8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 PUF, 1958, in-8°, viii-119 pp, 32 pl. de photos hors texte (8 en couleurs), biblio, table des scupteurs et bronziers de la Renaissance cités, reliure demi-toile verte, pièce de titre basane havane, couv. illustrée conservée, bon état (Coll. L'Œil du connaisseur)
Payot, 1958, in-8°, 622 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
L'auteur annonce qu'il entend « donner une idée générale de l'évolution de l'humanité depuis ses origines jusqu'à nos jours en ne négligeant aucun Etat et en accordant aux continents autres que l'Europe la place qui leur est due ». — Par Charles de L'Andelyn (1892-1976), pseudonyme de Jules Pittard. Né à Genève en 1892, Jules Pittard fit ses études au Collège puis à l'Université où il obtint en 1915 une licence ès lettres modernes. Maître au Collège dès 1916, il y fit toute sa carrière jusqu'en 1951. Jules Pittard commença très jeune à écrire (sous le pseudonyme de Charles de L'Andelyn) et son oeuvre est très abondante. Passionné de théâtre, il composa d'abord des drames, tragédies et comédies ("Herminia et Crestor", "Les Phéacienne", "Le songe d'une nuit de printemps", ...), ainsi que des nouvelles et des poèmes ("Julianus imperator"). Mais à partir des années 1930, il se tourna presque exclusivement vers le roman, surtout historique et d'anticipation. Citons notamment "Les derniers jours du monde", "La prodigieuse découverte de Georges Lefranc", "Nara le conquérant", "En flânant dans Londres", "Entre la vie et le rêve", "Au soleil de l'Egée", "Voyage à la Lune et au-delà", "Les Allobroges à Genava", "C'était en 1914", "Le réveil d'Alexis Deschamps", "Sybaris". Il est aussi l'auteur d'une "Histoire universelle des origines à nos jours". En 1943, Jules Pittard fut l'un des membres fondateurs de l'Association des écrivains genevois, dont il fut le président de 1948 à 1952. Il était aussi un membre très actif du Club alpin. Jules Pittard est mort en 1976.
Gallimard, 1975, fort in-8°, 779 pp, 2 index, reliure toile éditeur, jaquette, bon état (Coll. Bibliothèque des histoires)
L'auteur nous invite à nous pencher sur le cheminement des inventions et innovations de l'industrie, et sur la façon dont chaque pays de l'Europe occidentale a réagi spécifiquement au défi. Pour éviter dispersion et confusion, il choisit quelques branches représentatives : les textiles, la métallurgie et la construction mécanique, les produits chimiques, puis l'électricité et ses applications.Une leçon se dégage de cette vue d'ensemble : l'innovation est un processus lent ; il faut se défaire de l'idée d'apparitions soudaines capables de changer la vie économique du jour au lendemain ; les petits apports partiels sont d'une importance capitale pour le perfectionnement des procédés, en même temps qu'ils témoignent d'une éducation technique collective ; la création ex nihilo et par décret est un mythe ; la croissance prend appui sur la rationalité et sur le changement : elle est un «mariage de savoir et d'action» ; mais la science n'a pas précédé la technique : longtemps ces deux activités ont été parallèles et indépendantes, et elles ne s'interpénètrent vraiment qu'à notre époque.L'auteur avance que la reprise a eu lieu après la Seconde Guerre mondiale, par quatre causes déterminantes : l'augmentation des connaissances, la coopération internationale, l'amélioration de l'analyse économique, l'adhésion au changement et à la croissance. Peut-être sommes-nous entrés dans un nouveau «mouvement de longue durée».
Sirey, 1934, in-8°, 227 pp, broché, C. de bibl., bon état. Edition originale
Edition originale rare de cet ouvrage fondateur.
P., INED, 1982, in-8°, 22-227 pp, présentation d'Alain Girard, reliure toile crème imprimée de l'éditeur, jaquette, bon état
"La Révolution démographique d'Adolphe Landry, que l'Institut national d'études démographiques réédite aujourd'hui, a paru en 1934. Bien des événements se sont produits depuis lors, qui sembleraient devoir reléguer ce livre et les craintes qu'il exprime dans un lointain passé. En dehors des guerres et des bouleversements politiques, aucun dépeuplement en effet, annonciateur de décadence, ne s'est manifesté nulle part. Au contraire, loin de diminuer, la population des pays d'Europe occidentale a continué de s'accroître. La population humaine, dans son ensemble, et durant ce demi-siècle, a plus que doublé. Dans le même temps la démographie s'est affirmée comme science autonome, et ses progrès ont été remarquables. Ce livre n'en mérite pas moins d'être repris et médité à nouveau. En premier lieu, il constitue un maillon important dans l'histoire de la science et de la pensée en matière de population. En outre, l'évolution démographique passée y est décrite en toute clarté et il en fournit une explication qui reste décisive. Enfin, l'histoire étant fertile en retournements, la situation présente de l'Europe, et de la France, notamment, à laquelle il s'intéresse particulièrement, rejoint à bien des égards celle de l'entre-deux guerres. Conçu et rédigé dans des circonstances qui l'expliquent, et dont il demeure tributaire dans une large mesure, ce livre comporte un enseignement toujours valable, et conserve une saisissante actualité..." (Alain Girard, Préface)
Flammarion, 1985 gr. in-8°, 660 pp, préface de Fernand Braudel, 16 pl. de gravures hors texte, chronologie, 11 cartes, notes bibliographiques, index, broché, couv. illustrée, bon état
Ce livre retrace l’histoire de la ville de Venise depuis sa lente émancipation de la domination byzantine jusqu’à la chute de la République et la perte de l’indépendance à la fin du XVIII siècle. L’auteur a choisi de donner dans son étude la plus large place aux aspects financiers, économiques, commerciaux, industriels et à tout ce qui touche aux affaires maritimes. Selon lui, Venise, République maritime, a dû sa puissance et sa gloire au fait de s’être tournée vers la mer, et d’avoir avec constance, cherché à y affirmer sa suprématie ce qui lui permit de se livrer avec succès au commerce international. L’auteur n’a pas non plus négligé les autres aspects de la cité des doges que ce soit son cadre géographique et démographique, ses institutions politiques, sa diplomatie ou sa production artistique. — "Une grande synthèse d'histoire vénitienne ... qui présente Venise de ses débuts jusqu'à la chute de la République, en 1797." (F. Braudel) — "Voici enfin la vaste synthèse qui manquait depuis très longtemps sur la vie de l'Etat vénitien. Une excellente bibliographie montre combien l'auteur a su mettre à profit les meilleurs travaux existants, tout en les dominant dans un ouvrage d'ensemble grâce à son expérience de grand historien et de spécialiste inégalé du sujet." (Annales ESC, Le Choix des Annales)
La Pensée moderne, 1968, in-8°, 219 pp, 12 pl. de photos hors texte, cart. éditeur, jaquette lég. abîmée,
La vérité au sujet d'étonnantes affaires d'espionnage révélée par ceux qui savent : Mordecai Louk, Cornélius Drummond, colonel Wennerström, Oleg Penkovsky.
Solin, 1990, pt in-8°, 199 pp, introduction de Jacquy Chemouni, broché, bon état
Georg Mordekhaï Langer (1894-1943) est initié très jeune à la pensée hassidique, au mysticisme juif. A Prague, il connaît assez intimement Kafka à qui il enseigne l'hébreu. En 1923, il publie cette interprétation psychanalytique du hassidisme. La position de Langer est originale : il refuse le réductionnisme psychanalytique, sans rejeter les découvertes de Freud. Si la psychanalyse lui paraît un outil capital pour comprendre le judaïsme, il ne la considère pas comme une façon de traduire « l’unité du réel ». Reconnaître les pulsions sexuelles, le complexe d’Œdipe, la pulsion de mort, etc., au cœur du judaïsme et de l’histoire juive, n’implique pas un rejet de la croyance religieuse. Selon Langer, l’inconscient est la source de la révélation et les lois juives trouvent leur origine dans l’Éros, mais il n’en conclut pas, à l’instar de Freud et de la majorité de ses disciples, que la croyance est un leurre, un complexe infantile persistant, à la coloration névrotique. Le judaïsme n’a rien à « craindre » de la psychanalyse. Celle-ci ne peut qu’enrichir la compréhension de la « vérité » de la pensée juive. Pour Langer, les systèmes explicatifs juif et psychanalytique se complètent : chacun aborde la réalité sur des plans différents. C'est ainsi qu'adepte du hassidisme, Langer n'en continuera pas moins à publier régulièrement des écrits psychanalytiques dans la célèbre revue Imago que dirigeait Freud.
P., R. Pichon et R. Durand-Auzias, 1958, gr. in-8°, 335 pp, préface de J.-J. Chevallier, biblio, broché, bon état, envoi a.s. à Ph. Vigier
L'objection de conscience dans l'histoire - L'objection de conscience et le bien commun.
P., Alphonse Picard, 1891, fort in-8°, xvii-1000 pp, index, reliure demi-chagrin chocolat époque, couv. conservée, dos à nerfs orné de filets dorés (Coll. Manuels de bibliographie historique). Bel exemplaire
P., Alphonse Picard, 1891, fort in-8°, xvii-1000 pp, index, reliure demi-chagrin chocolat époque, couv. conservée, dos à nerfs orné de filets dorés (Coll. Manuels de bibliographie historique). Bel exemplaire
P., Culture, Art, Loisirs, 1971, in-8° oblong, 286 pp, 13 gravures et photos, reliure skivertex vert éditeur, bon état (Coll. Histoire des personnages mystérieux et des sociétés secrètes, sous la direction de Louis Pauwels)
P., Emile Nourry, 1927, gr. in-8°, iii-468 pp, 2e édition revue, corrigée et augmentée, bois originaux en noir et en couleurs d'Antoine Galbez, index, broché, couv. translucide imprimée et rempliée lég. défraîchie, bon état (Coll. Histoire de la Franc-Maçonnerie française), envoi a.s.
Table : Les Origines ; Les principes sur lesquels s'étaye la Franc-Maçonnerie ; La Maçonnerie en France au XVIIIe siècle ; La Maçonnerie écossaise ; La Maçonnerie en France au XIXe siècle ; La femme dans la franc-Maçonnerie ; La Maçonnerie en France au début du XXe siècle.
P., Emile Nourry, 1935, gr. in-8°, iv-458 pp, motifs décoratifs et lettres ornées (réhaussés en couleurs) de Pierre Lycam, index, broché, couv. translucide imprimée et rempliée lég. abîmée, bon état (Coll. Histoire de la Franc-Maçonnerie française), envoi a.s.
"Albert Lantoine depuis dix ans s'est manifesté comme l'historien de la Franc-Maçonnerie française avec une volonté d'objectivité qu'il déclare constante et qui ne semble pas niable : « Il ne s'agit pas ici d'une œuvre favorable ou défavorable à la Franc-Maçonnerie, mais de son existence à travers les régimes qui se sont succédés en France » dit-il, et il reste persuadé que de cette sorte il ne contentera ni les adversaires de la Société secrète ni les Francs-Maçons eux-mêmes. Il faut cependant remarquer que les Souverains, les gouvernements ont toujours été curieux de ce qui se passait, chez elle, qu'ils l'ont surveillée, et rigoureusement, mais secrètement, tout en tolérant son existence, en s'y infiltrant, si l'on peut dire, par des moyens occultes ou par l'occupation des postes de commandement. M. Lantoine ne croit pas du reste qu'elle ait jamais avant la Restauration mené le jeu mais seulement été un reflet variable de l'opinion générale, surtout si l'on s'en tient aux deux obédiences essentielles : La Grande Loge et le Grand Orient. Sans doute il y eut dans les loges des opposants, sans doute des partisans du duc d'Orléans, avant et au début de la Révolution – et peut-être M. Lantoine n'a-t-il point insisté sur eux de façon assez précise – mais il nous montre, sous les successifs gouvernements, une attention de fidélité avouée à l'ordre établi et d'autant plus compréhensible sous les régimes d'autorité que les maçons eux-mêmes étaient des bénéficiaires, le plus souvent, de ces organisations. Il est du reste frappant que les loges ont été mieux traitées par l'ancienne royauté et par l'Empire que par la Première République..." (A.-M. Gossez, Revue d'Histoire du XIXe siècle-1848, 1938).
Association pour l'Histoire de l'Administration des Douanes françaises, 1996, gr. in-8°, 190 pp, 56 photos en noir et en couleurs, envoi a.s.
P.-Montpellier, Librairie Maloine, 1943, in-12, 188 pp, biblio, broché, imprimé sur beau papier, bon état. Edition originale, envoi a.s. des 2 auteurs. Peu courant
Un des deux premiers livres français sur les électro-chocs (l'autre est l'ouvrage du professeur de clinique des maladies nerveuses et mentales Paul Delmas-Marsalet, « L’électro-choc thérapeutique et la dissolution-reconstruction », paru également en 1943). Marcel Lapipe était électro-radiologue, et Jacques Rondepierre médecin des hôpitaux psychiatriques de la Seine. — "Depuis 1938, l’année durant laquelle cette technique a été inventée par le professeur Ugo Cerletti et le docteur Lucio Bini, des millions de patients ont été traités par électrochocs – plus de 90.000 électrochocs ont encore été administrés dans notre pays en 2011 –, et seulement dix livres en langue française – dont deux traduits de l’américain – lui ont été consacrés entre 1943 et 2013. (...) Ce sont des Français qui, au début de la Seconde Guerre mondiale, fabriquèrent les appareils les plus performants pour administrer des électrochocs : celui des Dr. Lapipe et Rondepierre fondé sur l’emploi du courant alternatif, et celui du Pr. Delmas-Marsalet qui utilisait du courant continu. L’électrochoc consistait à provoquer une crise épileptique généralisée en faisant passer un courant électrique de 70 à 130 V durant quelques dixièmes de seconde à travers le cerveau au moyen de 2 électrodes appliquées sur les tempes. Une telle crise, d’une extrême violence, entraînait d’intenses contractions musculaires qui déterminaient parfois des fractures, des luxations, ou des tassements vertébraux. Il ne suffisait pas d’attacher les malades et de faire s’asseoir sur eux de gros infirmiers pour éviter les risques traumatiques qui rendaient particulièrement dangereux les électrochocs pour les patients âgés, les fracturés récents, les squelettes fragiles et même les sujets très musclés. Dès 1945-1946, pour éliminer l’anxiété pré-opératoire et atténuer les contractions musculaires dues à la crise épileptique, on a expérimenté avec succès l’anesthésie générale et la curarisation par injection de penthotal et de curare juste avant l’administration de l’électrochoc. L’électrochoc sous narcose et curarisation s’est généralisée à partir des années 1950 et surtout 1960 ; il a alors pris le nom d’électronarcose." (Laurent Wetzel, Histoire et actualité de l'électro-choc, 2013) — "Les électrochocs, méthode barbare et inefficace, souvent dangereuse." (Henri Baruk, Mémoires d’un neuropsychiatre, 1990) — "L’électrochoc est un véritable crime perpétré contre la personne de la malheureuse victime qui le subit. Et cela (...) surtout à cause des dégâts irréparables qu’il produit." (Thomas Szasz, 1981) — "Et ici [à Rodez] j’ai passé par 50 comas d’électro-choc (...). Tout cela m’a fait perdre la mémoire et il y a des pans entiers de mon passé qui ne me sont jamais revenus." (Antonin Artaud, écrivain interné, Lettre à Marthe Robert, 1946)
P., Théodore Lefèvre, s.d. (v. 1880), in-4°, viii-292 pp, avec 24 planches gravées sur bois, dont le frontispice et une gravure sur la page de titre, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 faux-nerfs, titres et caissons dorés, encadrements à froid sur les plats, tranches dorées (rel. de l'époque signé Ch. Magnier), qqs rares et pâles rousseurs, bon état
Un chapitre traite des Ballons accidentés pendant le Siège de Paris de 1870 (p.165-199). (Tissandier, Bibliographie aeronautique, p. 26)
Les Indes savantes, 2023, gr. in-8°, 282 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
L'histoire ne serait qu'une succession de sanguinaires folies guerrières. S'il est différentes manières de rendre compte du fait ou de le déplorer, depuis une trentaine d'années, les sciences sociales, les historiens, ont ramené la guerre au premier plan des préoccupations scientifiques, provoquant un renouvellement du questionnement sur l'activité guerrière, des réalités des combats à leurs représentations. Dans la même perspective, pour débusquer les rationalités de la guerre, ce volume reprend des expériences militaires, des "témoins", des récits de guerre, des batailles. Ils ont été enrôlés pour les besoins de la cause. L'entreprise fait partie du renouvellement de l'histoire des guerres. Un constat préliminaire s'impose : il n'existe pas de discours de la méthode spécifique aux thèmes militaires. Le seul recours, la fabrication empirique considérée comme intrinsèque au métier d'historien, peut le cas échéant ouvrir sur d'autres disciplines comme l'économie ou l'anthropologie. Dans ce volume, le point de départ est la notion de "récit de guerre", croisée avec des interrogations sur "l'événement" guerrier, sur "l'histoire-batailles", sur le "guerrier", sur le volontariat militaire, sur la nature du combat, sur la mémoire des guerres. L'axe de recherche suivi reste l'articulation des faits militaires et d'une histoire englobante qu'on définira, faute de mieux, comme "culturelle". Une histoire où on s'attache à revisiter les lieux communs du récit de guerre, le questionnement du témoignage de guerre et, par voie de conséquence, la fabrication de l'histoire militaire. Un des buts de ce livre est de reprendre la question du "récit de guerre" comme élément structurant du récit des historiens.
Albin Michel, 1937, pt in-8°, 188 pp, illustré de 22 reproductions photographiques hors texte d'oeuvres d'art représentant des nus féminins, broché, couv. illustrée, bon état
Plaisant ouvrage ou le personnage principal, un vieux médecin à la retraite, "ausculte" la représentation des femmes sur les toiles de maître, tant il est vrai qu'une "femme peinte sur un bout de toile était plus réelle à ses yeux, que sa blanchisseuse, l'épicière ou la servante qui lui préparait pourtant des fricots de chanoine prébendier". Un livre particulièrement bien écrit et érudit sur les grands maîtres de la peinture. — "Voici le livre d'un grand artiste qui enchantera les médecins et les amateurs d'art. C'est vraiment l'ouvrage d'un délicat poète, de Léo Larguier, qui a su découvrir, partout où ils se trouvent, les plus beaux corps de femmes et en parler avec cette émotion lyrique qui caractérise son incontestable talent." (Journal des débats politiques et littéraires, 1937)
Plon, 1938, in-12, 245 pp, 7 gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
"Léo Larguier évoque ici neuf des plus célèbres collectionneurs. Et d'abord Nicolas Fouquet, l'hôte des Nymphes de Vaux, le surintendant que châtia si durement Colbert. La disgrâce fut pour Fouquet aussi cruelle que la fortune avait été magnifique. Seuls, le bonhomme La Fontaine et la marquise de Sévigné lui restèrent fidèles. La rigueur de la punition était-elle due seulement à une comptabilité trop fantaisiste ? Le prisonnier ne payait-il pas plutôt de très vieilles jalousies du roi Louis XIV qui, reçu à Saint-Mandé en 1657, y avait jugé la maison de l'amateur trop fastueuse, son goût trop parfait ? Léo Larguier décrit en 1842 une journée d'un autre amant du passé, M. La Caze, qui eût mérité de figurer à côté du bibliomane de Charles Nodier, penché sur le souvenir de ses confrères, doctes et patients et spirituels au-delà de la mort. Le chapitre le plus réussi du livre est sans doute l'évocation d'un collectionneur de 1900, M. Chauchard ; la description du vernissage du Salon est du plus heureux effet. Le président, Emile Loubet, et sa suite parcourent au petit trot les salles avec des compliments habilement troussés. Les hommes ont arboré des jaquettes impeccables. La République a 30 ans à peine et se coiffe comme MIle Cleo de Mérode. On croise M. Henry Houssaye, de l'Académie française, M. Georges Ohnet, M. Brieux qui porte une barbe de rapin montmartrois, Mlle Bartet, exquise, Mounet-Sully, le comte Robert de Montesquiou-Segonzac et Jean Béraud. M. Chauchard, opulent, important, « généreux mécène », déclare : « Le Salon est cette année d'une tenue exceptionnelle. Le malheur est qu'il faudrait des semaines pour tout voir. Trop de talents... II y en a trop. » Et il rentre vers son hôtel de l'avenue Velasquez, où n'avaient droit de cité que des choses signées et définitivement classées, de préférence des scènes rustiques et militaires. Il légua toutes ses collections à l'Etat, en spécifiant que son portrait par Benjamin Constant devait figurer au milieu d'elles et son buste en marbre, « sur lequel, disait-il, je porte la croix de grand-officier »." (Fribourg (Suisse), La Liberté, 13 fév. 1939) — Table : Souvenirs et regrets de Nicolas Fouquet (1675) – M. de Marolles, abbé de Villeloin, ou l'amateur d'estampes – La Dame de Volupté (1670-1736) – Dans la boutique de Gersaint (18 juillet 1745) – Monsieur La Caze [Portrait du grand amateur d’art Louis Lacaze (1798-1869), qui légua sa collection au Musée du Louvre] – Le déjeuner de M. Rochebilière – Monsieur Chauchard – Mon ami Charles Martine – Les Cousins Pons.
Saint-Cloud, Belin, s.d. (1900), gr. in-4°, nombreuses gravures dans le texte, 54 planches hors texte, broché (bon état). Avec la collaboration de L. Magne, H. R. d'Allemagne & J. Domergue.
P., Editions Présence, 2004, in-8°, 290 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Dans cet ouvrage le Métropolite Michel Laroche aborde, avec une très grande liberté de parole, l'une des questions qui divisent aujourd'hui l'Eglise Orthodoxe : le papisme du Patriarcat de Constantinople. Il retrace pour nous les principales étapes de ce papisme au cours de la période turque de l'histoire de la Seconde Rome, avec la disparition, durant la même période, de nombreuses Eglises autocéphales, ainsi que de la soumission des patriarcats apostoliques historiques au siège de la Grande Eglise. Il nous explique comment ces Eglises ont toutes, avec l'effondrement de l'Empire Turc, autoproclamé leur autocéphalie au XIXe siècle et au début du XXe siècle, subissant en représailles, de la part du Patriarcat Œcuménique, l'excommunication. Très documenté, cet ouvrage d'érudition nous permet de mieux comprendre les racines historiques de la guerre ecclésiologique qui existe aujourd'hui entre le Patriarcat de Constantinople et le Patriarcat de Moscou à propos de deux visions antagonistes de l'Eglise Orthodoxe, et de l'avenir d'une Orthodoxie Occidentale organisée en une Eglise véritablement locale. — "Un ouvrage atypique bouleverse complètement, aujourd’hui, notre vison de l’Eglise Orthodoxe. Il s’agit de 'La papauté orthodoxe' du Métropolite Michel Laroche, théologien et auteur d’une dizaine d’ouvrages sur l’Eglise orthodoxe, qui nous révèle sans la langue feutrée habituelle des princes de l’Eglise, et preuves historiques à l’appui, qu’une véritable guerre ecclésiologique oppose le Patriarcat de Moscou au Patriarcat de Constantinople sur fond de controverse dogmatique concernant deux visions de l’Eglise, l’une qui selon l’Auteur serait « papiste » soutenue par le Patriarche œcuménique Bartholomée, et l’autre orthodoxe traditionnelle, et donc décentralisée, soutenue par le Patriarche Alexis II de Russie. Cette véritable guerre aurait pour objet le contrôle « ecclésiologique » de l’Union européenne. C’est, à notre connaissance, la première fois qu’un prélat de l’Eglise orthodoxe s’attaque aussi ouvertement au Patriarcat œcuménique qui a la primauté d’honneur dans l’Eglise orthodoxe. Derrière cette question religieuse à fond doctrinal, il semble également se dessiner deux conceptions géopolitiques de la vision du futur de l’Union européenne."
Imago, 1986-1997, 2 vol. in-8°, 253 et 260 pp, brochés, couv. illustrées, bon état
L'intention de l'auteur, dans ces livres, est de montrer comment s’élabore une image symbolique onirique en utilisant ce que Jung a appelé « l’amplification », aussi bien que les étymologies, les proverbes, les sentences et les expressions populaires propres à chaque symbole. — 1. Le corps a toujours suscité interdits et tabous. Rien d'étonnant donc, si nuit après nuit, il revient peupler nos songes. Qu'il exprime l'agressivité, la souffrance, le désir, les frustrations, il constitue un ensemble d'images – un véritable microcosme reflétant la dynamique de notre inconscient. S'appuyant sur une longue expérience de psychanalyste, Jacques de La Rocheterie décrit précisément le langage de ce corps onirique, s'attache au symbolisme propre à chacune de ses parties ainsi qu'à ses gestes, ses activités, ses fonctions physiologiques, ses atteintes. Il approfondit ses nombreuses observations grâce à la mythologie, au folklore et à l'histoire des religions, amplification indispensable à toute rigoureuse interprétation des rêves. — 2. Le lien étroit unissant l'homme à son milieu naturel, au macrocosme, ne cesse d'habiter nos songes. Au coeur de nos nuits, le contraste des saisons, le mouvement des astres, l'alternance du jour et des ténèbres, la faune et la flore, les minéraux, les quatre éléments, expriment nos peurs et nos désirs et accompagnent nos métamorphoses. Du vol de l'insecte aux grandes catastrophes cosmiques, notre environnement constitue la matière d'un inépuisable langage onirique. C'est ce langage, celui de notre inconscient, que Jacques de La Rocheterie - s'appuyant sur une longue expérience de psychanalyste et amplifiant sa démarche grâce au folklore, à la mythologie et à l'histoire des religions - s'applique à décrypter. Interprétant avec rigueur et subtilité chaque élément de la nature animant nos rêves, l'auteur nous amène ainsi à une meilleure connaissance de notre psyché dans son rapport avec le monde.
Larousse, 1934, in-4°, vi-408 pp, préface du vice-amiral Lacaze, 790 gravures, 6 hors-texte en couleurs, index, reliure demi-basane verte, dos lisse avec décor doré en long, titres dorés, plats vert bouteille ornés à froid avec titre doré, tranches violettes (rel. de l'éditeur), manque au dos sur 7 cm, état correct
Excellent ouvrage très érudit et abondamment illustré. — Table : Les origines de notre marine ; La marine des Croisades ; La guerre de Cent Ans ; Les guerres d'Italie ; Colonies éphémères ; Les guerres de Religion ; Les Barbaresques et les Turcs ; La guerre de Trente Ans ; Colbert ; Les premières guerres de Louis XIV ; L'empire colonial fondé par Richelieu et Colbert ; L'entr'acte de deux guerres ; La guerre de la Ligue d'Augsbourg ; La guerre de la Succession d'Espagne ; La Régence. Début du règne de Louis XV ; La renaissance maritime à la fin du XVIIIe siècle ; Révolution, Première République, Premier Empire ; La Restauration ; Le Second Empire ; La Troisième République (de 1870 à 1914) ; La Grande Guerre (1914-1918) ; La marine moderne. — "Les grands ouvrages de la Collection in-4° Larousse sont les plus séduisants des livres sérieux. Grand format (32 x 25 cm), splendides llustrations photographiques, planches en noir et en couleurs, reliures artistiques originales." (L'Editeur)