8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Fayard, 2019, in-8°, 311 pp, 18 photos, 3 fac-similés, une carte, notes, sources, broché, couv. illustrée, bon état
A la fin du XIXe siècle, face à la faillite de l'asile où l'on retient, plus qu'on soigne, les "aliénés" dans des établissements surpeuplés, des psychiatres réfléchissent à une solution alternative. Pourquoi ne pas faire sortir de ces hôpitaux les "incurables tranquilles" en les installant, contre rétribution, dans des familles, à la campagne ? Le conseil général de la Seine décide, en 1891, de tenter l'expérience. Un an plus tard, la petite ville de Dun-sur-Auron, dans le Cher, est choisie pour accueillir, "à titre d'essai" , la première "colonie familiale pour aliénés" en France. L'essai est si concluant que le nombre de familles prêtes à héberger des patients augmente de façon exponentielle. En 1913, la colonie de Dun compte plus de 1.000 malades mentaux pour environ 4.000 habitants. Appelé aujourd'hui "Accueil familial thérapeutique" , ce mode de soins existe toujours à Dun, même si les patients y sont moins nombreux qu'autrefois. En s'appuyant sur les archives hospitalières et sur des témoignages de patients, de familles d'accueil, de villageois, Juliette Rigondet raconte l'histoire de ce lieu à part dans la psychiatrie française et reconstitue l'existence de ces hommes et de ces femmes qui ont fait partie, jusqu'à leur mort, de la vie quotidienne des Dunois. Elle nourrit ainsi la réflexion sur ce que notre société fait des "fous" et de l'Autre. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1990, in-8°, 476 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1998, gr. in-8°, 380 pp, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Munie d'une bonne bibliographie, à laquelle sont ajoutés quelques entretiens, C.R. a eu l'idée de prendre l'histoire à l'envers, en commençant par les échecs plutôt que par les succès ; ceux qui ont surmonté l'échec (De Gaulle, Mitterrand et Chirac), et ceux qui s'y sont engloutis (P. Mendès France, V. Giscard d'Estaing, J. Chaban-Delmas et P. Bérégovoy, auquel elle a consacré un livre). Tous ces itinéraires sont évidemment très différents : il y a loin des années de solitude altière, disputée à la littérature par Ch. de Gaulle, aux années d'humiliations suivies de patiente reconstruction d'une force politique par F. Mitterrand, à celles encore de V. Giscard d'Estaing, entièrement tendues vers la recherche d'un rôle, qu'il s'agisse du Conseil général, du Parlement européen, et, à défaut de Matignon presque frôlé, de la présidence de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Le livre se termine avec J. Chirac, dont l'originalité aura été d'insérer l'échec à l'intérieur du succès, ce qui permet de conclure avec mélancolie sur la politique qui ne serait que la « conjuration de la mort ». Vérité individuelle peut-être, mais traduisant une approche égocentrique et donjuanesque qui laisse de côté la finalité collective de la politique." (Revue française de science politique, 1998) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Francfort-sur-le-Main, Zweitausendeins et Salzhausen, Petra Nettelbeck, 1980, 7 forts vol. in-12, 849, 1511, 1695, 1783, 1431, 1081 et 605 pp, (8955 pages en tout), 5 index, brochés, bon état. Texte en allemand
Publiés de mai 1934 à 1940, s'appuyant sur un vaste réseau de collaborateurs du Reich, ces reportages constituent une source importante sur la vie et les attitudes de la population allemande envers le régime dans l'Allemagne nationale-socialiste. La collection présentée ici est la réimpression complète des fiches publiées par Erich Rinner à Prague pour le compte du comité des exilés du SPD, puis à Paris à partir de 1938. Après l'arrivée au pouvoir du régime national-socialiste, la Sopade, une organisation en exil du SPD, a été créée à Prague. Dès le début, le parti a recueilli des rapports sur le Reich et les a publiés. Au début, il ne s'agissait souvent que de rumeurs. Ensuite la collecte d'informations a été plus systématiquement exploitée et évaluée. La Sopade disposait, avec les secrétaires des frontières, de personnes chargées de maintenir le contact avec certains districts du SPD en Allemagne. Depuis 1934, les secrétaires aux frontières sont devenus les principaux points de collecte d'informations de toutes sortes en provenance d'Allemagne. Les rapports, également appelés "rapports verts" en raison de la couleur de leur couverture, étaient principalement recueillis par Erich Rinner. A ses côtés, Fritz Heine était le rédacteur en chef des rapports, et le principal responsable de leur diffusion. La compilation a été réalisée en grande partie par Rinner. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France-Empire, 1979, gr. in-8°, 314 pp, broché, couv. à rabats, bon état
George Riond (1909-1997) fut secrétaire général adjoint chargé de l'action civique de la Légion française des combattants en 1940, avant de s'engager dans la Résistance. Dans ses souvenirs, il cherche à donner une image anodine d'un mouvement dans lequel, il est vrai, il avait eu des responsabilités de premier plan (secrétaire général adjoint, directeur des services civiques :c'est-à-dire de la propagande) ; il prétend par exemple que la Légion « n'était pas vichyssoise », mais d'autres pétainistes affirmés, restés fidèles, témoignent sans fard de son idéologie et de ses objectifs ; ainsi l'amiral Auphan, qui persiste à faire l'éloge de l'élite légionnaire et de ses vertus. (Jean-Marie Guillon, “La Légion française des combattants, ou comment comprendre la France de Vichy”, Annales du Midi, 2004) — "Un jeune provincial, animateur virulent des Jeunesses patriotes en Savoie, est à Paris le 6 février 1934. Il s'appelle Georges Riond et dans un livre de souvenirs intitulé “Chroniques d'un autre monde”, il évoque cette journée mémorable :« En province et à Chambéry tout particulièrement, le bourgeois n'est pas porté au déchaînement, l'ouvrier a d'autres chats à fouetter et le paysan ne comprend pas le mic-mac. Je ne me sens pas plus échauffé qu'eux. Je vais tout simplement déjeuner avec André Tardieu. » Le 6 février 1934, Georges Riond est à Paris pour déjeuner avec André Tardieu et Paul Reynaud. Alors qu'il ironise sur le slogan du cartel des gauches « contre le mur d'argent », il est interrompu par André Tardieu : « Mais oui, il existe le mur d'argent. Ils sont cinq : Peyerimhoff des Houillères, de Wendel des Forges, Hermant des Assurances, Duchemin de la Production Française et Ernest Mercier de l'Electricité. » En sortant du déjeuner, Georges Riond est invité par André Tardieu à assister à la séance de l'Assemblée nationale. Il constate : « Pour la première fois, j'ai sous les yeux le Parlement coupé en deux par les parti-pris. Ici le soutien sans condition, là l'opposition sans nuance. »" (Pol Bruno, La saga des Giscard, 1980) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 2004, gr. in-8°, 449 pp, sources et références, broché, couv. illustrée, bon état
"Ce livre est un témoignage de fidélité. A une aventure personnelle au long cours, à une certaine manière d'envisager et de raconter l'histoire nationale, à une idée de la France qu'occulte beaucoup le récit des guerres, des crises, des épreuves et de tout ce que nous avons payé au prix fort depuis 1870. On oublie trop souvent en effet que les Français de tous horizons - politique, social, culturel ou géographique - n'ont jamais abandonné leurs rêves. Ils ont même déployé des talents exceptionnels dans la chasse au bonheur, œuvrant pour les mille joies qui tissent la vie d'un être collectif. Ici, le plaisir simple des guinguettes, du vélo, du pique-nique amical, plus tard, celui des vacances "payées", de l'excursion automobile ou de la découverte en commun de la radio, du ciné et de la télévision. Ailleurs les satisfactions d'être encouragés dans cette recherche par ces "monstres froids" que leur semblaient être l'école, l'Etat et la République, protecteurs sévères de l'identité tricolore et capables de répondre à cette soif de mieux-être et de dignité à portée de main par le certif, les assurances sociales ou la laïcité. Les Français ont bien su repérer les meilleurs d'entre eux, les Jaurès, Marc Bloch, Mendès France ou de Gaulle, tous avocats d'une fraternité qui n'était pas pour eux qu'une devise. Une histoire de petits bonheurs ? Soit, mais aussi indispensables que le pain quotidien et d'autant plus chers aujourd'hui qu'ils disparaissent dans la légende d'un siècle." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 1980-1983, 2 vol. in-12, 309 et 382 pp, chronologie, biblio, index, brochés, couv. illustrées, bon état (Nouvelle Histoire de la France contemporaine, 15 et 16). Inédits parus directement au format de poche
"Deux solides volumes qui ne se contentent pas seulement de retracer « la vie de la France et des Français de 1944 à 1958 » (I, p. 5) au niveau de l'« Hexagone », mais en dehors de lui, son cadre ayant volé « en éclats dans un contexte mondial qui écartèle la France entre Washington, Moscou (...), Dien Bien Phu » (p. 6) et, ultérieurement, les djebels algériens. Car la triste vérité est là : l'histoire de ces quatorze années est celle d'un « pays porté au-delà de lui-même par sa victoire de 1945 » (I, 264), et qui n'est plus capable d'assumer son destin, les centres de décision lui ayant échappé. (...) Ainsi, ces deux volumes apportent aux spécialistes, comme aux enseignants et aux étudiants qui utilisent cette collection, un travail solide bourré de chiffres utiles et nourri de références abondantes, qui a fait date dans les annales de l'histoire immédiatement contemporaine. Un travail qui incite aussi à la réflexion — ne serait-ce que par la méditation finale à laquelle l'auteur nous convie (cf. p. 350-351.) On lui accordera aussi des qualités de style et d'humour, avec des formules bien venues et des portraits parfois tracés au vitriol. On ne saurait trop insister sur l'aisance avec laquelle ont été abordés des problèmes aussi que les questions intéressant la croissance ou les mécanismes Ces deux volumes aportent la preuve qu'il est possible de concilier des vues pénétrantes avec un discours aisé à suivre. En tout cas, Jean-Pierre Rioux peut attendre avec sérénité que les archives viennent confirmer les vues qu'une analyse rigoureuse de la documentation imprimée lui a permis de présenter." (Claude Lévy, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1985) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
UGE, 1973, in-12, 444 pp, repères bibliographiques, chronologie, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. 10/18). Inédit paru directement au format de poche
Paru en 1973, "Révolutionnaires du Front populaire" est un recueil de textes rassemblé par Jean-Pierre Rioux. Cinq ans après mai 1968, Jean-Pierre Rioux s'est interrogé sur l'action des minorités révolutionnaires à l'époque du Front Populaire. En trois parties et 62 textes – le plus souvent des tracts ou des articles de la presse révolutionnaire – il nous fait revivre les heures agitées du Front Populaire. — "Pour cerner la réalité de ces révolutionnaires laissés pour compte, Jean-Pierre Rioux leur a rendu la parole. Il a ainsi rassemblé un dossier de grand intérêt. Que voulaient, que pouvaient ces anarchistes, ces trotskistes, ces militants de la Révolution prolétarienne, de l'École émancipée ou du groupe Que faire ?, ces minorités qui n'ont jamais réussi à influer sur un mouvement de masse réel ? Mais surtout que représentaient-elles, qui étaient-elles ? "Noyaux prolétariens" ou "simples agrégats groupusculaires et fluctuants de petits-bourgeois à la recherche d'une identification" ? Pouvaient-elles vraiment aider les grévistes de 1936 "à se donner des mots d'ordre originaux qui auraient peut-être fait démarrer la révolution française" ? Il y a là un vaste champ de recherches et une clé à trouver pour aujourd'hui." (Le Monde, 5 juillet 1973) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
GLM, Larousse, 2008, in-8°, 479 pp, préface de Jean-Pierre Rioux, 22 cartes en couleurs sur 15 pl. hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
A partir de 1918, et plus que jamais, l'histoire se joue à l'échelle du globe : deux guerres mondiales et de nombreux conflits – au Viêt-Nam, au Proche-Orient, en ex-Yougoslavie – font de la planète un gigantesque champ de bataille. Cependant, les grandes figures de ce siècle ne sont plus seulement politiques : les dieux du stade et les stars du grand ou du petit écran sont devenus aussi familiers à des millions de personnes que de Gaulle, Kennedy ou Gandhi. En effet, les progrès des transports, des télécommunications et de l'informatique font du monde un "village planétaire" où l'information circule en temps réel grâce à Internet. Enfin, le XXe siècle est celui des révolutions au quotidien : le réfrigérateur et la carte bancaire, l'automobile et l'avion..., mais aussi les supermarchés et les congés payés, le chewing-gum et les plats surgelés ! Réunis sous la direction scientifique de Jean-Pierre Rioux, les meilleurs spécialistes du XXe siècle proposent une histoire panoramique et véritablement mondiale, du traité de Versailles à la guerre en Irak. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
RIOUX (Jean-Pierre) et Jean-François SIRINELLI (dir.).
Reference : 109484
(1998)
ISBN : 9782020135375
Seuil, 1998, pt in-4°, 402 pp, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dans le texte et à pleine page, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Univers historique), envoi a.s. des 2 auteurs
Laïcisations, massifications, sécessions : Jean Pierre Rioux observe, de 1885 à 1918, les différents mouvements qui affectent la culture française. Au lendemain de la Grande Guerre, le temps s'accélère comme l'écrit Jean-François Sirinelli, et la fin de siècle (des années 1960 à nos jours) montre que l'histoire culturelle de la France ne fut pas la quête d'une identité innée mais celle d'une construction humaine, aléatoire et probante à la fois. À l'identité granitique, les deux auteurs ont préféré une histoire faite d'étapes et d'accidents, d'événements et d'inflexions, de pensées et de libertés élaborées. "Une histoire en actes, en rêves... dont le sac et le ressac ont laissé des traces, des liens, des projets, des ferments : la culture d'un peuple". Mais l'historien du XXe siècle travaille dans des conditions difficiles et ses hypothèses ne sont pas toujours clairement vérifiables. C'est pourquoi trois points saillants ont été dégagés : la force de l'événement, l'idéal républicain et la massification des êtres et des choses contre laquelle la France culturelle a bataillé afin que l'individualisation des mœurs et des consommations n'aliène pas tout à fait le sujet pensant. -- "Comment, au fil des siècles, ceux qui habitaient les limites de la France actuelle se représentaient-ils le monde qui les entourait ? Que disaient-ils, que pensaient-ils de ce monde, figuré ou sublimé par la littérature, codifié par les normes et les valeurs, contourné par le divertissement, pensé par les grandes constructions intellectuelles, expliqué par la science, partiellement maîtrisé par les techniques, doté d'un sens par les mythes et les croyances, transmis par l'éducation et l'instruction ? Voici, en d'autres termes, et en mémoire de tant d'efforts, dans ce pré carré au finistère de l'Europe, une autre façon d'écrire l'histoire de la France, où l'on tente d'expliquer ce qui a été transmis, acquis, dit, pensé, imaginé et créé au pays de Gerbert et de Sartre, de Lulli et de Cézanne, de jean Goujon et de Tino Rossi. Telle est l'ambition de la jeune histoire culturelle, qui irrigue cette série: faire, sur quinze siècles, le récit savant et vivant de tout ce qui en France, nous dit Paul Ricoeur, a été régi par "une loi de fidélité et de création"." (J.P.R. et J.-F.S.) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
RIOUX (Jean-Pierre) et Jean-François SIRINELLI (dir.).
Reference : 112763
(2002)
ISBN : 9782213611570
Fayard, 2002, gr. in-8°, 461 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
L’émergence, l’affirmation puis le déferlement de la « culture de masse » a profondément marqué les consommations et les pratiques culturelles, les sensibilités et les rêves, les grands et petits bonheurs, la vie tout simplement des Françaises et des Français de toutes générations. Ce livre souligne les chronologies singulières et les ressorts dramatiques du siècle culturel, mais sans dissimuler la force intrinsèque de ce flot montant qui a contribué à promouvoir les masses en les divertissant. Il examine pas à pas cette combinaison constante d’un air du temps changeant et d’une aspiration foncière à cette nouvelle culture où le cinéma, le disque, la radio jouent un rôle prépondérant et qui n’a jamais été une simple et banale importation anglo-saxonne. Il permet de découvrir ainsi que cette consommation de masse fut et demeure une expression de l’individualisme conquérant, démultiplié et devenu consommateur, une forme de revanche sur le tragique et sur la mort qui ont tant frappé et tant désespéré dans ce siècle de fer. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1999, fort pt in-4°, 980 pp, 2 index, liste des auteurs, reliure pleine toile éditeur, jaquette illustrée, signet, bon état
Par Jean-Pierre Rioux, Jean-François Sirinelli, avec la collaboration de 63 auteurs, dont Maurice Agulhon, Claire Andrieu, Pierre Barral, Jean Baubérot, Jean-Jacques Becker, Alain Beltran, Jean-Marc Berlière, François Caron, Olivier Dard, Antoine Prost, etc. — "Depuis la Grande Guerre, la France a connu un siècle d'épreuves et de mutations sans précédent. Qui étions-nous, qui sommes-nous aujourd'hui au seuil de ce nouveau millénaire ? L'ambition de ce livre est de répondre à ces questions, en exposant l'aventure dont les uns et les autres sommes les exacts contemporains. Voici un livre d'histoire donc, qui interroge la permanence d'un destin, et arrime au temps l'avenir qui s'ébauche. Jean-Pierre Rioux et Jean-François Sirinelli ont conçu et écrit ce livre, avec le concours d'historiens renommés. Plus d'une centaine d'articles, véritables essais portant sur des thèmes majeurs, s'ordonnent en six grands chapitres : événements, valeurs d'établissement, vies quotidiennes, figures sociales, tensions et passions, enjeux. Le lecteur peut ainsi trouver facilement les repères essentiels de notre histoire de 1914 à 2000, à travers une série d'événements soigneusement égrenés. Au gré de ses curiosités, il pourra mesurer la signification de la "République", de la "Nation", ou de l' "Etat", l'importance des mutations du "paysage", des "communications", des mœurs... comme la permanence des valeurs inchangées de la "table" ou du bistrot du coin. Il rencontrera les figures sociales ("l'ouvrier", "le bourgeois") ou les personnages ("l'artiste", "le journaliste") qui composent le portrait d'une société marquée par la montée de l'individualisme mais qui a conservé une certaine cohérence. L'étude des tensions et des passions révèle la profondeur de l'atavique culture du conflit. Enfin l'ouvrage s'achève sur une série d'interrogations qui sont autant d'enjeux pour une réflexion stimulante : qui travaille ? qui est exclu ? y a-t-il une justice pour tous ? quelle violence la société sécrète-t-elle ? En voyageant entre les différents articles (et grâce aux index), le lecteur percevra la cohérence et l'unité d'ensemble de ce Dictionnaire qui se veut critique : autant qu'un bilan du XXe siècle, il souligne les lignes de force et la mise en perspective." — Ce dictionnaire se veut un outil pour comprendre les grands changements du XXe siècle. Il est organisé par grandes thématiques, six au total. À la fin de chaque chapitre, il y a des indications bibliographiques. Les 6 grandes thématiques sont les suivantes : 1. les événements du siècle, 16 au total : de la Grande Guerre à la coupe du monde de football en 1998 ; 2. les grandes valeurs françaises : la République, la nation, la providence sociale ; 3. les aspects de la vie quotidienne : les livres, la musique, le journal ; 4. la présentation de 27 figures sociales : l’ingénieur, les parents, le juge, l’enseignant... ; 5. les tensions et les passions : mémoire et nation, immigrés et étrangers, l’impôt, la délinquance, les partis politiques ; 6. les enjeux : cette partie repend les thèmes traités précédemment mais envisagés sous une vue prospective amenant le lecteur à une réflexion et des interrogations. Sous le titre « Envoi » les auteurs proposent des conclusions sur les résultats de leurs analyses. À la fin de l’ouvrage, se trouve un index des noms propres et des thèmes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1985, gr. in-8°, 259 pp, préface de Jacques Guillermaz, 16 pl. de photos hors texte, une carte et un plan, broché, couv. illustrée, bon état
Constantin Rissov arrive en Chine en 1931, à l'âge de quinze ans. Réfugié russe, il échoue en Mandchourie. Partageant le sort des émigrés, il est vite fasciné par la Chine, déchirée mais éternelle, qui va devenir sa seconde patrie. Plongé dans les coutumes et la culture des Chinois, il en connaîtra aussi le sort et les tourments politiques. La guerre sino-japonaise, la lutte entre nationalistes et communistes le jettent sur les routes. Il veut défendre la Chine. Arrêté une première fois par les troupes d'un seigneur de la guerre, il découvre la justice médiévale. Après avoir suivi l'entraînement de l'école des Cadres du parti communiste chinois, il est enlevé par une organisation secrète et fasciste à la solde de Chiang Kai-Shek. Durant sept ans, sans procès, sans pouvoir prévenir les siens, il partage avec des êtres hors du commun les conditions brutales de cette incarcération. Enfin libre, il reprend des études de chinois classique à l'université de Pékin. L'arrivée des communistes au pouvoir, en 1949, lui permet d'accéder à des postes universitaires élevés : directeur du département de russe, traducteur officiel de Lyssenko. Mais le sort s'acharne encore sur lui. Arrêté par les communistes comme espion à chaque nouvelle purge, il passera au total onze ans dans les prisons politiques maoïstes. Grand érudit, témoin direct d'événements historiques considérables, Constantin Rissov raconte ici sa vie pleine de surprises, d'amour et de souffrance, avec une fraîcheur et une passion intactes. Il demeure un amoureux inconditionnel de la Chine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1956, in-8°, xvi-336 pp, traduit de l'allemand et présenté par Jean R. Weiland, broché, bon état
"L'action des Allemands qui s'efforçaient d'organiser la résistance à l'hitlérisme est très mal connue en France. L'étude de M. Gerhard Ritter concerne particulièrement l'action de Carl Goerdeler, premier bourgmestre de Leipzig au moment de l'avènement au pouvoir de Hitler, et qui fut l'une des personnalités civiles les plus remarquables de la résistance allemande à l'hitlérisme..." (Paul Sérant, Revue des Deux Mondes, 1957) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Editions du Hibou, s.d. (1933), in-12, 157 pp, broché, une caricature de Herriot en couv., dos bruni, bon état
"Le portrait-satire du président du parti radical vient d'être édité en librairie. En exergue, cette appréciation de M. Binet-Valmer dirigeant des Croix de Feu et fasciste notoire « N'êles-vous pas ainsi que moi, M. Herriot, membre du Comité des Compagnons de Jeanne d'Arc ? Alors j'ai confiance. » Ces trois lignes ne sont-elles pas tout un programme, celui de l'escroquerie commise par les partis de « gauche » au pouvoir depuis un an et dont « l'éminence Herriot » est un des chefs les plus représentatifs ? Voilà sans doute pourquoi la presse dite de gauche, sans exception, a fait le silence le plus complet autour de la pa.rution du livre de notre ami Jules Rivet. Elle ne pouvait évidemment reconnaître ce que voient aujourd'hui les millions d'électeurs radicaux et socialistes de mai 1932, et qui forme comme la conclusion de notre collaborateur « Ainsi Herriot continue Tardieu qui continue Poincaré...» !" (L'Humanité, 7 juillet 1933) — Par Jules Rivet (1884-1946), instituteur puis journaliste, anarchiste individualiste, cofondateur du Canard enchaîné en 1916, Jules Rivet en fut le secrétaire de rédaction durant tout l’Entre-deux-guerres. « Jules Rivet était le parfait représentant vestimentaire de l’anarchiste romantique classique : longs cheveux noirs de jais, moustaches et bouc méphistophéliques, chapeau à larges bords, cravate lavallière, costume de velours, bottes. Il affichait en outre un flegme imperturbable et était pince-sans-rire comme un vrai crabe. » (Léo Campion). Sous l’Occupation, il bascula dans la collaboration. Dans son Journal (“Mon journal dans la drôle de paix”, 1947), Jean Galtier-Boissière le stigmatisa en ces termes : « Jules Rivet, le grand indépendant à lavallière, l’anar des anars, ce brave Jules qui pendant vingt ans a vitupéré la grande presse pourrie... il a un contrat au Petit Parisien. Oh pas celui des infâmes capitalistes Dupuy, mais Le Petit Parisien des hitlériens Jeantet et Laubreaux, le plus emboché des journaux boches de Paris. (...) Bien que sa prose fût assez anodine, Rivet se vit épurer pendant cinq ans et le “Canard” mit en pénitence son feutre à bords plats, sa lavallière noire et ses pantalons demi-houzar de photographe d'art 1900. "Jules" ne pouvait vivre que sous l'aile protectrice de son bien-aimé caneton. L'ostracisme de cet intransigeant volatile l'a tué. » (Maitron, Dictionnaire des anarchistes) — Cet ouvrage a été prépublié en feuilleton dans “L'Humanité” à partir du 3 novembre 1932. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Erpe, Uitgeverij De Krijger, 2005, in-8°, 188 pp, 70 photos, annexes, sources, broché, couv. illustrée, bon état
Rodolphe, Comte de Hemricourt de Grunne voit le jour à Bruxelles peu avant le premier conflit mondial. En 1935, le jeune homme enlisé dans la vie facile et mondaine de la capitale, rêve d’agir, de voir le monde, de construire quelque chose…Le brutal déclenchement de la Guerre Civile espagnole va le pousser à rejoindre le camp des « rebelles » où, par hasard, il pourra réaliser son plus grand rêve : voler ! Pendant trois années, opérant sur avions allemands ou italiens, l’ex-dandy bruxellois se révèlera comme un des meilleurs aviateurs de Guerre Civile. La carrière atypique de ce garçon non-conformiste, prouve que, pour des êtres volontaires, rien n’est intangible, rien n’est fixé d’avance. De Grunne sut se forger lui-même sa destinée à travers les conflits... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 2000, in-8°, 227 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Jacques Robert ayant œuvré pendant neuf ans comme membre du Conseil constitutionnel se trouvait en position privilégiée pour expliquer comment travaille et se comporte une institution officielle qui a pris, au fil du temps, une importance de plus en plus grande dans l'Etat. Ce livre n'est donc pas un essai juridique ou politique, mais un récit vécu de l'intérieur. Comment entre-t-on au Conseil constitutionnel ? Comment y est-on accueilli ? Quelle tâche vous est confiée ? Quelle influence peut-on y avoir ? On trouvera aussi dans cet ouvrage le portrait des nombreuses personnalités que l'auteur a bien connues. Tout cela fait un livre vif, inattendu, riche d'informations et de l'enthousiasme de son auteur pour la mission qui fut la sienne. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1959, in-8°, 333 pp, biblio, index, broché, lég. défraîchi, bon état (Coll. L'Air du temps)
"Récit fourmillant d'anecdotes et de détails sur la vie de la capitale allemande depuis 1945. Accent mis sur les origines de la situation créée par les Alliés en 1945, afin d'éclairer les difficultés qui surgiront peu après. Les auteurs, deux spécialistes des affaires allemandes, s'appuient sur une documentation très riche." (Revue française de science politique, 1960) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Éditions de la Bièvre, 1985, in-8°, 252 pp, chronologie, broché, couv. illustrée, bon état
"« Un homme d'État moderne a, durant son mandat, deux, tout au plus trois, grandes décisions stratégiques à prendre et le reste du temps, il le passe à réparer avec plus ou moins de talent les gaffes qu'on commet inévitablement au pouvoir ». Cette observation de Jean François-Poncet met parfaitement en lumière le problème qui se pose au commentateur, à l'analyste d'une politique : doit-il la démonter minutieusement ou, au contraire, la situer dans une perspective globale, historique ? Gabriel Robin opte pour la première démarche. Il suit, presque au jour le jour, la diplomatie mitterrandienne. A travers cette exploration très critique, même systématiquement critique, l'expérience mitterrandienne apparaît comme l'échec typique d'un machiavélisme naïf de gauche..." (Philippe Moreau Defarges, Politique étrangère, 1986) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bruxelles, Editions Complexe, 1979, gr. in-8°, 150 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale
Le livre raconte dans une forme nouvelle la rencontre de la petite et de la grande Histoire. Le héros en est un personnage qui a traversé le 20e siècle et accompagné ses gloires et ses déchirures : le père de la narratrice. Ce petit juif d’un shtetl polonais s’en était allé rejoindre l’Armée rouge où, à « l’appel du grand Lénine se levaient les partisans » comme le disait une chanson célèbre du moment. Une biographie qui mêle le réel et l’imaginaire, et un hommage à un père hors du commun. — “Le Cheval blanc de Lénine ou l’Histoire autre”, publié en 1979 par une jeune historienne française, Régine Robin, est construit autour de deux sujets emboîtés : la question de l’identité juive dans le monde d’après Auschwitz et la manière dont cette question peut être abordée dans une œuvre littéraire. Comme pour montrer la meilleure façon de le faire, Robin élabore dans “Le Cheval blanc de Lénine” un « genre » narratif innovant, fortement ancré dans la tradition de l’essai littéraire, dans la mesure où la pensée de l’auteur semble s’y développer au fil de l’écriture sans rencontrer d’obstacles ni suivre un plan rigoureux, un « genre » nouveau, situé entre autobiographie, récit historique, analyse sociologique et création romanesque. L’essai autobiographique, ouvertement assumé comme tel, se réalise au cours d’une enquête sur le passé familial vite confondu avec celui du shtetl de Koluszyn en Pologne orientale dont la famille de Régine Robin est originaire. Ce retour imaginaire au shtetl aboutit à une réflexion sur la langue et la culture yiddish à la fin du siècle des camps... (Alexandre Prstojevic) — "J'ai écrit un livre qui s'appelle “Le Cheval blanc de Lénine ou l’Histoire autre”. J'ai essayé, par une forme-mixte où la fiction est importante, de rendre la parole au peuple juif de langue yiddish assassiné par les nazis. J'ai inventé une généalogie fictive, j'ai fait jouer mon roman familial, le légendaire familial. J'ai convoqué par bribes culturelles, fantasmes individuels et fantasmes collectifs. J'ai restitué un imaginaire social à un groupe dont il ne reste que des survivants. Cela donne une écriture qui a ses faiblesses, je n'en disconviens pas, mais qui est véritablement plurielle, car je joue avec les sociogrammes, je les parodie, je les déplace, je me débats avec les stéréotypes culturels et ethniques sans masquer le débat..." (Régine Robin, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1986) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Montréal, Boreal-Express, 1982, in-8°, 213 pp, broché, couv. illustrée, état correct
Par un journaliste québécois vivant à Paris depuis 1972, spécialiste des mouvements socialistes et communistes, une étude et un témoignage sur l'effondrement du "marxisme institué", et plus précisément du "soviétisme", particulièrement en Europe orientale et occidentale, avec des pages consacrées aux Khmers Rouges (pp 32-36) et au Vietnam socialiste (pp 198-203). "Au verso de son livre, Louis-Bernard Robitaille affiche une tête de myope sympathique. À l'intérieur de ses pages aussi. Comment a-t-il pu être marxiste indépendantiste au Québec dans les années 60 ? Il fallait une bonne dose de candeur pour croire au Grand soir rouge sur le Saint-Laurent. Pour prendre une telle position, il fallait aussi croire au passé glorieux des révolutions russe et chinoise, au futur pouvoir des partis communistes européens et aux actuelles luttes de libération dans le Tiers-monde. C'est à chacun de ses actes de foi que va maintenant s'attaquer Robitaille. (.) Comme tous les myopes, Robitaille voit mieux de proche que de loin. Vu du Québec, le communisme européen et asiatique baignait dans un flou romantique. Mais en tant que journaliste québécois installé à Paris depuis plusieurs années, Robitaille a pu interviewer des dirigeants du P.C.F., visiter les pays de l'Est, lire et rencontrer les détracteurs du régime communiste. Après coup, Robitaille constate qu'il n'est pas le seul à avoir été myope." (Jacques Gagnon) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1982, fort gr. in-8°, 735 pp, annexes, broché, bon état (tome 2 sur 4). On joint 3 coupures de presse dont la nécrologie de Ph. Robrieux, 1936-2010 (“Le Monde”, 8-10-2010)
"Une histoire du PCF qui surclasse toutes ses devancières. (.) La méthode de Philippe Robrieux a été très discutée et son objectivité mise en cause : on l'a accusé de régler un compte personnel avec le parti et d'utiliser des sources douteuses ou invérifiables (entretiens personnels, confidences de militants anonymes...) Une telle objection ne peut être retenue : Philippe Robrieux a récemment versé à l'Institut d'histoire du temps présent ses archives personnelles et ses détracteurs n'ont jamais pu le prendre en flagrant délit de falsification. Sur un sujet particulièrement épineux il a cherché à rester objectif et y est largement parvenu, sous réserve toutefois de son engagement personnel : il reste attaché au socialisme et au mouvement ouvrier, ce qui le conduit à embellir quelque peu les débuts du mouvement communiste et à avoir tendance à faire retomber toute la responsabilité de sa dégénérescence sur Staline." (Hervé Coutau-Bégarie, Politique étrangère, 1984) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1982, fort gr. in-8°, 544 pp, broché, couv. illustrée, bon état correct (tome 3 sur 4). On joint la nécrologie de Ph. Robrieux, 1936-2010 (“Le Monde”, 8-10-2010)
"Une histoire du PCF qui surclasse toutes ses devancières. (.) La méthode de Philippe Robrieux a été très discutée et son objectivité mise en cause : on l'a accusé de régler un compte personnel avec le parti et d'utiliser des sources douteuses ou invérifiables (entretiens personnels, confidences de militants anonymes...) Une telle objection ne peut être retenue : Philippe Robrieux a récemment versé à l'Institut d'histoire du temps présent ses archives personnelles et ses détracteurs n'ont jamais pu le prendre en flagrant délit de falsification. Sur un sujet particulièrement épineux il a cherché à rester objectif et y est largement parvenu, sous réserve toutefois de son engagement personnel : il reste attaché au socialisme et au mouvement ouvrier, ce qui le conduit à embellir quelque peu les débuts du mouvement communiste et à avoir tendance à faire retomber toute la responsabilité de sa dégénérescence sur Staline." (Hervé Coutau-Bégarie, Politique étrangère, 1984) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Stock, 1985, gr. in-8°, 360 pp, 32 annexes, broché, bon état
Ancien du Comité central jusqu'en 1968 où il quitte le Parti communiste français, Ph. Robrieux décrypte dans cet ouvrage le fonctionnement du PCF de l'intérieur. Il décrit le PCF comme « une secte religieuse chargée d’un certain nombre de traits médiévaux ». — "Dans “La Secte”, il raconte les hommes, leurs aventures, et le pouvoir du PCF. Le militant vit, rêve, lutte, « monte » dans le parti, et met dès lors, sans s’en rendre compte, le doigt dans un engrenage totalitaire qui le happe. Alors qu’il croit lutter pour les ouvriers, pour l’égalité et pour le communisme, il travaille pour les super-privilégiés de la Nomenklatura. Peu à peu, il se laisse à son tour corrompre. Il a rempli divers questionnaires biographiques, ce qui le rend prisonnier de son passé et de la police politique au service d’un pouvoir mystérieux et lointain. Contrôlé désormais par la toute-puissante « section des cadres », il doit tout accepter ou s’exclure. Certains dirigeants communistes – et non des moindres – en ont fait la dure expérience. La base, dans son idéalisme, ignore qu’elle est manipulée. Le simple militant croit obéir à des leaders politiques, préoccupés seulement des intérêts du prolétariat ; il n’est en fait qu’un instrument aux mains des dignitaires d’une secte qui sont aveuglément au service de l’expansionnisme soviétique. Ce livre, vivant et passionnant, permet de décoder la politique du PCF et de comprendre enfin ce que veut sa direction, en même temps qu’elle éclaire d’un jour nouveau certaines affaires." (4e de couv.) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1991, in-8°, 331 pp, préface de Jean-Luc Domenach, une carte, annexes, biblio, broché, manque les pages de faux-titre et de titre, bon état
"Cet ouvrage propose un tableau détaillé des différentes formes de criminalité apparues récemment en Chine. L'explosion de la délinquance, et plus particulièrement celle des jeunes, est mise en rapport avec l'échec de l'État à substituer aux contrôles totalitaires d'antan de nouveaux modes de contrôle social plus conformes aux exigences de la modernité." (Tiers-Monde, 1996) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.