8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Metz, Behmer et Lamort ; Paris, Rondonneau, 1804, in-4°, 610 pp, reliure demi-basane brune, dos lisse, pièces de titre et de tomaison basane vermillon, fleurons dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté, plats frottés et épidermés, intérieur frais, état correct
Tome 4 seul (sur 7). Texte latin avec traduction française en regard. — Une des œuvres majeures de la doctrine romaniste de l’époque de la Révolution. La volonté de procéder à une nouvelle traduction scientifique de l’ensemble du corps de droit romain est tout à fait révélatrice de la période.
P., Dalibon, 1826, 2 vol. in-8°, cc-184 et 486 pp, texte latin avec la traduction française en regard, reliures demi-chagrin havane à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid et entourés de filets dorés, titre et palette dorée en queue, filets dorés sur les plats (rel. de l'époque), rousseurs éparses, bon état. Excellente édition bilingue (Brunet III, 633-634)
Juvénal (60-140) se plut à opposer la dépravation de son temps aux mœurs plus chastes et droites des Romains de la République. Après s'être voué d'abord à la rhétorique, cet ami de Martial commença en effet à composer des satires vers l’âge de quarante ans, lorsque la chute de Domitien, puis le règne de Trajan et surtout d’Hadrien lui permirent d’exprimer le fond de son cœur en dénonçant surtout les abus dont il était témoin dans un art partagé entre le réalisme et l’outrance, l’emphase déclamatoire et la concision du proverbe. Juvénal fut poète politique, doublé d'un véritable philosophe et d’un moraliste d’inspiration stoïcienne. Son œuvre est un peu plus importante que celle de Perse : seize satires, dont les premières attaquent des travers précis et dont les dernières développent des thèmes moraux plus généraux. Ainsi la troisième satire évoque les embarras de la Ville, la sixième les femmes, la huitième les nobles ou la dixième les vœux... La traduction de Juvénal par Dussaulx parut pour la première fois à Paris en 1770, le traducteur après l'avoir retouché et augmenté de notes en donna une nouvelle édition en 1782. C'est d'après cette seconde édition qu'ont été faites celle de 1796 et les suivantes. Cette édition de 1826 est dite seconde édition par rapport à une autre publiée chez le même libraire en 1821.
Payot et Cie, 1913, pt in-8°, 330 pp, 265 gravures, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Par l'égyptologue suisse Gustave Jéquier (1868-1946). En 1892-1893, il participe aux fouilles menées par Jacques de Morgan à Assouan et Kôm Ombo. L'hiver suivant, en 1893-1894, Jéquier travaille à Assiout, Tell el-Amarna, Dahchour et Saqqarah. La saison 1894-1895 est dédiée aux fouilles de Licht. En 1895, Jéquier dessine les monuments de Karnak, dont Legrain dirige les travaux archéologiques. À l'hiver 1895-1896, il explore également Médinet Habou et des sites du Fayoum. Il est l'un des premiers archéologues à avoir fouillé en Iran les cités de l'antique Perse. Membre de l'expédition dirigée par Jacques de Morgan, il met au jour à Suse en 1901, le fameux Code de Hammurabi conservé au Musée du Louvre. — "Ancien attaché à l'institut français d'archéologie orientale du Caire et à la Délégation scientifique française en Perse, M. Gustave Jéquier, aujourd'hui professeur d'égyptologie à l'Université de Neuchatel, retrace, en un substantiel abrégé, l'Histoire de la Civilisation égyptienne, depuis les origines jusqu'à la conquête d'Alexandre. Il étudie successivement : I. les sources de l'histoire d'Egypte ; II. l'Egypte légendaire ; III. l'Egypte archaïque ; IV. l'Époque thinite (4000 à 3400 avant J.-C) ; V. l'Ancien Empire (3400-2200) ; VI. le Moyen Empire (2200-1500) ; VII. le Nouvel Empire (1500-332). Pour chacune des périodes qui nous sont connues par des textes, il divise son exposé en trois parties : histoire, monuments, civilisation. Événements politiques, mythes, cultes, art, institutions, mœurs, vie économique, tel est le domaine où se meut l'auteur, pendant un laps de temps qui n'embrasse pas moins de cinq ou six millénaires. Nombre de vulgarisateurs encombrent le marché de petits livres d'apparence claire, mais qui trahissent, par leur badigeonnage superficiel, l'embarras de l'étranger condamné à ne jamais voir les choses que du dehors. M. Jéquier nous repose et nous dédommage de cette fâcheuse catégorie d'incompétents. Ses travaux antérieurs, consacrés aux monuments, aux inscriptions et aux papyrus de l'Egypte antique, lui permettaient d'aborder le sujet en pleine connaissance de cause. Il a donc la première des qualités qui recommandent un bon précis : l'expérience approfondie du spécialiste qui a fait personnellement avancer la science. Il n'a pas à un degré moindre la seconde : le don de choisir, dans la masse des matériaux, le détail typique qui résume et caractérise. Aisé de forme et solide de structure, son manuel est pourvu d'une illustration, non seulement abondante mais expressive, qui en double la valeur. Un index commode, une bibliographie méthodique, de bonnes tables facilitent le maniement de l'ouvrage. Aces mérites intrinsèques s'ajoute une parfaite exécution matérielle : joli papier, typographie nette et lisible, habillage élégant des gravures. Tel est ce volume, en tous points excellent." (Georges Radet, Revue des Études Anciennes, 1913) — "Bien que le sujet traité sorte du cadre de notre Revue, je me plais à signaler ce livre à nos lecteurs, d'abord parce qu'il y est un peu question de la préhistoire égyptienne, ensuite parce qu'il se recommande à tous par son excellente facture, la belle qualité de ses nombreuses illustrations, le soin apporté à la confection de l'index et de la bibliographie, enfin par son prix extraordinairement modique. Compliments à l'auteur et à l'éditeur." (Marcellin Boule, L'Anthropologie, 1913)
Payot et Cie, 1923, pt in-8°, 330 pp, nouvelle édition revue, ouvrage orné de 265 gravures, biblio, index, reliure demi-maroquin noir, dos lisse, titres dorés, couv. illustrée conservée, bon état
Par l'égyptologue suisse Gustave Jéquier (1868-1946). — "Ancien attaché à l'institut français d'archéologie orientale du Caire et à la Délégation scientifique française en Perse, M. Gustave Jéquier, aujourd'hui professeur d'égyptologie à l'Université de Neuchatel, retrace, en un substantiel abrégé, l'Histoire de la Civilisation égyptienne, depuis les origines jusqu'à la conquête d'Alexandre. Il étudie successivement : I. les sources de l'histoire d'Egypte ; II. l'Egypte légendaire ; III. l'Egypte archaïque ; IV. l'Époque thinite (4000 à 3400 avant J.-C) ; V. l'Ancien Empire (3400-2200) ; VI. le Moyen Empire (2200-1500) ; VII. le Nouvel Empire (1500-332). Pour chacune des périodes qui nous sont connues par des textes, il divise son exposé en trois parties : histoire, monuments, civilisation. événements politiques, mythes, cultes, art, institutions, mœurs, vie économique, tel est le domaine où se meut l'auteur, pendant un laps de temps qui n'embrasse pas moins de cinq ou six millénaires. Nombre de vulgarisateurs encombrent le marché de petits livres d'apparence claire, mais qui trahissent, par leur badigeonnage superficiel, l'embarras de l'étranger condamné à ne jamais voir les choses que du dehors. M. Jéquier nous repose et nous dédommage de cette fâcheuse catégorie d'incompétents. Ses travaux antérieurs, consacrés aux monuments, aux inscriptions et aux papyrus de l'Egypte antique, lui permettaient d'aborder le sujet en pleine connaissance de cause. Il a donc la première des qualités qui recommandent un bon précis : l'expérience approfondie du spécialiste qui a fait personnellement avancer la science. Il n'a pas à un degré moindre la seconde : le don de choisir, dans la masse des matériaux, le détail typique qui résume et caractérise. Aisé de forme et solide de structure, son manuel est pourvu d'une illustration, non seulement abondante mais expressive, qui en double la valeur. Un index commode, une bibliographie méthodique, de bonnes tables facilitent le maniement de l'ouvrage. Aces mérites intrinsèques s'ajoute une parfaite exécution matérielle : joli papier, typographie nette et lisible, habillage élégant des gravures. Tel est ce volume, en tous points excellent." (Georges Radet, Revue des Études Anciennes, 1913)
P., Auguste Picard, 1924, in-8°, xiii-401 pp, 250 figures, cartes, plans et illustrations photographiques en noir dans le texte, qqs-unes à pleine page, biblio, index, reliure pleine toile écrue, dos lisse, pièce de titre basane havane, couv. conservée, bon état
Par Gustave Jéquier (1868-1946), éminent égyptologue. — "La source principale de cet utile Manuel sont les ouvrages bien connus de l'auteur lui-même sur l'architecture et la décoration dans l'ancienne Egypte (3 vol., 1920-1924). Le sujet n'avait guère été traité dans son ensemble, malgré le nombre immense de publications qu'on a consacrées, depuis la “Description” (1809-1813), aux antiquités égyptiennes. « Ce travail n'est qu'une introduction à l'histoire de l'architecture égyptienne, et j'espère pouvoir le compléter plus tard par une étude sur l'évolution des monuments eux-mêmes. » La modestie de l'auteur n'est qu'une raison de plus de rendre justice à un ouvrage de premier ordre qu'il était seul à pouvoir mener à bonne fin. L'illustration est irréprochable et n'est pas (ce qui est heureux) exclusivement photographique." (Salomon Reinach, Revue Archéologique, 1925)
JC Lattès, 1981, in-8°, 303 pp, chronologie, tableau généalogique, broché, couv. illustrée, bon état
De l'empereur Tibère, les historiens latins ont tracé le sombre portrait d'un vieillard lubrique et cruel, d'un tyran sournois et mystérieux. Un chef de guerre qui fit régner la paix, un souverain détaché du pouvoir, un homme curieux des mystères du monde, tel est le Tibère que nous fait découvrir Pierre Kast... Un remarquable roman par le réalisateur, scénariste et romancier Pierre Kast (1920-1984).
Barnes & Noble, 1962, in-8°, ix-380 pp, 16 planches hors texte, un tableau généalogique, index des auteurs mentionnés, reliure percaline bordeaux de l'éditeur (défraîchie), jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais
L'étude classique de Kiefer (Londres, 1934), qui présente les Romains comme "cruels par nature", et Rome comme une nation "morbide" et "sadique", exprimant sa volonté de puissance par le sadisme dans le sexe et la jouissance sadique de spectacles sauvages. L'auteur insiste sur la cruauté des Romains dans leurs relations avec les esclaves.
Cambridge University Press, 1979, in-8°, viii-243 pp, index, broché, bon état. Texte en anglais
"This is a shortened and rearranged version of The Songs of Homer, Professor Kirk's vivid and comprehensive account of the background and development of the Homeric poems and of their quality as literature. His purpose remains the same: to develop a comprehensive and unified view of the nature of the Iliad and the Odyssey, of their relation to the oral heroic poetry of the Greek Dark Age, and of their creation as poems by two great singers in the eighth century BC. The essential attitudes and arguments of the earlier work have been retained, but the whole has been reduced in detail by some two-fifths. The sections on the historical background, the possibilities of Achaean and Aeolic epic, and the technical aspects of the language have been abbreviated most, and those dealing with oral poetry and the Iliad and Odyssey as literature least of all. Professor Kirk has also changed the order and increased the number of chapters. Almost all the Greek is translated, and the new version can be more easily used by those who are primarily interested in classics in translation, comparative literature, oral poetry, or the epic in general."
Arthaud, 1960, in-8°, 332 pp, traduit de l'anglais, 90 héliogravures hors texte, 3 cartes, un tableau chronologique, reliure toile éditeur, premier plat illustré, bon état (Coll. Signes des temps). Edition originale de la traduction sur papier Bouffant Excella des Papeteries de Savoie
Des origines à l'avènement d'Alexandre le Grand. Le Professeur H. D. F. Kitto a composé ce livre à l'usage des non-initiés. Plus que l'enchaînement des faits ou la description des oeuvres, c'est le caractère même de la civilisation qu'il a cherché à dégager ici. Nous sommes à Marathon, nous entendons la voix d'Antigone dans le silence de la tragédie, et d'un mot dans la rue, Socrate nous entraîne badauds, vers la philosophie. Aussi ce livre se lit-il comme un roman et l'on sera maintes fois surpris de l'actualité des événements anciens, de ces préoccupations anciennes et de leurs prolongements, si proches de nous en dépit des siècles écoulés.
Gallimard, 1973, in-8°, 532 pp, notes, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Bibliothèque des idées). Edition originale
En proposant une histoire de la philosophie pré-chrétienne, de Thalès aux néo-platoniciens, Kojève développe en fait une réflexion sur la philosophie elle-même, et il jette les bases d'une reconstruction générale et systématique des discours philosophiques. Il affirme de manière provocatrice, d'une part que la philosophie, en tant que discours systématique, s'est achevée avec le Système du Savoir de Hegel, d'autre part qu'il est donc possible de représenter logiquement un développement cohérent (du point de vue historique également) de tous les discours philosophiques décisifs. Il faut donc d'abord les présenter en fonction de la place logique qu'ils occupent, Thalès, Parménide, Héraclite, Socrate, Platon, Aristote, les Sceptiques, les Stoïciens, Plotin et Proclus. Kojève entend donc reconstituer un système, ce qui implique la tâche considérable d'analyser la naissance de la philosophie et ses premiers développements – dans le détail conceptuel de leurs démarches et de leurs discussions – tout en ne cessant d'analyser la singularité du discours philosophique. L'axe général de cette histoire systématique obéit à un moteur essentiel : la tension entre le Concept et le Temps, présente dès l'origine du discours philosophique dont le but est de "résoudre" cette tension dans un système. Cette histoire philosophique de la philosophie est, au XXe siècle, unique en son genre.
Payot, 1962, in-8°, 268 pp, traduit de l'allemand, un tableau généalogique, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque historique)
"L'intérêt de la biographie de Tibère par Kornemann réside dans la préoccupation constante de dégager une psychologie. Ce propos est naturellement plein d'embûches à cause des sources mêmes : Tacite, Suétone dont chacun connaît la partialité. Kornemann a le curieux mérite de lire souvent entre les lignes, postulant un tantinet notre confiance ; à moins que le caractère même de l'édition ne lui ait fait abréger trop les notes justificatives. De toute manière c'est un Tibère sympathique qui se présente dès les premières pages ; ce qui est intéressant. (...) Se dégage la figure d'un homme exceptionnellement mal servi par les circonstances, jalousé de ceux-là mêmes qui avaient été plus fortunés et donnant, chaque fois qu'on le lui permettait, le spectacle d'une adresse géniale. Ses campagnes équivalent à autant de victoires. Il n'accède au pouvoir qu'à 56 ans et transforme la nature de l'empire, mais à dater de ce moment le personnage devient un des plus dramatiques de l'histoire. Kornemann a opportunément mis l'accent sur les pages de Tacite où s'expriment le mieux ces vingt ans de tragédie, car c'en est une... Le livre n'apporte donc pas des faits nouveaux, simplement une autre atmosphère et des remarques pertinentes sur certains paradoxes de la conduite de Tibère." (Martin van den Bruwaene, L'antiquité classique, 1963)
Maspero, 1970, in-8°, 278 pp, traduit de l'anglais, figures et cartes, index bibliographique, index des noms propres et des termes indiens, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Textes à l'appui)
Est-il possible, malgré tout ce que la chronologie peut avoir d'incertain et malgré le caractère lacunaire des données dont nous disposons, d'écrire une histoire intelligible de l'Inde ancienne ? Un histoire intelligible, c'est à dire qui mette en lumière les connexions entre le niveau des forces productives, les rapports sociaux, les formes du pouvoir politique et les traits les plus marquants de l'idéologie et de la culture... Le livre de D.D. Kosambi nous met en mesure d'apporter à cette question une réponse positive. Cet ouvrage montre la fécondité du matérialisme historique lorsqu'il inspire un savant dénué de dogmatisme mais doué d'un esprit allègre et hardi et d'une compétence proprement encyclopédique. Point d'aboutissement d'une longue série d'études relevant de tout les domaines de l'indianisme, "Culture et civilisation de l'Inde ancienne" tranche en outre avec les autres livres qui traitent de ce sujet par l'importance que cette synthèse accorde à la vie tribale dont elle suit les vicissitudes et montre la persistance jusqu'à nos jours, ainsi que par la place privilégiée qu'elle fait à l'examen de la fonction sociale et politique du bouddhisme...
Arthaud, 1957, in-8°, 311 pp, avant-propos de Jean Bottéro, 58 héliogravures hors texte, un plan, biblio, reliure pleine toile brique de l'éditeur avec une gravure sumérienne au 1er plat, gardes illustrées, rhodoïd, bon état
En 1957, l'auteur de ce livre, savant de notoriété internationale, révélait au grand public la civilisation sumérienne, née en Mésopotamie, le sud de l'actuel Irak, voici quelque cinq mille ans. Le miracle grec avait un précédent. Dès le troisième millénaire avant Jésus-Christ, les Sumériens avaient inventé l'écriture, fondé les premières cités-États, formulé les premiers codes de lois, donné leur première expression littéraire au mythe et à l'épopée, avec un lyrisme qui annonce les plus beaux textes de l'Ancien Testament. Pour une fois, les linguistes, infatigables, avaient précédé les archéologues et suggéré les fouilles qui devaient, avec la transcription des briques gravées de caractères cunéiformes, révéler au XXe siècle, stupéfait, que l'histoire commence à Sumer.
Arthaud, 1957, in-8°, 315 pp, avant-propos de Jean Bottéro, 58 héliogravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Signes des Temps)
En 1957, l'auteur de ce livre, savant de notoriété internationale, révélait au grand public la civilisation sumérienne, née en Mésopotamie, le sud de l'actuel Irak, voici quelque cinq mille ans. Le miracle grec avait un précédent. Dès le troisième millénaire avant Jésus-Christ, les Sumériens avaient inventé l'écriture, fondé les premières cités-États, formulé les premiers codes de lois, donné leur première expression littéraire au mythe et à l'épopée, avec un lyrisme qui annonce les plus beaux textes de l'Ancien Testament. Pour une fois, les linguistes, infatigables, avaient précédé les archéologues et suggéré les fouilles qui devaient, avec la transcription des briques gravées de caractères cunéiformes, révéler au XXe siècle, stupéfait, que l'histoire commence à Sumer.
Laffont, 2000, in-8°, 1020 pp, illustrations, 17 cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bouquins)
Les Celtes ont disparu mais leurs langues subsistent encore en Bretagne, en Cornouailles, en Écosse et en Irlande, au cœur d’une culture vivante et féconde. Ils ont dominé l’Europe pendant de longs siècles, avant de se fondre dans les peuples qui ont conquis leurs territoires et dont, le plus souvent, ils ont adopté la langue et l’écriture. Les auteurs grecs et latins ont exalté leurs vertus guerrières, mais l’archéologie a mis à jour des vestiges d’une civilisation bien plus riche. Nous connaissons aujourd’hui leur organisation sociale, leur religion, leur vie quotidienne, leurs mœurs. Par Venceslas Kruta, le meilleur spécialiste de l’histoire des Celtes. Un Dictionnaire de plus de 2000 entrées nous fournit une masse d’informations jamais rassemblés auparavant sur les sites, objets, coutumes, aspects de la vie quotidienne, personnages mythiques ou réels, ainsi que les bilans par pays. — Nos ancêtres les Celtes, les nôtres, c'est-à-dire ceux de vingt-deux pays d'Europe – ici Gaulois, ailleurs Boïens ou Galates... Les Celtes ont disparu, mais leurs langues subsistent encore en Bretagne, en Cornouailles, en Ecosse et en Irlande, au cœur d'une culture vivante et féconde. La conscience du rôle fondateur des anciens Celtes dans la formation de l'Europe se développe bien au-delà de ces régions atlantiques. Leur domination, culturelle, économique et militaire s'étendit pendant de longs siècles, de l'Océan aux Karpates et des grandes plaines du Nord aux rivages de la Méditerranée. Les auteurs grecs et latins exaltèrent surtout l'aspect militaire, mais l'étude des vestiges archéologiques permet d'esquisser une image des Celtes bien plus complète, surprenante pour ceux qui ne voient toujours en eux que des barbares, courageux mais incultes. Faire connaître l'histoire et la culture des anciens Celtes dans toute son extension européenne est le but et la nouveauté de cet ouvrage : après la présentation et l'analyse des sources, une synthèse historique fondée sur les derniers résultats de la recherche illustre les vicissitudes du monde celtique, depuis ses lointaines origines jusqu'à la perte de l'indépendance et l'avènement du christianisme. Un Dictionnaire de plus de deux mille entrées fournit une masse d'informations jamais rassemblées auparavant sur les sites, objets, coutumes, aspects de la vie quotidienne, personnages mythiques ou réels, ainsi que les bilans par pays. L'illustration abondante invite à poursuivre la lecture parmi les musées d'Europe et d'ailleurs qui conservent et mettent en valeur les innombrables traces des Celtes révélées par des générations d'archéologues. Le lecteur découvrira pourquoi deux semaines de sept jours font une quinzaine, pourquoi le gui est associé au Nouvel An, combien de villes de France et d'Europe sont des fondations celtiques... et bien d'autres aspects d'un richissime héritage que nous côtoyons au quotidien sans nous en apercevoir. (4e de couverture)
Hatier, 1982, in-4°, 255 pp, 116 photos en couleurs d'Erich Lessing, cartes, biblio, reliure toile havane éditeur avec trace de mouillure, sans la jaquette
Les Belles Lettres, 1957, gr. in-8°, 238 pp, index, broché, bon état (Bibliothèque de la Faculté de philosophie et lettres de l'Université de Liège). Edition originale, envoi a.s.
La loi navale qui fut promulguée à Athènes avant la deuxième guerre médique pose un certain nombre de problèmes. Les résoudre correctement, ce serait ajouter beaucoup à notre connaissance de la vie politique, financière, industrielle et militaire de la cité. Ce serait préciser le rôle que Thémistocle sut assumer à un moment délicat ; ce serait entrouvrir les registres publics des recettes et des dépenses ; définir le régime auquel étaient assujetties les mines d’argent ; évaluer le rendement qu’elles atteignaient ; mesurer l’effort dont un peuple entreprenant et courageux paya son désir de posséder une puissante flotte de trières. — "L'enquête de M. Labarbe a d'abord le grand mérite de renouveler la connaissance d'un sujet trop superficiellement traité par les historiens ; on peut leur reprocher, en particulier, d'étudier séparément divers éléments qui forment un véritable « système » : loi navale, régime minier, activité des chantiers maritimes, composition et changements de la population, matériel et effectifs dont Athènes se servit contre la flotte du Grand Roi. (...) En résumé, de 499/8 à 482/1, le nombre des citoyens athéniens a très sensiblement progressé. Or, il n'y eut pas à cette époque de naturalisation massive, comparable à celle qu'avait édictée Clisthène : durant ces dix-sept années, une augmentation « naturelle » de 6754-8164 ou de 8208-8955 individus pour 30.000 citoyens paraît s'être réalisée. Toutes ces évaluations témoignent d'un fait extrêmement important : au début du Ve siècle, la population de l'Attique traversa « une phase de rapide croissance» : de 500 à 480, le nombre des citoyens (hommes de 18 ans au minimum) s'est élevé approximativement de trois dizaine de milliers à quatre. D'où la rare audace manifestée par les Athéniens dans les domaines de l'activité politique et de l'activité militaire, leur ardeur à fonder une thalassocratie prépondérante et leur vaillant et prompt renoncement aux divers avantages immédiats dont l'application de la loi navale de Thémistocle exigeait la disparition : il y a là, conclut à bon droit l'auteur, « un ensemble dont toutes les parties sont solidaires ». Un index analytique, établi avec le plus grand soin, un index grec et latin, un index des noms propres et un index des sources anciennes rendront plus aisé l'emploi du très bel ouvrage que nous venons d'analyser." (Paul Cloché, Revue belge de Philologie et d'Histoire, 1959)
Seghers, 1981, gr. in-8°, 309 pp, 5 cartes, 22 illustrations sur 12 pl. hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, pelliculage lég. décollé au 2e plat, bon état (Coll. Etonnants voyageurs). Edition originale
"Voyageur infatigable, Jacques Lacarrière a choisi cette fois de mettre ses pas dans ceux d'un voyageur célèbre du Ve siècle avant J.-C., l'historien et géographe Hérodote, dont il présente ici les fameuses « enquêtes » en Perse et dans les pays du Proche-Orient. Grâce au génie du conteur, le monde «barbare» revit sous nos yeux. Qu'il raconte les suicides de chats en Egypte, la capture des crocodiles sacrés ou les mésaventures du roi Khampsinite, Hérodote nous tient littéralement sous le charme. Et l'émotion nous gagne peu à peu, lorsqu'apparaissent en filigrane « le mouvement du visage, la silhouette de la tendresse » de ceux qui demeurent pour nous l'enfance de l'humanité."
Plon, 1984, in-8°, 457 pp, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée d'une postface et de débats et critiques, 51 photographies hors texte, 21 illustrations et 2 cartes, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Terre humaine)
C'est sous les portiques de l'Agora d'Athènes qu'on aimerait lire ou entendre lire "L'Eté grec", témoignage passionné, approche vivante de la Grèce, chronique heureuse de vingt années d'amour avec une terre, un peuple et une histoire. Toutes les Grèces sont contenues ici : celle d'Hésiode et de Sophocle, celle des hymnes byzantins et des chants médiévaux de Digénis, celle des mémoires de Makryannis et des kleftika, ces chants épiques de la guerre d'Indépendance, et celle des poètes et des écrivains d'aujourd'hui. Il fallait bien ces vingt années de mémoire grecque pour que cette terre si visitée retrouve enfin son vrai visage et nous révèle en sa vie quotidienne, ses gestes, sa langue et ses passions, le fil secret qui relie Eschyle à Séféris, Homère à Elytis, et Pindare à Ritsos. Mais le plus rare peut-être en ce beau livre où passe un souffle libertaire est que l'érudition de l'auteur n'ait en rien entamé l'étonnement, la jeunesse et l'acuité de son regard.
Plon, 1980, in-8°, 427 pp, 51 photographies hors texte, 21 illustrations et 2 cartes, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée lég. défraîchie, bon état (Coll. Terre humaine)
Ce livre est une approche vivante, un témoignage passionné, l'histoire d'une liaison heureuse de plus de vingt ans avec une terre, un peuple et une histoire. L'originalité de l'approche de Jacques Lacarrière réside, littéralement, dans sa démarche. A travers le quotidien, les gestes et la langue populaires, dans un style impressionniste où se retrouvent l'harmonie de Sophocle, les chants médiévaux de Digenis, les mémoires du général Makryannis et les Kleftika, ces chants épiques de la guerre d'indépendance, nous passons tout naturellement de l'autre côté du miroir pour retrouver le fil qui relie Eschyle à Séféris, Homère à Elytis et Pindare à Ritsos...
P., Au Bureau de l'Oeuvre d'Orient, 1935-1950, 2 vol. in-8°, xxv-472 et xii-609 pp, 8 cartes dépliantes, dont 4 en couleurs, biblio, index, tome I imprimé sur papier Edita Prioux, brochés, bon état. Ouvrages couronnés par l’Académie française en 1936 et 1951
Complet. — Par Monseigneur Charles Lagier (1868-1958), directeur général de L'Œuvre d’Orient du 22 juillet 1921 à sa mort le 31 janvier 1958. Un tome III (de l'an 1204 à 1950), annoncé, n'est jamais paru. — "La lecture de ce livre, œuvre de haute vulgarisation, est plus que simplement intéressante. Elle est attachante. Le sujet de l'ouvrage est grandiose et émouvant. C'est l'histoire des splendeurs et des infortunes de l'Orient chrétien depuis l'âge apostolique jusqu'à la veille du schisme de Photius : histoire des splendeurs qui furent celles de l'Orient uni jusqu'à l'établissement du nestorianisme et du monophysisme, histoire des infortunes de l'Orient divisé, depuis le Ve siècle jusqu'à la fin de la querelle iconoclaste (843). Quatre magnifiques cartes géographiques, illustrées d'un bref commentaire, terminent l'ouvrage." (J. M. Hanssens, Gregorianum, 1938, à propos du tome I)
P., Librairie Lecoffre, J. Gabalda et Cie, éditeurs, 1935, fort gr. in-8°, xvi-685 pp, biblio, index, reliure pleine toile bleue, dos lisse avec titres dorés (dos lég. passé), couv. conservée, bon état (Coll. Etudes Bibliques)
"... Dans un premier livre, qui tient la moitié du volume, l'auteur étudie les Evangiles, examinant leur texte dans chacune de ces recensions, puis dans les citations des Pères anciens, les versions syriennes, les versions latines, les versions arméniennes et géorgiennes. Dans les livres suivants (II, III, IV, V), il étudie, pour les particularités qui leur sont propres, les Actes des Apôtres, les Epîtres de saint Paul, les Epîtres catholiques, l'Apocalypse. (...) On comprendra bien qu'il nous est impossible d'entrer dans les multiples détails de ces comparaisons de textes. En appendice, le Révérend Père reproduit diverses notes intéressant la critique du Nouveau Testament parues dans la Revue biblique en juillet et octobre 1935. Suit un précieux index des leçons examinées, puis la table des matières, très détaillée." (Venance Grumel, Echos d'Orient, 1936)
P., Librairie Lecoffre, J. Gabalda et Cie, éditeurs, 1933, gr. in-8°, ii-188 pp, biblio, index, reliure pleine toile bleue, dos lisse avec titres dorés (dos lég. passé), couv. conservée, bon état (Coll. Etudes Bibliques)
"L'histoire de la Constitution du Nouveau Testament présente des difficultés inextricables. Les témoignages patristiques qui semblent plutôt s'affronter que conduire aux mêmes conclusions ne sont pas faits pour encourager les étudiants : aussi l'histoire du Canon n'excite-t-elle pas leur intérêt, nous dit le R. P. Lagrange. Voici cet ouvrage donc qu'il leur présente et où il veut « découvrir les causes des opinions différentes et surtout les motifs qui ont prévalu et réalisé l'unité ». Les positions protestantes sont bien connues que représentent spécialement A. Harnack et Hans Lietzmann : entre plusieurs productions du christianisme primitif l'Eglise aurait, entre 170 et 200, choisi les plus accréditées pour les revêtir du caractère de canonicité. Erreur dogmatique mais aussi erreur historique. Sans rivaliser avec Th. Zahn, le P. Lagrange examine la question entière en six chapitres substantiels où il aborde, pour les résoudre, les points les plus sensibles et les plus significatifs du problème..." (Echos d'Orient, 1935)
P., Librairie Lecoffre, J. Gabalda et Cie, éditeurs, 1937, gr. in-8°, viii-243 pp, un frontispice (l'Orphée de Jérusalem) et 6 pl. de photos in fine, biblio, index, reliure pleine toile bleue, dos lisse avec titres dorés (dos lég. passé), couv. conservée, bon état (Coll. Etudes Bibliques)
"Le livre du R. P. Lagrange fait partie d'une introduction à l'étude du Nouveau Testament. Son auteur en a évidemment conçu le dessein en vue de son dernier chapitre : L'orphisme et le christianisme. Mais la nature des choses voulait qu'il ne pût l'écrire avant d'avoir élucidé pour son compte personnel ce qu'était cette religion dont il définit si justement « le caractère fuyant » (p. 7). Le résultat est une étude objective de l'orphisme en lui-même, où, sans prétendre aux mérites difficiles – et quelque peu stériles en pareille matière – d'une documentation exhaustive, l'auteur s'est efforcé de reprendre l'analyse des textes essentiels. Son ouvrage est d'un dessein très net, d'une méthode prudente et pénétrante à la fois, et, si le ton s'anime un peu dans le dernier chapitre, la ferveur du sentiment ne nuit jamais ni à la courtoisie de la discussion ni à la fermeté de l'analyse..." (Pierre Boyancé, Revue des Etudes anciennes, 1938)
P., Librairie Victor Lecoffre, 1903, gr. in-8°, xlviii-338 pp, reliure pleine toile bleue, dos lisse avec titres dorés (dos lég. passé), couv. conservée, bon état (Coll. Etudes Bibliques)
"Ceux qui désirent de bonne foi approfondir les problèmes scripturaires n'auront qu'à se louer d'entreprendre l'étude d'un ouvrage, où l'habile exégète qu'est le P. Lagrange expose le résultat de ses recherches personnelles sur un des points les plus délicats de la littérature biblique. (...) Il nous offre simplement une masse de remarques sur le vocabulaire hébreu, la syntaxe, la géographie, l'histoire, la concordance et l'appréciation des faits, la critique textuelle, la distinction et l'âge présumé des différentes sources, l'époque probable de la rédaction inspirée, etc. Tout cela du reste est présenté dans une langue claire et sans prétention, relevée de temps en temps par une pointe de fine ironie bien française. On goûte un charme sévère mais réel à suivre le commentateur dans son travail minutieux de critique et de reconstitution des documents primitifs." (S. Vanderstuyf, Echos d'Orient, 1903)