8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Gallimard, 1977, in-8°, 422 pp, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, tranches mouchetées, bon état (Bibliothèque des Histoires). Édition originale
Un autre Moyen Age, c'est d'abord celui qui, sans anachronisme, nous restitue quelques clés de nos origines : aux réalités dont s'est enrichie notre mythologie – la faim, la forêt, l'errance, la pauvreté, la mendicité, la lèpre, la peste, le péché, la domination des puissants et des riches sur les faibles et les pauvres –, il allie ces créations dont nous vivons toujours : la cité, la nation, l'Etat, l'université, le moulin, la machine, l'heure et l'horloge, le livre, la fourchette, le linge, la personne, la conscience et finalement la révolution. Un autre Moyen Age, c'est ensuite et surtout le champ privilégié des expériences de l'histoire nouvelle : histoire du quotidien, du temps long, histoire des profondeurs et de l'imaginaire. Un Moyen Age où les hommes vivent dans les temps divers qui rythment leur existence : temps de l'Eglise, temps du marchand, temps du travail. Un Moyen Age où les hommes travaillent dans des conditions économiques et technologiques qui leur apprennent à maîtriser lentement la nature tout en approfondissant le fossé entre travail manuel et intellectuel. Un Moyen Age où la culture évolue entre les raffinements scolastiques des universités, pépinières d'une nouvelle élite, et les rapports complexes entre la culture savante de la caste ecclésiastique et la culture populaire contre laquelle les clercs mènent une lutte multiforme. Ce trajet à travers ces trois domaines essentiels de l'histoire, le temps, le travail, la culture, conduit Jacques Le Goff, un des maîtres de l'histoire nouvelle, au seuil d'une enquête où s'allient l'histoire et l'ethnologie, où le Moyen Age devient le foyer d'une anthropologie historique de l'Occident. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1999, fort in-8°, 1373 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Quarto)
Ce volume réunit : Pour un autre Moyen Age, L'Occident médiéval et le temps, L'Imaginaire médiéval, La Naissance du Purgatoire, Les Limbes, La Bourse ou la vie, Le Rire dans la société médiévale. — "Un autre Moyen Age, c'est un Moyen Age total qui s'élabore aussi bien à partir des sources littéraires, archéologiques, artistiques, juridiques qu'avec les seuls documents naguère concédés aux médiévistes "purs". C'est la période qui nous permet le mieux de nous saisir dans nos racines et nos ruptures, dans notre modernité effarée, dans notre besoin de comprendre le changement, la transformation qui est le fonds de l'histoire en tant que science et en tant qu'expérience vécue. C'est ce passé primordial où notre identité collective, quête angoissée des sociétés actuelles, a acquis certaines caractéristiques essentielles." (Jacques Le Goff) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tallandier, 2004, in-8°, 258 pp, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Écrits en marge des ouvrages qu'il a publiés au cours de la période 1980-2004, les textes initialement parus dans L'Histoire, et qui sont à l'origine de cet ouvrage, révèlent les différentes étapes du cheminement de la réflexion de Jacques Le Goff. Ils en sont le prolongement, les éclairent, en expliquent la genèse. Ils expriment les résultats des principales recherches et réflexions menées par l'historien qui a renouvelé notre regard sur la vie des hommes de ce long Moyen Age, sur leurs croyances, leurs habitudes, leurs représentations de l'Au-delà, et même leurs rêves... A la lumière de ce document exceptionnel, l'histoire se révèle une discipline en devenir où l'historien doit sans cesse remonter à ses sources et toujours confronter l'éclairage du passé aux ombres mouvantes du présent. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
LE GOFF (Jacques) et René RÉMOND (dir.).
Reference : 68269
(1988)
ISBN : 9782020100151
Seuil, 1988, fort in-8° carré, 572 pp, très nombreuses illustrations dans le texte, 16 pl. en couleurs hors texte, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
Volume dirigé par Jacques Le Goff. Par Jacques Le Goff, Paul-Albert Février, Jean-Charles Picard, Jean-Claude Schmitt, André Vauchez. — "L'histoire de la France religieuse n'est pas l'histoire religieuse de la France, pas davantage l'histoire de la religion en France, encore moins l'histoire de la croyance et de la culture, encore qu'elle touche à tous ces domaines en même temps. Si le christianisme occupe nécessairement une place dominante, les auteurs de la collection ont pris le parti délibéré de l'étudier de l'extérieur, comme un phénomène important, majoritaire,mais jamais exclusif, et de l'étudier dans son expression, sans aucun souci d'apologétique ou de critique. Rien de plus étranger à l'esprit qui les anime que le souci d'écrire l'histoire d'une Église à vocation œcuménique et dont le projet est d'abord eschatologique. Ce qui les intéresse est l'étude du phénomène religieux comme comportement : reconnaissance d'une relation transcendentale à un divin caché ou révélé, réponse individuelle et collective à un enseignement moral et théologique, diversification croissante des expériences, engagements et institutions qui en résultent. Rythmée par un va-et-vient incessant entre le fait religieux directement observable et l'intention qui le suscite, l'entreprise relève de la quête anthropologique autant que de la sociologie religieuse naguère illustrée par Gabriel Le Bras. (...) L'Histoire de la France religieuse n'est ni un traité apologétique ni un manuel d'enseignement ; pour la première fois, une équipe d'historiens a porté sur le phénomène religieux le regard serein de l'analyste ; nous avons ici une première tentative d'histoire culturelle du christianisme, histoire culturelle qui, au Moyen Âge, se confond avec l'histoire de la culture. Soulignons enfin la richesse de l'illustration iconographique qui prolonge le texte et dialogue avec lui ; la « lecture » de l'une et de l'autre doit être menée conjointement." (Michel Zimmermann, Revue de l'histoire des religions, 1990) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 2007, in-8°, 254 pp, 3e édition revue et augmentée, 4 cartes et un plan dans le texte, généalogies, biblio, glossaire, broché, couv. illustrée, qqs soulignures et marques au crayon, bon état (Coll. Carré Histoire)
Sept siècles séparent le moment où Clovis devient roi des Francs à Tournai (481-482) de l'accession au trône de Philippe Auguste en 1180. Durant cette période la Gaule romaine est devenue la France. Cette histoire des origines du royaume de France associe l'étude des modalités de la formation de la France et l'analyse des transformations du pouvoir, de l'économie, de la société et de l'Eglise du VIe au XIIe siècle. L'ouvrage étudie la période allant de l'invasion franque à l'apparition de la monarchie féodale avec les premiers Capétiens, en passant par la civilisation mérovingienne et l'empire carolingien. Le livre tient compte des apports de la recherche récente et des nouvelles perspectives offertes par le recours à l'interdisciplinarité. Aucun domaine n'est laissé de côté, dans une perspective chronologique qui rend la lecture de l'ouvrage aisée. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France-Empire, 1996, in-8°, 423 pp, 2 cartes, repères chronologiques, principales dynasties chinoises, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Début XVe siècle, l'avenir se joue sur la mer. Le Portugal se lance dans l'aventure exploratrice, quand à l'autre bout du monde connu, une Chine revigorée entreprend les plus imposantes expéditions maritimes jamais réalisées jusqu'alors. Ses flottes majestueuses sillonnent sans discontinuer, les mers d'Orient. Commandées par Zheng He, un eunuque musulman, elles atteignent l'Inde religieuse, l'Arabie parfumée et l'Afrique exotique. Des témoins à bord des jonques décrivent les mœurs et les richesses des pays visités..., sans oublier les escales aux rencontres singulières avec le pirate de Palembang, le roi cupide de Ceylan, l'usurpateur de Semudra ou le samorin de Calicut... Et que dire de l'accueil somptueux du Bengale, des stèles humanistes de Ceylan et du triomphe de la girafe à Nankin. Sur terre comme sur mer, l'Asie entière est prise dans le vaste filet diplomatique tendu par les Ming. De tous côtés, on se presse pour verser tribut au Fils du Ciel. Victoires contres les Annamites puis contre les Mongols ajoutent à la gloire d'un empereur insatiable qui a décidé de reconstruire, à Pékin, la Cité impériale et de rebâtir le Grand Canal. L'heure est au gigantisme. Face aux énormes jonques, qu'auraient pesé, alors, les frêles caravelles ? Soixante ans plus tard la roue a tourné, les cartes sont redistribuées. L'Europe à rattrapé son retard et pousse ses pions. La Chine se claquemure derrière ses Grandes Murailles et abandonne sa magnifique marine. Les raisons de ce recul méritaient bien qu'on s'y attarde. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, 1984, gr. in-8°, 416 pp, 17 cartes, 5 tableaux, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. U)
"Cette synthèse est d'abord exemplaire par l'enchaînement des idées, la clarté de l'étude de chaque point appuyée sur les ouvrages classiques, le souci d'aller à l'essentiel dans la progression de l'exposé : c'est ainsi que nous suivons le glissement du monde romain au monde franc, l'évolution de la féodalité de la fin du IXe siècle au milieu du XIIe siècle, le développement du pouvoir royal et des institutions monarchiques. Un index fournit des définitions toujours très précises, les schémas forment une excellente illustration et l'orientation bibliographique indique plus de 300 titres." (Bernard Demotz, Cahiers d'histoire) – "Une vue dynamique des institutions les plus riches de signification, plutôt qu'un inventaire analytique. Jamais les institutions étudiées ne se trouvent, en quelque sorte, désincarnées, j'entends présentées autrement que dans le cadre de l'époque qui les a fait naître et du courant historique qui a déterminé leur évolution." (Jean Yver, Cahiers de civilisation médiévale) – "Net et solide... écrit sans recherche et sans abus de termes techniques, dans une langue simple et accessible." (L. Génicot, Revue d'histoire ecclésiastique) – Désormais classique, La France médiévale répond à quelques questions essentielles : comment les hommes sont-ils organisés dans la société ? Quelles en sont les structures politiques et comment se prolongent-elles en des structures administratives, juridiques, financières ? Quelle place y tient l'Eglise, à travers ses structures et ses relations avec le pouvoir civil ? Car il ne s'agit pas ici d'aborder sous le seul jour du droit des institutions françaises qui, du IXe au XVe siècle, ont connu des mutations fondamentales. Intimement liées aux évolutions de la société tout entière, à celles des penseurs et des dirigeants, comme aux mouvements des idées, les institutions suivent pas à pas la structuration politique du royaume de France et l'affirmation d'une civilisation française. L'histoire des institutions françaises – qui ne sont, en fait, qu'une forme d'une civilisation qui a ses racines jusque dans l'Antiquité gréco-romaine – peut se répartir en deux périodes : la première, qui s'étend jusqu'au milieu du XIIIe siècle, est avant tout marquée par la féodalité, d'abord anarchique puis plus structurée, pour aboutir enfin à la seconde, qui voit la croissance de l'autorité du roi de France et la naissance des institutions monarchiques qui sont à l'origine de l'Etat des temps modernes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, 1974, gr. in-8°, 416 pp, 17 cartes, 5 tableaux, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. U)
"Cette synthèse est d'abord exemplaire par l'enchaînement des idées, la clarté de l'étude, le souci d'aller à l'essentiel dans la progression de l'exposé : c'est ainsi que nous suivons le glissement du monde romain au monde franc, l'évolution de la féodalité de la fin du IXe siècle au milieu du XIIe siècle, le développement du pouvoir royal et des institutions monarchiques. Un index fournit des définitions toujours très précises, les schémas forment une excellente illustration et l'orientation bibliographique indique plus de 300 titres." (Bernard Demotz, Cahiers d'histoire) – "Net et solide... écrit sans recherche et sans abus de termes techniques, dans une langue simple et accessible." (L. Génicot, Revue d'histoire ecclésiastique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Picard, 1965, gr. in-8°, 225 pp, 13 tableaux et 7 cartes dépliants in fine, biblio, index, broché, bon état
"Les « Premiers temps capétiens » ne sont pas de ceux où l'on peut s'attendre à des découvertes sensationnelles de documents inédits – du moins en ce qui concerne les rois et leur entourage. Le nouveau ne peut venir que de l'historien. Mais les plus grands progrès de l'histoire sont presque toujours venus d'un regard neuf et, s'agissant des vieux textes, d'une lecture nouvelle. Ainsi en a fait J. F. Lemarignier avec les actes des quatre premiers souverains capétiens – publiés ou catalogués par les Bénédictins de Saint-Maur pour Hugues Capet, par W. M. Newman pour Robert le Pieux, par F. Soehnée pour Henri Ier et par M. Prou pour Philippe Ier, à quoi il faut ajouter quelques rares découvertes postérieures à ces publications. A cette documentation J.-F. Lemarignier a posé une question simple et précise : qui sont les personnages qui souscrivent les actes royaux ? Une fois établie la liste de ces souscripteurs, et, à partir d'elle, des tableaux et des cartes donnant le rang social et l'origine géographique de ces personnages, une série de questions toujours simples font progresser l'enquête. Est-il possible de donner de l'entourage royal une image sociale et régionale ? Cette image évolue-t-elle pendant la période séculaire envisagée ? Cette évolution de l'entourage permet-elle de définir les progrès de l'autorité royale ? La réponse est nette et décisive. De 987 à 1077 environ le déclin royal est continu. A partir du deuxième tiers du règne de Philippe Ier un redressement s'amorce. (...) J.-F. Lemarignier ouvre ou confirme des perspectives de tous ordres : sur l'évolution juridique des actes royaux et de leurs souscriptions – apparition du mandement, effacement des fidèles devant les témoins – ; sur l'évolution religieuse : attitude de la royauté face à la réforme grégorienne et à Cluny ; sur l'évolution sociale : essor de cette féodalité castrale déjà si bien mise en valeur par Georges Duby dans le Maçonnais du XIe siècle. Et tout ceci dans un ouvrage solide, où s'affirme la compétence multiple de J.-F. Lemarignier, historien chartiste et juriste, clair et alerte (le texte ne comprend que 176 pages auxquelles s'ajoutent les appendices, index, cartes, tableaux), écrit avec un grand bonheur d'expression..." (Jacques Le Goff, Annales, 1968) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lille, Bibliothèque universitaire, 1945, xx-192 pp, reproduction d'une carte ancienne et 2 cartes dépliantes hors texte, notes, index, reliure demi-toile écrue, dos lisse, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), qqs annotations crayon, bon état (Travaux et Mémoires de l'Université de Lille, nouvelle série, Droit et Lettres, fasc. XXIV), envoi a.s. au professeur Roger Dion
L'hommage en marche, c'est-à-dire l'hommage prêté sur la frontière de deux fiefs et qui était réservé à certains hauts vassaux, a été signalé autrefois par Brussel. M. F. Lot a consacré à cette forme exceptionnelle, mais très curieuse, de l'hommage plusieurs pages pleines de vues pénétrantes dans son livre intitulé : Fidèles ou vassaux ? L'étude de M. Lemarignier se présente comme une analyse juridique approfondie de tous les cas qu'il a pu recueillir dans deux régions particulières, en Normandie et sur les confins de la Champagne-Bourgogne. Il y examine successivement un double problème : celui de la marche et celui de l'hommage proprement dit. Son beau travail démontre que l'hommage en marche a toujours été une forme supérieure de l'hommage. Le vassal qui le prêtait était un trop grand personnage pour aller le porter sur la terre de son seigneur ; peut-être, pour des raisons de politique intérieure ou de défiance légitime, le vassal ne tenait-il pas à s'y aventurer. Bien souvent lié à l'idée de paix, renforcé peu à peu par la coutume, cet hommage finit par être considéré comme un véritable privilège et, sous cette forme, il a trouvé place en droit féodal classique. L'argumentation de M. Lemarignier est absolument péremptoire et elle vaut pour la Normandie comme pour la Champagne. Œuvre d'un historien et d'un juriste, cette étude frayera la voie aux chercheurs. (Ch. Perrat, Bibliothèque de l'École des chartes, 1946) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1977, in-8°, 229 pp, biblio, broché, bon état (Coll. l'Historien)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1987, in-12, 128 pp, 3 cartes, broché, bon état (Coll. Que Sais-Je ?)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Revue historique, 1984, in-8°, 15 pp, broché, bon état, envoi a.s. (nom du destinataire découpé)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1979, fort in-8°, 642 pp, 2 pl. hors texte, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette, bon état (Coll. Bibliothèque des histoires)
Montaillou : petit village de montagnards et de bergers en haute Ariège, à 1300 mètres d'altitude. En 1320, Jacques Fournier, évêque de Pamiers, plus tard pape d'Avignon, y déploie ses talents d'inquisiteur. Maigret avant la lettre, Jacques Fournier finit par déterrer tous les secrets du village. Rien n'échappe à cet évêque fureteur, ni les vies intimes, ni les drames de l'existence quotidienne. En s'appuyant sur cet extraordinaire document de Jacques Fournier, sorte de roman vrai du petit peuple du XIVe siècle, Emmanuel Le Roy Ladurie retrace la vie des habitants de ce village de Haute-Ariège, imprégné de catharisme, et démontre ainsi la possibilité d‘une histoire totale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Imprimerie Nationale, 1892, in-4°, viii-773 pp, un frontispice hors texte, blasons et médailles des corporations dans le texte, cartonnage imprimé de l'éditeur, bon état (Coll. Histoire générale de Paris, collection de documents)
Tome II seul (sur 3). Bon exemplaire sans rousseurs. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1952, in-8°, 248 pp, broché, qqs rares soulignures crayon, couv. lég défraîchie, état correct
"En 1952, l’abbé Lestocquoy publiait “Aux origines de la bourgeoisie : Les villes de Flandre et d’Italie sous le gouvernement des patriciens (XIe-XVe siècles)”. Le propos du livre était clair. Henri Pirenne avait soutenu la thèse que le commerce engendrait par ses nécessités quotidiennes le désir des institutions urbaines ; les marchands, hommes nouveaux, auraient mené seuls cette révolution municipale. Lestocquoy entendait, pour lui, analyser comment, dans ces villes touchées par le renouveau économique, le patriciat se forma en tant que classe sociale au début du XIIe siècle, réunissant des familles d’origine variée avant, durant ce même siècle, de conquérir le pouvoir urbain. Pour cet auteur, à l’origine de ce « patriciat », pas d’aventuriers donc, de pieds poudreux enrichis par le commerce, mais au contraire des nobles, des propriétaires terriens, des immigrants des campagnes… Les différents chapitres, « la naissance du patriciat », « les villes et les débuts du patriciat », « l’apogée du patriciat », « dynasties patriciennes », sont en conséquence tous centrés sur cette thématique d’histoire sociale comparée." (Elodie Lecuppre-Desjardin, Villes de Flandre et d’Italie (XIIIe-XVIe siècle). Les enseignements d’une comparaison, 2008) — "Il est difficile de donner en quelques lignes une idée de la richesse du livre de M. l'abbé Lestocquoy sur les villes de Flandre et d'Italie. L'auteur y fait une brillante synthèse de tous les récents travaux parus sur le patriciat de ces deux régions, qui ont connu au Moyen Age une si grande prospérité." (Pierre Vaillant, Bibliothèque de l'École des chartes, 1952) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1952, in-8°, 248 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"En 1952, l’abbé Lestocquoy publiait “Aux origines de la bourgeoisie : Les villes de Flandre et d’Italie sous le gouvernement des patriciens (XIe-XVe siècles)”. Le propos du livre était clair. Henri Pirenne avait soutenu la thèse que le commerce engendrait par ses nécessités quotidiennes le désir des institutions urbaines ; les marchands, hommes nouveaux, auraient mené seuls cette révolution municipale. Lestocquoy entendait, pour lui, analyser comment, dans ces villes touchées par le renouveau économique, le patriciat se forma en tant que classe sociale au début du XIIe siècle, réunissant des familles d’origine variée avant, durant ce même siècle, de conquérir le pouvoir urbain. Pour cet auteur, à l’origine de ce « patriciat », pas d’aventuriers donc, de pieds poudreux enrichis par le commerce, mais au contraire des nobles, des propriétaires terriens, des immigrants des campagnes… Les différents chapitres, « la naissance du patriciat », « les villes et les débuts du patriciat », « l’apogée du patriciat », « dynasties patriciennes », sont en conséquence tous centrés sur cette thématique d’histoire sociale comparée." (Elodie Lecuppre-Desjardin, Villes de Flandre et d’Italie (XIIIe-XVIe siècle). Les enseignements d’une comparaison, 2008) — "Il est difficile de donner en quelques lignes une idée de la richesse du livre de M. l'abbé Lestocquoy sur les villes de Flandre et d'Italie. L'auteur y fait une brillante synthèse de tous les récents travaux parus sur le patriciat de ces deux régions, qui ont connu au Moyen Age une si grande prospérité." (Pierre Vaillant, Bibliothèque de l'École des chartes, 1952) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Arthur Rousseau, 1900-1904, 4 forts vol. gr. in-8°, lxxxviii-715, 988, xix-ciii-749 et 912 pp, brochés, couv. lég. abîmées, dos recollés (un dos manquant), intérieurs propres et sans rousseurs, bon état. Rare complet
La meilleure édition de l' « Histoire des classes ouvrières », publiée 40 ans après la première (1859). — "Le contenu de chaque chapitre a été très modifié ; plusieurs chapitres ont même été entièrement refaits. L'ensemble a plus que doublé d'importance ; c'est presque un ouvrage nouveau, composé sur l'ancien plan. (...) Cette histoire contient ainsi en quelque sorte plusieurs histoires distinctes : histoire de la législation économique (moins celle de l'agriculture), histoire de l'industrie, histoire du salaire, histoire de l'instruction populaire, histoire de la politique douanière, histoire de la condition physique et morale des personnes adonnées à l'industrie, histoire des idées sociales sur l'organisation du travail, lesquelles s'enchevêtrent se complètent et s'expliquent l'une par l'autre." (préface de l'auteur) — "Cette seconde édition d'une oeuvre devenue classique, et depuis longtemps épuisée en librairie, est en réalité une refonte entière de ce grand travail. Le plan général n'en a pas été changé. M. Levasseur suit et expose par périodes, depuis les origines gauloises et gallo-romaines jusqu'à la Révolution de 1789, l'histoire économique française. Ces périodes sont découpées le plus souvent sur les divisions de l'histoire politique ou de l'histoire générale ordinaire. Et l'histoire qui nous est donnée est plus qu'une histoire proprement dite des classes ouvrières : sauf l'agriculture qu'elle laisse de côté complètement, on peut dire qu'elle embrasse presque tout le domaine économique, industrie, production, régimes de la production, grande et petite industrie, commerce, commerce extérieur, action de l'Etat sur la vie économique, classes économiques, condition des personnes... (...) Il n'est pas besoin d'insister sur la valeur de cette oeuvre et sur les services qu'elle est en mesure de rendre à la science économique. L'ensemble est une mine abondante où l'économie positive pourra puiser, et d'où elle devra partir pour de nouvelles et autres recherches." (F. Simiand, L’Année sociologique, 1902, à propos des 2 premiers volumes) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1963, in-8° carré, 214 pp, 87 illustrations, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Résurrection du passé)
Jacques Levron n' a pas voulu, par ce livre, faire un simple traité des châteaux, de leurs formes, de leurs plans et de leur évolution. Grand spécialiste de l' histoire médiévale, il a animé ces pierres mortes, et à l'aide des textes, des chansons de geste et des récits des chroniqueurs, il leur a redonné la vie - une vie singulièrement colorée et attachante. L'existence de tous les jours dans les châteaux, leur rôle social et politique, sont évoqués avec maîtrise et illustrés d'une iconographie abondante, empruntée à toutes les époques. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1978, in-8°, 432 pp, 25 gravures sur 16 pl. hors texte, fac-similé d'une lettre inédute de Commynes, annexes, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état (Ouvrage couronné par l'Académie française, Prix Louis-Marin 1979)
Serviteur et agent de Charles le Téméraire, qu'il abandonne pour conduire, auprès de Louis XI, le jeu diplomatique de la France, Commynes "l'Européen" (1445-1511) restera une figure majeure sous trois rois de France. L'historien suisse Jean Liniger (1910-1991) souligne l'irrésistible ascension de Commynes de 1472 à 1477, puis son déclin lent jusqu'en 1483. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
LISKENNE (François-Charles) et Jean-Baptiste Balthazard SAUVAN.
Reference : 111617
(1835)
P., Anselin, 1835-1846, 7 vol. pt in-4°, 904, 1053, 987, 1030, 954 et 1058 pp, texte sur 2 colonnes, 6 volumes de texte et un atlas de 113 planches, reliures demi-chagrin vert bouteille, dos lisses à faux nerfs à froid, titres et caissons ornés dorés, double filet doré sur les plats, tranches mouchetées (rel. de l'époque), un coin lég. abîmé au tome III, qqs rousseurs, bel exemplaire. Rare complet des planches annoncées
Importante anthologie des meilleurs textes d'historiens et stratèges militaires célèbres, expliqués et commentés. — Tome I : Essai sur la tactique des Grecs ; La guerre du Péloponnèse (Thucydide) ; Retraite des dix-mille, la Cyropédie (Xénophon) ; Expéditions d'Alexandre (Arrien) – Tome II : Essai sur les milices romaines ; Histoire générale (Polybe) – Tome III : Commentaires - Guerre des Gaules, guerre civile, guerre d'Alexandrie, guerre d'Afrique, guerre d'Espagne (Jules César) ; Institutions militaires (Végèce) ; Le général en chef (Onosander) ; Institutions militaires (l'empereur Léon) ; Stratagèmes (S. Jul. Frontin) ; Ruses de guerres (Polyen) ; Stratagèmes, ruses de guerre, embuscades, surprises (extraits de Feuquières, Folard, Santa-Cruz, Joly de Maizeroy, Cessac, Carrion-Nisas, Jomini, etc.) – Tome IV : Introduction à l'histoire politique et militaire des Français ; Montécuculli ; Turenne ; Feuquière ; Folard ; Puységur ; Le maréchal de Saxe. – Tome V : Histoire de mon temps, Instruction militaire du roi de Prusse pour ses généraux (Frédéric II) ; Instruction secrète dérobée à Frédéric II ; Mémoires militaires et politiques du général Lloyd, servant d'introduction à l'histoire de la guerre en Allemagne, en 1756, contre le roi de Prusse et l'impératrice et ses alliés ; De l'état actuel de la politique et de la science militaire en Europe (Guibert) ; Considération sur l'artillerie (Extrait de Guibert) ; Des connaissances nécessaires à un général en chef d'armée (Gal. comte de Lacuée Cessac) ; De la défense des places fortes (Carnot) ; Journal des opérations militaires du siège et du blocus de Gênes (Général Paul Thiébault) ; Précis de l'Art de la guerre (Extraits par le baron de Jomini) – Tome VI : Mémoires de Napoléon (Baron Gourgaud) ; Mémoires de Napoléon (Général comte de Montholon) ; Précis des guerres du maréchal de Turenne ; Précis des guerres de Frédéric II ; Variétés politiques. – Tome VII : Atlas contenant 113 planches (cartes, croquis, plans, fac similés et tableaux) montées sur onglet. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Paul Ollendorff, 1901, in-12, viii-403 pp, mention de 25e édition, préface de Paul Margueritte, un frontispice et 6 planches en couleurs hors texte, plus 53 en noir dans le texte par Auguste Leroux, reliure demi-basane rouge cerise, dos lisse, titres et filets guillochés dorés soulignés à froid, manque à la coiffe sup, 2e plat de la reliure sali avec pt mques de cuir, sinon bon état
"On peut dire de l'œuvre de Jean Lombard (1854-1891) qu'elle avait sombré corps et biens ; à peine si quelques épaves flottaient de ci de là, un volume sali à une devanture de bouquiniste, un exemplaire pieusement conservé dans la bibliothèque d'un ami. Sur le plat ou le dos de la couverture ces mots : Byzance ou l'Agonie rappelaient les fresques démesurées, les cauchemars des foules grouillantes ressuscitées par un ouvrier de lettres qui eut du génie. Et c'était une grande tristesse de penser qu'après la cruauté du sort qui avait précipité dans la fosse l'écrivain en pleine jeunesse, l'absurde misère des choses, la faillite d'un éditeur, engouffraient dans l'oubli l'œuvre en pleine puissance. (...) Analyser Byzance dépasserait le cadre de cette étude sommaire. Il faut entrer au cœur de la ville déchirée par les factions des Verts et des Bleus, divisés entre le culte des Eikones, la doctrine du Bien et des Arts humains et le culte du Théos officiel, entre les églises rivales, la Sainte-Pureté et la Sainte-Sagesse. Il faut se joindre au complot de ceux qui veulent renverser l'Autocrator Isaurien, Constantin V, et le remplacer par l'enfant Oupravda, de race esclavone, et petit-fils du grand Justinien, auquel on mariera Eustokkia, l'Helladique, petite-fille de Théodose-le-Grand, nièce des sept prétendants aveugles. Il faut prendre part aux combats des Verts contre les Bleus, à la défaite du prétendant enfant, auquel l'Autocrator fait crever les yeux; il faut assister à la mutilation des partisans d'Oupravda, et à leur écrasement final sous les décombres de la Sainte-Pureté détruite par l'armée de Constantin. Ce qui caractérise surtout l'art de Lombard, on s'en convaincra à la lecture, c'est le don de voir, un surprenant don de vision: qu'il s'agisse de foules se précipitant en mêlées furieuses, qu'il s'agisse d'individus surpris dans le plus humble ou le plus héroïque de leurs actes, c'est toujours avec une netteté de détail, une couleur et une intensité qui étonnent. Jean Lombard est un peintre. Décorateur pour vastes ensembles, il évoque de sa plume, j'allais dire de son pinceau, les masses compactes et les fait évoluer avec une souplesse robuste; en son cerveau s'agitait l'humanité avec ses fureurs, ses joies, ses fauves amours, ses rêves d'or et ses délires de sang. Prosateur épique, il voyait, il sentait naturellement grand..." (Paul Margueritte, préface) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Picard, 1969, in-8°, xiii-460 pp, index, broché, bon état. Réimpression de l'édition de 1922
"On connaît l'exceptionnel mérite des travaux d'Auguste Longnon dans le domaine de la toponymie et de la géographie historique; cet autodidacte a été un précurseur et un chef d'école. Mais une mort prématurée ne lui a pas permis de mettre au jour tous les résultats de ses immenses recherches. Il faut savoir gré à M. H.-François Delaborde de l'acte pieux qu'il a accompli en publiant, d'après les papiers de Longnon et ses notes personnelles, éclairées par des entretiens intimes, le cours professé au Collège de France par son ancien maître, en 1889-1890, sur la formation de l'unité française. Il en a respecté la forme et a réparti en vingt-deux leçons toute l'histoire de la constitution territoriale de notre pays, depuis l'avènement des Capétiens jusqu'en 1870. Mais, alors que dix-huit leçons ont paru nécessaires pour conduire l'auditeur, pas à pas, du Xe au XVIe siècle, quatre ont suffi pour parcourir à grandes enjambées les derniers siècles de notre histoire. Longnon a ainsi nettement marqué sa prédilection pour l'histoire médiévale qui, à condition d'être suivie dans ses moindres détails, fournit vraiment la clé de l'évolution postérieure. L'éditeur a conservé le langage du maître, précis, direct et parfois soulevé par un patriotisme ardent et réfléchi. Enfin M. H.-François Delaborde a pris la peine de dresser une table des matières très détaillée – elle occupe près de 100 pages – et qui n'est pas seulement un index des noms de personnes et de lieux. Les historiens des institutions, qui ne sont pas gâtés d'ordinaire par les faiseurs de tables, lui en sauront tout particulièrement gré. Nous voici donc munis d'un manuel parfait de géographie historique, qui dispensera de bien des recherches dans les chroniques et les généalogies." (Olivier Martin, Revue historique de droit français et étranger, 1924) — "M. Delaborde nous donne à la librairie Picard en un beau volume, muni d'un copieux index de plus de quatre-vingts pages, le texte soigneusement revu des leçons professées par l'érudit Auguste Longnon en 1889-1890, pour ses débuts au Collège de France, sur les variations de nos frontières et les transformations de la carte politique de notre pays depuis Hugue Capet jusqu'au traité de Francfort. Et, bien que M. Delaborde se soit interdit, en règle générale, de rien changer d'essentiel à l'exposé du maître et qu'il n'ait, par suite, pas tenu compte des travaux parus depuis plus de trente ans, la science d'A. Longnon était si exacte et si sûre que bien rares sont les pages auxquelles on serait tenté aujourd'hui d'apporter de menues retouches. Le volume comprend vingt-deux « leçons ». D'un bout à l'autre, on retrouve la solide érudition d'A. Longnon, son goût du détail précis, qui fait de ce livre un répertoire de premier ordre, dont il eût été vraiment dommage que nous fussions privés." (Louis Halphen, Bibliothèque de l'École des chartes, 1922) — "Les amis de l'historien Auguste Longnon, qui par son enseignement et par ses travaux, fit tant progresser les études de géographie historique, ont réuni dans ce volume les leçons qu'il professa au Collège de France en 1889-1890. Ce livre est une synthèse de notre histoire nationale des douze siècles qui nous précèdent, écrite en fonction d'une préoccupation dominante : montrer comment, à travers une si longue durée, s'est formé, peu à peu, le territoire français et l'unité de la nation. C'est surtout sur les siècles de la monarchie féodale que Longnon a fait porter ses études, ce qui était assez naturel chez un médiéviste ; les développements consacrés au XVIIIe siècle et à la Révolution sont un peu écourtés. Mais on ne lira pas sans un grand respect pour ce travail de documentation et pour l'effort de condensation qu'elle révèle cette puissante étude ; l'auteur a su, d'une manière très vivante, restituer les vicissitudes de l'unité nationale, faite, défaite et refaite à travers les successions, les mariages, les constitutions ou les reprises d'apanages, les contrats de pariage, les fondations de villes, les traités, les alliances et les guerres. Il faut louer M. F. Delaborde, l'éditeur de cet ouvrage, non seulement de l'avoir donné au public, mais encore de l'avoir pourvu d'un index qui est un vrai monument de travail consciencieux et précis et qui double la valeur d'un tel livre, en en rendant l'usage extrêmement aisé." (Revue d'histoire économique et sociale, 1923) — "Il faut savoir gré au comte Delaborde d'avoir recueilli et publié le texte des leçons que Longnon professa jadis au Collège de France sur l'histoire territoriale de la monarchie française. C'est le seul guide dont nous disposons pour nous orienter dans une matière aussi essentielle et aussi complexe. (...) Un excellent index dû au comte Delaborde facilite considérablement l'utilisation du volume. Cet ouvrage est au nombre de ceux dont un médiéviste ne saurait désormais se passer." (François-L. Ganshof, Revue belge de philologie et d'histoire, 1925) — "Ce livre est un résumé de la politique extérieure de la France pendant neuf siècles. Il met en relief l'admirable unité de vue qui anima tous les représentants au pouvoir d'une incomparable dynastie. C'est l'œuvre d'un sagace érudit qui fait montre d'une prestigieuse souplesse dans le maniement des généalogies princières, des testaments et hérédités, des traités et transactions, de ces échevaux inextricables de seigneuries issues de la féodalité. L'air et la lumière passent à travers cette forêt. Ce monument sera désormais un guide sûr et indispensable. Un répertoire des noms de lieux et de personnes, qui ne comprend pas moins de quatre-vingt pages en deux colonnes, dû à la patience et au dévouement de M. H.-François Delaborde, rend des plus aisées la consultation de ce livre si dense, si bourré de faits, de dates et de choses." (L. de Lacger, Revue d'histoire de l'Église de France, 1924) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1929, in-12, iv-339 pp, une carte dépliante hors texte, broché, bon état
Les causes de l'expansion ; Le Royaume normand de Sicile ; Le Français en Espagne et au Portugal ; Les états francs de Syrie ; Le royaume de Chypre ; L'empire latin de Constantinople et la principauté de Morée ; Le royaume angevin de Naples. — "Les manuels scolaires n'accordent tout au plus que quelques phrases à la mémoire des chevaliers normands, champenois, angevins, languedociens, qui établirent, des années 1100 à 1500, plusieurs royaumes et principautés autour de la Méditerranée, en Sicile et dans l'Italie méridionale, en Grèce, en Syrie, en Palestine, à Chypre : notre langage, notre littérature, nos arts, nos mœurs dominaient sur les bords de l'ancienne mer latine, devenue presque une mer française ; et il y eut même, au cours d'un demi-siècle, cet empire franc de Constantinople, dont Villehardouin fut l'annaliste et le poète. L'ouvrage de Jean Longnon mériterait de devenir classique. Il est en effet seul de son espèce, à rassembler dans une synthèse puissante tous les chapitres de cette épopée que fut l'expansion médiévale de la nation française. Et il ne s'agit pas, comme on l'imagine communément, d'expéditions tumultueuses et de conquêtes sans lendemain. Nos chevaliers fondèrent des gouvernements stables dont quelques-uns durèrent plusieurs siècles. Le royaume normand de Sicile donna naissance à une civilisation éclatante et prospère. Le royaume franc de Chypre, formé à la fin du douzième siècle ne disparut qu'en 1489. Et sur la Grèce, pendant près de deux siècles et demi, régnèrent des hommes de notre race, ducs d'Athènes, princes d'Achaïe, princes de Morée, seigneurs de Thèbes... Jean Longnon ne nous offre pas seulement de captivants récits, mais encore une étude politique et sociale. analyse la constitution des divers États francs, leur organisation financière et militaire, leur vie économique, les causes de la décadence..." (René de Planhol, La Nouvelle Lanterne, mai 1929) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1929, in-12, iv-339 pp, une carte dépliante hors texte, broché, bon état. Édition originale, un des 50 ex. numérotés sur papier vergé des Papeteries d'Arches
Les causes de l'expansion ; Le Royaume normand de Sicile ; Le Français en Espagne et au Portugal ; Les états francs de Syrie ; Le royaume de Chypre ; L'empire latin de Constantinople et la principauté de Morée ; Le royaume angevin de Naples. — "Les manuels scolaires n'accordent tout au plus que quelques phrases à la mémoire des chevaliers normands, champenois, angevins, languedociens, qui établirent, des années 1100 à 1500, plusieurs royaumes et principautés autour de la Méditerranée, en Sicile et dans l'Italie méridionale, en Grèce, en Syrie, en Palestine, à Chypre : notre langage, notre littérature, nos arts, nos mœurs dominaient sur les bords de l'ancienne mer latine, devenue presque une mer française ; et il y eut même, au cours d'un demi-siècle, cet empire franc de Constantinople, dont Villehardouin fut l'annaliste et le poète. L'ouvrage de Jean Longnon mériterait de devenir classique. Il est en effet seul de son espèce, à rassembler dans une synthèse puissante tous les chapitres de cette épopée que fut l'expansion médiévale de la nation française. Et il ne s'agit pas, comme on l'imagine communément, d'expéditions tumultueuses et de conquêtes sans lendemain. Nos chevaliers fondèrent des gouvernements stables dont quelques-uns durèrent plusieurs siècles. Le royaume normand de Sicile donna naissance à une civilisation éclatante et prospère. Le royaume franc de Chypre, formé à la fin du douzième siècle ne disparut qu'en 1489. Et sur la Grèce, pendant près de deux siècles et demi, régnèrent des hommes de notre race, ducs d'Athènes, princes d'Achaïe, princes de Morée, seigneurs de Thèbes... Jean Longnon ne nous offre pas seulement de captivants récits, mais encore une étude politique et sociale. analyse la constitution des divers États francs, leur organisation financière et militaire, leur vie économique, les causes de la décadence..." (René de Planhol, La Nouvelle Lanterne : la politique, les lettres, les idées, mai 1929) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.