Fayard, 1985, gr. in-8°, 408 pp, 12 pl. de gravures hors texte, index des thèmes et des concepts, index des noms, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Edition originale
Ce livre s'adresse d'abord aux juristes et aux psychanalystes, puis à ceux qui, étudiant l'anthropologie ou l'histoire de la reproduction, s'accorderaient sur ceci : les institutions sont un phénomène de la vie. Dès lors, quel rapport y a-t-il entre la normativité juridique et l'ordre du vivant ? L'effervescence industrialiste réinvestit aujourd'hui le champ dogmatique du social, ce champ des lois où prend consistance le politique pour produire la différenciation humaine en donnant statut au vivant parlant. Le juridisme ici témoigne par ses catégories généalogiques, constitutives de la subjectivité. La généalogie est au coeur des procédures normatives fabriquées par l'humanité pour survivre et se répandre. Immuable est le point visé : ce qui fait que la vie est la vie. La mise généalogique est-elle perdue pour un sujet, la vie ne vit pas. Ainsi notre condition inconsciente impose-t-elle un nouvel examen du droit, entendu comme science du vivant parlant. Pour les sociétés elles-mêmes, le discours de généalogie n'est jamais caduc, puisqu'elles ont à se fonder pour vivre, transcendant les individus qui passent. Mais, surtout, en codifiant les filiations, ce discours touche aux racines du pouvoir, au réglage de l'image de l'autre, enfin au principe de Raison. L'ultime question débouche sur les enjeux de meurtre et les formes indéfiniment réinventées du sacrifice humain. Ces Leçons IV clarifient le point structural de la normativité. Il ne suffit pas de produire la chair humaine, encore faut-il l'instituer, c'est-à-dire nouer le biologique, le social et l'inconscient par des moyens juridiques qui fassent loi généalogique pour le sujet. — Né en 1930, Pierre Legendre est un historien du droit, spécialiste de droit canonique médiéval, et psychanalyste, directeur d'études à l'École pratique des hautes études (Ve section, sciences religieuses). Il a fondé et il dirige le Laboratoire européen pour l'étude de la filiation. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1954, in-8°, vii-290 pp, préface de Ch.-A. Julien, 8 pl. hors texte de cartes anciennes, une carte dans le texte, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Pays d'Outre-Mer)
L'histoire de la découverte de la Terre par les Méditerranéens et les Occidentaux, de l'antiquité au XXe siècle. — "« Par ce titre de « découverte du monde », il faut entendre la découverte des peuples moins évolués par les peuples plus évolués, à laquelle fait suite celle des terres inhabitées ou désertes. » (...) L'ouvrage magistral de Georges Le Gentil, avec ses bibliographies suffisantes et qui dénotent une somme de travail considérable, ses mentions de voyageurs inconnus ou peu connus encore (l'exploration polaire est particulièrement réussie) est à la fois un instrument de travail commode, une mine de renseignements précieux, un monument à l'effort humain." (J.-P. Faivre, Journal de la Société des Océanistes, 1955) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
LE GOFF (Jacques) et René RÉMOND (dir.).
Reference : 68269
(1988)
ISBN : 9782020100151
Seuil, 1988, fort in-8° carré, 572 pp, très nombreuses illustrations dans le texte, 16 pl. en couleurs hors texte, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
Volume dirigé par Jacques Le Goff. Par Jacques Le Goff, Paul-Albert Février, Jean-Charles Picard, Jean-Claude Schmitt, André Vauchez. — "L'histoire de la France religieuse n'est pas l'histoire religieuse de la France, pas davantage l'histoire de la religion en France, encore moins l'histoire de la croyance et de la culture, encore qu'elle touche à tous ces domaines en même temps. Si le christianisme occupe nécessairement une place dominante, les auteurs de la collection ont pris le parti délibéré de l'étudier de l'extérieur, comme un phénomène important, majoritaire,mais jamais exclusif, et de l'étudier dans son expression, sans aucun souci d'apologétique ou de critique. Rien de plus étranger à l'esprit qui les anime que le souci d'écrire l'histoire d'une Église à vocation œcuménique et dont le projet est d'abord eschatologique. Ce qui les intéresse est l'étude du phénomène religieux comme comportement : reconnaissance d'une relation transcendentale à un divin caché ou révélé, réponse individuelle et collective à un enseignement moral et théologique, diversification croissante des expériences, engagements et institutions qui en résultent. Rythmée par un va-et-vient incessant entre le fait religieux directement observable et l'intention qui le suscite, l'entreprise relève de la quête anthropologique autant que de la sociologie religieuse naguère illustrée par Gabriel Le Bras. (...) L'Histoire de la France religieuse n'est ni un traité apologétique ni un manuel d'enseignement ; pour la première fois, une équipe d'historiens a porté sur le phénomène religieux le regard serein de l'analyste ; nous avons ici une première tentative d'histoire culturelle du christianisme, histoire culturelle qui, au Moyen Âge, se confond avec l'histoire de la culture. Soulignons enfin la richesse de l'illustration iconographique qui prolonge le texte et dialogue avec lui ; la « lecture » de l'une et de l'autre doit être menée conjointement." (Michel Zimmermann, Revue de l'histoire des religions, 1990) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
LE GOFF (Jacques) & NORA (Pierre) [sous la dir.]
Reference : 600238
ISBN : 9782070289424
Paris, NRF Gallimard, 1974. In-8 broché, XIII-230, 9 contributions.
Bonne condition. - Frais de port : -France 5,7 € -U.E. 8 € -Monde (z B : 12 €) (z C : 22 €)
P., Librairie centrale d'agriculture et de jardinage, s.d. (1870), in-12, (16)-96 pp, avec le catalogue de l'éditeur au 1er mai 1870 en tête (16 pp), broché, rousseurs, bon état. Edition originale
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
London, Jarrolds, 1952, in-8°, 156 pp, preface de Peter Ustinov, 15 pl. de gravures et photos hors texte, reliure pleine toile bordeaux de l'éditeur, C. de bibl., état correct. Texte en anglais
Amusant livre sur les différences et les incompréhensions entre les Français et leurs voisins anglais. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Rennes, Ouest-France, 1992, in-8°, 436 pp, nombreuses illustrations, cartes, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Indes savantes, 2009, in-8°, 316 pp, biblio, broché, bon état
"Les femmes venues d'Asie en France viennent d'horizons géographiques et culturels très différents (Chine, Corée, Vietnam, Laos, Cambodge, Philippines...). Les raisons de leur venue tiennent souvent aux événements historiques qui ont secoué ces pays, et dans ce cas, leur voyage s'est souvent fait dans des conditions dramatiques : réfugiées des guerres de la péninsule Indochinoise, du génocide Khmer rouge, boat-people... Elles sont maintenant de plus en plus liées à la pauvreté, à l'immigration économique. Dans tous les cas, cette immigration vers la France et l'intégration sont difficiles à cause de la langue, de l'abandon de la famille, et surtout de la place de la femme dans les sociétés asiatiques traditionnelles : la soumission exigée dans les sociétés confucianistes est notamment fort mal adaptée à la société occidentale individualiste et égalitaire, notamment pour s'affirmer dans la recherche d'une autonomie professionnelle. L'ouvrage s'intéresse également aux métisses, et aux Asiatiques de deuxième génération, nées en France." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1956, in-8°, 402 pp, 9 illustrations, 3 cartes, 26 illustrations hors texte, reliure souple éditeur, jaquette illustrée, qqs rousseurs sur les gardes, bon état
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Gallimard, 1981, in-8°, 533 pp, mention de 5e édition, achevé d'imprimer en avril 1951, 31 planches de photographies de la Mission Dakar-Djibouti et une carte hors texte, broché, couverture illustrée bleu-clair renforcée avec du scotch, 2 feuillets lég. salis, papier lég. jauni, bon état
En 1930, alors que, surréaliste dissident, il travaillait à la revue "Documents", Michel Leiris fut invité par son collègue l'ethnographe Marcel Griaule à se joindre à l'équipe qu'il formait pour un voyage de près de deux ans à travers l'Afrique noire. Ecrivain, Michel Leiris était appelé non seulement à s'initier à la recherche ethnographique mais à se faire l'historiographe de la mission, et le parti qu'il prit à cet égard fut, au lieu de sacrifier au pittoresque du classique récit de voyage, de tenir scrupuleusement un carnet de route. Ce parti cadrait avec les vues du grand sociologue Marcel Mauss recommandant aux chercheurs la tenue de tels carnets en marge de leurs enquêtes sur le terrain. Mais, tour personnel donné à cette pratique, le carnet de Michel Leiris glissa vite vers le "journal intime", comme s'il était allé de soi que, s'il se borne à des notations extérieures et se tait sur ce qu'il est lui-même, l'observateur fausse le jeu en masquant un élément capital de la situation concrète. Au demeurant, celui pour qui ce voyage représentait une enthousiasmante diversion à une vie littéraire dont il s'accommodait mal n'avait-il pas à rendre compte d'une expérience cruciale : sa confrontation tant avec une science toute neuve pour lui qu'avec ce monde africain qu'il ne connaissait guère que par sa légende ? Ainsi s'est édifié "L'Afrique fantôme", qui consiste essentiellement en la reproduction des notes narratives ou impressionnistes que l'auteur avait prises au jour le jour, non moins attentif à ce qui se déroulait dans sa tête et dans son coeur qu'à ce qui, extraordinairement divers et par des voies diverses elles aussi (appréhension directe, information pure ou participation vivante), l'atteignait du dehors. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., J.-B. Baillière, 1894, in-12, 360 pp, + catalogue, introduction par Urbain Le Verrier, 37 figures dans le texte (dont une gravure sur double page de l'usine de Froges), reliure percaline crème de l'éditeur, titres en noir au 1er plat et au dos, bon état (Coll. Encyclopédie industrielle)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Belin, 2003, in-8°, 303 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, trace de mouillure angulaire ancienne sur les premiers feuillets, bon état
La peur sociale provoque les "effrois", les émeutes et les "folles commotions" des populations révoltées dès le Moyen Age. Elle est la peur de ceux qui sapent les colonnes de la société, comme les partageux du premier XIXe siècle, avides de redistribution des richesses et de substitution du socialisme au capitalisme. Aux environs de 1840, en effet, la Révolution industrielle prend son essor, un prolétariat en naît et, avec lui, se nouent les tensions sociales, liées à toute croissance économique brutale. La politique aime les couleurs, mais le bourgeois vomit le "rouge", fier de son travail. Après la phobie des attentats anarchistes de la fin du XIXe siècle, l'homme du XXe siècle a eu bien davantage de craintes politiques et sociales, d'abord multipliées par les affiches du "moujik hirsute" de 1919, qui concrétise la hantise des "rouges", version bolcheviks cette fois-ci. Il a connu – pas forcément éprouvé – la hantise de la Guerre froide, du "camp communiste", de l'Armée rouge, des "gauchistes" et des "étés chauds" Qui a réellement "profité" de cette peur ? Les "rouges" ont-ils été manipulés ? Et la "cible" n'a-t-elle pas totalement changé avec la drogue, les banlieues "à risque", le terrorisme ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fernand Nathan, 1994, in-8°, 238 pp, broché, qqs soulignures au stylo rouge et au crayon, bon état (Coll. Repères pédagogiques)
"L'idée d'Education nationale émerge à la fin du XVIIIe siècle. Il a donc fallu deux siècles pour que les institutions scolaires se mettent en place grâce à Lakanal, Napoléon, Carnot, Guizot, Falloux, Ferry, Haby, Savary, Jospin... Deux siècles de péripéties et de rebondissements passionnants qu'il est bon de se remettre en mémoire à un moment où cette grande dame qu'est l'Education nationale vit un tournant de son histoire." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Jas, Robert Morel, 1968, in-12 carré, (48) pp, un dessin d'Odette Ducarre en frontispice, non paginé, reliure pleine toile vert pomme éditeur, large signet en tissu, édition originale, après 1000 exemplaires marqués H.C., couv. lég salie, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Imprimerie Nationale, Klinscksieck, Académies des Inscriptions et Belles Lettres, 1980-1992, 4 vol. in-4°, viii-1517, 150, 58 pp, pagination continue pour les tomes 1 et 2, 16 pl. hors texte, index, brochés, bon état (Collection Recueil des historiens de la France. Obituaires). Tomes 1 et 2, Supplément et Deuxième supplément.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bloud et Gay, 1928, in-12, 199 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses). Edition originale, ex. numéroté sur vélin alfa Ruysdael
La Renaissance (1447-1517) ; La révolution protestante (1517-1563) ; La restauration catholique (1563-1648) ; Les origines et les progrès de l'incrédulité moderne (1648-1789). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bruxelles, Complexe, 1994, in-8° à l'italienne, 284 pp, 2ème édition entièrement refondue et remise à jour, nombreuses cartes en couleurs, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
"L'abondance des études consacrées au Moyen-Orient et au monde arabe et la multitude des variables explicatives du comportement de ses États ou de leurs opinions publiques ne facilitent pas toujours l'intelligibilité du jeu des acteurs et des enjeux dans cette région du monde, mais au contraire la complique. D'où l'intérêt d'un tel atlas, destiné à un grand public, qui a le mérite de la clarté et de l'illustration. Il comporte des données de base, nationales et régionales et couvre plusieurs thèmes : les ressources économiques et humaines, l'histoire, les conflits, les courants politiques et religieux, ainsi que les conflits territoriaux jusqu'à la guerre du Golfe. Tout ceci est parfaitement illustré par des tableaux, des graphiques et des cartes. Cet atlas constitue un instrument de travail d'une grande utilité permettant de mieux saisir les grands enjeux dans la région." (Abderrahman Belgourch, Politique étrangère, 1993) — "Un drame très actuel, nourri d'un arsenal de cartes, de tableaux et de chronologies qui résument clairement chaque question." (Nicole Zand, Le Monde) — "A lire absolument" (Philippe Hensmans, Journal d'Amnesty International) — "Panorama très complet de cette partie du monde qui n'en finit pas de passer du rêve au cauchemar. En cinq volets intelligemment répartis." (Daniel Bermond, Lire) — "L'Atlas géopolitique du Moyen-Orient et du monde arabe aidera quiconque veut comprendre." (Pierre Vennat, La Presse, Montréal) — "Sur une région qui a déjà fait couler beaucoup d'encre, enfin un ouvrage qui sort du lot. Cartes et tableaux constituent autant d'arrêts sur image particulièrement précieux." (Croissance, Le monde en Développement) — "Jusqu'à ce jour, aucun livre publié en français ne présentait une approche à la fois historique, politique et économique de cette partie du monde." (Jeune Afrique) — "Travail remarquable." (Arabies) — "Voilà le type même d'ouvrage que l'on devrait garder sous la main en lisant son journal. Ajoutons que lycéens et étudiants auront un intérêt tout particulier à actualiser avec cet atlas leurs livres d'histoire et de géographie. Car il ne s'agit pas tant d'un recueil de cartes que d'une mise en situation des enjeux stratégiques du "croissant des crises" à travers une approche historique, économique, sociologique et politique. Parfait." (Sud-Ouest) — L'Atlas du Moyen-Orient et du monde arabe a été réalisé par Equinoxes, une équipe spécialisée dans la production d'atlas géostratégiques, réunissant journalistes de haut niveau, universitaires et professionnels de l'édition sous la direction de Philippe Lemarchand. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Charles Massin, 2000, in-4°, 157 pp, très nombreuses illustrations, photos, croquis en noir et en couleurs, et un plan de Paris en pages de garde présentant les rues des boutiques mentionnées dans le texte, reliure cartonnée de l'éditeur, jaquette illustrée, manque la page de titre, bon état
Modes... une enseigne méconnue aujourd'hui, une enseigne qui pendant plus de 150 ans, a brillé de tout son éclat, offrant aux passants, dans les rues de Paris, le spectacle de vitrines magiques ; une enseigne a laquelle œuvrait une artiste, la modiste, dont le geste délicat a été immortalise par les plus grands peintres... A l'enseigne de "Modes" midinettes et grandes dames perdaient la tête... pour la parer à grands frais de plumes et de fleurs... Moins exubérantes, les "Modes" d'aujourd'hui n'ont rien perdu de leur charme, les talents s'étant adaptés à l'évolution de la société. — Sommaire : Naissance et évolution du chapeau. Le chapeau dans la vie (rôle des chapeaux, convenances, rivalités coiffeurs et modistes, etc.). Le métier (modistes, ateliers, boutiques, fournisseurs). Annexes : la confection amateur, les chapeaux d'enfants, lexique. — Nicole Le Maux, collectionneuse, a réuni quelque 500 chapeaux de 1780 à nos jours. Ces pièces authentiques lui ont permis une approche immédiate de l'évolution capricieuse des modes et de l'ineffable savoir-faire modiste. Elles fournissent une grande partie de l'iconographie originale de cet ouvrage. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Bayard, 1997, 2 forts vol. in-4°, xxi-2469 pp, pagination continue, très nombreuses cartes et illustrations, texte sur deux colonnes, 4 index (noms, grands textes, mythes, thématique), reliures toile gris clair de l'éditeur sous jaquettes illustrées, bon état. A l'état de neuf (prix neuf en 1997 : 151 euros)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1949, in-12, 342 pp, 8 gravures hors texte, broché, couv. illustrée, papier lég. jauni, bon état (Coll. La Petite Histoire)
De Molière à Victor Hugo en passant par Chateaubriand, Watteau, Flaubert, Balzac, Béranger et bien d'autres dans ces courts récits sur la petite histoire des artistes. — "Les “Existences d'artistes”, de G. Lenotre (Grasset), sont un choix de ses chroniques relatives à la vie privée de quelques grands hommes des arts ou des lettres. Ces pages n'ont pas perdu leur fraîcheur, et permettent d'espérer que plusieurs recueils posthumes pourront être encore édités du plus amusant des historiens." (André Thérive, Le Temps, 10 janvier 1941) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Sans lieu ni nom, s.d., in-4°, 104 pp, broché, dos toilé, bon état. Réédition en fac-similé (photocopie)
F.-A. Lepage (1788-1875) s'intéressa surtout à la sphygmologie ; l'étude du pouls, et l'étudia dans la médecine chinoise. Le diagnostic des maladies par le pouls était le pont le plus solide entre la médecine européenne et la médecine chinoise, puisque aux deux extrémités de l'Eurasie, le diagnostic et le pronostic se faisaient par la prise du pouls. — "En comparant avec attention tout ce que les voyageurs nous ont appris sur la médecine des Chinois, on ne voit partout que la répétition des principes les plus ridicules et des théories les plus obscures ; et l'on est fâché de ne trouver que de loin en loin quelques-unes de ces choses qui paraissent dictées par l'expérience ou la raison. Mais, lorsqu'on entreprend d'exposer l'état et les progrès d'une science chez un peuple, on n'est point maître d'augmenter l'intérêt à volonté, et l'on doit, si l'on ne veut point manquer le but, se restreindre dans les bornes de la vérité, et dire les choses comme on les voit, et non point comme on voudrait les voir." — "Au reste, si les systèmes de médecine imaginés par les Chinois peuvent plutôt amuser par leur bizarrerie que présenter un intérêt réel, nous trouverons par la suite dans quelques pratiques particulières à ces peuples, ainsi que dans la considération de leur climat et de leur manière de vivre, relativement à leur influence sur la santé, la matière de quelques discussions assez intéressantes." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 2013, pt in-8°, 380 pp, préface d'Eric Brian, broché, couv. illustrée, bon état
Publié en 1995, “Les Formes de l'expérience. Une autre histoire sociale” a marqué une étape importante dans la réflexion des héritiers de l'école des Annales. Issus d'un travail collectif, les textes du recueil questionnaient à la fois les objets de la recherche en histoire et les implications du travail des historiens. Il s'agissait en particulier de s'interroger sur la réception par ceux-ci de catégories et d'objets issus des autres sciences sociales : acteurs, normes, pratiques, institutions, etc., et d'en évaluer l'impact sur l'évolution d'une discipline marquée par sa tradition et ouverte à la réflexion sur le monde contemporain. A distance, ce recueil qui a fait débat garde sa pertinence. Il témoigne du caractère essentiellement collectif de toute grande enquête historique. Il rappelle enfin l'ampleur du travail d'animation de la recherche alors accompli par Bernard Lepetit, dont l'oeuvre inachevée reste l'une des meilleures introductions à l'histoire intellectuelle des trois dernières décennies. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Harmattan, 1986, gr. in-8°, 308 pp, 84 planches de gravures et photos hors texte, biblio, annexes, broché, couv. illustrée, bon état
Le Théâtre des Colonies étudie le face à face singulier où furent placés durant près de 40 ans (1894-1931), à travers les expositions coloniales, le peuple français et les pays d'outre-mer dans leur cadre reconstitué et sous le mobile euphorisant de la "Grande Patrie". Dans cette fête du regard où selon le voeu du poète, " les parfums, les couleurs et les sons se répondent ", sont mises en abîme les cultures les plus différentes et mis en scène les fantasmes les plus étonnants. Ici, artistes en renom ou artisans plus modestes concourent à créer un espace où se mêlent réalité et fiction, commerce et cirque, plastique et sensualité. Moment fort de l'exaltation collective, parangon de l'idéologie patriotique, l'exposition coloniale, temple de l'éphémère, est aussi une pourvoyeuse de mythes durables dont nous pouvons suivre la trace jusqu'à nos jours. L'auteur reconstitue l'itinéraire de l'impossible fusion, depuis le voyage initiatique des premiers orientalistes, jusqu'au réveil de la mauvaise conscience et le retour du refoulé politique. Une plongée esthétique et ethnographique dans le temps où se croisent visages et paysages exotiques, où le même qui entend incorporer l'autre dans la contemplation de son essence, s'aliène dans les vagues troubles de son ressentiment. — "Les expositions coloniales, qui apparaissent et se multiplient pendant la colonisation et disparaissent avec les indépendances, participent d’une tendance générale liée au développement économique du monde occidental qui accompagne et suit la révolution industrielle. La première exposition universelle a lieu en 1851 à Londres, les premières expositions coloniales en 1883 à Amsterdam. Les expositions coloniales sont précédées, dans leur recherche de l’exotisme, par le mouvement intellectuel orientaliste dont elles peuvent apparaître comme la version populaire, peu à peu distordue, d’où ce nom de théâtre – qui confine parfois au spectacle de cirque – que lui donne Sylviane Leprun, qui tente d’analyser le fonctionnement de ce spectacle, de sa mise en forme, et les ressorts politiques et imaginaires dont il procède. Les expositions coloniales relèvent politiquement d’une stratégie de propagande, exaltant le rêve de confraternité coloniale. L’imaginaire y est de moins en moins sollicité et se heurte de plus en plus, à travers les glissements des reconstitutions à une modélisation rigide et à des représentations stéréotypées qui barrent la route à son exercice véritable. Ainsi le village « noir », « indigène » ou « sénégalais », qui s’inscrit dans toutes les expositions agricoles et industrielles, qui se devaient toutes de comporter une section coloniale, se vide de toute information véritable, stimulant l’exercice du rêve et de la pensée. (...) Ce qui est finement analysé dans cet ouvrage, par cette approche spécifique de la scénographie, c’est le projet du colonisateur qui ne peut s’exprimer, à son insu peut-être, qu’en vidant de son contenu ce qu’il veut s’approprier ; affirmer que ce qu’il montre, c’est la France, en lui apportant les retouches plus vraies que nature, est une manière de la nier dans sa réalité propre. Ce « terrorisme du vérisme » va à l’encontre du but recherché. Cette scénographie du vrai est le pire des mensonges. On a ici un élément important de réflexion sur le discours muséographique qui ne peut être que traduction, évocation, langage qui implique par définition une distance entre signifiant et signifié..." (Annie Dupuis, Gradhiva, 1991) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, 1983-1984, 3 vol. pt in-4°, 587, 623 et 523 pp, 96 planches en couleurs hors texte, nombreuses illustrations en noir dans le texte et à pleine page, biblio, index, reliures toile chocolat de l'éditeur, titres en blanc aux 1er plats et aux dos, sans les jaquettes, bon état
Tome 1 : Un peuple et son pays, par Colin Lucas, Yves Lequin, Maurice Garden et Henri Morsel ; tome 2 : La société, par Ronald Hubscher, Louis Bergeron, Yves Lequin et Henri Morsel ; tome 3 : Les citoyens et la démocratie, par Jean-Luc Pinol, Yves Lequin et Pascal Ory. — "Le deuxième tome, consacré à la société, constitue le cœur de l'ouvrage ambitieux dessiné par Yves Lequin ; deux volumes l'encadrent, l'un propose un tableau de la France et de sa population, l'autre une longue analyse de la vie politique. Pour l'essentiel, trois milieux font, dans le deuxième tome, l'objet d'un excellent chapitre d'histoire sociale : la paysannerie, confiée à Ronald Hubscher, le patronat de l'industrie et du négoce, disséqué par Louis Bergeron, le prolétariat ouvrier, minutieusement étudié par le directeur de l'ouvrage. Chacun des trois auteurs a consacré de longues années et la quasi-totalité de sa recherche au sujet qu'il traite ; ce qui nous vaut des exposés informés, clairs et rigoureux. Ronald Hubscher, au fil d'un discours linéaire parfaitement maîtrisé, dessine un modèle d'ethnohistoire ; sa démarche novatrice le conduit en outre à consacrer autant de pages passionnantes à l'imaginaire social qu'à la la description des conditions ; un tel parti constitue, pour l'heure, une exception et mérite d'être souligné. Avec Louis Bergeron commence l'impressionnante démolition des idées reçues qui constitue l'un des charmes majeurs de l'ouvrage. Fort de son immense érudition, l'auteur de la deuxième partie montre qu'il n'existe pas de coupure franche entre patronat de l'Ancien Régime et patronat de la révolution industrielle, entre capitalisme mobilier et capitalisme immobilier, entre industrie et propriété foncière, aux intérêts trop souvent jugés antagonistes. Immergé dans le milieu des notables, le patron se trouve soumis à des modèles culturels qui l'amènent à se laisser tenter par le prestige du service de l'Etat, les délices de la vie de château ou, plus simplement, par les plaisirs sages de l'otium cum dignitate des Romains. Admirables de pénétration, les portraits du grand négociant, du fabricant, du « Monsieur du Sentier », du commissionnaire. Louis Bergeron souligne que la présence du nouveau patronat, doté d'une formation scientifique de haut niveau, se révèle plus massive dans les industries anciennes, en perpétuelle évolution technique, que dans des industries nouvelles, souvent enracinées dans l'artisanat. Yves Lequin, à son tour, participe à ce jeu de massacre des poncifs. L'image des foules usinières du XIXe siècle est trompeuse, l'industrialisation doucereuse, aux conséquences obliques fait que la grande usine demeure une anomalie dont le travailleur lui-même surmonte difficilement l'étrangeté. Parfois, la mise au point, solidement étayée, frise la provocation : « la paupérisation [...] est déjà à mettre au rang des vieilles lunes métaphysiques » (p. 410) ; le prolétariat de la Belle Epoque souffre avant tout de se voir dépossédé de ses savoir-faire et, par conséquent, d'une partie de ses pouvoirs traditionnels ; et, sans doute, de se sentir victime d'un véritable bouclage à l'intérieur de sa condition. A la fin du siècle, tandis que s'estompe le spectre de la misère profonde, l'ouvrier se sent condamné à un nouveau mode de résignation. Un des grands mérites du livre est, en effet, de faire une large place à l'histoire de la mobilité sociale..." (Alain Corbin, Annales ESC, 1985) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Larousse, 1988, pt in-4°, 479 pp, préface de Pierre Goubert, nombreuses illustrations dans le texte et hors texte en noir et en couleurs, 13 cartes et schémas, biblio, index, reliure simili-cuir éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Mentalités : vécus et représentations)
Par Noël Coulet, Maurice Garden, Jean Gaudemet, Yves Lequin, Frances Malino, Jean-Pierre Poly, Jean-Pierre Poussou, Pierre Riché, Dominique Schnapper, Georges Tapinos. — "Indéniablement, l'immigration est en passe de devenir un élément légitime de la mémoire nationale. En témoigne le beau livre publié sous la direction de Y. Lequin, avec la collaboration de plusieurs des meilleurs spécialistes de la question, qui propose une histoire du phénomène des origines à nos jours, agrémentée d'un grand nombre d'illustrations, gravures, cartes, tableaux." (Gérard Noiriel, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1989) — "De La mosaïque France, commençons par dire qu'elle est bien composée : elle s'ouvre, après une préface généreuse de Pierre Goubert, par un inventaire d'idées générales sur l'étranger, son image et son statut. Elle se clôt par un double essai de démographie actuelle et prospective et de philosophie de l'histoire de l'étrangeté. Une vision globale, indispensable à l'intelligence de l'histoire de l'immigration en elle-même, est ainsi proposée. De ce beau livre, poursuivons le commentaire en saluant l'ampleur des investigations historiques qu'il suggère plus qu'il ne les accomplit vraiment ; c'est que l'histoire longue des migrations qui ont irrigué la France reste à faire, et ce n'est pas un mince mérite que de l'avoir inaugurée par une recherche obstinée des mouvements de fond qui l'ont caractérisée, peut-on dire, dès les origines : extraordinaire diversité des flux et des provenances, vivacité des « petites patries » ainsi constituées, mais non moindre permanence des réactions xénophobes qui, depuis le bas Moyen-Age, ont dans la figure du Juif et celle du Maure deux représentations de prédilection. L'histoire des communautés juives en France fait à elle seule l'objet de développements nombreux : à très juste raison. L'époque contemporaine (1815-1945), dont Yves Lequin et Dominique Schnapper se sont réservés le traitement, est l'illustration d'un exercice pleinement réussi d'application de l'analyse historique à l'intelligence de durables phénomènes de société..." (André-Clément Decouflé, Revue européenne de migrations internationales, 1990) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.