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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Aux Portes du Large, 1952, pt in-8°, 279 pp, broché, couv. lég. salie, sans la jaquette, bon état, envoi a.s. (Prix Marc Elder)
Roman maritime se déroulant au XVIIIe siècle.
P., Rombaldi, 1939, pt in-8°, 336 pp, cinq compositions originales de Lobel-Riche reproduites en taille-douce, reliure demi-chagrin bleu-nuit à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservée, tête dorée (rel. de l'époque), bon état. Exemplaire numéroté sur vergé de Voiron
Fille d’Hamilcar et servante de la déesse Tanit, Salammbô donne son nom au roman, et il s’agit bien pour Flaubert de raconter l’amour brut qui l’attache à Mâtho, le chef des mercenaires employés par Carthage dans sa guerre contre les Romains ; le destin des deux héros est pris dans le tumulte de batailles et de cruautés auquel donne lieu, près de trois cents ans avant Jésus-Christ, la révolte des mercenaires au retour du combat. En 1856, Madame Bovary avait été un considérable événement littéraire. Six ans plus tard, le deuxième roman de Flaubert, très attendu, suscita pourtant des réactions contradictoires : beaucoup le jugèrent incompréhensible, lesté d’une érudition historique excessive, et finalement ennuyeux ; d’autres au contraire s’enthousiasmèrent pour son originalité profonde et sa puissance d’évocation. Ce que Salammbô pouvait alors offrir d’étrange ne s’est pas effacé, mais l’évidence, s’est imposée d’une beauté jusqu’alors inédite en littérature – la beauté d’une fable où la violence de l’Histoire se trouve somptueusement mise en scène.
P., Editions Lapina, 1924, gr. in-8°, 183 pp, illustrations, lettrines, bandeaux, culs-de-lampe, broché, couv. illustrée rempliée, bon état (Coll. Les livres Célèbres). Edition de luxe ornée de 37 dessins originaux en deux tons de Maxime Dethomas gravés sur bois par Georges Aubert, tirée à 1000 exemplaires, celui-ci un des 929 ex. sur papier de Rives B.F.K.primé sur papier vergé de Rives. 1924.
Prix Fémina 1909 : Un roman sur le thème du souvenir, avec une mère coupable, pareille à une Mme Bovary plus aérienne et vaporeuse, et dont la gentillesse en même temps que le péché nous sont révélés par son fils. Le petit garçon a vu sa mère amoureuse et infidèle, et, de tout ce qu'il a vu et deviné confusément, fait un récit terrible et net, le scandale ne l'effraye pas, ne le bouleverse pas : tout cela, étant du passé, participe à la douceur du souvenir et à la dignité prochaine de la mort. Sa mère lui a dit : « Plus tard, quand tu comprendras, pardonne-moi, souviens-toi que j'étais bien faible et bien tendre...» (André Beaunier, Revue des Deux Mondes)
P., Charles Gosselin, Furne et cie, 1841, pt in-4°, (4)-xl-424 pp, introduction par Jules Janin et nouvelle préface de Lamartine, un frontispice et 11 gravures hors texte sous serpentes roses légendées, nombreuses vignettes dans le texte, reliure plein chagrin bordeaux, dos à 4 nerfs filetés soulignés à froid, caissons à froid à décor doré, titres dorés, décor doré et filets à froid d'encadrement sur les plats, coupes filetées, dentelles intérieures dorées, gardes de papier moiré, tranches dorées (rel. de l'époque), bon état. Très bon exemplaire sans rousseurs
Première édition illustrée et premier tirage, dite édition "Keepsake", en partie originale, comportant 12 planches (frontispice compris) hors texte d'après Marckl, gravées sur bois par Quartley, Dujardin, Herbert, Piaud et Timms, vignettes sur bois dans le texte, et 10 titres-frontispices compris dans la pagination (Carteret III, p. 366 ; Vicaire, IV, 976-77; Talvart XI, 19E) — L'édition originale (non illustrée) date de 1836. – Jocelyn, poème de Lamartine, est le journal et la confession d'un prêtre. Jocelyn est entré au séminaire afin de pouvoir abandonner à sa soeur sa part d'héritage et lui permettre d'épouser l'homme qu'elle aime. Les événements de 1793 l'obligent à se réfugier dans une grotte solitaire des Alpes. Un émigré, poursuivi par les soldats, meurt dans la montagne en confiant à Jocelyn son fils Laurence. Les deux jeunes gens vivent dans les bois, pleins de santé et de bonheur, attirés l'un vers l'autre par de vagues désirs. Enfin, Jocelyn découvre que Laurence est une femme, et une femme qui l'aime tendrement. Un jour, Jocelyn est appelé auprès de son évêque, prisonnier et mourant. Le vieillard lui confère les ordres, afin de pouvoir se confesser à lui. Une soeur de charité va annoncer à Laurence le sacrifice de Jocelyn. Deux années se passent. Jocelyn est devenu curé de Valneige. Après avoir longtemps souffert, il a conquis la paix du coeur. Laurence, pour s'étourdir, s'est jetée dans les plaisirs du monde. Quelques années après, elle vient mourir dans la montagne où elle a vécu heureuse, et c'est Jocelyn qui reçoit sa confession. L'amour, à la fois ardent et chaste, des deux jeunes gens, la grandeur du sacrifice chez Jocelyn, la sérénité où son âme arrive à la fin, les descriptions de la nature amples et abondantes, une pensée philosophique élevée côtoyant parfois une poésie intime et familière, des épisodes de toute beauté comme ceux des Laboureurs, de I'ordination de Jocelyn, des funérailles de Laurence, tels sont les principaux mérites de cette oeuvre. (Imago Mundi)
P., Editions Pierre Lafitte, 1939, gr. in-8° carré, 331 pp, un frontispice et 17 planches hors texte en couleurs sous serpentes par Sylvain Sauvage (ces hors-texte en phototypie sont coloriés au patron par Daniel Jacomet et Duval-Beaufumé), bandeaux et culs-de-lampe décoratifs de Sylvain Sauvage, gravés sur bois par Gilbert Poilliot, broché, couv. rempliée, dos lég. bruni, bon état. Un des 1800 ex. numérotés sur vélin à la forme Bernard-Dumas
P., A. Quantin, 1886, gr. in-8°, 404 pp, 10 délicates et superbes gravures sous serpentes, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservée, bon état (Coll. Calmann-Lévy)
Les Mauprat : une famille de petits seigneurs berrichons, incultes et cruels, qui ne seraient pas déplacés dans un roman de Sade et perpétuent au dix-neuvième siècle les pires usages du monde féodal. A l'un d'eux, Bernard, on donne à violer sa cousine, Edmée. A force de courage, de grâce et de beauté, Edmée finira par dompter Bernard, par transformer la brute en homme véritable. Roman "noir" et roman socialiste en partie inspiré par les idées de Pierre Leroux, Mauprat marque le début du combat de Georges Sand (1804-1876) pour les droits de la femme. "Adieu les ignobles passions écrit-elle alors, et l'imbécile métier de dupe ! Que le mensonge soit flétri et que l'esclavage féminin ait aussi son Spartacus. Je le serai ou je mourrai à la peine". — ''Le Blant fut élève de E. Girard et débuta au Salon en 1874. Il fut Médaille d'or lors de l'Exposition Universelle de 1889. On lui doit d'intéressantes illustrations de livres''. (Bénézit, Dictionnaire des peintres)
Belfond, 1989, in-8°, 396 pp, broché, bon état
Loetscher lui-même ne définit pas "Le déserteur engagé" comme un récit autobiographique mais comme une "biographie du comportement", celle d'un homme qui s'étonne d'être "resté en vie toute une vie". Il y décrit son enfance pauvre dans un quartier prolétaire de Zurich, ses expériences amoureuses, les aléas de sa vie de journaliste, ses souvenirs de voyages (Paris en mai 1968, Lisbonne, l'Amérique latine) et se livre à une critique de la société helvétique et des milieux intellectuels qu'il connait bien.
Fayard, 1995, gr. in-8°, 639 pp, biblio, index, broché, bon état
Le Dr Payr travaillait pour l'Amt Schrifttum.
P., Egron, 1823, in-8°, 306 pp, cartonnage plein papier vert, dos lisse avec titre et doubles filets dorés, tranches jaunes (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état. Peu courant
"M de Belval est un homme aimable, spirituel, qui recherche surtout l'approbation de ses semblables et qui aime à faire du bien ; mais il vit longtemps dans une apathique insouciance. Une maladie de langueur le ramène à des goûts moins bruyans et à des pensées plus sérieuses ; il conçoit des doutes, il veut les éclaircir et a des entretiens avec un ancien ami de son père et un ecclésiastique prudent et éclairé qui le ramènent aux pratiques de la religion et à l'exercice de toutes les vertus chrétiennes. Tel est le cadre de ce roman qui n'offre d'ailleurs ni incidens extraordinaires, ni situations violentes, ni développement de passions. L'auteur se renferme dans la simplicité de son sujet et a cru les questions qu'il traite trop importantes pour avoir besoin de fictions accessoires et d'épisodes créés par l'imagination. Cet écrivain, qui ne s'est point nommé, mais que l'on sait être un honorable député d'un département peu éloigné de la capitale, est un homme fort instruit de sa religion, qui en développe les preuves avec exactitude et clarté, et qui dissipe les objections d'une manière naturelle. Le style est facile et toute la composition en général est sage et raisonnable." (J. F. Rolland, Conseils pour former une bibliothèque, ou catalogue raisonné de tous les bons ouvrages qui peuvent rentrer dans une bibliothèque chrétienne, 1833). — Un roman de Claude-Marie-Louis Loisson de Guinaumont, député de la Marne (Barbier, III, 208).
P., Ecole Francaise d'Extrême-Orient, 1968, in-4° (28,2 x 19), 635 pp, broché, bon état (Publications de l'Ecole Française d'Extrême-Orient, volume LXIX)
"Ce volume présente et traduit soixante-huit nouvelles en indonésien actuel, parues de 1933 à 1965. Il est le fruit à la fois des travaux du Centre de Djakarta de l'Ecole française d'Extrême-Orient et de ceux de la conférence d'élève diplômé confiée à M. Lombard par la IVe Section de l'Ecole pratique des Hautes Études. Le regretté Louis-Charles Damais avait publié peu avant sa mort prématurée un volume de traductions des poètes indonésiens contemporains. Le présent ouvrage fait connaître les prosateurs, dont une brève biographie introduit les œuvres traduites. Il présente, en dehors de son intérêt littéraire, un intérêt historique car la langue indonésienne, partie de la 'lingua franca' malaise, mais dans la période de lutte pour l'indépendance et de l'indépendance même, a été formée précisément par les auteurs étudiés ici qui l'ont adoptée et développée en commun, tout en étant originaires de régions variées de l'Indonésie aux langues diverses." (Jean Filliozat, Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1969)
P., Paul Ollendorff, 1901, in-12, viii-403 pp, mention de 25e édition, préface de Paul Margueritte, un frontispice et 6 planches en couleurs hors texte, plus 53 en noir dans le texte par Auguste Leroux, reliure demi-basane rouge cerise, dos lisse, titres et filets guillochés dorés soulignés à froid, manque à la coiffe sup, 2e plat de la reliure sali avec pt mques de cuir, sinon bon état
"On peut dire de l'œuvre de Jean Lombard (1854-1891) qu'elle avait sombré corps et biens ; à peine si quelques épaves flottaient de ci de là, un volume sali à une devanture de bouquiniste, un exemplaire pieusement conservé dans la bibliothèque d'un ami. Sur le plat ou le dos de la couverture ces mots : Byzance ou l'Agonie rappelaient les fresques démesurées, les cauchemars des foules grouillantes ressuscitées par un ouvrier de lettres qui eut du génie. Et c'était une grande tristesse de penser qu'après la cruauté du sort qui avait précipité dans la fosse l'écrivain en pleine jeunesse, l'absurde misère des choses, la faillite d'un éditeur, engouffraient dans l'oubli l'œuvre en pleine puissance. (...) Analyser Byzance dépasserait le cadre de cette étude sommaire. Il faut entrer au cœur de la ville déchirée par les factions des Verts et des Bleus, divisés entre le culte des Eikones, la doctrine du Bien et des Arts humains et le culte du Théos officiel, entre les églises rivales, la Sainte-Pureté et la Sainte-Sagesse. Il faut se joindre au complot de ceux qui veulent renverser l'Autocrator Isaurien, Constantin V, et le remplacer par l'enfant Oupravda, de race esclavone, et petit-fils du grand Justinien, auquel on mariera Eustokkia, l'Helladique, petite-fille de Théodose-le-Grand, nièce des sept prétendants aveugles. Il faut prendre part aux combats des Verts contre les Bleus, à la défaite du prétendant enfant, auquel l'Autocrator fait crever les yeux; il faut assister à la mutilation des partisans d'Oupravda, et à leur écrasement final sous les décombres de la Sainte-Pureté détruite par l'armée de Constantin. Ce qui caractérise surtout l'art de Lombard, on s'en convaincra à la lecture, c'est le don de voir, un surprenant don de vision: qu'il s'agisse de foules se précipitant en mêlées furieuses, qu'il s'agisse d'individus surpris dans le plus humble ou le plus héroïque de leurs actes, c'est toujours avec une netteté de détail, une couleur et une intensité qui étonnent. Jean Lombard est un peintre. Décorateur pour vastes ensembles, il évoque de sa plume, j'allais dire de son pinceau, les masses compactes et les fait évoluer avec une souplesse robuste; en son cerveau s'agitait l'humanité avec ses fureurs, ses joies, ses fauves amours, ses rêves d'or et ses délires de sang. Prosateur épique, il voyait, il sentait naturellement grand..." (Paul Margueritte, préface)
dans la Revue de Paris, 1927, 2 vol. gr. in-8°, 26 pp, brochés, couv. lég. abîmée
On trouve dans le même numéro une étude sur Addis-Abeba, "la Nouvelle fleur", par Jean d'Esme (31 pp)
P., Publications Dany Thibaud, s.d. (1971), 4 vol. in-8°, 313, 303, 296 et 410 pp, préface de J.-M. Renaitour, reliures skivertex vert de l'éditeur, titres dorés aux 1er plats et aux dos, bon état
Un dictionnaire des écrivains avec environ 16.000 noms et adresses, certains avec biographies et photos. — 1. Les écrivains A à C. – 2. Les écrivains D à K. – 3. Les écrivains L à Q. – 4. Les écrivains R à Z. Les critiques littéraires. Les diffuseurs. Les maisons d'éditions. Les agents littéraires. Les revues littéraires. Les prix littéraires.
Gallimard, 1958, in-12, 289 pp, broché. Tome VI des Oeuvres complètes. Traduit de l'espagnol par Claude Couffon et André Delamich. Un des 550 exemplaires numérotés sur Alfama Marais, seul tirage en grand papier. Tranche très lég. piquée mais bon exemplaire non coupé
Boivin, 1951, gr. in-8°, 316 pp, broché, bon état
Calmann Lévy, 1896, in-12, iv-248 pp, reliure demi-chagrin chocolat, dos lisse orné en long, titres dorés, tête dorée, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état
Pierre Loti (1850-1923) fut un romancier à succès et un mondain courtisé. C'est pourtant le même homme qui, délaissant les honneurs, partit pour le Sinaï en février 1894. Son ami Claude Farrère le décrivait comme "un agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à Dieu", d'où ce voyage en Terre sainte qui nourrira son inquiétude religieuse et lui inspirera l'une de ses œuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle. Loti espère en foulant la Terre Sainte retrouver la foi de son enfance. Ce récit relève plus du journal intime. Le récit commence le 17 avril 1894, lorsqu'il quitte Jérusalem, en direction de Damas puis Beyrouth où doit prendre fin son voyage en Terre Sainte. C'est l'occasion d'un superbe portrait de Damas entre les ruines silencieuses de son passé et l'agitation qui animait ses ruelles et ses souks au début du XXe siècle. Le voyage de Loti met aussi en lumière cette part d'âme que les villes perdent avec l'avènement du tourisme : le tourisme spirituel de Jérusalem ou l'arrivée massive des touristes européens à Damas avec l'achèvement du chemin de fer.
Christian Pirot, 1990, in-8°, 241 pp, préface de Michel Desbruères, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Autour de 1900)
Pierre Loti (1850-1923) fut un romancier à succès et un mondain courtisé. C'est pourtant le même homme qui, délaissant les honneurs, partit pour le Sinaï en février 1894. Son ami Claude Farrère le décrivait comme "un agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à Dieu", d'où ce voyage en Terre sainte qui nourrira son inquiétude religieuse et lui inspirera l'une de ses œuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle. Loti espère en foulant la Terre Sainte retrouver la foi de son enfance. Le récit commence le 17 avril 1894, lorsqu'il quitte Jérusalem, en direction de Damas puis Beyrouth où doit prendre fin son voyage en Terre Sainte.
Plon, 1924, pt in-8°, viii-248 pp, broché, bon état. Edition originale, un des 700 exemplaires sur papier pur fil des Papeteries Lafuma (n° 592), à toutes marges
Loti, qui appelait Juliette Adam "Madame chérie", la considérait comme une seconde mère. L'ouvrage est précédé d'un bel avant-propos de Juliette Adam, "écrit le jour où j'ai appris la mort de mon fils Loti". Politique et littérature forment la trame de cette correspondance entre le marin-écrivain et la "salonnière", épouse et veuve d'Edmond Adam, fondatrice de "La Nouvelle Revue".
P., Éditions Pierre Lafitte, 1923, 5 vol. in-4° (30 x 21,5), 252, 239, 275, 286 et 255 pp, avant-propos de Henri de Régnier, frontispices couleurs et nombreuses illustrations en couleurs et en noir, dans le texte et hors texte, texte et illustrations hors texte imprimés sur papier couché, reliures percaline vert bouteille de l'éditeur, dos lisse avec titres et fers dorés, auteur, titre, éditeur et médaillon en laiton (différent pour chacun des volumes) dorés aux 1er plats, encadrement à froid sur les plats, coins lég. émoussés, infime accroc au bas du 1er plat du dernier volume, bon état
Belle édition illustrée des œuvres de Pierre Loti chez P. Lafitte, complète en 5 volumes : plusieurs artistes de renom, en vogue au début des années 1920, ont contribué à chaque volume. — 1. Madame Chrysanthème – Pêcheur d’Islande. Avant-propos de Henri de Régnier de l’Académie Française. Illustrations de Lucien Simon, A. Gorguet, A. Gumery, F. Lorioux. Portrait en couleur de Pierre Loti par Lévy-Dhurmer (en frontispice). – 2. La Troisième Jeunesse de Madame Prune – Le Mariage de Loti. Illustrations de Raymond Woog, A. Devambez, R. Lelong, A. Lobel-Riche, Manuel Orazi, Gaumet. – 3. Les Désenchantées – Matelot. Illustrations de J.-A. Muenier, Manuel Orazi, Lorenzi, Auburtin, Fouqueray et Lalau. – 4. Le Roman d’un Spahi – Mon Frère Yves. Illustrations de Georges Rochegrosse, Adler, R.X. Prinet, F. Gumery, Naurac, G. Pastré. – 5. Ramuntcho – Aziyadé. Illustrations de Henri Zo, Styka, Manuel Orazi, A.-F. Gorguet, Zyg Brunner, Brunelleschi.
Flammarion, Vents d'Ouest, 2002, pt in-4° carré (22 x 27), 158 pp, 150 photos dans le texte et à pleine pages, quelques-unes en couleurs, notes, biblio, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état
Si Pierre Loti, aujourd'hui, nous fascine, c'est sans doute moins par ses livres que par l'image qu'il a laissée de lui-même. Rarement écrivain célèbre a-t-il autant joué avec sa propre apparence, s'est-il autant "exposé". Au gré de ses voyages, des fêtes qu'il donne dans sa maison de Rochefort, transformée en un théâtre fantastique aux surprenants décors, ou tout simplement de ses "fantaisies changeantes", il revêt uniformes, costumes, déguisements de toutes sortes – et puis il pose –, un peu pour les peintres, beaucoup pour les photographes. A chaque fois surgit, phénix insaisissable, un nouveau Loti, plus inattendu que le précédent. Aucun pourtant n'est le vrai Loti, multiple, contradictoire, "infiniment divers", et dont la vérité est dans le changement même. L'ensemble de ces images construit l'autoportrait d'un sujet qui jamais "ne se ressemble", et qui, l'un des premiers, a saisi que l'artiste pouvait être à lui-même son propre matériau, soumis aux jeux du drapé, de la lumière et du temps.
Flammarion, 1996, in-8°, 430 pp, traduit de l'américain par Marianne Véron, 16 pl. de documents hors texte, 2 index, broché, couv. illustrée, bon état
P., chez les Marchands de nouveautés, s.d. (v. 1860), 2 vol. in-12, 436 et 491 pp, nouvelle édition, notice sur Louvet (datée février 1821), 2 gravures en frontispices, reliures demi-percaline grise, dos lisses orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, pièces de titre basane noire, couv. de relais des éditions Garnier frères conservées (rel. de l'époque), papier jauni, bon état
Bruxelles, J. Rozez, 1869, 4 vol. in-8°, xliv-320, 359, 398 et 423 pp, 8 gravures hors texte, reliures demi-chagrin bleu-vert, dos lisses ornés de triples filets dorés, titres dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bel exemplaire
Les Amours du chevalier de Faublas sont un roman-mémoires publié en trois parties de 1787 à 1790 par Jean-Baptiste Louvet de Couvray chez Ambroise Tardieu à Paris. Roman libertin, il décrit, sur un rythme trépidant, les aventures amoureuses d’un jeune provincial installé dans la capitale avec son père et sa sœur. Une Année de la vie du chevalier de Faublas paraît en 1787. Suivent en 1788 Six semaines de la vie du chevalier de Faublas et en 1790 la Fin des amours du chevalier de Faublas. Ecrit dans un style très vivant, que Michel Delon a comparé à celui de Dumas, il comporte de nombreux épisodes comiques, même si la troisième partie est plus sombre et annonce le roman noir. Autre particularité importante du roman, le héros, qui a une beauté féminine, y est très souvent travesti...
LOUVRIER (Pascal) et Eric CANAL-FORGUES.
Reference : 71668
(1994)
ISBN : 9782262009434
Perrin, 1994, in-8°, 448 pp, 8 pl. de photos hors texte, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Paul Morand est mort en 1976... Et sa vie fascine toujours. Poète-écrivain-diplomate, à la manière d'un Chateaubriand, auteur comblé, homme couvert de femmes, marié à une princesse byzantine à l'intelligence redoutable, infatigable écumeur de continents... Dans tous les domaines, le succès. Mais rarement un sourire sur son curieux visage d'asiate. A l'un de ses personnages, il fait dire : " Je suis une mer fameuse en naufrages passion, folie, drames, tout y est, mais tout est caché. " Confidence à coup sûr autobiographique. D'où vient, alors, cette inaptitude au bonheur ? Grâce à de très nombreuses sources inédites et aux témoignages des derniers proches de l'écrivain, Pascal Louvrier et Eric Canal-Forgues nous présentent un Paul Morand intime, enfin débarrassé de sa légende d'homme pressé. On découvrira un être fragile, en proie au doute, angoissé par la fuite du temps, hanté par la décadence de l'Occident.