2 pages in8 -
Il remercie pour les "belles Stances" sous le titre "du Pays de Mélusine" - Il a aimé ses cers - "..c'est la vérité même, mon cher poète, que vous dites là" - Il a fait une exègèse de son "Elégie familière" avec son "grand ami Philéas Lebesgue"-
2 pages 1/2 in8 - bon état -
Il le félicite pour son trés beau discours : "on n'en a pas tous les jours de pareils aux distributions des prix" - Puis il lui demande pourquoi il ne fait pas partie de la Société des poètes français et essaie de le convaincre d'en faire partie - "Votre présence dans nos rangs, qui nous honorerait, vous serait utile et agréable aussi" -
3 pages in8 -
Il a lu "avec joie" ses poémes "si frais, si robustes et si nobles à la fois" -Certaines élégies sont bien améres et bien sombres - Il aime surtout ces "élégies d'automne" dont il admire "la mâle et noble allure" ainsi que le "rythme souple et sévére" - Il lui signale les poémes de son livre qui ont ses préférences -
4 pages in8 - En tête: Paquebot Messageries Maritimes - bon état -
Belle lettre: son livre l'a rejoint "sous les ombres de Ceylan" - Il les a lu sous "le regard bienveillant du sage Gautama" - Il l'en remercie ainsi que de la dédicace dont il est un peu honteux : "Je ne suis pas hélas un maitre et j'apprends tous les jours que je ne sais rien" -Il lui adresse son salut fraternel et la bénédiction des sages depuis un temple ou l'on conserve la dent de Bouddha "ce sage qui est devenu Dieu, sans l'avoir voulu, par l'ironie des choses" -
Legrand A.-L. Broché In-8, (22.5x16.5 cm), broché, 42 pages, sans date, 3 portraits en noir et blanc, impression du manuscrit ; plats jaunis et insolés, assez bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
SÉGUY (Marie-Rose) (présentation et commentaires)
Reference : 027782
(1977)
ISBN : 2851190148
DRAEGER 1977 Un volume in-4°, pagination multiple. Reliure éditeur, premier plat orné d'une grande vignette collée, dos titré. (frottis sur les coiffes et sur les coins). Nombreuses reproductions en couleurs.
Lettre autographe signée, datée du 5 mars 1933, dans laquelle il refuse de payer pour participer à l'Anthologie des Poètes … En feuille avec enveloppe Très bon Montauban 1933
Importante lettre autographe signée, du 14 mai 1931, dans laquelle Marcel Sémézies confie des anecdotes concernant Pierre Loti. Entre autres une superbe lettre que Loti lui avait envoyée de Nagasaki, parlant de Okané-San, Madame Chrysanthème … En feuilles Très bon Montauban 1931 6 pages grand in-4°
Manuscrit de 7 feuillets écrits au recto, destiné au numéro spécial de la revue Le Mercure de Flandre consacré à Pierre Loti. Marcel Sémézies se souvient du temps où Loti faisait partie d'une compagnie de … mousquetaires ! Joint une L.A.S. datée du 23 avril 1930, relative à ce document. En feuilles Très bon Montauban 1930 7 feuilles in-8°
Lettre autographe signée par Monsieur Delaunay le 10 juillet 1816. Il écrit à Monsieur Lambert à Sérignan. Lettre d'un ancien émigré à propos d'une rente sur l'hospice de Sérignan près Orange. En feuille Bon Paris 1816
S.l., In-folio, 6 pp. (petites déchirures et taches, papier froissé).
Manuscrit autographe signé de ce long texte adressé à Camille Pelletan. Il comprend des ajouts et corrections autographes de l'auteur. Il a été rédigé en réponse à un article de Pelletan dans le journal Le Rappel du 30 mai 1895 et dont plusieurs extraits sont cités ici. Pelletan y affirme renoncer "absolument à attaquer la haute banque, les flibustiers de la Bourse, les financiers véreux, les grands compagnies et en général tout ce qui fait métier de détrousser les passants". Dans un article précédent dans le même journal, il affirmait que le public voulait un "grand coup de balai" (numéro du 24 mars) dans ce milieu de la finance acoquiné avec et défendu par la Justice et l'Administration. Ce qui n'a pas été sans conséquence puisque son honneur fut attaqué sur le champ. Dans ce long plaidoyer, Séverine lui rappelle que le public connaît son "renom de probité" et l'exhorte à ne point "renoncer au combat et [...] déposer les armes". Séverine, pseudonyme de Caroline Rémy, est une poète, féministe, dreyfusarde et l'une des premières femmes journaliste, formée par Jules Vallès. Elle écrit parfois sous le pseudonyme d'Arthur Vingtras. Annotations du typographe. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Séverin-Mars Pouvoir manuscrit signé par Séverin-Mars, acteur, réalisateur et scénariste français. Dimensions : 24 x 17 cm.
Paris, , Maisonneuve ; Besson & Chantemerle, 1958 , 4 volumes in-8 , relié pleine toile rouge , supra libro aux plats, cachets ,2ff.-viii-599pp., 2ff.-ii-552pp. ,2ff.752pp.,2ff.iii-665pp.
La Chronique de Tabari, également connue sous le titre Histoire des prophètes et des rois relate l'histoire du monde depuis la création jusqu'à la naissance de Mahomet, puis l'histoire du monde musulman pendant les trois premiers siècles de l'hégire , construite en 5 parties , elle commence par la création du monde jusqu’à l’histoire des califes Abbasides , œuvre importante pour la compréhension du monde musulman et la genèse de l’islam ainsi que des éléments de première main sur l’histoire des Omeyyades et des Abbasides . Hermann Zotenberg, (1834-1909) est un orientaliste et bibliothécaire , célèbre pour sa traduction française de l’ouvrage de Bal’ami, Hermann Zotenberg est l’auteur d’un abrégé du Ta’rikh de Tabari en langue persane. Il fut bibliothécaire au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale. Tabari ou Tabarî, de son nom complet Abū Jaʿfar Muhammad Ibn Jarīr Ibn Yazīd est un historien persan arabe né en 839 à Amol, au Tabaristan, et mort 923 à Bagdad. P2-2E
S.l., s.d. 100 x 66.,
Grand tableau manuscrit qui reprend la composition des armées françaises à la fin du XVIIIe siècle : pour chaque régiment on trouve la couleur des boutons, le numéro, le nombre de soldats, les distinctions et couleurs.Belle calligraphie : le titre en vert et brun, les contours des tableaux en vert, les divisions du tableau en jaune, les textes et séparations en brun.Très bel état (une petite mouillure centrale sans gravité). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Privas, s.d. (vers 1920), 1 plié. grand tableau manuscrit de 43 x 56 cm ;
[Tactique militaire. Manuscrit. Contre-insurrection. 1832]. Roguet (Christophe-Michel).
Reference : 41628
(1832)
Sans lieu, , 1832. Manuscrit in-4 (15 x 21,5 cm) de (110) ff., vélin ivoire rigide, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre en maroquin rouge, entièrement non rogné (reliure postérieure du XIXe siècle).
Important manuscrit de tactique militaire de Christophe-Michel Roguet, alors officier au 14e régiment d'infanterie légère. Il contient le texte imprimé de l'ordonnance du 4 mars 1831 sur l'exercice et les manoeuvres de l'infanterie, accompagné de commentaires manuscrits. Le règlement, publié en 1831 en plusieurs parties chez Anselin, réorganisait l'instruction et les manœuvres de l'infanterie française et se substituait à l'ordonnance du 1er août 1791. Le texte imprimé et ses planches sont interfoliés de feuillets manuscrits de format in-quarto, couverts d'une écriture fine à l'encre brune et complétés de nombreux schémas tactiques.Roguet (1800-1877), fils du général comte François Roguet, avait commencé sa carrière dans le génie et participé à la campagne d'Espagne de 1823 avant de passer dans l'infanterie. Le manuscrit témoigne de sa réflexion militaire à ses débuts, plusieurs années avant ses publications consacrées à la guerre d'insurrection. « L'un des théoriciens les plus notables de la guerre de rues et de la guérilla lors de la première moitié du XIXe siècle. Associant la répression militaire à des méthodes et objectifs politiques, ses écrits permettent d'étudier comment un officier français attribue à la contre-insurrection le rôle de pilier de l'ordre sociétal » (Ivan Burel, Les Écrits contre-insurrectionnels du général Christophe-Michel Roguet, Circé. Histoire, Savoirs, Sociétés). Son intérêt pour les phénomènes insurrectionnels apparaît dès De la Vendée militaire (1833), puis dans son Essai théorique sur les guerres d'insurrection (1836), et aboutit en 1850 à Insurrections et guerre des barricades dans les grandes villes.Promu maréchal de camp en 1845, Roguet devint en 1849 aide de camp du prince Louis-Napoléon Bonaparte, alors président de la République, et participa activement à la préparation et au succès du coup d'État du 2 décembre 1851. Général de division quelques semaines plus tard, il fut nommé sénateur en 1852. Son parcours illustre la continuité entre la formation tactique de l'officier, sa réflexion sur le maintien de l'ordre et son engagement politique au service du régime impérial.Provenance : cachet C. Roguet sur le titre manuscrit, répété au verso de la planche gravée n° 64 ; ex-libris du général d'armée et alpiniste Robert-Auguste Touchon (1878-1960). Joints 2 feuillets autographes de chronologies d'ordonnances et règlements militaires (1791-1938).Ivan Burel, Les Écrits contre-insurrectionnels du général Christophe-Michel Roguet. Une réflexion militaire et politique.
Roma : 1886. UN ALBUM PHOTOGRAPHIQUE INÉDIT DES OEUVRES DU SCULPTEUR ROMAIN GIULIO TADOLINI
In-f° (345 x 271 mm), [20] ff. montés sur onglet, percaline rouge, dos lisse muet, larges fleurons (plaques) en écoinçons sur les plats avec ex-dono, lieu et date sur le plat supérieur, tranches rouges (habillage de l'époque). Album photographique figurant 15 oeuvres (20 photos) du sculpteur italien Giulio Tadolini (1849-1918), offert par l'artiste à Juan Sánchez Azcona (1843-1894), ministre mexicain en Argentine, au Brésil, en Italie et au Guatemala, et magistrat sous les gouvernements de Benito Juárez et de Porfirio Díaz. Mention sur la couverture : « A sua Eccelenza / Il Signore I Sanchez Azcona / Ministro del Messico / Giulio Tadolini Roma 1886 ». Les oeuvres représentées dans l'ouvrage sont, dans leur ordre d'apparition : « Pompejana dopo il bagno » (2 photos, trou à une photo) ; souvent retrouvée sous l'appellation « Odalisque » ou « Pauline », cette oeuvre en marbre fut présentée à l'exposition universelle de Paris en 1878, et recréée à plusieurs reprises par l'artiste - l'une de ces « Odalisques » est exposée au Williamson Art Gallery & Museum de Birkenhead. « Rebecca » (2 photos), marbre 1884. Conservé au musée Canova Tadolini. « Giuditta », marbre, 1881 (conservée au Berkshire Museum). « Cleopatra », marbre. La première statue de Tadolini documentée semble être une « Cleopatra davanti [« dinnanzi » selon certaines sources] a Cesare » (Cléopâtre devant César) signée et datée « 1875 ». Celle-ci, apparemment non-répertoriée, porte la signature du sculpteur et la date « 1872 ». « Almorino » plâtre portant la mention « to my darling » sur le socle. Monumento Marqse Gandara (2 photos représentant respectivement les figures « Fides » et « Charitas ») : ces sculptures ornent le monument de la famille Gandara au cimetière de San Isidro, Madrid. Un buste du député mexicain Ramon Guzman (1834-1884). 2 figures (manque marginal à une photo) pour la sépulture de la famille Guzmán à Mexico. Le monument pour le tombeau de la famille Lovatelli au cimetière Verano de Rome (3 photos in situ). « Monumento Depto Massari Bari » ; esquisse en plâtre pour le monument à Giuseppe Massari, homme politique et journaliste italien (1821-1884), réalisé en bronze en 1884 et situé Piazza Giuseppe Massari à Bari. « Marocchina » (manques marginaux, tache), buste en bronze exposé dans un premier temps à Munich en 1883, puis à Turin en 1884. « Nubiano », buste en bronze exposé dans un premier temps à Munich en 1883, puis à Turin en 1884. Buste en bronze de Cecilia Metella, épouse de Crassus, réalisé en 1882 et exposé pour la première fois à Rome en 1883. Conservé à la National Gallery of Modern Art Rome. Les traits du modèle reparaîtront sur la figure de l'Ange surplombant la tombe de la famille Lovatelli. « Nenella », esquisse en plâtre pour un buste en marbre qui ne sera réalisé qu'en 1901. Pièce curieuse de l'oeuvre d'un sculpteur qui se spécialisa dans les portraits de personnages importants, « Nenella » était une jeune fleuriste qui travaillait près de l'atelier de Tadolini. Le buste en marbre est conservé au musée Canova Tadolini, situé dans les anciens ateliers Tadolini de la Via del Babuino. « Leone XIII », esquisse en plâtre pour un buste en marbre ; très apprécié du pape Léon XIII, Tadolini le sculpta d'après nature dès son élection en 1876 (Papi in posa, LXII). Il réalisa également son imposant monument funéraire. Giulio Tadolini naquit à Rome en 1849 dans une famille de sculpteurs et hérita de l'atelier occupé avant lui par son grand-père, Adamo Tadolini, élève préféré de Canova, puis par son père Scipione Tadolini. C'est cependant dans un premier temps à la peinture qu'il choisit de se consacrer : formé aux Beaux-Arts de Rome, il étudia auprès de Cesare Fracassini puis, à la mort de maître, fréquenta l'atelier de Mariano Fortuny. Il s'orienta finalement vers la sculpture dans le milieu des années 1870, mêlant influences néoclassiques aux thèmes orientalistes qui infusaient déjà sa peinture. Tadolini jouit d'un grand succès de son vivant : élevé au rang de sculpteur de monuments nationaux, il fut également nommé membre de l'académie pontificale des beaux-arts et des lettres des virtuoses au Panthéon et de l'Académie des beaux-arts de Pérouse, chevalier de Saint-Grégoire et commandeur de la Couronne d'Italie. Aujourd'hui, on le connaît surtout pour 3 grands monuments publics : la statue équestre de Victor Emmanuel II à Pérouse (1890), le monument funéraire d'Umberto I d'Italie au Panthéon (1900), et enfin le tombeau du pape Léon XIII (basilique Saint-Jean de Latran, 1907). Comme son grand-père Adamo Tadolini, exécuteur d'une célèbre statue équestre de Simón Bolívar, Giuilo Tadolini nourrit avec l'Amérique latine des relations fructueuses : au Mexique, plus spécifiquement, il réalisa le monument de la famille Guzmán à Mexico (présent dans l'ouvrage). Sa figure en bronze de l'ascension de la vierge fut, à la demande de l'archevêque Eulogio Gillow, importée d'Italie au début du XXe siècle pour orner la cathédrale d'Oaxaca. Il remporta également un concours organisé par la ville de Morelia en 1903 pour un projet de statue de l'indépendantiste mexicain José María Morelos y Pavon ; le paiement demandé par Tadolini ayant été jugé trop important, la ville se rabattit finalement sur le projet du deuxième lauréat. . Provenance : Famille Sanchez Azcona (" h. Sanchez-Azcona "), ex-libris à la devise " Veritas et stilus " sur le contreplat supérieur. Bibliographie : Anna Lisa Genovese, "Tadolini, Giulio" in Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 94 (2019). Mouillures sur l'ensemble de la reliure. Rousseurs.
Paris, Editions de la Nouvelle Revue Française, 1914. In-12 de XXXII-[2]-147-[11]p., demi-chagrin vert, dos à nerfs (passé, et un soupçon épidermé) orné de filet et fleurons dorés. Reliure du temps.
Seconde édition, imprimée sur beau papier vergé, après 50 ex. numérotés sur vergé d'Arches. Précieux exemplaire comportant un envoi autographe d'André Gide à une demoiselle dont le nom a été délicatement effacé. On peut également distinguer sur le feuillet blanc liminaire, un envoi totalement effacé... Ah la pudeur... A la fin se trouvent 2 feuillets de réclame pour la toute jeune Nouvelle Revue Française.
L'Aigle : 1853-1860. LES ÉPINGLES DE L'AIGLE DE LA MANUFACTURE À LA MÉCANISATION
Cahier in-f° (362 x 145 mm), 26 [ff.] manuscrits à l'encre brune - [17] ff. bl. et [39] ff. volants ou épinglés de formats divers, papier marbré rose, étiquette de titre manuscrite au plat supérieur (travail de l'époque). Cahier de commissions manuscrit, piqué de nombreux échantillons, d'un marchand et fabricant d'épingles établi à L'Aigle (Normandie). Le cahier, en plus de quelques tables (coût des matériaux, prix coûtant des différents modèles d'épingles, liste des fabricants sous-traitants), contient la trace de 398 commandes, avec pour chacune la date, le nom du client, les produits commandés (avec référence et échantillon fiché dans les feuillets), d'éventuelles précisions (« pressé », « têtes très petites »...) et la date d'expédition. Commencé en janvier 1853, le cahier s'achève au 1er janvier 1861 avec la note suivante : « écrit à tous mes correspondants d'adresser leurs plis à mon fils (Tailfer et cie Laigle) qui leur servira bien comme je l'ai fait moy même ». Le cahier comporte en outre une quarantaine de feuillets de formats divers, volants ou épinglés : listes des fabricants mentionnant leurs spécialités (« font bien les n°4 et les n°5 », « depuis 1850 ils font leurs épingles bien trop fortes ») ; tables des prix du transport vers Saint-Quentin, Calais, Mulhouse et Tarare ; tables des prix des matériaux et produits remontant jusqu'en 1849 ; correspondance avec les fabricants sous-traitants ; échantillons avec commentaires ( « bien trop forte pour du n°10 [...] ses pointes ne sont pas assez allongées »). Documentée dans les planches de l'Encyclopédie, la fabrication des épingles à L'Aigle, qui comprend non moins de 18 étapes, est également évoquée par l'économiste Adam Smith qui s'en sert pour arguer en faveur de la division du travail. Après 1824, année de l'invention par l'américain Lemuel W. Wright d'une machine à faire des épingles, l'épinglerie tend à se mécaniser ; mais en Normandie, jusqu'aux dernières années du XIXe siècle, la production demeure en grande partie manuelle, faisant notamment intervenir un main d'oeuvre peu dispendieuse d'ouvrières travaillant à domicile. Alfred et Alexandre Tailfer (ou Taillefer), établis à L'Aigle vers 1834, semblent avoir recouru simultanément à ces deux méthodes (de même qu'ils semblaient fabriquer une partie de leurs épingles et en acheter une autre) : tout en collaborant avec des fabricants travaillant à la main, les Taillefer déposent en 1858 un brevet de perfectionnement d'une machine à fabriquer les épingles et, en 1862, le brevet d'une nouvelle machine. L'entreprise innove par ailleurs en proposant des épingles en fer, et ce grâce au brevet (acquis en 1851 auprès de M. Roseleur) d'un processus d'etamage permettant de recouvrir une épingle en fer d'une couche d'étain. Les épingles Tailfer sont présentées en 1851 et 1862 aux Expositions de Londres. Leur usine est acquise par Benjamin Bohin vers 1868. Quelques usures à la couverture.
1- Lettre autographe signée à un confrère à propos de la mise en musique de vers de l'auteur par Fernand Le Borne, compositeur et critique musical belge dont il évoque l'oeuvre intitulée Tola Dorian (Paris, samedi [1891].In-12, 2 pp.) 2 - Lettre autographe signée à un confrère relative à une rencontre avec Oscar Wilde, quelques années après qu'il en ait pris la défense suite à sa condamnation pour homosexualité (S.l., 2 mars 1898. In-8, 1 p.) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Lettre manuscrite autographe signée, destinataire non identifié, 4 pp. (12,5/17 cm). « 2 janvier 09. Mille fois merci, cher ami, pour votre Zola que lu tout d’une haleine avec un plaisir infini. C’est un livre documenté, vigoureux et qui malgré peut-être une exagération d’enthousiasme, contient et résume tout ce qu’il faut penser touchant l’auteur des Rougon-Maquart. Mais que vont penser de vous les jeunes et les vieux apaches du nationalisme qui font éructer leurs solécismes ou leurs revolvers contre la noble image de Zola ? Vous avez montré la plus haute franchise et le plus fier courage en écrivant ce bel et dense in-octavo. Les gens qui osent ce qu’ils pensent méritent dans le monde où nous vivons, d’être glorifiés sans réserve. Je vous tends les mains et me sens, une fois de plus, infiniment glorieux de me dire votre ami. Vos souvenirs sur quelques points de détail ne sont pas exacts. Par exemple, dans le dîner chez Gervaise (L’Assommoir), ce n’est pas un gigot que Poisson découpe mais une oie. Gervaise, avant de se mettre à table donne des détails sur la bête, qu’elle a achetée au marché des Poissonniers, qui pèse 12 livres, qui a déjà rendu 2 bols de graisse, etc., etc. Plus tard, dans la nuit, quand toute la tablée est soule, tandis que ronflent les ivrognes, un chat fait craquer sous ses dents fières la carcasse de l’oie. Vous voyez que je vous ai lu attentivement. Je voudrais causer avec vous. J’ai à vous demander un conseil, peut-être un service. Vous plairait-il choisir un jour où nous pourrions nous trouver dans Paris. Une lettre portant la date du deux janvier doit apporter offrir des souhaits de bonheur et de gloire. Tous les miens à vous, mon cher ami. Mes deux mains, Laurent Tailhade, 83 rue l’assomption (16è). »
Tajan Catalogue 2003 In-4 (21 x 27 cm.), album souple, couverture illustrée, 63 pages, abondante iconographie couleurs ; excellent état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Paris: Tajan, 2001 in-4, 92 pages, illustrations, 87 lots. Broché, bon état.
Paris, Espace Tajan. 23 octobre 2001 [23/10/2001]. Bibliothèque sino-japonaise de Jean Blondelet. Médecine, Histoire naturelle, Littérature et Beaux-Arts. Manuscrits et livres anciens. (Paris: Tajan, 2001) [M.C.: catalogue de vente / auction catalogue, Chine, Japon, Livres, manuscrits]
, Brepols, 2020 Paperback, 304 pages, Size:210 x 297 mm, Illustrations:3 b/w, 20 col., Languages: English, Uygur, Chinese. ISBN 9782503587080.
Summary The documents in this volume were written by people of the West Uighur kingdom, which flourished from the second half of the 9th century to the start of the 13th century in and around the eastern Tianshan region including the Turfan Depression, and by Uighurs of the 13th to 14th centuries when this region had come under the rule of the Mongol empire (i.e. former West Uighurs). Old Uighur is a form of Old Turkic. This Corpus includes over two hundred letters that were written in Old Uighur using the Uighur script, which derives from the Sogdian script. Although the use of paper had at the time not yet spread to Europe, these letters are all written on paper. The ink is similar to that which was used in China, but the letters were written with reed or wooden pens rather than with writing brushes. The majority of these letters were discovered in the 20th century in China, either in the Turfan Depression in the Xinjiang Uighur Autonomous Region or in the famous Mogao Caves of the Thousand Buddhas at Dunhuang in Gansu, and a small number were unearthed at the remains of Kara-khoto in the Gansu Corridor.
[Friedberg-en-Hesse], sans éditeur, pièce unique, 1915. Format oblong - 27,5 x 19 cm. Carnet relié en pleine toile beige, muni de deux lacets de fermeture. 68 pages. Emouvant et intéressant album relatif à la captivité en Allemagne, durant la Première Guerre mondiale, d'un officier français du 46e Régiment d'Infanterie, le sous-lieutenant Romain Talabot. Il contient une carte postale, 114 photographies originales, souvent légendées, et de nombreuses illustrations (principalement ornementales) offrant un aperçu, sur l'année 1915, de la vie au camp de prisonniers de Friedberg-en-Hesse.Plusieurs vues, dont certaines aériennes, montrent la configuration et de l'environnement du camp : la grande cour, les bâtiments (caserne, gymnase) et les paysages alentour (le village de Friedberg et la chaîne de moyenne montagne du Taunus). Les portraits constituent une majorité des clichés : individuels ou de groupe, ils évoquent la diversité des nationalités présentes puisque se côtoient Français, Anglais, Belges, Russes, officiers des armées coloniales..., mais également des grades, des armes (infanterie, cavalerie, etc.) ainsi que des origines géographiques et militaires (le 46e, le 147e et le 256e sont cités). Ainsi, d'après les indications de l'auteur, parmi les Français, se trouvent les "Bourguignons", les "5 Batignollais", les "Africains", ou encore un Algérien ; Belges et Russes forment des groupes tantôt à part, tantôt mêlés aux autres, et il semble régner entre ces compagnons d'infortune une certaine solidarité, voire une franche camaraderie qui transparaît dans leurs visages ou attitudes. S'ajoute la variété des confessions religieuses, auxquelles font référence les photos d'un pope russe et celles de l'abbé Noël Delattre, vicaire de Cambrai devenu aumônier catholique du camp, posant près de l'autel dans la salle de prière. Les photographies donnent ainsi à voir la réalité quotidienne d'un camp réservés aux prisonniers gradés en territoire ennemi, qui contraste avec les conditions de vie extrêmement éprouvantes des simples soldats : à Friedberg, Talabot et ses co-détenus disposent de chambres relativement spacieuses, d'une cuisine, d'un réfectoire, d'une "buvette" aux allures de café, d'un jardin potager. Bien que l'objectif de l'appareil ait capté la relève des gardes et sentinelles, de même que les survols du camp par Zeppelin et ballons dirigeables ou l'arrivage des colis - rappelant le contexte immédiat de guerre-, ce sont de nombreuses activités de loisirs qui sont ici mises en valeur : musique et chant dans une salle dédiée, sports pratiqués dans des espaces aménagés tels que le gymnase ou le court de tennis, jeux de table (bridge) ou d'extérieur, comme le traditionnel gorodky* russe, dont plusieurs images permettent d'imaginer la popularité. Enfin, les clichés documentent occasionnellement quelques épisodes sortant de l'ordinaire : le transfert des Belges à Magdebourg, l'organisation de cérémonies religieuses lors des fêtes de Jeanne d'Arc et de l'Assomption (15 août 1915), l'enterrement d'un sous-lieutenant (qui bénéficie de deux services, l'un catholique et l'autre orthodoxe, célébrés respectivement par les Français et les Russes. Quant aux illustrations, à l'exception d'une composition en pleine page pour le titre de l'album, il s'agit d'encadrements soignés, d'une grande finesse, en noir (encre) et en couleurs (aquarelle), dont on notera avec intérêt l'inspiration ambivalente, entre les arabesques et motifs floraux Art Nouveau et les lignes sobres et géométriques Art Déco. Agréable et unique recueil. * le gorodki est un jeu sportif traditionnel très populaire en Russie au XIXe siècle. Sur un terrain rectangulaire de 22 x 12 m, on délimite un carré de 2 m de côté ("gorod") où l'on dispose 5 cylindres de bois ("gorodki") selon 15 configurations imposées. Il s'agit de renverser ces "quilles", à une distance de 13, puis 6,5m, à l'aide de battes en bois, en un temps minimum et un nombre de lancers réduit.
Quelques photographies insolées ou abîmées (2 dernières pages, en particulier), anciennes petites traces de colle et d'humidité (mouillures saines, toutefois), serpentes non uniformes et parfois manquantes ou partielles, dos très légèrement gauchi, sinon bel état de conservation. Formé au début du règne de Louis XIV sous le nom de "Mazarin-Français", le 46e Régiment d'Infanterie devient le "régiment Bretagne" en 1658. Il adopte la devise "plutôt mourir que faillir" et son insigne s'orne de la figure de Théophile Malo Corret de La Tour d'Auvergne, tué en 1800. S'étant illustré lors des guerres du XIXe siècle, le 46e se constitue à Paris le 7 août 1914, avec 50 officiers (dont 38 d'active) et 3322 hommes de troupes, tous placés sous le commandement du Colonel Malleterre. Engagé dans la Meuse dès le 8 août, il participe à la victoire de la Marne, avant de se déplacer en Argonne fin octobre. Face aux troupes du Kronprinz, il subit une violente attaque allemande à la Haute Chevauchée les 7 et 8 janvier 1915 : morts et blessés sont nombreux, et parmi les disparus, figure le sous-lieutenant Romain Talabot, en réalité fait prisonnier et transféré au camp de Friedberg-en-Hesse. Ce camp d'officiers (comme Magdebourg, Burg, Crefeld, et Mayence) résulte de la transformation d'une caserne récente par les Allemands. Si l'on en croit le rapport que signe le Conseiller national Eugster, représentant du Comité international de Genève auprès du Comité allemand pour la distribution des dons aux prisonniers français, après avoir visité, entre le 25 février et le 10 mars 1915, 17 camps de prisonniers (dont Friedberg) en Allemagne, l'administration ennemie a fait preuve d'une célérité et d'une efficacité remarquables pour édifier ces constructions. Le Français ne tarit pas d'éloges sur l'hygiène (douche quotidienne, bain tous les 8-10 jours), le confort des lieux d'hébergement et de vie (lumière, chauffage, installations sanitaires et hospitalières "modèles", grandes et belles cuisines dotées d'appareils de cuisson modernes, nourriture en quantité suffisante et de bonne qualité), les équipements (terrains de sport, salles de culte, bibliothèques) et les services (distribution régulière du courrier, activités culturelles) dont bénéficient, en particulier, les camps d'officiers, concluant que "tous ces endroits formeront, en été, d'agréables lieux de séjour". Ces observations corroborent l'impression qui se dégage des photographies de l'album, à savoir des conditions d'internement meilleures que celles que dépeignent discours de propagande et organes de presse de " l'arrière". L'officier Talabot était nouvellement arrivé à Friedberg-en-Hesse lors de ce contrôle du printemps 1915, mais nous ignorons s'il a rencontré le conseiller Eugster et s'il aurait confirmé ses dires. De même, il reste à éclaircir les raisons et les moyens de la réalisation de ces photographies, de l'album et de ses ornementations, ainsi que le parcours de son auteur, enregistré dans les archives comme sous-lieutenant puis lieutenant sous 4 matricules différents. Précieux témoignage en images, peu courant, du sort des officiers alliés prisonniers en 1914-1918. - Clients Livre Rare Book : Les frais postaux indiqués sont ceux pour la France métropolitaine et la Corse, pour les autres destinations, merci de contacter la librairie pour connaître le montant des frais d'expédition, merci de votre compréhension. Livre Rare Book Customers : The shipping fees indicated are only for France, if you want international shipping please contact us before placing your order, thank you for your understanding. - Frais de port : -Colissimo France 11 € -Colissimo International (Union Européenne + Suisse : 23 €) (Reste du Monde : 55 €)
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