8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 P., Editions Hispaniques, 1975, 2 vol. gr. in-8°, 466 et 476 pp, une photo de Ch. V. Aubrun en frontispice et qqs planches hors texte, biblio des travaux de Ch. V. Aubrun, brochés, bon état
69 études érudites en français (50) et en espagnol.
Brest, Les Amis de Gaël Milin, 2003, gr. in-8°, 546 pp, une photo de Gaël Milin, bibliographie de ses travaux, broché, couv. illustrée, bon état. 39 études érudites
Gaël Milin est professeur agrégé et directeur de recherche en littérature française médiévale. Il s'intéresse en particulier à la matière de Bretagne aux XIIe et XIIIe siècles...
P., Ecole Normale Supérieure de Jeunes Filles, 1978, 2 vol. in-8°, xxi-902 pp, pagination continue, une photo de Jeanne Lods en frontispice, bibliographie de ses travaux, brochés, bon état (Coll. de l'Ecole.., 10). 61 études érudites (dont 40 sur la littérature médiévale ). Rare
I. Moyen Age : p. 1-603 : Accarie (M.), La légitimation de la société féodale dans le « Jeu d'Adam » ; Albert-Birot (A.), Du côté de Clara d'Anduze ; Aubertin (M.), « Dire quar... » ; Augier (M.), Le thème de la faim dans les premières branches du « Roman de Renart » ; Barron (W. R. J.), A propos de quelques cas d'écorchement dans les romans anglais et français du moyen âge ; Blaess (M.), Perceval et les «Illes de Mer » ; Blanchet (M.-Cl.), Des bruns et des couleurs... ; Brach-Pirotton (N.), Guibourc, soeur de Rainouart ; Caluwé (J. de), L'élément chrétien dans les « Lais » de Marie de France ; Colliot (R.), Dyogenne et Jaspis dans le « Roman de Laurin » ou le motif inversé de la Reine corruptrice du « Lai de Lanval » ; Combarieu (M. de), La violence dans « Le Couronnement de Louis » ; Crist (L. S.), Pierre Desrey et son histoire de la Croisade ; Curtis (R. L.), The Character of Iseut in the « Prose Tristan » (Parts I and II) ; Dufournet (J.), Robert de Clari, Villehardouin et Henri de Valenciennes, juges de l'empereur Henri de Constantinople. De l'histoire à la légende ; Foulon (Ch.), L'éthique de Marie de France dans le lai de « Fresne » ; Gallais (P.), Métonymie et métaphore dans le « Conte du Graal » ; Gangler-Mundwiler (D.), Les diableries nécessaires. Le rôle des scènes diaboliques dans l'action des Mystères de la Passion ; Cerquiglini (B.), Cerquiglini (J.), Marchelo Nizia (Chr.), Perret (M.), D'une quête l'autre : de Perceval à Gauvain, ou la forme d'une différence ; Guillemain (A.), Le « Testament » de Philippe de Mézières (1392) ; Harf-Lancner (L.), Une Mélusine galloise : la dame du lac de Brecknock ; Hatzfeld (H.), La décadence de l'amour courtois dans le « Saintré », l' « Amadis » et le « Tirant lo Blanc »; Jonin (P.), Les préambules des « Lais » de Marie de France ; Le Gentil (P.), Sur l'épilogue du « Tristan » de Thomas ; Legge (M. D.), Le problème des « folies » aujourd'hui ; Lejeune (R.), Le personnage d'Aelis dans le « Roman de l'Escoufle » de Jean Renart ; Le Rider (P.), « Or est venuz qui l'aunera » ou la fortune littéraire d'un dicton ; Lyons (F.), Encore l'adoubement de Rigaut (« Garin le Loherain ») ; Maillard (J.), « Folie n'est pas vasselage » ; Micha (A.), La légende de l'empereur malade et de la Vengeance du Sauveur dans les récits en prose française ; Muir (L.), « Les Prophètes du Christ », cent ans après ; Notz (M.-Fr.), « Hortus conclusus ». Réflexions sur le rôle symbolique de la clôture dans la description romanesque du jardin ; Payen (J.-Ch.), Ordre moral et subversion politique dans le « Tristan » de Béroul ; Picoche (J.), Humilité et modestie : histoire lexicale et histoire des mentalités ; Planche (A.), La dame au sycomore ; — Poirion (D.), L'enfance d'un poète : François Villon et son personnage ; Rossi (M.), Le motif du duel judiciaire dans « Gaydon » : traitement littéraire et signification ; Subrenat (J.), La place de quelques petits enfants dans la littérature médiévale ; Wathelet-Willem (J.), Le roi et la reine dans la « Chanson de Guillaume » et dans « Aliscans ». Analyse de la « scène de Laon » ; Williamson ( J. B.), Suicide and Adultery in the « Chevalier de la Charrete » ; Woledge (Br.), Apostrophe et déclinaison chez Chrétien de Troyes. — II. Du XVIe au XVIIIe siècle : p. 611-746. — III. XIXe et XXe siècles : p. 747-887.
Mercure de France, 1910, in-12, 529 pp, ex. numéroté, broché, bon état
Mélia était un compilateur scrupuleux dont la dévotion pour Stendhal ne fait aucun doute.
Mercure de France, 1911, in-12, 416 pp, ex. numéroté, broché, bon état
"C’est la consécration d’une gloire que de parler sans cesse d’elle comme on parle de celle des écrivains grecs ou latins ou des grands classiques français. La mémoire de Stendhal en doit être bien aise. Stendhal eut, en effet, le courage, pour la défense de ses théories, d’affronter toutes les opinions reçues et acceptées de ses contemporains. Il a dit lui-même qu’il désirait sur son compte la vérité la plus entière et la plus âpre. Il aimait la critique parce qu’il était animé d’un orgueil : celui de remplir noblement et le plus intellectuellement sa tâche."
P., Stock, 1929, in-12, 189 pp, exemplaire numéroté sur vélin biblio, broché, dos lég. abîmé, bon état (Coll. A la Promenade)
Par le moraliste français du XVIIe siècle, qui a rassemblé dans ces conversations les Règles du bien-vivre selon le Monde.
Gallimard, 1948, in-8°, 418 pp, biblio, index, broché, état correct (Coll. Bibliothèque des idées). Thèse principale (?Le Sentiment de l'amour dans l'oeuvre de Pierre Corneille) et thèse complémentaire (De quelques mots du vocabulaire cornélien ou d'une éthique de la Gloire) de l'auteur.
Maurice Nadeau, 2006, gr. in-8°, 317 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, enrichie d'un envoi a.s. et d'une lettre a.s (un petit mot signé Maurice avec un faire-part de remerciement à l'occasion du décès de sa femme Marthe)
Depuis bientôt une dizaine d'années Maurice Nadeau tient dans “La Quinzaine littéraire” un « Journal en public ». Chronique remarquée, où il rend compte de ses lectures, commente événements littéraires ou éditoriaux, évoque de grands auteurs du passé, signale des écrivains du présent. Parle à l'occasion de lui-même, de ses maîtres et amis, vivants ou disparus. Parfois aussi, du temps qui passe, selon ses humeurs ou convictions. Un choix de pages les mieux venues de ce « Journal en public » fait revivre l'actualité culturelle de ces dernières années telle que l'a observée et ressentie le directeur d'un périodique estimé qui est aussi critique et éditeur.
Albin Michel, 1975, in-8°, 245 pp, annexes, biblio, index des noms cités, broché, bon état
Dans les années 1928-1930, et jusqu'en 1950, René Nelli a été très lié avec le poète Joë Bousquet et a pris à ses côtés une part active à l'élaboration du « surréalisme méditerranéen ». Ce mouvement se développait alors, un peu en marge du surréalisme parisien, à Marseille dans Les Cahiers du Sud, et à Carcassonne autour de la revue Chantiers.
P.-Bruxelles, Editions Sodi, 1969, in-8°, 115-(7) pp, reliure demi-toile verte à coins à la bradel, dos lisse avec fleuron et double filet doré en queue, pièce de titre basane noire, plats de couv. conservés (rel. de l'époque), bon état
"... M. Nelod reprend lui-même le recensement depuis Walter Scott, corrige Maigron (Le roman historique à l'époque romantique, 1898) là où il le faut, et nous met a jour sur la situation du roman historique, non seulement en Grande-Bretagne, en Belgique et en France, mais dans tous les autres pays d'Europe et les deux Amériques. Il s'agit donc d'un travail monumental de la plus haute valeur où l'on reconnait à chaque page une parfaite maîtrise du sujet..." (French Studies, 1973)
Gallimard, 1989, in-8°, 466 pp, traduit de l'espagnol (“Confieso que he vivido”), chronologie de Pablo Neruda, index, broché, bon état (Coll. Du monde entier)
«Peut-être n'ai-je pas vécu en mon propre corps : peut-être ai-je vécu la vie des autres», écrit Pablo Neruda pour présenter ces souvenirs qui s'achèvent quelques jours avant sa mort par un hommage posthume à son ami Salvador Allende. Les portraits d'hommes célèbres – Aragon, Breton, Eluard, García Lorca, Picasso – côtoient les pages admirables consacrées à l'homme de la rue, au paysan anonyme, à la femme d'une nuit. À travers eux se dessine la personnalité de Neruda, homme passionné, attentif, curieux de tout et de tous, le poète qui se révèle être aussi un merveilleux conteur. — "Jusque dans son titre, évoquant la vie au passé, ce livre est un peu les “Mémoires d’outre-tombe” de Neruda, mais dans un rythme accéléré, quelque peu syncopé, qui est celui de ce temps, surtout quant au déroulement de l’écriture, se substitue le cours de la parole saisie par le magnétophone. D’où, aussi, de larges vides dans l’histoire, des transitions brusquées, des espaces de silence, des intervalles d’oubli, volontaire ou involontaire. Des “Mémoires d’outre-tombe”, enfin, où la politique et même la diplomatie – qui fut le second métier du poète – trouvent, somme toute, et cela peut surprendre, beaucoup moins de place que dans leur illustre modèle. (...) Très tôt se manifeste le « militant politique et littéraire » qui connaît les matraquages de la police de Santiago, cependant qu’il publie ses premiers poèmes. Puis commence, tôt aussi, la carrière consulaire qui sera interrompue par l’engagement, peu diplomatique, et quasi subversif en cette époque paradoxale, aux côtés du gouvernement espagnol contre la rébellion. Carrière d’ailleurs vite renouée, grâce aux variations de la politique chilienne ; et le livre redevient cette suite en allegro de voyages, d’enthousiasmes lyriques et d’aventures amoureuses. Les plus « politiques » de ces voyages sont ceux de Moscou : en 1949 seulement (l’adhésion au parti communiste est relativement tardive : 1945) ; puis en Chine. En Union soviétique, l’adhésion de Neruda est totale, son ardeur intense ; elles seront franchement réservées à Pékin, et la réserve ne cessera de croître par la suite. C’est qu’il a été échaudé. Il ne s’en cache pas. (...) Neruda connaît, en 1969, son couronnement politique : le parti communiste chilien le désigne comme candidat à la présidence de la République. Il se désistera pour Allende, dont l’élection est sa propre victoire..." (Yves Florenne, Le Monde diplomatique, oct. 1975)
Encre, 1980, in-8°, 224 pp, une carte, broché, bon état. Itinéraire du poète, de Paris où il erre au Valois où il se retrouve... avant de revenir à Paris, terme de son voyage.
P., Jacques Lecoffre, 1859, 2 vol. in-8°, 543 et 592 pp, reliures demi-basane verte, dos à 4 faux-nerfs pointillés ornés de filets dorés, titres dorés, bon état
Dans cette étude classique, Nettement s'est donné comme objectif de rendre compte des principaux mouvements intellectuels de la période, en postulant que ceux-ci sont étroitement liés au contexte institutionnel, politique et social dans lequel ils se développent. Sous le titre d' "Histoire de la littérature", c'est bien aussi l'histoire des idées de 1830 à 1848 que l'auteur examine.
Club bibliophile de France, 1954, 2 vol. in-8°, xxxi-335 et 337 pp, traduit de l'italien, 10 illustrations hors texte par Paulette Humbert, imprimé sur papier vélin Afnor VII-I de Renage, reliures demi-basane verte de l'éditeur, dos à 4 nerfs, titres dorés, bon état
En 1858, parvenu au soir de sa vie, le noble vénitien Carlo Altoviti entreprend la rédaction de ses mémoires. Il retrace ainsi parallèlement sa propre existence et l'histoire de l'Italie, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'en 1855, au seuil de l'unité du royaume. Enfant illégitime recueilli par sa tante dans le grand château de Fratta, le petit Carlino observe, de l'immense et mystérieuse cuisine où on l'a relégué, le monde qui l'entoure. Peu à peu, l'enfant va se constituer une personnalité puis se gagner une place dans la société. La dernière fille du hobereau, Pisana, mélange de tendresse et de tyrannie enfantines, devient bientôt sa plus proche amie et l'élue de son coeur. Le récit de ce grand amour, paradoxal et déconcertant, est le fil conducteur de cette oeuvre foisonnante, truffée de personnages et de coups de théâtre, qui relate l'agonie de Venise, l'invasion napoléonienne, les éphémères républiques soeurs et leur effondrement, puis, alors que l'Autriche domine tout le nord de la péninsule, les premiers combats pour le Risorgimento. Vif et alerte, ce roman de formation aux tonalités picaresques a obtenu en Italie un succès jamais démenti. — Ippolito Nievo (1831-1861) est un écrivain romantique italien. Militant dès 1848 du Risorgimento, il fait des études de droit à Pavie de 1852 à 1855. Son premier roman paraît en 1856, Ange de bonté ainsi qu'un recueil de nouvelles Le Varmo. Il fréquente ensuite les salons littéraires milanais. Son deuxième roman paraît en 1857, Le Comte berger, sur la paysannerie frioulane, trois tragédies sur des thèmes historiques, Les invasions modernes, Les Capouans et Spartacus. Il commence cette même année la rédaction de son chef-d'oeuvre, Les Confessions d'un Italien, qui ne paraîtra qu'après sa mort en 1867. Ippolito Nievo s'engage auprès de Garibaldi dans la seconde guerre d'indépendance italienne en 1859, puis dans l'expédition des Mille des volontaires garibaldiens débarquant en Sicile en 1860. Nommé colonel, il meurt dans le naufrage du bateau Ercole entre Palerme et Naples l'année suivante.
Charpentier, libraire-éditeur, 1840, in-12, 494 pp, reliure demi-veau glacé, dos lisse orné (reliure de l'époque)
Charpentier, libraire-éditeur, 1840, in-12, 394 pp, rel. demi-veau glacé, dos lisse orné, coiffes lég. épidermées (reliure de l'époque)
Flammarion, 1926, in-12, 185 pp, broché, bon état (Coll. “Leurs amours”)
Plon, 1929, gr. in-8°, 32 pp, broché, 2e plat de couv. lég. défraîchi, bon état
Par Pierre de Nolhac (1859-1936), qui fut pendant des années conservateur du Musée de Versailles. — "... Le fronton du temple, cette frise où sont sculptés les dieux, c'est le Testament d'un Latin, chant héroïque, péan triomphal, adieu reconnaissant aux beautés du monde, aux trésors de la tradition et du savoir, au génie antique et aux lumières chrétiennes. Lorsque la malade eut – pour quelques jours – abattu ses forces, obscurci son regard, le poète n'accepta point de quitter le monde radieux où il avait vécu dans les joies de l'intelligence, de l'amitié et de la gloire sans avoir fait entendre son chant du cygne. Grâce à Dieu, il lui sera donné d'en écouter longtemps l'écho, et de le reprendre à la saison nouvelle. Je voudrais que ce large et magnifique poème, vous en eussiez la lecture, comme le poète me fit la grâce de l'entendre... Le poète chante l'honneur du sang français dont il est né ; il salue son Auvergne originelle, et la splendeur de la mer latine, telle qu'elle apparut à ses vingt ans. aux rives de la terre sacrée où respirent encore les dieux. « Par ses mille chemins où chante la Sirène », les héros s'élancèrent à la découverte du monde, à la conquête d'Ilion ou de la Toison d'Or. « Des mythes lumineux du matin et du soir » ils firent apparaitre des personnes divines. Mais « au groupe sublime » de l'Olympe « a manqué la Bonté ». II était réservé au vrai Dieu d'en apporter le mystère de salut au monde. La Méditerranée porta les apôtres de la Foi chrétienne comme les héros d'Homère ; elle entendit alors sur ses rives retentir le cri d'agonie du vieux monde : « Le grand Pan est mort ! » Une Rome nouvelle s'élève à l'empire du monde, pour régner, cette fois, dans la Paix, sur des âmes. Aux frontières assiégées des Barbares, « c'est la Gaule qui veille au salut de l'Empire ». La Gaule conquise sut conquérir à son tour les trésors de la sagesse de Rome, « participer à l'âme commune » et s'enrichir ainsi de sa défaite. Aussi le fils des Arvernes, unissant dans cet hommage pieux sa raison et son coeur, renouvelle « son serment de jeunesse à la Rome éternelle ». Mais, s'il salue l'Eglise catholique qui sait rassembler pour son œuvre de paix et d'amour « les maîtres de beauté, les savants et les saints », l'humaniste chrétien demande la permission d'exprimer un suprême regret, un adieu reconnaissant à la sagesse et à la beauté antiques Sa « journée » finira, plus douce et consolée, si c'est à l'ombre de l'Acropole qu'il relit l'Evangile. Les nouveaux barbares, acharnés à cette œuvre de mort, réussiront peutêtre un jour à briser la tradition qui a fait si longtemps la grandeur spirituelle de la France. Ce jour-là pour faire comprendre et sentir à nos enfants déshérités ce que fut la culture classique et de quelle flamme elle éclairait les esprits, il restera, du moins la ressource de leur faite apprendre par cœur le Testament d'un Latin. Puissent les siècles conserver longtemps ce précieux message." (Jean Des Cognets, L'Ouest-Eclair, 16 sept 1929) — "Les dieux latins, ils ont inspiré, on le sait, l'œuvre entière de M. Pierre de Nolhac ; sur ses poèmes surtout, leur clair sourire plane avec le plus de persuasive douceur. “Le Testament d'un Latin” exposait harmonieusement comment l'âme gauloise a reçu l'empreinte de la civilisation méditerranéenne ; il a suscité jusqu'à cinq traductions italiennes." (Le Figaro) — "... Cette inspiration qui résume son oeuvre et son âme, Pierre de Nolhac vient de l'exprimer avec ampleur dans un grave et sobre poème : “Le Testament d'un Latin”. Ce chant d'une épopée, historique et intérieure, déroule l'aventure de l'âme gauloise fécondée par l'âme latine..." (Maurice Levaillant, Le Figaro) — "M. de Nolhac m'apparaît, en effet, comme un des plus authentiques représentants de la tradition du vers doré, de la sentence enchâssée dans un écrin sans défaut. La perfection est ici atteinte sans effort ni recherche, de par la grâce modérée du Celto-Latin retrempé aux sources originelles." (Yves-Gérard Le Dantec, Revue des Deux Mondes)
Plon, 1929, gr. in-8°, 32 pp, broché, bon état, envoi a.s.
Par Pierre de Nolhac (1859-1936), qui fut pendant des années conservateur du Musee de Versailles. — "... Le fronton du temple, cette frise où sont sculptés les dieux, c'est le Testament d'un Latin, chant héroïque, péan triomphal, adieu reconnaissant aux beautés du monde, aux trésors de la tradition et du savoir, au génie antique et aux lumières chrétiennes. Lorsque la malade eut – pour quelques jours – abattu ses forces, obscurci son regard, le poète n'accepta point de quitter le monde radieux où il avait vécu dans les joies de l'intelligence, de l'amitié et de la gloire sans avoir fait entendre son chant du cygne. Grâce à Dieu, il lui sera donné d'en écouter longtemps l'écho, et de le reprendre à la saison nouvelle. Je voudrais que ce large et magnifique poème, vous en eussiez la lecture, comme le poète me fit la grâce de l'entendre... Le poète chante l'honneur du sang français dont il est né ; il salue son Auvergne originelle, et la splendeur de la mer latine, telle qu'elle apparut à ses vingt ans. aux rives de la terre sacrée où respirent encore les dieux. « Par ses mille chemins où chante la Sirène », les héros s'élancèrent à la découverte du monde, à la conquête d'Ilion ou de.la Toison d'Or. « Des mythes lumineux du matin et du soir » ils firent apparaitre des personnes divines. Mais « au groupe sublime » de l'Olympe « a manqué la Bonté ». II était réservé au vrai Dieu d'en apporter le mystère de salut au monde. La Méditerranée porta les apôtres de la Foi chrétienne comme les héros d'Homère ; elle entendit alors sur ses rives retentir le cri d'agonie du vieux monde : « Le grand Pan est mort ! » Une Rome nouvelle s'élève à l'empire du monde, pour régner, cette fois, dans la Paix, sur des âmes. Aux frontières assiégées des Barbares, « c'est la Gaule qui veille au salut de l'Empire ». La Gaule conquise sut conquérir à son tour les trésors de la sagesse de Rome, « participer à l'âme commune » et s'enrichir ainsi de sa défaite. Aussi le fils des Arvernes, unissant dans cet hommage pieux sa raison et son coeur, renouvelle « son serment de jeunesse à la Rome éternelle ». Mais, s'il salue l'Eglise catholique qui sait rassembler pour son œuvre de paix et d'amour « les maîtres de beauté, les savants et les saints », l'humaniste chrétien demande la permission d'exprimer un suprême regret, un adieu reconnaissant à la sagesse et à la beauté antiques Sa « journée » finira, plus douce et consolée, si c'est à l'ombre de l'Acropole qu'il relit l'Evangile. Les nouveaux barbares, acharnés à cette œuvre de mort, réussiront peutêtre un jour à briser la tradition qui a fait si longtemps la grandeur spirituelle de la France. Ce jour-là pour faire comprendre et sentir à nos enfants déshérités ce que fut la culture classique et de quelle flamme elle éclairait les esprits, il restera, du moins la ressource de leur faite apprendre par cœur le Testament d'un Latin. Puissent les siècles conserver longtemps ce précieux message." (Jean Des Cognets, L'Ouest-Eclair, 16 sept 1929) — "Les dieux latins, ils ont inspiré, on le sait, l'œuvre entière de M. Pierre de Nolhac ; sur ses poèmes surtout, leur clair sourire plane avec le plus de persuasive douceur. “Le Testament d'un Latin” exposait harmonieusement comment l'âme gauloise a reçu l'empreinte de la civilisation méditerranéenne ; il a suscité jusqu'à cinq traductions italiennes." (Le Figaro) — "... Cette inspiration qui résume son oeuvre et son âme, Pierre de Nolhac vient de l'exprimer avec ampleur dans un grave et sobre poème : “Le Testament d'un Latin”. Ce chant d'une épopée, historique et intérieure, déroule l'aventure de l'âme gauloise fécondée par l'âme latine..." (Maurice Levaillant, Le Figaro) — "M. de Nolhac m'apparaît, en effet, comme un des plus authentiques représentants de la tradition du vers doré, de la sentence enchâssée dans un écrin sans défaut. La perfection est ici atteinte sans effort ni recherche, de par la grâce modérée du Celto-Latin retrempé aux sources originelles." (Yves-Gérard Le Dantec, Revue des Deux Mondes)
Editions du Rocher, 1990, in-8°, 450 pp, discret C. de bibl.
Nelson et Calmann-Lévy, s.d. (v. 1930), in-12, 284 pp, un frontispice en couleurs hors texte, reliure toile crème décorée éditeur
P., Néo, 1983, in-8°, 200 pp, broché, couv. illustrée par Nicollet, état correct (Coll. Fantastique/Science-Fiction/Aventure n° 81)
Parigi, Baudry, 1829, 5 vol. in-12, cxliv-294,382,419,391 et 440 pp, un portrait gravé de l'auteur en frontispice du tome I, les 5 tomes reliés en 3 volumes (1-2, 3-4 et 5) demi-chagrin-rouge, dos à nerfs ornés de caissons dorés, tranches jaspées (rel. de l'époque, qqs épidermures sans gravité aux dos), bon état
Julliard, 1970, in-8°, 506 pp, traduit de l'allemand par Paul-Marie Flecher, cart. éditeur, jaquette, bon état
Seul volume paru en français des Mémoires de ce résistant de la première heure, dont les livres furent mis au pilon par les nazis. Ce volume va de son enfance jusqu'à la guerre. Après une enfance difficile dans un quartier ouvrier de Berlin et des débuts prometteurs d'universitaire et d'écrivain, Ernst Erich Noth (1909-1983) fuit la « peste brune » dès l'arrivée de Hitler à la Chancellerie du Reich. Ce sera le début d'une longue tribulation à travers l'Europe et le monde et la naissance d'un écrivain trilingue (allemand, français, anglais). Il commence par travailler dans plusieurs journaux littéraires parisiens sous le nom « Ernst Erich Noth », déjà utilisé en Allemagne, et publie plusieurs œuvres en langue française. Il s’installe ensuite dans le sud de la France, où il est rédacteur des Cahiers du Sud jusqu’en 1940. En mai 1939, les nazis lui retirent la nationalité allemande et inscrivent ses œuvres sur la liste noire. Entre 1939 et 1940, il est interné deux fois pour raisons politiques ; lors de l’Occupation allemande, il participe à la résistance pendant un an et, aidé par des Américains, réussit à s’enfuir aux Etats-Unis en 1941. Aux Etats-Unis, Noth dirige de 1942 à 1948 le programme de radio en langue allemande de la National Broadcasting Company. Il obtiendra la nationalité américaine en 1948, avec le nom officiel d’Ernst Erich Noth. De 1949 à 1959, il édite le journal littéraire Books abroad et est professeur de langues modernes et littérature dans plusieurs universités américaines. En 1963, il retourne en France, où il est éditeur littéraire et enseigne dans les universités d’universités d’Aix-en-Provence, Marseille et Paris. L’université de Francfort lui délivre en 1971 le titre de docteur refusé en 1933 et Noth y enseigne jusqu’en 1980 comme professeur honoraire.