S.l., 4 décembre 1700 (1701) in-12, 108 pp., couvertes d'une écriture fine et très lisible (environ 30 lignes par page, quelques biffures et ratures), avec un frontispice gravé avec un cartouche vide (Paris, chez Bonnart), portant un titre manuscrit Journal du sr. Frigard, ordinaire de la musique du Roy, veau brun, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque).
Très important et très intéressant témoignage historique parfaitement inédit. Il mériterait au demeurant une publication critique, tant il documente excellemment et au plus près des réalités le voyage effectué par le jeune Philippe V pour rejoindre ses États espagnols après l'acceptation du testament de Charles II par son grand-père Louis XIV.Selon les indications portées dans le cartouche de titre, son auteur serait donc Pierre Frigard, originaire de Louviers et musicien ordinaire du Roi (voix de basse). Effectivement, son nom figure dans la liste donnée par le Mercure galant des principaux musiciens qui firent le voyage jusqu'à la frontière espagnole. Il devait ultérieurement épouser Louise-Marie Simart, gouvernante du Prince de Lambesc, et demeurer au service de la chapelle royale de Versailles. De surcroît, de nombreuses notations du texte concernent les prestations musicales, tant vocales qu'instrumentales, qui furent délivrées pendant le périple, ce qui offre une cohérence bienvenue avec l'affirmation initiale. Par exemple, p. 3 : "Le lendemain dimanche, les princes entendirent la messe et le Roy n'y alla qu'après nous commençâmes à y chanter la messe en musique ; ce que nous avons tousjours continué à l'une et à l'autre messe pendant tout le voyage ; il est aussi à remarquer que nous chantâmes un pseaume en musqiue aux vespres auxquelles le Roy et les princes ne manquèrent point d'assister toutes les festes et dimanches". De même, les quelques noms de ses collègues correspondent à la liste du Mercure : "Nous ne fûmes que 5 qui eurent l'honneur d'être nommez par Sa Majesté dont voicy les noms : Mrs Gaye, Roger, Boutiller [Bouteiller], Abaillard [Abélard] et moy, les reste étoient de 5 symphonistes appartenant à Mr. le comte d'Ayen".La date qui figure au début (4 décembre 1700) correspond à celle fixée par Louis XIV pour le départ de la suite, mais la rédaction complète doit être au moins de 1701, voire ultérieure.La relation d'un homme instruit mais qui ne fait pas partie du monde des "grands".Après une énumération assez sèche de toutes les étapes du voyage (Chartres, Étampes, Orléans, Blois, Amboise, Loches, Poitiers, Lusignan, Saintes, Blaye, Bordeaux, Langon, Bazas, Tartas, Dax, Bayonne, Saint-Jean-de-Luz), le texte commence ainsi : "Monseigneur le Duc d'Anjou Roy d'Espagne et Messeigneurs le Duc de Bourgogne et de Berry partirent de Versailles sur les onze heures et prirent le chemin de Sceaux [pour saluer le Dauphin] où ils arrivèrent à midi". De la page 2 à la page 38, chaque étape est soigneusement décrite, tant les cérémonies officielles prévues par les échevins et les autorités locales, que les messes, les repas, les divertissements (dont une tauromachie à Bayonne décrite aux pp. 30-31), les hébergements - généralement mauvais, spécialement à Bordeaux, comme indiqué p. 22 : "Pour moy tous ceux à, qui j'eus affaire me reçurent assés mal". Mais notre aimable musicien n'est pas agneau à tondre, comme on le verra par le traitement qu'il réserva à un bourgeois bordelais lui ayant fermé sa porte malgré un bon de logement en règle. L'anecdote vaut la peine d'être reproduite : "Je fis un peu le diable à quatre et comme j'avois des logements de relais, je fus dans un autre endroit ; mais le lendemain venu, je fus accompagné de deux de mes amis chés le dit sieur, où il eut la gueule torchée tant et plus, rien n'y manquoit, non content de l'avoir quasi assommé, j'envoyai dix palferniers [sic] loger dans sa maison, et il fut par mes plaintes contraint de céder jusqu'à son lit, et de loger ailleurs."Quand on ajoute qu'il exerce des jugements tranchés sur son entourage (par exemple son mot sur l'évêque de Dax, "Il a autant l'air d'un évêque que j'en ay du pape"), on comprendra toute la valeur d'un témoignage pris sur le vif, détaillé, et émanant d'un témoin instruit, mais n'appartenant pas au monde des Grands.La dernière messe chantée le 22 janvier 1701, Philippe V passa sur le territoire espagnol et prit congé de sa suite, dont ses musiciens.À partir de la page 38, Frigard donne le récit de son voyage de retour avec les princes, qui forme en fait une longue pérégrination, de Bayonne à Versailles en passant par Auch, Toulouse, Castelnaudary, Carcassonne, Béziers, Montpellier, Nîmes, Beaucaire, Salon, Tarascon, Aix, Marseille, Toulon, Aubagne, Cavaillon, Avignon, Montélimart, Valence, Romans, Grenoble, Lyon, Mâcon, Chalon, Beaune, Dijon, Auxerre, Sens, Fontainebleau, et Essonne. Ce circuit allongé avait lui aussi été programmé par Louis XIV pour une sorte de "tour de France" de ses deux petits-fils. En fait, le texte de notre musicien passe très rapidement sur les étapes de Dijon à Versailles. Mais, pour le reste du trajet, il regorge encore de détails sur chacune des étapes où les préoccupations principales, une fois les messes chantées, tournent autour de la table et des "nymphes" (entendez que Frigard et son compagnon Abélard eurent le temps de tomber amoureux de jeunes demoiselles lors de l'étape d'Auch). Les descriptions des villes, de leurs églises et de leurs habitants l'emportent également dans cette partie : Aix suscite particulièrement l'admiration de Frigard ; mais Marseille retient aussi son attention (avec une liste des 40 galères et de leurs capitaines, pp. 70-72). Anecdotes piquantes et bons mots continuent tout au long, telle cette réplique à un riche bourgeois de Marseille (encore un, appelé "gros cochon de magasinier à cinquante mille escus de rentes") réticent à les héberger : "Comme j'eus l'honneur de voir Madame sa femme en même temps que lui, sur la réponse impertinente je lui fis réponse, qu'il ne devoit rien apréhender par rapport à Madame puisque c'étoit un remède d'amour ; j'avois raison puisqu'elle étoit laide comme un démon". Mais il faudrait en citer bien d'autres.Enfin, tout s'achève à Versailles, et par une messe auprès du Soleil de l'époque, comme il se doit : "Nos chevaux trouvèrent assés de jambes pour nous rendre à huit heures à Versailles où je fus assés tost pour entendre la messe du Roy. Mr. le Duc de Bourgogne fut surpris de me voir".Cf. Morales (Nicolas) : L'Artiste de cour dans l'Espagne du XVIIIe siècle ; étude de la communauté des musiciens au service de Philippe V. Madrid, Casa de Velazquez, 2007, p. 144. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Saint-Thomas [Antilles], 18 janvier 1743 in-folio, 12 pp. couvertes d'une écriture lisible (environ 20/25 lignes par page), en feuilles, cousu.
La situation de Saint-ThomasSignée Fritsche, cette pièce forme un long rapport officiel au ton résolument pessimiste, pour ne pas dire acrimonieux. Le signataire est selon toute vraisemblance un envoyé de la Compagnie danoise des Indes avec la mission de transmettre aux directeurs un état de la situation de la colonie de Saint-Thomas (avec les îles de Sainte-Croix et de Saint-Jean, sur lesquelles cependant l'auteur confie son peu de renseignements "si non que le bruit publique court que tout le monde y est extrêmement mécontent des injustices qui s'y commettent journellement").Le texte commence par une entreprise de dénigrement en règle du sieur Güldener, parti ou décédé, et qui était probablement l'agent adjoint pour sa mission : "Je ne crois pas être inutille, ni superflu de toucher quelque chose de Mr. Güldener, pour diminuer le regret que vous pourriez avoir de sa perte : je dirois dabord sans m'éloigner de la vérité qu'il étoit incapable de vous rendre des grands services, car en considérant son esprit, que j'ai assés appris à connoître dans notre voïage, je peux dire qu'il étoit sans fermété ..." Et ce n'est pas tout : le pauvre homme était lâche, pusillanime, intéressé, âpre au gain, maladroit dans ses propos ("Il eut l'imprudence de dire en pleine compagnie : que si quelqu'un vouloit se recommander auprès de S. E. le Grand Chambellan, il ne pouvoit jamais mieux s'adresser qu'à lui Güldener, et autres discours semblables qu'il tint, sans réfléchir sur les conséquences que cela devoit absolument traîner après soi, et en effet le lendemain le bruit couroit publiquement qu'il étoit envoïé pour espionner et rapporter ce qui se passoit icy"). Bref un incapable.Puis vient l'examen des personnes en charge du gouvernement de l'île : en fait une longue notice sur le gouverneur, dont il est également tracé un portrait au vitriol ("il sçait très bien éluder les ordres de la haute direction sous différents prétextes" ; "il n'y a rien si petit d'où il ne cherche pas à tirer son profit aux dépens de la Compagnie"). Il autorise le commerce du sucre avec les Hollandais et avec Puerto Rico contre le privilège de la Compagnie, et de surcroît utilise à son propre profit les esclaves de la Compagnie, qu'il n'hésite pas à revendre une fois ses travaux de construction achevés. De nombreuses anecdotes suivent, illustrant sa concussion, sa corruption et son autoritarisme. D'après les dates, il s'agit de Jacob Schönemann, qui fut en poste de 1740 à 1744. Enfin, Fritsche examine les possibilités de peupler davantage la colonie, et se montre aussi négatif que dans les considérations précédentes : "Touchant les habitants, dont vous souhaiteriez augmenter le nombre, en attirant quelques-uns des colonies étrangères, je trouve que du côté de la France, il est fort difficile de remplir à cause qu'il y a des colonies où ils peuvent avoir les terres gratis, ainsi avec l'argent qu'ils sont obligé de païer icy pour les terres, ils peuvent aller commencer une habitation". Il estime cependant que l'on pourrait débaucher des Français de la Martinique, surtout si le Danemark entre en guerre (la Guerre de Succession d'Autriche en l'occurrence). La fin est impayable, tant l'agent de la Compagnie se sent menacé et redoute la fuite de ses informations fort dénigrantes : "J'espère, mon très honoré Monsieur, que vous recevrez cette [lettre ?] comme une marque parfaite de ma fidélité et que vous ne voudrés pas me commettre avec toute une colonie sans me donner des armes pour pouvoir soutenir leurs assauts, quoique j'ai assés de résolution de vuider cette querelle en cas que mes lettres vinssent par malheur ou par hazard à tomber entre des mains étrangères, étant persuadé que la haute Direction ne voudroit pas m'abandonner dans un cas pareil, et je le crains d'autant plus que je crois être suspect au gouverneur ..."Le texte a été visé par la Compagnie le 30 novembre 1743. L'année suivante, un nouveau gouverneur (Christian von Schweder) fut nommé, sans que l'on puisse savoir si ce rapport a contribué au remplacement. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
La Voulte, 30 avril 1922, 1 1 cahier. 2 feuillets manuscrits ;
Louis Fuzier, né à La Voulte en 1863, fut maire de cette ville de 1890 à 1912. Passionné d'histoire, il a favorisé l'édition de nombreuses plaquettes de recherches historiques."[...] j'ai le regret de ne pouvoir vous donner la liste complète des différentes publications de ce pauvre docteur Bonnard, mais ne désespérez pas le prochain numéro de la Revue du Vivarais contiendra un article nécrologique et une bibliographie complète. Si je ne me trompe le docteur Bonnard a publié sept ou huit numéros dont le principal avec une préface de son beau-frère Gabriel Monvallot: car vous devez savoir que le docteur Bonnard et Gabriel Bonvallot avaient épousés les deux filles du docteur Ollier de Vals-les-Bains. Je suis surpris que mon ami Vallet de Serrières n'ait pas pu vous procurer "la vie marinière du Rhone" de son compatriote Ménitrieux [...]".
S.l., s.d. (1946-1947) in-8, [14] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine et très lisible sur papier réglé, et 38 tirages photographiques libres, demi-toile marine gaufrée, dos lisse muet, coins en cartonnage vert, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque).
Marcel Gallien, sur lequel on n'a pas trouvé de renseignement complémentaire, appartenait à la 6e Compagnie du 2e Bataillon du 22e Régiment d'infanterie coloniale, engagé en Indochine de février 1946 jusqu'au 1er décembre 1948, date de sa dissolution et de la répartition de ses trois bataillons dans d'autres unités. Il sera reformé en octobre 1954 et quittera définitivement l'Indochine en 1956.Notre document se compose de deux éléments bien distincts :I. Un classique journal qui court du 21 janvier 1946 au 24 décembre 1947.Soigneusement rédigé, il s'ouvre par un "frontispice" consistant, tradition militaire oblige, en une photographie de pin-up vaguement dénudée, contrecollée sur le premier feuillet. Suit une page de titre comportant une photographie de l'auteur en pied, entourée de citations pénétrantes ("La civilisation d'un peuple n'est que sa raison en action", etc.). Enfin, avant le début de l'éphéméride, prend place un long poème intitulé Au corps expéditionnaire, d'une certaine Madame Fontanel, et exprimant une admiration naïve pour les soldats venus de France : "Comme l'on vous comprend, chers petits gars de France / Et que sont naturels vos cortèges bruyants : / Votre gaminerie et votre exubérance / Nous ramènent aux jours où piaffaient nos vingt ans."Le journal lui-même ne commence qu'au f. 5, par le trajet maritime qui conduit le régiment de Marseille à Saïgon sur le Monarch of Bermuda (21 janvier au 12 février 1946), et qui ne fut marqué que par le décès en mer d'un des camarades de Gallien, immergé dès le lendemain comme le veut l'usage.Le débarquement a lieu le 14 février et, après une revue devant le général Leclerc et l'amiral Thierry d'Argenlieu, le régiment part pour My-Tho. S'ensuit l'énumération des postes et actions, souvent amphibies (17 février 1946 - 16 décembre 1947), ainsi que la mention des changements de la situation militaire : transmission par les troupes anglaises de la région du Cap Saint-Jacques qui était sous leur contrôle (15 mars 1946) ; départ des dernières unités japonaises (20 avril 1946).L'absence de contact avec les rebelles Viet-Minh est frappante, comme l'absence récurrente de résultat sérieux : dans la plupart des opérations de nettoyage, ces derniers évitent le contact et se réfugient dans les forêts et les montagnes selon la tactique éprouvée de toutes les guérillas. Exemple, au 20 juin 1946 : "Partons en expédition dans les environs de l'île de Niu Nua. Il s'agit de fouiller et de détruire un village abritant des rebelles. Pas de rencontre avec ceux-ci. Ils sont partis dans la forêt comme d'habitude. Fouille et incendie vers 5 h."Parfois est signalé un accrochage sérieux, comme celui du 27 février 1947 : "Tombé dans une forte embuscade sur la route Datdo-Xuyen-Hoc. Violent combat. 5 morts (3 Européens, 2 tirailleurs brûlés vifs par l'incendie d'un camion). Huit blessés. Au soir, deux blessés européens succombent."Le journal s'chève le 24 décembre 1947 par la brève mention : "Noël sans neige, sous une chaleur accablante, Noël d'Indochine". Puis plus rien.II. Un ensemble de tirages photographiques volants, dispersés entre les feuillets vierges qui suivent le journal. La plupart sont légendés et datés au verso, certains portant la date de 1948, ce qui laisse penser que Gallien a continué de servir après la date finale de son manuscrit. Les sujets représentés sont des plus attendus, d'autant que certaines photographies sont explicitement destinées aux membres de la famille du soldat : sa mère, sa grande soeur, etc. On a donc les traditionnels portraits individuels ou en groupe, les scènes de bivouac, quelques vues maritimes (promenades sur un arroyo) et quelques scènes de positions, mais aucune d'opérations proprement dites. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, 17 prairial an XII (6 juin 1804) in-4, 4 pp., écrit sur le premier feuillet, adresse sur le quatrième.
Louis de Fontanes accuse réception d'un mémoire justificatif envoyé par le maire de Gap "pour dissiper les erreurs répandues dans des écrits anonymes et soutenir les droits et les avantages d'une commune importante".Il s'agit du Mémoire pour la ville de Gap (S.l., an XII), mis sous le nom d'Etienne Blanc (1745-1830) - mais en fait rédigé par un employé de la préfecture, Pierre-Antoine Farnaud -, et destiné à défendre la position de la ville, et, plus généralement des Hautes-Alpes, à propos des projets routiers défendus et promus par le département de l'Isère et son préfet Fourier, tous défavorables à la région. Ces projets étaient : l'ouverture de la route de Grenoble à Briançon, par l'Oisans et le col du Lautaret ; l'ouverture de la route de Grenoble à Sisteron, par le col de Lus-la-Croix-Haute ; l'abandon de la route de Grenoble à Gap par Corps et La Mure. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (1914-1929) 6 cahiers in-8, toile noire souple modeste (reliure de l'époque). Les quatre derniers cahiers se présentent collés par leurs couvertures.
Le juge de paix Édouard Garmy (1886-1946) qui s'ennuyait fermement dans ses fonctions, explique clairement au début de son manuscrit comment cette inactivité administrative dont la France a le secret l'a conduit à écrire : "Lorsque, pendant six lustres, on est resté toujours inscrit au tableau d'avancement magistrat cantonal - ce beau titre qu'enviait Gambetta -, sans voir venir, faute de postes, cet "avancement territorial" auquel on a pourtant droit, et qu'il faille se contenter de la classe personnelle, on a eu le large loisir de secouer la poussière des vieux parchemins, de consulter des auteurs sérieusement documentés pour essayer d'écrire un abrégé de l'histoire d'un canton bien effacé dans le cycle des temps".C'est donc pourquoi le digne homme fut l'auteur de deux monographies régionales sur des régions du département de l'Allier : Le Canton de Commentry (Moulins, 1912) ; et Histoire du canton de Marcillat d'Allier (Montluçon, 1930). L'ensemble que nous présentons forme le manuscrit du second titre. Rédigé d'une écriture fine et soignée sur six cahiers d'écolier, tous réglés, il se compose de divers éléments agencés de façon complexe et se distribue comme suit :I. [59] ff. n. ch., généralement anopisthographes, avec de nombreuses collettes ; 41 feuillets volants ou contrecollés, comportant des correspondances, des listes (e.g. de maires), des notes plus ou moins développées. À noter, la copie de la Charte de Marcillat, d'après un manuscrit du XIVe siècle conservé à la Bibliothèque de Moulins, et un ensemble de ff. sur papier bleu de récupération consacrés au folklore local.II. La Légende des rues. Commentry pendant la guerre de 1914 : [67] ff. anopisthographes contenant un éphéméride des événements de Commentry du 1er août 1914 au 26 mars 1915. Le cahier est abondamment truffé de pièces annexes (prospectus de spectacle, cartes postales militaires, dessins de propagande, chansons, correspondances, etc.).III. La Légende des rues, vol. II : [78] ff. anopisthographes, couvrant les événements du 27 mars 1915 au 13 janvier 1916.IV. Ma Légende des rues, vol. III : [71] ff. anopisthogaphes, couvrant les événements du 13 janvier 1916 au 15 février 1917, avec de nombreuses coupures de presse contrecollées (articles des journaux locaux), et quelques tirages photographiques volants.V. Ma Légende des rues, vol. IV : [93] ff. anopisthographes, couvrant les événements du 15 février 1917 au 28 février 1918, avec des placards, de nombreuses coupures de presse contrecollées (articles des journaux locaux), et quelques tirages photographiques volants.VI. Ma Légende des rues, vol. V : [87] ff. anopisthographes, couvrant les événements du 15 mars 1918 au 28 juin 1919, avec de nombreuses coupures de presse contrecollées (articles des journaux locaux).La partie concernant la Guerre de 1914 n'a pas été insérée dans l'édition de 1930 ; elle apparaît entièrement inédite, et présente évidemment le plus grand intérêt pour l'histoire locale.Commentry et Marcillat sont deux gros bourgs de la Combraille, dans le département de l'Allier. Commentry servit pendant la Grande Guerre de dépôt de prisonniers allemands, qui furent employés aux mines de charbon de Saint-Eloy (nord-ouest du Puy-de-Dôme) ; aussi les cahiers II-VI sont-ils particulièrement intéressants sur les relations de la population avec les captifs. C'est à Commentry que se tint, en septembre 1902, le congrès qui donna naissance au Parti socialiste de France par fusion du Parti ouvrier français (POF), "marxiste", de Jules Guesde, du Parti socialiste révolutionnaire (PSR), "blanquiste", d'Édouard Vaillant, et de l'Alliance communiste révolutionnaire. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
s.l. (provient d'Avignon), s.n., 1719, 1 plein veau marbré, dos à nerfs, orné, tranches marbrées. in-8 de 458 pages manuscrites ;
S.l., s.d. grand in-folio, [3] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, régulière et très lisible (environ 30 lignes par page), en feuilles, avec attache de lacet de tabis bleu.
Très intéressante plainte de trois teinturiers auprès du Conseil royal de commerce, recréé en mai 1730 après une éclipse de près de cinquante ans, et qui avait parmi ses fonctions de connaître des contentieux affectant le commerce et les manufactures.Les trois signataires, Le Bedel, Moynerie et la veuve Devitry, propriétaires chacun d'un établissement de teinturier, se plaignent donc de la concurrence déloyale de Jean de Julienne (1686-1766), directeur de la Manufacture de tapisserie unie à celle des Gobelins en 1721, qui, en dépit de la qualité de leurs produits, les contraint à l'achat d'étoffes teintes par ses soins et munies d'une marque de garantie (un plomb doré, dont il possède le privilège). Accaparant ainsi le marché, Julienne négligerait la qualité au détriment et de la clientèle et de ses autres concurrents : "On est persuadé que Nos Seigneurs seront touchés des représentations des suppliants et que, pénétrés des inconvéniens du privilège exclusif du plomb doré accordé au Sr. de Julienne, ils obtiendront de Sa Majesté en faveur des suppliants la permission de mettre à l'avenir le plomb doré aux étoffes qu'ils teindront ainsy que le Sr. de Julienne, qui devroit se contenter d'estre à la teste d'une manufacture dans laquelle luy et ses prédécesseurs ont fait une fortune si immense, sans vouloir entreprendre sur les teintures aux Gobelins et s'élever sur les débris de tant de familles qui ont sacrifié leurs veilles et leurs soins, mesme leurs biens pour acquérir ce degré de perfection dans les teintures". - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Couverture souple. Reliure pleine basane.350 pages. Coiffe inférieure manquante.
Livre. Traduit par E.-F. Lantier. Chez Belin et Bernard - Paris, An VI. 1798.
12 janvier 1938 - 13 mai 1940 54 pièces in-4 ou in-8, en feuilles.
Important et émouvant dossier qui réunit les lettres, généralement longues, envoyées avant et pendant la "drôle de guerre" par André-Henri Grosdidier, dans le civil boucher chez un dénommé Mussard à Viroflay, mais à l'armée caporal-chef, puis sergent dans la 3e Compagnie du 8e Régiment de Zouaves. Cette unité devait, avec la 12e division d'infanterie motorisée, être détruite lors de la bataille de Dunkerque. Né à Boynes le 28 juillet 1918, André mourut d'ailleurs au combat lors du repli de son régiment sur Dunkerque le 27 mai 1940 à Péronne-en-Mélantois (Nord). Il est inhumé au cimetière de Péronne (à gauche, allée centrale).Les destinataires sont ses deux parents, qui vivent à Versailles, à l'exception d'une missive adressée à sa cousine Marie (cf. n° 33). La séquence temporelle couverte par cette correspondance correspond aux débuts de son service militaire (peloton effectué à Mourmelon, déjà à l'époque grand camp d'exercices), bientôt transformé en service d'active par suite des mobilisations (partielle le 23 septembre 1938, générale le 1er septembre 1939), puis de la déclaration de guerre. L'essentiel tourne, on ne s'en étonnera pas, autour des soucis du quotidien, et les colis envoyés par la famille tiennent une place d'autant plus importante qu'ils sont bien garnis et très copieux. C'est dans ce genre de petits détails que l'on peut reconstituer au plus près l'étonnante période d'inactivité et d'incroyable ennui, d'indiscipline et de combines aussi, qui a précédé l'offensive de mai 1940.[Avant la guerre :] 1. De Mourmelon [Marne], le 12 janvier 1938 : André, intégré au "peloton" (équivalent des "classes" ultérieures) pour devenir caporal, change de chambrée. - 2. De Mourmelon, le 15 mars 1939 : sur la proximité d'un examen, sur les exercices de tir. - 3. De Mourmelon, le 8 avril 1939 : André s'habitue à sa nouvelle compagnie. Reçu dix-huitième du régiment à l'examen, il effectue sa première garde. - 4. De Mourmelon, le 12 avril 1939 : André touche un nouveau paquetage, et se prépare à un déplacement imminent. - 5. De Mourmelon, le 6 mai 1939 : sur le retour du capitaine de la compagnie ("Notre capitaine est revenu, il aurait mieux fait de rester où il était. Pourtant, il ne faut pas que je me plaigne, car depuis qu'il est revenu, je l'ai pas apperçu une fois"). - 6. De Mourmelon, le 16 mai 1939 : sur les manoeuvres à venir. - 7. De Mourmelon, le 22 mai 1939 : sur un gros rhume et sa prochaine permission. - 8. De Mourmelon, le 7 juillet 1939 : sur le défilé du 14 juillet auquel le régiment participera (mais pas la compagnie d'André). - 9. De Mourmelon, le 11 juillet 1939 : sur une escapade à Reims du dimanche précédent, pour aller voir une course automobile, et sur les prochaines manoeuvres à Sissonne. - 10. De Mourmelon, le 15 juillet 1939 : ennui majeur au camp à cause de l'absence de la plupart des compagnies du régiment (qui se trouve à Paris pour le 14 juillet). - 11. De Sissonne [Aisne], le 25 juillet 1939 : sur le trajet à pieds de Mourmelon au camp de Sissonne ("Nous sommes partis de Mourmelon mardi matin à pieds. Nous avons fait 85 ks en 3 étapes, nous avons cantonné deux nuits. La marche n'était pas des plus faciles ; j'en ai bavé comme un Russe"). - 12. [De Mourmelon], le 23 août 1939 : lettre de retour de permission.[Une fois la guerre déclarée :] 13. Du 14 septembre 1939 [vers Siercq-les-Bains, Moselle] : les opérations de guerre ont commencé ("Depuis quatre jours, nous sommes en première ligne, nous sommes comme les lapins dans des trous. Le secteur est assez calme. Ce matin, nous avons progressé de 1 km sans aucun coup de fusil. Les Boches ont déménagé hier soir sous l'avance du 3e bataillon. Jusqu'ici il n'y a pas eu de casse chez nous"). - 14. Du 15 octobre 1939 : billet sur l'ordinaire en campagne. - 15. De Soupir [Aisne], le 19 octobre 1939 : sur l'amélioration du service du courrier, et l'interdiction faite désormais aux familles de venir visiter les zouaves dans la zone des armées. - 16. De Soupir, le 21 octobre 1939 : l'ennui s'installe ("Avec leur coup de ne pas donner de perm, il commence à y avoir pas mal de cafareux et pas mal de types qui se cuitent"). - 17. De Soupir, le 27 octobre 1939 : réception d'un généreux colis. - 18. De Braye-en-Laonnois [Aisne], le 1er novembre 1939 : sur le déménagement depuis Soupir (Braye se situe à seulement six kilomètres). André a quartier libre en ce jour de la Toussaint, et il fait connaissance avec d'autres camarades. - 19. De Braye-en-Laonnois, le 6 novembre 1939 : "On se croirait presque en temps de paix". - 20. De Braye, le 19 novembre 1939 : porte essentiellement sur les travaux de la maison de campagne de ses parents (à Reverseaux, dans l'Yonne). "Par moments, je voudrais avoir dix ans de plus pour savoir si un jour j'arriverai à quelque chose. Tu me dis qu'il y aura une pièce pour ma femme et mes gosses, je suis bien content en ce moment de ne pas être marié comme certains, et même de n'avoir aucune attache". - 21. D'Obréchies [Nord], le 20 novembre 1939 : le nouveau séjour d'André,à dix kms de la frontière belge, ne le réjouit guère, comme on peut le lire : "Nous sommes maintenant dans la région du Nord, et dans un vrai trou. Nous sommes dans un pays de deux cents habitants (...) et je crois même que les habitants sont ravitaillés par les corbeaux en hiver". - 22. D'Obréchies, le 26 novembre 1939 : installation dans une grange glaciale, colis (dont un très généreux de Mme Mussard, patronne d'André) et projets de permission. - 23. D'Obréchies, le 28 novembre 1939 : envisage l'invasion de la Belgique (mais "nous n'en sommes pas encore là"). - 24. D'Obréchies, le 1er décembre 1939 : "Nous faisons des travaux à 4 kms de la frontière belge, tout baigne dans l'eau, c'est très intéressant, nous suivons les traces du Zouave de l'Alma. De la façon dont nous sommes placés, si la Belgique se trouvait envahie, nous nous trouverions en première ligne pour changer ..." - 25. D'Obréchies, le 4 décembre 1939 : sur un dimanche passé au cinéma de Ferrières-la-Grande. - 26. D'Obréchies, le 8 décembre 1939 : sur une prime de 105 francs versée pour le séjour sur la ligne. - 27. Du 12 décembre 1939 : sur l'installation d'une cantine de compagnie, dont André assure la tenue. - 28. Du 17 décembre 1939 : sur la poursuite de ses activités de cantinier ("Je ne suis pas guerrier pour deux sous"). - 29. De Sars-Poteries [Nord], le 23 décembre 1939 : sur le nouveau déménagement et le cantonnement dans une ancienne verrerie en démolition, endroit lugubre et en partie effondré. - 30. De Sars-Poteries, le 27 décembre 1939 : voeux de bonne année et repas de Noël ("Le 24 soir et 25 qu'est-ce qu'il y a eu comme viande saoûle .."). - 31. De Sars-Poteries, le 1er janvier 1940 : sur un prochain changement de cantonnement. - 32. De Sars-Poterie, le 3 janvier 1940 : réception de colis ; tristesse du jour de l'an. - 33. De Sars-Poterie, le 4 janvier 1940 [à sa cousine Marie] : voeux et nouvelles du cantonnement (lettre transmise par la destinataire à la mère d'André, désormais "Madame veuve Grosdidier" en juillet 1962). - 34. De Sars-Poteries, le 8 janvier 1940 : André repasse chef de groupe et s'ennuie de plus en plus ("Malgré que le pays soit mieux que les autres, il me dégoûte de plus en plus. L'on ne peut pas sortir sans se retrouver dans un bistro, c'est tout ce qu'il y a dans le pays comme distraction. Il y a cinq ou six épiceries, l'on n'y trouve que ce que nous n'avons pas besoin, ils manquent de tout"). Multiplication des punitions et consignes. - 35. De Sars-Poteries, le 9 janvier 1939 : sur la prochaine remontée en ligne. - 36. De Sars-Poteries, le 11 janvier 1940 : sur une prise d'armes au QG anglais d'Arras où le 8e Zouaves est intervenu. - 37. [De Sars-Poteries], le 15 janvier 1940 : "Je ne sais pas trop quoi vous raconter aujourd'hui tellement c'est toujours pareil". - 38. De Levergies [Aisne], le 22 janvier 1940 : nouveaux déplacements et cantonnements, le groupe s'occupe à faire des crêpes. - 39. [De Levergies], le 24 janvier 1940 : froid, neige et colis ("C'est tout de même révoltant de voir des embusqués se plaindre. Je serais Daladier, je les mettrais à la gamelle et quinze sous par jour comme les copains, et j'estime qu'ils n'auraient même pas le droit de se plaindre, car ils auraient encore l'avantage de coucher et d'être chez eux pendant leurs heures de loisir"). - 40. Du 25 janvier 1940 : réception de colis. - 41. Du 29 janvier 1940 : réception de nouveaux uniformes. - 42. Du 1er février 1940 : "Je ne vois rien d'extraordinaire à vous dire, notre vie est toujours calme et uniforme". - 43. Du 4 février 1940 : détail du repas du dimanche (sardines, asperges, civet de lapin, purée et deux tartes). - 44. Du 29 février 1940 : reprise de la correspondance après une permission de dix jours. - 45. Du 15 mars 1940 : chute de neige et rhume. - 46. Du 18 mars 1940 : André réagit avec étonnement à la nouvelle que son père, ancien de 1914 (et né en 1894) pourrait de nouveau être mobilisable. - 47. Du 21 mars 1940 : sur une manoeuvre de nuit. - 48. Du 26 mars 1940 : colis et marches. - 49. Du 4 avril 1940 : sur une permission très proche. - 50. Du 20 avril 1940 : sur un supplément de solde de 2.50 francs par jour. - 51. Du 1er mai 1940 : sur sa nomination comme sergent, et son premier repas au mess.[Une fois commencée l'offensive des Ardennes :] 52. Du 10 mai 1940 : sur la suppression de toutes les permissions (la percée allemande est de ce jour). - 53. Du 11 mai 1940 : "Nous sommes tranquilles en ce moment. Le temps passe assez vite, nous jouons à la belote, au jaquet, un peu à tout quoi". - 54. Du 13 mai 1940 : "Nous sommes toujours dans le même pays pour le moment. Je ne sais pas si nous y moisirons encore longtemps. Nous sommes pénards : plus d'exercices, rien, c'est du vrai repos, boire, manger, dormir, nous allons engraisser".Cette missive au contenu incroyablement insouciant semble bien être la dernière de l'infortuné sergent auquel ne restaient que 15 jours de vie. Une phrase surlignée d'encre violette a beau préciser : "Sommes en état d'alerte depuis jeudi". Ses parents ne devaient plus avoir de nouvelles. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Aulnat [Puy-de-Dôme], 25 janvier 1947 - 26 février 1947 10 pièces in-8, en feuilles, généralement sur papier d'écolier réglé.
Dossier qui réunit un choix de lettres de Gilbert Grosdidier (né en 1927) à ses parents après son incorporation pour ses classes à la base aérienne d'Aulnat (la localité accueille aujourd'hui l'aéroport civil de Clermont, mais servait aussi de base militaire après la guerre). Troisième enfant de Henri Grosdidier et de Madame, il avait également une soeur (Monique), et un frère aîné (André), mort au combat pendant la Bataille de France (27 mai 1940, retraite sur Dunkerque), alors qu'il servait comme sergent au 8e Régiment de Zouaves.Le jeune homme est arrivé le 3 janvier, pour une période de deux ou trois mois de classes dans le "peloton des caporaux".I. Du 25 janvier 1947 : sur son séjour à l'infirmerie pour une angine. Il se plaint du froid extrême et de la mauvaise qualité de la nourriture ; en somme, il se rend compte qu'il est à l'armée.II. Du 26 janvier 1947 : poursuite du séjour salvateur à l'infirmerie ("Pour l'instant, je ne m'en fais pas : je suis planqué et bien au chaud").III. Du 29 janvier 1947 : il est exempté d'exercice et continue de fréquenter l'infirmerie ("Nous sommes dans de petites chambres de trois lits, confortables à souhait, un poêle qui ronfle formidablement ; hier soir, il faisait au moins 30° au-dessus, dans la chambre, on était à moitié à poil, tu parles si ça change, nous n'avons pas beaucoup de soins mais par contre un traitement qui n'est pas mal pour moi : nous avons le matin du chocolat en plus du pain sec, un quart de lait dans la matinée et un autre pareil dans l'après-midi, les repas sont les mêmes qu'au réfectoire, mais plus abondants"). IV. Du 31 janvier 1947 : spéculation sur les permissions à venir et sur la fin de la période de classes ("On ne sait toujours pas la date de la fin de nos classes. Ceux qui sont arrivés au camp le 18 novembre ont fini leurs classes aujourd'hui. Ils vont avoir une perme de détente de 10 jours, ils ont donc fait 3 mois de classes. En ce qui nous concerne, je ne pense pas que nous en ferons autant"). V. Du 5 février 1947 : longue lettre sur un grand jour, car apparemment jour de vol à voile pour le jeune homme. "J'ai fait un premier vol hier matin en double, j'en ai refait un autre l'après-midi (...). J'étais un peu émotionné, vous pensez, c'était mon premier vol seul, ça fait quand même une drôle d'impression, surtout sur cette vieille cage à poules qu'est le 15 A". Suit le détail technique de l'exercice.VI. Du 7 février 1947 : vaccination et perspectives de permissions. Gilbert reçoit confirmation que les classes dureront bien trois mois ("En ce moment, nous en bavons comme des Russes avec notre fusil ; ça c'est vraiment crevant : sans arrêt le monter, le descendre, présentez armes, mettez les baïonnettes, retirez, etc., surtout que l'on a un adjudant qui est un saligaud de premier ordre qui éprouve un malin plaisir à nous faire trimer, celui-là pourvu qu'il s'en aille la semaine prochaine").VII. Du 11 février 1947 : nouveau jour de vol ("Nous appartenons à un club civil, seulement nous volons dans une section militaire, car il y a deux moniteurs, un civil et un militaire. Nous volons donc comme les civils, seulement nous payons moins cher qu'eux, car pour nous le commandant fournit l'essence qui nous est nécessaire").VIII. Du 14 février 1947 : il se prépare à passer son brevet B pour le vol à voile.IX. Du 24 février 1947 : retour de permission, avec une "absence illégale de 36 heures", qui lui vaut un sévère remontage de bretelle chez son lieutenant, et quelques punitions (12 jours de "trou" quand même).X. Du 26 février 1947 : suite et fin des punitions. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
circa. 1800. 1800 1 vol. in-8 manuscrit (145 x 230 mm) de: [2] ff. (table); 420 p. manuscrites numérotées. (petits manques aux pages de garde restaurés) Demi-basane d'époque, plats recouverts de papier marbré orange, dos lisse orné et titré.
Fascinant manuscrit anonyme du début du XIXème siècle sur Guernesey. Dune écriture très soignée, le texte est divisé en 5 parties dont la première est rédigée en français tandis que les suivantes sont en anglais. Le contenu des 5 parties est ainsi composé de : I. pages 1-28 : Le Précepte d'Assise, II. pages 29-91 : Orders in Council in the reign of Queen Elizabeth, III. pages 92-286 : Orders sent down by the Commissioners in 1607, IV. pages 287-412 : Orders of Council [1627-1767], pages 413-420: Extract of an Act of parliament passed in the 4th year of the reign of king George III. La première partie en français, sorte détat des lieux juridique de Guernesey, est présentée par son auteur en préambule de la sorte : Ci sensuivent partie des libertés usages et anciennes coutumes, usées, tenues et gardés en lile de Guernesey de tout le temps dont mémoire dhomme nest du contraire et approuvées dûment yllenques par devant les justices de notre souverain et très excellent Seigneur le Roi dAngleterre.. Les parties suivantes rapportent quant à elles des débats au parlement britannique touchant à la question de Guernesey au cours des siècles passés ainsi que les décrets du conseil (Orders in Council en anglais) sur le sujet. On peut notamment y lire en préambule de la première partie : At Westminster, the XI of March 1568, the L. Keeper, the Duke of Norff, the marquis of Northampton, the L. Stewarde, the L. of Beddeforde, the L. of Leicester [...] where complainte hath been lately made onto the lords and others of the Ducenés [...] by letters as well from francis Chamberlain, Esquier captain and Governor of the Isle of Guernesey as from the Bailliffe of Juratts of the same Isle of divers quarrels and troubles latelie grow on betweene them concerninge certaine graunts, confirmations and other matters of controuversie when he had to the pacification and good quiet of that Isle, and the Inhabitants of the same, like as their Lordships thought it not fitt for good respects to suffer any such striffe or division to be any longuer nurished, speciallye amongest suche as ought chiefalie to joine together in good concorde for the well governing of the charge committed unto them.. Vestige du duché médiéval de Normandie de 1204 qui résulta en la conquête de la Normandie par les français et en la conservation des îles Anglo-Normandes par le roi dAngleterre, Guernesey et ses voisines ont toujours nourri des débats. Prise dassaut de nombreuses fois par les français mais ayant résisté grâce à ses forts, Guernesey est encore aujourdhui possédée par le monarque britannique sous le titre de Duc de Normandie sans pour autant faire partie du Royaume-Uni. Les îles Anglo-Normandes sont en effet des dépendances de la Couronne britannique. Dès lors, elles ont depuis très longtemps leur propres pouvoirs législatif et exécutif. Provenance : Ex-libris armorié dans un médaillon doré et collé au dos du premier plat : TDC Graham. Il semble sagir de Thomas Douglas Cunningham Graham (1816-1884) originaire de Dunlop dans lAyrshire, ce dernier ayant hérité d'une fortune de plus de 200 000 livres sterling de son oncle Thomas Dunlop Douglas, un marchand antillais. Précieux document bien conservé pour servir à l'histoire de l'organisation de l'Ile de Guernesey 1 vol. 8vo manuscript (145 x 230 mm) of: [2] ff. (table); 420 numbered manuscript pages. Contemporary half basane, boards covered with orange marbled paper, smooth spine decorated and titled. (small losses on the flyleaves restored) Fascinating anonymous manuscript from the beginning of the 19th century on Guernsey. With a very fine handwriting, the text is divided into 5 parts, the first of which is written in French while the following ones are in English. The content of the 5 parts is thus composed of : I. pages 1-28: "Le Précepte d'Assise", II. pages 29-91: "Orders in Council in the reign of Queen Elizabeth", III. pages 92-286: "Orders sent down by the Commissioners in 1607", IV. pages 287-412: "Orders of Council [1627-1767]", pages 413-420: "Extract of an Act of parliament passed in the 4th year of the reign of king George III". The first part in French, a sort of legal inventory of Guernsey, is presented by its author in the preamble as follows: "Here follows part of the liberties uses and old customs, used, held and kept in the island of Guernsey of all the time of which memory of man is of the contrary and approved duly yllenques by before the justices of our sovereign and very excellent Lord the King of England. (translated from French)". The following sections report on the debates in the British Parliament concerning the question of Guernsey during the past centuries as well as the Orders in Council on the subject. The preamble to the first part reads: "At Westminster, the XI of March 1568, the L. Keeper, the Duke of Norff, the marquis of Northampton, the L. Stewarde, the L. of Beddeforde, the L. of Leicester [...] where complainte hath been lately made upon the lords and others of the Ducenés [... ] by letters as well from francis Chamberlain, Esquier captain and Governor of the Isle of Guernsey as from the Bailliffe of Juratts of the same Isle of divers quarrels and troubles latelie grow on betweene them concerninge certain graunts, confirmations and other matters of controuversie when he had to the pacification and good quiet of that Isle, and the Inhabitants of the same, like as their Lordships thought it not fitt for good respects to suffer any such striffe or division to be any longuer nurished, speciallye amongest suche as ought chiefalie to joine together in good concorde for the well governing of the charge committed unto them. ". As a remnant of the medieval Duchy of Normandy of 1204, which resulted in the conquest of Normandy by the French and the retention of the Channel Islands by the King of England, Guernsey and its neighbors have always been the subject of debate. Stormed many times by the French but having resisted thanks to its forts, Guernsey is still owned by the British monarch under the title "Duke of Normandy" without being part of the United Kingdom. The Channel Islands are indeed crown dependencies. Therefore, they have had their own legislative and executive power for a long time. Provenance: Armorial bookplate in a gilt medallion and pasted on the back of the first cover: "TDC Graham". This appears to be Thomas Douglas Cunningham Graham (1816-1884) of Dunlop, Ayrshire, who inherited a fortune of over £200,000 from his uncle Thomas Dunlop Douglas, a West Indian merchant. A valuable and well-preserved document for use in the history of the organization of the Island of Guernsey.
Ll. dd., décembre 1811 19 pièces in-folio ou in-4, écritures de différentes mains, certaines pièces comportant ratures et biffures, en feuilles.
Petit dossier cohérent qui regroupe des copies ou des brouillons de rapports adressés à l'Empereur ou à des officiers supérieurs sur la progression des opérations militaires en Espagne en ce mois de décembre 1811. Il manque manifestement à cet ensemble des lettres, mais ce qui est conservé donne un excellent tableau des opérations des Français en Espagne.I. Du premier décembre 1811, Valence : rapport du général Nicolas de Loverdo (1773-1837), sous-chef d'état-major, au général Foy sur la situation de la place de Plasencia, qu'il commandait en l'absence de son supérieur (un feuillet in-folio écrit sur chaque page). Le ton est plutôt frais : "Vous avez ici un officier à vous avec qui j'ai dû avoir des rapports de service. Vous pouvez savoir très aisément si mes discours ou ma conduite ont pu provoquer la moindre inquiétude dans les esprits, et si, loin d'exagérer des dangers éloignés, j'ai pris froidement et dans le silence des mesures de précaution qui ne sont jamais inutiles".II. Du 5 décembre 1811, Barcelone : rapport du général Maurice Mathieu de La Redorte (1768-1833) au général Decaen, sur l'engagement avec la division du général de Sarfield [= Pedro Sarsfield, 1781-1837], qui gardait les défilés de Trenta Passas (un feuillet in-folio écrit au recto).III. Du 6 décembre 1811, Barcelone : lettre du général Decaen (1769-1832), commandant en chef de l'Armée de Catalogne, au ministre de la guerre, sur la garnison de Tarragone, portée de 800 à 1600 hommes (un feuillet in-4 écrit sur deux pages).IV. Du 7 décembre 1811, Talavera : arrêté de Marmont, duc de Raguse (1774-1852), commandant en chef de l'Armée de Portugal, déterminant le nombre de rations attribuables aux militaires et employés des différents grades (un bifeuillet in-folio entièrement écrit et regroupant 8 articles et un grand tableau).V. Du 7 décembre 1811, Paris : lettre de Louis-Alexandre Berthier (1753-1815), major général des armées, à l'Empereur, rendant compte de la transmission des ordres et instructions de Napoléon aux différents chefs de corps pour les opérations du siège de Valence, l'approvisionnement de Badajoz, les travaux de fortification de Santona et de Burgos (un bifeuillet in-4 entièrement écrit). Est jointe une lettre du même Berthier à Soult, commandant en chef de l'Armée du midi (un feuillet in-4 écrit au recto), concernant une mesure personnelle : "L'Empereur, Monsieur le Maréchal, ordonne de suspendre de ses fonctions le colonel Merlhes du 12e Régiment de dragons, employé à l'Armée du midi, dont l'incapacité a occasionné la perte d'un détachement dans les Alpuxarres [= Alpujarras]". Il s'agit de Jean-Gabriel-Marie Merlhes (1773-1835), qui sera mis en non-activité à la Première Restauration.VI. Du 8 décembre 1811, Paris : lettre non signée de Berthier à l'Empereur, l'informant que le général Le Paige D'Orsenne (1773-1812) a bien exécuté les ordres pour le placement des troupes de l'Armée du Nord de l'Espagne, et que la garnison d'Astorga a dû être en partie complétée par des membres de la Garde impériale (un feuillet in-4 écrit au recto).VII. Du 8 décembre 1811, Girone : rapport du général Decaen au ministre de la guerre sur une opération destinée à introduire un convoi dans Barcelone le 3 décembre dernier (5 pp. in-folio). Il s'agit de la même affaire déjà traitée par Mathieu dans la pièce II*. VIII. Du 8/16 décembre 1811, Talavera : rapport du général d'artillerie Louis Tirlet (1771-1841) sur les 484 hommes mis à sa disposition par le duc de Raguse (un bifeuillet écrit sur 3 pages).IX. Du 9 décembre 1811, Girone : lettre du général Decaen au ministre de la guerre [Henri-Guillaume Clarke], réclamant des secours en hommes et en numéraire pour les opérations de Catalogne, et spécialement pour empêcher les Anglais de débarquer des munitions sur les côtes (un feuillet in-folio écrit sur deux pages). X. Du 10 décembre 1811, Paris : lettre de Berthier au général d'Orsenne, lui faisant connaître la nouvelle composition des armées du Nord et de Portugal (5 pp. in-folio, brouillon).XI. Du 10 décembre 1811, Paris : lettre de Salamon au duc de Raguse, lui faisant connaître les changements ordonnés par l'Empereur dans les arrondissements militaires des diverses armées, et spécialement la nouvelle organisation de l'Armée de Portugal qu'il commande (8 pp. in-folio, brouillon, et un feuillet in-8 volant).XII. Du 12 décembre 1811 : lettre adressée au général Decaen, lui signifiant le non-remplacement de Bourdon comme intendant général de Catalogne, rappelé en France pour raison de santé (un feuillet in-folio écrit sur deux pages, brouillon). XIII. Du 12 décembre 1811, Madrid : lettre du roi Joseph au duc de Raguse, le prévenant qu'il retire 1500 hommes de la Manche pour les réunir au général Jean-Barthélémy d'Armagnac (1766-1855), qui opère un mouvement sur Valence (un feuillet in-folio écrit sur deux pages).XIV. Du 15 décembre 1811, Madrid : lettre du Roi Joseph au duc de Raguse, annulant le grand mouvement qu'il avait prévu sur Valence, l'Empereur n'acceptant que la marche d'une division (un bifeuillet écrit sur 4 pages). XV. Du 15 décembre, Paris : lettre, non signée, de Berthier au ministre de la guerre, sur les ordres donnés par l'Empereur aux généraux Honoré-Charles Reille (1775-1860) et Marie-François-Auguste de Cafarelli du Falga (1766-1849) de se porter en Aragon pour appuyer les opérations du siège de Valence, le maréchal Suchet n'ayant pas assez de forces (un feuillet in-4 entièrement écrit). XVI. Du 24 décembre 1811, Moya (en Castille) : lettre du général d'Armagnac, rendant compte de l'expédition menée sur Moya (province de Cuenca) (un feuillet in-folio écrit sur deux pages). XVII. Du 25 décembre 1811, Paris : lettre non signée de Berthier à l'Empereur, sur l'ordre donné au général François-Gédéon Bailly de Monthion (1776-1850) d'organiser à Bayonne une force destinée à protéger la ville et ses côtes (un feuillet in-4 écrit au recto). Monthion commandait alors une division d'infanterie s'élevant à 20 000 hommes.XVIII. Du 28 décembre 1811, Paris : lettre non signée de Berthier à l'Empereur, rendant compte des ordres transmis aux généraux présents en Espagne (le duc de Raguse, d'Orsenne, Suchet et Caffarelli) sur les opérations en cours (un bifeuillet entièrement écrit).XIX. Du 28 décembre 1811, Girone : lettre du général Decaen au ministre de la guerre, demandant une augmentation des troupes en prévision des opérations (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Ll. dd., octobre 1811 - novembre 1811 35 pièces in-folio ou in-4, écritures de différentes mains, certaines pièces comportant ratures et biffures, en feuilles. Traces d'humidité sur de nombreuses pièces.
Petit dossier cohérent qui regroupe des copies ou des brouillons de rapports adressés au maréchal Soult duc de Dalmatie, ou à des officiers supérieurs sur la progression des opérations militaires en Espagne en ce mois de novembre 1811. Il manque manifestement à cet ensemble des lettres, mais ce qui est conservé donne un excellent tableau des opérations des Français en Andalousie, et aux alentours de Cadix.I. Du 23 octobre 1811, Paris : le ministre du trésor, Mollien, informe que l'Empereur a approuvé les conditions de remboursement de l'emprunt fait à Lugo pour le service des troupes d'Espagne (un bifeuillet in-folio de duplicata écrit sur trois pages).II. Du 13 novembre 1811, Jaén : lettre du général François-Antoine Lallemand (1774-1839), commandant supérieur de la province de Jaén, sur le manque de troupes pour assurer les communications (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).III. Du 14 novembre 1811, Jaén : lettre de Lallemand recommandant d'effectuer une expédition sur Cazorla (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). IV. Du 16 novembre 1811, Badajoz : lettre du général Philippon (1761-1836) au duc de Dalmatie (Soult) annonçant l'arrivée du 9e Régiment d'infanterie légère et du 4e du Grand Duché de Varsovie avec un convoi provenant de Séville (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).V. Du 16 novembre 1811, Montellano (Andalousie) : rapport du général Jean-Baptiste-Pierre Semellé (1773-1839), commandant de la 2e division du 1er corps de l’armée d’Espagne, à Soult, sur son arrivée dans la localité (un bifeuillet in-4 écrit sur 3 pages). VI. Du 17 novembre 1811, Villamartin (Andalousie) : rapport de Semellé à Soult, sur ses mouvements en Andalousie (un bifeuillet in-4 entièrement écrit).VII. Du 17 novembre 1811, Cordoue : lettre du général Victor de Faÿ de Latour-Maubourg (1768-1850) à Soult, sur les mouvements du Régiment de Hesse-Darmstadt parti escorter un convoi pour Badajoz (un bifeuillet in-folio entièrement écrit).VIII. Du 18 novembre 1811, Almeria : compte rendu du chef de bataillon Duport sur une attaque de 1200 partisans qui eut lieu la veille (un feuillet in-folio écrit au recto).IX. Du 20 novembre 1811, Cordoue : lettre de Latour-Maubourg à Soult l'informant de l'autorisation de l'attaque sur Cazorla souhaitée par Lallemand (cf. pièce III) (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). Ci-joint deux lettres de Lallemand du 19 et du 20 courant rendant compte de ses dispositions, et prévient qu'un corps ennemi a paru à El Castellon, etc.X. Du 20 novembre 1811, Cordoue : rapport du général Alexandre Digeon (1771-1826) à Soult, sur les dispositions prises de conserve avec Latour-Maubourg (7 pp. in-folio).XI. Du 21 novembre 1811, Cordoue : lettre de Latour-Maubourg à Soult sur la suite de la même affaire (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XII. Du 21 novembre 1811, Antequera : lettre du général Jean-François Leval (1762-1834), commandant de la "division allemande" (une formation composée de la brigade hollandaise, du régiment de Nassau, du régiment de Bade, du régiment de Hesse-Darmstadt, d'un régiment de gardes nationaux de Paris et de quelques autres unités), à Soult, sur les dispositions prises pour chasser les partisans sévissant entre Grenade et Malaga (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages, avec un billet joint du 23 novembre).XIII. Du 21 novembre 1811 : rapport du général Georges-Alexis Mocquery (1772-1847), chef de l'état-major général du premier corps (devant Cadix), sur les opérations de blocus du 16 au 20 novembre (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages). XIV. Du 21 novembre 1811, Baza : transmission d'un rapport rédigé par le commandant des troupes d'Almeria sur la poursuite des partisans dans les Alpujarras (un feuillet in-folio entièrement écrit).XV. Du 21 novembre 1811, Bornos (près de Cadix) : le général Pierre Barrois (1774-1860) transmet une copie des instructions reçues du duc de Bellune (Perrin) et donne avis que l'ennemi rassemble toutes ses forces à Ximena (un bifeuillet in-folio écrit sur deux pages et copies des instructions de Perrin sur un bifeuillet joint écrit sur 3 pages).XVI. Du 23 novembre 1811, Madrid : lettre du marquis d'Almenara à Soult sur des mouvements préfectoraux dans le sud : "Les observations confidentielles que Votre Excellence a eu la bonté de m'adresser sur le compte de divers préfets d'Andalousie, m'ont paru trop importantes pour n'être pas mises sous les yeux de Sa Majesté" (un bifeuillet in-folio entièrement écrit).XVII. Du 23 novembre 1811, Madrid : lettre du marquis d'Almenara à Soult rendant justice aux efforts du maréchal pour assurer les subsistances en Andalousie (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XVIII. Du 23 novembre 1811, Paris : lettre de Louis-Alexandre Berthier (1753-1815), major général des armées, à Soult, sur de nouvelles consignes concernant le transport des pièces de comptabilité (un feuillet in-4).XIX. Du 24 novembre 1811, Baza : compte rendu des mouvements de l'ennemi (un feuillet in-folio entièrement écrit).XX. Des 25 & 26 novembre 1811 : le duc de Bellune prévient de la marche du général Barrois sur Ronda (3 pièces in-4 ou in-folio, dont une copie des instructions au général Barrois).XXI. Du 25 novembre 1811, Baza : rapport relatif aux mouvements et projets de l'ennemi (est jointe une lettre du commandant d'Almeria sur l'occupation de Huercal).XXII. Du 25 novembre 1811, Paris : lettre de Berthier à Soult le laissant maître de composer à sa guise la garnison de Badajoz (un feuillet in-4 écrit sur une page).XXIII. Du 26 novembre 1811, Almendrajelo (vers Badajoz) : lettre de Jean-Baptiste Drouet d'Erlon (1765-1844), commandant le 5e corps, à Soult, sur les mouvements de Castanos et l'assassinat de plusieurs militaires (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). Avec copie d'une lettre de Castanos à Drouet en date du 19 novembre (texte castillan et traduction française), avec la réponse de Drouet du 23 novembre.XXIV. Du 26 novembre 1811 : rapport du général Georges-Alexis Mocquery (1772-1847), chef de l'état-major général du premier corps (devant Cadix), sur les opérations de blocus du 20 au 25 novembre (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XXV. Du 26 novembre 1811, Cordoue : lettre de Latour-Maubourg à Soult, pour présenter une lettre de Lallemand (non jointe).XXVI. Du 27 novembre 1811, Cordoue : ordres envoyés par Latour-Maubourg à Lallemand pour assurer la gauche de Soult et réprimer les partisans qui pénétreraient dans la Manche et la province de Jaén (un bifeuillet in-folio écrit sur 2 pages). Avec une lettre de Soult et une de Lallemand.XXVII. Du 28 novembre 1811, Paris : lettre de Berthier à Soult lui demandant que le ministre de la guerre et les dépôts soient informés des distributions faites sur les magasins de l'armée (un feuillet in-4 entièrement écrit).XXVIII. Du 28 novembre 1811, Baza : Soult fait connaître les différents rapports qui lui sont parvenus sur les directions prises par l'ennemi à la nouvelle de la capitulation de Valence (un bifeuillet in-folio écrit sur deux pages). XXIX. Du 28 novembre 1811, San Roque : compte rendu de Leval à Soult sur sa marche sur Saint-Roch (5 pages in-folio).XXX. Du 29 novembre 1811, San Roque : rapport du même Leval sur l'affaire de la Sierra Carbonera du 28 courant (10 pages in-folio).XXXI. Du 29 novembre 1811, Almendrajelo : transmission par Drouet d'Erlon des divers rapports concernant les opérations de l'ennemi (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages). Avec la copie d'une lettre du général Louis-Pierre de Montbrun (1770-1812) sur une reconnaissance à El Bodon (province de Salamanque) dans laquelle eut lieu un engagement avec la 3e division anglaise. Il faut dire que ce combat d'El Bodon remontait au 25 septembre précédent, comme on le verra à la lecture de la lettre.XXXII. Du 29 novembre 1811, Cordoue : Latour-Maubourg donne avis de son mouvement sur Ubeda (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XXXIII. Du 29 novembre 1811, Séville : rapport envoyé à Soult par Philippe-Gaëtan Mathieu de Favier (1761-1833), intendant général de l'Armée du Midi, sur la disproportion du prix des grains et du prix d'admission (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages). XXXIV. Du 30 novembre 1811, Baza : détails sur les mouvements de l'ennemi et l'occupation de Caravaca de la Cruz (un feuillet in-folio écrit au recto).XXXV. Du 30 novembre 1811, Paris : circulaire de Berthier, ordonnant que les sergents et caporaux qui ont moins de deux ans de service rentrent dans le rang comme simples soldats (un feuillet in-4 entièrement écrit). - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Octobre 1673. Pièce sur parchemin (env. 50 x 61 cm), signée de Louis XIV (secrétaire à la main) et contresignée du secrétaire d'Etat Louis Ier Phélypeaux de Pontchartrain (1613-1685). Plusieurs contreseings au revers (dont l'enregistrement à la cour des comptes de Montpellier). Grand sceau de cire brune (cassé en bordure) avec liens de soie rose et verte.
Pierre II de Guilleminet, greffier et secrétaire des Etats de Languedoc était le fils de Pierre Ier, premier consul de Montpellier en 1639. La famille portait d'azur au chevron d'or accompagné vers le chef de deux maillets aussi d'ior, et vers la pointe d'une tête de taureau de même. H. de Caux, Catalogue général des gentilshommes de la Province de Languedoc, Pézenas, 1676, p. 91, cite cet acte.
Abbaye de Solesmes, 1864. Petit in-4° (175x125 mm), plein maroquin lavallière, dos rond à cinq nerfs soulignés d'un filet doré fin, caissons à double encadrement de filet doré fin et fleurons de marguerite dorés, titre et date en queue (1864) dorés, double filet d'encadrement des plats, titre en majuscules et chiffre MG doré, marguerites dorées en coins sur les deux plats, dentelle intérieure accompagnée de dents-de-rat, filet doré sur les coupes, soie moire écarlate en contre-plats et gardes (Pinot au Mans) ; 14 feuillets de bristol crème épais accompagnés de serpentes de papier de soie montés sur onglets entièrement consacrés à un calendrier manuscrit et décoré dans le style des livres d'heures des XVe-XVIe siècles, accompagné de la page de garde qui fait office de lettre d'envoi manuscrite du frère Prosper Guéranger à Mlle Marguerite Landeau, à l'occasion de son mariage [avec Gustave-Marie Daniel-Lacombe], daté du 2 février 1864, veille de la cérémonie du mariage à l'abbaye de Solesmes.
Ce calendrier contient toutes les dates qui intéressent les deux familles qui vont s'unir : la famille Landeau qui tenait une grande marbrerie au pied de l'abbaye de Solesmes et la famille Daniel-Lacombe originaire du Poitou. Le feuillet du mois d'octobre a par la suite été transformé et repris avec marges en décoration de deuil pour le décès du jeune marié, Gustave-Marie, en date du 24 octobre 1866. La page, sur fond noir orné de fines arabesques de fleurs et de feuilles est d'une très grande finesse. Il faut noter une légère erreur de reliure aux mois de mai et juin, qui ont été inversés.L'ensemble du document est colorié à la gouache de toutes les couleurs et rehaussé à l'or.Superbe document, réalisé avec beaucoup de goût, de finesse et de soin, l'ensemble est d'une rare élégance et en parfait état. Pièce unique, intime et émouvante réalisée par les moines de Solesmes.
Sans lieu, sans nom, sans date (vers 1730). In plano maroquin rouge, grandes et petites armes sur les plats encadrés d'une large dentelle dorée et fleurons d'angle, dos à nerfs orné et fleurdelysé (50 x 68 cm). 40 feuillets manuscrits. (Reliure de l'époque avec dos refait, traces sur les plats).
En 1661, dès le début de son règne, Louis XIV, assisté de Colbert, secrétaire d'état à la mairie et surintendant des Eaux et Forêts, lance une grande réformation des forêts royales pour la fourniture de bois pour la marine. Il fait aménager les forêts avec l'obligation de conserver une partie de chaque forêt en haute futaie. Une enquête menée par Habert de Montmort, intendant des galères à Marseille, dans les années 1682-1683 fait état des lieux de production des bois dans toute la Provence.CE DOCUMENT EXCEPTIONNEL ET UNIQUE est une copie manuscrite intégrale des registres de 1683-87 de la Marine de Toulon, disparus depuis longtemps. Cf : Barri, Labbas et Bernardi "De la forêt au bâtiment. Approche pluridisciplinaire des couvertures de bois dans le sud-est de la France (XIIe-XIXe siècle). Archives privées de Guy Jourdan-Barry, Marseille".Les ressources de centaines de villes et de villages des vigueries d'Aix, de Trascon, Forcalquier, Hyères, Grasse, Brignoles, Sisteron, Draguignan, etc. sont indiquées avec les quantités d'arbres en détail, les proportions des bois (longueur et diamètres) et à quoi ils sont propres. Egalement l'itinéraire détaillé, avec les difficultés d'acheminement précisément décrite jusqu'à la mer.La reliure exécutée au XVIIIe siècle porte les armes de la famille Habert de Montmort avec sur la page de garde, la légende manuscrite "A Monsieur le Marquis de Thomassin de Saint-Paul, président à mortier du parlement de Provence". O.H.R., 151.
S.l. [Mareil-le-Guyon], 1909 in-8, 192 pp. d'une écriture fine ou moyenne et très lisible, percaline grenat, titre sur le plat.
Composé en 1909, il reproduit une enquête du Petit journal auprès de ses lecteurs, destinée à déterminer quelles célébrités de la période récente pourraient avoir les honneurs du Panthéon. Suivent les biographies de Pasteur, Parmentier, Jacquard, Gambetta, Savorgnan de Brazza, Bugeaud, du cardinal Lavigerie, de Marinoni (ancien patron du Petit journal, mort en 1904 ...), Monthyon, Arago, Béranger, Daguerre, Thiers, Pierre Curie, Alexandre Dumas père, Lamartine, Denfert-Rochereau et Jules Favre.Napoléon-Joseph Harlay, né en 1834 à Lieusaint (Seine-et-Marne) était le fils d'un vétéran de Waterloo qui avait élévé son fils dans le souvenir de la gloire impériale (en 1840, il l'emmena aux cérémonies du transfert des cendres). Il connut alors trois existences successives et bien distinctes : il fut d'abord zouave du 2e Régiment, de 1855 à 1861 par engagement volontaire de sept ans, cadre dans lequel il participa à la campagne de Crimée (hiver 1855-1856), aux opérations diverses d'Afrique du Nord (Oudja en novembre 1856, prise de Souk-el-Arba le 24 mai 1857, prise de Icheriden, le 24 juin 1857), à la campagne d'Italie comme sergent (Magenta et Solférino en 1859). Après sa démobilisation en 1861, en conséquence d'un état de santé dégradé, il fut adressé à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, où il commença en novembre 1861 comme élève-homme d'équipe à la gare de Poissy. Il gravit ensuite tous les échelons (conducteur de train, chef de train, sous-chef de gare) pour terminer comme chef de gare (nomination en 1881), et prit sa retraite en 1893, non sans s'être marié en 1864 avec une certaine Ernestine. C'est sans doute pour en occuper les loisirs qu'il se lança dans la politique municipale : conseiller municipal de Mareil-le-Guyon (alors en Seine-et-Oise, actuellement dans les Yvelines) à partir de 1896, il fut adjoint au maire de 1909 à 1912, et administra la commune en remplacement du comte Elie de Béziade d'Avaray (1858-1917), absent. Il mourut le 23 avril 1917.C'est en tant que chef de train qu'il joua au début de la Guerre de 1870 un petit rôle en accompagnant Napoléon III (28 juillet 1870) et l'Impératrice Eugénie (août 1870) dans leurs déplacements pendant les hostilités. Prompt à faire grand cas de tout ce qu'il avait accompli, il semble avoir beaucoup parlé de lui, et envoyé des memoranda à droite et à gauche, si bien que lui fut consacré un articulet de la Revue des études napoléoniennes relatant une visite de Gaston Boudan effectuée en 1913, soit au moment de la rédaction de nos textes. Comme on pouvait s'y attendre, la question des médailles préoccupait particulièrement le vieil homme ; celles dont il était déjà titulaire (médaille coloniale pour la conquête de la Grande Kabylie, médaille d'Italie, médaille d'honneur du travail), mais surtout celles qu'il ne possédait pas : il se soucie ainsi beaucoup de l'institution d'une médaille de 1870-1871 créée seulement par la loi du 9 novembre 1911 (il y revient dans son texte à plusieurs reprises, sous forme de memoranda ou de lettres) ; enfin la précieuse médaille militaire (son grand drame est de n'avoir pu l'obtenir en raison de la législation en vigueur et une partie de ses démarches visait cette récompense ...). - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
[Paris], s.d. (vers 1860) in-4, [21] ff. n. ch. de texte (y compris titre et table alphabétique), 15 pp. de blasons dessinés à l'encre de Chine (regroupant 142 armes blasonnées), en feuilles, sous chemise de papier crème.
Copie exécutée avec le dernier soin et offrant un tableau des plus intéressants de l'héraldique langroise à la fin du XVIIe siècle.Aucune mention ne permet d'identifier le copiste. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (fin XVIIIe) in-4, 2 ff. vierges, ff. 4-126, couverts d'une écriture très fine, appliquée et lisible (environ 35/40 lignes par page), avec des collettes aux ff. 36 et 50, ff. 127-156 vierges, table chronologique des maréchaux aux ff. 157160, ff. 161-164 vierges, demi-vélin rigide, dos lisse, tête mouchetée (rel. du XIXe s.). Exemplaire parfois rogné court en tête.
Une des copies manuscrites de l'un des ouvrages de Pierre-Nicolas Hébert (1691-1766), né et mort à Coulommiers. Il dispose ses notices biographiques (connétables jusqu'à la suppression de l'office en 1627, puis maréchaux) par ordre chronologique.Reçu avocat au Parlement de Paris le 19 avril 1712, il obtint une charge d'écuyer valet de garde-robe du roi Louis XV le 21 juillet 1718, charge qu'il occupa jusqu'au 25 juin 1760, année de son admission comme vétéran pensionnaire du roi. Mais en fait, sa passion fut de se consacrer à des travaux historiques, et en particulier sur l'histoire de la ville de Coulommiers, dont il est considéré comme le premier historien. Il réalisa ainsi notamment avec minutie une copie d'une grande quantité d'actes relatifs à sa ville natale et en constitue un recueil. Aucune de ses compositions ne connut d'impression, mais elles circulèrent généralement sous forme manuscrite parmi les connaisseurs.Exemplaire de G. Ogier de Baubry, avec vignette ex-libris héraldique contrecollée sur les premières gardes.Notice manuscrite moderne sur l'auteur, contrecollée en regard de l'ex-libris. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
1900 Manuscrit vers 1900, dans un cahier d'école in-4° de 54 pages non chiffrées, d'une écriture très lisible, illustré de plus de 83 blasons et meubles en couleurs découpés et contrecollés dans le texte, couverture de papier granité marron, étiquette manuscrite. Texte écrit aux encres violette et rouge.
Il s'agit de la copie d'articles consacrés au blason dans un ou plusieurs ouvrages classiques d'héraldique. Les pages inutilisées du cahier à la fin ont été coupées à la marge interne. Couverture frottée.(ClBe1)
Paris, 2 Janvier 1708. Pièce sur vélin (env. 53 x 67 cm), sceau de cire rouge encapsulé sous laiton avec cordon rouge.
Jean-François Huguet (Rennes 1679-1749), architecte se rendit célèbre pour avoir reconstruit la ville de Rennes après l'incendie de 1720.
Marseille, La Charité et Hôtel-Dieu, 1818, in-folio, 24 feuillets, Broché, "N° 3, Commencé le 22 février 1818 & fini le 31 mars 1818". (Inscrit sur la couverture) Registre autographe des hôpitaux de Marseille rédigé journellement à l'encre noire, sur 4 colonnes : Numéros d'ordre (entre 196 et 289), "Classification", "Désignation et analyse" et "Décision de la commission exécutive". Chaque numéro d'ordre expose, selon une classification, les divers faits survenus durant en février et mars 1818 : Population & personnel ; Comptabilité (dépenses journalières, entretien du mobilier, frais de pharmacie, etc.) ; Service médical ; Bâtiment ; Boulangerie ; Contentieux, etc. Dans la section Population & personnel on trouve diverses inscriptions pour des demandes d'admissions (en tant que patients ou simples "passants") des transferts, des décès ou bien des remises en liberté. Ces inscriptions sont faites entre les établissements de l'hôtel Dieu et l'hôpital de la Charité pour des sujets : "insensés et furieux", des aliénés et des reclus, des pauvres et des vieillards, ou encore des enfants orphelins. Les rapports médicaux sont établis par M. Dugas, médecin en chef de l'hôpital Dieu et Mr. Le Semainier de l'hôpital de la Charité. Les mouvements du personnel sont également indiqués dans cette section. Les contentieux sont très souvent liés à l'établissement et la prise en charge de la pension des sujets. Quelques faits marquants inscrits : N° 200 et 275 : Le 28 février il est fait part en "Maternité", service de M. Boyer, qu'un enfant de sexe masculin exposé à l'Hôtel Dieu, le 30 janvier 1818, inscrit sous le n° 2328 est réclamé par sa mère et rendu contre la somme de dédommagement de 900 francs le 1er mars. Les enfants sont renvoyés au bureau de police de Toulon puisque leur mère est "hors-d'état de se charger d'eux". | N° 201 bis : Rapport du médecin Dugas sur le sieur Jn Jacques Coulin, ancien capitaine au long cours, âgé de 67 ans, demeurant rue de la prison, demande d'admission pour un cancer, "maladie incurable". N° 208 : Le 4 mars : Procès-verbal de Mr Le Semainier de St Lazare dressé par M. Malvillon, commissaire de police, duquel il résulte que Marie Negrel (Madame Devin) se livrant à des "actes de fureur & de démence" sera transférée à St Lazare. N° 214 : Le 6 mars : Admission à l'hôpital de la Charité des enfants Jacques Touche, 7 ans et demi et Véronique Touche, 9 ans nés à la Seyne de feu Jacques Victor Touche et Jeanne Tesse son épouse qui les a abandonnés. N° 220 : Le 7 mars : Demande d'admission à l'hôpital de la Charité de la demoiselle Elizabeth Clément née à Marseille le 16 avril 1742 "au nombre des pauvres vieillards" contre une pension de 300 francs. N° 251 et 259 : Admission comme passante à l'Hôtel Dieu d'une jeune fille âgée de 13 ans Marie Angélique Mignanté née dans le duché de Gênes, venant de l'hôpital de Pertuis de laquelle ville elle a perdu son père Jean Mignanté, cette fille est porteuse d'une feuille de route et d'un passeport délivré par le consul de Sardaigne. Passionnant document manuscrit daté du début du XIXe siècle qui nous informe très précisément par des faits concrets du fonctionnement de deux célèbres établissements hospitaliers marseillais aujourd'hui disparus : La Vieille Charité qui, après la Révolution et jusqu'à la fin du XIXe siècle, était un hospice réservé aux vieillards et aux enfants et l'Hôtel-Dieu, ancien hôpital pour les indigents, qui est devenu aujourd'hui un grand hôtel de luxe. Couverture usée avec auréoles claires, salissures et petits manques de papier en marge. Couverture rigide
Bon 24 feuillets
Strasbourg - 1972 - 1 volume grand in4 - en feuilles sous emboitage recouvert de tissu brun -
Trés bel album "réalisé entiérement à la main, composé de 22 illustrations gravées sur linoleum et imprimées sans presse par l'artiste, et d'un texte écrit à la plume et décoré par Françoise Braun" - Malgré l'inscription au colophon d'un tirage à 50 exemplaires sur vélin d'arches spécial, il n'en a été tiré que 25 - Trés rare -
, [non renseigné], [non renseigné] [non renseigné], in-8, demi-veau noisette, dos à 4nerfs soulignés par fers à froid, caissons ornés de fleurons dorés centraux, soulignés par filets et plaques dorées, tit. doré sur pc. de cuir fauve encadrée par filets et plaques dorées, plats ornés de papier moucheté, tr. mouchetées en rouge, Ex-Libris sous forme d’étiquette sous le premier plat, entièrement manuscrit, en latin, (épidermures sur dos, mq. en coiffe sup., coupes et plats frottés, coins émoussés avec lég. mq., qq. rares rousseurs), 2,5cm.
Phone number : 01 43 29 46 77