8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P. Jules Tallandier, 1932, in-8°, 182 pp, broché, édition originale, un des 20 ex. numérotés sur pur fil Lafuma, bon état, envoi a.s. Rare
Fayard, 1986, in-8°, 414 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée
Armand Colin, 1933, in-8°, 392 pp, 3 cartes, biblio, broché, bon état
Par Joseph-Fernand Grenard (1866-1942), explorateur au Turkestan chinois et au Tibet (1891-1894), puis diplomate, vice-consul de l'Empire ottoman (1905), consul à Riga, à Odessa et à Liverpool, attaché commercial dans les pays du Levant (1916), consul général à Moscou (1917)... — "M. F. Grenard a été durant de longues années consul général de France à Moscou. Il a ainsi accumulé sur la Russie nombre « d'observations et d'informations personnelles ». On n'a donc ici ni des souvenirs, bien qu'à plusieurs reprises M. Grenard emploie le « je » pour citer un fait dont il a été témoin ou un mot topique qui lui a été dit, ni une histoire, bien que la documentation soit consciencieuse et adroitement utilisée et que l'ouvrage dépasse de beaucoup l'expérience immédiate de l'auteur. M. Grenard, en prenant pour base ses souvenirs et en les étayant ou complétant de faits historiques, a usé d'une méthode originale et parfaitement admissible. « La révolution russe », pour l'auteur, n'est pas celle qui a éclaté en 1917, c'est aussi celle de 1905-1906 ; c'est encore toute la crise sociale et politique qui a précédé et tout le mouvement libéral qui en est issu. Trois chapitres généraux : l'autocratie, la société, l'agitation révolutionnaire au XIXe siècle ; trois chapitres traitant des événements de 1905 à 1914 ; enfin, deux chapitres sur la Russie pendant la guerre composent la moitié du livre. La seconde moitié se divise à peu près également : cent pages sur mars-novembre 1917, cent pages de 1918 à 1933. Ainsi le dessein est net : les huit mois décisifs de 1917 sont au centre ; il s'agit d'abord de les expliquer, puis de suivre leurs conséquences. (...) Les événements de 1917 sont racontés très en détail... Un ouvrage très recommandable..." (Pierre Pascal, Revue historique, 1933)
P., Le Monde Editions, 1991, in-8°, 307 pp, biblio, index, broché, bon état
London, Macdonald, 1969, in-8°, 320 pp, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais
Perrin, 1987, gr. in-8°, 214 pp, 12 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Vérités et légendes)
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, dans la maison d'Ipatiev, en la petite ville sibérienne d'Ekaterinbourg, l'empereur Nicolas II hier encore maître de toutes les Russies, son épouse, son fils – un hémophile de quatorze ans –, ses quatre filles et les derniers courtisans du malheur étaient assassinés. C'est la version officielle de cette tuerie. étrangement, elle fut également admise par les Blancs et par les Rouges. Des ouvrages ont tenté d'accréditer la survie d'un ou de plusieurs membres de la famille impériale. Et la fameuse Madame Anderson qui affirmait être la Grande Duchesse Anastasia, rescapée du massacre, a trouvé de nombreux partisans. En reprenant toute l'enquête, en dépouillant des archives inexplorées, en confrontant tous les témoignages, Marina Grey, rompue aux investigations historiques, parvient à résoudre l'énigme qui subsistait. Au terme d'une démarche vive et limpide, d'un intérêt constamment soutenu elle démontre que si le Tsar et les siens furent massacrés, ils ne l'ont pas tous été au même moment dans une pièce en sous-sol de “la maison à destination spéciale”. Pour autant, le cas des “Anastasia” ou d'autres “prétendants” qui s'agitent encore de par le monde relève, selon l'auteur, de la mythomanie ou de l'escroquerie. — Mariana Grey a déjà contribué largement donner un nouvel éclairage du passé de son pays d'origine avec “les Armées blanches” (en collaboration avec Jean Bourdier), “la Campagne de Glace”, “Mon père, le général Dénikine” et “Le général meurt à minuit”.
Stock, 1968, in-8°, 284 pp, 16 pl. de photos hors texte, 3 cartes, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Édition originale
L'odyssée blanche, 1917-1920. Kornilov. Les cosaques. Dénikine et Koltchak. Tchèques et Français. Massacres en Sibérie. Wrangel. — "En décembre 1917, le pouvoir bolchevik n'est pas encore fortement assis. De puissantes résistances se manifestent : particularismes locaux (l'Ukraine se déclare indépendante), refus idéologiques (monarchistes et démocrates sont nombreux), refus militaire : un certain nombre d'officiers ne peut admettre que la lutte cesse et que la France soit abandonnée. Ce dernier refus sera l'origine de l'armée des volontaires, dirigée par le général Kornilov. Elle agit dans la région du Don et du Kouban, avec l'appui des Cosaques, guerriers fantasques et qui n'aiment guère s'éloigner de leur territoire. Kornilov tué, le général Denikine deviendra le chef de l'armée du Sud, tandis qu'en Sibérie une autre résistance s'amorce. Un gouvernement s'installe sous la direction de l'amiral Koltchak. Il existera même un éphémère front du nord-ouest. Un moment les armées blanches occuperont plus de la moitié de la Russie, et menaceront Leningrad et Moscou. Lénine se croit perdu. « La commune de Paris a tenu quelques semaines, nous aurons tenu quelques mois ». Mais faute d'organisation, faute d'avoir mis en avant une idée force qui eût cristallisé l'appui populaire, les Blancs s'effondrent. En Sibérie, les Alliés trahissent Koltchak, qui est fusillé. Au Sud, Wrangel remplace Denikine, mais échoue à son tour. Le sort est jeté. Peu de gens comprennent alors l'importance de ce qui vient de se passer. Nous en calculons mieux la portée. Le livre de Marina Grey et de Jean Bourdier, très solidement documenté, est fort clair malgré la complexité du sujet, et d'une lecture passionnante." (Revue des Deux Mondes, 1968)
Calmann-Lévy, 1974, gr. in-8°, 446 pp, traduit de l'anglais, 18 photos sur 12 pl. hors texte, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Après les nombreux ouvrages parus sur le maréchal Pétain, hagiographiques ou critiques, souvenirs ou biographies, c'est une véritable somme que présente ici R. G., qui fait le point de la question, sans toutefois apporter de révélations. On a souvent signalé l'intérêt de voir des étrangers se pencher sur les questions les plus controversées de notre histoire. Cette étude le confirme. R. G. concentre son champ de vision sur les trente années de la vie du maréchal les plus intéressantes du point de vue de la science politique, à savoir les deux guerres mondiales et l'entre- deux-guerres. Il souligne que c'est une biographie entrecoupée de moments de réflexion. Ces « pauses » apparaissent peu dans la première partie, la plus courte, sur le rôle de Pétain durant la guerre de 1914-1918. La seconde, consacrée à la période 1919-1939, fait au contraire une large place à l'étude des idées militaires et politiques de Pétain, ces dernières étant, somme toute, celles de la droite conservatrice traditionnelle. Parti de l'idée que la différence de réputation et d'attitude du maréchal Pétain entre la première et la deuxième guerre mondiale avait une cause, peut-être la sénilité, R. G. aboutit à la conclusion qu'en fait il n'y a pas de césure. Pétain s'est conduit en 1940 exactement comme son attitude antérieure pouvait le laisser prévoir. Il personnifia le Français moyen ; sa formation ne l'avait pas préparé à la position qui lui fut donnée." (Revue française de science politique, 1971)
Presses de la Renaissance, 1980, fort in-8°, 782 pp, traduit du russe, préface de Pierre Daix, une carte, index, broché, bon état
"L'autobiographie du célèbre général de l'Armée Rouge devenu une grande figure de la dissidence. De la terreur stalinienne d'hier aux hôpitaux psychiatriques d'aujourd'hui, un document exceptionnel sur l'histoire de l'Union Soviétique". — L'ex-général Grigorenko fait partie de ces "géants" de l'histoire contemporaine dont les mémoires constituent un événement international exceptionnel. Né en 1907, Grigorenko n'est pas un dissident comme les autres : avant d'être arrêté et interné en hôpital psychiatrique spécial, il a connu l'autre camp, celui du stalinisme. Cadre militaire au plus haut niveau, héros de la deuxième guerre mondiale, professeur à l'Académie militaire de Moscou, Grigorenko a d'abord été un personnage important du régime, familier des maîtres de son pays (Brejnev, Joukov, Malinosky, Ponomarev...). Ukrainien d'origine paysanne, Grigorenko a vécu dans son ennfance et son adolescence la création des premiers soviets et les drames de la guerre civile dont sa mémoire vigoureuse nous donne une version d'une étonnante authenticité. Entré très jeune dans les Komsomols, il adhère au parti communiste en 1927 puis, officier de l'Armée Rouge, témoigne des "grandes purges" staliniennes de 1936-37, avant de combattre sur le front d'Extrême-Orient et d'Ukraine pendant le conflit mondial. Mais peu à peu, le doute s'installe. Par glissements successifs, Grigorenko s'est trouvé par la force des choses, presque malgré lui, en position de dissidence. En 1961, la rupture est consommée et en 1964, il connaît une première fois l'hôpital psychiatrique. Déclaré fou, il est destitué de son grade de général ; il rejoint alors les rangs de la dissidence militante aux côtés de Boukowsky, Kostérine, Guinzbourg, Sakharov, Soljenitsyne et beaucoup d'autres... Il s'engage à fond dans la lutte en faveur des Tatars de Crimée, minorité opprimée. En 1969, il est arrêté à nouveau et détenu pendant cinq ans dans un asile "très" spécial. En 1977, il part pour les Etats-Unis où il rend visite à l'un de ses fils. Là, il apprend qu'il est déchu de la nationalité soviétique. Condamné à l'exil, Grigorenko décide alors d'écrire ses mémoires, tout en continuant de l'extérieur le combat de la dissidence.
Armand Colin, 1970, gr. in-8°, 408 pp, 5 cartes, chronologie, biblio, index, cart. éditeur, bon état (Coll. U)
"En quatre cents pages, M. Grimal fait revivre le mouvement de décolonisation en Asie et en Afrique de la fin de la première guerre mondiale à 1963. Ce livre, destiné d'abord aux étudiants, se signale par sa clarté et son objectivité. Une bibliographie fournie, de nombreuses chronologies, des biographies, des extraits des principaux manifestes, études doctrinales et documents officiels font de cet ouvrage un instrument de travail efficace. L'intérêt pour le lecteur français est accru par le fait qu'encore plus que sur les péripéties indochinoises, africaines, malgaches et nord-africaines que nous connaissons bien, M. Grimal insiste sur les développements qui nous sont moins familiers : la fin de l'Empire des Indes et son éclatement en deux Etats indépendants ; la laborieuse indépendance indonésienne, les antécédents des actuelles difficultés britanniques en Rhodésie, etc..." (G. T., Tiers-Monde, 1966) — "Cet ouvrage a indiscutablement les qualités qu'on peut attendre d'un manuel : clair, précis, complété dans chacune de ses parties par des citations de documents et des indications de lectures à faire. Tout d'abord M. Henri Grimal s'attache à montrer l'ampleur des transformations que l'opinion publique des métropoles devra accomplir pour accepter la décolonisation. Au lendemain de la première guerre mondiale, les premières revendications nationales des colonisés, l'éclosion de l'asiatisme, le réveil de l'Islam, l'affirmation du pan-africanisme noir, laissent intacte la certitude qu'a l'Europe de la légitimité et de la pérennité de son hégémonie. Il reste communément admis que les indigènes n'aspirent qu'à bénéficier de la bonne administration que leur fournissent les puissances colonisatrices. Tout au plus espère-t-on qu'il sera possible d'acheminer avec prudence les indigènes de l'administration directe au « self-government ». Mais, sauf dans les colonies anglaises où le régime est plus évolutif, les puissances ne se sont guère souciées d'associer les autochtones aux tâches administratives. A la fin de la deuxième guerre mondiale l'optique de l'Europe en matière de colonisation s'est à peine modifiée : l'Angleterre en reste à ses projets d'acheminer graduellement les colonisés vers le self-government, la Hollande se prépare à restaurer en Indonésie le régime qui s'est effondré dès l'arrivée des Japonais, la France se borne en 1946 à octroyer aux peuples dépendants un statut qui déçoit vite leurs aspirations. En même temps qu'il rendait compte des illusions tenaces de l'Europe, M. Grimai a analysé la genèse, les composantes et les transformations du nationalisme des peuples colonisés et retracé l'histoire des principaux mouvements nationalistes..." (Pierre Souyri, Annales ESC, 1968)
Stock, 1977, in-8°, 343 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, une photo de l'auteur au 2e plat, bon état
"On a beaucoup écrit sur mai 1968. Mais alors que le mouvement étudiant a fait l'objet de l'attention de tous, on a oublié l'autre protagoniste principal : la police. C'est cette lacune que vient combler, neuf ans après, celui qui était certainement le mieux placé pour savoir ce qui se passait du côté des forces de l'ordre, le préfet de police de l'époque. D'inclination libérale, ce grand commis de l'Etat raconte comment il a rapidement arrêté sa position face aux manifestations étudiantes : d'une part, maintenir l'ordre dans Paris, et en particulier protéger un certain nombre de points névralgiques ; d'autre part, tout faire pour éviter la perte d'une seule vie humaine. Dans cette période où la classe politique et le gouvernement ont, pendant un temps, disparu de la scène, le chef de la police parisienne a porté sur ses épaules les responsabilités d'une opération de maintien de l'ordre de longue haleine dont le succès ou l'échec pouvait avoir des conséquences d'une exceptionnelle importance. M. G. ne cache pas que, bien qu'il n'ait eu aucun goût particulier pour les fonctions de police, le sentiment de liberté et de responsabilité qu'il a éprouvé alors représente un moment privilégié dans sa carrière de haut fonctionnaire. S'il fallait caractériser ce livre d'un seul mot, il faudrait sans hésiter choisir celui de lucidité. Lucidité du responsable qui a su accepter un désordre limité pour éviter de plus grands drames, lucidité de l'observateur qui a toujours parfaitement analysé le rôle des différentes parties prenantes aux événements, lucidité enfin du narrateur qui ne cache rien, ou si peu. Ajoutons que la langue directe et élégante de l'auteur donne à ce livre un charme particulier." (Revue française de science politique, 1978)
GLM, Stock, 1977, in-8°, 343 pp, 8 pl. de photos hors texte, chronologie, cart. éditeur, jaquette illustrée avec une photo de l'auteur au 2e plat, manque la page de titre, bon état
"On a beaucoup écrit sur mai 1968. Mais alors que le mouvement étudiant a fait l'objet de l'attention de tous, on a oublié l'autre protagoniste principal : la police. C'est cette lacune que vient combler celui qui était certainement le mieux placé pour savoir ce qui se passait du côté des forces de l'ordre, le préfet de police de l'époque. D'inclination libérale, ce grand commis de l'Etat raconte comment il a rapidement arrêté sa position face aux manifestations étudiantes : d'une part, maintenir l'ordre dans Paris, et en particulier protéger un certain nombre de points névralgiques ; d'autre part, tout faire pour éviter la perte d'une seule vie humaine... S'il fallait caractériser ce livre d'un seul mot, il faudrait sans hésiter choisir celui de lucidité. Lucidité du responsable qui a su accepter un désordre limité pour éviter de plus grands drames, lucidité de l'observateur qui a toujours parfaitement analysé le rôle des différentes parties prenantes aux événements, lucidité enfin du narrateur qui ne cache rien, ou si peu. Ajoutons que la langue directe et élégante de l'auteur donne à ce livre un charme particulier." (Revue française de science politique, 1978)
Editions Universitaires, 1973, in-8°, 280 pp, préface de François Châtelet et Marie Antonietta Macciocchi, biblio, broché, bon état
Payot, 1990, in-8°, 418 pp, 2e édition (la première, de 1989, ne comprenait que 392 pp), notes, biblio, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état (Coll. Médecine et sociétés)
Cet ouvrage raconte les débuts de cette pandémie, élucide les origines des virus du sida, explique les différentes stratégies de recherche scientifique et décrit les péripéties de la lutte contre ce fléau. Deux histoires s'entrecroisent dans ce récit : celle de la réalité d'un événement épidémique sans précédent, et celle du progrès de nos idées à son propos. — "Dans l'introduction, Mirko Grmek insiste sur les analogies qui relient le sida à d'autres menaces qui nous rappellent la fragilité des sociétés développées. L'histoire permet-elle de proposer des modèles descriptifs et explicatifs assurant de sortir des analogies et des métaphores ? C'est l'enjeu de ce livre structuré en quatre parties, dont les deux premières, présentées de façon événementielle, retracent l'extension de l'épidémie et les progrès médicaux accomplis dans la compréhension de cette pathologie nouvelle. La troisième partie reprend les différentes théories de la genèse du sida, et la quatrième propose une interprétation des causes biologiques et sociales du sida. On trouve dans les deux premières parties le récit le plus complet de l'histoire des stratégies et des controverses scientifiques qui ont abouti la découverte du virus et des voies de sa transmission..." (Michaël Pollak, Annales ESC, 1989)
Emile-Paul, 1951, in-12, 311 pp, 12 pl. de photos hors texte, 2 plans, une carte dépliante hors texte, broché, jaquette illustrée (lég. salie), papier lég. jauni, bon état
"Récit autobiographique : la lutte contre le Viet Minh et les partisans Lao dans le Haut-Laos. L'auteur était médecin militaire." (Ruscio, 451)
Flammarion, 1984, gr. in-8°, 347 pp, broché, bon état
Le point sur plus de quarante années d'engagements de la France dans le monde, économiques, politiques et militaires, d'octobre 1944 au printemps 1989. Les Affaires extérieures ? C'est aussi bien la décolonisation que la construction de l'Europe, les relations avec l'allié américain et l'Union soviétique, ou le rôle de la France dans le Tiers-Monde. Elles ont provoqué les divisions les plus durables et les plus profondes dans cette "puissance moyenne particulière". La Quatrième République en est morte. Les Présidents depuis 1958 les considèrent comme leur domaine de prestige. Et pourtant, malgré les alternances, les apparences, les volte-face, les succès et les échecs, on retrouve une grande continuité dans la politique extérieure de la France, souvent plus ambitieuse qu'efficace. — "... Vouloir couvrir une période de quarante ans en 320 pages (le reste du livre est constitué d'une bibliographie sélective et commentée) est manifestement une gageure. Alfred Grosser réussit cependant son entreprise, dans un style très personnel et avec le don de synthèse qu'on lui connaît. Les jugements portés sur la conduite des affaires notamment de Valéry Giscard d'Estaing et de son successeur trahissent le souci de se démarquer des camps politiques en présence et de prendre du champ pour se concentrer sur la question à son avis essentielle : quelle est la place de la France dans le monde, pour quoi faire et à quelles fins ?" (Walter Schütze, Politique étrangère, 1984)
Armand Colin, 1959, in-12, 263 pp, 51 illustrations et photos, biblio, broché, état correct (Coll. Kiosque. Les faits, la presse, l'opinion)
"L'élégante petite collection Kiosque s'enrichit d'un livre dont l'intérêt ne se mesure pas au format. L'heureuse rencontre du spécialiste de l'Allemagne et du journaliste désignait Alfred Grosser pour traiter ce grand sujet. Il l'a fait avec son brio habituel, conscient des difficultés de sa tâche..." (Georges Castellan, Revue française de science politique, 1960)
Armand Colin, 1972, in-8°, 439 pp, biblio, index, broché, bon état
L'héritage reçu, l'Indochine, la C.E.D., Vincent Auriol, les communistes, les catholiques, l'Algérie, etc. — "Le livre d'A. Grosser se place dans une perspective qui mérite de retenir l'attention. Outre l'intérêt qu'il présente pour la connaissance des faits, il stimule l'esprit par sa manière d'en appréhender l'enchaînement. Assurément la méthode utilisée, maniée par des mains inexpertes, risque d'ouvrir le champ à des essais superficiels ; elle n'est valable qu'étayée par une culture et une information qui, elles, ne s'improvisent pas... Ces exigences, A. Grosser les a satisfaites avec un scrupule dont témoigne, entre autre, l'orientation bibliographique qui accompagne l'ouvrage..." (Georges Burdeau, Revue française de science politique)
Editions Alvik, 2007, in-8°, 279 pp, édition revue et corrigée, broché, couv. illustrée, bon état
Dix-sept ans après la chute du mur de Berlin, Alfred Grosser met au point le nouveau portrait de l'Allemagne réunifiée. Cette Allemagne est-elle vraiment devenue « une » ? Qu'en est-il du poids de la mémoire du régime communiste s'ajoutant à celui, écrasant, du nazisme ? Alfred Grosser aborde ici des questions essentielles comme les institutions politiques, les problèmes économiques, l'immigration ou encore l'insertion européenne en menant une comparaison critique avec la France. Il bouscule les idées reçues et détaille les réussites et les échecs de l'Allemagne de Berlin.
Gallimard, 1953, in-12, 340 pp, préface d'Edmond Vermeil, notes bibliographiques, reliure demi-toile verte à coins à la bradel, dos lisse avec titres dorés (rel. de l'époque), bon état, envoi a.s.
"Une étude fouillée qui commence par l'historique des négociations interalliées à propos de l'Allemagne entre 1941 et 1945. Rappel indispensable, car l'attitude des Alliés allait déterminer pour longtemps l'orientation et les destins du pays vaincu. Même au plus fort de la « Grande Alliance », la vieille idée d'utiliser l'Allemagne contre la Russie et le communisme hante certains esprits en Angleterre et aux États-Unis. A la mort de Roosevelt elle gagne les milieux dirigeants. Mais c'est surtout à partir de l'échec de la Conférence de Moscou en mars 1947, qu'elle domine la politique allemande des Occidentaux, avec tout ce que cela comporte sur les plans économique, social, politique, idéologique. La scission s'accentuant entre les anciens alliés entraîne la bipartition de l'Allemagne. L'auteur donne à ce propos une part de responsabilité à la France qui, au nom d'un fédéralisme inspiré par le souci de sa sécurité, s'oppose la première à l'établissement d'une administration centrale pour l'ensemble du pays. Quant au peuple allemand, quelles vont être ses réactions au lendemain de la tragédie nationale, dont il ne semble pas entièrement responsable, au dire de M. Grosser ? Il leur manifeste, en effet, beaucoup de compassion, de sympathie même et rappelle l'existence d'une Résistance sporadique qui néanmoins compte, de 1933 à 1938, 435 000 victimes de l'Hitlérisme. (...) Plus loin, l'auteur souligne d'ailleurs qu'il est devenu à l'heure actuelle de mauvais goût, voire dangereux, de rappeler ses états de service dans la Résistance. Si la dénazification aboutissait à un échec, la décartellisation, sur le plan économique, allait connaître un sort identique. Pour aider au relèvement de l'Allemagne, les Occidentaux étaient mus par différents mobiles. La crainte de laisser sans contrepoids la puissance accrue de l'URSS n'était pas le seul. Les milieux d'affaires anglo-saxons avaient des intérêts dans ce pays. De plus son entretien revenait fort cher à l'Amérique. Aussi fallait-il le remettre au travail et abandonner la plupart des restrictions prévues, les réparations, les démontages, la limitation de la production, etc. Les anciens maîtres de forge tels Krupp, les magnats de la finance et bien d'autres qui avaient commandité le nazisme, furent remis en selle. (...) Au total, l'image très complète que nous donne de l'Allemagne de Bonn M. Grosser est fort sombre et incite, comme le souligne M. Vermeil, à la plus grande vigilance." (Pierre Angel, Annales ESC, 1955)
Fayard, 1970, in-8°, 641 pp, 9 cartes et tableaux, biblio, index, reliure éditeur, jaquette, bon état (Coll. Les Grandes études contemporaines)
"Basé sur les connaissances assez étendues de l'auteur, l'agencement du livre fait penser à un bon cours d'université. Commencant avec un chapitre sur l'histoire, Grosser continue avec une description assez détaillée de l'Allemagne à l'heure zero (1945), une critique du procès de Nuremberg et une histoire de la division de ce qui reste du Reich en R.F.A. et R.D.A. Le coeur du livre consiste en une analyse du système et des forces politiques en R.F.A. jusqu'en 1974. Y est inclue une documentation assez valable, par exemple, une table donnant la composition de tous les cabinets federaux." (E. Mahant, Revue canadienne de science politique)
Presses de la Renaissance, 2001, in-8°, 284 pp, broché, bon état