8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Bordas, 1971, gr. in-8°, 592 pp, 532 gravures, photos et cartes, broché, couv. illustrée, très bon état (Collection d'histoire Louis Girard)
Excellent manuel de classe de Seconde. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1985, fort in-8°, 501 pp, 3 cartes, repères chronologiques, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Histoire de France, sous la direction de Jean Favier, 4)
"Vieux pays soumis à des institutions et à des modes de pensées ancestraux, la France tente de reconstruire la société sur des principes nouveaux. Ce mouvement de fond dépasse largement les limites de la Révolution et de l'Empire ; au-delà du fracas des émeutes et des batailles, du combat d'idées et des luttes parlementaires, c'est l'accession au pouvoir des "notables" – ou de la bourgeoisie – qui fait l'unité des quelques soixante années qui s'écoulent de 1789 à l'échec de la Deuxième République. L'organisation administrative, économique et sociale s'en trouve bouleversée. Sur le plan politique, la déstabilisation de 1789 a été si forte que l'équilibre paraît impossible à trouver. De là les révolutions et les coups d'Etat qui jalonnent l'histoire de cette fin du XVIIIe et de ce début du XIXe siècle." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Émile-Paul, 1909, in-8°, (8)-436 pp, Ouvrage illustré de 2 portraits en héliogravure sous serpentes légendées, dont un en frontispice, et de 2 planches hors texte, reliure pleine percale verte, dos lisse, titres et filets dorés (rel. de l'époque), bon état. Édition originale
Biographie de Marie Thérèse Charlotte de France, née le 19 décembre 1778 à Versailles et morte le 19 octobre 1851 à Frohsdorf en Autriche, fille aînée du roi Louis XVI et de Marie-Antoinette d’Autriche. Elle est le seul membre de la famille royale stricto sensu à avoir survécu à la Révolution de 1789. Le 10 juin 1799, en épousant son cousin, Louis, elle devient duchesse d’Angoulême, puis dauphine de France, puis en exil comtesse de Marnes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tallandier, s.d. (1929) in-8°, vi-312 pp, 17 gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque Historia)
"Fondé sur les Mémoires du temps, ce volume ne renferme point de révélations remarquables ; il insiste beaucoup sur la jalousie conjugale de Joséphine, jalousie qui était souvent justifiée, châtiment maintes fois répété de ses propres manquements de jadis à la foi jurée. A part cela, M. Turquan recueille, à propos des toilettes et des scènes du sacre, à propos du séjour de 1807 à Fontainebleau, les traits connus du caractère de l'impératrice, ses distractions de femme de chambre, son goût pour les devineresses, les charlatans et les marchandes à la toilette, ses plaisanteries grossières, comme celle dont elle s'amusa à propos des divagations du pauvre Pfister ; nous retrouvons ici les circonstances et les scènes du divorce, notamment la petite comédie de l'évanouissement entre les bras de M. de Bausset ; enfin le séjour à la Malmaison, où elle engraissa, n'ayant plus de scènes à faire ; ses réceptions toujours nombreuses, ses dettes toujours copieuses, les fréquentes visites de l'empereur Alexandre jusqu'au jour de la mort, le 29 mai 1814. Petite histoire, celle qui convient à l'impératrice Joséphine." (E. Driault, Revue Historique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
London, John Lane The Brodley Head, 1912 in-8°, xvi-372 pp, translated from the French by Violette Montagu, un frontispice et 16 pl. de gravures hors texte, index, cartonnage pleine toile violine de l'éditeur, état correct. Texte en anglais
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Alphonse Picard, 1889, in-8°, 53 pp, notes bibliographiques, broché, la couv. imprimée très fragile, un peu abîmée (sur laquelle on distingue un envoi a.s. de l'auteur - le nom du destinataire a disparu), a été renforcée par un dos factice et un rhodoïd autocollant au 1er plat, état correct. Extrait du "Compte-rendu de l'Académie des Sciences morales et politiques". Rare
"Leibniz voulut persuader à Louis XIV de conquérir l'Égypte, et le Roi fit répondre que les guerres saintes étaient passées de mode depuis saint Louis. Cette parole dédaigneuse laisserait croire que Louis XIV, tout entier à d'autres projets, détourna volontairement ses regards d'une terre que jadis la France semblait avoir fait sienne en la marquant de son sang. Cette supposition serait injuste, car aucun prince de sa race ne s'occupa de l'Égypte avec plus d'attention que le grand roi : l'établissement dans cette contrée de notre prépondérance commerciale, qui devait durer jusqu'à la Révolution, date de son règne..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1900 in-8°, vi-414 pp, un portrait en héliogravure en frontispice, broché, bon état. Edition originale (Tulard, 1452)
"La mission diplomatique en Westphalie et à Naples, l'annexion de la Hollande et l'expédition de Russie, la campagne d'Allemagne. Nombreux détails sur les atrocités françaises en Russie, la retraite, la mort de Duroc, la désertion de Jomini jugée très sévèrement." (Tulard, 1452) — "Ces mémoires, très intéressants et d'ailleurs bien annotés, comprennent en somme trois parties. Dans la première, Dedem, fils de l'ambassadeur des Provinces Unies à Constantinople, retrace ce qu'il a vu en Orient ; le voyage qu'il fit en Egypte avec M. Fauvel est particulièrement attachant. La deuxième partie nous le montre ministre plénipotentiaire du roi Louis de Hollande près du roi de Westphalie et du roi de Naples ; le portrait du roi Jérôme et des personnages qui l'entouraient est vivant ; piquante, la description de la cour de Piombino ; instructive, la peinture de Naples sous Murat. La troisième partie représente Dedem devenant, de général-major au service de Hollande, général de brigade dans les armées de Napoléon et tenant si bien son nouveau rôle qu'il s'étonne et se fâche de n'être pas général de division. Ses jugements sur les hommes de guerre qu'il fréquente alors, ont du prix. Il fait un grand éloge de Davout, bourru, malhonnête, brutal, mais nullement cruel ; « il n'était pas toujours aimable, mais je suis fier d'avoir servi sous ses ordres, d'avoir été chez lui à une école instructive ; avec lui, on est sûr d'être bien commandé, ce qui est quelque chose et de petits desagréments sont compensés par de grands avantages. » Il voit dans Priant un vrai manœuvrier mais un homme de peu d'esprit. Il trouve que Ney avait le sens droit et jugeait bien sur le champ de bataille, mais « dans les moments difficiles autres que ceux de la guerre, tombait dans le vague et l'incertitude ». Son récit de la campagne de 1812 renferme plus d'un curieux détail : il note, par exemple, que Napoléon était cruellement trompé par les rapports qu'on lui faisait et qu'on osa lui dire officiellement avant Moscou que la division Priant avait des vivres pour dix-sept jours alors qu'elle était réduite aux expédients ; il remarque qu'on eut tort à la Moskowa de ne pas pousser en avant dès le matin l'aile droite de l'armée pour déborder l'ennemi et que la faute est due au manque de bonnes cartes et à l'ignorance complète des localités ; il assure qu'il y avait à Moscou de grands approvisionnements, qu'avec un peu d'ordre on aurait pu distribuer des vivres pour trois mois, mais que la discipline n'existait plus ; lui aussi est d'avis que l'empereur eut mieux fait de rester à Smolensk, d'empêcher ainsi la Porte de faire la paix, de réorganiser les troupes et d'entrer en campagne l'année d'après ; mais l'empereur « ne savait ni négocier ni temporiser ». Dedem l'a observé pendant la retraite : « Il était calme sans colère, mais aussi sans abattement ; c'était l'homme qui voit le désastre et reconnaît tout ce que sa position offre de difficile, mais qui se dit : c'est un échec, il faut s'en aller, mais on me retrouvera. » Durant la campagne de 1813, Dedem appartint à la division Girard. Il loue la bravoure de ses soldats ; presque tous avaient la gale ; mais, disaient-ils, « si nous sommes sales, nous nous battrons bien ». Et, en effet, ces jeunes gens se battirent bien. Mais après la lutte, ils étaient comme « ahuris » et « pétrifiés » : leur coup d'essai avait été trop violent, et s'ils avaient dû recommencer vingt-quatre heures après, ils n'auraient rien valu : « peu à peu ils reprirent de la gaieté, mais il ne fallait point leur donner le loisir de réfléchir, car ils retombaient dans la tristesse, et par la suite ils gagnèrent tout à fait le spleen, » Une courte narration de la seconde journée de Leipzig et des opérations de l'armée d'Italie sur la ligne du Taro termine le volume. Quoi qu'on puisse penser de certaines appréciations de Dedem et bien qu'il nous paraisse un ambitieux qui, bien qu'aristocrate et dédaigneux des « simagrées plébéiennes » accepte de la démocratie honneurs et emplois, il avait, comme il dit lui-même, de la perspicacité et de la finesse ; ses mémoires ne sont pas du tout à dédaigner." (Revue critique d'histoire et de littérature, 1900) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Vouivre, 1999 in-8° carré, xiv-146 pp, édition de Thierry Rouillard, texte sur 2 colonnes, 2 cartes hors texte, index, broché, bon état
L’ensemble des textes présentés gravitent autour de la bataille de Baylen et du général Vedel. Cette bataille donna lieu à la première capitulation des armées napoléoniennes et marqua un tournant dans l’histoire de l’Empire. Ce général fut l’un des acteurs les plus critiqués par les contemporains et les historiens de la campagne. Il était donc important de faire connaître sa version de ces événements. Avec les textes de Vedel sont réunis quelques témoignages significatifs qui couvrent les débuts de la campagne et se prolongent jusqu’aux évasions des pontons espagnols : Souvenirs d’Espagne, de Jean-Baptiste Chevillard, Relation de ma captivité en Espagne en 1808-1809 et 1810, de Louis Demanche, et Souvenirs sur Baylen, d’Henry de Montgardé. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albatros, 1977, in-8°, 201 pp, 8 pl. de gravures et fac-similés hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Voici, après deux siècles, la première biographie du père de Napoléon, personnage étrange et attachant, passé sans le savoir à côté du plus grand spectacle de l'Histoire qu'il a si fort contribué pourtant à mettre en place. Entièrement réalisé à partir de documents originaux conservés aux Archives de Corse, l'ouvrage est suivi de la publication du "Livre de Raison" de Charles Bonaparte, encore inédit. Le texte proposé, dû à l'un des meilleurs historiens actuels de la Corse, offre à notre curiosité un tableau précis de la vie ajaccienne à la veille de la Révolution, ajoute un personnage inconnu à la galerie des Bonaparte et éclaire d'une façon tout à fait nouvelle le milieu familial et les jeunes années de l'Empereur. — "Parmi les critiques les plus sévères de Charles Bonaparte sont Théodore Iung, “Bonaparte et son temps”, 3 vol. (1880-81), et Louis Madelin, “Histoire du Consulat et de l'Empire”, vol. I, “La jeunesse de Bonaparte” (1937). Arthur Chuquet, dans “La jeunesse de Napoléon”, 2 vol. (1897-98), brosse un portrait plus nuancé ; Xavier Versini cherche à lui rendre justice dans son excellent ouvrage “M. de Buonaparte ou le Livre inachevé” (1977)." (Dorothy Carrington, Les parents de Napoléon, Annales historiques de la Révolution française, 1980) — "Xavier Versini vient de publier la première biographie de Charles Bonaparte, le père de Napoléon, qui fut l'un des compagnons de Pascal Paoli. "J'ai été bon patriote et paoliste dans l'âme tant qu'a duré le gouvernement national. Mais ce gouvernement n'est plus. Nous sommes devenus Français. Eviva il Rè et il suo governo !" La république corse (1755-1769) est morte, vive le roi de France. Paoli s'exile à Londres, Charles Bonaparte enterre ses chimères, devient député de la noblesse, obtient l'admission de quatre de ses enfants aux écoles royales. L'un d'eux se prénomme Napoléon, un autre Lucien (qui sera président du conseil des Cinq-Cents), et il achève "sa carrière" en 1785, à peine âgé de trente-neuf ans. Calculateur, ambitieux, entièrement dévoué au clan, intelligent et sensible, Charles Bonaparte méritait mieux que "l'indifférence amusée" que la postérité lui a réservée. Versini réhabilite sa mémoire." (Paul Silvani, Le Monde, 1977) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 2017 gr. in-8°, 431 pp, notes, sources, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. Exemplaire d'épreuves non corrigées réservé à la presse
Le véritable portrait de la souveraine la moins connue et la plus détestée de l'histoire du Premier Empire. A l'instar de sa tante Marie-Antoinette, Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine a été victime de sa légende noire. En 1810, son mariage avec Napoléon fait d'elle le symbole de la paix fragile entre la France et l'Autriche. Mère de l'héritier du trône impérial, elle soutient Napoléon malgré ses premières défaites. Pourtant, dès 1814, lorsqu'elle refuse de rejoindre son mari à l'île d'Elbe, le regard change et l'épouse modèle se transforme en traîtresse. Depuis lors, elle passe pour une femme égoïste, futile, infidèle et nymphomane. En s'appuyant sur des archives inédites, Charles-Eloi Vial s'applique avec talent à restituer la personnalité de cette princesse cultivée au tempérament d'artiste, dévouée à sa famille et à ses enfants. Devenue duchesse de Parme grâce au soutien des Alliés, elle joue aussi un rôle majeur sur l'échiquier diplomatique européen pendant trois décennies. Au fil des pages, nous découvrons ainsi un destin hors du commun et une personnalité ignorée, révélée par un historien d'envergure. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1908, fort in-8°, 437 pp, 12 gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
"En 1908, Pierre Vialles, un historien montpelliérain qui a déjà fait paraître un ouvrage sur la cour des Comptes de Montpellier, publie cette biographie importante. L'auteur a disposé de documents inédits sur sa carrière à Montpellier. Il insiste aussi sur le rôle de chef d'Etat qu'a tenu Cambacérès en 1794 et 1795." (Laurence Chatel de Brancion) — "L'œuvre de M. P. Vialles est solide, exacte, intéressante. Il nous fait mieux connaître l'intéressante figure de ce petit conseiller à la Cour des Aides de Montpellier que la Révolution porta jusqu'aux plus hautes charges de l'Etat. On a coutume de l'y voir briller au second rang, comme second consul ou archi-chancelier de l'Empire. L'un des mérites de ce livre est de nous rappeler que Cambacérès sut occuper dignement le premier rang, puisqu'il fut, depuis Thermidor jusqu'à la fin de la période conventionnelle, le véritable chef du gouvernement, comme président des Comités de législation, de sûreté générale et de salut public. Le livre de M. V. mérite plus particulièrement d'être signalé ici pour le long chapitre (pp. 12-66) consacré à la vie de Cambacérès à Montpellier jusqu'au début de la Révolution. On y trouve de précieux détails sur l'administration municipale du père de Cambacérès, qui fut maire de Montpellier durant de longues années (1753-1756 et 1761-1778), et sur la célèbre querelle de la Cour des Aides et des Etats de Languedoc. On a l'impression que dans ces conflits entre la noblesse terrienne, la noblesse de robe et la noblesse administrative doit résider la cause déterminante qui fit, dès les premiers jours de 1789, de hardis révolutionnaires d'hommes aussi éminemment modérés et amis de l'ordre que le président Bonnier ou le conseiller Cambacérès..." (L.-J. Thomas, Annales du Midi, 1910) — "M. Vialles a écrit un livre consciencieux, intéressant, souvent même amusant, et par certains endroits légérement scabreux, sur celui qui fut le grand jurisconsulte de la Convention, le second consul de la République et l'archichancelier de l'Empire. La tâche était rendue difficile par la disparition de documents importants tels le dossier Cambacérès qui a existé dans les papiers de la police générale jusqu'en 1814, et la collection des lettres que l'archichancelier envoyait quotidiennement à l'Empereur absent, et qu'il semble avoir brûlées dans la nuit du 29 au 30 mars 1814, avant de partir pour Blois avec Marie-Louise. Quarante et une de ces intéressantes lettres envoyées par Cambacérès à Napoléon pendant la campagne de France, du 25 janvier au 28 février 1814, échappées au feu et conservées aux Archives nationales, ont été réimprimées en annexe par M. Vialles." (André Fribourg, Revue de synthèse historique, 1908) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Panckoucke, 1817-1821, 27 vol. in-8°, 350 à 450 pages environ par volume, 4 plans hors texte, 16 fac-similés, index dans chaque volume, reliures demi-veau glacé havane, dos lisses, titre, tomaison et doubles filets, dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, qqs plats lég. frottés, bon état. Édition originale, mais il manque les cartes et plans (que le relieur a oublié d'insérer, ou que celui qui a fait relier la collection à l'époque a gardé à part...), à l'exception de 4
Complet — Remarquable ouvrage décrivant avec précision toutes les batailles des guerres révolutionnaires et impériales, orné de fac-similés des écritures de Napoléon et des maréchaux d’Empire. L'une des meilleures et des plus complètes histoires des guerres de la Révolution et de l'Empire. Rédigée par des personnages qui avaient vécu les événements, tels les généraux Vignole, Thiébault ou Kellermann, elle aida nombre de mémorialistes à remettre en place leurs souvenirs et beaucoup d'historiens à étudier la période. Le tome 25 est un volume d'appendices et d'errata, suivi d'un copieux dictionnaire biographique militaire qui se poursuit au tome 26 (445 pp.), suivie d’une table géographique très détaillée des batailles, combats, sièges, etc. On trouve dans le 27e et dernier volume la “Couronne poétique” et surtout les fac-similés des écritures des principaux acteurs de la période. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1936-1947, 2 vol. pt in-8°, lxxii-421 et cviii-357 pp, avant-propos de S. Charléty, biblio, index, reliures demi-basane noire à coins, dos à 4 nerfs guillochés, titres dorés, signets (rel. de l'époque), dos lég. frottés, bon état (Coll. Clio)
"Le deux volumes préludent à l'exposé des faits par de longs commentaires historiographiques et bibliographiques (sources manuscrites, imprimées, ouvrages modernes). Il m'a rarement été donné de lire matière aussi complexe et ingrate sous une forme aussi attrayante et riche en aperçus de tous genres. M. Villat domine la littérature gigantesque de son sujet. Pour la France, tout au moins, je crois bien que, virtuellement, aucun texte – et il les cite par centaines et centaines – n'a échappé à son analyse. Chaque chapitre de l'ouvrage comprend un exposé général et objectif des faits, en texte serré. Le chapitre terminé, M. Villat développe un jeu de notes qui poursuit un triple but : commenter les sources, établir la bibliographie de chaque thème, mettre au point l'état des questions controversées. La manière dont M. Villat s'est acquitté de ce triple devoir m'a littéralement émerveillé. Redisons-le : l'auteur joue de son sujet en virtuose et commente sa littérature avec tant de verve et de savoir que la lecture de ces nombreuses pages de pure érudition devient un régal. Une ombre à ce tableau cependant. Pour ne pas enfler démesurément ses volumes, M. Villat a laissé imprimer ses « notes » en caractères millimétriques. Leur lecture procurera infailliblement d'ici peu une importante clientèle d'escholiers aux opticiens et aux oculistes..." (Frans van Kalken, Revue belge de philologie et d'histoire, 1937) — "... M. Villat excelle à faire d'une analyse bibliographique quelque chose de vivant et d'intéressant en soi. De chaque ouvrage il dégage avec art les lignes directrices, les parties originales. Il évite à merveille l'aridité ou la sécheresse dans ce difficile travail critique, qu'il rend d'un bout à l'autre extrêmement attachant. (...) Un volume où les étudiants ne seront pas seuls à s'instruire et à trouver de précieux instruments, des mises au point remarquables et bien des suggestions." (A. Latreille, Revue d'histoire de l'Église de France, 1938) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1940-1942, 2 vol. pt in-8°, lxxii-421 et cviii-357 pp, 1er volume dans la reliure pleine toile bleue de l'éditeur, titres dorés au dos, 2ème volume broché, bon état (Coll. Clio)
"Le deux volumes préludent à l'exposé des faits par de longs commentaires historiographiques et bibliographiques (sources manuscrites, imprimées, ouvrages modernes). Il m'a rarement été donné de lire matière aussi complexe et ingrate sous une forme aussi attrayante et riche en aperçus de tous genres. M. Villat domine la littérature gigantesque de son sujet. Pour la France, tout au moins, je crois bien que, virtuellement, aucun texte – et il les cite par centaines et centaines – n'a échappé à son analyse. Chaque chapitre de l'ouvrage comprend un exposé général et objectif des faits, en texte serré. Le chapitre terminé, M. Villat développe un jeu de notes qui poursuit un triple but : commenter les sources, établir la bibliographie de chaque thème, mettre au point l'état des questions controversées. La manière dont M. Villat s'est acquitté de ce triple devoir m'a littéralement émerveillé. Redisons-le : l'auteur joue de son sujet en virtuose et commente sa littérature avec tant de verve et de savoir que la lecture de ces nombreuses pages de pure érudition devient un régal. Une ombre à ce tableau cependant. Pour ne pas enfler démesurément ses volumes, M. Villat a laissé imprimer ses « notes » en caractères millimétriques. Leur lecture procurera infailliblement d'ici peu une importante clientèle d'escholiers aux opticiens et aux oculistes..." (Frans van Kalken, Revue belge de philologie et d'histoire, 1937) — "... M. Villat excelle à faire d'une analyse bibliographique quelque chose de vivant et d'intéressant en soi. De chaque ouvrage il dégage avec art les lignes directrices, les parties originales. Il évite à merveille l'aridité ou la sécheresse dans ce difficile travail critique, qu'il rend d'un bout à l'autre extrêmement attachant. (...) Un volume où les étudiants ne seront pas seuls à s'instruire et à trouver de précieux instruments, des mises au point remarquables et bien des suggestions." (A. Latreille, Revue d'histoire de l'Église de France, 1938) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1969 in-8°, 418 pp, biblio, index, cart. éditeur, jaquette, bon état
Excellent essai consacré aux « Idéologues, cette vermine... » ainsi que Napoléon appelait ces opposants. — "Les oppositions à Napoléon furent diverses et sans cesse renaissantes. Celle qui est au centre de ces pages est celle des « idéologues », des disciples des Encyclopédistes, de la « société d'Auteuil ». Ils commencèrent par approuver le Coup d'Etat de brumaire, mais s'éloignèrent de plus en plus de l'empereur à mesure que son gouvernement devenait plus dictatorial. A l'Institut, au Tribunat, au Sénat, ils défendirent, autant qu'ils le purent les principes démocratiques. On trouvera aussi un aperçu, mais bien court, des conspirations militaires et royalistes, ainsi qu'un exposé de l'action de Mme de Staël. Cette confrontation est assez neuve." (E. Tesson, Etudes, 1969) — C'est toute l'intelligence française qui fut réfractaire à la dictature de Napoléon Bonaparte, après avoir espéré en lui et approuvé le Dix-Huit Brumaire. Héritiers des Encyclopédistes, ayant survécu à la terreur, les républicains de la "Société d'Auteuil" et de l'institut défendirent les principes de 89 au Tribunat dont ils se firent exclure et maintinrent au sein du Sénat la continuité d'une contestation. On trouvera ici les vissicitudes de la résistance trop méconnue de ces "Idéologues", perpétuelle obsession de l'Empereur, les épisodes de la résistance militaire, un aperçu des conspirations royalistes, les péripéties de l'action de Madame de Staël attisant à travers l'Europe les ressentiments contre le "Tyran", enfin les soulèvements des nations prétendument libérées par lui et distribuées à sa famille. Confrontation en somme, de la politique napoléonienne avec l'idéal démocratique : l'auteur du Code Civil n'a-t-il pas bâillonné la presse et rétabli l'esclavage des Noirs ? Ce fils de maquisards corses qui voulut s'emparer du monde n'avait-il pas eu d'abord qu'une passion, la liberté de son île ? Un survol, sous cet angle, de cette prodigieuse aventure, n'avait pas encore été tenté. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Didier, 1854 in-8°, 494 pp, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état. Edition originale
Biographie du comte Louis de Narbonne, ministre du roi Louis XVI sous l'Assemblée Législative, et aide de camp de l'Empereur Napoléon en 1812. C'est surtout la période napoléonienne qui est étudiée. Un deuxième volume a été publié deux ans plus tard, consacré aux Cent-Jours, tels que Villemain les vécut à Paris. — "Le premier volume intéresse la vie universitaire, notamment l'Ecole normale supérieure. Abel-François Villemain (1791-1870) était secrétaire de Narbonne qui fut l'un des confidents de Napoléon à son apogée. Il rapporte en les arrangeant quant à la forme, les propos de l'Empereur à la veille de l'expédition de Russie. Ces souvenirs constituent une source de premier ordre pour les dernières années de l'Empire." (Tulard, 1491) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 2002 fort in-8°, 634 pp, 16 pl. de gravures en couleurs hors texte, 7 cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Grand Prix de la Fondation Napoléon et prix des Ambassadeurs)
A travers le Napoléon de la fin, ce livre raconte une des périodes les plus riches de notre histoire. Tout commence en 1814 avec les adieux de Fontainebleau. Trahi, abandonné, Napoléon découvre sur le chemin de l'exil la haine et l'humiliation. L'île d'Elbe devient le refuge où cet homme blessé panse ses plaies et médite sur sa chute avant de tenter le pari fou du retour. Le 1er mars 1815 commence l'extraordinaire aventure du vol de l'Aigle. De clocher en clocher, acclamé par le peuple et l'armée, l'Empereur reconquiert son trône sans tirer un coup de fusil. Mais déjà le piège se referme : l'Europe le condamne et les notables s'éloignent. Entre une dictature aux relents révolutionnaires et un pacte libéral, il hésite avant de donner une constitution qui ne satisfait personne puisqu'elle lui aliène le peuple sans lui rallier les élites. Seul, dépouillé de son mystère impérial, Napoléon joue le tout pour le tout en s'en remettant au verdict du champ de bataille. Ouverte en fanfare, la titanesque campagne de Belgique trouve son dénouement cruel à Waterloo... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Guy Le Prat, 1945, 2 vol. in-12, 243 et 251 pp, 8 pl. de gravures hors texte, index, brochés, bon état (Coll. Jadis et Naguère)
Mémoires très plaisants, de première importance pour la petite et la grande histoire de la première moitié du 19e siècle, documentation vivante sur la fin de l'Empire, la Restauration, et le début du Second Empire. — "Docteur en médecine, Louis-Désiré Véron (1798-1867) souhaitait devenir le mémorialiste de Paris au XIXe siècle, dans la lignée de L'Estoile et de Barbier. Rédacteur à "La Quotidienne" en 1828, fondateur de la "Revue de Paris" en 1829, il consacre près de la moitié de ses mémoires à la fin de l'Empire et à la Restauration. On y trouve de nombreux portraits d'hommes politiques ou de lettres, d'artistes, de médecin, de très nombreuses anecdotes. Ces mémoires représentent bien la mentalité de la bourgeoisie du temps." (Bertier, 986 ; Tulard, 1476 ; Vicaire VII, 1019) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
JC Lattès, 1986, gr. in-8°, 545 pp, 23 gravures sur 8 pl. hors texte, chronologie, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Née avant la Révolution et morte sous la présidence du futur Napoléon III, Juliette Récamier, la Belle des Belles, est la pure incarnation de l'intelligence et du charme féminins. Par sa beauté, son raffinement, son sens de l'amitié, elle sut, tout au long de sa vie, rassembler ce que l'Europe comptait de mérites politiques, artistiques, littéraires et faire de son salon un lieu d'échange d'une qualité inégalée. Riche, avenante, d'une élégance discrète, vouée au blanc, Juliette connaît très tôt la renommée. Mariée à 15 ans, sa relation purement affectueuse avec le banquier Récamier, dont elle apprendra qu'il est son père, fait d'elle une femme célébrée sinon heureuse. Elle règne sur le Paris consulaire mais, sous l'Empire, elle lutte inlassablement en faveur de ses amis opposants au régime, notamment Mme de Staël et Benjamin Constant. Elle ne faiblit jamais et sa fidélité aux proscrits lui vaudra les rigueurs de l'exil. Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, son rayonnement s'étend sur la brillante société qui se retrouve chez elle, à l'Abbaye-aux-Bois. Elle encourage la création et favorise l'éclosion de la pépinière Romantique, sous l'égide de Chateaubriand, qu'elle a su s'attacher et avec lequel elle forme, pendant trente ans, un couple éblouissant, légendaire : il la fera entrer dans l'immortalité en lui consacrant des pages inoubliables des Mémoires d'outre-tombe. — "Celle qui fut la star de son temps méritait ce livre passionnant et peut-être définitif qui fait revivre toute une époque." (Jean d'Ormesson) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 2013, in-8°, 852 pp, édition revue et augmentée avec des documents inédits, 48 pl. d'illustrations en couleurs hors texte, généalogies, sources et biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
"Je veux que pendant des siècles, on continue à discuter sur ce que j'ai été, ce que j'ai pensé, ce que j'ai voulu " A lire les injures, les jugements à l'emporte-pièce et les contresens qu'ont commis sur lui presque tous les historiens, le Diable boiteux a été entendu au-delà de ses espérances ! Il faut dire qu'il a lui-même brouillé les pistes à plaisir, qu'il est resté au pouvoir pendant plus d'un demi-siècle, qu'il a servi neuf régimes et prêté treize serments. Il faut ajouter que, né et formé sous le règne de Louis XV et mort l'année de l'avènement de Victoria, ce corrompu, cet homme qui savait faire marcher les femmes, ce joueur invétéré n'est ni un traître par profession ni même un intrigant de haute volée, comme le voudraient la plupart de ses biographes. On ne peut pas non plus soutenir sérieusement qu'il ait voulu à toute force servir la France, donner chair à des idées, poursuivre un idéal. Doit-on alors saluer l'artiste et se résoudre à n'avoir jamais le fin mot ? Rien de tel. Son ironie distante, sa subtilité et sa science de l'époque n'auraient pas suffi à Emmanuel de Waresquiel s'il n'avait aussi dépouillé, en France et à l'étranger, d'innombrables cartons d'archives qui lui ont livré des centaines d'informations inédites et d'éclairages nouveaux sur des points obscurs ou controversés. Avec ses intuitions et son sens de la formule, par touches successives, il dresse du personnage le plus complexe et le plus ambigu de notre histoire un portrait profondément humain, entièrement nouveau, cohérent et intelligible. Il fait revivre une figure d'une intelligence et d'une énergie exceptionnelles qui s'est montrée à la hauteur des secousses terribles auxquelles l'Europe a été soumise il y a deux siècles ; un grand seigneur de l'ancien temps fidèle à ses origines, qui a littéralement créé le rôle de l'homme de pouvoir moderne ; un visionnaire et un formidable metteur en scène de sa vie qui s'est forgé son propre destin en pesant sur les événements, tout en gardant la maîtrise de lui-même jusque sur son lit de mort. A cette biographie définitive est joint un cahier contenant de nombreux documents iconographiques le plus souvent inédits. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Honoré Champion, 2001 gr. in-8°, 292 pp, pièces annexes et morceaux choisis, reliure éditeur, bon état
Né à Dieppe en 1765, mort à Trondheim (Norvège) en 1822, Joseph Noël de la Morinière fut journaliste, agent de renseignements ou Inspecteur général des Pêches de France : un jeune bourgeois à talents puis un honnête homme ordinaire. Mais il a été aussi un polygraphe fécond dont l'œuvre témoigne des mutations ou des pesanteurs de la culture, de la sensibilité et des modes de pensée de la société française, des dernières années de l'Ancien Régime à la Restauration. Voyageur et poète, économiste partisan de la manufacture et du protectionnisme, archéologue et philologue passionné par la redécouverte des Vikings, naturaliste et géographe auteur de la première description du département de la Seine-Inférieure et d'une Histoire générale des Pêches saluée par de nombreuses sociétés savantes, Noël de la Morinière a laissé des travaux variés... et rapidement oubliés. Ce livre tente de reconstituer l'itinéraire social et intellectuel d'un "enfant des Lumières", romantique et érudit mais obstinément rebelle aux tentatives de théorisation des disciplines qu'il a abordées, et finalement incapable de comprendre les révolutions en cours : celle de 1789, la naissance de la société industrielle ou l'éclosion des sciences modernes à l'aube du XIXe siècle. — "Simon-Barthélemy-Joseph Noël de la Morinière n'est certes pas une personnalité de premier plan, même si une plaque honore la mémoire de cet « historien des pêches maritimes » dans sa ville natale de Dieppe. Ce glorieux (quasi) inconnu, Éric Wauters l'avait rencontré lorsqu'il étudiait la presse normande : après que la Révolution a brisé ses espoirs d'une carrière diplomatique, Joseph Noël est rédacteur en chef du Journal de Rouen (ex-Affiches de Normandie, devenu Journal de Normandie, puis de Rouen) de 1792 à l'an VIII. Il est alors un petit notable et un érudit local, membre de l'Académie de Rouen (et de bien d'autres), et l'un des fondateurs de la Société d'Émulation de l'Agriculture, du Commerce et des Arts de la Seine-Inférieure. Éric Wauters entend « reconstituer un parcours biographique ou plutôt un itinéraire intellectuel », car notre homme n'a pas laissé d'archives, et son biographe doit, par force, travailler pour l'essentiel sur l'œuvre du personnage : cette œuvre, qui s'étale entre 1785 et 1822, est celle d'un érudit polygraphe, intéressé à de multiples sujets. La liste de ses travaux est donnée en annexe, avec un choix judicieux d'extraits significatifs. Au-delà du journalisme, l'activité de Noël est surtout celle d'un observateur. Ses deux substantiels Essais sur le département de la Seine-Inférieure de 1795 et 1796 procèdent à un inventaire topographique détaillé, nourri par une patiente expérience de voyageur-géographe. Chaque étape de l'itinéraire sert de prétexte à de longs développements sur l'histoire, la géographie et les activités du lieu. Il dessine un paysage rural recomposé au prisme d'une sensibilité pré-romantique très nette. Cette manière d'encyclopédie départementale témoigne aussi de l'intérêt constant de Noël pour la question de l'identité normande, abordée essentiellement à travers le prisme de l'histoire. L'analyse d'Éric Wauters est fort efficace. À partir de l'an VIII, Noël est employé par le préfet Beugnot, et ses nombreuses tournées ressortissent à la grande mobilisation autour de l'entreprise de la statistique départementale. L'un des enjeux économiques cruciaux pour Rouen et la Seine-Inférieure est bien sûr la concurrence anglaise, et la mission de Noël en Angleterre en 1802 comporte un volet non négligeable d'espionnage industriel. Successivement nommé « inspecteur de la navigation de la Seine » puis « inspecteur général des pêches » (fonction qu'il exerce de 1806 à sa mort en 1822), Noël rédige une Histoire générale des pêches qui lui vaut une reconnaissance savante internationale sous la Restauration. Il plaide sans relâche pour les pêches (hareng, morue), à la fois comme ressource économique et comme pépinière de marins (toujours l'obsession de la concurrence anglaise). Il meurt « à la tâche » en 1822, lors d'un périple en Norvège. Ce dernier voyage d'observation, lointain cette fois-ci, en « Laponie », constitue pour lui une nouvelle expérience ethnographique, qui le ramène néanmoins à sa passion d'antiquaire normand pour l'identité « nordique »..." (Philippe Minard, Annales historiques de la Révolution française, 2004) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1982 gr. in-8°, 284 pp, préface de Jean Boisson, 8 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Qui a tué Napoléon ? A Sainte-Hélène, l'Empereur n'est pas mort d'un cancer : il a été empoisonné à l'arsenic... Cette révélation sensationnelle est fondée sur les recherches d'un médecin suédois, expert en toxicologie : vingt ans d'enquête l'ont conduit à cette certitude. Et il désigne le coupable : un fidèle au-dessus de tout soupçon. C'est l'histoire de ce crime et de sa découverte que racontent ici Ben Weider et David Hapgood... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1982 gr. in-8°, 284 pp, préface de Jean Boisson, 8 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, état correct
Qui a tué Napoléon ? A Sainte-Hélène, l'Empereur n'est pas mort d'un cancer : il a été empoisonné à l'arsenic... Cette révélation sensationnelle est fondée sur les recherches d'un médecin suédois, expert en toxicologie : vingt ans d'enquête l'ont conduit à cette certitude. Et il désigne le coupable : un fidèle au-dessus de tout soupçon. C'est l'histoire de ce crime et de sa découverte que racontent ici Ben Weider et David Hapgood... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1897, gr. in-8°, viii-493 pp, un portrait d'après Isabey en frontispice, cart. pleine percaline rouge souple, dos lisse avec titres et double filets dorés en tête et en queue (reliure de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état, envoi a.s.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
London, William Heinemann, 1906, pt in-8°, 361 pp, un portrait du Premier Consul Bonaparte en frontispice, reliure percaline brique éditeur (frottée), 1er plat illustré d'une gravure de Bonaparte en pied, état correct. Texte en anglais
Notes de voyage du radical anglais Henry Redhead Yorke. — "Souvenirs d'un voyage à Paris en 1802 : la police, les Tuileries, les théâtres, une revue au Carrousel, l'Institut, l'atelier de David." (Tulard, 1523) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.