8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Tallandier, 1998, in-4°, 191 pp, 250 photos, nombreuses cartes, cart. éditeur illustré, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tallandier, 1996, in-8°, 388 pp, biblio, broché, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
La vie très longue de Georges Clemenceau (1841-1929) est celle du plus grand homme politique contemporain que la France ait connu avant Charles de Gaulle. L'homme de la paix de Versailles, le Père la Victoire de 1918 avait voté en 1871 contre le traité de paix franco-allemand, aux côtés des députés protestataires d'Alsace et de Lorraine. Il a vécu toute la République. Il ne faut pas le réduire à un symbole. Il a réellement gouverné la France, à près de quatre-vingts ans, au moment où elle était en danger. Il a gouverné seul, avec une poignée de proches, contre Caillaux et les socialistes, contre le Parlement, contre le président de la République Raymond Poincaré, et même contre Foch, généralissime des armées alliées. Il a porté la France à la victoire mais il a perdu la paix de Versailles. Avec tous les Alliés. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1983, fort in-8°, 663 pp, 2 cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"La guerre, dit Alain, naît des passions. Assurément, celle de "14-18" ne peut se réduire à un jeu de causalités politiques ou économiques. Aujourd'hui encore, elle n'a pas fini de susciter des réactions passionnelles, que l'on parle des mutineries françaises ou des crimes de guerre allemands. On ne met pas impunément en ligne des millions d'hommes sans que, dans toute l'Europe, les traces n'en soient profondément inscrites dans plusieurs générations. La "grande" guerre était déjà "totale" et doit être envisagée aujourd'hui comme telle. Elle a eu, dans l'horreur, un rôle pionnier. Les innovations "scientifiques" de la civilisation industrielle ont permis d'envoyer sans crier gare de nombreuses victimes au fond de l'Océan, dans les hôpitaux des gazés par milliers, dans les camps de concentration les premiers déportés et les populations "déplacées", sans oublier le "génocide" des Arméniens. De ce point de vue, la Grande Guerre n'est pas du XIXe siècle, elle est bien du nôtre, de l'atroce XXe siècle. On l'appelle aussi "Première Guerre mondiale". Elle le mérite à plus d'un titre. D'abord parce qu'elle a justifié en partie la prédiction de Lénine: elle a bien engendré la révolution – dans un seul pays, il est vrai. Ensuite, parce qu'elle a fait franchir l'océan à près de deux millions d'Américains, ce qui, pour les adeptes de la doctrine de Monroe, constituait une première. Le propre de cette guerre est d'avoir confronté, plus que rapproché dans la mort, des peuples jusque-là dominés par des "empires" ou des "alliances" plus ou moins inégales. Ce que l'on appelle, d'un mot peu clair, l' "impérialisme", tenait, en 1914, les peuples d'Europe et du Moyen-Orient dans un carcan serré de contraintes. Le carcan, avec la guerre, a volé en éclats. La Grande Guerre a éveillé, contre les rapports inégaux de peuples inégaux, un formidable désir de liberté. De ce point de vue aussi, elle est résolument moderne. Ajoutons que, pour nous, elle reste par excellence une guerre française. Notre peuple a participé jusqu'à l'épuisement, avec un étonnant esprit de sacrifice, mais aussi avec une efficacité cardinale, à un grand mouvement de l'histoire." (Pierre Miquel) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Editions Retrouvées, 2014, in-8°, 470 pp, broché, couv. illustrée, bon état
On ne retient habituellement des guerres que les événements les plus spectaculaires, et l'on oppose volontiers les civils aux combattants, dont l'incompréhension réciproque est, il est vrai, l'une des constantes des conflits prolongés. Pourtant, la Grande Guerre changea aussi les mentalités de l'arrière. On devait improviser une vie nouvelle, entièrement consacrée à l'effort nécessaire pour nourrir, ravitailler en munitions et en renforts les combattants. Ceux-ci ne pouvaient tenir que par la concentration et l'organisation de tout un pays. il fallait assurer la distribution de tabac des poilus, même si l'arrière fumait moins, acheminer vers les tranchées des milliers de têtes de bétail, installer des boulangeries géantes d'où sortaient les "boules" du soldat, distribuer le courrier aux armées, mettre les mercantis hors d'état de nuire, encourager les efforts bénévoles pour les soins aux blessés. Les civils aussi étaient mobilisés : les femmes les premières, qui prenaient le chemin des usines, devenaient aides agricoles ou contrôleuses de métro. Parfois, les travailleuses se mettaient en grève, demandant le même salaire que les hommes et bouleversant les habitudes des syndicats. La guerre n'épargnait pas les écoles où les enfants étaient engagés par des maîtres chenus dans la récolte des plantes sauvages ou des pièces d'or des grands-pères (à livrer aux emprunts patriotiques). La vie du pays en guerre s'exprime par les témoignages réunis dans ce livre, qui s'efforce de mesurer les changements de mentalité annonciateurs des années vingt. En effet, les quatre années de la Grande Guerre ont été pour les pays belligérants une épreuve telle que le XXe siècle a fait une entrée rapide et fracassante dans les sociétés européennes, bousculant les habitudes et les certitudes d'un autre temps. Aussi n'est-il pas inutile de suivre de près les étapes de ce changement décisif, en retournant sur le terrain, c'est-à-dire aux témoignages qui seuls peuvent donner à l'histoire les couleurs de la vie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 2000, fort in-8°, 508 pp, 32 photos hors texte, 6 cartes, biblio, 3 index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Terre humaine)
1914 : face à la surpuissance allemande, la France dépourvue d'artillerie lourde ne peut opposer que le sacrifice de ses fantassins pour tenter de stopper l'ennemi. Ils seront 250.000 Poilus à périr durant les premiers mois d'une guerre qui mobilisera au total 65 millions d'hommes dont 9 millions mourront au combat. L'historien Pierre Miquel nous fait revivre dans ce livre, destiné à devenir un classique et un ouvrage de référence, quatre années de souffrances, d'offensives meurtrières et d'horreurs vécues. Il dénonce également un certain nombre de mythes. Non, le Poilu n'est pas toujours un combattant enterré au fond de sa tranchée. Il en sort pour se faire tuer dans de très nombreuses offensives. Durant les batailles de 1914, il n'y a pas de tranchées. L'année 1915 sera ponctuée par 100 jours d'offensives sur 365. En 1916 à Verdun, les tranchées sont inexistantes, de même que pendant les combats de l'année 1918. Ces quatre années changent radicalement l'image du combattant. Le Poilu de 1914 et celui de 1918 ne mènent plus le même combat. En 1914, il monte au front avec l'illusion d'une victoire rapide. En 1917, il sait qu'il va à la mort ; en 1918, équipé de grenades, appuyé par des chars et des avions, il s'agit déjà du combattant de 1940. Dans les deux cas, la France est presque seule et, en 1914 comme en 1940, ces hommes seront à l'avant-garde de ces terribles affrontements. Pierre Miquel nous livre une réflexion sur une guerre de trente ans : la première guerre, suivie d'une paix bâclée, déclenche un second conflit qui entraînera l'Europe au-delà des limites de l'horreur. Il met en lumière, pour la collection Terre Humaine, le sens sacrificiel de ces carnages. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France Loisirs, 1996, in-8°, 315 pp, 7 cartes, biblio sommaire, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
21 février 1916 : un déluge de feu, craché par 1300 obusiers, s'abat sur les trois divisions françaises tapies dans les forts de Verdun et dans les tranchées alentour. Après neuf heures de bombardement, les troupes d'assaut allemandes s'élancent et réalisent une percée presque décisive. Ainsi commence la plus grande bataille de la Première Guerre mondiale. Pendant huit mois, les jeunesses française et allemande vont se livrer une lutte sans merci : on dénombrera plus de sept cent mille victimes, morts, blessés et disparus. La guerre aboutit ici à un suicide des peuples. Ce livre nous plonge dans l'effroyable quotidien de Verdun : les gaz, les pilonnages toujours plus violents, les attaques au lance-flammes, les tranchées que l'on prend pour les reperdre aussitôt, la boue, et cette peur omniprésente qui étreint les combattants. Un point de non-retour est atteint : la mort, désormais, sera industrielle. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1984, fort in-8°, 636 pp, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Cette réédition vient à son heure. D'abord parce qu'elle décrit, avec toutes les informations nécessaires, la vie d'un président confronté à ce grand drame national. Mais surtout parce qu'elle analyse le cheminement de cet homme du centre, venu de l'Est, dans les grands problèmes politiques de son temps – l'école, l'affaire Dreyfus, la guerre, la crise de l'après-guerre. Comment rester républicain et libéral dans l'accumulation des épreuves? Cela fut le problème de Raymond Poincaré. Pierre Miquel, professeur à la Sorbonne, agrégé d'histoire, avait écrit à 30 ans cette biographie de Raymond Poincaré, homme de l'Est, président de la République pendant la Grande Guerre. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1961, fort in-12, 636 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Les Grandes études historiques)
Une biographie de Raymond Poincaré, homme de l'Est, président de la République pendant la Grande Guerre, qui décrit, avec toutes les informations nécessaires, la vie d'un président confronté à ce grand drame national. Mais surtout parce qu'elle analyse le cheminement de cet homme du centre, venu de l'Est, dans les grands problèmes politiques de son temps – l'école, l'affaire Dreyfus, la guerre, la crise de l'après-guerre. Comment rester républicain et libéral dans l'accumulation des épreuves ? Cela fut le problème de Raymond Poincaré. — "Le Poincaré de P. M. n'est pas seulement le personnage conventionnel que l'on a souvent représenté : le Lorrain patriote, l'homme des économies et de la rigueur budgétaire, le gardien des institutions républicaines; il a en même temps un caractère d'exception : deux fois sauveur de la France, en des périodes particulièrement déterminantes pour l'histoire du pays, et ne cessant pourtant de lutter contre le mythe que la presse donnait de lui à l'opinion publique, il apparaît à travers les archives parlementaires, les documents personnels et les témoignages de ses contemporains, les articles de journaux et les caricatures, comme un personnage solide, tenace, sans compromission et en même temps un caractère complexe, secret, difficile à saisir. Faut-il l'ajouter, P. M. lui témoigne une sympathie très admirative." (Revue française de science politique, 1961) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Boulogne, Union Pacifiste de France, 1978, in-12, 169 pp, 2e édition, préface de Jean Gauchon, postface de François Cavanna, illustrations de Marcel Carter, culs-de-lampe de Toro, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Célèbre texte anti-guerre de ce pacifiste acharné (1ère édition en 1934), rédacteur du journal La Patrie humaine, de 1931 jusqu’en 1939. Il a été un des créateurs des campagnes pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple. En 1961, il comptait parmi les pères fondateurs de l’Union pacifiste de France. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1916, in-12, v-283 pp, broché, bon état
"Comme il y a dans ce livre beaucoup plus de politique que d'histoire, nous ne pouvons que l'annoncer ; c'est une critique très sévère du Parlement actuel, peut-être aussi au fond du régime parlementaire et républicain. C'est une opinion. L'auteur pense que nous ne pourrons mener la guerre jusqu'à la victoire que par l'institution d'un « Comité de salut public constitutionnel », c'est-à-dire que par l'abdication du Parlement entre les mains d'un Comité peu nombreux, compétent, actif et résolu..." (Ch. Bémont, Revue Historique, 1917) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Presses de la Cité, 1958, in-8°, 314 pp, traduit de l'anglais (“Gallipoli”), 16 pl. de photos et 3 cartes dépliantes hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée (2e plat de la jaquette lég. abîmé), bon état. Exemplaire truffé de coupures de presse (articles et photos)
L’histoire du débarquement entrepris en février 1915 par des forces britanniques et françaises aux Dardanelles, à la demande du grand-duc Nicolas, commandant en chef de l’armée russe, et sur l’avis de M. Churchill, alors premier Lord de l’amirauté... — Un livre consacré à l'un des épisodes les plus mal connus de la guerre de 1914 : l'expédition des Dardanelles. Le grand critique militaire Liddell Hart a salué ce livre en ces termes : « C'est un chef-d'oeuvre où la scène, l'atmosphère, le drame sont magistralement recréés. Il doit devenir un classique ». Pour écrire “Les Dardanelles”, Alan Moorehead a consulté les sources turques, allemandes et alliées ; il en a fait ressurgir les principaux protagonistes du drame : Enver Pacha, Mustapha Kemal, Liman von Sanders, Churchill, Kitchener. Sur ce champ de bataille où sont tombés avec un héroïsme sans récompense tant de ses compatriotes et des milliers de soldats français, nous devenons, aux côtés de l'auteur, les témoins visuels de cette extraordinaire entreprise amphibie, dont le succès aurait changé le cours de l'Histoire en mettant fin à la grande saignée, dès 1916, un an avant la révolution russe. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Presses de la Cité, 1970 in-8°, 344 pp, 16 pl. de photos hors texte, 2 cartes sur les gardes (L'Europe en 1914 et en 1919), cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
L'histoire est sévère pour le traité de Versailles dont Jacques Bainville écrivait déjà en 1920 qu'il « prépare la guerre éternelle ». Quelles sont les raisons de cette faillite ? Pour les mieux comprendre, Jacques Mordal rappelle ici le déroulement des opérations de la Grande Guerre, les circonstances qui ont poussé les différents belligérants à prendre les armes, la situation dans laquelle ils se retrouvèrent lorsque le canon se tut. Il nous montre comment le démembrement de l'Autriche-Hongrie créa en Europe centrale un vide où se précipiteront quelques années plus tard le pangermanisme de Hitler puis le panslavisme de Staline, comment la victoire allemande à l'Est a facilité le triomphe de Lénine, comment les Etats-Unis, amenés à intervenir dans cette guerre que personne ne savait plus comment finir, sont devenus les arbitres du monde, comment le partage des dépouilles de l'Empire ottoman au Moyen Orient fit naître la situation explosive qui y règne aujourd'hui. Plus grave que ces découpages favorisés par les théories de Wilson et sa méconnaissance des questions européennes il y a l'esprit revendicatif des Alliés qui, pour justifier les réparations qu'ils ont l'illusion de pouvoir obtenir, vont s'évertuer à imposer le principe de la responsabilité exclusive de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie, créant eux-mêmes cette impression de « diktat » qui sera le cheval de bataille de Hitler. Il faut suivre avec l'auteur les événements qui se déroulaient en Russie, en Hongrie, dans le territoire des Sudètes, en Allemagne enfin, tandis que la Conférence de la Paix poursuivait ses travaux, pour comprendre que cette guerre si malencontreusement engagée et prolongée ne pouvait trouver un règlement satisfaisant dans l'état d'esprit qui régnait en 1919. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Autrement, 2004, in-8°, 246 pp, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Mémoires)
Aux champs, dans les usines, dans les hôpitaux, les Françaises ont participé massivement à l'effort de guerre. Elles doivent gérer seules le quotidien et soutenir le moral des soldats. Certaines ont décidé de résister au patriotisme aveugle en s'opposant au militarisme et à la guerre, en dénonçant des conditions de travail pénibles, dangereuses et sous-payées, ou en s'opposant à ce que les enfants soient embrigadés comme "graines de poilus". La Grande Guerre a marqué un tournant dans l'émancipation féminine en France. Cependant, ce sont les hommes qui sont morts dans l'horreur des tranchées et les femmes ont le sentiment plus ou moins conscient d'une dette envers eux. Dès l'armistice, chacun reprend sa place et les femmes demeurent exclues de la citoyenneté. Contrairement à leurs voisines danoises, allemandes, autrichiennes et anglaises, il leur faudra attendre presque trente ans pour avoir accès au droit de vote... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
J. Gamber, 1933, in-8°, 284 pp, préface par M. Wickham-Steed, 44 planches de portraits hors texte, annexes, reliure percaline bordeaux, dos lisse, titres dorés, couv. conservée (rel. de l'époque), bon exemplaire. Peu courant
Après un rappel historique, épisodes et souvenirs sur la période allant de 1883 à 1919. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1916, in-12, xvi-255 pp, traduit de l'anglais, préface par T. de Wyzewa, broché, couv. défraîchie, état moyen (Coll. Mémoires et récits de guerre)
"Singulier auteur et singulier livre ! John Morse nous apprend qu'il était un marchand plutôt pacifiste, mais curieux des choses militaires. Certaines affaires personnelles et le désir de voir l'Allemagne, dont on lui avait vanté l'admirable organisation, l'y mènent dans les derniers jours de juillet 1914 ; de Metz à Ostrovo, il est fort étonné de constater partout la mobilisation commencée. Puis la guerre est déclarée ; il peut franchir à temps la frontière polonaise ; à Kalisz il trouve les Allemands déjà installés et appliquant un affreux régime de terreur. Il les prend en haine, s'enfuit, arrive dans les lignes russes ; malgré son ignorance totale de la langue russe et bien que les Russes n'admettent pas d'étrangers à combattre dans l'armée, il obtient de faire la campagne en amateur ; il se bat sans être soldat et, sans grade, il est traité comme un officier. Épuisé par neuf mois d'une rude campagne, il est conduit à l'hôpital et déclaré inapte. On l'évacué sur Ostrolenka, mais il tombe aux mains des Allemands qui veulent, une seconde fois, le fusiller comme espion. Il réussit à s'évader ; après mainte difficulté avec la police russe, il parvient à Riga et s'embarque pour l'Angleterre. Le récit qu'il retrace de ses extraordinaires aventures est décousu ; il estropie les noms des gens et des lieux, d'abord parce qu'il ignore la langue, parfois aussi pour éviter de fournir d'utiles renseignements à l'ennemi. Il est curieux et voudrait savoir le nombre, l'emplacement des armées en présence ; curiosité qui plus d'une fois fut sur le point de lui coûter cher ; comment parvient-il à recueillir les chiffres qu'il donne ; comment, ne sachant pas l'allemand, obtient-il de prisonniers allemands des indications utiles pour ses amis de rencontre, les officiers russes ? On ne le voit pas bien. Quelle peut être, dans de telles conditions, la valeur de son témoignage ? La censure paraît lui en attribuer une réelle, car elle lui a fait subir de nombreuses coupures. Tout en éprouvant un certain malaise, le lecteur, même un peu sceptique, ne peut s'empêcher de s'intéresser au personnage et à ce qu'il raconte sur la brutalité du soldat allemand et sur les rudes vertus du soldat russe ; sur les horreurs d'une guerre sans merci dans un paysage de pluie, de boue, de neige et de frimas ; sur la Pologne enfin et les atroces souffrances que lui infligent les multitudes armées qui se heurtent en des combats furieux. On finit par croire à la réalité de ses aventures, à la sincérité de ses impressions et qu'en définitive l'histoire y trouvera son profit." (Ch. Bémont, Revue Historique, 1917) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Baudinière, 1929 in-12, 270 pp, reliure demi-toile rouge à coins, pièce de titre toile rouge (lég. frottée), tranche mouchetée, bon état (Coll. La Guerre des Ailes, 1914-1918)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Baudinière, 1929 in-12, 318 pp, préface du général Denain, reliure demi-toile rouge à coins, pièce de titre toile rouge (lég. frottée), tranche mouchetée, bon état (Coll. La Guerre des Ailes, 1914-1918)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Baudinière, 1938, in-12, 92 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, dos recollé, état moyen. Peu courant
Né en 1883, d'abord professeur d'histoire, Jacques Mortane, de son vrai nom Joseph Jacques Philippe Romanet, devient journaliste sportif dès 1908 et écrit notamment dans La Vie au grand air, puis il se passionne pour l'aviation naissante, devient vite l'intime des plus grands et se spécialise dans le journalisme d'aviation pendant la Première Guerre mondiale. Il publie ses articles concernant l'aviation militaire française dans de nombreux journaux, dont Le Matin, L'Illustration, Le Journal et La Revue de Paris. En novembre 1916, après avoir publié ses articles dans la revue J'ai vu, il fonde son propre hebdomadaire : La Guerre aérienne illustrée qui prendra le nom de La Vie aérienne début 1919. Confident de plusieurs As, dont Georges Guynemer, Charles Nungesser ou René Dorme, il n'en oublie pas pour autant les bombardiers et les observateurs qu'il s'efforce de sortir de l'ombre. Il a publié de nombreux ouvrages dédiés aux As de l'aviation, et a ainsi contribué à la légende qui les entoure. Décoré de la Légion d'honneur, enseignant à l'École nationale supérieure d'aéronautique, il décède en juillet 1939. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
dans la Revue de Paris, 1928, gr. in-8°, 28 pp, broché, état correct
Sur les aviateurs Valentin et Georges Bourdet. On trouve dans le même numéro des études sur Les Ententes internationales et la Société des Nations (Jules Cambon), Les Elections législatives (A. François-Poncet), etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lyon, Audin, 1972, gr. in-8°, 624 pp, un portrait en frontispice, bibliographie des écrits d'André Latreille, broché, couv. lég. salie, bon état
"Il est permis assurément de contester le principe des recueils de « Mélanges » où, pour honorer un savant au terme de sa carrière, ses amis, collègues et disciples déversent leur dernière production comme dans un fourre-tout hétéroclite. Mais il faut faire des exceptions quand les contributions de chacun se rapportent aux spécialités du jubilaire et contiennent des apports de valeur à la recherche historique : c'est bien le cas avec ce beau volume offert à André Latreille par les Lyonnais qu'il a formés ou approchés. La personnalité du grand universitaire et du probe historien est célébrée comme il se doit par un bref curriculum, par une utile bibliographie et par des hommages dus à la plume de ses collègues M. Pacaut, J. Gadille et J.-M. Mayeur, à qui s'est joint H. Beuve-Méry en raison des 336 chroniques données au Monde de 1945 à 1972. L'homme et l'oeuvre y sont justement évoqués ; sa modestie m'interdirait d'ajouter une gerbe d'éloges que me dicteraient l'amitié et un simple souci d'équité. Mais il convient de signaler ici ce qui intéresse l'Église de France dans les 47 articles formant ce recueil. Je n'en relève pas moins de 22, à savoir la plupart de ceux qui sont insérés sous la rubrique « Religion et Politique » et sous celle d' « Histoire de Lyon et du Sud-Est ». L'autre rubrique elle-même n'y reste pas étrangère, puisque, à propos de la première guerre mondiale, trois articles traitent de la tentative de médiation pontificale de 1917 et qu'à cette occasion René Lacour, le doyen Renouvin et l'abbé Conzemius abordent l'attitude des catholiquesfrançais face à l'initiative de Benoit XV. (...) Je ne saurais assurément tout analyser et même énumérer, mais j'en aurai assez dit pour suggérer de posséder et de lire un recueil si riche, qui honore un bon historien du catholicisme français." (Jean-Remy Palanque, Revue d'histoire de l'Église de France, 1973) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Payot, 1931, in-8°, 197 pp, préface du général Pau, 18 photos sur 16 pl. hors texte, 12 cartes et croquis dans le texte, broché, marques au stylo sur 8 pages, bon état (Coll. de Mémoires, études et documents pour servir à l'histoire de la guerre mondiale). Peu courant
"Ce livre présente le récit de la Mission qui fut confiée au général Pau, au début de 1915, à travers les États balkaniques et à destination de l'Empire des tzars. Le but de cette mission était multiple : officiellement, faire la remise personnelle de décorations dans les armées alliées, serbes et russes ; officieusement, recueillir toute documentation et tous indices sur la situation militaire, l'orientation politique et les desideratas de nos alliés ; sur la mentalité, les tendances, les aspirations, les possibilités des neutres, dont la mission allait traverser les États. (...) Sous la forme d'un journal de route, ce récit donne, avec une riche documentation et un souci absolu de la vérité, la réponse à de multiple questions..." (Avertissement). — Le lieutenant-colonel Mélot était l'officier d'ordonnance du général Pau au cours de cette mission. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1916, in-12, 207 pp, broché, bon état (Coll. Mémoires et récits de guerre)
"Les hommes taupes sont assoupis au fond des boyaux. Au ras de la tranchée, des coquelicots se balancent au soleil. De temps en temps, une marmite passe avec un bourdonnement étrange, irrégulier, semblable au roulement d'un railway aérien, et va s'écraser plus loin." — Mobilisé comme soldat dans l'infanterie à la déclaration de guerre, Nadaud est désigné pour rejoindre l'aviation en juin 1915. — "C'est un monde particulièrement vivant, gai, ardent, héroïque, que celui des aviateurs. Monde un peu fermé aussi, et mal connu des soldats des autres armes comme de la majorité du public. On y pénétrera en lisant les « Souvenirs de guerre aérienne » que publie M. Marcel Nadaud sous ce titre expressif : “En plein vol”. On sera par là initié au vocabulaire spécial, imagé et pittoresque en usage dans la « 5e armée », on assistera tour à tour à des spectacles grandioses, à des scènes ou tragiques, ou pleines d'une verve endiablée, à d'épiques prouesses. “En plein vol” est un livre enthousiaste et suggestif, qui renseigne et fait admirer." (La Revue du front et le Souvenir : mémorial de la Grande Guerre, 1917) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Indes savantes, 2019, gr. in-8°, 231 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Née à Clavette en 1947. Elisabeth Naud est une fille du pays, qui retranscrit, à travers un choix judicieux d'articles de journaux de l'époque, une atmosphère qui passe de la légèreté à l'angoisse, au fur et à mesure des événements survenus au cours de l'année 1914, tel que l'ont dû ressentir ceux de nos ancêtres vivant ce dur moment de l'histoire. La première moitié de l'année relate des sujets badins, des programmes de festivités, mais aussi des querelles électorales, des rapports sur l'agriculture et bien d'autres articles, de toute sorte – toujours bien écrits – et qui, très vite au fil des pages, nous immergent dans la vie de la Belle Epoque, dont personne ne devinait alors que c'était les derniers moments. Puis, le 1er août 1914, c'est la mobilisation générale et la terrible réalité de la guerre car, même s'il est clair que les journaux avaient reçu l'ordre de ne pas inquiéter les populations, on ne pouvait pas cacher l'hécatombe des morts, ni les blessés qui arrivaient à La Rochelle par trains entiers dès les premiers mois de la guerre, ni non plus les réfugiés belges débarquant au port de La Pallice. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gembloux, Duculot, 1928, in-12, 86 pp, un plan de Dinant et un croquis, broché, bon état
Réfutation de la thèse allemande du massacre de Dinant en août 1914. Liste des victimes in fine. De tous les crimes allemands le plus odieux est l'incendie de Dinant, avec le massacre, du 21 au 23 août 1914, de 674 Dinantais : 92 femmes dont 18 avaient de 60 à 88 ans et 16 n'avaient pas 15 ans ; 484 hommes de 59 à 15 ans, 72 vieillards et 22 jeunes garçons ou enfants dont un enfant de trois semaines ! Pour innocenter les bourreaux, l' Allemagne a imaginé de rejeter la faute sur les victimes et « créé la légende des francs-tireurs »... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1968, gr. in-8°, 437 pp, 16 pl. de documents hors texte, 2 cartes, biblio, index, couv. illustrée à rabats, broché, bon état
"On appréciera, dans ces pages, le soin presque méticuleux avec lequel M. Nobécourt a mené ses recherches sur les derniers jours de la guerre et les négociations qui ont précédé l'armistice de 1918. Il a su mettre en œuvre, en les contrôlant, les sources d'information les plus diverses et parfois les plus inattendues. Jusqu'à présent il ne nous avait pas été donné de suivre, en une narration aussi détaillée, les événements dramatiques qui se sont déroulés depuis l'apparition du drapeau blanc aux avant-postes français (7 novembre) jusqu'à la signature de l'armistice et au cessez-le-feu du 11 novembre. Centré sur ces heures décisives, l'ouvrage rappelle aussi, dans leurs diverses phases, les grandes batailles de l'année 1918 les terribles offensives allemandes du printemps et la contre-offensive victorieuse que Foch a menée sans répit pendant les quatre derniers mois de la guerre. Les jeux et les rivalités de la politique y apparaissent aussi nettement que la suite des opérations militaires. L'exposé de ces interférences entre la politique et la conduite de la guerre n'apporte pas seulement au récit un surcroît d'intérêt, il le replace dans son contexte réel, où l'héroïsme voisine toujours avec des manœuvres et des ambitions de qualité plus médiocre. Le texte est complété par quelques bonnes cartes et par un heureux choix d'illustrations." (J. Lecler, Études, 1968) — "René-Gustave Nobécourt (1897-1989) appartient à cette « génération du Feu » profondément marquée par la première guerre mondiale, qui restera hanté toute sa vie par le désir de témoigner en souvenir des camarades tombés au front. Élevé dans un milieu très catholique, il fait des études classiques au Petit Séminaire de Rouen, se préparant à la prêtrise. Mais la Première Guerre mondiale va bouleverser sa trajectoire : Appelé sous les drapeaux dès janvier 1916, il devient officier et monte au front en 1917. Trois fois blessé, il découvre la fraternité des tranchées et la réalité des combats qui l’amèneront à faire ultérieurement, œuvre d’historien avec son ouvrage majeur : “Les Fantassins du Chemin des Dames” publié en 1964 avec l’aide de nombreux témoignages d’anciens poilus, et “L’Année du 11 Novembre” en 1968." (Catherine Poirot-Bourdain) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.