Paul Derain Lyon 1943 TRESOR HERMETIQUE comprenant LE LIVRE D'IMAGES SANS PAROLES ( MUTUS LIBER ) où toutes les opérations de la philosophie hermétique sont décrites et représentées, réédité avec une introduction par le docteur Marc HAVEN et LE TRAITE SYMBOLIQUE DE LA PIERRE PHILOSOPHALE en soixante-dix-huit figures par Jean-Conrad BARCHUSEN réédité pour la première fois avec une notice par Paul SERVANT.In-4 ( 285 X 190 mm ) de VIII-15 planches-II-19 planches, 2 pp., broché sous couverture imprimée. Tirage limité à 320 exemplaires numérotés. Bel exemplaire.Dans la collection d'albums ésotériques édités à Lyon par Paul Derain pour sa célèbre librairie ésotérique.
Vodaine S.L. S.D. In-8 ( 190 X 140 mm ) broché sous couverture imprimée. Très bel exemplaire.
Editions De La Sirène Paris 1919 In-12 ( 165 X 130 mm ) de 72 pages, broché sous couverture imprimée. Quelques tâches sur les couvertures, intérieur propre. Bel exemplaire.
Payot Paris 1961 In-8 ( 230 X 140 mm ) de 222 pages, broché sous couverture illustrée. Traduction par M.Berlot, avec 40 dessins de James MACDONALD. Edition originale. Très bel exemplaire.
Payot Paris 1961 In-8 ( 230 X 140 mm ) de 222 pages, broché sous couverture illustrée. Traduction par M.Berlot, avec 40 dessins de James MACDONALD. Edition originale. Nom manuscrit sur une garde, bon exemplaire.
Strasbourg: G. Silbermann et L. Derivaux, 1840 gr. in-8 (26,5 x 17,5 cm), 364 pages, titre lithographié en couleurs, portrait, 4 intertitres lithographiés en couleurs, 4 planches gravées en noir, double filet d'encadrement en couleurs à chaque page. Demi chagrin vert à coins, dos à 4 nerfs, titres et filets dorés, caissons ornés, tranches marbrées, légères usures, rousseurs, bon état. Ex-libris (Vicaire VI 571). Edition originale.
Fables et poésies choisies, traduites en vers français et précédés d'une notice bibliographique par M. Paul Lehr. (Strasbourg: G. Silbermann et L. Derivaux, 1840) [M.C.: Alsace, littérature, poésie]
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1982 In-12 ( 175 X 110 mm ) de 1410 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés, sous jaquette illustrée, rhodoïd et étui de carton gris. ( Présentation de l'éditeur ). Très bel exemplaire.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1986 In-12 ( 175 X 110 mm ) de 1410 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés, sous jaquette illustrée, rhodoïd et étui de carton gris. ( Présentation de l'éditeur ). Très bel exemplaire.
Gallimard NRF Paris 1932 In-12 ( 185 X 120 mm ) de 277 pages, broché sous couverture imprimée. EDITION ORIGINALE, 1 des 207 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre ( seul grand papier ). Très bel exemplaire, non rogné.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 2001 In-12 ( 175 X 110 mm ) de XXXVII-1508 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous rhodoïd et étui illustré. ( Présentation de l'éditeur ). Edition publiée sous la direction de Sylvère MONOD. Très bel exemplaire.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1992 In-12 ( 175 X 110 mm ) de XXX-1294 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous rhodoïd et étui illustré. ( Présentation de l'éditeur ). Edition présentée, établie et annotée par Sylvère MONOD. Très bel exemplaire.
Gallimard NRF Paris 1949 In-12 ( 180 X 120 mm ) de 398 pages, cartonnage décoré de l'éditeur d'après la maquette de Paul BONET. Exemplaire numéroté sur alfa. Dos légèrement "ombré", bel exemplaire.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1982 In-12 ( 175 X 110 mm ) de LIX-1410 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous jaquette illustrée, rhodoïd et étui illustré. ( Présentation de l'éditeur ). Edition publiée sous la direction de Sylvère MONOD. Très bel exemplaire.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1991 In-12 ( 175 X 110 mm ) de LIX-1410 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous, rhodoïd et étui illustré. ( Présentation de l'éditeur ). Edition publiée sous la direction de Sylvère MONOD. Très bel exemplaire.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1997 In-12 ( 175 X 110 mm ) de LIX-1410 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous, rhodoïd et étui illustré. ( Présentation de l'éditeur ). Edition publiée sous la direction de Sylvère MONOD. Très bel exemplaire.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 2001 In-12 ( 175 X 110 mm ) de LIX-1410 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous, rhodoïd et étui illustré. ( Présentation de l'éditeur ). Edition publiée sous la direction de Sylvère MONOD. Très bel exemplaire.
Conrad par Gide Paris, Gallimard, (25 juin) 1918. 1 vol. (110 x 165 mm) de 200 p., 1 et [1] f. Broché. Édition originale de la traduction française par André Gide. Tirage unique à 300 exemplaires sur Rives. Un des exemplaires hors-commerce, celui justifié à la main «Exemplaire d'éditeur».
Joseph Conrad vient de terminer Au bout du rouleau lorsqu'il se souvient d'une anecdote tragique : un cyclone effrayant qui assaille un navire en mer de Chine. Il en tire ce roman, dont les protagonistes sont un capitaine et son second, chargés de rapatrier deux cents coolies chinois, ces travailleurs agricoles d'origine asiatique qui fournissaient alors une main-d'oeuvre bon marché. Toute l'action - remarquablement traduite par André Gide - tient en quelques heures, au coeur de la tempête. Ce dernier avait rencontré Conrad en Angleterre en 1911, grâce à Henry Davray, l'un des collaborateurs des Éditions du Mercure de France. De nombreuses rencontres eurent lieu à Orleston, dans le manoir des Conrad, pendant lesquelles Gide s'ingénia à ‘rapatrier' l'écrivain au sein de la NRF. Ce fut chose faite en 1918 : toute l'oeuvre à venir y figurera, en traduction originale dans la prestigieuse maison, excepté L'Aventure, qui paraîtra chez Kra en 1926. Gide gardera pour Conrad une amitié toute particulière dont témoignera le petit texte d'hommage, sobrement intitulé Conrad, qu'il fit paraître chez Pierre Aelberts en 1927. Bel exemplaire.
Alkmaar 1864 H. Coster en Zoon(Herms. Coster & Zoon). Hardcover 1st Edition
Reliure rigide: Bien, 32 x 25 cm, 85 pp., néerlandais, 1ère édition, illustrations, état du livre: Très bon Le texte est très systématiquement structuré par J.F.W. Conrad. Ce n'est pas seulement un rapport technique, mais aussi un travail historique approfondi sur la lutte contre la mer du Nord à Petten. Le contenu peut être grossièrement divisé en trois phases principales : 1. L'aperçu historique-géographique (1446 - 1864) Conrad comprenait que l'on ne pouvait déterminer l'avenir de la digue qu'en comprenant le passé. Il décrit l'histoire de la protection côtière et des dunes à Petten en 11 étapes successives. Il explique comment la rangée de dunes d'origine a été complètement emportée par de fortes tempêtes (comme la tempête de Saint-Élisabeth et d'autres tempêtes ultérieures), créant un 'trou' vulnérable dans la ligne côtière qui devait être fermé artificiellement par des pilotis et des digues. 2. Analyse technique de l'état de l'époque (1864) Dans cette section, Conrad analyse l'état exact de la digue à son époque. Il traite des profondeurs de la mer du Nord juste au large, des courants, du comportement de la plage et des niveaux d'eau exacts à marée haute et lors des tempêtes. Il révèle pourquoi les anciennes méthodes (comme les protections en paille vulnérables ou les simples pilotis en bois) ne suffisaient plus face à la force brute de la mer. 3. Améliorations proposées et recommandations C'est la partie gagnante et innovante de sa soumission au concours. Conrad fait des recommandations concrètes et à grande échelle pour le renforcement et la transformation totale de la digue de Hondsbossche. Il introduit des concepts modernes d'ingénierie hydraulique, tels que la création d'une pente beaucoup plus douce, l'utilisation de lourdes décharges de pierres (basalte) et le placement stratégique de têtes de plage pour retenir le sable. Sa vision a jeté les bases de la gigantesque digue en pierres qui protégerait finalement les polders de la Hollande du Nord dans les siècles suivants. aperçu des 9 plaques Plaque 1 : Un grand aperçu historique-géographique montrant le développement de la ligne côtière en 11 étapes historiques successives. Plaque 2 : La célèbre carte historique du géomètre Spruijtenburgh, qui représente l'ancienne situation de la protection côtière. Plaque 3 : Carte et dessin de situation de la protection côtière en l'an 1793. Plaque 4 : Carte et dessin de situation de la protection côtière en l'an 1835. Plaque 5 : Profils techniques détaillés de la digue (sections transversales de la façon dont la digue était construite à l'époque). Plaque 6 : Les améliorations proposées par Conrad et les nouvelles constructions de digues pour l'année 1864. Plaque 7 : Une carte de la situation actuelle de la plage à Petten en 1864. Plaque 8 : Dessin technique de la plage, combiné avec les niveaux d'eau enregistrés. Plaque 9 : Une carte hydographique de la mer du Nord à Petten, y compris les lignes de profondeur exactes du fond marin. Il a été imprimé et publié par l'imprimerie alkmaarse H. Coster en Zoon (Herms. Coster & Zoon), alors bien connue. Ils ont publié le travail à la demande de l'administration des digues de l'époque : le Dijkgraaf et les Hoog-Heemraden de Hondsbossche et des Dunes à Petten. [Cette description peut avoir été traduite par une IA.]
Nouvelle sud-américaine de Conrad Paris, Éditions de la NRF, (18 août) 1927. 1 vol. (165 x 215 mm) de de 311 p., (3] et 1 f. Broché. Édition originale de la traduction par Philippe Neel. Un des 109 premiers exemplaires réimposés sur vergé Lafuma, celui-ci hors-commerce (marqué E).
Gaspar Ruiz parut d'abord dans les numéros du « Pall Mail Magazine » de juillet à octobre 1906 puis en 1908 dans le recueil « A Set of Six » chez Methuen et Co, à Londres. Les contes qui le composent avaient été écrits au cours des trois années précédentes. « Gaspar Ruiz » fut achevé en janvier 1905, c'est-à-dire à une époque où l'esprit de Joseph Conrad baignait encore dans l'ambiance sud-américaine au milieu de laquelle il avait vécu, pendant les deux années qu'il consacra à imaginer et à écrire son roman : « Nostromo », achevé au début de septembre 1904, alors qu'il n'était encore que Jósef Teodor Konrad Korzeniowski, marin avant d'être romancier. Dans une lettre que Joseph Conrad écrivait à son ami R.B. Cunninghame Graham, le 30 mars 1923, reprise dans sa note d'auteur Conrad indique : « J'ai trouvé l'idée de Gaspar Ruiz dans un livre du capitaine de vaisseau Basil Hall, Journal des Années 1820-21-22, un ouvrage dont vous avez peut-être entendu parler. Hall était un ami du général San Martin. L'original de Gaspar Ruiz est un homme nommé Benavides, franc-tireur sur la frontière méridionale du Chili pendant les guerres de l'Indépendance. Hall lui consacre une page ou deux - d'après ce qu'il avait entendu dire. Il m'a fallu inventer toute son histoire, trouver des raisons à ses changements de partis, et le cadre du récit. Et maintenant la composition et l'écriture de tout cela ne me semblent plus guère que le souvenir d'un rêve. » Au cours de l'été 1920, Joseph Conrad tira de ce conte un scénario de film intitulé « Gaspar, the Strong man » (Gaspard, l'homme fort) qui n'a pas été utilisé jusqu'à ce jour.
Paris Arthème Fayard, sans date (Début XXe) 0 in 8 (25x17,5) 1 volume reliure à la bradel demi percaline marron de l'époque, couverture illustrée conservée, 126 pages [1], avec des illustrations d'aprés les aquarelles de Georges Conrad. Collection Modern-Bibliothèque. Relié à la suite: LE NOUVEAU JEU, avec des illustrations d'aprés les aquarelles de Manuel Orazi (126 pages [1], couverture illustrée conservée. Relié à la suite: LEURS SOEURS, avec des illustrations d'aprés les aquarelles de Georges Conrad (126 pages [1], couverture illustrée conservée). Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Couverture rigide
s. n. | Athènes 1963 | 14.5 x 21.5 cm | Broché
Très rare édition originale imprimée à 150 exemplaires signés au colophon par Conrad Rooks. Seulement deux exemplaires en bibliothèque, à l'American College of Greece et à la Princeton University Library. Dos et plats marginalement insolés, deux taches en marge droite du second plat. Précieux envoi autographe daté et signé depuis Paris "to Sueeva Viegand with appreciation for kind thoughts and friendship. Sincerely Conrad Rooks 5/7/1963 / Paris 26 rue Saint Beniot [Benoît]" Ce poème de Conrad Rooks, né dans les vapeurs d'alcool, de peyotl et de champignons hallucinogènes, donnera naissance à lun des plus importants films de la Beat Generation réalisé par Robert Franck. Aucun exemplaire nest passé en vente selon RBH. * "desperate now I poured the iodine of whiskey, beer and pastisse, bottles and rivers of liquid fire balm on the spreading cancerous sore .... what augury contained in the amber Johny [sic] Walkers and Dewar's White Label" Après la mort soudaine de son père en 1962, Conrad Rooks met fin à une période de dépendance à l'alcool et aux stupéfiants et se rend en Suisse pour une cure de repos qui lui permet de se sevrer. En janvier 1963, il fait imprimer à petit nombre sous les presses de l'athénien Christos Christou ce fameux poème quil dédie à la mémoire de son père, riche homme d'affaires. L'enfance opulente de Rooks l'avait vite fait tomber dans l'addiction : Litte rich boys/ We are all doomed immured in pleasure/ and desire/ there are no Buddhas on Wall Street écrit-il dans les lignes du poème. Le titre du poème renvoie à la localité de l'État de New York où Rooks a résidé à partir de l'âge de neuf ans. "Chappaqua" serait un mot amérindien désignant un "lieu sacré de l'eau courante", où certaines tribus enterraient leurs morts, ceux-ci disparaissant pour transiter vers un état spirituel : "I have returned to Chappaqua sacred place of Running waters to the swing on the dying old tree Etearnity [sic] is galloping now down Roaring Brook Lane" Un extrait du poème était paru en 1963 dans le premier numéro de la revue grecque d'avant-garde ?? ???? ???? ????? (To allo stin techni, L'Altérité dans l'Art) dirigée par Leonidas Christakis. Rooks vivait alors en Grèce dans un cercle où se trouvaient également, à diverses périodes des années 1960, Sinclair Beiles, Gregory Corso, Harold Norse, Ted Joans, Alan Ansen, Philip Lamantia, John Esam et Dan Richter, et des uvres de ces auteurs paraissaient dans des petites revues proches des Beats (Maria Nikolopoulou "The Transfer andAppropriations of the BeatGeneration in Greece", Beat Literature in a Divided Europe, 2018). Rooks conçoit après le projet de réaliser un film en adaptation de ce poème éponyme. La démarche devait avoir une fonction thérapeutique et l'aider à prévenir toute rechute. En janvier 1964, Rooks entame le tournage de Chappaqua, qui s'étend sur près de trois ans. Le film est financé par l'héritage de son père ainsi que par des emprunts contractés auprès de sa famille et de ses proches, pour un montant total avoisinant 450 000 dollars. Le tournage, largement improvisé, reposait sur une méthode où Rooks se mettait volontairement dans un état de frénésie et de panique afin d'entrer en contact avec sa psyché et ses capacités créatrices ; il filmait selon l'inspiration du moment, parfois sans interruption pendant vingt-quatre heures. Le film a été tourné en France, au Mexique, en Inde, à Ceylan, en Angleterre, ainsi que dans quarante-huit États américains. Parmi les acteurs, outre Rooks qui joue le personnage principal ('Russell Harwick), on retrouve notamment Jean-Louis Barrault (Dr. Benoit), William Burroughs (Opium Jones), Allen Ginsberg (Messie), Ornette Coleman (Peyote Eater), Moondog (The Prophet), sur une musique de Ravi Shankar avec la collaboration de Philip Glass. Un des quelques exemplaires ayant survécu aux pérégrinations des Beats, enrichi dun envoi inscrit à Paris par lécrivain vagabond à une mystérieuse inconnue écr
Tirage de tête d'un chef-d'oeuvre de Conrad. Un des 109 réimposés. Paris, Gallimard, (20 juillet) 1926. 2 vol. (170 x 215 mm) de 333 p. et [1] ; 285 p. et [1] f. Brochés. Édition originale de la traduction française par Philippe Neel. Un des 109 premiers exemplaires réimposés sur vergé lafuma, celui-ci nominatif pour P. Guastalla (n° XXXVIII).
« S'il fallait choisir un seul romancier, je choisirais Joseph Conrad. Chez Conrad, il y a quelque chose d'épique, on pense à lui comme à un homme qui a été partout, on pense à lui comme on pense à l'océan » : lorsque Jorge Luis Borges émet ce jugement, il a sans doute en tête Nostromo, paru en 1904 : le roman est sans doute l'un des plus puissants, des plus denses et des plus sombres de Joseph Conrad. Il est l'aboutissement d'un projet fou, qui coûta au romancier plus de deux ans d'efforts : décrire une république latino-américaine imaginaire - le Costaguana -, en lui inventant une histoire, une géographie, des institutions, des moeurs, un système économique, des classes sociales, et un enchevêtrement de tensions et de conflits plongeant le pays dans le chaos. Il figure à la 47ᵉ place dans la liste des cent meilleurs romans de langue anglaise du XXᵉ siècle établie par la Modern Library en 1998 et son titre aura été utilisé en 1979 au cinéma : le Nostromo est le nom du navire-cargo où se déroule la totalité du film Alien, le huitième passager, réalisé par Ridley Scott, qui expliquera que « la manière dont un même événement et un même lieu peut affecter des personnes est un concept conradien », après avoir envisagé Leviathan comme nom du navire : « Alien est en ce sens comparable au livre Nostromo ». Bel exemplaire, provenant de la bibliothèque de Pierre Guastalla. Peintre, illustrateur et lithographe formé à l'Académie Ranson, il produisit près de 600 planches entre 1921 et 1968. Il est l'un des fondateurs de l'association La Jeune Gravure contemporaine, en 1929, et illustra de nombreux ouvrages. Bibliophile, il fut, dès le début des années 1920, un souscripteur des réimposés de la Librairie Gallimard.
Nrf | Paris 1918 | 11 x 16.50 cm | relié
Édition originale de la traduction française de Typhoon par André Gide, achevée d'imprimer le 25 juin 1918 aux Éditions de la Nouvelle Revue Française, dans la petite collection à couverture bleue réservée notamment aux uvres et traductions de Gide. Un des 300 exemplaires numérotés sur papier de Rives, seul grand papier, celui-ci n° 250. Reliure en demi maroquin noir à bandes, signée Creuzevault en tête de la garde. Dos lisse, titre en long, titre et tête au palladium. Couvertures et dos conservés. Quelques frottements sur les plats et aux coins, légères traces de frottement aux mors. Rare exemplaire dont les couvertures bleues ont conservé leur teinte. La traduction avait paru quelques mois plus tôt, en mars 1918, dans La Revue de Paris, avant cette première édition en volume. Elle s'inscrit dans une relation littéraire et personnelle nouée plusieurs années auparavant entre Gide et Conrad. En juillet 1911, Agnes Tobin conduit Gide et Valery Larbaud auprès de l'écrivain à Capel House ; de cette rencontre naît une amitié durable, accompagnée chez Gide du désir de contribuer à faire connaître en France une uvre qu'il admire profondément. Typhoon devient l'un des premiers grands terrains de cette médiation. Gide ne cherche pas seulement à transposer le texte anglais ; il entreprend d'en restituer en français la tension, le rythme et la densité, quitte à prendre avec la lettre du texte des libertés qui alimenteront longtemps la discussion critique. La traduction de Conrad devient ainsi pour lui un véritable travail d'écrivain, situé à la frontière entre fidélité, interprétation et recréation littéraire. Cette singularité explique en partie la fortune durable du texte. René Rapin devait en examiner minutieusement les écarts et les réussites ; Sylvère Monod, après une comparaison approfondie avec d'autres versions françaises, la qualifia de « phénomène fascinant dans l'histoire de la littérature française du XXe siècle, comme dans celle de la traduction littéraire en général ». Sa reprise dans la Bibliothèque de la Pléiade, puis dans l'édition bilingue de Typhoon/Typhon en Folio, a consacré une version devenue elle-même un jalon de la réception française de Conrad. Le présent exemplaire réunit les caractéristiques les plus désirables de cette première édition en volume : le tirage de tête sur Rives, les couvertures bleues remarquablement préservées et une reliure signée Creuzevault. Il conserve ainsi, dans une forme bibliophilique particulièrement aboutie, la première apparition en livre de l'une des traductions les plus célèbres d'André Gide et de l'un des textes par lesquels Conrad s'imposa durablement dans les lettres françaises. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard, "Les contemporains vus de près" 1939 1 vol. broché in-8, broché, 274 pp. Dos ridé et légèrement sali. Sinon bon état général, en partie non coupé.
CONRAD (Joseph) ; BARBEY (Valdo, ill.) ; HARCOURT (Gabrielle d', trad.)
Reference : 1191
Paris : Les exemplaires, 1931. UN DESSIN ORIGINAL DE VALDO BARBEY POUR RENÉ KIEFFER, EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
In-4° (290 x 200 mm), [1] pl. - 284 pp. - [1] f. - [1] f. bl., maroquin bleu nuit, dos lisse orné à froid avec pièces de titre en maroquin vert d'eau, décor doré à la plaque au centre des plats mosaïqué de maroquin bleu, encadrement à froid se poursuivant sur les contreplats, contregardes et gardes de papier marbré, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche). Première édition illustrée, tirée à 99 exemplaires sur vélin d'arches, le n° 22 « imprimé pour Monsieur René Kieffer » et signé par l'éditeur à la justification. L'ouvrage est truffé d'un dessin original inédit à l'encre de Valdo Barbey portant un envoi « à mon cher René Kieffer, son ami Valdo Barbey » ainsi que de 2 lettres autographes signées du même, datées du 22 octobre 1942 et du 30 août 1945. Il est revêtu d'une reliure à décor de feuilles de palmier. Le peintre suisse Valdo Barbey (Valeyre-sous-rances : 1880 - Paris : 1964) orne de 20 eaux-fortes cette nouvelle de Conrad. Élève des Beaux-Arts de Paris, Barbey expose dès 1906. Mobilisé, il est réformé en 1916. En épousant la fille du directeur de l'Opéra de Paris, Barbey entre dans le monde du spectacle et réalise des décors et costumes d'opéra, ballet et théâtre. Tout en continuant ses activités de peintre, il illustre quelques livres et en écrit même un, intitulé Lettres à Julien, Flandre et Sicile. Il obtient en 1947 le titre de peintre officiel de la marine. En 1949, René Kieffer commandera à Claude Farrère le texte De Londres à Venise par New-York pour illustrer des eaux-fortes qu'il avait achetées à Barbey. Joseph Conrad, célèbre pour son roman Au coeur des ténèbres, a également écrit des nouvelles comme The End of Tether, traduit par Gabrielle d'Harcourt par Au bout du rouleau. Ce texte, paru pour la première fois en 1902, n'est traduit en français qu'en 1931. Conrad, mousse puis capitaine, s'inspire de ses voyages sur la mer : Au bout du rouleau narre l'histoire du capitaine Whalley qui veut aider son unique fille mal mariée. Pour lui apporter une aide financière, il doit reprendre la navigation avec un équipage lâche et avide du secret du vieux capitaine. Bibliographie : Monod 3080. Pièces de titre insolées. petite habile restauration à la pointe en tête du mors supérieur.