8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Guillaumin, 1898 in-8°, 485 pp, un tableau dépliant hors texte, pièces annexes, broché, couv. défraîchie, traces de scotch sur la page de faux-titre et le dernier feuillet de table, bon état
Tome 3 seul (sur 3) : de 1811 à 1815 — Nouvelle édition des mémoires de François-Nicolas Mollien (1758-1850), ministre du trésor public de 1806 à 1814, puis durant les cent-jours, rédigés à partir de 1817 afin de se justifier : tableau de la situation financière de la France à l'avénement de Bonaparte, entretiens et correspondances avec Napoléon, principes financiers qu'il a suivi, études des budgets, effet du système continental, financement des guerres, attitude de l'opinion devant les impôts. L'ouvrage se termine sur la situation de la caisse générale du Trésor impérial et la réfutation des « prétendues malversations du gouvernement impérial dénoncées en juillet 1814 ». — "Remarquables mémoires dont la consultation est indispensable pour l'histoire intérieure de l'Empire." (Tulard, 1034)
Genève, Editions du Milieu du Monde, 1943, pt in-8°, 413 pp, 16 pl. de gravures hors texte, broché, couv. défraîchie, état correct
"La mort du père de Molé sur l'échafaud, ses fiançailles, son mariage, les salons sous le Directoire, l'Angleterre après la paix d'Amiens, la réorganisation de la France, l'entrée au conseil d'Etat." (Fierro, 1041 ; Tulard, 1030).
P., P. Mongie Aîné, 1824 in-8°, viii-372 pp, un portrait lithographié de Ferdinand en frontispice (par Engelmann), reliure demi-toile havane, dos lisse avec titre et filets dorés (rel. de l'époque), dos lég. passé, trace de mouillure ancienne au coin des derniers feuillets, bon état
Ferdinand VII (1784-1833) fut roi d'Espagne entre mars et mai 1808 et de 1814 à 1833. Il était le fils du roi d'Espagne Charles IV et de Marie-Louise de Bourbon-Parme. Il détrôna son père lors du soulèvement d'Aranjuez, puis régna pendant deux mois avant d'être à son tour contraint à l'abdication lors de l'Entrevue de Bayonne. Il passa toute la guerre d'indépendance prisonnier à Valençay, tout en restant reconnu par diverses juntes, le conseil de régence et les Cortès de Cadix, comme roi légitime d'Espagne. Napoléon lui rendit le trône d'Espagne par le traité de Valençay après la déroute des armées napoléoniennes et l'expulsion de Joseph Bonaparte. À son retour sur le trône en 1814, il jouit d'une confiance et d'une popularité inégalée auprès des Espagnols. Cependant, le désiré se révéla très vite être un souverain absolutiste et fut considéré par ses sujets comme peu scrupuleux, revanchard et traître. Entre 1814 et 1820, il rétablit l'absolutisme, déclara illégale la constitution de Cadix, et poursuivit les libéraux. Après six années de guerre, le pays et son économie étaient dévastés, et les différents gouvernements de Ferdinand ne parvinrent pas à redresser la situation...
P., Guillaumin, 1893, gr. in-8°, xxiii-469 pp, préface de Léon Say, reliure demi-basane carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), dos très lég. frotté, coiffe sup. abîmée, sinon bon état
Seconde édition de ces mémoires publiés pour la première fois en 1858. — "Connu comme l'auteur de statistiques sur l'agriculture ou l'industrie, Moreau de Jonnès fut aussi un jeune soldat d'artillerie de marine, qui participa à la guerre des Antilles et un conteur assez proche par sa verve de Marbot et d'Alexandre Dumas. Sur Fort-de-France et Saint-Pierre en 1802 (ch. XVII-XVIII) on trouvera d'utiles indications ainsi que sur la rupture de la paix d'Amiens. Le récit s'arrête en 1805." (Tulard, 1063) — "Il raconte dans ses souvenirs divers épisodes de l'histoire parisienne : les Tuileries en 1791, le champ de Mars le 17 juillet de la même année, la journée du 10 août 1792. Volontaire en 1792 dans le bataillon d'Ille-et-Vilaine, il se retrouve à Brest puis à Toulon, à l'affaire de Quiberon, puis aux Antilles et dans l'expédition d'Irlande." (Fierro, 1075)
P., Pagnerre, 1858, 2 vol. in-8°, 464 et 434 pp, reliures demi-basane cerise, dos à 4 nerfs pointillés, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), coiffe inf. lég. abîmée et un mors recollé au tome II, bon état. Edition originale (Tulard, 1063)
"Connu comme l'auteur de statistiques sur l'agriculture ou l'industrie, Moreau de Jonnès fut aussi un jeune soldat d'artillerie de marine, qui participa à la guerre des Antilles et un conteur assez proche par sa verve de Marbot et d'Alexandre Dumas. Sur Fort-de-France et Saint-Pierre en 1802 (ch. XVII-XVIII) on trouvera d'utiles indications ainsi que sur la rupture de la paix d'Amiens. Le récit s'arrête en 1805." (Tulard, 1063) — "Il raconte dans ses souvenirs divers épisodes de l'histoire parisienne : les Tuileries en 1791, le champ de Mars le 17 juillet de la même année, la journée du 10 août 1792. Volontaire en 1792 dans le bataillon d'Ille-et-Vilaine, il se retrouve à Brest puis à Toulon, à l'affaire de Quiberon, puis aux Antilles et dans l'expédition d'Irlande." (Fierro, 1075)
P., Paulin et Le Chevalier, 1854, in-folio, (2)-177 pp, texte sur trois colonnes, avec 162 gravures sur bois en noir dans le texte (certaines à pleine page) et 3 planches dont deux vues en noir à double page et une carte du théâtre de la guerre gravée sur acier en couleurs, reliure percaline noire, plats ornés à froid, titre doré au 1er plat (rel. de l'éditeur), un mors en partie fendu sans gravité, bon état. Edition originale
Publié à l'occasion de la Guerre d'Orient entre les empires ottoman et russe, l'ouvrage se veut une présentation populaire, mais documentée, de l'état général des deux belligérants. – Histoire et politique de la Russie et de la Turquie ; L'Empire ottoman : races, moeurs et coutumes, provinces, principale villes ; L'Empire russe : population, Etats, moeurs, coutumes, provinces, principales villes de l'Empire russe.
New Delhi, Facsimile Publisher, 2015 in-8°, vii-332 pp, broché, bon état. Complet, mais le livre a été broché par erreur par l'éditeur indien avec la couverture d'un autre ouvrage (Raymond Koechlin. “Souvenirs d'un vieil amateur d'art de l'Extrême-Orient”)
Reprint de l'édition Ollendorff de 1896. — Ouvrage publié par le comte d'Hérisson. Fils du célèbre conventionnel, le baron Mounier servit tour à tour tous les régimes. Il fut secrétaire de Napoléon Ier, Pair de France et Directeur général de la Police et tint honorablement sa place dans le Dictionnaire des girouettes. — "Ce baron Mounier, fils du constituant, a, comme dit l'éditeur, servi tous les gouvernements avec le même scepticisme, avec la même préoccupation exclusive de ses intérêts particuliers, et dans cette suite de notes qui vont du 11 avril 1831 au 25 octobre 1842, il parle trop de lui-même, des discours qu‘il prononce, des affaires de sa famille. Mais il retrace les procés que jugea la chambre des pairs et il raconte de temps à autre des anecdotes curieuses sur les principaux personnages de l'Empire et de la Restauration. Il revient à plusieurs reprises sur les relations incestueuses de Napoléon avec ses soeurs. On regrettera qu'il n'ait pas noté plus souvent les détails de toute sorte que lui donnait Sémonville (voir surtout les historiettes sur les « coucheries » de Pauline, pp. 21 et 217)." (Revue critique d'histoire et de littérature, 1896) — "Ces mémoires ne commencent qu'en 1831. On y trouve toutefois quelques traits – assez rares – de première main sur Napoléon." (Tulard, 1073)
MOUSNIER (Roland) et Ernest LABROUSSE, avec la collaboration de Marc Bouloiseau.
Reference : 22929
(1953)
PUF, 1953, gr. in-8° carré, 567 pp, 48 planches d'illustrations en héliogravure hors texte, 24 cartes, croquis et diagrammes, biblio, chronologie, index, reliure pleine toile bleue de l'éditeur, dos uniformément passé, sans la jaquette, bon état (Coll. Histoire générale des civilisations, 5)
Ouvrage de référence. Etude de l'évolution des idées intellectuelles, politiques, techniques, militaires et scientifique au cours du siècle des lumières. Excellents chapitres sur la réception des idées révolutionnaires et napoléonienne par les différentes couches de la société et le reste du monde.
P., Marchal et Billard, 1891, in-8°, x-557 pp, un grand tableau synoptique dépliant hors texte in fine, index, reliure demi-percaline verte, dos lisse avec date dorée en queue, pièce de titre chagrin havane (rel. de l'époque), bon état
avec relié à la suite le Premier supplément (P., G. Pedone-Lauriel s.d. [1893], 20 pp, couv. conservée) contenant : 1) la liste des membres du Comité de Salut public, 2) la liste des membres des Commissions exécutives qui ont remplacé les ministères en 1794-1795, 3) l'historique des crises ministérielles des 18 février, 11 juillet et 28 novembre 1892, enrichi d'un envoi a.s. "À monsieur Aulard, Hommage respectueux de l'auteur. L. Muel"
dans la Revue de Paris, 1897 gr. in-8°, 24 pp, boché, bon état
On trouve dans ce même numéro une relation de voyage de Thaîlande en Inde par Henri-Ph. d'Orléans (30 pp).
Hachette, 1963 in-8°, 255 pp, notes et références, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
"La sœur de Louis et de Napoléon, Pauline, a été l'objet de nombreux ouvrages, celui de Bernard Nabonne a le mérite d'utiliser les lettres de Pauline à son premier mari, le général Leclerc, et à sa confidente, Mme Michelet, que n'avait pas connues Frédéric Masson. Ces documents permettent à l'auteur d'expliquer les multiples infidélités de Pauline. Il les met sur le compte de son état physiologique. Mais il s'élève contre les bruits qui ont couru sur la nature des relations entre Pauline et Napoléon, Pauline, malgré la légèreté de son caractère, est le seul membre de la famille Bonaparte qui ait aidé Napoléon, exilé à l'île d'Elbe. Elle, qui aimait tant ses bijoux, n'a pas hésité à les sacrifier pour faciliter le retour en France, en 1815." (J. Godechot, Revue Historique, 1967) — "On a beaucoup écrit sur Pauline Bonaparte, princesse Borghèse : soit hâtivement comme J.-H. Rosny jeune – qui en 1938, fit paraître sur la soeur de Napoléon Ier un livre romanesque, dépourvu d'esprit critique – soit avec des idées à priori hostiles ou favorables à cette femme d'humeur fort galante, soit comme Frédéric Masson, bonapartiste convaincu et toujours prêt à innocenter ou à excuser son héroïne. De telles conceptions du rôle de l'historien ne peuvent donner naissance qu'à des oeuvres imparfaites : à de l'histoire romancée, genre hybride, ou à des études dépourvues d'objectivité. Le nouveau livre de Bernard Nabonne correspond heureusement à la conception de l'histoire scientifique, c'est-à-dire uniquement basée sur les documents et sans parti pris. C'est la seule acceptable. Honnêtement, l'historien béarnais expose ce qui découle des textes mêmes. Quand ceux-ci sont contradictoires, quand la thèse des partisans de Pauline et celle de ses ennemis s'opposent et qu'aucune des deux ne paraît concluante, Bernard Nabonne ne tranche pas : il se contente de montrer le pour et le contre des deux versions." (Louis Saurel, Revue Europe, 1949)
Strasbourg, La Nuée Bleue, 2001 in-8°, 238 pp, 8 illustrations, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Destin fabuleux que celui de l'épouse du maréchal Lefèbvre, celle que Victorien Sardou surnommera "Madame Sans-Gêne". Catherine Hubscher, née en 1753 au fond d'une vallée alsacienne, est envoyée comme domestique à Paris et parviendra aux sommets de l'Etat durant la Révolution et l'Empire. Elle adorait Napoléon, qui avait fait de son mari un maréchal et un duc, mais elle méprisait la cour, futile et méchante. Les beaux esprits moquaient ses maladresses et son langage, colportant mille ragots désobligeants. Mais elle faisait rire l'Empereur, qui appréciait son bon sens et son honnêteté. Au-delà du pittoresque, la vie de Madame Sans-Gêne éclaire d'un jour inédit la place des femmes dans l'univers très masculin de la société napoléonienne.
XO Editions, 2009 gr. in-8°, 413 pp, avec la collaboration de Michel-Antoine Burnier, 16 planches de gravures en couleurs, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Le plus jeune frère de Napoléon, Jérôme, est le grand-père de mon grand-père. En racontant l'Empereur, le général républicain ou son enfance corse, à la différence de tous les historiens, j'écris sur ma propre famille. J'ai puisé et vérifié mes informations aux meilleures sources, mais je suis aussi un neveu parlant de son grand-oncle. La vérité de sa personne m'intéresse autant que les faits; ses humeurs, ses curiosités, ses habitudes, ses fulgurances, plus que le récit des combats. Immergé dès l'enfance dans une histoire considérable, je voudrais faire partager cette culture unique, l'esprit des Bonaparte, et montrer Napoléon de plus près." — On découvre l'enfance en Corse, le jeune Napoléon qui récite du Corneille avec son frère aîné, qui se fait mettre en congé maladie de l'armée pour rester dans son île chérie, écrit des lettres enflammées à Joséphine qui le trompe, invente une guerre nouvelle, manque rater le coup d'Etat du Dix-huit Brumaire, prend le pouvoir, réforme la France de fond en comble, se couronne, écrit sur lui-même dans les journaux, triche aux cartes, chante faux, dort tout habillé sur le champ de bataille, se dispute avec ses frères et soeurs, déjeune avec son fils sur les genoux, se croit de la famille des souverains d'Europe, ne comprend pas ce qui se passe durant l'incendie de Moscou, refuse de se mettre à l'abri aux Etats-Unis, commande, en exil à Sainte-Hélène, un bijou pour son fils le roi de Rome...
Berger-Levrault, 1913 fort in-8°, xx-595 pp, index, broché, qqs rares rousseurs, bon état
"... Nombreux sont les travaux d'histoire, de stratégie, de tactique, d'organisation pour lesquels on éprouve avec raison le besoin de se référer aux idées de Napoléon. Malheureusemnt, les recherches de ce genre, dans les trente-deux volumes de la correspondance, dans les ouvrages de Gourgaud, Las Cases, de Montholon, dans la publication de MM. Brotonne et Lecestre, exigent généralement beaucoup de temps. Aussi avons-nous pensé qu'il serait utile de présenter à nos camarades un instrument de travail qui contienne, en un classement méthodique, tout ce que Napoléon a écrit ou dit dans sa correspondance et à Sainte-Hélène : 1) D'une question militaire quelconque (administration, organisation, tactique, stratégie, etc.) ; 2) Des guerres, depuis celles de César jusqu'à Waterloo ; 3) Des hommes." (Préface)
P., Lecoffre, 1878, in-12, 287 pp, 7e édition revue et considérablement augmentée, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs et fleurons (rel. de l'époque), dos très frotté, quelques rousseurs,
Tome 2 seul (sur 2) : De la mort du duc d'Enghien à 1851.
P., Jacques Lecoffre et Cie, 1859, in-8°, vii-564 pp, nouvelle édition revue et considérablement augmentée, testament de Louis XVI et lettre écrite de la Conciergerie par la Reine à Madame Elisabeth en annnexes, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), qqs très rares rousseurs, bon état
Biographie de référence écrite par un ardent et talentueux légitimiste. Marie-Thérèse, qui épousa le duc d'Angoulême fils aîné de Charles X, mourut en 1851.
Perrin, 1907 in-8°, ii-455 pp, un portrait de Bonaparte en frontispice, nombreux portraits et illustrations dans le texte et hors texte, broché, bon état
"M. Fernand Nicolaÿ s'est appliqué à faire revivre Napoléon au camp de Boulogne, « d'après de nombreux documents inédits ». Propriétaire de terrains historiques au plateau d'Odre, d'où le nouvel empereur surveilla jadis la mer et les falaises britanniques, M. Nicolay a réuni de bonne heure des dossiers écrits et des traditions locales sur le séjour de Napoléon au camp de Boulogne. Son livre est une relation plutôt anecdotique, dans laquelle l'auteur englobe d'ailleurs une foule d'histoires absolument étrangères à son sujet, depuis la pêche du hareng au XVIe siècle, les poux des galériens du XVIIe, la garde-robe impériale et les poulets du mamelouk Roustan, jusqu'à la psychologie de Louis XVIII, ses propres souvenirs de garde mobile en 1870 et de défenseurs des Congrégations en 1880. On y rencontre quelques anecdotes curieuses, comme celle de la piquante espionne anglaise, comme celle de la mine d'or offerte à la Grande Armée; mais il y en a de bien invraisemblables, comme celle du maître d'école, agent secret de Lord Keith, qui télégraphiait, en plein jour, aux Anglais en gesticulant sur la falaise..." (Rod. Reuss, Revue Historique, 1907) — "Un ouvrage où l'auteur a fixé l'une des pages les plus intéressantes de l'histoire napoléonienne." (Ph.-Emmanuel Glaser, Le Mouvement littéraire, 1907)
Hachette, 1947, in-8°, 304 pp, traduit de l'anglais, 8 gravures hors texte, biblio, broché, bon état
"Sir Harold Nicolson se lit toujours avec agrément. Son expérience pratique et son sens du passé lui ont permis de dresser rapidement en trois cents pages un tableau coloré et vivant des relations internationales de 1812 à 1822. (...) Le sous-titre « Histoire d'une Coalition, 1812-1822 » est d'ailleurs plus exact que le titre même : le livre commence par « la Retraite de Moscou » et s'achève par quelques pages rapides sur « l'Échec du Système des Conférences 1818-1822. » Des grands protagonistes, il trace des portraits dont les touches sont plus ou moins accusées selon sa sympathie. Il n'en éprouve pas pour Metternich et l'on ne relève aucun trait favorable à l'homme, mais une accumulation de jugements hostiles et sévères à son égard. M. de Talleyrand n'est pas seulement pour Sir Harold un habile négociateur, mais un politique profond. Il lui attribue une clairvoyance à longue portée qu'il ne mérite pas. (...) Sir Harold est un excellent anglais, aussi l'examen de la politique des dirigeants britanniques retient sa particulière attention. Sur la constance de cette politique, sur les impératifs qui la guident, il y a dans ce volume d'excellentes remarques. A cet égard ce livre est à recommander aux futurs diplomates qui y trouveront présentées avec clarté des indications précises sur les fondements de la Grande Politique anglaise (notamment l'analyse des principes de Pitt et de Castlereagh, pp. 60 et suiv.). L'intérêt de cet ouvrage vient surtout des réflexions personnelles de l'auteur (qui a été mêlé de près à d'importantes négociations diplomatiques), sur la procédure des conférences (pp. 162-3, par ex. sur le double rôle du tsar), sur les manœuvres dans les coulisses, sur les démarches subtiles des hommes d'État. Fruit d'une vaste expérience, ce volume agréable rendra d'utiles services à ceux que passionnent les questions délicates des relations internationales." (Robert Demoulin, Revue belge de philologie et d'histoire, 1953)
Hachette, 1947, in-8°, 304 pp, traduit de l'anglais, 8 gravures hors texte, biblio, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 3 nerfs soulignés à froid, titres et filets dorés, couv. conservée, bon état
"Sir Harold Nicolson se lit toujours avec agrément. Son expérience pratique et son sens du passé lui ont permis de dresser rapidement en trois cents pages un tableau coloré et vivant des relations internationales de 1812 à 1822. (...) Le sous-titre « Histoire d'une Coalition, 1812-1822 » est d'ailleurs plus exact que le titre même : le livre commence par « la Retraite de Moscou » et s'achève par quelques pages rapides sur « l'Échec du Système des Conférences 1818-1822. » Des grands protagonistes, il trace des portraits dont les touches sont plus ou moins accusées selon sa sympathie. Il n'en éprouve pas pour Metternich et l'on ne relève aucun trait favorable à l'homme, mais une accumulation de jugements hostiles et sévères à son égard. M. de Talleyrand n'est pas seulement pour Sir Harold un habile négociateur, mais un politique profond. Il lui attribue une clairvoyance à longue portée qu'il ne mérite pas. (...) Sir Harold est un excellent anglais, aussi l'examen de la politique des dirigeants britanniques retient sa particulière attention. Sur la constance de cette politique, sur les impératifs qui la guident, il y a dans ce volume d'excellentes remarques. A cet égard ce livre est à recommander aux futurs diplomates qui y trouveront présentées avec clarté des indications précises sur les fondements de la Grande Politique anglaise (notamment l'analyse des principes de Pitt et de Castlereagh, pp. 60 et suiv.). L'intérêt de cet ouvrage vient surtout des réflexions personnelles de l'auteur (qui a été mêlé de près à d'importantes négociations diplomatiques), sur la procédure des conférences (pp. 162-3, par ex. sur le double rôle du tsar), sur les manœuvres dans les coulisses, sur les démarches subtiles des hommes d'État. Fruit d'une vaste expérience, ce volume agréable rendra d'utiles services à ceux que passionnent les questions délicates des relations internationales." (Robert Demoulin, Revue belge de philologie et d'histoire, 1953)
P., Giraud-Badin, 1947 gr. in-8°, 37 pp, broché, état correct. Extrait du Bulletin du Bibliophile tiré à 100 exemplaires
La Nouvelle Edition, 1947, in-8°, 124 pp, 12 gravures hors texte, broché, bon état, envoi a.s.
Un abbé, un oratorien, un évêque. Tels sont, à la veille de la Révolution les personnages que nous allons voir vivre et évoluer pendant près d'un demi-siècle... Sous cinq régimes différents et une dizaine de constitutions variées, ces trois hommes, ayant tour à tour jeté le froc aux orties, coiffé le bonnet phrygien, puis endossé l'uniforme chamarré de croix et de dorures de dignitaires de Cour, vont occuper presque sans cesse le centre de la scène, remplir les plus hautes charges de l'Etat. (...) Sieyès, bourgeois, fils de bourgeois, est le juriste du trio, le théoricien, le rédacteur de Constitutions ; même au pouvoir, il ne sera jamais vraiment un homme d'action. Honnête au sens le plus habituel du mot, il ne le paraîtra pas aussi complètement en politique. Oscillant entre les partis, plus riche de prudence que de courage, il sera tour à tour suspect à tous. Mais après les coupes sombres de la Convention, la pénurie d'hommes de talent assurera autant que son assiduité au travail sa brillante carrière. Fouché, au contraire, est le type même de l'homme d'action, mais sans ménagements et sans scrupules. D'origine fort modeste, plébéien dans l'âme, il restera dans une certaine mesure, même sous l'habit doré de Ministre de la Police,l'ancien révolutionnaire audacieux, le mitrailleur de Lyon. Risquant le tout pour le tout chaque fois qu'il le faudra, il se présente à nous avec la vie la plus romanesque, la plus bouleversée, la plus féconde en contrastes que l'imagination puisse rêver. Talleyrand, enfin, de très haute et vieille lignée, est et reste, en réalité, tout au long de sa carrière, le partisan avoué ou non, de l'Ancien Régime. Diplomate dépravé, sans droiture et sans foi, mais d'une intelligence hors de pair et d'un esprit étincelant, il s'imposera à tous et partout par sa valeur personnelle et par son talent. Ce n'est pas un grand exemple, mais c'est une grande figure...(Avant-propos)
P., Alphonse Lemerre, 1922 pt in-8°, 314 pp, pl. hors texte, broché, couv. défraîchie, état correct
"Des chapitres importants sur les Antilles (notament Sainte-Lucie) et sur la captivité du général en Angleterre, après la prise des îles par la flotte britannique... Il faut (également) retenir la partie relative à ses séjours en Hollande et dans les villes hanséatiques et sa participation à la guerre d'Espagne." (Tulard 1096).
Plon, 1896 2 vol. in-8°, xxxvi-426 et (4)-418 pp, 2 portraits hors texte, reliures pleine toile noire, pièces de titres basane rouge (rel. de l'époque), rousseurs éparses, état correct. Manque le troisième et dernier volume
"Ces souvenirs s'interrompent en 1812. Leur intérêt n'en est pas moins très grand et leur authenticité incontestable. A noter dans le tome II les portraits de Mme de Staël et de Benjamin Constant, les débuts à la préfecture de la Seine, et surtout l'un des récits les plus vivants qu'il soit possible de lire sur l'expédition de Saint-Domingue. On lira dans le tome III des descriptions de la campagne de Friedland et de l'organisation du royaume de Wesphalie." (Tulard, 1097).
Flammarion, 1979 fort in-8°, 858 pp, 8 pl. de gravures hors texte, chronologie, généalogie, biblio, index, reliure pleine toile bordeaux de l'éditeur, titres blancs et dorés au 1er plat et au dos, bon état
Qui était Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1734-1838), celui qui fut évêque d'Autun à trente-quatre ans, qui devint chef du clergé constitutionnel sous la Révolution, que l'on retrouve en 1793 sur la liste des émigrés ? Qui était cet homme qui fut ensuite ministre des Relations extérieures sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, qui devint Président du Gouvernement provisoire puis ministre des Affaires étrangères sous la Restauration, pour finir ambassadeur à Londres sous le règne de Louis-Philippe ? Talleyrand est à coup sûr le fils de plusieurs époques et même de plusieurs mondes. A travers les cataclysmes de l'histoire, il a été l'irremplaçable véhicule des grandeurs, des vies, des élégances et du charme du passé. Il a été infidèle à ce qui paraissait éphémère dans le monde issu de la Révolution, les hommes politiques, les régimes bâclés, leur éloquence et leurs sentiments. En revanche, il a été fidèle à ce qui transcende les individus : la Civilisation et la France en étaient pour lui l'incarnation. On lui a reproché sa démarche, celle de son pied bot et celle de sa conduite, on a dénoncé son cynisme, son opportunisme... Mais peu importe les qualificatifs et les jugements, la curiosité passionnée dont s'inspire cet homme est inextinguible : il appartient à une race dont la carrière n'a pas de fin et dont la sagesse, fardée de vices, vieille comme le monde, durera autant que lui.
Seuil, 2023, gr. in-8°, 265 pp, 18 illustrations, notes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Univers historique)
Florence, fin juin 1887, un dénommé Husayn rend l'âme. C'est le point d'orgue d'une trajectoire hors du commun d'un ancien esclave, né dans le Caucase, affranchi et devenu général de l'Empire ottoman ; l'achèvement d'une vie à circuler entre les empires bordant la Méditerranée. Tout a commencé quelques décennies plus tôt. Husayn est vendu sur un marché d'Anatolie comme esclave, avant de l'être de nouveau à Istanbul, puis à Tunis. Là, il est éduqué et promu jusqu'à atteindre le rang de dignitaire de l'Empire ottoman avant que la colonisation de la Tunisie par la France en 1881 ne le contraigne à l'exil, en Italie. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, car sa mort en Toscane provoque une série de conflits autour de sa succession qui mettent aux prises le sultan ottoman, ses vizirs, des fonctionnaires français, des juristes européens et des membres de communautés musulmanes et juives sur les deux rives de la Méditerranée. Mobilisant des sources françaises, tunisiennes, italiennes, britanniques et ottomanes, “Un esclave entre deux empires” revient sur les pas de Husayn pour révéler les dimensions transimpériales de l'histoire de l'Afrique du Nord entre la seconde moitié du XIXe siècle et les années 1920. A travers ce destin singulier, ce livre montre en effet que l'histoire contemporaine du Maghreb ne saurait être lue au seul prisme de l'histoire coloniale française, mais qu'elle doit être appréhendée d'après l'histoire des sociétés maghrébines et au croisement de multiples puissances méditerranéennes. — Professeur à Sciences-Po Paris, M'hamed Oualdi est spécialiste de l'histoire du Maghreb moderne et contemporain (XVIe-début du XXIe siècle). Il a publié en français “Esclaves et maîtres” (Publications de la Sorbonne, 2011) et dirige un programme de recherches européen (ERC) sur les fins d'esclavages au Maghreb.