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‎[MANUSCRIT]. [BARTET (Albéric-Joseph-Alfred-Louis)].‎

Reference : 239875

‎[Article sur la participation du Jauréguiberry aux opérations des Dardanelles].‎

‎S.l. [Reims], s.d. in-8, [31] pp. mal chiffrées 30 (il y a deux pages chiffrées 12), couvertes d'une écriture moyenne, régulière, très lisible, avec de nombreuses ratures et biffures, en feuilles sur papier de récupération. Feuillets de hauteur différente.‎


‎La critique externe indique que l'on a affaire au brouillon d'un article ou d'une communication, probablement destinée à Cols bleus d'après ce que l'on sait des contributions de l'auteur à ce périodique de la Marine nationale, donc rédigé après la Seconde guerre mondiale. Il s'agit là d'un des très nombreux textes composés pendant et après son service actif par le médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), fils de l'officier d'infanterie de marine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893), et entré à son tour dans la marine nationale en 1893. Devenu médecin principal le 11 octobre 1914, il servit d'abord sur le cuirassé Ernest-Renan (lancé en mars 1906), puis, après une période de trois mois à Rochefort, fut appelé sur le vieux cuirassé Jauréguiberry (mis en service depuis déjà 1893) jusqu'à la fin de 1916. C'est sur ce navire qu'il participa et à l'opération des Dardanelles, et ensuite aux missions de l'escadre de Syrie.Le début du manuscrit plante exactement le contexte :"Tandis que, vers la mi-février 1915, commençaient aux Dardanelles les premières opérations navales du blocus de ce détroit (...), il s'organisait à Bizerte une escadre dite de Syrie ou encore troisième escadre placée sous le commandement du vice-amiral Dartige du Fournet. Elle comprenait deux divisions, la première composée du cuirassé Saint-Louis (pavillon du vice-amiral) et du croiseur D'Entrecasteaux (déjà dans le Canal de Suez) ; et la deuxième composée des cuirassés Jauréguiberry et Henri-IV. Le Jauréguiberry sur lequel j'embarquai le 16 février était commandé par le capitaine de vaisseau [Auguste-René] Beaussant (devenu vice-amiral). C'était le plus vieux cuirassé de notre flotte. Il datait de 1893 où son apparition avait fait sensation par les installations permettant le fonctionnement électrique de son artillerie".Suit, comme dans les carnets de l'auteur, mais de façon très résumée, un éphéméride des activités du Jauréguiberry, depuis le 20 février 1915 jusqu'au 15 juin de la même année. Bartet s'est évidemment servi des notations au jour le jour de ses carnets pour rédiger une synthèse lisible, destinée à un public averti, mais pour lequel cette lointaine expédition devait se trouver en partie oblitérée. Ce sont les opérations et leurs (maigres) résultats qui occupent l'essentiel de la relation, mais notre médecin n'a pas renoncé aux coups de griffe qu'il affectionnait particulièrement ; en témoigne ce portrait acidulé du contre-amiral Émile Guépratte : "Le 1er avril, l'amiral vient passer l'inspection du Jauré. Il est dit que l'amiral est très à cheval sur la tenue des bâtiments. Très formaliste et très militaire, il attache une grande importance à l'exécution correcte du salut du même nom .. Grand, élancé, vêtu de noir kaki impeccable, à jolies pattes d'épaules et orné de la seule croix de la Légion d'Honneur, il a, malgré sa moustache et sa barbe grisonnantes, positivement l'allure d'un sous-lieutenant". Le tragique de la situation à terre , la crainte des sous-marins allemands, les incidents parfois fort graves affectant le navire (par exemple, un obus turc de gros calibre atteignant le pont principal le 5 mai) sont bien mis en relief et confirment par ailleurs ce que tous les témoignages français et anglais ont pu établir. Les incohérences du commandement ne sont pas épargnées : "L'amiral aurait télégraphié à Paris pour nous garder un mois encore, afin d'aller voir la 'ville promise' selon son expression favorite, c'est-à-dire Constantinople. Or, il y a quelque temps, il avait adressé une dépêche concernant l'impossibilité de garder ce cuirassé sans le sacrifier inutilement, vu les défauts dus à son ancienneté". Heureusement, avec la mutation de Guépratte nommé à Bizerte, et son remplacement au commandement de l'escadre des Dardanelles par le vice-amiral Ernest-Eugène Nicol (annoncés le 14 mai), le Jauréguiberry sera affecté à la surveillance des côtes de Syrie en application du blocus franco-anglais de l'Empire ottoman, ce qui constitue une mission nettement moins périlleuse. Après un dernier et risqué appareillage pour Gallipoli (le 23 mai), Guépratte vint faire ses adieux au navire (le 15 juin) : "Il traverse ses anciens appartements dévastés [par l'obus du 5 mai], regrette son salon et sa chambre - mais non sa salle à manger. Il me demande la photographie de 'son trou' (sic). Il se rend à l'infirmerie et dans les carrés ... il nous parle de l'éventualité de nous revoir". Le texte se termine sur ce départ, mais il manque probablement un ou deux ff. (la dernière phrase est interrompue). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[MANUSCRIT]. BARTET (Albéric-Joseph-Alfred-Louis).‎

Reference : 239499

‎Deuxième [- Troisième / - Quatrième / - Cinquième / - Sixième / - Septième / - Huitième] cahier de Notes et souvenirs de mes embarquements pendant la guerre.‎

‎S.l., 1914 - 1917 7 carnets in-16, in-12 ou in-8, [759] ff. n. ch. [Cahiers II-VII] ; 287 pp., avec 2 ff. différents chiffrés 167-68 [Cahier VIII], percaline ou toile noire, le tout dans une grande boîte (33 x 23 cm) de demi-toile verte (reliures de l'époque). ‎


‎Très remarquable ensemble présentant la quasi-totalité du passionnant journal de guerre du médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), fils de l'officier d'infanterie de marine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893), et entré à son tour dans la marine nationale en 1893, marié et père d'une fille Simone lors du début de la guerre. L'ouverture des hostilités le trouva affecté à Rochefort comme médecin résident à l'hôpital maritime de cette ville (depuis le 9 octobre 1913) ; devenu médecin principal le 11 octobre 1914, il servit d'abord sur le cuirassé Ernest-Renan (lancé en mars 1906), puis, après une période de trois mois à Rochefort, fut appelé sur le vieux cuirassé Jauréguiberry (mis en service depuis déjà 1893) jusqu'à la fin de 1916. Après la clôture du dernier cahier, mais à une date indéterminée, il fut de nouveau affecté à terre (Rochefort) et y demeura, au service des blessés, jusqu'à sa nouvelle affectation le 6 novembre 1918 à l'Hôpital maritime de Port-Louis (Morbihan), où il fut chargé de la clinique de dermatologie et de vénéréologie. La notice qui lui est consacrée sur le site "Parcours de vie dans la Royale" est très sommaire et contient au moins une erreur pour son affectation de 1917.De tailles différentes, ces petits volumes présentent cependant tous un texte serré, très lisible, mais écrit assez finement, et occupant tout l'espace des feuillets ; les ratures et biffures sont peu fréquentes, mais pas absentes, attestant d'une rédaction à mesure ou d'une relecture ; dans certains cas rares, les biffures servent à masquer des informations délicates (e.g. au Cahier V, le 30 octobre 1915, des appréciations sur l'autoritarisme du commandant de Rouad). À partir du Cahier III, des soulignements au crayon bleu ou rouge, et quelques dessins ou cartes peuvent relever ou agrémenter le texte ; et, à partir du Cahier VI, notre médecin prit l'habitude de contrecoller différents documents à l'appui de ses descriptions (ce sont des photographies, décrites en leur place, mais aussi des coupures de presse, et même des billets d'entrée ou des tickets de tramway du Caire, trois timbres de guerre - dont un émis sur l'île de Rouad occupée). À mesure de leur rédaction, ces petits carnets avaient été déposés chez l'auteur dans sa demeure de Rochefort, comme précisé à plusieurs reprises par des notes sur les plats supérieurs.L'intérêt spécifique de notre manuscrit réside dans la très large gamme des renseignements contenus, ainsi que dans le style élégant et facile dans lequel ils sont rédigés : loin de constituer , comme on en a trop souvent l'habitude, un simple et sec diaire où sont notés de façon laconique les événements et tâches du jour, nous avons ici affaire à une rédaction véritablement minutieuse, embrassant non seulement les activités militaires et médicales quotidiennes de l'auteur (dont des bulletins de renseignements issus de l'espionnage allié dans les États ottomans), mais également le compte rendu de sa correspondance active et passive (nombreux extraits reproduits, ou résumés, dont les informations transmises par un de ses deux beaux-frères sur l'enfer de Verdun), de ses réflexions et sentiments, l'état détaillé de sa propre santé (médiocre semble t-il, mais le monsieur manifeste une nette tendance hypocondre), sa pratique religieuse des plus régulières (il est apparemment un catholique convaincu, assiste à la messe dominicale, communie régulièrement et se confesse avant les Pâques), ses nombreuses lectures (Eugénie Grandet, Le Curé de village, de notre Balzac ; Barbey d'Aurevilly ; Anatole France ; d'Annunzio ; Fromentin ; Selma Lagerlöf ; de nombreux auteurs contemporains assez oubliés) et aussi les poèmes qu'il rédige et sont immanquablement dédiés à une femme (mais jamais la même, et rarement à la sienne ..), le tout très correctement tracé et convenablement rédigé, ce qui nous change agréablement de nombre de correspondances de guerre et autres relations, que l'on a vu surgir de terre (ou de grenier) depuis les célébrations du centenaire de a Guerre de 1914. Même si ce n'est pas très explicite dans le texte lui-même, il faut noter que Bartet pratiquait de façon fort honorable la photographie et qu'il ramena un grand nombre de clichés de toutes ses navigations coloniales (certains resurgissent régulièrement dans les ventes publiques) ; et c'est le cas également de la Grande Guerre. Passim, il fait régulièrement allusion à ses prises de vues et à ses développements, tout en indiquant alimenter le journal L'Illustration de certains portraits et clichés sélectionnés. Il sera inutile d'y revenir. Enfin, il est malheureusement impossible de rendre compte rapidement de la richesse foisonnante des renseignements contenus dans ces carnets ; il suffira, pour chacun d'entre eux, de signaler les lignes et événements principaux. Pour évoquer des témoignages un peu comparables, on ne trouve guère que les Carnets d'Arnaud Pomiro (1880-1955), proches de notre manuscrit à la fois par l'expérience des Dardanelles (sur laquelle les relations directes sont rares), et par le goût de l'observation tous azimuts ; mais le manuscrit de Pomiro a fait l'objet d'une édition en 2006 chez Privat à Toulouse, ce qui n'est évidemment pas le cas pour Bartet, mais qui devrait être tenté.Le premier cahier (correspondant à l'affectation sur le Ernest-Renan) manque : il est cependant signalé par une note sur le plat supérieur du Cahier III ("Le premier est à Rochefort, c'est un fragment d'un carnet médical de visites"), mais n'a pas été joint à notre ensemble ; d'après le contenu affiché, il était certainement plus technique que les diaires conservés.I. Deuxième cahier : in-16 (14 x 7 cm) de [102] ff. n. ch., relié en percaline bordeaux souple à soufflet sur le plat supérieur, dos lisse muet, tranches rouges.Il couvre la période du mardi 29 décembre 1914 au samedi 20 mars 1915. C'est le 28 janvier que Bartet accepte de remplir les fonctions de médecin principal à bord du Jauréguiberry, en remplacement du Dr Darrany, promu ; l'enthousiasme ne caractérise pas vraiment la réaction confiée au journal : "Ce Jauréguiberry est un cuirassé qui eut son heure de gloire, mais qui est actuellement sans grande valeur militaire. Il date de 1893 et a filé à cette époque 17 noeuds, actuellement il ne sait plus en filer autant (...). Je crois qu'il ne pourrait, sans grand danger pour lui, affronter le feu d'un combat naval de nos jours. Il est peu probable que les Autrichiens se risquent à attaquer notre flotte, et que le Jauréguiberry assiste à pareille affaire (...). Il est possible qu'on l'envoie contre les Turcs dans le Canal de Suez. Contre une sortie peu probable des cuirassés turcs, il pourrait encore jouer son rôle. Il semble, a priori, car on ne sait jamais dans une guerre ce qui peut arriver, que je ne risque pas grand chose sur ce navire (...). Il y a encore la possibilité d'un essai de forcement des Dardanelles". Ce qui n'était pas si mal vu, on le constatera. Bartet devait revenir ultérieurement dans le même cahier sur l'archaïsme et l'inconfort du navire (cf. f. [42]).Arrivé à Toulon le 7 février, il apprend que son navire d'affectation se trouve encore à Bizerte jusqu'au 20. Ralliant l'arsenal de Ferryville [= Menzel Bourguiba] le 16 février, il peut enfin embarquer sur le Jauréguiberry, prend possession de son infirmerie, et, après quelques tâches préliminaires, le navire appareille le 20 pour Port Saïd (longue description de la ville, et des rencontres d'officiers à terre). L'Égypte gérée par les Anglais n'est qu'une étape, et le Jauréguiberry se dirige ensuite vers les côtes du Liban et de la Syrie, au large de Tripoli [= Tarabulus] et Sidon, dans le cadre du blocus maritime de l'Empire ottoman par les Alliés. Ce premier cahier se clôt presque par le premier poème de guerre de notre médecin inspiré par Calliope : Nuit de guerre, devant Alexandrette (alexandrins, pas inoubliable, mais pas médiocre non plus) ; il y en aura beaucoup d'autres.II. Troisième cahier depuis le début des hostilités : in-12 (17 x 11 cm) de [119] ff. n. ch., relié en toile grège souple, tranches bleues, recouverte d'une couverture de papier orangé. On lui joint "in fine" 4 pièces volantes : un f. in-8 dactylographié ("Copie de télégrammes interceptés" du 21 mars 1915) ; un f. manuscrit renfermant un "Portrait du vice-amiral Guépratte d'après ce que j'ai entendu et vu aux Dardanelles" ; une carte et une vue manuscrite du Détroit des Dardanelles.Il reprend la narration au 20 mars 1915 et la porte jusqu'au samedi 5 juin 1915, période qui couvre à peu près la part prise par le navire à l'opération alliée de débarquement aux Dardanelles du 28 mars au 20 juin 1915. La rédaction s'ouvre précisément sur le détachement du Jauréguiberry à la disposition de l'amiral du Suffren, ce qui signifiait une mission de soutien aux Dardanelles. Dès lors, tout s'active pour l'opération, qui est pressentie comme très périlleuse (nombreuses digressions sur les appréhensions et états d'âme de notre médecin) : "Telle est la situation. Que nous réserve l'avenir ? Ceux qui se tireront de cette action auront vu une belle opération de guerre et ce ne sera pas sans quelque fierté que nous pourrons, je l'espère, écrire à nos familles de Constantinople". Et encore : "Mais il apparaît clairement aux gens intelligents que le Jauré n'a pas été conçu pour le combat moderne, et que la prudence consisterait à ne l'utiliser que dans certaines conditions accessoires". Le navire appareilla le 25 mars pour aller mouiller en rade de Moudros, où il demeura assez longtemps. Le 22 avril, Bartet fut nommé médecin de toute la division pour un mois, et c'est le 25 avril à 3 h 30 du matin que le branle-bas de combat marqua le début des véritables opérations, qui, comme l'on sait, furent un enfer pour les personnels directement engagés dans les débarquements. À partir de cette date, notre médecin est entièrement occupé en baie de Morto par les soins des blessés, alliés ou turcs, qu'il détaille de façon généralement très précise. Cependant, le temps lui manque pour tout consigner à sa manière détaillée qui lui est ordinaire ; ce qui explique l'insertion, après la notice du 1er mai, de 3 pp. d'une "Suite du 26 avril 1915. Pages écrites quand j'ai eu le temps de mettre à jour les notes prises rapidement ce jour-là, et le 25 avril". À titre d'exemple de narration pour cette période dramatique, on peut sélectionner ce passage du mardi 4 mai : "La compagnie de débarquement part vers 7 h du soir (...). les hommes ont l'air décidé et heureux. Ils sont 120. Mon infirmier Adam et 5 brancardiers descendent aussi. Le commandant Beaussant [Auguste-Louis-René, 1864-1932, pacha du Jauréguiberry] leur adresse quelques paroles avant l'embarquement. Il leur dit que les fusiliers-marins se sont couverts de gloire à Dixmude et qu'il ne doute pas qu'ils ne fassent tout leur possible sur ce petit coin de Turquie où on les appelle à combattre, eux aussi, pour la gloire de la France. Les hommes répondent par les cris de Vive la France ! Vive le commandant ! Vive l'amiral ! Ils font plaisir à voir. Il y en a bien un qui est un peu ému et qui a quelques larmes au bord des paupières, mais cette émotion passagère se comprend. C'est un jeune matelot canonnier appelé Poli, le fils d'un de nos deux officiers canonniers des équipages. le père ne montre pas d'émotion et encourage son fils à faire tout son devoir, et il n'a que ce fils, survivant de 5 ou 6 enfants. C'est une situation tragique". Le 7 mai, le Jauréguiberry retourne mouiller à Moudros, accueille le 10 mai à son bord un correspondant cinématographique de la Gaumont, reçu au carré (remarque douce-amère : "Je crois que cet opérateur fera bien d'aller chercher à terre, le plus tôt possible, les scènes pittoresques que nous ne pouvons guère lui offrir"), avant de repartir dans le détroit le 16 mai. Dans un contexte d'échec de toute la campagne, et de comportements erratiques des amiraux anglais et français, notamment d'Émile Guépratte, commandant la division de complément de l'armée navale, mais muté à Bizerte dès ce mois de mai, et remplacé par Ernest-Eugène Nicol, notre fin observateur multiplie les notations douces-amères ("Et quant aux amiraux, en-dehors du contre-amiral Guépratte qui, malheureusement, est un peu fou, aucun d'eux n'a donné la preuve d'une valeur quelconque"). Et c'est le retour à Moudros dès le 20 mai. Le dernier jour du carnet est occupé par une liste des noms de soldats tués, relevés sur les tombes françaises de Moudros.Il faut souligner que son activité, remarquée dès le 7 mai, lui valut une citation à l'ordre du jour 36 de la division en juin 1915 ("A soigné à la baie de Morto les soldats blessés affluant des tranchées, sous les balles perdues et les éclats d'obus. Y est demeuré 24 heures, donnant ainsi un bel exemple de courage et de dévouement") et une à l'ordre de l'Armée navale le 2 août 1915, presque dans les mêmes termes : "A soigné en pays ennemi les soldats blessés affluant des tranchées, sous les balles et les éclats d'obus; y est demeuré 24 heures donnant un bel exemple de courage et dévouement". III. Quatrième cahier : in-16 (16 x 8 cm) de [115] ff. n. ch., relié en toile grège souple, tranches bleues, recouverte d'une couverture de papier orangé.Il va du 5 juin 1915 au 20 septembre de la même année. Il commence par un long poème de 21 quatrains (Le Cimetière des Alliés à Moudros, composé du 28 mai au 5 juin), mais est surtout marqué par le départ des Dardanelles le 16 juin 1915 à 18 h pour rejoindre Port-Saïd le 19, afin d'y effectuer des réparations au demeurant minimales (ne comprenant ni l'amélioration de la ventilation des chaufferies, ni la réparation de la cloison axiale endommagée). Pour notre médecin, ce temps intermédiaire est surtout occupé par les commissions de santé sur la Jeanne d'Arc, corvée qui reviendra jusqu'à la fin, et par une campagne de vaccination anti-typhoïdique de tous genres de personnels, et semble propice aux pensées désabusées : "Il faudrait un Joffre à la tête de la marine, un Joffre qui pourrait rajeunir le haut commandement, comme cela a pu se faire dans l'armée. Mais, à la fin de la guerre, la marine se retrouvera avec les mêmes amiraux, les mêmes limites d'âge, et son esprit souvent étroit et routinier. Ceci est une idée intime, et qui n'a rien à voir avec ce que j'ai dit à mes interlocuteurs".Le 26 juillet, le navire appareille de nouveau, mais ne retourne pas aux Dardanelles : il doit effectuer une croisière de surveillance aux côtes syriennes sous blocus, monotone et peu appréciée ("Nous trouvons que cette croisière sur cette côte est inutile et serait aussi bien assurée par deux ou trois contre-torpilleurs et par quelques chalutiers ou petits vapeurs qui ne dépenseraient que 8 à 10 tonnes de charbon par jour, soit actuellement environ 800 francs au plus, alors que le déplacement de navires comme le Jauréguiberry coûte 8000 francs par jour à l'État. L'escadre de Syrie est inutile"). Toujours est-il que le Jauréguiberry croise devant Gaza, Jaffa, Lataquieh, Beyrouth, Tartous, et multiplie les exploits en arraisonnant de pauvres embarcations véhiculant des oignons ou de l'orge ("Et voilà les grands exploits de l'escadre de Syrie ! Ce n'est pas qu'on ait tort. Du moment qu'on veut supprimer la navigation sur les côtes, il faut agir ainsi ..., mais avoir de si gros bateaux pour de pareilles vétilles, c'est excessif, d'autant plus que toutes les barques qui longent les côtes partout où elles le peuvent, nous échappent et n'échapperaient pas à un torpilleur ou à un chalutier"). Ce long mois d'ennui se clôt par l'occupation de l'île Rouad (= Arouad, sise en face de Tartous), à la demande expresse du ministère, pour fournir un point d'appui dans le contexte des opérations navales dans la région, et également pour y constituer un centre de renseignements français, sans doute aussi pour affirmer les prétentions à venir de la France en Syrie : l'opération se déroule le 1er septembre (branle-bas à 4 H 30) sans coup férir. Après une proclamation aux notables de l'île traduite par un drogman, et la réponse (obligeante) du cadi, sont installés le nouveau gouverneur (le lieutenant de vaisseau Albert Trabaud, 1872-1935, qui devait se tirer malaisément de cette responsabilité) et les services français. Après une longue description de l'île, de dimensions fort réduites, notre narrateur retourne à bord, et reprend ses occupations de blocus. Enfin, mouillage à Larnaca , sur l'île de Chypre.Par ailleurs, ce carnet commence à abonder de petits poèmes galants (À une inconnue ; deux pièces intitulées À Mme d'Orso).IV. Cinquième cahier (du 20 septembre 1915 au 2 janvier 1916) : in-12 (15 x 10 cm) de [131] ff. n. ch., avec un B.A.S. inséré au f. [105] (remerciements du médecin Dabin, en date du 30 novembre 1915), relié en toile noire gaufrée souple, dos à nerfs muet, avec onglets de répertoire. Sur le premier contreplat, a été contrecollée une feuille de cotonnier récupérée à Larnaca ; et sur le second, une plante de l'île Rouad. À noter que les ff. [128]-[130] sont écrits tête-bêche et renferment la copie d'un extrait de L'Île inconnue, par Pierre de Coulevain (nom de plume de la romancière Jeanne-Philomène Laperche, 1853-1927). Paru en 1906, ce texte forme le journal extravagant d'un séjour de plusieurs mois en Angleterre, effectué par l'auteur (et lu par Bartet à partir du 17 octobre).Le texte s'ouvre par le compte rendu d'une conférence du célèbre dominicain français Antonin Jaussen (1871-1962), vivant en Palestine avant la guerre et qui servait d'agent très actif de renseignements pour la France (il apparaîtra de nouveau plusieurs fois dans nos cahiers, et toujours porteur de dossiers et de pièces). Puis la surveillance des côtes reprend, avec des mouillages plus fréquents à Larnaca comme à l'île Rouad, sur laquelle Bartet multiplie les descriptions, mais généralement les séjours à terre continuent de s'effectuer à Port-Saïd. L'annonce de la présence de sous-marins allemands le long des côtes de Syrie perturbe cependant un moment ces missions routinières, et fournit un nouveau prétexte aux râleries du médecin : "Il faudra se décider à envoyer des contre-torpilleurs et des dragueurs sur la côte de Syrie. Jolie complication que celle de ces sous-marins, surtout avec ce boulet de Rouad, une belle trouvaille du vice-amiral Dartige [Louis Dartige du Fournet, 1856-1940, à la tête de la troisième escadre] pour justifier l'existence de cette escadre de Syrie coûteuse et inutile dont tous les bateaux trop puissants se traînent sur la côte pendant des dix jours entiers à la recherche d'un endroit où tirer un coup de canon qu'on ne peut jamais placer".À signaler spécialement, pour le 14 octobre, et grâce à la famille de l'ancien médecin de marine Achille-François Arbaud (1856-1931, alors chargé de la Compagnie du canal de Suez depuis 1901) une visite à un camp à Port-Saïd regroupant des réfugiés arméniens du Musa Dagh ayant échappé le 12 septembre dernier au génocide en cours ("camp composé d'un millier de tentes disposées en plusieurs sections désignées, chacune, par des lettres et des pavillons"), et comprenant une inspection de l'antenne médicale qui y est installée. Par la suite, Bartet retournera souvent voir les Arméniens du camp. Le dimanche 24 octobre suivant, un évêque arménien venu du Caire célèbre d'ailleurs pontificalement pour les réfugiés, et Bartet y assista.Le comportement très autoritaire de Trabaud à Rouad et ses demandes de remplacement du médecin Babin fournissent bien des soucis à notre toubib, qui est consulté sur cette affaire par la hiérarchie (30 octobre et jours suivants jusqu'au début décembre). Par ailleurs, ce carnet comprend beaucoup plus de portraits de personnalités que les précédents, oisiveté relative et nombreux séjours à terre obligent ; ils sont généralement acides et manifestent l'esprit critique de notre bon docteur : le consul de France Cottes, le vice-amiral Moreau, l'amiral Nicol, etc. Les poésies ne sont pas en reste, dont plusieurs adressées à Odette Arbaud (1896-1989), une des filles du docteur Arbaud ..., d'autres à deux demoiselles Watson, Yvonne et Mary, des Anglaises dont la rencontre le 24 novembre semble avoir bien marqué le bon docteur. V. Sixième cahier (du 3 janvier au 8 juin 1916) : in-12 (17 x 11 cm) de [142] ff. n. ch., relié en toile noire rigide, dos lisse muet. Ce carnet inclut plusieurs clichés photographiques de l'auteur, contrecollés : 1. Au f. [26], une vue de l'île de Kastellorizo (actuellement grecque), sous serpente verte ; 2. Au f. [35], une vue du croiseur-cuirassé Jeanne d'Arc dans le port de Kastellorizo, sous serpente rose ; 3. Au f. [36], le même navire, mais pris depuis une éminence de l'île et donnant à voir l'intégralité de la rade, sous serpente rose ; 4. Au f. [37], une femme de l'île, sous serpente rose ; 5. Au f. [123], un petit tirage (6 x 9 cm) représentant un hydravion, sous serpente blanche ; 6. Au f. [140v], une autre vue du port de Kastellorizo, sous serpente blanche.Le début de l'année est marqué par l'annonce de l'évacuation complète de la presqu'île de Gallipoli par les Alliés (connue le 13 janvier à Port-Saïd). À partir du 19 janvier, le Jauréguiberry effectue une reconnaissance assez tranquille en remontant le Canal de Suez, puis retourne mouiller à Port-Saïd. À partir du 30 janvier, l'essentiel du texte est consacré à la prise de possession de l'île de Kastellorizo par les navires de la 3e escadre (le 11 janvier), et à son occupation, accompagnée de l'installation d'une base navale. La perte de l'Amiral-Charner occupe ensuite plusieurs ff. jusqu'au 17 février (lors de son trajet de retour de l'île de Castellorizo, après un arrêt à l'île de Rouad, ce navire devait atteindre Port-Saïd, mais il fut torpillé le matin du 9 février 1916 par un sous-marin allemand de type U-21, et seul un maître canonnier en réchappa). Ce drame permet à Bartet de renouveler ses critiques acerbes contre la politique des croisières le long des côtes, qui furent d'ailleurs momentanément suspendues. Dans les semaines suivantes, le risque sous-marin prit donc une importance soudaine, et les inquiétudes de notre auteur se concentrèrent sur ce sujet, avant de s'étendre également aux risques aériens à partir de mai.Les pages des 24-26 mars (ff. [72] à [90]) correspondent à 48 h de permission utilisées pour visiter Le Caire et ses musées ; le compte-rendu en est savant et très détaillé, mais ne concerne plus le conflit. Encore et toujours des sacrifices aux Muses, soit galants (toujours cette Mme d'Orso, toujours les demoiselles Watson ..., mais aussi une jeune Marie-Cécile Van den Bosch, 1896-1997, fille procureur général aux juridictions internationales d'Égypte, ainsi que sa soeur Christiane, 1895-1988) ; soit guerriers, parfois longs voire laborieux : Torpillages (en souvenir du torpillage du Ville-de-La-Ciotat et du Persia ; L'Alouette gauloise ; Le Phare de Port-Saïd (dédié à une Mme Prouteau). Jusqu'à la fin des carnets, les poèmes émailleront les comptes rendus des activités journalières. VI. Septième cahier : in-12 (18 x 11,5 cm) de [150] ff. n. ch., avec une collette dactylographiée reliée au f. [86] et reproduisant une dépêche de l'agence Havas (sur la résistance de Verdun), relié en toile noire rigide, dos lisse muet.Commencé pour la suite du 8 juin 1916, ce volume court jusqu'au 24 novembre de la même année. Exceptionnellement, le dernier feuillet est suivi de [19] ff. laissés vierges, avec seulement deux coupures de presse. Les ff. [145]-[150] interrompent la suite des notations au jour le jour et contiennent un récit continu intitulé "Histoire d'une décoration", qui court du 2 mai 1915 au 27 mai 1916 : il s'agit du récit de l'attribution compliquée de la croix d'officier de la Légion d'honneur à notre brave médecin principal, dont la remise semble avoir souffert d'une altercation très vive qu'il avait eue le 12 septembre 1915 au bord de la Jeanne d'Arc avec le commandant Marcel-Alfred-Joseph Chamonard (1865-1925), et qui est par ailleurs contée par le menu au Cahier IV ("D'ailleurs, cette Jeanne d'Arc me déplaît souverainement depuis longtemps. C'est un bateau assommant ; toutes ses décisions sont compliquées, il n'y en a que pour lui. Il a toutes les exigences, il nous colle des tas de corvées, ses officiers ont tenu sur nous des propos dénués d'aménité, à notre retour des Dardanelles. C'est un bateau de poseurs. Il nous assomme tous à bord, et ma sortie est le résultat de mon appréciation sur lui")..Dans ce carnet, l'événement principal concernant notre médecin est son passage comme médecin de division, du Jauréguiberry au Pothuau, effectué le 1er août 1916, mais après bien des hésitations, ordres et contre-ordres qui ne surprendront que ceux qui n'ont aucune expérience du militaire. Cette affectation conforme à la réglementation alors en vigueur ne dura cependant pas, puisque le 5 octobre, Bartet repassa sur le Jauréguiberry, en raison d'un nouveau transbordement de l'amiral et de son état-major. Bartet apprécie son nouveau carré des O.S., aéré et décoré, mais moins sa cabine trop chaude ; le travail à bord (avec 480 personnels) diffère peu de celui du Jauréguiberry, et la même routine s'installe entre le bord, les soins et les sorties à terre dans la bonne société de Port-Saïd, interrompue cependant par une mission de bombardement de Mersina [= Mersin, sur la côte de Cilicie], du 8 au 10 août, et une bordée à Alexandrie, du 12 au 13 août, assez longuement décrite. Le 1er septembre, à partir de 6 H 30, eut lieu un raid aérien allemand meurtrier sur Port-Saïd, interprété comme des représailles en réponse aux bombardements anglais sur les côtes de Syrie : "Il est tombé plus de 10 bombes, une quinzaine peut-être. On parle de 3 avions. L'une est tombée près de la digue, une autre à la mer, près de la plage, non loin d'un lieutenant de vaisseau, M. Girardon, qui se baignait ; une 3e dans la Rue du Nil, d'une cour intérieure de la maison Dallour, sur un petit toit très léger sur lequel elle a éclaté. Elle a effondré le toit, mais ses éclats ont surtout volé en hauteur (...). Une 4e est tombée sur le lycée français, d'une cuisine. Peu de dégâts, mais ses éclats ont volé à 4 ou 500 mètres de là, et l'un d'eux est allé tomber au 4e étage, sur la véranda de la maison des Brest (..)". On décompte une vingtaine de morts.À noter, ff. [80], sqq. (10 septembre et suivants), plusieurs passages concernant la reprise du hadj après l'insurrection des Hachémites en Arabie, et notamment sur le transport de la Kiswa à La Mecque avec son mahmal vert (jusqu'en 1926-27, c'est le sultan, puis Roi d'Égypte qui les faisait confectionner), ainsi que sur le retour des pèlerins (cf. au 30 octobre), ou celui de la caravane du mahmal.De façon générale, ce carnet est d'une richesse foisonnante dans tous les domaines, et plus spécialement sous les aspects médicaux, davantage développés que dans les précédents, avec la relation d'expériences en rapport avec l'épidémiologie et le compte rendu de nombreux cas particuliers (dont un de démence affectant un ancien condisciple de Bartet à Bordeaux, le médecin-major de première classe Aynès) ; on ne peut en rendre compte rapidement, mais il faut au moins souligner l'intérêt de très nombreux passages.VII. Huitième cahier, du 25 novembre 1916 au 5 juillet 1917 : in-8 carré (20 x 16 cm) de 287 pp. (le plus lisible des 7), relié en toile chagrinée bordeaux, dos lisse muet, encadrement de double filet à froid sur le plat supérieur, chiffre MS au centre du même plat. Il faut citer le début du texte, qui offre un bon récapitulatif de la composition de l'ensemble : "Ces notes font suite aux 7 cahiers de plus petit format qui renferment les précédentes depuis mon embarquement sur le croiseur-cuirassé Ernest-Renan le 8 août 1914. Ces cahiers sont actuellement à Rochefort avec tous mes autres journaux de campagne et travaux médicaux, rassemblés dans une cantine métallique. Les dernier de ces cahiers, le VIIe, n'est pas achevé. Il contient encore quelques pages blanches. Étant allé en permission le 2 décembre 1916, je n'ai pas eu le temps de l'achever et je n'ai pas voulu le rapporter. Le cahier actuel reprend donc mon journal au point où je l'avais interrompu ; c'est-à-dire à la date du 25 novembre à laquelle le Jauréguiberry a appareillé pour Malte, pour y passer au bassin".Effectivement, c'est le 25 novembre 1916 à 5 h 45 que le navire appareilla pour Malte ; il y mouilla le 29 novembre suivant. Bartet réussit le lendemain à y obtenir une permission après 22 mois ininterrompus de campagne, "mais à condition de m'engager à être à Port-Saïd le 25 [décembre]. Ainsi je retrouverai mon bâtiment comme si je ne l'avais pas quitté, et je ne mettrai pas l'amiral dans l'embarras de n'avoir pas de médecin de division, si le Jules-Ferry doit repartir aussitôt le retour du Jauréguiberry. La condition du commandant est exigeante, mais je ne peux pas ne pas m'y soumettre si je veux aller revoir les miens". Parti le 1er décembre, il arriva chez lui à Rochefort le 6 et y demeura jusqu'au 19. Cette période voit l'interruption du journal : "Je n'ai pas tenu, évidemment, ce journal dans ces quelques journées passées chez moi. Douze jours seulement en famille, c'est un rêve achevé à peine commencé. J'ai évidemment consacré le plus de temps possible aux miens, je suis resté avec eux le plus possible et chez moi autant que j'ai pu".De retour à Port-Saïd, Bartet est témoin le 4 janvier du torpillage du bâtiment russe Peresviet [= Peresvet] à la sortie du port (il fut en fait coulé par des mines laissées à 10 miles par le sous-marin allemand SM U-73). Ce drame sera suivi de peu, le 17 février, par le naufrage du cargo l'Athos, des Messageries maritimes, torpillé par le sous-marin allemand SM U-65 commandé par Hermann von Fischel, alors qu’il se trouvait à 180 milles marins au sud-est de Malte ; l'événement ne fut connu certainement à Port-Saïd que le 24 par un communiqué officiel des Messageries. À partir du 2 mars, a lieu le démontage de toute l'artillerie du Jauréguiberry, d'où un bref requiem : "Bref, le pauvre vieux Jauréguiberry, le plus vieux des cuirassés encore en service de la marine française termine sa carrière militaire en exil, à Port-Saïd. Qui eût jamais songé à pareille chose, lorsque, fendant les flots pour la première fois, il descendait de la cale sur laquelle il avait été construit. Au moins, le sort favorable lui aura t-il encore réservé une page de gloire, et si le pavillon des navires de guerre portait, comme les drapeaux des régiments, les noms des combats livrés et des victoires remportées, le nom des Dardanelles viendrait encore rappeler à tous ceux qui vont voir maintenant ce ponton désarmé, qu'il a été un organisme vivant, actif, glorieux".Une interruption du journal entre le 6 et le 15 avril s'explique par la rédaction d'une longue statistique médicale commencée en mars, et achevée seulement en mai. La routine des consultations et des commissions de santé se poursuit, ce qui se traduit par des notes plus abondantes encore et portant sur quantité de domaines : notons, le 22 avril, la rencontre avec l'essayiste catholique Henri Massis (1886-1970), "Agathon", alors sous-lieutenant de chasseurs à pied, et venant d'être affecté à l'état-major de Syrie ; chargé d'une mission de renseignements, il était basé à Alexandrie, et fut souvent invité au carré où il pouvait développer ses conceptions thomistes (appliquées à la situation de l'Allemagne, contaminée par Luther et Kant, cela va sans dire ...).Il est probable que d'autres carnets firent suite à ce dernier que nous possédions, Bartet ne manifestant pas à la date du 5 juillet son intention d'en arrêter la rédaction, mais nous ne les avons pas. Tel quel, cet ensemble est en tout cas remarquable, et mériterait une édition critique.Cf. Toda (Michel) : Henri Massis, un témoin de la droite intellectuelle (Paris, 1987). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[MANUSCRIT]. [BARTET (Albéric-Joseph-Alfred-Louis)].‎

Reference : 239876

‎Société de géographie de Rochefort. Examen du projet d'exploration Lacroix dans l'Afrique centrale par l'Ouellé [Uele-Ubangi]. Projet communiqué aux sociétés de géographie françaises par l'Union géographique du nord de la France. Examen du projet aux points de vue : 1° de son opportunité. - 2° des hypothèses de Mr. Lacroix. - 3° des moyens d'exécution proposés (route à suivre, matériel et personnel, hygiène), et une note sur la communication du Niger avec le Charri [= Chari] par la Bénoué‎

‎S.l. [Rochefort], s.d. (vers 1898) in-folio, [7] ff. n. ch. sur papier de formulaire remployé, et [5] ff. in-4 intercalés, le tout couvert d'une écriture fine, très lisible, comportant de nombreuses ratures et biffures, en feuilles. ‎


‎Brouillon assez anarchique d'une communication donnée par le médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), fils de l'officier d'infanterie de marine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893), et entré à son tour dans la marine nationale en 1893. Son expérience africaine se limite à sa deuxième campagne (la seule à terre) de 1896-1898 dans le Haut-Dahomey ; mais il semble avoir été un membre actif de la Société de géographie de Rochefort fondée en 1879 et toujours en activité), point d'attache de ses années de service dans le corps des médecins de marine.Dans cette esquisse, il se proposait d'examiner un projet d'exploration déjà ancien de Léon Lacroix, pharmacien de première classe des hôpitaux de Paris, qui avait fait l'objet d'une publication imprimée : Projet d'exploration dans l'Afrique centrale par l'Ouellé, présenté à la Société de géographie de Lille (Lille, L. Danel, 1881, in-8 de 28 pp.). On en trouvera des exemplaires à la BnF, à la Mazarine, à Lille et La Rochelle.Le texte débute par une très longue introduction générale, où sont rappelées les principales explorations déjà réalisées de la vaste région de l'Afrique centrale autour des affluents du Congo, de celle de Gustav Nachtigal (1871-1874) à celle de Gaetano Casati ; puis vient une énumération des projets non réalisés. En réalité, l'auteur ne fait qu'esquisser le premier des trois points qu'il s'était proposé d'examiner : soit le reste est perdu, soit il a interrompu son travail. Cette dernière hypothèse a notre préférence, et expliquerait l'état extrêmement embrouillé du texte, composé de différents morceaux pas forcément reliés entre eux. "Les temps ne sont plus où l'Afrique pouvait être appelé avec raison : le continent mystérieux. Chaque jour voit l'infatigable troupe des voyageurs explorateurs et des missionnaires civilisateurs déchirer le voile ténébreux qui nous dérobait l'intérieur de cette partie du monde". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[MANUSCRIT]. BARTET (Albéric-Joseph-Alfred-Louis).‎

Reference : 239860

‎Sottisier médical. - Coquilles & perles médicales et autres. - Prénoms peu communs ou ridicules. Cahier de mémoires appartenant au docteur A. Bartet‎

‎S.l. [Reims], s.d. (1946) in-8, 46 pp., couvertes d'une écriture moyenne, régulière, très lisible (environ 35 lignes par page), broché. ‎


‎Comme chacun sait ou devine, la retraite, pour des êtres bien occupés tout au long de leur vie professionnelle, forme un temps mort plein de périls (l'oisiveté étant mère de tous les vices ...), et qu'il faut à tout prix meubler. À plus forte raison lorsque les décennies s'allongent ; ce fut le cas du médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), fils de l'officier d'infanterie de marine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893), et entré à son tour dans la marine nationale en 1893. Ayant demandé sa mise en retraite effective de la marine en 1925, ce furent donc plus de 40 ans qu'il eut à occuper, soit largement plus que son temps de service actif. La graphomanie qui avait présidé à la rédaction de ses carnets de campagne aidant, notre digne praticien sut remplir les années ; nous avons ici un exemple des exercices auxquels il se livra dans son domicile de Reims dans sa soixante-quinzième année.1. Et d'abord, un exposé minutieux d'un séjour à Paris effectué auprès de sa soeur (survivante de deux), du 18 au 27 mai 1946 (pp. 1-33), adressé à un ami, et ne présentant qu'un intérêt strictement privé, mais alors, décrit avec quelle minutie et quel luxe de détails (jusqu'aux gouttes de digitaline Nativelle et de solution à un pour cent d'Ouabaïne Arnaud pris le 23 mai ...). On y retrouve d'ailleurs la profusion de la rédaction des carnets de campagne. Comme il est agréablement dit en conclusion, "Tu ne te plaindras pas des détails que je te donne. Je crois que tu ne les déteste pas. Certains les trouvent excessifs. Chacun son goût. Moi, je les affectionne". On aurait deviné. Nous n'oserons pas, à notre tour, nous plaindre fût-ce faiblement.2. La partie intitulée "Sottisier médical" (pp. 36-38) réunit, comme indiqué, des bourdes ou phrases absurdes de patients exclusivement (les médecins, c'est bien connu, ne profèrent jamais de sottises).3. Même principe pour la partie "Coquilles médicales et autres" (pp. 39-41), mais cette fois-ci les perles sont extraites de journaux médicaux. Comme quoi.4. Enfin, le cahier s'achève par "Prénoms peu communs ou ridicules relevés par moi dans les journaux de Reims, à [la rubrique de] l'état-civil" (pp. 43-46). Il s'agit d'une liste alphabétique, commençant à Alexandrine-Palmyre et Avite-Ovide pour s'achever par Zénaï et Zulmée, en passant par Eustadie-Floridine, Gaudelisse-Damarice, Pâquerette, Sindulphe ou Thoréziane, (d'après le célèbre Maurice Thorez). Comme on le voit, la fantaisie dans l'attribution des prénoms n'est pas tendance totalement nouvelle. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[MANUSCRIT]. [BARTET (Albéric-Joseph-Alfred-Louis)].‎

Reference : 239857

‎Études sur la Cochinchine. - Notes sur la Cochinchine‎

‎S.l., s.d. 3 cahiers in-8, brochés. ‎


‎Ensemble de réflexions et de notes composées par le médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), fils de l'officier d'infanterie de marine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893), et entré à son tour dans la marine nationale en 1893. S'il fut en service colonial en Mer Rouge (Obock, Djibouti) en 1895, puis au Dahomey en 1897-1898, il semble bien qu'il ne fut jamais affecté dans une unité croisant en Indochine, ce qui ne l'a pas empêché de rédiger à une date non précisable ces carnets, exprimant sous forme d'ébauche assez fragmentaire ses idées sur nos colonies d'Extrême-Orient.La matière traitée se répartit comme suit :I. Premier cahier, composé de [8] ff. n. ch., le dernier volant, avec plusieurs collettes. Il s'agit davantage d'un brouillon comportant de nombreuses ratures et biffures. Malgré le titre général au crayon gras sur la première couverture, l'objet en est limité : "De la Nécessité de la réorganisation des milices indigènes". Le plan esquissé à la première page et comportant six alinéas n'a été que très partiellement réalisé : après une chronologie de la création de corps indigènes de 1861 à 1865, et une brève introduction générale, le texte n'examine en fait que le cas du Cambodge et celui des tribus du nord de la Cochinchine ou du Tonkin : Chiams [= Chams], Stieng [= Xtiêng], Moïs [= Mnong], etc. À noter que, tête-bêche dans le même cahier, a été fixée sur le papier une des nombreuses poésies de l'auteur, qui se piqua toute de composer des vers : "Les Cloches du Saïs" (3 couplets de texte puis musique notée), suivie de la notation en plain-chant de la populaire Messe de Henri Du Mont (1619-1684), compositeur et organiste, Maître de musique de la chapelle royale de Versailles.II. Deuxième cahier, composé de [10] ff. n. ch. Là nous avons affaire à une mise au propre soignée, sans ratures ni biffures (environ 30 lignes par page sur papier réglé). Sont successivement décrits : une description géographique, un "état du ciel" (= météorologie), l'hygrométrie, les températures, les orages, les vents, les saisons, et enfin des "considérations hygiéniques".III. Troisième cahier, composé de [6] ff. n. ch. Après la suite des "considérations hygiéniques", on trouve un texte intitulé "Règlement pour le service des armées en campagne, annoté d'après les meilleurs auteurs qui ont écrit sur l'art militaire" : il s'agit en fait d'une recension de l'ouvrage du colonel belge Charles de Savoye, originellement paru en 1861 à l'adresse de Bruxelles, fort volume de 647 pages (nouvelles éditions en 1866 et 1875). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[MANUSCRIT]. BARTET (Joseph-Désiré).‎

Reference : 239862

‎[Lettres à ses parents].‎

‎Port-Saïd et Saint-Denis de la Réunion, 21 février 1883 - 26 novembre 1884 29 pièces in-8, en feuilles. ‎


‎Ensemble de correspondances adressées à ses parents (Joseph Bartet, gendarme maritime et Marie-Catherine Bernard) ou ses beaux-parents (les Audouin) - il est difficile à la simple lecture de faire le départ - par l'officier d'infanterie de marine le capitaine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893) à l'occasion d'une affectation à la Réunion, où il était accompagné de sa seconde épouse Blanche-Aline Audouin, auteur de nombreuses lettres également, ainsi que des enfants de son premier mariage, et d'une fille née du second : en effet, il était depuis le 11 juillet 1882 inspecteur adjoint des services administratifs et financiers de la Marine et des colonies, et c'est à ce titre qu'il servit dans l'île de 1883 à 1885.Ce petit dossier semble avoir été préparé pour un projet d'impression par le fils de l'auteur, médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), si l'on se réfère à un passage d'un cahier, rédigé en juin 1946 et trouvé dans les archives de ce dernier: "Je suis allé au 11 de la rue de Sèvres, voir une maison d'édition : La Revue ou Les Oeuvres françaises (elle porte les deux titres) pour lui proposer la publication d'un ouvrage en prose et en vers, 'Souvenirs de Bourbon'. La première partie est composée d'après les extraits de correspondances de mes parents pendant les vingt-quatre mois que nous avons passés à La Réunion de mars 1883 à mars 1885". En dépit de sa collaboration régulière au périodique de la marine Cols bleus, le brave homme se vit répondre qu'on le recontacterait, ce qui, en langage d'éditeur de tous les temps, signifie : Cause toujours .. Le jeune Albéric (que ses parents appellent couramment Alfred, d'un de ses prénoms), alors âge de douze-treize ans, était du voyage et complète souvent les lettres de son père par une souscription du genre "Je vous embrasse, cher grand-père et chère grand-mère, ainsi que mon oncle, ma tante, Lucie et Emma". On trouve aussi des passages signés maladroitement de Marie, la jeune soeur d'Albéric. Le rythme de cette correspondance est assez régulier, et comprend généralement une longue lettre par mois. La matière en est entièrement d'ordre privé, avec une part considérable consacrée aux trois enfants (deux du premier lit, une fille du second), mais intéresse néanmoins pour la découverte de la Réunion par un couple de métropolitains de moyenne bourgeoisie.1. Du 21 février 1883 : lettre d'étape à Port-Saïd, faisant le point sur la traversée de la Méditerranée depuis le détroit de Messine.2. Du 26 février 1883 : expédiée depuis la rade d'Aden, compte-rendu d'une brève descente à terre à Suez.3. Du 24 mars 1883 : très longue missive de 20 pages, relatant l'arrivée dans l'île le 7 mars et tous les détails d'une installation compliquée par le prix demandé des maisons disponibles à la location ; trois domestiques indiens sont quand même employés par les époux Bartet.4. Du 20 avril 1883 (de Blanche) : nouvelles des enfants et des premières habitudes prises par la famille dans sa nouvelle résidence.5. Du 23 avril 1883 : missive de 8 pages, exprimant les premières impressions sur la colonie ("Vous n'avez pas idée de la richesse du pays et de l'apathie des habitants. Hors de Saint-Denis, les habitants meurent de faim à peu près").6. Du 13 mai 1883 : longue missive de 16 pages, rédigée par les deux époux, donnant des informations sur les connaissances que se fait le couple, sur les bals, etc.7. Du 19 juin 1883 : de nouveau, longue missive de 16 pages, encore rédigée à quatre mains, dans laquelle a été inséré un dialogue en créole.8. Du 14 juillet 1883 : lettre de 12 pages, dans laquelle Joseph explique avoir donné congé à tous les domestiques pour qu'ils puissent profiter des festivités du 14 juillet, qui durent ici deux jours. 9. Du 10 août 1883 : lettre de 8 pages seulement, de Blanche, tournant essentiellement autour de ses récents ennuis de santé.10. Du 14 août 1883 : lettre de 8 pages de Joseph, avec d'intéressants détails sur la pénurie de viande dans l'île, consécutive aux opérations de la première campagne de Madagascar, commencée en mai 1883 par le blocus des côtes de la Grande Île.11. Du 5 septembre 1883 : lettre de 8 pages, écrite par Blanche, presque toujours seule à Saint-Denis, puisque Joseph est en tournée d'inspection comptable pour un mois ("Il lui faut visiter toutes les localités de l'île, et ce n'est pas peu dire. Dans les endroits proches de Saint-Denis, il part le matin et revient le soir, mais faire cela pendant 31 jours en travaillant encore une partie de la nuit, c'est bien pénible").12. Du 11 septembre 1883 : brève missive de 4 pages de Joseph, comportant une intéressante liste de prix des principales denrées (beaucoup plus chères qu'en métropole, comme encore de nos jours).13. Du 8 octobre 1883 : 4 pages écrites par Joseph, et tournant autour d'un accident survenu à son père. Après l'arrondissement de Saint-Denis, il va aborder le contrôle de l'arrondissement sous-le-vent (ouest de l'île), ce qui ne lui permettra pas de rentrer tous les soirs.14. Du 8 octobre 1883 : 8 pages de Blanche, portant également sur l'accident de son beau-père. 15. Du 4 novembre 1883 : 4 pp. de Blanche, portant sur des nouvelles du quotidien.16. Du 4 décembre 1883 : 8 pp. de Blanche, signalant une excellente notation annuelle de Joseph par l'inspecteur général Châtelain.17. Du 31 décembre 1883 : 4 pp. de Blanche, informant que Joseph assure l'intérim de Châtelain, nommé à Pondichéry.18. Du 28 janvier 1884 : 4 pp. de Blanche, sur les cadeaux envoyés de France.19. Du 19 février 1884 : 4 pp. des deux époux, sur les changements dans les dates de départ des paquebots.20. Du 12 avril 1884 : 8 pp. de Blanche, portant surtout sur le retour en métropole, très attendu.21. Du 14 avril 1884 : 4 pp. de Joseph, sur un envoi de timbres de collection de la Réunion.22. Du 8 mai 1884 : 8 pp. de Blanche, portant essentiellement sur des questions de budget domestique.23. Du 8 juin 1884 : 4 pp. de Blanche, adressées sa soeur Ernestine, envisage le mariage de ses nièces.24. Du 8 juin 1884 : 8 pp. de Blanche, adressées à ses beaux-parents, donnant des anecdotes sur les enfants.25. Du 7 juillet 1884 : 4 pp. de Blanche, idem.26. Du 3 août 1884 : 4 pp. de Blanche, avec des allusions à l'épidémie de choléra sévissant à Marseille.27. Du 3 septembre 1884 : 4 pp. des deux époux.28. Du 30 septembre 1884 : 6 pp. de Blanche.29. Du 26 novembre 1884 : 4 pp. de Joseph, souhaitant déjà la nouvelle année (en anticipation d'une arrivée du courrier le 20 décembre). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎MANUSCRIT] BAUMANN Hortense‎

Reference : 26109

‎Cuisine. 1893. Manuscrit à l'encre sur papier réglé ‎

‎ in-8 carré demi-percaline bleu vif de l'époque, dos lisse muet, plats de papier gaufré, tranches jaspées, qqs rousseurs ‎


‎114 pp. numérotées et 3 ff. de table des matières. 1 f. et une petite photo joints.Cahier de cuisine couvert d'une écriture régulière sur les 22 premières pages, avec table des matières en fin de volume. Il contient au total 41 recettes Escargots à la mode des Capucins de Thann, Salmis de canards (qui peut être agrémenté de truffes), Pudding d'écrevisses, Chou viennoise, Jambon Gladstone, Matelotte de carpes, Carpe à la juive, et même Sarmâlis (Plat roumain)... Hortense Baumann (née Hortense Joséphine Quivogne - 1838-1923) avait épousé Auguste Joseph Baumann à Bollwiller. Ce cahier de recettes recopiées sur le tard semble être un florilège de celles les plus prisées à Bollwiller. On doit à la famille des grands pépiniéristes Baumann de Bollwiller, actifs dès la fin du XVIIe siècle, de nombreuses variétés de fruits (poire Beurrée de Bollwiller, pomme reinette Baumann...), de roses et d'autres plantes.Parfait état de conservation. Rare ‎

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‎[MANUSCRIT] BERNION (Hippolyte de)‎

Reference : 222774

‎L.A.S. à sa mère.‎

‎Castrovillari [Calabre], 8 mars 1809 un bifeuillet petit in-8, écrit sur 3 pp., graphie cursive mais lisible (environ 25 lignes par page), en feuille. ‎


‎"Ma chère maman, je vous demande mille pardons d'avoir tant tardé de vous écrire. Mais nous sommes partis de Gaëte presque à l'improviste, je n'ai pas eu le temps de vous écrire. Nous sommes arrivés ici pour aller au siège de Amantea ; mais la ville s'est rendue ..."Le contexte est ainsi bien précisé : ce siège était une opération militaire qui eut lieu durant l'insurrection calabraise, laquelle s'inscrivait dans le cadre de la protestation de la province de Calabre contre l'invasion française du royaume et l'arrivée du roi Joseph et des Français à Naples (15 février 1806). Il dura une quarantaine de jours, du 29 décembre 1806 au 7 février 1807. La localité fut alors est occupée, sans résistance, le 12 mars 1806 par un détachement de cavaliers polonais à pied.Le jeune homme "toujours très content de [son] état" saisit bien, malgré ce qui semble une inexpérience, le caractère particulier des opérations de guérilla qui vont miner les troupes françaises et napolitaines dans ce pays reculé et indomptable, et qui présentent une parfaite similitude avec la résistance locale des peuples espagnols au même moment : "Lorsqu'on arrive dans quelque village, il n'y a jamais personne. Tout se sauve. Ce n'est pas une guerre, c'est un brigandage. Pour pouvoir vaincre ces gens-là, il faut se battre à leur manière. Qu'il est fâcheux que de braves Français soient obligés de faire la guerre dans pareil pays" [on a fait grâce de l'orthographe plus que médiocre de l'original]. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[MANUSCRIT]. BERTHIER (Louis-César-Gabriel).‎

Reference : 240229

‎Armée du Nord et de Sambre-et-Meuse. Berluy-Berthier, chargé par le gouvernement de faire le relevé historique et militaire des événemens de la guerre. au citoyen La Perrière [chef du bureau des fonds de la Guerre]‎

‎Bruxelles, 10 Germinal an IV (30 mars 1796) in-folio, [2] pp. n. ch. couvertes d'une écriture moyenne, régulière et très lisible, avec petite vignette en-tête gravée, et cachets de cire rouge à l'adresse du verso du dernier feuillet, en feuille. ‎


‎Adressée à la trésorerie du ministère, cette lettre forme une longue plainte sur les difficultés financières de Louis-César-Gabriel Berluy de Berthier (1765-1819), frère cadet du futur maréchal, et alors employé comme ingénieur-géographe, adjudant général chef de brigade et chef du bureau topographique près de l'armée de Sambre-et-Meuse en 1796 : "Mes appointemens ne suffisent pas pour vivre ; il faut que je mange du mien. J'ai des ingénieurs qui ne font pour ainsi dire rien faite de fonds, il fait un tems superbe pour les envoyer sur le terrein ; on me tourmente horriblement ..."Belle vignette gravée montrant un ange sonnant du tocsin. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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EUR120.00

‎[MANUSCRIT] [BERTIN (Ferdinand)]‎

Reference : 211500

‎[Correspondance].‎

‎Rome, et, 1865-1870 110 pièces en un vol. in-8, en feuilles, ou demi-basane bouteille, dos lisse orné de filets et guirlandes dorés, chiffre F.B. poussé à la place du titre (reliure de l'époque). Second plat défraîchi.‎


‎Notre petit dossier est formé d'un ensemble presque continu de lettres autographes d'un officier français dracénois (sous-lieutenant, puis lieutenant), signées seulement "Ferdinand", mais dont une adresse timbrée (pièce 45) nous révèle incidemment le patronyme (Bertin).D'un caractère souvent privé, à de rares exceptions près, elles sont adressées à sa famille, en général à sa mère veuve et à ses oncles, au cours des diverses campagnes et affectations de sa carrière, dont un long séjour au Fort de Rosny comme directeur d'une école (?) militaire. On apprend incidemment qu'il est né le 17 avril 1844, et qu'il a quitté Draguignan à l'âge de treize ans pour commencer sa formation militaire (pièce 84). Une sordide affaire d'adultère familial, avec fruit coupable à la clef, et abus du médecin de famille (pièces 74-85) constitue réellement le seul incident réjouissant d'une correspondance par ailleurs d'une monotonie étonnante, même dans un milieu petit-bourgeois du Second Empire, et ce, en dépit d'une verbosité toute méridionale.Certaines missives sont particulièrement développées, ayant été rédigées sur plusieurs jours consécutifs dans l'attente de la levée, et consistent en plusieurs bifeuillets numérotés (1-2-3, etc.) à partir du deuxième. A partir de son séjour à Rosny, la plupart des lettres prennent la forme de circulaires ("Mes chers amis") adressées indistinctement à toute la famille, qui semble avoir été nombreuse, et avoir attendu ces nouvelles avec impatience. Un certain nombre demeure cependant destiné à sa mère uniquement.La plus grande partie a été réunie et reliée dans notre volume, mais les premières (numéros 1-7) se présentent en feuilles :[Rome] 1. De Rome, le samedi 30 décembre 1865 (15 pp., sur son voyage de Marseille à Civittà et ses premiers jours à Rome). 2. Du 31 janvier 1866 (8 pp., sur les occasions officielles ou non, où il put rencontrer Pie IX - manque au moins un bifeuillet). - 3. De Civittà Vecchia, le samedi 28 février 1866 (8 pp., sur les usages et moeurs des soldats pontificaux). - 4. De Civittà Vecchia, le 9 mai 1866 (8 pp., sur un séjour à Naples, avec mention des assauts de mendiants et autres petits métiers à l'égard des voyageurs). - 5. C'est ici que peut se placer une brève relation d'une visite de Pompéi, non datée, et qui occupe 7 pp. ("Nous voici à Pompéi. Cette malheureuse ville est bien la curiosité la plus étrange et la plus frappante que je connaisse"). - 6. De Rome, le 26 juin 1866 (14 pp., sur une ascension au Vésuve). - 7. De Rome, le 10 juillet 1866 (6 pp., sur la guerre austro-prussienne, manque le premier bifeuillet supplémentaire).[Paris] 8. Du Fort de Rosny, le lundi 29 septembre 1868 (une page, sur son arrivée au fort). - 9. Du Fort de Rosny, le 4 octobre 1868 (3 pp., sur une permission projetée pour retourner à Draguignan). - 10. Du 9 octobre 1868 (2 pp., sur l'ajournement de sa permission). - 11. Du Fort de Rosny, le 22 octobre 1868 (3 pp., toujours sur la fameuse permission, qui finalement fut accordée du 1er au 15 novembre et que le jeune homme passa en famille à Draguignan). - 12. Du Fort de Rosny, le 17 novembre 1868 (12 pp., sur les dissensions entre sa mère et ses oncles, autour de la gestion d'une affaire familiale, apparemment un hôtel, et probablement le fameux Hôtel Bertin, du centre de la ville, qui servit de siège à la Kommandantur pendant la Guerre de 1939-1945). - 13. Du Fort de Rosny, le 25 novembre 1868 (4 pp., continuation des affaires de famille). - 14. Du Fort de Rosny, le 5 décembre 1868 (4 pp., sur un passage de son oncle Louis à Paris). - 15. Du Fort de Rosny, le 12 décembre 1868 (3 pp.). - 16. Du Fort de Rosny, le 21 décembre 1868 (4 pp.). - 17. Du Fort de Rosny, le 28 décembre 1868 (5 pp., sur la Noël passée au fort). - 18. Du Fort de Rosny, le 4 janvier 1869 (2 pp.). - 19. Du Fort de Rosny, 11 janvier 1869 (4 pp., sur les fiançailles envisagées entre son cousin germain Edouard et sa cousine germaine Caroline). - 20. Du Fort de Rosny, le 19 janvier 1869 (4 pp., sur l'entrée en religion de sa cousine Marie Gravier). - 21. Du Fort de Rosny, le 26 janvier 1869 (4 pp., sur les démarches d'un autre prétendant de Caroline). - 22. Du Fort de Rosny, le 2 février 1869 (4 pp., suite des affaires familiales). - 23. Du Fort de Rosny, le 10 février 1869 (6 pp., sur le refus de son oncle François d'accorder sa fille Caroline à Edouard). - 24. Du Fort de Rosny, le 17 février 1869 (2 pp., demande instante de nouvelles à sa mère). - 25. Du Fort de Rosny, le 24 février (8 pp., retour sur Edouard et Caroline). - 26. Du Fort de Rosny, le 4 mars 1869 (3 pp., récriminations sur le manque de nouvelles). - 27. Du Fort de Rosny, le 11 mars 1869 (4 pp., manoeuvres autour du mariage de Caroline). - 28. Du Fort de Rosny, le 18 mars 1869 (3 pp., sur sa cousine Marie). - 29. Du Fort de Rosny, le 25 mars 1869 (3 pp.). - 30. Du Fort de Rosny, le 1er avril 1869 (3 pp., sur les fêtes de Pâques passées à Beauvais). - 31. Du Fort de Rosny, le 9 avril 1969 (8 pp., sur la monotonie de son service, et l'achat d'un vélo). - 32. Du Fort de Rosny, le 16 avril 1869 (4 pp., suite du sujet précédent). - 33. Du Fort de Rosny, le 18 avril 1869 (une page). - 34. Du Fort de Rosny, le 29 avril 1869 (4 pp., sur un refus de visite à sa cousine Marie à la Charité de Paris). - 35. Du Fort de Rosny, le 30 avril 1869 (une page). - 36. Du Fort de Rosny, le 3 mai 1869 (12 pp., longue relation d'une visite à sa cousine Marie, novice rue du Bac). - 37. Du Fort de Rosny, le 10 mai 1869 (6 pp.). - 38. Du Fort de Rosny, le 17 mai 1869 (3 pp., sur ses 25 ans). - 39. Du Fort de Rosny, le 25 mai 1869 (4 pp.). - 40. Du Fort de Rosny, le 31 mai 1869 (6 pp.). - 41. Du Fort de Rosny, le 8 juin 1869 (4 pp., nouvelle visite à sa cousine Marie). - 42. De Paris, le 17 juin 1869 (une page, sur l'inspection générale avancée). - 43. Du camp de Saint-Maur, le 21 juin (4 pp., sur les 15 jours à passer sous tente au camp de Saint-Maur). - 44. Du Camp de Saint-Maur, le 28 juin (3 pp., fin du camp). - 45. Du Fort de Rosny, le 5 juillet 1869 (3 pp., attente de l'inspection générale). - 46. Du Fort de Rosny, le 12 juillet 1869 (4 pp.). - 47. Du Fort de Rosny, le 19 juillet 1869 (3 pp., attente de l'inspection). - 48. Du Fort de Rosny, le 26 juillet 1869, une page (annonce deux mois de congés après l'inspection enfin survenue). - 49. Du Fort de Rosny, le 31 juillet 1869 (une page, attente de sa permission). - 50. Du Fort de Rosny, le 1er août (4 pp., avec une notation très irrévérencieuse, inhabituelle dans cette correspondance généralement enjouée : "L'armée de Paris est commandée par la plus illustre brute qu'ait possédée depuis longtemps l'armée française ; je veux dire le soigneux Canrobert, que les troupiers ont surnommé le double-six parce qu'il pose toujours."). - 51. Du Fort de Rosny, le 14 août 1869 (une page). - 52. De Paris, le 14 octobre 1869 (3 pp., sur son retour à Paris). - 53. De Paris, le 22 octobre 1869 (5 pp.). - 54. De Paris, le 25 octobre 1869 (16 pp., sur la manifestation populaire prévue le lendemain). - 55. De Paris, le 29 octobre 1869 (une page). - 56. De Paris, le 2 novembre 1869 (une page). - 57. De Paris, le 5 novembre 1869 (4 pp., sur une lettre contenant 50 francs et présumée dérobée). - 58. De Paris, le 13 novembre 1869 (8 pp., sur le séjour à Paris de son oncle Siméon). - 59. De Paris, le 16 novembre 1869 (12 pp., sur la prise d'habit de sa cousine Marie, et son affectation à Limoges).- 60. De Paris, le 20 novembre 1869 (8 pp., la lettre aux 50 francs est retrouvée). - 61. De PAris, le 27 novembre 1869 (5 pp.). - 62. De Paris, le 4 décembre 1869 (4 pp.). - 63. De Paris, le 11 décembre 1869 (6 pp.).- 64. De Paris, le 17 décembre 1869 (4 pp., à Troin, sur un procès à engager dans une matière de garde d'enfant). - 65. De Paris, le 18 décembre 1869 (2 pp., sur le même objet). - 66. De Paris, le 20 décembre 1869 (6 pp., à Troin, idem). - 67. De Paris, le 21 décembre 1869 (3 pp.). - 68. De Paris, le 25 décembre 1869 (10 pp., nostalgie du Noël provençal passé en famille). - 69. De Paris, le 1er janvier 1870 (3 pp., sur la revue militaire du Nouvel an). - 70. De Paris, le 8 janvier 1870 (3 pp., sur son déménagement de la rue de Malte à la rue de Wagram). - 71. De Paris, le 15 janvier 1870 (4 pp., sur l'affaire Victor Noir). - 72. De Paris, le 22 janvier 1870 (10 pp.). - 73. De Paris, le 29 janvier 1870 (6 pp.). - 74. De Paris, le 3 février 1870 (8 pp., sur l'expulsion de la famille d'Eléonore Gravier, coupable d'adultère). - 75. De Paris, le 5 février 1870 (6 pp., sur la même affaire). - 76. De Paris, le 9 février 1870 (4 pp., même objet). - 77. De Paris, le 12 février 1870 (4 pp., même objet). - 78. De Paris, le 26 février 1870 (une page). - 79. De Paris, le 6 mars 1870 (6 pp., le père de l'enfant d'Eléonore est le docteur Boyer ...). - 80. De Paris, le 19 mars 1870 (6 pp., rupture avec Gravier qui ne se résoud pas à une séparation). - 81. De Paris, le 26 mars 1870 (6 pp., proscription du docteur Boyer ...). - 82. De Paris, le 2 avril 1870 (6 pp.). - 83. De Paris, le 9 avril 1870 (4 pp., sur la maladie de sa mère). - 84. De Paris, le 16 avril 1870 (6 pp.). - 85. De Paris, le 23 avril 1870 (6 pp.). - 86. De Paris, le 7 mai 1870 (6 pp., sur le plébiscite). - 87. De Paris, le 14 mai 1870 (4 pp., sur le mouvement populaire de Paris). - 88. De Paris, le 21 mai 1870 (une page). - 89. De Paris, le 28 mai 1870 (4 pp.). - 90. De Paris, le 4 juin 1870 (4 pp.). - 91. De Paris, le 11 mai 1870 (3 pp., prévoit une permission à Draguignan pour le 15 août ...). - 92. De Paris, le 18 juin 1870 (3 pp.). - 93. De Paris, le 25 juin 1870 (6 pp.). - 94. De Paris, le 2 juillet 1870 (2 pp.). - 95. De Paris, le 4 juillet (2 pp.). - 96. De Paris, le 11 juillet 1870 (9 pp., exprime sa confiance dans une reculade de Bismarck ...). [Guerre franco-prussienne] 97. De Paris, le 17 juillet 1870 (4 pp., sur son départ pour la frontière du 29e Régiment). - 98. Du 19 juillet 1871 (7 pp., préparatifs de départ). - 99. Du 21 juillet 1871 (une page, est arrivé à Metz). - 100. Du 23 juillet 1870 (14 pp., sur son bivouac sous les murs de Metz). - 101. Du 26 juillet 1870 (2 pp., départ de Metz vers la frontière). - 102. Du 27 juillet 1870 (9 pp., attente des opérations). - 103. Du 29 juillet 1870 (8 pp., idem). - 104. Du 1er août 1870 (4 pp., sur l'arrivée de l'Empereur et le début de l'"avancée"). - 105. Du 3 août 1870 (2 pp.). - 106. Du 4 août 1870 (5 pp., organisation de la justice militaire et : "Rien de neuf, pas même l'envie qui me prend de causer un brin ; elle me prend, vous le savez, tous les jours"). - 107. Du 9 août 1870 (2 pp.). - 108. Du 12 août 1870 (2 pp.). - 109. Du 13 août 1870 (2 pp., premiers combats). - 110. Du 15 août 1870 (2 pp., idem).La correspondance se termine juste avant la bataille de Saint-Privat [Gravelotte], à laquelle Ferdinand participa, et où il fut blessé, mais qu'il raconta, non dans sa correspondance à ses proches, mais dans une relation spéciale de 4 carnets, qui font l'objet d'une notice spéciale. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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EUR800.00

‎[MANUSCRIT] BIDEAU (Étienne)‎

Reference : 221139

‎Sport. - Cyclisme.‎

‎S.l. [Fès], s.d. (1956-58); cahier petit in-8, [86] ff. n. ch., 7 ff. vierges, avec de nombreux dessins au crayon de bois ou à l'encre noire et colorisés, ainsi que quelques petites photographies en couleurs contrecollées, en feuilles spiralées, sous jaquette à rabats. ‎


‎Sous un titre fantaisiste tracé sur le protège-cahier qui sert de jaquette, sans doute destiné à égarer les investigations des gradés, il s'agit d'un "cahier de bidasse" appartenant à un appelé du 2me escadron du 4e Régiment de Spahis marocains, alors stationné à Fès, avant d'être déplacé à Pforzheim au moment de l'indépendance du Maroc. Aucun élément biographique n'est à repérer tout au long du texte.Ce cahier est très soigneusement rédigé et illustré ; l'absence de mouillures ou de marques diverses doit être notée, car elle est très inhabituelle pour ce genre de texte, généralement trimbalé au hasard des affectations et des déplacements. Il est également agrémenté de nombreux cachets officiels utilisés en douce pour en marquer les pages (c'était une des règles de ces compositions). En revanche, son contenu n'offre vraiment aucune surprise par rapport aux très nombreux spécimens du même "genre littéraire", si l'on ose dire. Pour résumer :1. Une orthographe et une grammaire très défectueuse, plus en tout cas que la moyenne des conscrits de l'époque. - 2. La présence des deux obsessions majeures de tout appelé qui se respecte : les femmes (abondance de pin-ups dévêtues dans l'iconographie, fréquence des chansons et poésies salaces, récurrence de sentences désobligeantes qui feraient actuellement s'évanouir la moins inclusive des féministes) ; la quille (sans cesse désirée, sans cesse mise en scène par des décomptes). - 3. Beaucoup de plaisanteries sur la vie de quartier, les misères endurées de la part de l'encadrement (les sous-officiers surtout, directement au contact des appelés), la mauvaise qualité de la nourriture, etc. Bref, tout ce qui faisait l'ordinaire des jeunes appelés du contingent avant que le président Jacques Chirac ne décide la suppression du service militaire.On se contentera, pour donner une idée, du début d'un morceau typique de ce cahier (l'orthographe a été corrigée) : "Quand il rentre au quartier / Pour accomplir ses 18 mois, / Le bleu regarde d'un oeil terne / Ce que devient son nouveau chez soi. / Très vite, il se mécontente / De la soupe et du logement, / Et, pour tromper sa longue attente, / Il chantonne tout doucement : / Vive la quille". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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EUR450.00

‎[MANUSCRIT] - BILLON (Sieur De), CHOISEY (Richardot De) - ‎

Reference : 200917673

‎Abregé d'instruction militaires extraite en grande parite de celle du Sieur Billon de DIchant de la maison de Vendôme dédiees à Louis Treize Roy de France et de Navarre imprimées à Lion chez Barthelemy en l'an 1617. ‎

‎, Manuscrit bien écrit par Richardot de Choisey, vers 1840 ; grand in-12, 252 pp., demi-toile noire. (tactique militaire sous Henri IV mais dédicacé à Louis XIII (1617)) manuscrit grand de marge bien écrit sans rature, sans rousseurs.‎


‎(tactique militaire sous Henri IV mais dédicacé à Louis XIII (1617)) manuscrit grand de marge bien écrit sans rature, sans rousseurs.‎

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EUR300.00

‎[MANUSCRIT BIRMAN RELIGIEUX/RELIGIOUS BURMESE MANUSCRIPT]‎

Reference : 6252

(1850)

‎SLND [Birmanie, 19ème]. 1850 1 vol in-folio oblong (415 X 175 mm) manuscrit de [67] ff. doubles en accordéon, rédigés recto et verso en langue Birmane sur papier de murier, soit 270 pp calligraphiées à l'encre noire et rouge sur 10 lignes tracées au crayon, texte délimité par des marges de 27 mm, titre encadré d'une frise en rouge et noir ornée de deux oiseaux. ( salissures, traces de mouillures, galeries de vers marginales). Reliure asiatique en accordéon, plats de carton décorés décorés de fleurs en mosaïque de verre coloré, et des volutes en cire noire sur un fond doré, tranches dorées, lutrin en bois postérieur. (manques de matériaux dû à leur fragilité).‎


‎Impressionnant manuscrit 19ème bouddhiste du Myanmar. Le texte est rédigé en birman reconnaissable à son écriture arrondie issue des systèmes brahmiques indiens. Le texte est tracé avec une grande régularité à lencre noire, ponctuée de marques rouges servant à structurer ou mettre en valeur certains passages correspondant à de laccentuation rituelle. La partie supérieure est encadrée dune bordure décorative rouge et noire, accompagnée de petits motifs doiseaux stylisés. Les ornements et la qualité de la calligraphie révèlent une dimension à la fois fonctionnelle et esthétique. Ce type de document est souvent lié aux traditions bouddhistes, quil sagisse denseignements moraux, de documents juridiques ou de textes religieux comme le cas présent. Ces derniers ont une fonction doctrinale, morale ou rituelle. Il y est donc question de commentaires ou explications de la doctrine bouddhique (liés au bouddhisme theravada), de textes de mérites (kammavaca) utilisés lors de cérémonies monastiques, ou encore des enseignements moraux (niti) destinés à guider la conduite. Le présent manuscrit avait ainsi vocation à être lu à voix haute, récité ou enseigné. Manuscrit bien conservé constituant un témoignage précieux de la culture écrite birmane et de limportance accordée à la transmission du savoir. 1 oblong folio volume (415 × 175 mm), a manuscript of [67] folios accordion-folded, written on both sides in Burmese on mulberry paper, comprising 270 pages calligraphied in black and red ink on 10 lines drawn in pencil, text bordered by 27 mm margins, title framed by a red and black frieze decorated with two birds. (stains, water stains, marginal wormholes). Asian accordion binding, cardboard covers decorated with mosaic flowers of colored glass and black wax scrolls on a gold background, gilt edges, wooden bookrest at the back. (material losses due to fragility). An impressive 19th-century Buddhist manuscript from Myanmar. The text is written in Burmese, recognizable by its rounded script derived from the Indian Brahmi scripts. The text is written with great regularity in black ink, punctuated by red marks used to structure or highlight certain passages corresponding to ritual emphasis. The upper portion is framed by a decorative red and black border, accompanied by small stylized bird motifs. The ornamentation and the quality of the calligraphy reveal a dimension that is both functional and aesthetic. This type of document is often linked to Buddhist traditions, whether they be moral teachings, legal documents, or religious texts, as in this case. The latter serve a doctrinal, moral, or ritual function. They thus include commentaries or explanations of Buddhist doctrine (related to Theravada Buddhism), merit texts (kammavaca) used during monastic ceremonies, or moral teachings (niti) intended to guide conduct. This manuscript was thus intended to be read aloud, recited, or taught. A well-preserved manuscript constituting a valuable testimony to Burmese written culture and the importance placed on the transmission of knowledge.‎

J-F Letenneur Livres Rares - Saint Briac sur Mer
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‎[MANUSCRIT]. [BLAZE (Sébastien)].‎

Reference : 231001

‎Journal de mon voyage en Espagne.‎

‎S.l., s.d. (1826-28) in-folio, en feuilles ou broché sous couverture d'attente de cartonnage souple orange moucheté, le tout dans double emboîtage de carton vert moderne. ‎


‎Le Manuscrit original des mémoires du plus célèbre pharmacien du Premier Empire.Très important dossier relatif à la préparation et à l'édition de l'ouvrage majeur de Sébastien Blaze : Mémoires d'un apothicaire sur la guerre d'Espagne pendant les années 1808 à 1814, parus chez Ladvocat en 1828. Quoique composé de façon non linéaire (les lettres doivent se lire parallèlement au texte manuscrit et au texte imprimé), il offre l'expérience pas si commune de rentrer dans la "fabrication" d'un mémoire d'Empire, et pas n'importe lequel (le texte de Sébastien Blaze connut immédiatement un grand succès, et nombre d'historiographes se reposent encore sur lui pour documenter les "atrocités" de la guérilla).Il se compose des trois parties suivantes :I. Une rédaction mise au propre dans un cahier broché, qui constitue la base rédactionnelle de tout l'ouvrage : 177 pp., couvertes d'une écriture moyenne, régulière, très lisible (environ 30 lignes par page), sans biffures ni ratures. Le texte, réparti en divisions, donne une version proche dans les grandes lignes de celui de l'imprimé, mais notablement plus court, et présentant de très nombreuses différences rédactionnelles, qui signent l'intervention d'un ou plusieurs teinturiers, comme c'était au demeurant la pratique alors la plus commune pour ce genre de texte.1. Sur l'architecture globale, on peut en juger par la différence des divisions du manuscrit d'avec celles retenues dans l'imprimé. Voici celles qui sont communes aux deux ; pour le tome premier de l'édition de 1828 : Valladolid - L'Escorial - Madrid - Aranjuez - Tolède - Départ de San Fernando - Oropeza - Albuquerque - Séjour à Frejenal - On me fait professeur de langue italienne - Départ de Frejenal - Santa Olalla - San Lucar de Barrameda - Ponton Le Terrible - Segunda Aguada - Je passe sur le ponton de La Vieille Castille - Une journée au ponton La Vieille Castille - Arrivée de l'armée française sur la côte - Enlèvement de la barque à l'eau - Vent de percale - Je passe à bord du ponton L'Argonaute - Xeres - Séville - L'Inquisition - Religion - Caractère de la nation en général : hommes - Femmes - Éducation - Costumes - Agriculture, industrie ; pour le tome second : Cuisine espagnole - Retraite d'Andalousie - Grenade - Bataille de Vitoria. Les autres divisions ont été supprimées ou changées. Comme on peut le constater, notre cahier correspond essentiellement au volume I de l'imprimé.2. Sur le style et l'agencement, il suffira, pour donner une idée des différences, de reproduire à la suite deux versions du même récit, dans le manuscrit (Ms.) et dans l'imprimé (P.). On prendra le début de la division "Départ de Frejenal" (page 141 du tome I de l'imprimé).[Ms.] "J'étois convalescent, mais je n'étois pas encore guéri. Je n'avois pas assez des forces pour marcher. Le généreux Velasco fit ce qu'il put pour me retenir à Frexenal ; mais il ne fut pas toujours écouté, et soit que les Français s'approchent de la ville ; ou que les habitants voulussent se débarrasser de nous, on me fit partir le 4 février, ainsi que six autres prisonniers, qui comme moi avoient été et étoient encore malades. Nous n'étions escortés que par Domingo le geôlier, un alguazil, et quatre paysans armés. Nous voilà donc encore en route, accompagnés par une très foible escorte. Je craignois avec juste raison que nos quatre paysans armés ne fussent ni assez forts ni assez courageux, pour résister à la férocité du peuple qui se présentoit toujours à mon imagination le poignard à la main. Ce qui augmentoit encore mes craintes, c'est que notre escorte se renouveloit à chaque gîte, et que je me voyois par là exposé à être insulté chaque jour par de nouveaux personnages".[P.] "Convalescent mais non encore guéri, je n'avais point assez de force pour marcher. Mon ami Velasco fit tout ce qui était en son pouvoir pour me retenir à Frejenal, ses démarches et ses prières n'eurent aucun résultat satisfaisant. Les Français s'approchaient de la ville, ils n'auraient délivré ainsi que six prisonniers qui, comme moi, étaient encore malades ; on nous fit partir le 4 février. Le geôlier Domingo, un alguazil et quatre paysans armés formaient notre faible escorte, elle ne pouvait résister aux furieux qui se présentaient toujours à mon imagination le poignard à la main. Notre garde se renouvelait à chaque gîte, et ce changement m'exposait à être insulté chaque jour par de nouveaux personnages". Comme on peut le constater par cet exemple pris entre cent, sous prétexte de ramener à la concision et à l'élégance académiques un texte un peu diffus, mais correct et direct, le ou les teinturiers ont passablement altéré l'original, et parfois sur plus que des nuances. L'examen de la troisième partie nous permettra de lever l'anonymat de ce "correcteur".3. Sur la matière développée, il est évident qu'elle est beaucoup moins abondante que celle de l'imprimé. C'est que la base narrative que nous avons sous les yeux fut complétée et truffée de nombreux ajouts, notamment sur les coutumes et les usages des Espagnols, très abondants à la fin du volume I et dans tout le volume II. Ces ajouts sont contenus dans la seconde partie qui suit.II. Un ensemble de compléments rédactionnels qui furent utilisés pour "engraisser" le manuscrit primitif. Ils remplissent 295 pp., et sont répartis en plusieurs sous-ensembles paginés séparément et correspondant généralement aux subdivisions des chapitres de l'imprimé. La quasi-totalité des feuillets est barrée à l'encre de haut en bas, pour signifier que leur matière a été utilisée par le teinturier (cf. infra). L'on a ainsi notamment :1. Un premier ensemble de 18 pp. correspondant à mars - juin 1808 et aux rubriques suivantes du tome I : Escorial - Madrid - Serenos - Églises - Aranjuez (chapitres II & III).2. Un ensemble de 60 pp. (les 32 premières non barrées), divisées en 31 numéros et renfermant des réflexions sur les événements politiques dont l'auteur n'a pas été témoin direct.3. Un gros ensemble de 159 pp., correspondant à des rubriques disséminées dans tout l'ouvrage (janvier 1808- mai 1813) : Entrée en Espagne - Albuquerque - Messe de minuit - Carnaval - Processions - Inquisition - Succès de la franc-maçonnerie - Caractère de la nation en général - Spectacles - Le puits saint - Gitanos - Retraite d'Andalousie - Départ de Séville, revue des équipages d'une armée en retraite - Grenade - Chinchilla - [Retour à ] Aranjuez & Madrid - Tolède - Promenade autour de la ville - Retour à Madrid - Bataille de Vitoria (respectivement, chapitres I, VII, XX, XXI, XXII au vol. I ; XXVII, XXVIII, XXXVI, XXXVII, XXXVIII, XL, XLI, XLII au vol. II).4. Un ensemble de 38 pp. qui fournit la matière des chapitres XXXII & XXXIII (Une journée à Séville vs. Vingt-quatre heures à Séville), ainsi que la partie El garote du chapitre XXIX.5. Notice sur la musique en Espagne : 3 pp. n. ch., et non barrées (fournit pour une part la matière du du chapitre XXVI au vol. II).6. Dix-sept pp. éparses.Les aventures réellement vécues par Blaze cèdent ici le pas à une documentation plus générale sur l'Espagne et les Espagnols, parfois corroborée par l'expérience, mais aussi extraite d'ouvrages en français disponibles à Paris sous la Restauration (certains furent utilisés explicitement, comme on le verra dans la suite).III. Enfin, une correspondance de l'auteur, depuis sa résidence d'Apt, avec son frère François-Henri-Joseph Blaze, dit Castil-Blaze (1784-1857), déjà à ce moment compositeur, librettiste et critique musical de renom. Il habitait alors 9, rue du Faubourg-Montmartre à Paris. Il s'agit d'un ensemble de 21 missives, datées et comportant le cachet de la Poste, généralement rédigées sur bifeuillets (in-4 ou in-8) d'une écriture cursive parfois très malaisée à déchiffrer, s'étageant entre 1825 et 1830, soit précisément : 27 septembre 1825 ; 6 juin 1826 ; 18 août et 19 novembre 1827 ; 24 avril, 23 juillet, 14 septembre, 30 septembre, 6 octobre, 8 octobre, 22 octobre, 2 novembre, 15 décembre et 18 décembre 1828 ; 1er mars, 7 mai, 8 juillet, 28 juillet, 16 septembre et 22 octobre 1829 ; 31 mai 1830. Comme l'on voit, la plupart des lettres conservées sont de l'année de la publication des Mémoires.Et ce n'est pas un hasard : leur contenu n'est en effet pas seulement d'ordre familial, même si des nouvelles intimes sont échangées, mais une grande partie concerne la publication des Mémoires de 1828. Et l'on s'aperçoit que son aîné a été chargé non seulement de corriger les différentes rédactions de son manuscrit, mais aussi de les étoffer, comme on pourra en juger par ces quelques extraits bien révélateurs : "Je t'envoie un nouveau renfort de notes, et tout ce que ma mémoire a pu me fournir. Ce n'est point une histoire de la Guerre d'Espagne que nous offrons au public, mais les aventures d'un conscrit de 1807, ou si tu veux d'un amateur qui a suivi l'armée et qui, sans en partager la gloire, en a largement partagé toutes les vicissitudes, dangers, privations, captivité &c. Il ne faudra donc pas parler des événements militaires, ou du moins fort peu, seulement pour les indiquer, et comme se liant à autre chose" (6 juin 1826). - "Je n'ai pas besoin de te recommander de retrancher les petites sorties qui peuvent m'être échappées contre les Français en général. C'est un Français qui écrit, il ne doit jamais faire l'éloge des étrangers au détriment des siens" ; suit un développement sur la vie entre prisonniers sur les pontons (27 septembre 1825). Castil-Blaze n'a pas seulement joué le rôle du teinturier que l'examen du cahier manuscrit révélait, il a servi d'éditeur du texte au sens de l'anglais. Qu'on en juge : "Tu donneras à cet ouvrage le titre que tu jugeras à propos. Je te laisse le choix de mettre le nom de l'auteur ou de garder l'anonime. Dans ce cas alors, il faudroit mettre : par un prisonnier du ponton La Vieille Castille. Il faut faire en sorte de faire mention des pontons dans le titre" (6 juin 1826). L'anonymat sera en effet retenu, mais pas cette dernière mention à laquelle pourtant Sébastien semblait tenir. Les échanges entre les deux frères abondent en précisions et détails sur le séjour espagnol de Sébastien, pas nécessairement retranscrits dans l'imprimé. C'est à quoi servirent les feuillets de notre partie II.Puis vient le moment de l'impression, et Castil-Blaze communique à son frère les feuilles déjà prêtes : "La veille, j'avois reçu les dix feuilles d'impression que tu m'as envoyées, je les ai lues avec intérêt. Tu raisonnes les opérations militaires comme un lieutenant général, je n'ai pas besoin de te demander si tu as arrangé cela de manière à ce qu'on ne puisse pas nous accuser de plagiat. Cela me fait regretter de n'avoir pas pu te donner des détails plus étendus sur la bataille de Vitoria." / "Je te remercie bien, mon cher ami, de l'attention que tu as de m'envoyer les feuilles imprimées pour ainsi dire au fur et à mesure qu'elles sortent de la presse" (22 octobre 1828). / "J'ai maintenant le premier volume complet, je l'ai lu et relu plusieurs fois" (2 novembre 1828). Enfin, les deux volumes sont publiés, et leur réception donne lieu à de nouveaux échanges entre les deux frères. Dès 1829, on travaille à une seconde édition ("Je joins à ma lettre quelques notes qui te seront peut-être inutiles pour la seconde édition des Mémoires. Je les avois commencées il y a six mois, mais je les avois abandonnées parce que j'ai pensé que tu trouverois mieux que cela dans les manuscrits que Mrs. Demanche et Tillaire t'ont offerts" 7 mai 1829). Cf. Tulard, 170. Palau 30 849 (pour l'édition de 1828). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎MANUSCRIT | BONALD, Louis Jacques Maurice de (d'après Louis SELLIER)‎

Reference : 102924

(1805)

‎Institutiones rhetoricae‎

‎Ambiani [Amiens], Ludovicus Jacobus Mauritius de Bonald, 1805, in-8, 207-[2]-55 ff, Cartonnage de l'époque, Manuscrit en deux parties : la première ? en 207 feuillets et 2 feuillets de table ? comporte le Cours de rhétorique en latin et en français de Louis Sellier; la seconde, foliotée en chiffre romains (LV), contient une transcription en français du Discours de Ciréron pour Milon. Le jeune étudiant à l'origine de ce cahier, Louis Jacques Maurice de Bonald (1787-1870), originaire de Millau, deviendra une personnalité éminente à Lyon, dont il sera l'archevêque en 1839. Pour l'heure, il est en passe d'achever ses études classiques : né dans une famille ultraroyaliste, il est conduit chez les Pères de la Foi ? d'abord au sein du collège d'Amiens, puis à Montdidier ? par son parent, le prêtre réfractaire de Millau Louis de Sambucy. Il y suit le cours de rhétorique de Louis Sellier (1772-1854), émule de Joseph Varin avec qui il participe à la restauration de la Compagnie de Jésus. Les leçons du père Sellier débutent le 23 septembre 1805; Maurice de Bonald est alors à l'aube de ses 18 ans. L'élève a recopié ses notes sur des pages réglées au crayon, à l'encre noire, d'une écriture soignée et lisible. La page de titre calligraphique est illustrée en tête d'une croix lumineuse surgissant de nuées. Le cours se constitue d'une préface et de trois parties : I. De inventione; II. De dispositione; III. De Elocutione. À la fin se trouvent le Pro Milone, célèbre plaidoyer de Cicéron qui servit d'exercice d'éloquence à des générations d'étudiants. "Sous la conduite de maîtres aussi éclairés dans la science de Dieu que dans les sciences humaines, la semence divine fructifia abondamment dans l'âme du jeune Maurice de Bonald, si bien préparée à la recevoir. Sa vocation ecclésiastique fut le couronnement de cette éducation profondément chrétienne, commencée sur les genoux d'une pieuse mère, et achevée par les soins de vénérables professeurs, et sous la haute direction de son père" (Vie de S. Em. le Cardinal de Bonald p. 15). Les études religieuses de Maurice de Bonald sont en fait assez peu connues, contrairement à sa carrière ecclésiastique : dès qu'il quitte les Pères de la foi, il entre au séminaire de Saint-Sulpice; il est fait prêtre à la fin de l'année 1811. En 1823, il est nommé à l'Evêché du Puy tout juste rétabli, puis devient archevêque de Lyon en 1839. Cet ultramontain oeuvre avec ferveur à la rechristianisation de la capitale de la soie en fondant des dizaines d'églises, plusieurs instituts religieux et en remettant à l'honneur le culte marial. Bien qu'imprégné de l'héritage ultraroyaliste de sa famille, Maurice de Bonald adopta une attitude prudente, évitant toute opposition directe au pouvoir et s'abstenant de s'impliquer dans les affaires politiques. Le document que nous présentons ici apporte un éclairage précieux sur les jeunes années de cette figure religieuse parmi les plus marquantes du milieu du XIXe siècle. Cachet de la bibliothèque des Capucins de Millau. Papier de recouvrement des plats largement arraché, dos manquant, mais couture solide. Bon état intérieur. Vie de S. Em. le Cardinal de Bonald. Lyon, Briday, 1870. Couverture rigide‎


‎Bon 207-[2]-55 ff.‎

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EUR3,000.00

‎[MANUSCRIT. - BONNIEUX]. ‎

Reference : 244984

‎Table de ceux qui font des pentions aux hoirs de Thoussainct & Jean Baptiste Pons, du lieu de Bonieux. écris par leur surnom cy après par l'arphabet [sic]. - Table de ceux qui me font des pansions à Jean Baptiste Perret de Bonnieux par leurs noms, surnoms, fait dans le commencement de l'an 1733, marqué par dessous la barre. J'y ay encore aiousté ceux qui me sont renvoyés pour l'intérest de mon épouse par un arrest d'expédient passé entre Me Eynard advocat habitant à Sault, mon beau-frère et moy‎

‎S.l., s.d. (1733) in-8, [21] ff. n. ch., y compris une planche héraldique à l'encre (f. 1), 145 pp. (les pp. 43-145 étant demeurées vierges) [Pentions perpétuelles des hoirs à feu Toussainct & Jean Baptiste Pons, du lieu de Bonnieux], graphies d'au moins deux mains différentes, [52] ff. vierges, [3] ff. n. ch. [Livre qui doit être inséré ce qui concernera le sentier de la Piaille], [41] ff. vierges, basane fauve à lacets, dos à nerfs orné de filets à froid, encadrement de simple filet doré sur les plats, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Coiffes frottées, petites épidermures sur les plats.‎


‎Il s'agit d'une liste des pensions attribuées aux héritiers de Toussaint Pons, de Bonnieux (actuellement dans le Vaucluse). Après la table générale (les 21 premiers ff.), toutes les notices sont détaillées ; la première fournit le canevas général : "Isnard Durand doibt six cens escus et faict de pention tous les ans à la feste de la saincte Marie Magdeleine [22 juillet]".Les armes du premier feuillet se blasonnent : D'azur à un pont de trois arches, surmontées de trois étoiles rangées en chef. Il s'agit d'armes parlantes à partir de la signification en latin du patronyme des deux ancêtres (Pons). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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EUR600.00

‎manuscrit BOST (Charles).‎

Reference : 12851

‎Lettre autographe signée.‎

‎ Le Havre, 1922, 1 carte bristol à en-tête imprimée de 14 x 10 cm, texte manuscrit recto-verso ; ‎


‎Charles Bost, pasteur né au Pouzin."Je vous envoie aujourd'hui un petit cahier que vous pouvez garder ou j'ai résumé les [...] du docteur Liengme [...] Il m'a dis souvent: "Vous allez voir ce que vous apprendrez ici pour votre activité pastorale journalière" [...].Charles Bost s'interesse aux travaux du docteur Liengme, sur les maladies nerveuses, pour comprendre les phénomènes d'extase, liés à la foi chez les protestants. ‎

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‎Manuscrit BOST (Charles).‎

Reference : 12394

‎L'HYGIENE MENTALE. Résumé pratique des renseignements du docteur G. Liengme (prononcer Lième), clinique des maladies nerveuses, Vers la Rive Vaumarcus (canton de Neuchatel - Suisse). (Sur la rive même du lac de Neuchatel entre Neuchatel et Concise, au pied du Jura).‎

‎ Le Havre, Charles Bost, 1922, 1 br. in-8 de 26 feuillets manuscrits, signés de l'auteur ; ‎


‎Charles Bost étudie les maladies nerveuses, pour comprendre le phénomène des "Tremblantss des Cévennes" (état d'extase chez les Camisards).A partir de cette étude, il publiera un an plus tard un ouvrage: "L'ygiène mentale. Quelques idées du docteur Liengme de Vaumarcus (Neuchatel-Suisse)".Le pasteur et historien Charles Bost est né au Pouzin (Ardèche). ‎

Librairie Ancienne du Vivarais - Saint Etienne de Boulogne

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‎[MANUSCRIT]. BOURCIER (Sabin).‎

Reference : 240943

‎Armée du Nord et de Sambre et Meuse. Le commissaire ordonnateur général Sabin Bourcier. au commissaire ordonnateur Féret, à Liège‎

‎Bruxelles, 2 Nivôse an III (22 décembre 1794) in-folio, écrit sur 2 pp., avec belle vignette en-tête, en feuille. ‎


‎"L'agent en chef des vivres de l'Armée de Sambre & Meuse informe, mon camarade, le bureau central des obstacles qu'il a rencontrés de la part du commissaire des guerres Gels à Juliers, lequel a refusé de requérir les voitures nécessaires pour un versement de grains de Juliers sur Aix la Chapelle". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[MANUSCRIT]. BOURCIER (Sabin).‎

Reference : 240233

‎Armée du Nord. Le Commissaire ordonnateur en chef Sabin Bourcier. aux citoyens composant la Commission de l'organisation & du mouvement des armées de terre.‎

‎Lille, 12 Prairial an II (31 mai 1794), in-folio, écrit au recto, avec une belle vignette emblématique en-tête, en feuille. ‎


‎"Je vous adresse, cïjoint, citoyens, copie conforme de l'arrêté du représentant du peuple Laurent qui nomme adjoint aux commissaires de la guerre le citoyen Hourblin, maréchal des logis au 6e régiment d'hussards". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[MANUSCRIT]. BOURCIER (Sabin).‎

Reference : 240913

‎Armée du Nord. Le commissaire ordonnateur général Sabin Bourcier (..).‎

‎Westresel, 28 Ventôse an III (18 mars 1795), in-4, écrit au recto du premier feuillet, avec belle vignette en-tête, en feuille. ‎


‎Bref billet de réquisition pour 13 chevaux. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[MANUSCRIT]. BOUTEVILLE DU METZ (Louis-Ghislain).‎

Reference : 240916

‎Départemens réunis. - Envoi des loix. Le citoyen Bouteville, commissaire du gouvernement près les départemens réunis par la loi du 9 Vendémiaire an V. au ministre de la justice‎

‎Bruxelles, 4 Brumaire an V (25 octobre 1796) in-4, écrit sur deux pages, avec belle vignette en-tête gravée par A. Cardon, en feuille. ‎


‎Concerne la traduction et l'affichage des lois des 19 Pluviôse et 4 Ventôse an IV [8 février & 23 février 1796], relatives aux domaines nationaux.Louis-Ghislain de Bouteville du Metz (1746-1821), député de la Somme, fut nommé commissaire du gouvernement français en Belgique du 22 novembre 1795 au 20 janvier 1797 en remplacement de Portiez de l'Oise et Pérès de la Haute-Garonne, avec, pour mission, de composer les administrations, de surveiller leur fonctionnement, de les guider dans l'exécution des lois. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[MANUSCRIT]. BOUTEVILLE DU METZ (Louis-Ghislain).‎

Reference : 240230

‎Liberté. - Égalité. Le citoyen Bouteville, commissaire du gouvernement près les départemens réunis par la loi du 9 Vendémiaire. au ministre des finances‎

‎Bruxelles, 14 Pluviôse an IV (3 février 1796) in-folio, écrit au recto, avec une belle vignette emblématique en-tête gravée par A. Cardon, en feuille. ‎


‎"Vous avez déjà connoissance et de l'arrêté pris le 22 Pluviôse par l'administration des Deux-Nettes [Deux-Nèthes], et des motifs qui l'ont déterminée. Vous êtes parfaitement à portée de juger si et jusqu'à quel point cette administration peut être répréhensible. Je vous fais cependant et à son invitation passer les pièces qu'elle m'a adressées pour sa justification". Ce n'est pas précisé, mais il s'agit apparemment d'une affaire liée aux tarifs douaniers du département comprenant la partie septentrionale du Brabant, avec Anvers comme chef-lieu.Louis-Ghislain de Bouteville du Metz (1746-1821), député de la Somme, fut nommé commissaire du gouvernement français en Belgique du 22 novembre 1795 au 20 janvier 1797 en remplacement de Portiez de l'Oise et Pérès de la Haute-Garonne, avec, pour mission, de composer les administrations, de surveiller leur fonctionnement, de les guider dans l'exécution des lois. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[MANUSCRIT] BOYER DE CRÉMILLES (Paul-Louis-Hyacinthe)‎

Reference : 167353

‎Mémoire de Mr de Crémille sur la disposition à faire pour la garnison de la frontière depuis la Meuse jusqu'à Dunkerque. en temps de guerre‎

‎S.l.n.d. (1743) in-4, [6] ff. n. ch. couverts d'une écriture moyenne et très lisible (environ 25 lignes par page), en feuilles, avec ruban. ‎


‎Cadet aux Gardes Françaises dès 1717, mestre de camp depuis 1735, maréchal général des logis en 1742, Boyer de Crémilles fut employé en 1741-1743 à la reconnaissance des frontières des Pays-Bas entre Dunkerque et la Meuse, dans le cadre de la préparation des campagnes de 1741 (armée de Bohême) et de 1743. C'est exactement la situation qu'il décrit au début de son court mémoire : "Le premier arrangement que j'ai d'abord envoyé à M. d'Argenson [Marc-Pierre de Voyer de Paulmy d'Argenson, secrétaire d'Etat à la Guerre de 1743 à 1757], par rapport aux garnisons qu'il me paroissoit nécessaire de mettre sur les frontières de Flandres depuis Dunkerque jusqu'à la Meuse n'a été faite que dans la supposition qu'il n'y auroit qu'une partie des troupes des Alliés qui passeroit pour hyverner dans les Pays-Bas et que le reste pourroit aller prendre des quartiers dans les Païs d'Hannovre et dans le Hunsrück (...)". La modification de ce plan initial le conduit à proposer un état général des troupes à placer dans les postes des Flandres, d'Artois et du Hainaut, qui occupe intégralement les feuillets suivants. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎(Manuscrit). BRANQUART, Jean.‎

Reference : 1987

(1956)

‎Cahier de travaux de service à l'unité marine de Djibouti.‎

‎ 1956-1957. 1 vol. in-4, (26,5 x 21 cm) ; n.p. (env. 120 pages). Reliure en demi-toile beige. Titre manuscrit au premier plat. ‎


‎Manuscrit d'une belle écriture appliquée reportant les différents travaux de l'officier Jean Branquart au quotidien : prise de fonction, inventaires, mouillages, différents travaux d'entretiens et de nettoyages, tri et rangement du matériel, instructions des élèves, appareillages et exercices, essais des vedettes, etc., dans la région de Tadjourah à Djijbouti, du 13 février 1956 au 25 juillet 1957. Le manuscrit s'achève par "repos bien mérité". ‎

Phone number : 02 23 42 99 87

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