8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Perrin, 1981 in-8°, 309 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de gravures hors texte, une carte, reliure skivertex havane de l'éditeur, bon état
Né en 1786 (et non en 1789 comme le mentionnent les dictionnaires), mariée à dix-sept ans au comte Walewski, qui avait cinquante ans de plus qu'elle, Marie Walewska subit la pression du prince Joseph Poniatowski, de son propre mari et finalement de toute la société de Varsovie pour qu'elle cède, en 1807, dans l'intérêt de la Pologne, au désir de Napoléon. Elle résista, mais l'empereur profita, semble-t-il, d'un évanouissement pour abuser d'elle. Non seulement Marie pardonna, mais elle devint une maîtresse aimante et lui donna un fils, Alexandre, en 1810, ce qui le détermina à répudier Joséphine pour "épouser un ventre" qui lui donnerait un héritier. Fidèle jusqu'au bout à l'Empereur, Marie lui rendra visite à l'île d'Elbe en compagnie de son fils et le retrouvera une dernière fois à La Malmaison après Waterloo.
Baudouin, 1825 2 vol. in-8°, 431 et 477 pp, les 2 tomes dans des reliures différentes : tome I : reliure demi-basane havane époque, coiffe sup. manquante, dos lisse muet, 3 gravures hors texte, qqs taches et traces de mouillure anciennes, état moyen ; tome II : reliure demi-percaline rouge, une gravure de l'incendie de Moscou hors texte, bon état
Genève, Editions de Crémille, 1969 in-12, 252 pp, 10 gravures hors texte, reliure simili-cuir éditeur, bon état
P. et Bruxelles, Baudouin Frères, 1825 2 vol. in-8°, 431 et 477-(1) pp, troisième édition, 2 portraits en frontispice et une grande carte dépliante hors texte (l'Empire de Russie), reliures à la bradel plein papier vert, pièces de titre basane carmin, tranches jaunes (rel. de l'époque), bon état
"Devenu aide de camp de Napoléon sous l'Empire puis attaché à la cour de Joseph, Ségur a laissé d'attachants mémoires. ... Mais Ségur est surtout célèbre pour son Histoire de Napoléon et de la Grande Armée en 1812 (1824)." (Tulard, 1331). Malgré le rôle peu flatteur qu'il accorde à Napoléon, cet ouvrage eut l'immense mérite d'être le premier à vulgariser les événements de la campagne de Russie, jusqu'alors peu connus du grand public. Seules en effet, quelques relations très anecdotiques avaient été publiées en France. Ses prises de position lui valurent en revanche de nombreuses polémiques avec d'anciens camarades de combat (Gourgaud, Rogniat, etc.). Philippe de Ségur (1780-1873) était le fils du général Louis-Philippe de Ségur. A propos de son ouvrage sur Napoléon et la Grande Armée en 1812, il eut avec Gourgaud un duel en 1825, où il fut blessé.
P., Firmin-Didot, 1895 in-12, iii-565 pp, une lettre autographe dépliante hors texte, reliure demi-percaline verte, dos lisse, pièce de titre chagrin noir (rel. de l'époque), bon état
Troisième volume (sur 3) de l'édition nouvelle publiée par les soins du petit-fils de l’auteur, le comte Louis de Ségur, illustrée d'un fac-similé replié. — "Devenu aide de camp de Napoléon sous l'Empire puis attaché à la cour de Joseph, Ségur a laissé d'attachants mémoires... On a peut-être accordé trop de crédit à ces souvenirs, au demeurant fort bien écrits." (Tulard, 1331)
Tallandier, 1988 in-8°, 282 pp, 12 pl. de gravures hors texte (dont 4 en couleurs), biblio, broché, couv. illustrée, bon état
La mode n'est pas futile ! Jamais, sous l'Empire, elle n'a été aussi étroitement liée à l'histoire politique, économique et idéologique d'un règne. "Ce que je cherche avant tout, c'est la grandeur ; ce qui est grand est toujours beau", disait un jour Napoléon à Vivant Denon. Telle sera la mode sous l'Empire : luxueuse, ostentatoire, riche en tissus, draps, soiries, dams, velours, brocards. Cette mode, en rupture avec celle de l'Ancien Régime, est le ciment d'une société nouvelle issue de la Révolution, un moyen politique utilisé par l'empereur afin de frapper les esprits en France comme en Europe. Jamais il n'y eut de conjonction plus étroite, presque unique en son genre, entre la mentalité d'un homme et le goût vestimentaire de l'élite d'une société. (4e de couverture)
Perrin, 1990 in-8°, 274 pp, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
1809. Alors que Napoléon domine la moitié de l'Europe, un paysan se rebelle contre l'empereur des Français. Andreas Hofer soulève le Tyrol, province autrichienne rattachée à la Bavière, royaume satellite de Paris. A la faveur d'un nouveau conflit entre la France et l'Autriche, les Tyroliens tiennent tête aux troupes franco-bavaroises du maréchal Lefebvre et du prince Eugène de Beauharnais. L'Autriche vaincue, la paix conclue entre Napoléon et Vienne, les révoltés du Tyrol refusent de se soumettre et combattent plusieurs mois encore avant de succomber sous le nombre de leurs adversaires. Fusillé par les Français le 20 février 1810, Andreas Hofer illustre le retournement des nations contre le Grand Empire.
Fayard, 1989, fort in-8°, 623 pp, chronologie, sources, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Les jugements tranchés des contemporains ont longtemps inhibé les historiens devant la figure du "héros des deux mondes" ; longtemps aussi la dispersion des papiers relatifs à un homme qui a beaucoup écrit et s'est énormément raconté a empêché tout travail vraiment scientifique (les Américains, en 1977, en ont entrepris une publication systématique). Last but not least, les idéologies enfermant la Révolution et ses acteurs dans des schémas simplistes ont mis deux siècles à voler en éclats. Comment s'étonner de n'avoir disposé jusqu'à présent sur la vie de La Fayette que de chroniques plutôt que de biographies donnant les véritables clefs de son rôle historique ? On le sait, il a "fait l'événement" à quatre reprises au moins : indépendance américaine, préparation et déclenchement de la Révolution, déchéance de Napoléon, établissement de la monarchie de Juillet. Mais surtout il a tenté de donner aux idées des Lumières une incarnation modérée, "possibiliste", et c'est elle qui, par-delà son échec immédiat, l'a emporté : la Constitution efficace qu'il prône en 1790-91 n'est après tout pas très éloignée de celle de... 1958, et son combat pour la régionalisation et la décentralisation administrative a triomphé... en 1982. Ces deux points relèvent d'ailleurs d'une conception plus large de la liberté, qui n'a rien perdu de son actualité : émancipation des esclaves, libération des peuples opprimés, absence de l'Etat en économie. Au yeux des hommes du XXe siècle finissant, la générosité, l'ardeur, l'honnnêteté morale de La Fayette rachètent au centuple sa vanité, sa naïveté, son défaut de lucidité politique et de jugement sur les hommes. Plus que jamais, il demeure une statue du Commandeur, une conscience de la Liberté, et son prestige, déjà grand au XIXe siècle, n'a cessé de s'accroître aujourd'hui.
P., Société des Bibliophiles / New York, Merrill and Baker, s.d. (1903), 2 vol. in-8°, xx-352 et 312 pp, 10 portraits hors texte sous serpentes, reliures percale bleue de l'éditeur, titres dorés au dos, têtes dorées, bon état Tiré à 503 ex. numérotés sur vergé (Versailles Edition). Texte en anglais
Complet en 2 volumes. De cette "Versailles Edition" limitée et numérotée, seuls 503 exemplaires en anglais ont été imprimés (n° 349, les 2 volumes sont numérotés). Compilée par Léon Vallée, la collection “Courtiers and Favourites of Royalty” comprend vingt volumes de « Mémoires de la Cour de France avec illustrations et fac-similés de documents provenant des Archives nationales françaises ». — Débauche, corruption, sacrilège, parjure et autres traîtrises, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord traîne derrière lui un cortège d'accusations où rien ne manque, pas même le crime. Et pourtant, sous l'orage, ce prince "sans grimace, ni sourire" ne tremble ni ne recule, même lorsqu'il croise des Indiens prêts à le scalper au fin fond d'une forêt américaine. Né sous Louis XV, mort sous Louis-Philippe, l'homme des trois sacres et des treize serments, le virtuose du congrès de Vienne se révèle soucieux de la grandeur de l'État, comme de sa propre grandeur, face à la postérité...
Plon, 1982, in-8°, 832 pp, nouvelle édition revue par Jean-Paul Couchoud, biblio, index, reliure cuir vert de l'éditeur, bon état (Coll. Les Mémorables)
"Voici les Mémoires les plus attendus, les plus lus et les plus contestés sur le règne de Napoléon." (Jean Tulard) — Les Mémoires de Talleyrand ont eu une histoire éditoriale compliquée à l'image de leur auteur. Vol d'un premier manuscrit par un secrétaire infidèle en 1827, faux Mémoires écrits par le "teinturier" Lamothe-Langon en 1838, publication en 1891 par le duc de Broglie à partir d'un texte préparé par le diplomate Adolphe de Bacourt avant sa mort en 1865, enfin cette excellente édition critique publiée par Paul-Louis et Jean-Paul Couchoud en 1957. Comme le fait justement remarquer Jean Tulard, la vraie question est moins de l'authenticité du texte, tantôt écrit, tantôt dicté, et remanié, composé sans ordre chronologique en chapitres séparés, que du contenu proprement dit. On attendait des révélations, ce sont surtout des justifications car Talleyrand, quand il écrit, est encore aux affaires, soucieux de contrer les attaques sur des épisodes discutables de son lourd passé... — "Taillerand, Talrand, Tallérand – Napoléon l'appelait Taillerand, – on ne sait au juste comment le nommer ; on ne sait pas non plus qui il est, et il l'avait voulu ainsi, préférant rester une énigme, un mystère, aux yeux de la postérité. La prétention était adroite. L'énigme convient au politique ; le mystère peut cacher le traître. Il avait treize fois prêté serment à des gouvernements divers, et il ne se sentait pas gêné de ses dévouements prodigués à des "légitimités successives", comme disait Lavisse. Il expliquait qu'il avait toujours mieux suivi l'intérêt de la France que celui de ses maîtres passagers. Bonne excuse pour les doubles jeux. Malgré la parole donnée, l'explication serait plausible si les arrangements de politique extérieure de ce tortueux diplomate ne s'étaient pas accompagnés d'infâmes tractations financières et d'une "immense fortune" scandaleuse... La publication des Mémoires a été longtemps différée. Ils ont paru en 1891, en cinq volumes présentés par le duc de Broglie, d'après la copie authentique préparée par Mme de Dino, duchesse de Courlande, héritière des biens et du nom de Talleyrand. Le texte imprimé en 1891, aujourd'hui introuvable, reste bon ; c'est celui que MM. Couchoud reproduisent, en y ajoutant après chaque chapitre d'importants "Documents" tirés des archives de Talleyrand, de sa correspondance et de Mémoires ou lettres de contemporains le concernant. L'édition présente ne réimprime que la première partie des Mémoires, celle que Talleyrand avait arrêtée en 1816 lors de sa sortie de la vie politique, qu'il croyait alors achevée. Mais son ambassade de Londres, sous Louis-Philippe, entre 1830 et 1834, devait lui fournir la matière de deux autres tomes... L'intérêt de cette dernière partie est moins grand que de la première, où "le prince" rapporte les événements de la Révolution et de l'Empire auxquels il a été mêlé, et le rôle qu'il y a joué..." (Émile Henriot, Le Monde, 1958)
Plon, 1933, in-12, lxviii-254 pp, 3 gravures hors texte, biblio, broché, bon état
Excellente introduction. "À la fin de l'année 1795, Benjamin Constant est prié de quitter la France, avec Mme de Staël. Revenu avec elle en Suisse, Constant se partage entre sa famille, à Lausanne, et la résidence de sa maîtresse, à Coppet, sur les bords du lac Léman, où se forme un cercle de beaux esprits (Schlegel, Sismondi, Barante), tous amoureux de la maîtresse de maison. Constant rédige un pamphlet qui paraît dans le Moniteur à Paris : De la force du gouvernement actuel de la France et de la nécessité de s'y rallier. Attaqué, en sa qualité d'étranger, par le directeur de la Feuille du jour, il provoque celui-ci en duel. En cette même année 1796, il fait la connaissance de Julie Talma, la femme de l'acteur François Joseph Talma, pour laquelle il éprouve une passion violente..." (Larousse)
Moscou, Editions du Progrès et P., Librairie du Globe, 1990 in-8°, 389 pp, traduit du russe par J. Champenois, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état
"L'œuvre du professeur Tarlé, qui est une biographie complète de Napoléon, a une valeur considérable à deux points de vue. L'auteur est un spécialiste dans la question du "système continental" et l'exposé qu'il en fait est très clair. Puis, en tant que Russe, il utilise des sources difficilement accessibles aux historiens de cette période. Cela lui permet d'expliquer réellement la politique de la Russie et d'étudier le côté russe de la Campagne de 1812 d'une manière plus exacte que la plupart des historiens français et anglais."
P., J. Peyronnet & Cie, 1955 pt in-8°, 413 pp, lettre de S.A.I. le prince Napoléon, préface de Marcel Dunan, broché, couv. très lég. salie, bon état
Un excellent répertoire des souvenirs napoléoniens, monuments, œuvres d'art et objets de toute sorte, conservés dans les collections publiques, dressé par Madeleine Tartary (1903-1955), au cours de ses lectures et ses recherches comme de ses voyages. Bibliothécaire à la Bibliothèque nationale, s'intéressant surtout à la période napoléonienne, elle avait voué à l'Empereur un véritable culte et appartenait depuis de longues années à l'Institut Napoléon, dont elle était devenue, en 1938, la secrétaire. L'Empereur ou la famille impériale sont au centre de la plupart de ses articles. On lui doit également un livre sur Nogent-sur-Seine en 1814 (1938).
Club Français du Livre, 1959 in-8°, 500 pp, 22 gravures, un tableau généalogique dépliant de Charles Bonaparte et Marie-Laetitia Ramolino, biblio, reliure toile brique ornée de l'éditeur, ex. numéroté, bon état (Coll. Portraits de l'histoire). Bien complet de l'encart dépliant volant (30 x 33), contenant 6 cartes en 2 couleurs (campagnes d'Italie 1796-1797, expédition d'Egypte et de Syrie 1798-1799, le Grand Empire en 1811, campagnes d'Allemagne 1805, 1806-07, 1809, 1813, campagne de Russie 1812, campagne de France 1814), qui manque la plupart du temps
"Cet ouvrage, d'une présentation matérielle fort satisfaisante, fait le point des connaissances sur Napoléon, telles qu'elles ressortent déjà de la considérable bibliographie napoléonienne. Quelques titres de cette bibliographie sont rappelés à la fin de l'ouvrage, cependant que des illustrations, des dépliants ou encarts donnent de l'époque et de la vie de Napoléon une image très concrète." (Revue française de science politique, 1960)
Club Français du Livre, 1959 in-8°, 385 pp, 22 gravures, un tableau généalogique dépliant de Charles Bonaparte et Marie-Laetitia Ramolino, biblio, reliure toile brique ornée de l'éditeur, état correct (Coll. Portraits de l'histoire)
"Cet ouvrage, d'une présentation matérielle fort satisfaisante, fait le point, à l'intention de l'honnête homme, des connaissances sur Napoléon, telles qu'elles ressortent de la déjà considérable bibliographie napoléonienne. Quelques titres de cette bibliographie sont rappelés à la fin de l'ouvrage, cependant que des illustrations, des dépliants ou encarts donnent de l'époque et de la vie de Napoléon une image très concrète." (Revue française de science politique, 1960)
Club Français du Livre, 1968 in-8°, 500 pp, 22 gravures, un tableau généalogique dépliant de Charles Bonaparte et Marie-Laetitia Ramolino, biblio, reliure pleine basane fauve richement ornée de l'éditeur, bon état (Coll. Portraits de l'histoire)
Réédition "luxe" reliée plein cuir de la première édition de 1959. — "Cet ouvrage, d'une présentation matérielle fort satisfaisante, fait le point, à l'intention de l'honnête homme, des connaissances sur Napoléon, telles qu'elles ressortent de la déjà considérable bibliographie napoléonienne. Quelques titres de cette bibliographie sont rappelés à la fin de l'ouvrage, cependant que des illustrations et encarts donnent de l'époque et de la vie de Napoléon une image très concrète." (Revue française de science politique, 1960)
La Vouivre, 2003 in-8° carré, ix-333 pp, édition établie par Roger Quentin, texte sur 2 colonnes, 2 cartes hors texte, biblio, index, broché, bon état
Ces souvenirs d’un officier autrichien appartenant à l’état-major de Schwartzenberg durant la campagne de 1814 suivent et commentent la chute de l’Empire avec rigueur et souci du détail. Jeune officier autrichien, Thielen évoque tout d’abord la vie de garnison et ses premières campagnes dans le régiment des cuirassiers du prince-royal, de 1805 à 1809. Il participe avec lui aux batailles d’Essling et de Wagram. Devenu aide de camp, il est attaché en 1813 au général Radetzky, chef d’état-major de l’armée de Bohême commandée par le prince Schwarzenberg. Sous ses ordres, Thielen analyse la stratégie de l’armée alliée et observe l’empereur Alexandre ainsi que les généraux autrichiens ou prussiens. Durant sa retraite, Thielen écrit et publie de nombreux articles sur la campagne de 1814. Il interroge Metternich sur la politique de l’Autriche sous l’Empire et correspond avec d’anciens généraux. Ses souvenirs, publiés pour la première fois en français, sont également émaillés de nombreuses lettres de Schwartzenberg, qu’il admire et défend contre les attaques des historiens prussiens et russes.
P., Lheureux et Cie, 1862 in-12, (4)-328 pp, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs filetés et soulignés à froid, titre et fleurons dorés, filet doré sur les plats (rel. de l'époque), coins émoussés, bon état
Berger-Levrault, 1974 fort in-8°, 734 pp, 5 cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Depuis des décennies, le baron Thiry continue à construire le monument à la gloire de Napoléon qui est l’œuvre de toute sa vie. Vingt-quatre volumes avaient été consacrés au Premier Consul et à l’Empereur. C’est désormais au seul général Bonaparte que l’auteur s’intéresse, d’où le livre sur la campagne d’Égypte paru l’année dernière, et d’où cette étude sur la campagne d’Italie. Suivant sa manière habituelle, très minutieuse, soucieuse du détail, le baron Thiry saisit Napoléon Bonaparte le jour où il arrive à Nice (26 mars 1796) en tant que nouveau général en chef de l’armée d’Italie, le suit pas à pas tout au long de plus de 700 pages et l’abandonne le 2 décembre 1797 au moment où le général victorieux qui a dicté les conditions de paix, quitte Rastatt pour Paris, rêvant, dans sa berline, à son avenir. Ces 700 pages sont à peine suffisantes pour évoquer, par le menu, une campagne éblouissante, de Montenotte, Millesimo-Dego au passage du Tagliamento et à la marche sur Vienne en passant par Lodi, Mantou, Castiglione et Rivoli, sans compter l’action diplomatique de Bonaparte et les différentes conférences. Si l’on y ajoute les soucis domestiques de Bonaparte concernant Joséphine, lointaine et désirée, ou la passion de sa sœur Pauline pour le régicide Fréron, on constate l’amplitude du champ d’investigation..." (Revue Défense nationale, 1975)
Berger-Levrault, 1964 in-8°, 278 pp, 4 cartes dépliantes hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Un intéressant exposé des événements politiques et militaires de la fin de 1806, du début du Blocus continental à la paix de Tilsit. Il se prolonge jusqu'en août 1807 et se termine par une description fort bien faite de la situation de l'Empire et des réalisations de Napoléon à cette date. On constate, une fois de plus, l'activité débordante de l'Empereur qui conduit, parallèlement et avec la plus grande facilité, son armée, la politique et l'administration de l'Etat, comme aussi ses amours avec Marie Walewska. C'est peut-être là, au début du moins, qu'il éprouve le plus de peine pour arriver à ses fins ! M. Jean Thiry est plus à l'aise dans la narration, la description et les commentaires des faits politiques, anecdotiques – de pure histoire – où il excelle, que dans la relation des opérations militaires. C'est un tableau d'ensemble, clair et complet, écrit dans un style coulant, de la période où l'Empire, l'Empereur, étaient à l'apogée de la puissance et de la gloire." (Revue militaire suisse, 1965)
Berger-Levrault, 1964 in-8°, 323 pp, 3 cartes hors texte et un croquis, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Ce livre n'est pas d'une étude particulière de la bataille d'Iéna, comme son titre pourrait le laisser supposer, puisqu'elle n'occupe qu'environ soixante pages sur les trois cents que comporte le volume, mais bien de l'histoire politique de l'année 1806 et particulièrement de l'activité de l'Empereur. S'il ne s'agit donc pas d'un ouvrage d'histoire militaire, de stratégie, de tactique, il n'est pas moins très intéressant, bien documenté, surtout du côté français, et il se lit comme un roman." (Revue militaire suisse) — "M. Jean Thiry, à qui des travaux entrepris voici bien des années ont valu deux prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, et de recevoir de l'Académie française le Grand Prix Gobert, puis le prix Boudenot, est un historien de grand mérite. Faisant suite au volume consacré à Ulm, Austerlitz, Trafalgar, paru l'an dernier, le présent ouvrage débute par le séjour de Napoléon à Munich, au lendemain d'Austerlitz, séjour marqué par l'élévation au rang royal de l'électeur Maximilien de Bavière et le mariage de la fille de celui-ci, la charmante princesse Auguste, avec Eugène de Beauharnais, adopté à cette occasion par l'Empereur. Réconfortée par sa victoire maritime de Trafalgar, l'Angleterre se refuse à faire la paix et la Prusse se prépare follement à faire la guerre. Napoléon suspend alors l'évacuation de l'Allemagne, réorganise la grande armée et, comme le roi de Prusse exige l'évacuation de l'Allemagne en pensant rejeter nos troupes au-delà du Rhin, Napoléon, le 1er octobre 1806, franchit le Rhin, bat quinze jours plus tard, l'armée prussienne à léna, tandis que Davout l'écrase à Auerstädt, entre, le 27, à Berlin et lance sa cavalerie qui fonce vers l'Allemagne du Nord et de l'Est. Unissant une documentation abondante, et souvent nouvelle, à des lettres personnelles qui reflètent bien le caractère des êtres, cet ouvrage d'un Lorrain, dont l'âme chaleureuse est propre à animer le récit et qui, par ailleurs, sait dominer sa documentation, est écrit dans un mouvement propre à entraîner le lecteur." (André Gavoty, Revue des Deux Mondes, 1964)
Berger-Levrault, 1965 in-8°, 352 pp, 2 cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Napoléon Bonaparte)
"Que le lecteur ne cherche pas dans cet ouvrage un récit « militaire » de la guerre d'Espagne. L'auteur brosse, mais d'une manière assez détaillée, une toile de fond de la situation politique de l'Europe en 1807, 1808, début de 1809, et décrit les opérations d'Espagne, en exposant les répercussions de la situation générale sur la situation particulière et réciproquement. Ecrit d'une plume alerte et dans un style coulant, l'étude de M. Jean Thiry est d'une lecture fort attrayante." (Revue militaire suisse, 1966)
Berger-Levrault, 1972 in-8°, 266 pp, 3 cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"La publication de Leipzig, seizième volume d’une collection de 24 tomes, mais dernier à paraître, clôt ainsi l’œuvre monumentale que Jean Thiry a consacrée à Napoléon, du Dix-Huit Brumaire à la Restauration. Le livre décrit la deuxième partie de la campagne d’Allemagne, après l’armistice de Pleiswitz et la déclaration de guerre de l’Autriche (11 août 1813) jusqu’aux combats de Hanau par lesquels l’armée austro-bavaroise tenta, en vain, de barrer la route de France aux restes de l’armée impériale. Entre ces deux dates, une dernière victoire de l’Empereur à Dresde, la capitulation de Vandammne à Kulm et surtout « la bataille des nations » à Leipzig. Pendant ces trois mois, Napoléon ébauche différentes manœuvres pour s’opposer à l’action convergente des trois armées de Bernadotte, de Blücher et de Schwarzenberg, avant de se retrouver acculé à Leipzig. On peut se demander si la multiplicité des plans élaborés par l’Empereur témoigne d’une imagination toujours aussi vive ou d’une irrésolution assez inhabituelle dans le choix de la décision définitive. Le livre de Jean Thiry s’attache avant tout à reconstituer, avec un grand luxe de détails, les activités de l’Empereur et l’évolution de la situation. Descriptif, avec un souci de précision étayé par de nombreuses références à la correspondance, il n’entend pas juger, mais en laisse le loin au lecteur." (Revue Défense nationale, 1972)
Berger-Levrault, 1967 in-8°, 284 pp, 3 cartes dans le texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"La collection Napoléon Bonaparte s'enrichit de ce vingtième ouvrage de Jean Thiry et elle se révèle comme l'oeuvre historique la plus importante de notre temps sur l'époque napoléonienne. « L'Empire triomphant » brosse un tableau saisissant de la période allant de juillet 1809 à la fin de l'année 1810 ; ouvrage avant tout d'histoire politique, diplomatique. Bien que Napoléon ne se laisse pas détourner un seul instant de ses devoirs de souverain du grand empire qu'il a créé, son divorce, puis son second mariage, comme d'autres histoires de famille, le préoccupent beaucoup. Cependant la lune de miel même n'empêche pas l'Empereur de veiller à l'organisation et à la défense de son Etat, notamment au maintien du blocus continental et à la poursuite des campagnes d'Espagne et de Portugal. La guerre avec la Russie, qui paraît inévitable à Napoléon, se prépare... « Mais l'empire était triomphant et les périls si graves pour l'avenir ne semblaient pas pouvoir mettre en danger la surhumaine puissance de Napoléon, dont la dynastie paraissait être définitivement assurée par la naissance prochaine d'un fils. L'Empereur, en effet, ne doutait pas d'un héritier mâle et toute son espérance, toute son affection, toute son ambition se concentraient sur le futur roi de Rome. » Tous ces événement politiques et privés sont décrits par l'auteur avec beaucoup d'à-propos, sans luxe de détails inutiles mais sans omettre un trait essentiel, ce qui donne un récit coulant et d'une lecture fort attrayante." (Revue militaire suisse, 1968)
Berger-Levrault, 1967 in-8°, 284 pp, 3 cartes dans le texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, prière d'insérer, envoi a.s. à Alain Decaux
"La collection Napoléon Bonaparte s'enrichit de ce vingtième ouvrage de Jean Thiry et elle se révèle comme l'oeuvre historique la plus importante de notre temps sur l'époque napoléonienne. « L'Empire triomphant » brosse un tableau saisissant de la période allant de juillet 1809 à la fin de l'année 1810 ; ouvrage avant tout d'histoire politique, diplomatique. Bien que Napoléon ne se laisse pas détourner un seul instant de ses devoirs de souverain du grand empire qu'il a créé, son divorce, puis son second mariage, comme d'autres histoires de famille, le préoccupent beaucoup. Cependant la lune de miel même n'empêche pas l'Empereur de veiller à l'organisation et à la défense de son Etat, notamment au maintien du blocus continental et à la poursuite des campagnes d'Espagne et de Portugal. La guerre avec la Russie, qui paraît inévitable à Napoléon, se prépare... « Mais l'empire était triomphant et les périls si graves pour l'avenir ne semblaient pas pouvoir mettre en danger la surhumaine puissance de Napoléon, dont la dynastie paraissait être définitivement assurée par la naissance prochaine d'un fils. L'Empereur, en effet, ne doutait pas d'un héritier mâle et toute son espérance, toute son affection, toute son ambition se concentraient sur le futur roi de Rome. » Tous ces événement politiques et privés sont décrits par l'auteur avec beaucoup d'à-propos, sans luxe de détails inutiles mais sans omettre un trait essentiel, ce qui donne un récit coulant et d'une lecture fort attrayante." (Revue militaire suisse, 1968)