Fisher, son, & Co. | London, Paris S.n. [1841-1846] | 22 x 27.20 cm | 2 Vol. reliés
Edition originale, illustrée de 148 planches gravées sur acier, dont 96 sur les trois premiers volumes, par Thomas Allom ; le quatrième volume comprend 52 planches dont 36 par Eugène Lami et 16 par Allom. Plein Veau glacé bleu nuit. Dos à faux nerfs plats orné de diverses roulettes et filets avec certains caissons maroquinés. Plats décorés d'une riche frise Romantique et de fers à froid angulaires. Pièce de titre en maroquin rouge. Tranches marbrées. Rayures sur les plats. Coiffes et mors légèrement frottés. Superbe reliure anglaise. * Le tome IV, qui manque souvent, est la traduction d'Un été à Paris, de Jules Janin. On y retrouve, par l'illustration, un Paris Balzacien. On remarquera que le premier volume contient de nombreuses scènes des Pyrénées, très à la mode alors. Un autre volume contient de nombreuses scènes de la Loire (Saumur, Angers, Amboise...). L'ouvrage cherche ainsi à rassembler tout ce qu'on trouve de remarquable en France, aussi bien du point de vue architectural que paysager, l'illustration accompagnant le texte historique et descriptif. La richesse illustrative est remarquable, et on admirera autant le château de Pau que le Panthéon, le cirque de Gavarni que la cathédrale d'Orléans. L'intéressant étant que suivant les tendances d'alors, on trouve dans les gravures des personnages en costumes d'époque, et souvent le lieu tel qu'il était alors. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Furne | Paris 1836 | 13.50 x 21.80 cm | 6 volumes reliés
Nouvelle édition, illustrée d'un portrait au frontispice et de 10 hors-texte sur acier par Johannot, Geoffroy. Traduction de Amédé Pichot. Reliure en demi veau marine glacé d'époque signée en queue (signature illisible). Dos lisse orné d'un fer en long miroir avec ornement central. Titre et tomaison dorés. Filets de sépration sur les plats. Très beau papier marbré, bleu, blanc et or. Tête dorée. Dos légèrement assombris. Quelques coins émoussés. Légères traces de frottement. Papier d'une superbe fraîcheur, non rogné, totalement exempt de rousseurs (hormis dans les marges de quelques gravures en raison des serpentes qui n'ont pas été ôtées) ; condition rare. "Nouvelle édition augmentée d'une notice historique sur Lord Byron, de toutes les pièces inédites et des notes de Moore, Walter-Scott, Campbell, Guiford, Jeffrey, E. Brydges, Coleridge, Southey, Wilson, Hobhouse, Hunt, Dallas, Milman, Lockhart, Bowles, Heber, Medwin, Gamba, Croly, Ugo Foscolo, Ellis, Kennedy, Parry, Bulwer, Galt, Nathan, Lady Blessington, Mrs. Shelley. Contenues dans l'édition définitive publiée récemment à Londres". Outre les oeuvres poétiques, Miscellanées, Discours, correspondance, et la fameuse nouvelle : Le vampire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Charpentier | 1836 | 17 x 26.50 cm | 4 volumes reliés
Edition originale de la traduction de Benjamin Delaroche. Notes et commentaires de Walter Scott, Thomas Moore, etc. Impression sur beau papier velin. L'exemplaire a été truffé de 39 gravures sur acier de l'album des Femmes de Byron, type de recueil très en vogue à l'époque, ainsi y eut-il Les femmes de Balzac, de Walter Scott, et de Shakespeare, dans lesquels les héroïnes des romans étaient représentées en gravures par des anglais, considérés comme les maîtres du genre à cette période. Vie de Byron par John Galt. Reliure en demi veau glacé marine d'époque. Dos à 4 nerfs plats orné filets et caissons, roulettes en queue et tête. Titre et tomaison dorés. Papier marbré marine à vagues. Tranches marbrées. Traces de frottement. Dans l'ensemble le papier est d'une fort belle fraîcheur, avec parfois quelques rousseurs à l'endroit des serpentes, en marge des gravures, au début ou à la fin des volumes. Traces d'une ancienne étiquette dans les derniers caissons. Pliure en coin du second plat du tome 4. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Extrait de La Revue des deux mondes | s. l. [Paris] 1869 | 15.50 x 25 cm | agrafé
Edition originale. Sous couverture muette. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Extrait de La Revue des deux mondes | s. l. [Paris] s. d. [1868] | 15.50 x 25 cm | agrafé
Edition originale. Sous couverture muette. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Extrait de La Revue des deux mondes | s. l. [Paris] 1884 | 15.50 x 25 cm | agrafé
Edition originale. Sous couverture muette. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Extrait de La Revue des deux mondes | s. l. [Paris] 1888 | 15.50 x 25 cm | agrafé
Edition originale. Sous couverture muette. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Extrait de La Revue des deux mondes | s. l. [Paris] 1888 | 15.50 x 25 cm | agrafé
Edition originale. Sous couverture muette. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Extrait de La Revue des deux mondes | s. l. [Paris] 1872 | 15.50 x 25 cm | agrafé
Edition originale. Sous couverture muette. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Trans-en-Provence : Éditions Unes, 1986. In-8 en feuilles (15,9x22 cm), 44 pages sous couverture à rabats avec deux reproductions de dessins de Raphaële George. Édition originale tirée à 1000 exemplaires : un des 35 sur vélin d’Arches.
Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
Chez Vincent | à Paris 1771 | 9.50 x 17 cm | relié
Edition originale française, traduite par le Baron d'Holbach. Reliure en plein veau brun glacé et marbré d'époque. Dos lisse orné. Pièce de titre en maroquin grenat. Coiffes, mors, bordures et coins restaurés. Brunissures en marge de la page de titre. Ex libris, Bibliohtèque de Henri Tardivi. Oeuvre majeure du chimiste allemand Stahl, qui développa la fameuse théorie phlogistique, laquelledomina la chimie jusqu'à la fin du XVIIIe. Stahl en avait lui même emprunté la notion à son maître Becker. Bien que cette théorie fut invalidée par Lavoisier, elle fut très importante car pour la première fois dans l'histoire, un principe unifiait toute la chimie. Dans sa théorie des sels, l'auteur applique sa théorie à un nouvel élément, l'axiome de la théorie phlogistique étant l'affinité des corps semblables. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
George R.R. MARTIN - Jean SOLA (Trad.) - Patrick MARCEL (Trad.)
Reference : 89551
(2012)
J'ai lu | Paris 2012-2015 | 13 x 19 cm pour les 5 vol., 14,5 x 20 cm pour le coffret du vol. 1 | broché, sous coffret pour le vol. 1
Précieux ensemble des quatre premiers volumes de lédition intégrale, respectant le découpage original américain. Le volume 1, présenté dans un coffret en métal à lettres repoussées et enrichi dune carte dépliante du domaine de Westeros, est un exemplaire du tout premier tirage collector français publié en 2012, particulièrement recherché pour sa rareté. Les tomes 2 et 3 sont des tirages de 2013, le tome 4 de 2014. Tous les volumes sont enrichis dune exceptionnelle signature autographe de George R.R. Martin sur la page de titre réalisée à loccasion de lunique séance de signature que lauteur a consacrée à ses fans français, à Dijon le 3juillet 2014. Le cinquième volume ne paraîtra quen 2015. Couvertures illustrées en couleurs à rabats. Coins légèrement émoussés, discrets frottements dusage aux dos des volumes 2 et 3, traces de plis anciens à langle du plat supérieur du volume 3, à langle du plat inférieur du volume4 et sur le premier rabat du volume 3, tranches faiblement jaunies ou noircies pour les volumes 2, 3 et 4. Coffret légèrement frotté sur le dos et les plats. * Pour cette séance de signature, la seule à ce jour que lauteur ait donnée sur le sol français, George R.R. Martin a choisi Dijon et la région bourguignonne, terre des Ducs de Bourgogne et des Rois maudits de Maurice Druon, qui lont tous deux inspiré dans sa conception de son roman. Rare ensemble comprenant les quatre premiers volumes de lédition intégrale Jai lu de la célèbre saga, exceptionnellement enrichis de la signature autographe de George R.R. Martin sur tous les volumes parus alors, dont le tome 1 en tirage collector. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | Uzès 1944 | 21.50 x 30 cm | broché
Edition originale, un des 10 exemplaires numérotés sur Auvergne, tirage de tête. Ouvrage illustré d'un dessin de l'auteur en frontispice ainsi que de bois in-texte. Rares rousseurs sans gravité, bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
In Les cahiers politiques | Paris 1945 | 15.5 x 24 cm | Agrafé
Rare édition originale de cette plaquette imprimée à l'occasion de la cérémonie du 26 juin 1945 rendant hommage à Marc Bloch dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, première commémoration officielle et universitaire de l'historien fusillé un an plus tôt. Son uvre majeure LEtrange défaite, dont lacuité intellectuelle, au cur de la tragédie, marquera lHistoire de la pensée, ne paraitra que lannée suivante. A lheure de cette très confidentielle cérémonie commémorative, Bloch nest donc pas, loin sen faut, la figure emblématique de la résistance intellectuelle quil est appelé à devenir jusquà sa panthéonisation le 23 juin 2026. Portrait photographique de Marc Bloch en couverture. Petites déchirures marginales sans gravité et traces de pliures sur les plats, une petite tache en tête du premier plat. Elle réunit trois textes : un hommage inaugural de François de Menthon, cofondateur du mouvement Combat et du Comité général d'études auprès de Jean Moulin, qui avait lui-même introduit Bloch dans la Résistance ; celui de Georges Altman, rédacteur en chef de Franc-Tireur, connu en clandestinité sous le nom de Chabot, « Notre Narbonne de la Résistance » ; et celui de Lucien Febvre, professeur au Collège de France et cofondateur avec Bloch de la revue des Annales, « Marc Bloch, historien ». * Marc Bloch, titulaire de la chaire d'histoire économique à la Sorbonne, avait rejoint la Résistance en 1943 après avoir été chassé de l'Université par les lois antisémites de Vichy. Entré en contact avec Franc-Tireur à Lyon par l'intermédiaire du jeune Maurice Pessis, il y devint l'un des dirigeants régionaux des Mouvements unis de la Résistance sous les pseudonymes successifs d'Arpajon, puis Chevreuse, puis Narbonne. Arrêté par la Gestapo le 8 mars 1944, torturé, il fut fusillé le 16 juin 1944. Le texte d'Altman restitue plusieurs émouvants détails de leur clandestinité lyonnaise sous les pseudonymes de Chabot et Arpajon, leurs pseudonymes, du système de rendez-vous par sifflement des première notes des Walkyries (appel auquel Bloch répondait invariablement : « Pas mal, Chabot, mais toujours un peu faux, vous savez. »), au livre de Ronsard qu'il gardait en main jusque dans ses missions les plus risquées. Il rapporte surtout pour la première fois les derniers mots de lhistorien, au pied du peloton dexécution, adressés à un jeune résistant de seize ans terrifié à ses côtés : « Mais non, petit, cela ne fait pas mal », avant de crier le premier « Vive la France ! ». Georges Altman, qui dirigeait Franc-Tireur, avait personnellement fait entrer Bloch dans le mouvement. Plus court, lhommage de François de Menthon, cofondateur de Combat, qui introduisit Bloch dans la Résistance organisée, apporte une précision chronologique inédite : Menthon y date sa rencontre avec Bloch de mars 1943, au moment où celui-ci « venait du Limousin à Lyon, pour prendre les consignes de Franc-Tireur ». Il raconte que le Comité général d'études venait alors de lancer les Cahiers politiques et proposa à Bloch d'en prendre la direction, offre que Bloch déclina pour conserver son activité régionale au sein des mouvements, tout en promettant sa collaboration pour diriger une enquête sur la réforme de l'enseignement. Cette enquête donna lieu, en août 1943, à un article de Bloch dans le numéro 3 des Cahiers politiques, intitulé « Notes pour une révolution de l'enseignement », dont Menthon cite le puissant incipit : « Quand, après la victoire prochaine, nous nous retrouverons entre Français, sur une terre rendue à la liberté, le grand devoir sera de refaire une France neuve. » Lucien Febvre, son plus proche collaborateur scientifique et cofondateur des Annales d'histoire économique et sociale en 1929, lui rendait ici hommage comme historien. « Lhistorien, je l'ai écrit un jour, comme nous le pensions tous les deux, lui et moi, l'historien n'est pas celui qui sait. Il est celui qui cherche, pour tenter de comprendre. » Il évoque notamment les livres inachevés de Bloc
Félix Bonnaire Victor Magen | Paris 1835 | 13 x 20.50 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi chagrin rouge, dos à quatre nerfs orné de fleuron doré, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, deux coins légèrement émoussés, reliure de l'époque. Quelques petites rousseurs, étiquette de rangement de bibliothèque encollée sur un contreplat. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
La Revue des deux mondes | Paris 15 octobre au Ier décembre 1862 | 15.50 x 25 cm | 4 volumes brochés
Edition pré-originale. Brochés, tels que parus. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Jonker | Bruxelles 1851 | 7.50 x 12 cm | relié
Contrefaçon belge parue un an après l'originale. Reliure à la bradel en demi toile sable à coins, dos lisse orné d'un motif typographique doré, date en queue, pièce de titre de chagrin marine, couvertures conservées, ex-libris encollée au verso du premier plat de reliure. Agréable exemplaire exempt de rousseur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Alexandre Cadot | Paris 1850 | 13.50 x 21 cm | 2 volumes reliés
Édition originale rare et très recherchée (cf. Clouzot) à la bonne date de 1850, certains exemplaires invendus ayant été remis en vente chez le même éditeur en 1852. Reliures à la bradel en plein cartonnage vert bouteille ornementé de motifs floraux estampés à froid, pièces de titre de maroquin marron, ex-libris encollés sur les contreplats. Un petit manque de papier en pied de la dernière page du second volume sans aucune atteinte au texte, quelques rares rousseurs. Très rare et bel exemplaire élégamment relié strictement à lépoque. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Félix Bonnaire | Paris 1840 | 14 x 23 cm | relié
Edition originale, rare, parue dans les Oeuvres complètes de George Sand par Bonnaire. Le faux-titre indique tome XXIV. Reliure en demi maroquin noir à grains longs moderne à petitts coins signée René Aussourd en haut de la page de garde. Dos à nerfs janséniste. TItre, auteur et date dorés. Couvertures conservées. Coin haut droit de la première de couverture manquant (0,5cm). Légers frottements sur les plats. Très bel exemplaire au papier parfaitement frais non rogné. Ex libris Paola Sanjust. Roman dialogué mettant en scène une jeune noble italienne sous la Renaissance, élevé comme un homme pour des raisons de succession.Gabriel va être confrontée à l'hypocrisie de la société et entre en révolte contre la différence abyssale entre les droits accordés aux hommes et l'oppression réservée aux femmes. L'auteur analyse avec ironie les différences d'éducation entre les filles et les garçons. Balzac, enthousiasmé à la lecture de l'oeuvre, n'hésita pas à la comparer à une pièce de Shakespeare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Michel Lévy frères | Paris 1856 | 11 x 18 cm | 10 volumes reliés en 5
Première édition in-12 postérieure d'un an à la rarissime édition originale. Reliures en demi chagrin vert, dos assombris à quatre nerfs ornés de filets à froid, noms dorés en queues des dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé le contreplat du premier volume, Petits frottements sans gravité sur certains plats, deux accrocs en pieds des plats du premier volume. Agréable exemplaire quasi exempt de rousseur et établi dans une reliure uniforme. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Félix Bonnaire | Paris 1834 | 13.50 x 22 cm | 2 tomes en 2 volumes reliés
Edition originale, rare. Mention fictive de seconde édition. Sur le faux-titre : Publications de la Revue des deux mondes. La revue avait fait paraître en feuilleton le roman en 1833. Reliure en demi veau glacé noir d'époque. Dos élégamment orné de fers rocailles. Titre et tomaison dorés. Quelques frottements en bordures. Rousseurs éparses, mais bel exemplaire, dans une reliure de qualité. Roman sentimental épistolaire. C'est le troisième roman de l'auteur et le premier à être affublé du nom masculin de George Sand. NB : Cet ouvrage est disponible à la librairie sur demande sous 48 heures. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Nohant 16 août [18]59 | 13.50 x 20.90 cm | 4 pages sur un double feuillet
Lettre autographe signée de George Sand adressée à Ernest Feydeau. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet présentant, en tête de la première page, le timbre à sec de l'expéditrice. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle et longue lettre évoquant la littérature et l'amitié entre écrivains. D'abord courtier en bourse et spécialiste de l'Antiquité, Ernest Feydeau se lança sur le tard dans la fiction. Soucieux d'occuper un espace littéraire dans lequel il ne s'estimait pas justement apprécié, il fit jouer ses relations et entretint une relation épistolaire suivie avec d'illustres correspondants tels que Gustave Flaubert, Sainte-Beuve ou encore George Sand auxquels il adressa les ébauches de ses romans et dont il sollicita les avis. La présente lettre constitue une réponse de Sand qui vient d'achever la lecture de Daniel, deuxième roman de Feydeau. George Sand, alors à l'apogée de sa carrière littéraire, se décrit ainsi: «Je suis bien d'âge à être votre mère, car j'ai 55 ans, et j'ai de bonnes mains bien adroites, mais pas belles du tout. J'ai acquis le droit de n'être plus coquette, on m'a fait un assez grand reproche de ne l'avoir jamais été. Je vous dirai de moi tout ce que vous voudrez.» Comme à son habitude, très sollicitée par ses pairs, elle livre une critique très détaillée du texte que lui soumet son confrère: «Je ne suis pas contre les phrases qui détonnent, là où il faut qu'elles détonnent, mais je ne suis pas pour que l'harmonie soit sacrifiée au rythme. Je ne suis pas non plus pour le contraire. Comprenez-moi bien, je ne blâme que ce qui s'aperçoit trop, que ce qui révèle le procédé. Ne touchez pas aux passages dont vous me parlez, ils sont excellents. Et, en somme, je n'insisterai pas furieusement sur la question de forme dans le style, vu que si les qualités du vôtre devraient s'en aller avec ce qui me semble parfois un défaut, je serais au désespoir d'avoir signalé le défaut.» Elle-même très proche de Flaubert qu'elle surnommait son «cul de plomb», Sand semble ravie que les deux hommes se connaissent: «Je n'ai pas le temps. Mais j'aurai celui de vous recevoir quand vous serez libre, il faudra venir avec Flaubert qui a aussi en moi un lecteur enchanté et un ami littéraire de tout cur. Je ne le savais pas votre ami, et je suis contente qu'il le soit.» L'amitié va si loin que Sand bientôt réunit les deux écrivains, les mettant sur un total pied d'égalité: «Ce n'est pas un malheur pour vous, pas plus que pour Flaubert, d'appartenir à la race des voyants.» S'installe alors une forme de solidarité face à l'adversité de la critique: «Tout cela se sent mieux qu'on ne peut le dire, et c'est pour cela que la critique déraisonne les trois quarts du temps.» Car la critique a eu le malheur de taxer Feydeau, comme elle l'a fait avec Flaubert, de réaliste: «On s'est mêlé de baptiser votre manière et la sienne de réalisme. Je ne sais pas pourquoi ; à moins que le réalisme ne soit tout autre chose que ce que les premiers adeptes ont tenté de nous expliquer. Je soupçonne, en effet, qu'il y a une manière d'envisager la réalité des choses et des êtres, qui est un grand progrès, et vous en apportez la preuve triomphante. Mais le nom de réalisme ne convient pas, parce que l'art est une interprétation multiple, infinie. C'est l'artiste qui crée le réel en lui-même, son réel à lui, et pas celui d'un autre. Deux peintres font le portrait de la même personne. Tous deux font une uvre qui représente la personne, si ce sont deux maîtres. Et pourtant les deux peintures ne se ressemblent pas. Qu'est devenue la réalité ?» Cette longue diatribe - véritable manifeste - constitue un puissant témoignage de la répulsion de George Sand et Flaubert pour les théoriciens, obsédés par l'idée de classer la littérature selon un «système qui [...] aveugle». - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris jeudi 7 mai [1840] | 13.60 x 20.90 cm | une page sur un double feuillet
Lettre autographe signée de George Sand adressée à l'éditeur Léon Curmer. Une page rédigée à l'encre noire sur un double feuillet. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète réunie par Georges Lubin. "Monsieur, J'ai parcouru votre recueil avec beaucoup d'intérêt, et j'accepte la collaboration que vous m'avez offerte, mais je ne pourrais m'occuper de vous satisfaire que dans six semaines ou deux mois. Si cette époque vous convient veuillez bien me le faire savoir ainsi que les conditions de la rédaction. " Le "recueil" dont il est ici question n'est autre queLes Français peints par eux-mêmes. Sand ne collaborera cependant pas à cette monumentale somme de types lui préférant, quelques années plus tardLe Diable à Paris publié sous la direction de son proche ami l'éditeur Hetzel. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Félix Bonnaire | Paris 1838 | 13 x 21.50 cm | relié
Edition originale constituant le 19ème volume des oeuvres complètes de George Sand. Reliure en demi basane bleue, dos lisse orné d'un cartouche doré, plats de papier à peigné, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque. Dos et plats légèrement décolorés, quelques rousseurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Michel Lévy frères | Paris 1867 | 11.50 x 18.50 cm | relié
Nouvelle édition. Reliure de l'époque en demi chagrin vert, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés filets dorés et fleurons dorés en écoinçons, multiples encadrements à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier blanc moiré, toutes tranches dorées. Certains feuillets plus courts en marge basse. Envoi autographe signé de George Sand sur la première garde: «à mon bon ami Edmond Plauchut. G. Sand.» Aujourd'hui le seul étranger à la famille inhumé dans le cimetière de la maison de Nohant, Lucien-Joseph-Edmond Plauchut (1824-1909) entama une relation épistolaire avec George Sand à l'automne 1848 alors qu'il était expatrié volontaire après la chute de la République. Parti vers Singapour, il fit naufrage au large des îles du Cap-Vert et ne put sauver qu'une cassette contenant les lettres de Sand qu'il avait précieusement faites relier. Ces missives furent son salut: elles lui permirent d'être recueilli, nourri et blanchi par un riche Portugais admirateur de la dame de Nohant, Francisco Cardozzo de Mello. Après plusieurs voyages vers l'Extrême-Orient, et de nombreux cadeaux exotiques expédiés à sa lointaine et pourtant si proche amie, Plauchut rencontra finalement George Sand en 1861. En 1870, elle lui rendit un vibrant hommage dans la préface de son roman Malgrétout, narrant le naufrage dont il fut victime et exprimant avec émotion son amitié pour ce courageux ami. Plauchut, très aimé de la famille Sand - et particulièrement des petites-filles de George qui le surnommaient «L'Oncle Plauchemar» - en fit partie intégrante jusqu'à sa mort en janvier 1909. Les envois autographes signés sur La Mare au Diable sont très rares, celui-ci est d'une superbe provenance. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -