissant sur la détresse où elle se trouve », ils renoncent unilatéralement, par patriotisme, à ce dont ils ont droit, à savoir la fourniture des farines et des bœufs salés.Enfin, pour se faire bien entendre de la Nation, « ils ont déclaré consentir à l’abolition de la traite des Noirs »
Paris P. G. Simon, & N. H. Nyon 1785 in-4 de 12 pp., avec simple titre de départ dérelié
Cette ordonnance concerne les charges nouvelles de procureurs et gérants d'habitation de Saint-Domingue, et leurs échanges avec les propriétaires. Le titre II traite de "la nourriture, l'habillement, le châtiment des Nègres esclaves", donne leurs jours et heures de travail, modère le travail des esclaves enceintes, des nourrices, des mères de six enfants, et interdit de coucher les malades à terre
Paris Imprimerie royale 1766 in-4 de 16 pp. en ff., pliure du f. extérieur un peu affaiblie
Manque à Sabin et à Duvivier. Édition originale.Rétablissement de la Légion de Saint-Domingue, créée le 15 janvier 1765 et supprimée par ordre du Roi en septembre 1765. Elle fut dissoute à nouveau en 1771. Sur ce régiment, voir Beaudza, La formation de l'armée coloniale, pp. 189 à 194.Elle semble avoir été publiée à la même date en 14 pages seulement
Saint-Louis (Saint-Domingue) 9 mai 1790 in-folio (31 x 20,5 cm) de 2 pp. manuscrites avec 4 signatures et cachet de cire rouge de la juridiction de Saint-Louis, qq. lég. déchir. sur les bords
Ordre de paiement en faveur d'un particulier qui avait gagné un procès contre la succession d'Hilliard d'Auberteuil: "Je soussigné curateur aux successions vacantes dans le ressort du siège royal de St Louis … prie Messieurs Foache & Cie négociants au Havre, de vouloir bien payer … à l'ordre de Madame Ve de Chambrun habitante au Port-au-Prince la somme de cinq mille six cens livres, argent de France … provenant de lettres de change fournies par la dte Dame audit feu Sr Hilliard d'Auberteuil que ce dernier leur a envoyées…". A la suite se trouvent une attestation de la signature du curateur, par le conseiller en la sénéchaussée de Saint-Louis, un ordre de la veuve de Chambrun demandant à ce que la somme soit remise à Bégonin de Meaux, négociant au Havre, puis le reçu de ce dernier en date du 4 septembre 1790. Hilliard d'Auberteuil avait séjourné dans la colonie pendant une dizaine d'années, avant de publier les Considérations sur l'état présent de la colonie française de Saint-Domingue, Paris, 1776-1777, 2 vol. in-8, où il dénonçait des abus administratifs. L'ouvrage fut interdit par un arrêt du Conseil d'État du 17 décembre 1777. Il partit ensuite pour l'Amérique du Nord, visita les colonies anglaises insurgées et ne revint à Saint-Domingue qu'en 1789 où il fut assassiné peu après. Cf. Chadenat 1370
Dijon, Imprimerie de Capel, 1790. In-4 en feuille de 3 pp., broché.
Proclamation du 21 septembre 1790 au sujet de troubles survenus à Brest après l'arrivée du navire le Léopard, en provenance de Saint-Domingue avec 85 membres de l'assemblée coloniale dite de "Saint-Marc", venus défendre les intérètes des colons devant l'Assemblée. La proclamation décrète qu'il faut "poursuivre & juger suivant les formes légales les principaux auteurs de l'insurrection", "désarmer le vaisseau le Léopard & en congédier l'équipage", et enfin " faire sortir de Brest […] les individus appartenant au régiment du Port-au-Prince arrivés à bord dudit vaisseau". Bon exemplaire. Roquincourt, 5547.
[Versailles Baudouin s.d., 1789] in-8 de 4 pp. dérelié, légère mouillure
D’après une note manuscrite de l’époque ce document est paru « Avant le 17 7bre [septembre] 1789 ».Ce document s’inscrit dans la longue lignée des précis, mémoires, observations, motions, etc., sur la question de l’approvisionnement des farines étrangères, du contrôle exercé par la métropole sur ce commerce, et de l’Ordonnance du 27 mai 1789 sur l’introduction des dites farines et enfin des débats de l’Assemblée sur la question
in-8, demi-basane brune, dos lisse orné de filets dorés et de fleurons à froid, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Exceptionnel recueil d'ouvrages rares.- LAUJON (A. P. M.). Précis historique de la dernière expédition de Saint-Domingue, depuis le départ de l'armée des côtes de France, jusqu'à l'évacuation de la colonie ; suivi des moyens de rétablissement de cette colonie : en deux parties. Paris, Delafolie, Le Normant, s.d. (1805), 257 pp., Tulard, 858. "L'auteur, témoin et victime des événements de Saint-Domingue et échappé au massacre, donne des renseignements précieux." (Chadenat, I, 353.) Laujon était ancien conseiller à Saint-Domingue, puis greffier en chef de la juridiction et de l'amirauté du Port-au-Prince.LATTRE (Philippe-Albert de). Campagnes des français à Saint-Domingue et réfutations des reproches faits au Capitaine-Général Rochambeau par Ph.-Albert de Lattre, Propriétaire, ex-Liquidateur des dépenses de la guerre à Saint-Domingue. Paris, Locard, Arthus-Bertrand, Amand Koenig, an XIII -, 1805, 2 ff.n.ch., III, IV et pp. [5] à 275 (mal ch. 285), 1 grand tableau repl. hors-texte.Edition originale, rare. Sabin 39231. FÉDON (B.my). Réclamations contre un ouvrage intitulé : Campagnes des Français à Saint-Domingue, et Réfutation des reproches faits au général Rochambeau. A Paris, de l'Imprimerie de Brasseur Aîné, 1805, 32 pp.Très rare.FÉDON (Barthélémy). Pétition présentée aux Chambres législatives, le 4 février 1822. Paris, de l'Imprimerie de Firmin-Didot, 1822, 14-1 pp.Sur Saint-Domingue ou les frères Fédon firent des investissements.MALENFANT (Charles-Marie-François). Des Colonies, et particulièrement de celle de Saint-Domingue ;, mémoire historique et politique, où l'on trouvera : 1° Un exposé impartial des causes et un précis historique des guerres civiles qui ont rendu cette dernière colonie indépendante ; 2° Des considérations sur les moyens de la rattacher à la métropole, d'y ramener une paix durable, d'en rétablir et accroître la prospérité. Paris, Audibert, et au Cabinet de lecture, rue de l'Échiquier [Imprimerie de Patris], août 1814, [2] ff. n. ch., xij pp., 334 pp., [2] ff. n. ch. de table et d'errata, Unique édition, peu commune. Né à Rennes, Malenfant (1763-1827) avait été affecté à Saint-Domingue en 1790, où il demeura jusqu'en 1794, date à laquelle il fut fait prisonnier par les Anglais lors de la prise de Port-au-Prince. Nommé ensuite vice-consul aux Etats-Unis, il servit de nouveau dans la colonie de 1796 à 1799, mais échoua à faire partie du corps expéditionnaire de Leclerc. Il poursuivit ensuite sa carrière militaire, mais le plus important c'est qu'il fait partie, par cet ouvrage, du très petit nombre d'auteurs opposés à l'opinion commune des anciens colons sur le devenir de Saint-Domingue et l'esclavage : c'est en effet en réaction aux projets agités lors de la Première Restauration en faveur d'une nouvelle expédition de reconquête, qu'il prit la plume, dénonçant l'illusion des anciens propriétaires et les risques immenses de toute nouvelle tentative militaire : "Quelques jours après la publication de la paix, plusieurs grands planteurs de Saint-Domingue, mes amis, vinrent me témoigner la crainte qu'ils ont conçue de voir le gouvernement engagé dans de fausses mesures pour la réoccupation de cette colonie ; ils voudraient empêcher de prévaloir les conseils de certains colons, qui n'écoutant qu'un intérêt aveugle, et mettant de côté les leçons de l'expérience, disent hautement que le seul moyen de reconquérir cette île, d'y ramener l'ordre et la prospérité, est d'y envoyer une armée formidable, et d'exterminer tous les mulâtres et les nègres". Rien de moins. Sabin 44 114. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Versailles Baudouin 1789 in-8 de 1 f.n.ch. et 12 pp. broché, légère mouillure
Daté à l’encre brune sur la marge supérieure : « Après le 9 8bre [octobre] 1789 ».Sur la défense d’exporter des grains et farines, du peut d’intérêt que la métropole a à faire du commerce exclusif des farines avec les colonies, et des conflits crées lors de la disette dans l’île, ainsi que du rançonnement auquel soumettent la population les commerçants. Enfin la famine chez les esclaves noirs et les agissements du ministre de La Luzerne
S.l.n.d. [1790] in-4 de 68 pp. broché, en partie décousu, importantes mouill. claires
Décret du 12 octobre 1790 en vue de la dissolution de l’Assemblée de Saint-Marc soupçonné de vouloir adopter une constitution d’indépendance. Cette dernière donne des assurances à la Constituante en la rassurant sur sa volonté de rester attachée à la métropole
[Paris] Imprimerie de Didot fils aîné s.d. [1790] in-8 en feuilles, cousu
34 pp.Sabin 75105. Roquincourt, 3664. Défense de l'Assemblée coloniale réunie à Saint-Marc : "Nous représentons Saint-Domingue ... Oui, nous sommes l'assemblée générale ... La volonté seule de nos constituants peut nous enlever le titre de représentants de Saint-Domingue"
[Paris Didot Octobre 1790] in-8 de 34 pp. et 1 f.blanc broché
Sabin 75105
S.l. s.d. [1790] in-8 broché
17 pp.Sabin, 75187.Une assemblée coloniale s'est constituée à Saint-Marc, à l'Ouest de Saint-Domingue, et réclame une large autonomie législative et économique. Peynier, gouverneur de l'Ile, soumet alors militairement les "séditieux". Des membres de cette assemblée s'embarquent alors sur le "Léopard" pour défendre leur cause à Paris
S.l. s.d. [1790] in-8 dérelié
titre, 17 pp.Roquincourt, 3625. Sabin, 75187. Ensemble de lettres écrites les 8 août, 9 août et 10 août et adressées aux "Léopardins", ces 85 députés des colons partis le 7 août 1790 défendre la cause de Saint-Domingue devant l'Assemblée nationale
[Paris] Imprimerie de Didot fils aîné s.d. [1790] in-8 dérelié
15 pp.Roquincourt, 3438. Il s'agit de la proclamation adressée à tous les Français et composée à bord du Léopard en rade de Brest, le 13 septembre 1790, au moment où les 85 députés de l'Assemblée de Saint-Marc accostent en métropole pour porter les revendications de la colonie auprès de l'Assemblée nationale, en somme une opération de communication d'ailleurs assez réussie
[Paris] Imprimerie de Didot fils aîné s.d. [1790] in-8 dérelié
8 pp.Roquincourt, 3439. Après s'être adressés à l'ensemble de la population française par leur proclamation lancée du Léopard en rade de Brest le 13 septembre 1790, les 85 députés de l'Assemblée de Saint-Marc venus en France défendre les intérêts de la colonie se tournent vers les députés de l'Assemblée nationale par ce texte daté du 9 octobre suivant
Habitation Borgella, 2 mai 1790. 1 p. in-4 (23,9 x 19,5 cm) sur une feuille double.
La révolte des mulâtres du Fond-Parisien. A la suite d’un incident survenu en avril 1790 entre un mulâtre et l’économe gérant d’une habitation du Fond-Parisien, dans le quartier de la Croix-des-Bouquets, près de Port-au-Prince, les mulâtres se soulevèrent et quatre Blancs furent assassinés, dont deux sur l’habitation Borgella. Envoyé sur place avec un détachement, le chevalier d’Attel évoque la recherche des suspects ainsi que les événements survenus sur d’autres habitations: «Je [ferai] exhumer, en présence de bas-officiers de mon détachement, les corps des deux Blancs assassinés sur l’habitation Borgella & d’en dresser un procès-verbal […]. Nous n’avons rien appris relativement aux mulâtres en fuite; si l’on peut s’en rapporter à ceux de leurs esclaves que l’on a arrêtés, partie d’entre eux se sont réfugiés avec leurs femmes chez les Espagnols & les autres courent les mornes du Pays-Pourri…». Il ajoute: «Toutes les cases, purgeries & moulins à sucres des trois habitations Renaud, Desmarc & Poisson ont été entièrement brûlées. J’ai pris tous les moyens possibles pour avoir des renseignements sur les attroupements que pouvaient faire les mulâtres des quartiers voisins. J’ai fait mettre à la barre les esclaves arrêtés sur les trois habitations incendiées; comme ils sont à charge, parce qu’il faut des sentinelles pour les garder, je désire qu’il soit donné des ordres pour les transporter ailleurs…». Propriétaire d’une habitation-sucrerie au Fond-Parisien, Bernard Borgella de Pensié fut maire de Port-au-Prince en 1797 et rédigea la Constitution de Toussaint Louverture en 1801 (source: Colons de Saint-Domingue sur le site domingino.de). Quant au chevalier d’Attel, il pourrait être un parent de Louis Alexandre, baron d’Attel de Luttange-Weinsberg, major du régiment d’Auxerrois, originaire de Luttange, dans le diocèse de Metz. Cf. Plancard (Frédéric), Jean-François Didier d’Attel de Luttange (1787-1858), éditions de l’Université de Lorraine, 2017. Provenance: archives personnelles de Louis-Antoine de Thomassin, comte de Peynier.