S.l., s.d. (vers 1800) in-4, [6] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, soignée et très lisible (environ 30 lignes par page), en feuilles, cousu.
Exceptionnelle diatribe en vers contre la vie militaire, rédigée par un engagé de la Révolution.La pièce est signée d'un certain citoyen Fromentel, sergent de la 33e demi-brigade, ce qui permet de la dater approximativement : en effet, créée en 1796 lors du second amalgame à partir des 10e, 90e demi-brigades et d'un bataillon de la 11e demi-brigade, la 33e demi-brigade d'infanterie de ligne ne garda cette dénomination que jusqu'au 24 septembre 1803, date à laquelle elle devint le 33e Régiment d'Infanterie de Ligne. C'est donc entre 1796 et 1803 que notre poésie a été rédigée. Au regard du contenu du texte, il est dommage que l'on ne puisse préciser l'identité et le parcours de son auteur, apparemment engagé depuis cinq ans lorsqu'il prit la plume (f. 1r, ligne 21), sensible alors à la gloire proposée aux défenseurs de la patrie, mais profondément dégoûté au moment où il rédige ces lignes. Des allusions aux campagnes d'Italie (Mantoue, Milan), et la pique finale contre Bonaparte (cf. infra) placent la rédaction après 1797.Fort peu héroïque ou martiale en effet, cette poésie au demeurant pas mal composée du tout vise à décourager un ami cherchant à s'engager dans l'armée : "Ami, que m'apprends-tu . D'où te vient ce délire ? / Le Démon des combats te possède et t'inspire ; / De ton heureux loisir, tu te sens oppressé, / Un vain désir de gloire dans ton coeur s'est glissé (...). / Imprudent ! A quels maux viens-tu te dévouer ? / Est-il quelque forfait qu'il te faille expier ? / Sais-tu bien à quel joug tu vas offrir ta tête ? "Le tableau dressé ensuite de la vie militaire est digne des détracteurs les plus féroces : "Qu'est-ce donc qu'un soldat ? C'est un sot automate, / Qu'on vante, qu'on punit, qu'on moleste & qu'on flatte, / Qu'on s'applique à plier sous un joug trop honteux, / Et qui la foudre en main n'ose dire : je veux. "L'on trouve même à la fin une opposition entre la renomméé de Bonaparte et l'anonymat des simples soldats qui concourent à sa gloire : "Mais lorsque Bonaparte enchaînant la fortune, / Venge des nations la querelle commune, / Lorsque de mille honneurs on le voit décoré, / Crois-tu que Fleur d'épine [maître d'armes] en soit moins ignoré ? / Vingt mille hommes parmi nous méritent la couronne ; / Mais dans un si grand nombre on ne connaît personne."On ne peut que souligner le caractère peu commun de ces sentiments, exprimés en pleine exaltation patriotique : si les épreuves et les déconvenues des campagnes ne les rendent pas inattendus, en revanche, leur expression aussi nette tranche avec les panégyriques de la guerre qui se répandent alors dans toutes les classes de la société. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT
S.l.n.d. (vers 1950) in-4, [4] ff. n. ch., couvertes d'une écriture à l'encre régulière et lisible (environ 30 lignes par page), avec initiales historiées et deux dessins dans le texte, le tout à l'aquarelle, en feuilles, reliées par un ruban azur.
Amusante fantaisie, demeurée anonyme (et c'est bien dommage), traçant au vitriol les grandes lignes d'une biographie imaginaire, mais correspondant à tant d'itinéraires individuels à travers la Guerre de 1939-45 que l'on croirait s'instruire sur la vie réelle de tant de fonctionnaires pompeux dont la République a le secret.Dédiée "à ses grands hommes, la IVe République reconnaissante", voici donc la vie édifiante de Jules Bicaud, marquée du signe des talents dès son jeune âge : "Il avait fait d'excellentes études, et, s'il n'avait pu passer son certificat qu'à treize ans et deux mois, la faute en était srtout imputable aux atteintes d'une coqueluche qu'il avait contractée en sa neuvième année et qui avait retardé, avec son développement intellectuel, le rythme, jusque là harmonieux, de sa scolarité". Quincailler en détail dans la ville du sud-est de la France dont il provenait, il sema les germes de sa carrière administrative par un engagement sans faille dans la Résistance : "Il parvint si prafaitement à tromper l'occupant sur ses sentiments véritables, que ses camarades de combat eux-mêmes, clandestins aussi avertis que lui, n'auraient jamais soupçonné son action résistante s'il ne la leur avait révélée ultérieurement". Nommé préfet en remerciement de ses immenses services, il fut bientôt atteint d'une sorte de furuer incurable le portant à détruire tous les corps de chair ou de marbre (statues) qu'il rencontrait ; et voilà qu'il expire en livrant cette révélation : "Il n'y a qu'un seul joli corps, c'est le corps préfectoral".Si les récents réformateurs avaient pu méditer cette vie exemplaire, ils n'auraient jamais supprimé ce corps si essentiel à la vie publique. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT
, (1771), in-4, [18] pp, Broché, sans couverture, feuillets assemblés par un, lien de soie bleue, Rapport d'audience manuscrit, qui relate la curieuse affaire opposant un médecin, le Sieur Dewills, faisant commerce d'un remède qualifié d'eau de santé, au sieur Rousselet, marchand épicier, qui en avait fait l'acquisition pour l'usage de son épouse en échange de différentes marchandises. Un litige est déclenché par Rousselet qui, en août 1770, fait demande au Châtelet d'exiger le paiement de ces marchandises. La qualité de l'eau de santé entre au coeur de l'affaire; une expertise est demandée à l'apothicaire "Cadet Laîné" [Louis Claude Cadet de Gassicourt (1731-1799), frère de Cadet de Vaux, membre de l'Académie des sciences en 1766, chargé par gouvernement de reconnaître les falsifications]. Dewills conteste, au motif que le secret de la composition de son remède lui appartient. Pièce d'un grand intérêt pour l'histoire de la pharmacie et les tribulations des remèdes "secrets", florissants au XVIIIe siècle. Couverture rigide
Bon [18] pp.
S.l., s.d. grand in-8 carré, pages ou demi-pages, réglées ou non, contrecollés sur [35] ff. n. ch. de papier fort, deux graphies différentes, nombreuses ratures et biffures (parfois de paragraphes entiers), demi-maroquin Bradel fauve à long grain, à coins, dos à nerfs, couverture de cahier scolaire bleue conservée (reliure moderne).
L'élégance de la reliure contraste assez fortement avec le contenu du texte : on a manifestement affaire à un brouillon d'une nouvelle un peu développée autour du thème de l'ambition déçue et de ses vestiges. Le nom de l'auteur présumé est bien évidemment une allusion transparente à la Comédie humaine : dans l'épopée balzacienne, Fulgence Ridal est un membre mineur du Cénacle, groupe d'"intellectuels" (scientifiques, écrivains, artistes) qui apparaît pour la première fois dans Le Père Goriot. Ridal appartient à la dernière catégorie du groupe : auteur dramatique comme il en existait tant sous la Monarchie de Juillet, il finit comme vaudevilliste, c'est tout dire, partageant avec Lousteau la direction d'un théâtre, dans Les Comédiens sans le savoir.L'action se déroule à la fin du XIXe siècle, puisque les ressources du marquis de Rastignac ont été fortement affectées par le krach de l'Union générale ("Tu connais nos revenus depuis la catastrophe de l'Union générale", f. 6) ; or, celui-ci eut lieu en 1882.L'auteur anonyme imagine un Rastignac vieillissant au coin du feu dans une bourgade endormie de la province, se cherchant un successeur digne de lui dans son fils Georges ( "chapitre I : le vieux dandy") : "Qui aurait reconnu l'émule du légendaire Marsay dans cet ataxique frileux enveloppé d'une couverture grise au coin de la vaste cheminée. Le front dégarni se penchait, on eut dit abattu par le poids trop lourd de troublantes pensées. De cette grâce triomphante, de ce charme étincelant dont les salons parisiens n'avaient peut-être pas perdu le souvenir, il ne restait que la main longue, nerveuse et fine, et l'oeil gris profond, perspicace et moqueur. Sur les genoux du vieillard, un livre entr'ouvert ; en face, dans une attitude accablante d'ennui, un jeune homme qui regardait fixement la flamme du foyer. Un étranger ne s'y fût pas trompé : même teint mat et chaud, mêmes grands yeux caressants, mêmes lèvres fines : c'était Rastignac à vingt ans tel que l'avaient admiré et aimé les belles de la Chaussée d'Antin". Il faut bien sûr un pendant féminin au jeune gandin ambitieux, et voici sa soeur : "La porte du salon s'ouvrit, et ce fut comme un rayon de soleil qui pénétrait : une exquise jeune fille au cheveu roux doré, resplendissante de fraîcheur et de grâce, s'approcha du grand fauteuil. Le front du vieux marquis se dérida aussitôt". Les protagonistes ainsi plantés, comme l'on voit avec une fulgurante originalité, l'intrigue suit son cours attendu : en dépit des avertissements du vieillard ("Nous n'avons pas le tempérament à courtiser le peuple"), Georges, à son tour, "monte" à Paris pour "redorer le vieux blason" ("Je tiens de vous, je saurais réussir"). Suivent des aventures décevantes, où le succès ne semble pas au rendez-vous.Il est difficile de savoir si l'on a affaire à un essai littéraire de collégien, ou à une tentative de professionnel de l'écriture (les "écrivains") : le style est globalement lourd et convenu, s'essayant à une imitation des tournures balzaciennes, les descriptions sommaires et attendues, le récit jouant avec facilité sur la différence des temps et des moeurs. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT
S.l.n.d. in-8, [9] ff. n. ch., broché.
Regroupe en fait trois listes successives : une par escouade ; un contrôle nominatif des gradés ; une par ordre d'arrivée.Comme ses homologues, le 101e Régiment d'infanterie territoriale, formé au Puy le 3 août 1914, regroupait les hommes âgés de 34 à 39 ans, considérés comme trop âgés et plus assez entraînés pour rejoindre une unité de ligne ou de réserve. Cependant, à mesure que la guerre s'éternisait, les territoriaux furent de plus en plus souvent engagés en première, cependant que les plus jeunes de leurs membres étaient reversés dans les régiments d'infanterie pour compenser les pertes. Le 1er août 1918, tous les régiments territoriaux furent officiellement dissous, et leurs hommes répartis dans les régiments d'active et de réserve. Ainsi, le 101e fut-il engagé à Verdun et subit des pertes sévères en 1916. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT
s.l., s.n., s.d. (vers 1789), 1 br., sous couverture plein velin d'époque avec fermoirs en tissus usagers (1 en partie manquant), 1er plat taché. in-8 de 106 pages manuscrites, 1 tableau dépliant manuscrit + 37 feuillets blancs ;
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[Vers 1910] In-8 (176 x 128 mm), 3 ff. de papier bl., 31 ff. n. ch. sur peau de vélin montés sur onglets, avec 15 lignes par page, réglures rouges, 43 initiales enluminées ou peintes ; 2 ff. de papier blanc. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, large initiale H dorée au centre, dos lisse orné, nom du relieur en queue, pointillé sur les coupes et les coiffes, tranches dorées, dentelle intérieure dorée, gardes de moire cerise (Gruel).
Beau livre de mariage manuscrit sur peau de vélin. L'ouvrage est illustré d’une figure peinte à pleine page et richement enluminé. Le texte en français est calligraphié dans des encadrements floraux ou zoomorphes à l'imitation des livres d'heures de la Renaissance et orné d'initiales peintes. Les compositions alternent décors floraux, grotesques, animaux. La place pour les noms des mariés est restée vacante. L’art de l'enluminure du début du XXe siècle. La reliure a été parfaitement exécutée par Léon Gruel (1841-1923), qui possèda dès 1891 l'atelier de reliure parisien fondé en 1811 par son grand-père Isidore Deforge et repris par son beau-père Godefroy Engelmann. Fléty, Dictionnaire des relieurs français…, p. 85-86.
S.l., 1782 in-folio, [22] ff. n. ch. (titre et table des noms, disposés alphabétiquement avec onglets latéraux), 72 pp., 35 ff. vierges, avec d'importantes biffures sur certains débiteurs, vélin rigide à lacets, dos lisse muet, titre abrégé poussé en lettres noires sur le plat supérieur (reliure de l'époque).
Intéressant registre manuscrit, assez soigneusement tenu, qui recense biens et créances d'Hubert de Folard sis à Avignon et dans sa région (Morières, Caderousse, etc.), à partir de leur origine et en suivant les dévolutions successorales.Le modèle des notices est uniforme et il suffira d'en reprendre un seul exemple pour saisir l'architecture du recueil : "RICHARD. Par acte du 5 avril 1727 reçu par M. Gabriel Jaume notaire d'Avignon, Joseph Richard habitant de Morières, doit à Mre Joseph François de Folard une constitution de pension de 12 " monnoye courante payable au 5e avril pour son fonds et somme principale de deux cent quarante livres de monnoye, pour prix d'une terre d'une salmée [= 70 ares] située au quartier de Camp Veire, terroir de Védène plus amplement désigné audit contrat. Ledit Joseph Richard eut trois enfants sçavoir Louis, Gaspard et Marie mariée avec Gaspard Cavailler. Ladite terre fut divisée en 3 parts, sçavoir 3 cyminées à Louis, 3 cyminées à Gaspard, et 2 cyminées à Marie femme de Cavailler. Joseph Richard, fils de Louis, a succédé à l'une de ces portions de 3 cyminées, et l'a laissée à Thérèse Alexandre sa veuve. L'autre portion de 3 cyminées est obvenue à Joseph Richard, fils du susdit Gaspard et de Marguerite Vignon. Et quant à la portion de 2 cyminées, elle est obvenue par contrat de mariage à Marie Richard mariée à Gaspard Cavailler et elle a été remise par eux à leur fille Marie Cavailler mariée avec Pierre Durand". Dans l'ensemble, on a affaire à un patrimoine de taille moyenne, très divisé.Né à Avignon, Hubert de Folard (1709-1803) était l'un des cousins du célèbre stratège Jean-Charles de Folard (1669-1752). Il débuta en 1741 dans la carrière diplomatique, fut ministre de France auprès de la Diète de Franconie, puis envoyé extraordinaire à la Diète perpétuelle d'Empire, à Ratisbonne, en 1749, ministre auprès du duc Maximilien III Joseph de Bavière. Après trente années de service, il termina sa carrière en 1776 et se retira dans ses propriétés d'Avignon, puis à Saint-Germain-en-Laye auprès de sa fille Madame Marie-Amélie-Josèphe d'Arcy. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT
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Venezia, 1808.
Elégant manuscrit à la plume dans une jolie reliure en papier dominoté. /// In-4 de 14 ff. Cartonnage souple en papier dominoté. (Reliure de l'époque.) ////
[1866-1920] 1 vol. in-8 Cahier d'écolier recouvert d'une toile beige, premier plat orné de filets et fleurons noirs en angle.
Petit manuel manuscrit contenant douze dessins à la mine de plomb et à l'encre contrecollées. Elles représentent les façons d'appliquer des bandages sur les différentes parties du corps. Il s'agit certainement de notes d'un étudiant infirmier ou chirurgien. Le style des dessins semble indiquer qu'ils ont été recopiés dans des manuels tels que "la petite chirurgie pratique" de Tuffier et Desfosses. Reliure modeste, traces d'humidité sur la toile, restaurations aux charnières.
Presbourg Bratislava S. E. 1700 1 Presbourg (Bratislava), (XVIIIè siècle), in-8, reliure papier avec pièce de titre.
Cet ouvrage est un commentaire des écritures saintes se référant à Saint-Thomas d'Aquin ainsi qu'à Jean LE DAMASCENE (Chrétien vivant à Bagdad vers l'an 1000, auquel on doit des Traités d'Aphorisme et qui fut un précurseur de l'Orthodoxie Orientale) et Saint Bernard. Ce manuscrit, rédigé dans la région de Presbourg (Bratislava), ne fut sans doute jamais édité car refusant le monopole d'impression tenu par les Jésuites installés à Trnava (près de Presbourg), après leur éviction de France par Louis XV, l'auteur ne put trouver d'autres éditeurs. Ce manuscrit apparaît donc comme une "actualisation" des écritures saintes, établissant notamment des commentaires sur la science et la pratique de la religion aux vues du mode de vie du XVIII ème siècle. Complet en son texte. Usures à la reliure, trous de vers, mouillures et déchirures marginales.
1748-1749 ; in-4°, basane fauve de l'époque (lacets) - Beau manuscrit calligraphe espagnol du XVIII° siècle. 10 grandes feuillets de vélin. Le premier orné d'une grande composition (titre - frontispice), dessinée à la plume à l'encre rouge avec rehauts d'or : large architecture rococo avec portique, colonnes, médaillons, angelots, statues, emblèmes et portraits. Le second feuillet est une composition dédicace à la Vierge, également dessinée en rouge et or ; large encadrement de rocailles et d'emblèmes ; au centre la Vierge en assomption entourée d'anges ; en dessous, le personnage pour lequel a été exécuté ce manuscrit représenté à cheval ; suivent 15 pages de manuscrit d'une belle calligraphie, avec double encadrement de filets d'argent ; 2 lettres ornées, grotesques calligraphiés sur l'avant dernière page, la dernière page donne l'arbre généalogique des Martinez Rodriguez de Carvajal. L'illustration de ce manuscrit est d'une belle facture populaire rococo. La planche de la Vierge est préservée par un feuillet de soie rose."
Phone number : 03 86 50 05 22
Bordeaux, le 28 juin 1763. Trois pages in folio manuscrites signées par Portal, deux sceaux de la marine sur le premier plat.
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[Paris], s.d. (1824); in-folio, 4 pp., [3] pp. n. ch., écriture large et lisible (environ 25 lignes par page), en feuilles.
Ce petit mémoire qui n'a pas fait l'objet de publication constitue en fait un vademecum préliminaire au travail de révision de la justice militaire demandé par l'Ordonnance royale du 20 août 1824 pour rattacher plus étroitement l'armée à la personne du Roi. Après une introduction générale, se trouve la première partie du texte, Coup d'oeil historique sur les dispositions législatives et réglementaires qui se sont succédées depuis 1790, complétée par un tableau indicatif des différentes lois depuis celle du 29 octobre 1790.En revanche, les deuxième et troisième parties (Discussion sur le meilleur mode à suivre / Projets de lois et d'ordonnances dressés en conséquence des discussions) manquent à notre exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT
S.l. [Paris], s.d. (février-juillet 1822); in-12, 12 ff. imprimés, les 5 premiers renseignés manuscritement, broché sous couverture de papier bleu.
Livret de Gaston-François de Lévis, duc de Ventadour (1794-1863), chef d'escadron et aide-de-camp du duc d'Angoulême depuis 1814.Né en émigration, il servit cependant, sous l'Empire, comme sous-lieutenant d'infanterie. Mais, au retour des Bourbons, en 1814, il se rallia avec enthousiasme à la Restauration. Il fut créé aide de camp du duc d'Angoulême et garde du corps du Roi. En 1823, il prit part à l'expédition d'Espagne, comme chef de bataillon, puis, en 1828, à l'expédition de Morée, comme colonel. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT
Un volume in-8 carré, pleine basane noisette, titre doré, décor estampé sur les plats, tête dorée, 75 pages richement illustrées montées sur onglets, texte dans encadrement aquarellé. Exemplaire unique.
Favre de Tremblay (Paul), capitaine de lArmée française, illustra en 1926 Le Troisième régiment dinfanterie, régiment de marche de la Légion étrangère sur le front de France et fut lauteur dune histoire de la Légion étrangère. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
Phone number : 02 31 86 36 38
S.l., s.d. (septembre 1902) in-8, 65 ff. paginés 1-112 avec des erreurs, couverts d'une écriture moyenne et très lisible, avec des partie rubriquées, demi-toile noire à coins modeste, dos lisse, tranches rouges (reliure de l'époque). Exemplaire déboîté, toile salie, essais de plume sur les dernières gardes.
Dédié de façon très originale "A ma mère chérie", et daté du 4 septembre 1902 (date de l'anniversaire de cette génitrice adorée), ce petit cahier regroupe une série d'essais en prose :1. Prise du cutter anglais "L'Union" (ff. 3-17). - 2. La Mort d'un zouave, 1870 (ff. 19-23). - 3. Boërs de France (ff. 25-44). - 4. Pyrame (ff. 46-58). - 5. Ceux que l'on méconnaît et que l'on insulte (ff. 60-61). - 6. Marius contre Tartarin (ff. 63).Il est bien difficile de trouver un point commun à ces petites nouvelles empruntées à la réalité normande et bretonne de la petite et moyenne bourgeoisie de la fin du XIXe siècle. Certaines se lisent avec plaisir finalement.A la fin un ex-dono : "Donné à Yvonne Bordeaux par son père" (Institution de l'Ange-Gardien à Gacé -Orne), auquel fait écho une mystérieuse mention au crayon de bois du début du volume : "Volé à Y. Bordeaux" .... - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT
SLND (XVIIIème). Manuscrit in folio de 5 pp.
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1742-1752. 9 volumes in-4, plein veau brun moucheté, dos à nerfs ornés de filets et fleurons dorés, pièces de titre en maroquin bordeaux et de tomaison en maroquin beige, tranches rouges.
Ensemble formant 4690 pages manuscrites, rédigées d’une belle écriture à l’encre brune, chaque page encadrée d’un filet à l’encre rouge.Important recueil constitué des relations des événements survenus à Versailles, à l’Opéra, aux différents théâtres de Paris mais qui rapporte également les nouvelles des batailles en Europe ou en Amérique, tant sur terre que sur mer, le tout très largement entrecoupé de chansons, épigrammes, anagrammes, vers, scènes de théâtre, poèmes, brevets de la Calotte, anecdotes, échos, etc. Entre la chronique historique et un chansonnier historique «à la Clairambault-Maurepas», c’est plus de 940 pièces qui sont ici renfermées. Le premier volume couvre les années 1742-1744, le deuxième l’année 1744, le troisième 1744-1745, le quatrième 1746-1748, le cinquième 1748-1750, le sixième 1750-1751, le septième 1751-1752 et les deux derniers couvrent l’année 1752.Les maîtresses de Louis XV - marquise de La Tournelle, comtesse de Mailly, marquise de Vintimille, Mme de Pompadour sont très souvent les sujets de pièces sarcastiques - la mort du cardinal Hercule de Fleury («Son Éternité, le Richelieu de Louis XV») et des parodies d’oraisons funèbres; de nombreuses pièces autour des actrices et comédiens, filles et maquerelles. Les amours du roi, sa maladie (en 1744) et la mort de la duchesse de Châteauroux. Tous les grands personnages sont les sujets de ces pages, nobles, militaires, religieux, écrivains (Voltaire est dans les 9 volumes), Maurepas et sa disgrâce, D’Aguesseau, le maréchal de Saxe, le mariage du Dauphin, la naissance du duc de Bourgogne, Diderot, Duclos, etc. Le ton est parfois très virulent «Qu’une bâtarde de catin / A la cour se voye encensée / Que dans l’amour et dans le vin / Louis cherche une gloire aisée / Ah le voilà, ah le voici / Celui qui n’en a nul souci» à propos de Mme de Pompadour et du roi; ou ces vers sur le roi « Incestueux tyran, traître, inhumain faussaire…»Les trois derniers volumes consacrent plus de place à l’affaire des refus de sacrements ou des billets de confession. En 1746, l'archevêque de Paris Christophe de Beaumont décide que les fidèles doivent pouvoir justifier d'un billet de confession signé d'un prêtre favorable à la bulle Unigenitus pour pouvoir recevoir les derniers sacrements. Cette mesure rencontre une très importante opposition et de nombreuses procédures ont lieu, qui sont cassées par le Conseil du roi. En 1749, une importante manifestation a lieu à l'occasion de l'enterrement d'un principal de collège janséniste qui est mort sans confession. Parmi les quatre mille personnes qui composent le cortège, on trouve de nombreux parlementaires (imprégnés de jansénisme). Très beau document tant par sa qualité d'exécution que sa calligraphie et passionnant par le reflet de la société parisienne qui y est dépeint.
S.l., 28 octobre 1796 in-folio, [6] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine et très lisible (environ 40 lignes par page), en feuilles.
Rédigé dans le cadre de l'émigration, et très vraisemblablement dans l'entourage de Louis XVIII (Avaray ?), ce mémoire détaille les difficultés du ministère britannique en juillet-août 1796 (financières, militaires, politiques), avant de documenter l'intervention de Catherine II dans les affaires européennes et les réactions des diverses Cours sur le déroulement des opérations de la coalition.Le tout se termine par la supposition que la Russie fera reonnaître les droits de Louis XVIII auprès des autres Cours et par un genre de projets militaires utopique dont les milieux contre-révolutionnaires de l'exil raffolaient et qui les ridiculisaient à l'intérieur : "... et le Roi, à la tête de 60,000 Russes, pourra au début de la campagne, pénétrer dans le Royaume par la Haute Alsace et la Franche-Comté".Heureusement que le texte s'achève modestement par cette conclusion : "Le Roi jugera dans sa sagesse le parti qu'il préférera et ses serviteurs se borneront à exécuter ses ordres ..." - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT
S.l.n.d. petit in-4, [4] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne et lisible (environ 25 lignes par page), nombreux passages surlignés, en feuille.
Expulsé des Etats de la Sérénissime République le 13 avril 1796 devant l'avancée des armées républicaines, Louis XVIII avait repris son errance européenne et s'était alors rendu à Riegel (pays de Bade), qui servait alors de quartier-général à l'armée de Condé. Mais il dut quitter cet asile à la demande expresse du gouvernement autrichien, peu désireux de le voir ainsi exposé en première ligne. Il se réfugia alors à Blankenburg (duché de Brunswick), après avoir essuyé un curieux attentat le 19 juillet dans la petite localité de Dillingen, dépendant de l'Electeur de Trêves.Le but de notre petit mémoire en neuf points, qui est tout "de communication" à destination de l'opinion royaliste, sera de taire ces nécessités gênantes pour un souverain qui se veut toujours libre, et de farder à souhait les raisons du départ. L'auteur est un expert en maquillage, et il aurait été utilisable sous tous les régimes : "Ainsi, lorsque, dégagé des entraves que la politique lui imposoit à Vérone, il franchit les glaces du St.-Gothard pour arriver plus promptement à l'armée de Condé. Il étoit attiré par l'espoir de pénétrer avec elle dans son Royaume, de rallier autour de lui tous les Français à qui la patrie est chère, de vaincre à leur tête les usurpateurs de son trône, s'il ne pouvoit les désarmer par sa bonté, et d'emprunter le secours des puissances qui combattent pour le salut de l'Europe, si les forces de ses sujets ne suffisoient pas à l'exécution de ses vues paternelles." Rien que ça ... L'intervention autrichienne dans la campagne de l'été 1796 est ensuite présentée de telle façon que le bon et patriote Louis XVIII ne pouvait en conscience que s'éclipser ("Mais le Roi de France combattre des armées françaises pour la défense de l'Allemagen, et se dévouer au salut de l'Empire, quand ce sont des Français qui l'attaquent ! Qu'auroit pensé l'Europe et surtout la France s'il eût fait une démarche aussi fausse, aussi impolitique?"). Il fallait y penser. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT
Mitau, 25 avril 1808 in-4, [4] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine et très lisible (environ 35/40 lignes par page), quelques ratures et biffures, en feuilles.
Malheureusement incomplet, ce mémoire d'émigration forme une réflexion des plus intéressantes sur les avantages et désavantages du séjour de Louis XVIII en Angleterre. Il fut rédigé juste après le calamiteux voyage qui conduisit le frère de Louis XVI de Mitau [Jelgava] à Gosfield Hall (septembre-octobre 1807).Le premier bifeuillet est complet, mais le second ne le continue pas : il manque au moins un feuillet entre les deux. De plus, un petit manque de papier en haut de la p. [5] prive le lecteur d'une phrase au moins p. [6].1. Premier bifeuillet. Pour le reste, le rédacteur, proche des Princes et apparemment demeuré dans le Palais de Mitau après le départ de Louis XVIII se montre au minimum sceptique sur le séjour anglais de ce dernier, d'autant que les conditions mises par le cabinet britannique s'étaient révélées drastiques : "Il se présente aujourd'hui une question de la plus haute importance : le Roi cherchera t-il à fixer sa résidence en Angleterre ? Il ne nous appartient pas de le décider ; mais jusqu'à ce que l'intention de Sa Majesté nous soit signifiée, il n'y a ni témérité ni présomption à se permettre d'en discuter les résultats. Nous ne raisonnerons que dans l'hyppothèse [sic] où le Roi pourroit se décider à rester en Angleterre, et d'abord nous demanderons ce que Sa Majesté peut espérer des Anglois, lorsque s'étant mis dans leur dépendance, elle ne pourra plus faire une démarche, ni entretenir aucune correspondance sans leur aveu et sans leur permission ? Est-on bien assuré des dispositions du gouvernement britannique en faveur de la famille des Bourbons ?" Tout le raisonnement respire une méfiance innée de l'Angleterre, traditionnelle en France, mais ravivée par le rôle réel ou supposé de la rivale dans les événements de la Révolution, depuis les émeutes de 1789 jusqu'à l'affaire de Quiberon. Le rédacteur incline manifestement en faveur de la Russie d'Alexandre Ier, même s'il faut se résigner à un séjour très à l'intérieur du pays, mais il estime que la Cour n'avait pas à quitter précipitamment Mitau.2. Second bifeuillet. Il concerne le même objet (le séjour de Louis XVIII en Angleterre), mais est formé apparemment d'une très longue citation d'un périodique politique anglais, bien informé et exposant la façon de voir des Britanniques sur cet événement, servant sans doute de pièce justificative à l'exposé précédent : "Nous croyons que le fait se réduit à ceci - il est certain que, malgré les paragraphes des journaux étrangers touchant l'intention de Louis XVIII de venir en Angleterre, notre gouvernement, loin d'avoir reçu aucun avis d'un pareil projet de la part de Sa Majesté Très Chrétienne, avoit toute raison de croire que les bruits répandus dans les papiers étrangers étoient entièrement dénués de fondement ; et ce n'a été que vers le milieu de la semaine dernière que l'on a reçu l'intimation de la résolution prise par cet illustre prince de venir dans ce pays ..." Le reste de l'article se montre plus que réticent à ce que l'Angleterre relève l'étendard des Bourbons et s'embarrasse de la personne du prétendant sur son sol, alors que, seule puissance encore en lutte contre Napoléon, elle a besoin de saisir toute ouverture ou perspective d'accomodement pour terminer le conflit. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT