S.l. [Paris], s.d. (1838) in-4, [3] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne et peu lisible (environ 30 lignes par page), en feuille, bords ébarbés.
Non signée, cette critique au brouillon semble parfaitement contemporaine des deux volumes de la Statistique de la Grande-Bretagne, parus en 1837 et 1838. Elle a en tout cas été rédigée dans le cadre de la présentation à une société savante ("Parmi les ouvrages offerts à notre société, il en est peu qui méritent de fixer l'attention publique, autant que celui dont nous venons vous entretenir"), vraisemblablement la Société philotechnique de Paris (fondée en 1795), et dont l'économiste Alexandre Moreau de Jonnès (1778-1870) faisait également partie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (1833) in-8, chagrin bouteille, dos lisse muet, encadrement de simple filet à froid et guirlande dorée sur les plats, tranches dorées, dentelle intérieure, gardes doublées de tabis blanc (rel. de la fin du XIXe). Exemplaire un peu déboîté.
Ce recueil d'amateur réunit dans un même volume trois L.A.S. à l'en-tête de l'Institut de France - Académie Française (Andrieux en était secrétaire perpétuel depuis 1829), toutes adressées au dramaturge Onésime Leroy, en son domicile de Passy :I. La première du dimanche 3 février 1833 (un feuillet), avec une longue apostille de Leroy sur la visite qu'Andrieux lui fit à Passy peu de temps après.II. La deuxième (chronologiquement, mais troisième du recueil) est du 18 février 1833 (deux feuillets).III. La troisième (placée en deuxième position) est du 14 mars (un feuillet).Elles portent toutes sur l'achat d'une maison à Passy pour loger l'écrivain, qui préfèrerait cependant louer. Malade et fatigué, il demande à Leroy d'effectuer pour lui les démarches (visites, demandes de renseignements, etc.). Il est peu probable que ces dernières aient abouti : Andrieux mourut le 10 mai 1833 à Paris, et fut inhumé au Père-Lachaise. Rien donc qui concerne l'oeuvre aimable et voltairienne du littérateur, ni encore moins son activité politique, déjà lointaine (il fut membre du Conseil des Cinq-Cents, puis du Tribunat).Ont été joints dans le volume aux trois documents de base :1. Un feuillet manuscrit d'introduction. - 2. Un portrait de l'auteur, gravé au trait par Frémy. - 3. Une notice imprimée (paginée 312-317). - 4. Un extrait de ses poésies (Le Meunier Sans-souci ; Une promenade de Fénelon), accompagné de deux portraits (Frédéric II, Fénelon). - 5. Des coupures de journaux diverses sur le même auteur. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Livourne, 22 avril 1839, in-folio, [2] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne et très lisible, en feuille.
Amusante correspondance émanant du Sétois Gracchus Bouilhon, ancien babouviste, neveu d'André Pons de l'Hérault, et, comme son prénom l'indique, fort dans les sentiments de son oncle pendant la période révolutionnaire. On est très peu renseigné sur lui (même son nom de baptême demeure inconnu).André Pons de l'Hérault (1772-1853), célèbre pour son rôle dans l'administration de l'île d'Elbe, avait en effet épousé le 5 juin 1802 Marguerite-Catherine-Rosalie Bouilhon (1775-1848), et le rédacteur doit figurer parmi les fils de son frère. "Mon cher oncle, J'espère que vous serez arrivé à bon port port à Gênes, après avoir passé dans le paquebot une nuit assez paisible pour vous laisser le loisir de crayonner quelques portraits et de faire quelques observations propres à augmenter l'intérêt public pour la relation de votre voyage, lorsque vous le publierez".En-dehors d'une commission effectuée pour le compte d'un certain capitaine Baldanzi, présenté comme responsable d'un "lazaret Saint-Jacques" (?), toute la missive tourne autour d'une pressante demande d'argent (300 francs quand même), nécessaire avant la fin du mois, et évidemment présentée comme exceptionnelle et inhabituelle de la part d'un neveu attentionné qui "depuis l'âge de 15 ans s'est passé des secours de ses parents"... Néanmoins, à sec, à la suite de mauvaises affaires semble t-il, le cher homme chante la nénie : "J'ai dû, en quittant les affaires, sacrifier la dot de ma femme, le pain de mes enfants (...). Le peu que j'ai pu sauver du naufrage est employé dans mon exploitation agricole, d'où provient précisément la gêne dans laquelle je me trouve présentement, ayant dû faire de fortes avances en grains & à mes paysans"... Et les pleurs de saisir le lecteur.On trouve au recto du second feuillet le brouillon de la réponse du destinataire, qui ne se laisse nullement conter par les jérémiades de son dispendieux parent (rappelons qu'il avait déjà intercédé pour lui en 1797 lors de la Conspiration des Égaux) : "Mon cher neveu, ta lettre du 22 de ce mois, à laquelle je réponds, m'a affligé, et m'affligera encore beaucoup (...). J'ai passé par toutes les épreuves de la vie. Je sais combien il est cruel de demander : je sais aussi combien il est cruel de refuser. Ici ce n'est pas un refus, c'est une impossibilité". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Strasbourg, Chez Vve Levrault, 1845 3 vol. in-16, LXXVI-266-19-[24] pp., [28] pp. et 9 pl. dépl. ; 308 pp., [62] pp. et 12 pl. dépl. ; 307 pp., [68] pp. et 13 pl. dépl., bradel papier bleu imprimé, tranches jaunes, sous emboîtage (reliure de l'éditeur). Emboîtage un peu défraîchi mais bon exemplaire. Rousseurs éparses.
Livre d'instruction de la Bibliothèque portative de l'officier, comprenant 64 figures réparties sur 34 planches dépliantes, avec notice explicative en regard, en 3 parties : 1. Écoles du soldat et de peloton. 2. École de Bataillon. 3. Évolution de ligne. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Lithographie d'Engelmann, Firmin-Didot, 1824. Grand in-folio broché de (12) pp. et 24 lithographies, couverture bleue imprimée.
Collection complète de la première série de 20 lithographies accompagnées de 4 lithographies de la deuxième série.Cette belle série sur l'exercice de l'artillerie, les canons et leurs affûts a été réalisée à la demande du ministre de la Guerre. Commencée en 1820, la première série parut en 1823, mais l'ouvrage ne fut achevé et publié dans son intégralité qu'en 1824. On y voit de courageux canonniers moustachus manipulant des pièces d'artillerie avec un sang-froid redoutable, au milieu de la fumée des champs de bataille.Colas (1982) cite un exemplaire en 20 planches et un autre l'exemplaire en 37 planches.
13 juin 1846. 1 p. in 4°, enveloppe (beau cachet de cire rouge du Cabinet de la Reine). Il lui annonce l'envoi d'une caisse d'objets que la reine a accepté de lui donner pour la loterie de charité qu'elle organise au profit des pauvres de Voiron.
Il lui annonce l'envoi d'une caisse d'objets que la reine a accepté de lui donner pour la loterie de charité qu'elle organise au profit des pauvres de Voiron.
Paris, Librairie des Bibliophiles, 1875 in-8, XX-440 pp., un fac-similé (abdication de Louis-Philippe), broché. Couv. légèrement défraîchie.
- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Librairie des Bibliophiles, 1875 in-8, XX-440 pp., un fac-similé (abdication de Louis-Philippe), toile verte (reliure moderne). Rousseurs.
- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris. Delaunay. Janvier 1834. In-8 (135 x 202mm) broché, couverture gris bleu imprimée, 58 pages. Des rousseurs sinon bon exemplaire. Rare.
Barbier IV, 324. Quérard V, 553 ne cite pas ce titre. Exposé plein de bon sens dont nous ne résistons pas à citer ce passage pris au hasard: Le gaz, la vapeur, le chemin de fer, et tant d'autres découvertes modernes, ayant pour objet l'aisance et le bien-être physique des nations, ne feront pas faire un pas de plus à la morale et à ce qu'on appelle esprit public; au contraire, en augmentant les rapports d'homme à homme, et en multipliant les occasions de conflit et de collision qui s'attachent nécessairement à des intérêts divergents, ces découvertes pourraient bien accélerer une crise sociale, telle que l'humanité n'eût rien à y gagner, et la société eût tout à y perdre.
Paris, Champion, 1912 in-8, 269 pp., frontispice, planche, broché.
- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Pagnerre [Imprimerie Schneider et Langrand], 1846 in-18, 192 pp., broché sous couverture jaune imprimée. Première couverture salie, rousseurs.
Extrait du National des 12-21 juillet 1846. La première édition parut la même année. Il s'agit d'une série de féroces portraits politiques des députés ayant voté à la demande du ministère l’indemnité accordée à George Pritchard, portraits qui eurent un grand succès. Il faut dire que l'Affaire Pritchard émut le pays profond : à la suite de la mainmise française sur le royaume tahitien, Londres se mit à exiger de Louis-Philippe des excuses, le retour au statut de protectorat et le versement d'une indemnité au pasteur Pritchard, principal conseiller de la reine Pomaré IV, pour la spoliation de ses biens.O'Reilly, Tahiti, 6776. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Dufey et Vézard, 1831. In-12 de (6)-178 pp., demi-maroquin vert à grains longs à petits coins, dos lisse orné, filet doré sur les plats (reliure de l'époque).
Édition originale. Nouvelle romantique du vicomte de Martignac sur fond de guerre d'Espagne à laquelle l'ex-ministre de Charles X participa en qualité de commissaire civil du roi en 1823. L’expédition d’Espagne avait été menée par la France afin de mettre fin au régime constitutionnel instauré à la suite de la Révolution de 1820. En 1832, l'année de sa mort à 54 ans, Jean-Baptiste Sylvère Gaye vicomte de Martignac publia un Essai historique sur la révolution d'Espagne et sur l'intervention de 1823.Envoi autographe signé de l'auteur à Madame Barateau, témoignage de tendre et respectueux attachement de l'auteur. Martignac. Émile Barateau fut le secrétaire particulier du vicomte de Martignac.Quérard, V, 574.
Paris, J. Pinard, 1830 in-8, titre, 179 pp., demi-chagrin violine marbré, dos à nerfs orné de filets et caissons dorés (reliure de l'époque).
C'est le 15 décembre 1830, après nombre de péripéties parlementaires et d'émeutes parisiennes, que le procès des ministres de Charles X commença devant la Chambre des Pairs constituée en cour de justice. Les avocats des accusés prononcèrent généralement de remarquables plaidoiries. Et, quoique très malade, le vicomte de Martignac (1778-1832) avait accepté de défendre son rival Polignac, qui l'avait remplacé à son poste en 1829. Il contesta la légalité des poursuites et l'opportunité d'une condamnation qui risquait de replonger la France dans le chaos en ressuscitant les heures sombres de la Révolution. Ce fut au demeurant sa dernière intervention publique. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l.n.d. in-8, 9 pp.
- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Imprimerie royale, 1837 in-folio, XVI pp., 306 pp., avec un tableau dépliant hors texte, demi-veau havane, dos à faux-nerfs orné de filets et guirlandes dorés (reliure de l'époque). Coiffes frottées, coins abîmés.
Unique édition, qui réunit des chiffres concernant des activités économiques très diverses : agriculture (prix moyen des céréales, froment, avoine) ; pêche de la morue et de la baleine de 1816 à 1836 ; industrie (filature de la soie, fabrication de sucre) ; propriété intellectuelle des brevets d'invention, etc.Martin du Nord (1790-1847) occupa les fonctions de ministre des travaux publics, du commerce et de l'agriculture de 1836 à 1839.Ancien exemplaire de l'École d'agriculture de Grignon, avec cachet humide. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Leroy, 1903 gr. in-8, 20 pp., frontispice en couleurs, ill. in-t., demi-chagrin bleu, dos lisse, tête dorée, couv. cons. (reliure moderne).
Extrait du numéro 123 du Carnet de la Sabretache, de mars 1903. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Denoël, 1987, in-8°, 330 pp, 29 gravures sur 16 pl. hors texte, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Aventure coloniale de la France)
La construction d'un nouveau domaine colonial a été largement amorcée au cours du demi-siècle qui a suivi Waterloo. Malgré l'échec de la politique émancipatrice des assemblées révolutionnaires, l'indifférence de Napoléon 1er à l'égard du problème colonial, les hésitations de la monarchie de Juillet et de Napoléon III face à l'encombrante et pénible conquête de l'Algérie, de solides points d'appui ont pu être construits outre-mer. De cette vaste fresque, que Jean Martin éclaire par les recherches les plus récentes, se détachent les portraits des conquérants et des défricheurs venus de France – marins, soldats, religieux, administrateurs, commerçants – comme ceux de leurs adversaires, souverains issus de la tradition ou chefs nés de l'insurrection : Bugeaud et Abd el-Kader en Algérie, Doudard de Lagrée et Francis Garnier en Indochine, Faidherbe et El-Hadj Omar au Sénégal, Toussaint-Louverture et Victor Schoelcher aux Antilles. — "... En l'espace d'un peu plus d'un demi-siècle, la France, rassemblant les débris épars de son ancien empire, parvient à jeter les bases de son expansion coloniale moderne. Dès la période qui sépare 1815 de 1870, malgré les succès et les avancées, c'est l'incertitude, l'absence de doctrine cohérente qui dominent. Il faut attendre la IIIe République pour voir le radical et saint-simonien Paul Leroi-Beaulieu assembler un corps de doctrine relativement homogène alors que la construction de l'empire était déjà largement entamée. Simultanément, la France découvrait un islam proche, peintres et écrivains faisaient connaître le visage d'un autre monde, d'autres peuples ; à ce titre l'« algérianisme » ouvrait la voie à l'orientalisme, tel Eugène Fromentin aussi grand peintre qu'il fut grand écrivain. Mais restaient à venir les véritables bâtisseurs d'empire que furent Brazza, Ferry, Lyautey qui achevèrent de 1880 à 1912 l'entreprise amorcée avant la funeste année de 1871. Ajoutons qu'outre un index des noms propres, l'épopée en tableau synoptique procure une vision globale et fournit un aide mémoire de cette aventure trop proche pour être connue comme elle le mérite, c'est-à-dire à l'exclusion de tout manichéisme." (Jean-Michel Vernochet, Politique étrangère, 1987) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Strasbourg. Silbermann. 1836. In-8 (138 x 220mm) broché, couverture vert olive, imprimée, 58 pages. Qq. rousseurs, menus défauts mais bon exemplaire non rogné, non coupé. Dans son Avertissement l'auteur en appelle aux journalistes pour faire connaître sa brochure, jugeant que, sans leur concours, elle resterait sans effet.
Paris, A. Firmin-Didot, 1830 in-8, 41 pp., broché. Second plat de la couv. un peu défraîchi. Hommage de l'auteur à un député.
- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Ollendorff, 1910-1912 2 vol. in-12, VIII-334 pp. et XXI-330 pp., broché.
- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Ollendorff, 1910-1912 2 vol. in-12, VIII-334 pp. et XXI-330 pp., demi-percaline bouteille (reliure de l'époque). Traits au crayon dans les marges.
- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, typographie de Firmin Didot frères, 1845 in-folio, [2]-18 pp. de texte, avec 12 planches lithographiées sur fond teinté, sous serpentes, broché sous couverture imprimée de l'éditeur. Couverture défraîchie, dos maladroitement renforcé.
Rare album commémoratif de manœuvres militaires commandées par Henri d'Orléans, Duc d'Aumale (1822-1897), cinquième fils de Louis-Philippe, et, de sa famille, le plus attiré par la chose militaire. A cette date, après de nombreuses opérations en Algérie depuis 1840, il était gouverneur de la province de Constantine.I. S.A.R. Mgr le Duc d'Aumale. - II. Vue générale du camp. - III. Frond de bandière du camp. - IV. Tente de S.A.R. Mgr le Duc d'Aumale. - V. Château de Saint-Médard. - VI. Campement du 1er Lanciers. - VII. Cantonnement de chasseurs. - VIII. Revue dans la lande du Tronquet. - IX. Grandes manoeuvres en avant de Martignas. - X. Garde d'honneur. - XI. Barraque du club bordelais à Saint-Médard. - XII. Bords de la Jalle (ruines).Un seul exemplaire au CCF (BnF). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Genève, Droz, Lille, Giard, 1951 in-8, 369 pp., broché.
Il s'agit de la thèse du lexicologue Georges Matoré (1908-1998), dans laquelle est contenue en germe la méthode qu'il développera par la suite : partant du postulat que le vocabulaire d'une civilisation est révélateur de cette civilisation elle-même, il l'envisage dans une perspective historico-sociologique, où les faits de langue sont aussi des faits de société. Envoi autographe de l'auteur au doyen Georges Davy (1883-1976), professeur de sociologie à la Sorbonne. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Au Bureau de la Société des Travailleurs Réunis 1849 11 tomes. In-8, reliure de l’éditeur demi-chagrin bordeaux à coins, dos à 5 nerfs, auteur, titre et tomaison dorés, tête jaspée, 452 pp. + 13 planches - 474 + 16 - 469 + 45 + 9 - 551 + VIII + 551 + 577 ; 576 pp. + 26 planches - 495 + 15 - 535 + 13 - 500 + 6 - 512 + 4 - 447 + 10 . Importantes rousseurs ne gênant pas la lecture, planches fraîches. Assez bel ensemble en l’état.
Bon état d’occasion
Paris, Leroux, s.d. (1831) in-16, 108 pp., avec une vignette colorée au titre, et un frontispice en couleurs, toile Bradel chagrinée havane, dos lisse muet (reliure moderne). Rousseurs.
Edition originale de cette fantaisie anonyme, basée sur le célèbre Mayeux. Beaucoup d'autres tirages, avec un titre plus ou moins modifié, parurent jusque vers 1835.A l'instar de Robert Macaire inventé par Daumier, de M. Prudhomme fabriqué par Monnier, Mayeux fut créé par le dessinateur et graveur Edouard Traviès (1809-1876) à partir d'un homme de chair et d'os (un dénommé Léclaire) ; mais ces trois personnages de fiction en dépit de leurs dissemblances, forment finalement un même portrait : celui du bourgeois louis-philippard, espèce que la récente Révolution de Juillet venait de révéler au jour. Bossu avantageux et pérorant, Mayeux est affligé d'une épouse et de huit enfants ; il a sur tout un avis, comme les habitués modernes du Café du commerce, et ponctue toutes ses phrases d'un : Nom de Dieu ! très peu clérical, on doit au moins le concéder. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.