8, rue Bréa
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France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Flammarion, 1921, in-12, 369 pp, reliure demi-basane chocolat à coins, dos lisse avec titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état (Bibliothèque de philosophie scientifique)
"M. Rey distingue deux courants principaux dans la philosophie contemporaine. D'un côté sont les scientistes, ceux qui se contentent de ce que peut apprendre la science ; de l'autre, ceux qui cherchent ailleurs le complément nécessaire, et, à leurs yeux, le meilleur de leur savoir. Si on laisse de côté les quelques rares métaphysiciens, chercheurs d'absolu et héritiers lointains des grands rationalistes, le second courant est, avec ses nuances multiples, ce qu'on peut nommer le « pragmatisme ». C'en est fait d'ailleurs de la vieille philosophie, trop exclusivement littéraire. La science et la philosophie sont maintenant unies, et ce rapprochement en a entraîné un autre, celui de la science et de l'action. Seulement pour les uns l'action dérive de la science, pour les autres, c'est l'inverse. Les premiers sont les novateurs, les partisans du libre examen, de la route libre pour la science dans toutes les directions ; l'attitude des seconds conduit à la réhabilitation des vieilles formes de la pensée humaine : « religion, métaphysique, dogmatisme moral, au fond autoritarisme social »..." (G. Milhaud, Revue Philosophique de la France et de l'Étranger, 1909)
Vrin, 1957, pt in-8°, xxv-277 pp, biblio, index (Bibliothèque d'histoire de la philosophie)
Furne, 1854, in-8°, 460 pp, 9 figures dans le texte, reliure demi-veau glacé cerise, dos lisse à faux-nerfs à froid, titres et filets dorés, roulette dorée en queue (rel. de l'époque), un coin abîmé, bon état (Walch, 799 ; Maitron III, p. 307 ; Caillet III, 9361)
Le livre le plus important de cet auteur saint-simonien visant à la réconciliation du spiritualisme catholique avec les idées révolutionnaires et démocratiques. Ouvrage rare, paru pour la première fois en 1854, condamné par le concile de Périgueux en 1864 et mis à l'Index en 1865. Reynaud, ingénieur des mines et philosophe saint-simonien, y défend la croyance en la métempsychose en rapportant un dialogue entre un théologien, représentant de l'orthodoxie catholique, et un philosophe ; il nie les notions théologiques d'Enfer et de Paradis en affirmant l'immortalité de l'âme, qui se perpétue dans une transmission infinie de corps en corps. Il insiste sur le caractère national et druidique de cette doctrine. Jean Reynaud (1806-1863) fut amené à la doctrine saint-simonienne par Pierre Leroux, avec lequel il avait édité la volumineuse "'Encyclopédie nouvelle".
P., Félix Alcan, 1899, in-12, 209 pp, deuxième édition revue, reliure pleine percaline verte de l'éditeur, état correct
"L'objet de ce livre est de constituer la notion du socialisme et de la confronter avec les résultats de la sociologie comparative. C'est aux grandes oeuvres des maîtres et non aux programmes des partis politiques ou aux délibérations des congrès ouvriers que M. Richard demande les éléments de sa définition. C'est, suivant lui, diminuer le socialisme que de le réduire à n'être que la liste plus ou moins longue des revendications ouvrières et des réformes pratiques destinées à y faire justice. Quand on ne considère la doctrine que sous cet aspect, il est aisé d'en avoir raison ; car il est toujours facile de faire voir que les procédés, recommandés par les différents systèmes comme remèdes souverains au mal dont nous souffrons, ou sont inapplicables aux faits, ou n'auraient pas les conséquences qu'on en attend, etc. Une formule générale et abstraite est, par hypothèse, trop loin du réel pour pouvoir le pénétrer tout d'un coup et sans résistance. L'inapplicabilité immédiate d'une loi chimique n'en démontre pas la fausseté ; de même, de ce que les applications qu'on a déduites des théories socialistes sont irréalisables ou iraient contre leur but, on n'a pas le droit de conclure que ces théories sont fausses. Le socialisme est, avant tout, une certaine manière de concevoir et d'expliquer les faits sociaux, leur évolution dans le passé et leur développement dans l'avenir. Cette conception doit donc être examinée, en elle-même, abstraction faite de toute considération relative aux conséquences pratiques qui peuvent en résulter." (Emile Durkheim, Revue Philosophique de la France et de l'Étranger, 1897)
Editions du Cerf, 2001, in-8°, 377 pp, broché, dos passé, bon état (Coll. La Nuit surveillée)
L'œuvre de Paul Ricœur se révèle comme l'un des passages obligés pour la lecture de l'Ecriture aujourd'hui. Cependant, plusieurs textes clés du penseur français dans ce domaine demeuraient inaccessibles au public francophone, parce que publiés en anglais. La présente anthologie vise à combler cette lacune et à offrir pour la première fois la traduction de treize articles de Ricœur en herméneutique biblique. Ils ont tous bénéficié de la relecture de l'auteur et certains d'entre eux fournissent un complément très utile au troisième volume des Lectures (Aux frontières de la philosophie), comme au chapitre consacré aux méditations bibliques dans La Critique et la Conviction. On y trouvera notamment l'importante contribution de Ricœur sur les paraboles évangéliques et la spécificité du langage religieux, ainsi que quelques articles proposant une application aux narrations bibliques des recherches menées dans la trilogie Temps et Récit.
Seuil, 1990, in-8°, 428 pp, index, qqs soulignures crayon, discret C. de bibl., envoi a.s.
Armand Colin, 1932, in-16, 220 pp, biblio sommaire, reliure demi-toile havane à coins, pièces d'auteur et de titre basane havane, bon état
Résumé des doctrines principales de la philosophie grecque, replacées dans leur cadre historique.
Seghers, 1974, in-8°, 356 pp, 2 fac-similés, biblio, index
Bloud et Gay, 1936, in-12, 181 pp, biblio, édition originale, ex. numéroté sur vélin alfa Ruysdael. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)
Plon, 1953, in-12, iv-245 pp, broché, bon état (Coll. Présences)
« Comment se peut-il que l'homme soit capable, non seulement de nier Dieu, mais encore de se construire une existence propre et un univers comme coupés de Lui ? » Par le philosophe belge Paul Rostenne (1911-1999), un ouvrage publié dans la collection dirigée par Daniel Rops, et symboliquement dédié à Albert Camus dont il fut l’ami.
Grasset, 1943, in-12, 413 pp, un portrait de l'auteur dessiné par R. Joël en frontispice, reliure demi-percaline brique, dos lisse avec un fleuron doré, pièce de titre basane verte (rel. de l'époque), charnières fendues, C. de bibl., état correct
Un classique des sciences sociales. Sa défense d'une « histoire structurale » sera appréciée par Fernand Braudel et constitue l'une des sources de sa réflexion sur la longue durée. — "... Non seulement vous avez apprécié avec clairvoyance et indulgence, mais vous avez deviné que ce livre d'histoire avait « son » histoire. J'ai commencé de l'écrire dans les tout premiers jours de juillet 1940. Je venais de voir passer dans mon village de Gevrey-Chambertin, sur la grande route nationale, les flots de l'exode, du douloureux exode, les pauvres gens, les voitures, les charrettes, les gens à pied, une lamentable humanité, toute la misère des routes, et cela pêle-mêle avec des troupes, des soldats sans armes, les restes de l'armée française. Cette immense panique : c'était cela, la France !... Et devant notre maison campaient les soldats de la Wehrmacht, les blindés, les chefs, les guerriers, les vainqueurs !... Quelles atroces journées !... Sur mes vieux jours, aux infortunes irrémédiables de la vie privée allait s'ajouter le sentiment de l'infortune publique, nationale... A deux pas de chez nous l'Allemand était en train de construire sa frontière nouvelle : la ligne de démarcation, cette ligne qui devait pour toujours couper la France en deux !... On en était là. C'était l'aboutissement d'une vieille histoire !... Cette histoire, je l'avais enseignée pendant plus de quarante ans, enseignée avec confiance et avec foi !... De colère et de dépit j'ai commencé d'écrire cette première partie dont le ton pamphlétaire et l'allure critique ont si souvent déplu et déçu. J'en voulais à cette « histoire » qui aurait dû nous être l'expérience de la vie passée, et qui ne paraissait plus rien, qui n'était ni avertissement, ni souvenir utile, ni espoir, ni consolation !..." (Gaston Roupnel, lettre à Fernand Braudel)
Grasset, 1943, in-12, 413 pp, un portrait de l'auteur dessiné par R. Joël en frontispice, broché, couv. lég. salie, pt accroc au dos, état correct
Un classique des sciences sociales. Sa défense d'une « histoire structurale » sera appréciée par Fernand Braudel et constitue l'une des sources de sa réflexion sur la longue durée. — "... Non seulement vous avez apprécié avec clairvoyance et indulgence, mais vous avez deviné que ce livre d'histoire avait « son » histoire. J'ai commencé de l'écrire dans les tout premiers jours de juillet 1940. Je venais de voir passer dans mon village de Gevrey-Chambertin, sur la grande route nationale, les flots de l'exode, du douloureux exode, les pauvres gens, les voitures, les charrettes, les gens à pied, une lamentable humanité, toute la misère des routes, et cela pêle-mêle avec des troupes, des soldats sans armes, les restes de l'armée française. Cette immense panique : c'était cela, la France !... Et devant notre maison campaient les soldats de la Wehrmacht, les blindés, les chefs, les guerriers, les vainqueurs !... Quelles atroces journées !... Sur mes vieux jours, aux infortunes irrémédiables de la vie privée allait s'ajouter le sentiment de l'infortune publique, nationale... A deux pas de chez nous l'Allemand était en train de construire sa frontière nouvelle : la ligne de démarcation, cette ligne qui devait pour toujours couper la France en deux !... On en était là. C'était l'aboutissement d'une vieille histoire !... Cette histoire, je l'avais enseignée pendant plus de quarante ans, enseignée avec confiance et avec foi !... De colère et de dépit j'ai commencé d'écrire cette première partie dont le ton pamphlétaire et l'allure critique ont si souvent déplu et déçu. J'en voulais à cette « histoire » qui aurait dû nous être l'expérience de la vie passée, et qui ne paraissait plus rien, qui n'était ni avertissement, ni souvenir utile, ni espoir, ni consolation !..." (Gaston Roupnel, lettre à Fernand Braudel)
ROUSSELOT (Paul, ancien professeur de philosophie, inspecteur d’académie).
Reference : 28641
(1883)
P., Didier et Cie, s.d. (1883), 2 vol. in-12, 441 et 466 pp, cartonnages bradels toile carmin décorés de l'éditeur, dos lisses avec titres dorés et décor à froid, qqs rousseurs, bon état (ouvrage couronné par l'Académie française)
"Cette substantielle étude, bien que fondée sur une connaissance très précise des documents et des faits, n’est point exclusivement une œuvre d’érudition, mais plutôt de philosophie. En étudiant époque par époque, non pas seulement ce qu’ont écrit sur l’éducation féminine tous les pédagogues de profession, mais encore ce qu’ont dit et pensé des femmes, de leur nature, de leur destinée, les hommes d’Etat, les théologiens, les philosophes, les historiens, les moralistes, les poètes, y compris les femmes elles-mêmes, « qui ont bien voix au chapitre dans leur propre cause », M. Rousselot nous semble s’être proposé d’apporter ses éléments de solution à l’un de ces redoutables problèmes que notre dix-neuvième siècle a du moins le mérite de poser : celui du vrai rôle de la femme dans les sociétés modernes. Il faut lire les deux volumes de M. Rousselot, le premier commençant avec la civilisation chrétienne, pour s’arrêter à Fénelon et au traité de l'Éducation des filles, le second comprenant le reste du dix-septième siècle, le dix-huitième, où l’auteur distingue comme deux courants contraires dans l’éducation des filles : l’éducation de couvent, l’éducation monastique, et l’esprit séculier de nos sociétés contemporaines, qui se dégage de plus en plus à partir de la Révolution..." (Revue pédagogique, 1883)
Calmann-Lévy, 1972, in-8°, 342 pp, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Liberté de l'Esprit, dirigée par Raymond Aron)
Les idéologies virulentes, et non en déclin comme on le dit parfois, sont aux mythes ce que les drogues de synthèse sont aux produits biologiques. Plus agissantes, elles sont aussi plus dangereuses. Entre les mains des Machiavels, elles sont des armes, déguisées en pseudosciences. En tant qu’épidémies idéologiques, elles se répandent par un mécanisme quasi automatique d’auto-intoxication et d’auto-intimidation, très différent de la contagion simple qui fait des épidémies psychologiques et les modes. Toute société est discordante. L’individu submergé d’informations « n’y comprend rien », mais il veut « raisonner ». Aussi, il aspire à des antivaleurs ou à des solutions simplistes. Les démagogues utilisent cette énergie mentale. Le présent ouvrage étudie les idéologies racistes, antiracistes, et, nationalistes ; le « virilisme », le culte de la jeunesse, le « sexualisme » ; les idéologies de « regonflage », dans les religions qui ont perdu leur foi millénaire ; les idéologies de la société post-industrielle, de la technologie, du Mac Luhanisme de l’éducation permanente, du Millénium culturaliste, de la culpabilité universelle, etc. Auprès des « démagogues de l’esprit », les démagogues politiques paraissent relativement honnêtes : ils trompent pour conquérir le pouvoir, tandis que les « démagogues de l’esprit » corrompent, simplement pour se faire une réputation. Peut-on concevoir des antidotes aux poisons idéologiques ? Une commission des fraudes pour les aliments intellectuels, un freinage des fabrications idéologiques sont des utopies. La société pourrait du moins ne pas encourager, subventionner, vénérer, les fabricants. On peut souhaiter un système dualiste avec un secteur libre, voué au réalisme, et un secteur fonctionnarisé, dont les aspirations à la justice et à une nouvelle culture, seraient satisfaites par un salaire uniforme et sans doute spartiate. — "Dans cet ouvrage, Raymond Ruyer dénonce avec bonheur tous les messianismes, toutes les utopies déréalisantes, toutes les techniques d’ahurissement contemporaines. Dans les modes idéologiques, qu’elles soient religieuses, politiques, économiques, culturalistes, philosophiques, pédagogiques, ou qu’il s’agisse des « idéologies de l’amour et de la culpabilité universelle », il voit de véritables « épidémies ». Pour enrayer leur développement, il propose la création (problématique !) d’une commission des fraudes idéologiques. Mais, réaliste, il prédit que « le XXe siècle (et probablement aussi le suivant) sera, dans l’histoire, le siècle des troubles idéologiques »." (Alain de Benoist)
P., Didier, 1858, in-12, xv-464 pp, seconde édition, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état
Par le comte de Rémusat (1797-1875), la première biographie en langue française du moine philosophe et alchimiste anglais (1214-1294), figure tutélaire de la méthode scientifique. En philosophie, Charles de Rémusat fut un spiritualiste de l'école de Victor Cousin. — Livre I. Sa vie. Ses expéditions en Espagne - Expédition d'Essex en Irlande - Avènement de Jacques Ier - Sa conduite à la chambre des communes - Première édition du Traité de l'avancement des sciences - conflit avec E. Coke - Composition des Cogitata et visa - Publication du De sapientia veterum - Bacon Procureur général - Bacon ministre - Bacon après sa chute - Ecrits divers - Sa maladie et sa mort - Livre II. Analyse des ouvrages et de la philosophie de Bacon - Examen de la philosophie de Bacon - Histoire de la philosophie et de l'influence de Bacon - etc.
P., Librairie philosophique de Ladrange, 1845, in-8°, clviii-209 pp, reliure demi-basane havane, dos lisse avec titres et quadruples filets dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté, coins émoussés, bon état. — Rare, mais il manque un cahier de 4 pp, oublié par le relieur, entre les pages cl et clv de l'introduction
Par Charles de Rémusat (1797-1875). Il collabora aux Tablettes, au Courrier français, à la Revue des Deux-Mondes, au Globe, et signa la protestation contre la loi sur la presse ; il écrivit des traductions de Gœthe et de Cicéron et un roman dramatique, Abélard. En philosophie, Charles de Rémusat fut un spiritualiste de l’école de Victor Cousin ; en politique, ce fut un doctrinaire, ami de Royer-Collard, Thiers et Guizot. Sous Louis-Philippe, il fut député en 1830 et ministre de l'Intérieur en 1840 ; il appartint ensuite aux Assemblées Constituante et Législative. Proscrit au Coup d’État en 1851, il rentra en août 1852 ; il se rallia à l'Empire libéral, fut ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement de Thiers en 1872 et refusa les ambassades de Londres et de Vienne. Son échec à la députation à Paris en 1873 entraîna la chute de Thiers ; il fut élu député dans la Haute-Garonne.
Revue des Etudes Augustiniennes, 1956, gr. in-8°, 19 pp, broché, bon état (Tiré à part)
Revue des Etudes Augustiniennes, 1973, gr. in-8°, 37 pp, broché, bon état (Extrait de la Revue des Etudes Augustiniennes Vol. XIX, 1973)
Etudes Augustiniennes, 1972, gr. in-8°, 37 pp, broché, bon état (Extrait des Recherches Augustiniennes, vol. 8)
Revue des Etudes Augustiniennes, 1961-1962, 3 vol. gr. in-8°, 22, 10 et 13 pp, brochés, bon état (Tirés à part)
Revue des Etudes Augustiniennes, 1969, gr. in-8°, 32 pp, broché, bon état (Tiré à part)
Revue des Etudes Augustiniennes, 1964-1966-1968, 3 vol. gr. in-8°, 20, 20 et 10 pp, brochés, bon état (Tirés à part)
Revue des Etudes Augustiniennes, 1965, gr. in-8°, 27 pp, broché, bon état (Tiré à part)