Genève, , 1771. Petit in-8 de 494-(2) pp.CLEMENT (Jean-Marie-Bernard). Nouvelles observations critiques sur différens sujets de littérature. Par M. Clément. A Amsterdam et se trouve à Paris, chez Moutard, 1772. Petit in-8 de (4)-497-(2) pp.2 vol. in-8, veau havane marbré glacé, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, triple filet doré sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Édition originale. « Jean-Marie-Bernard Clément, né à Dijon, le 25 décembre 1742, fut d'abord destiné au barreau; mais il montra tant d'aversion pour cette carrière, que ses parents lui permirent de se livrer tout entier à l'étude des belles-lettres. Il obtint encore très jeune une chaire au collège de Dijon, qu'il quitta bientôt par suite d'un démêlé avec ses chefs, à qui il écrivit même une lettre aussi vive qu'imprudente; car ces messieurs. se trouvant offensés, provoquèrent contre lui un arrêt du parlement; mais Clément avait su le prévoir, et il était déjà en sûreté à Paris. Ce littérateur avait un caractère franc, mais brusque, avec un goût sévère et un penchant à la critique; il ne pardonnait jamais, en matière de littérature, les fautes de ses ennemis ou de ses amis, quelle que fût leur réputation littéraire. Clément avait été d'abord grand admirateur de Voltaire, et quoique depuis son admiration se fût bien ralentie, il n'aurait pas pensé à diriger contre lui sa critique sans une circonstance particulière. Saint-Lambert avait proclamé le vieillard de Ferney Vainqueur des deux rivaux qui couronnent la scène.Clément vit dans ce vers un outrage fait à la mémoire de Racine et de Corneille. Il réclama contre la sentence de l'auteur des Saisons; et de la critique d'un seul vers naquit une dispute aussi longue qu'opiniâtre. Voltaire s'en vengea à sa manière, il l'accabla d'un torrent d'injures, et lui donna le nom d'Inclément que tout le monde a retenu. Saint-Lambert fut encore moins indulgent, car il parvint à faire renfermer au Fort-l'Evêque celui qui avait osé critiquer son poème. J.-J. Rousseau, indigné d'une tyrannie qui mettait aux fers un écrivain dont le seul crime était d'avoir trouvé des vers mauvais, et d'avoir osé le dire, employa son crédit en sa faveur, et le fit sortir trois jours après. Clément obtint même la permission de publier la Critique contre le poème des Saisons. Cette aventure ne l'empêcha pas d'écrire avec la même ardeur; il eut dans la suite de vifs démêlés avec La Harpe; mais ils se réconcilièrent après la révolution, et ils devinrent amis. Clément avait commencé la célébrité de Lebrun, en faisant connaître le mérite de quelques-unes de ses poésies; mais il cessa de le voir dès que ce poète fut devenu le Pindare de la révolution, et fit même contre lui une épigramme qui éteignit tout à fait leur amitié. Clément mourut à Paris le 3 février 1812 » (A. Henry, Histoire de l'éloquence avec des jugements critiques sur les plus célèbres, 1858).Bel exemplaire.
Paris, Delalain, 1815. In-12, pleine basane époque, dos lisse orné de filets, de roulettes et de fleurons dorés, titre doré, plats aux armes du collège royal de Caen, toutes tranches marbrées, 326 pp, 1 p non chiffrée; 174 pp. Coins émoussés, coiffe supérieure manquante, manques à la coiffe inférieure, frottements, quelques rousseurs et taches.
A Paris, à Londres, et à Ispahan seulement, de l'imprimerie de l'Académie de Troyes, 1765. 2 parties en 1 vol. (4)-80 pp. 16 pp. de musique gravée, maroquin brun, dos orné à nerfs, armes sur le plats supérieur, filet doré d'encadrement sur les plats, dentelle intérieure, tranches rouges (reliure XIXe).
Édition originale de la première partie, complète de la musique gravée. Une deuxième partie parut à la suite. « Le souvenir que Charles Collé (1709-1783) a laissé à son siècle et à celui qui suivit, durant lequel on le chantait encore, fut celui d'au auteur salace avant tout (…) Un recueil de chansons plus ou moins gaillardes, daté de 1765, donne le ton de ce qui paraît être l'inspiration favorite du chansonnier : Chansons joyeuses mises au jour par un anonyme, onissime. A Paris, à Londres, à Ispahan seulement, de l'imprimerie de l'Académie de Troyes, 1765. VXL.CCD.M. Telle était l'annonce de cet ouvrage osé, faussement anonyme car chacun savait, dans ce monde étroit des "belles lettres" parisiennes qu'il était de Charles Collé » (Duneton).Exemplaire enrichi d'une lettre autographe signée de Charles Collé à Charles-Simon Favart (1710-1792) « l'auteur dramatique le plus populaire et le plus joué du XVIIIe siècle, baptisé plus tard le successeur d'Anacréon » (Duneton) : A Monsieur Favart rue de la Verrerie au coin de la rue des Billettes à Paris. A Paris le 13 May [1763]. Je vous somme de votre parole, Monsieur. Messieurs de Labouexière ont une grande envie de faire connaissance avec vous, ils vous prient de leur faire l'honneur de dîner chez eux mercredy prochain 15 du courant. J'auray … aller prendre chez vous à une heure précise. Si vous ne pouviez pas pour mercredy faitte moy la grace de me le faire savoir. Si vous ne ditte mot je prendray votre silence pour consentement. C'est ce dernier party que je souhaite vivement que vous preniez ayant la plus grande envie du monde de faire avec vous, Monsieur une connaissance et une liaison plus intimes. J'ay l'honneur d'être avec une parfaitte Consideration, Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur Collé.Cette lettre fut reproduite en 1808 dans l'édition Dumolard des Mémoires et correspondance littéraires, dramatiques et anecdotiques de C.-S. Favart (II, p. 300).Provenance : le bibliophile lorrain Charles de Mandre (1805-1875) avec son ex-libris et ses armes sur le plat supérieur. Mors supérieur légèrement frotté.Duneton, Histoire de la Chanson française, I, 853 ; Catalogue des livres et autographes composant la bibliothèque de feu M. Ch. de Mandre (1887), n°309.
Paris, Prault, 1754. In-12, plein basane légèrement postérieur, dos lisse orné de fleurons à frois, plats encadrés d'un triple filet à froid, toutes tranches jaspées, faux-titre, titre, VIII, 195 pp. Edition originale. Coins émoussés, coupes usées, coiffe supérieure abîmée, mors en partie fendillés, 1 fissure au milieu du dos, quelques frottements et épidermures sur les plats et le dos.
Londres, , 1765. In-8 de XVI-145 pp., basane havane, dos lisse orné, pièce de titre olive, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition originale rare d'abord attribuée à Antoine-Jacques Roustan puis Jean-Antoine Comparet.Vraisemblablement imprimé en Suisse, le livre fut condamné au feu le 15 novembre 1765. Suivi d'une Dissertation historique sur le Gouvernement de Genève et ses Révolutions, consacrée en partie aux rapports de Rousseau avec Genève.Jean-Antoine Comparet, né à Genève en 1722, a publié une Lettre à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève, sur son livre intitulé Émile (1762), et un traité pédagogique intitulé Éducation morale, ou Réponse à cette question proposée en 1765 par la Société des arts et sciences de Harlem : « Comment doit-on gouverner l'esprit et le coeur d'un enfant, pour le faire parvenir un jour à l'état d'homme heureux et utile ? » (Buisson I, 446).Un coin usé mais bon exemplaire. Conlon, 65-678 ; Cioranescu 20302.
A Londres, 1755 ; 1 volume in-12 , plein veau brun de l'époque, dos lisse orné de filets et petits fers dorés, titre doré sur étiquette de maroquin vieux rouge, tranches marbrées de bleu ; 2ff., 291pp., 1p. ( errata). Illustré de 6 gravures hors texte non signées, dont 2 en coloris anciens. Edition originale à laquelle on a ajouté les gravures de la 2ème édition de 1762 ( Cf. BNF. Cohen. Quérard, Cioranescu).
Exemplaire modeste mais correct de cette très rare édition originale. Reliure de l'époque frottée; manque de cuir aux coins et coiffes, à la coiffe supérieure, aux coins supérieurs et coupes. Piqûres ou petites taches rousses ( surtout dans la première moitié de l'ouvrage). ( Reu-Bur)
A Bresce, Chez Jean-Marie Rizzardi, 1746. In-4 de (4)-80 pp., vélin, filet d'encadrement et fleurons aux angles à froid sur les plats (reliure de l'époque).
Rare impression de Brescia tirée certainement à très petit nombre.Commentaire littéraire, assassin quoiqu'érudit doublé d'un cours de stylistique sur le Sonnet fait par le Lionois dont on peut lire l'intégralité en fin d'exemplaire (p. 79). Son auteur, Paul-Antoine Crétien - qui signe la dédicace, était professeur à Brescia (« cette main étrangère n'a point moissonné mes Écoliers »).Bel exemplaire. Ex-libris « Marcellus Schlimovich » ; cachet « Sociedad Hebraica Argentina ». Un seul exemplaire recensé (Biblioteca universitaria di Padova).
à Paris, Par la Compagnie des Libraires Associés, 1743.
Ensemble de 2 volumes in-12 reliés (170x100mm), dos à 5 nerfs avec pièces de titre et de tomaison rouges maroquinées, caissons ornés de fers dorés, filet sur les coupes, tranches granitées rouges. vol1 (Idoménée, Atrée et Thieste, Électre):1fbnc,1f faux-titre,1f titre rouge et noir,341pages,1f approbation et privilège du roi,1fbnc;vol2(Rhadamiste et Zénobie, Semiramis, Pyrrhus):1fbnc,1f faux-titre, 1f titre rouge et noir,3f épître,314pages,1fbnc. Homme d'esprit, Crébillon Père (1674-1762) avait le génie essentiellement tragique, si Rhadamiste et Zénobie atteignit son apogée, force serait de constater que Atrée et Thieste est ''l'une des pièces les plus remarquables de notre ancien théâtre''. La mémoire de Crébillon était prodigieuse, à tel point qu'il ''composait ses pièces sans en écrire un seul vers ; il ne les mettait sur le papier que pour les donner au théâtre. Lorsqu'il récita Catilina aux comédiens, il le fit tout de mémoire''. Charnières et coins travaillés, bonne condition de l'ensemble.
Paris, chez les librairies associés, 1772. 3 volumes in-12, plein veau marbré, dos lisse, orné de filets et de fleurons dorés, titre doré, toutes tranches marbrées, tome 1: VIII, 334 pp; tome 2: 3 pp non chiffrées, 340 pp; tome 3: 5 pp non chiffrées, 324 pp, 3 pp non chiffrées. Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice du tome 1. Intérieur frais. Coins légèrement émoussés, manques au pièces de tomaison.
Amesterdam, Chez J. Louis de L'Orme & Estienne Roger, 1696. In-12 de 70 pp., basane brune mouchetée, dos à nerfs orné de fleurons à froid, armes à froid sur les plats (reliure de l'époque).
Un frontispice gravé. Titre en rouge et noir. Édition publiée un an après la première. La Foire de Besons fut représentée au Théâtre-Français le 13 août 1695 et connut un énorme succès comme la plupart de l'importante production de Carton Dancourt (1661-1725) considèré comme le père du vaudeville moderne.Destiné par sa famille à la carrière juridique, sa passion pour Marie-Thérèse Le Noir, fille du comédien La Thorillière, en décida autrement. Bezons fut longtemps réputé pour être un lieu de villégiature de la population parisienne où l’on venait goûter les plaisirs champêtres. La Foire de Bezons, fête patronale et corporative qui se déroulait le premier dimanche après le 30 août, en est la plus forte illustration. Cette foire connut un grand succès en raison de son originalité mêlant cérémonies religieuses, et attractions. La foire subsiste, aujourd’hui encore, sous la forme d’une fête locale.Provenance : comte Johann Joseph von Wildenstein (1670-1742, ou bien 1668-1747), à ses armes aux "Greifenklauen" sur les deux plats. Une des branches de la famille Wildenstein s'établit en Styrie à Gratz, après la destruction du château de Wildenstein en Carinthie dans un tremblement de terre en 1348.
DANCOURT (Louis Heurteaux, dit ) & DANCOURT (Louis Heurteaux, dit ).
Reference : 3206
(1759)
Berlin ; et se trouve à Amsterdam, chez J. H. Schneider, 1759. In-8 de (6)-224 pp., veau brun, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).
Édition originale. Titre imprimé en rouge et noir. Dancourt, acteur français, joua longtemps à l'étranger, et composa un grand nombre de pièces. Le meilleur ouvrage de cet acteur qui excellait dans les rôles d'Arlequin et qui s'y fit surtout une réputation à Vienne et à Berlin, est ce pamphlet qui est une réponse à la lettre de Rousseau contre les spectacles. Bon exemplaire. Une coiffe usée.
Petit in 4 pleine toile rouge d’éditeur,petite plaque dorée avec titre sur le premier plat,filets à froid en encadrement,tête dorée;Faux-titre,titre,X,389 pages,3 pages de table des gravures.Texte encadré d’une frise décorative. Nombreuses illustrations pleine page et demi-page. Librairie Firmin Didot Frère,files & Cie 1870.Rousseurs éparses habituelles,plus fortes principalement en début et fin de volume
Paris, Renouard, 1803. 6 parties en 3 volumes plein veau époque, dos lisses ornés de filets et de motifs dorés, plats encadrés d'un filet doré et de roulettes dorées, coupes ornées, toutes tranches dorées, initiales E sur les plats supérieurs, 144 pp, 132 pp, 112 pp, 116 pp, 127 pp, 156 pp. Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice et de 36 gravures hors texte sur acier par Monnet, édition imprimé sur vélin. Coins émoussés, coupes usées, manques sur 4 coiffes, coiffes frottées, frottements important sur les plats, épidermures sur certains coins et mors, manques sur les mors en tête et en pied, mors supérieur du tome III fendu en tête, quelques rares rousseurs.
[Paris], , 1789. In-8 de(2)-22 pp., veau havane marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale. Sous couvert de l'anonymat le comte Des Alleurs (1693-1754) raille avec beaucoup d'esprit l'Avertissement placé en tête de la première édition des Dons de Comus, attribué aux PP. Guillaume-Hyacinthe Bougeant et Pierre Brumoy. L'Extrait, ou Imitation du Craftsman, se trouve p. 20-22. Vicaire, 518 ; Barbier II, 1160. Reliés avec :RIVARD (François-Dominique). Traité de la Sphère. Par M. Rivard, Professeur de Philosophie en l'Université de Paris, au Collège de Beauvais. Seconde édition, Revue, corrigée et augmentée par l'Auteur, dans laquelle on a ajouté un Traité Du Calendrier. A Paris, chez Jean Desaint & Charles Saillant, 1743. In-8 de IV-156-(2)-58 pp. Deuxième édition, revue et augmentée, de ce célèbre traité du mathématicien François-Dominique Resnard (1697-1778) publié ici avec le Traite du calendrier, sous page de titre et pagination particulières, daté de 1744 et annoncé comme seconde édition revue et augmentée ; grand pédagogue, il contribua à introduire et à renouveler l'enseignement des mathématiques à l'Université de Paris. 3 planches gravées dépliantes. Nombreux tableaux dont 1 dépliant : Table des Epactes des Nouvelles et Pleines lunes pour toutes les années depuis 1700 jusqu'à 2700. DESFORGES. Lettre critique sur la tragédie de Sémiramis. Sans lieu, (1748). In-8 de 30 pp. Curieux destin que celui de cet auteur, clerc de procureur (1710-1768), apprenant l'arrestation du prétendant, le Prince Édouard, fit alors circuler ce distique : Peuple jadis si fier, aujourd’hui si servile, Des princes malheureux vous n’êtes plus l’asile. Ces deux vers lui coûtèrent cher, il fut envoyé au Mont Saint-Michel où il resta trois ans dans le fameux cachot appelé la Cage.[EULER (Leonhard)]. Jugement de l'Académie Royale des Sciences et des Belles-Lettres de Prusse. Exposé concernant l'Examen de la Lettre de M. de Leibnitz, alléguée par M. le Prof. Koenig, dans le mois de Mars, 1751. Des Actes de Leipzig, à l'occasion du Principe de la moindre action. A Berlin, 1752. In-8 de (8)-79 pp. Edition originale. Texte du jugement que l'Académie de Prusse prononça, fait sans précédent, par la bouche de Euler (1707-1783), dans la fameuse querelle de la Moindre Action qui fit frémir toute l'Europe sous la plume de Voltaire. Celle-ci oppose Maupertuis, aidé par Leonhard Euler, tous deux sous la protection Frédéric II de Prusse. Face à eux, Samuel Koenig, défendu par Voltaire. Dans ce texte Euler refuse le combat scientifique ; il sait que les deux présentations de la mécanique proposées Maupertuis et par Koenig sont totalement différentes mais équivalentes et suggère que la lettre de Leibniz est un faux.
Paris, Butar, Boudet, Saillant, Dessaint, 1771. 2 partie en 1 volume in-8 en plein veau marbré, dos à nerfs et caisson ornés de fleurons et filets dorés. Xvj ( Page de titre et avertissement du libraire), 672 pp, 2 ff (approbation et privilèges) Coiffes frottées, coins usés, mors fendu sur deux caissons au 1er plat mais solide, petites épidermures aux plats, second plat passé. Certaines pages avec rousseurs.
4ème édition de ces lettres dont la première parue pour la première fois en 1756. Contrairement aux autres ouvrages parus précédemment contre le théâtre, L'auteur emploi dans ses lettres des arguments profanes et païens pour défendre son point de vue, en citant les gens de lettres tel que Rousseau, Gresset, ou encore La Fontaine... Il puisa aussi ses arguments chez certains auteurs de l'antiquité. L'ouvrage eut beaucoup de succès et fut réimprimer 4 fois en l'espace de 15 ans.
, Au Monomotapa, 1748. 2 vol. in-12 de (8)-288 pp. et (4)-332 pp., maroquin vert, dos orné à nerfs, titre frappé or, décor à la Du Seuil sur les plats, filet doré sur les coupes et larges dentelles dorées sur les chasses, guillochis dorés sur les coiffes, tranchefiles tricolore brodée, tranches dorées, signet de soie tricolore, vert, rouge jaune, dos uniformément insolés (Canape-Belz).
Édition publiée l'année de l'originale, classée en troisième position par Adams. Publiée sous la même adresse fictive, elle a probablement été imprimée à Paris.L'illustration se compose d'un frontispice, six figures hors texte et deux vignettes de titre ; bandeaux, lettrines, ornements. Ces illustrations sont identiques à la première édition mais inversées.Bel exemplaire en maroquin vert, malgré le dos uniformément passé, parfaitement établi par Canape qui avait succédé à Belz en 1880. Adams, Bibliographie des oeuvres de Denis Diderot, BI3 ; Tchemerzine-Scheler II, 922.
Au Monomotapa [Paris], sans date, , [1748]. 2 vol. in-12 de (8)-370 pp. et (4)-420 pp., veau glacé, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaisons vieux-rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Édition originale illustrée d'un frontispice, d'une vignette de titre répétée, et de 6 planches hors texte.Provenance : Aspit de Saint Amand (e-libris).Tchemerzine II, 922 ; Adams, BI1 ; Cohen - De Ricci, col. 303.
Leipzig, G. J. Göschen, 1805. In-12 de (2)-480-(1) pp., cartonnage marbré jaune et noir, dos lisse, tranches mouchetées (reliure allemande de l'époque).
La première édition du Neveu de Rameau : entre mystère et redécouverte. Le Neveu de Rameau se distingue par son histoire éditoriale complexe et énigmatique. Considéré comme l’oeuvre la plus éclatante du philosophe des Lumières, ce texte est resté inconnu de ses contemporains, y compris de ses proches, jusqu’à bien après sa mort.Une élaboration progressive et un texte mouvant. Conçu initialement entre 1761 et 1762, Le Neveu de Rameau fit l’objet de multiples révisions et mises à jour jusqu’en 1782. Pourtant, il ne figure pas dans l’édition des oeuvres de Diderot préparée par Jacques-André Naigeon en 1798. Le manuscrit refait surface de manière inattendue à la fin du XVIIIe siècle en Allemagne, via un document venu de Russie, probablement une copie tirée des archives de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.La redécouverte allemande : Goethe et la première édition. Le manuscrit attire l’attention de Friedrich Schiller, qui en reconnaît la singularité et le transmet à Goethe. Subjugué par l’originalité et la profondeur de l’oeuvre, Goethe en réalise une traduction en allemand, enrichie de notes et d’un commentaire enthousiaste. Cette traduction, publiée en 1805, marque la première édition du Neveu de Rameau. Cependant, l’accueil initial est modeste, et l’oeuvre demeure largement ignorée en Allemagne comme en France.Une réception tardive en France : controverses et supercheries. Ce n’est qu’en 1821 que le texte attire l’attention en France, grâce à une traduction française basée sur la version allemande de Goethe. Malheureusement, cette édition, réalisée par deux auteurs obscurs, est présentée à tort comme l’oeuvre originale de Diderot. La controverse qui s’ensuit pousse la fille de Diderot, Mme de Vandeul, à intervenir. Elle confie à l’éditeur Brière une copie de l’original, permettant la publication d’une édition en 1823. Bien que cette édition Brière soit aujourd’hui reconnue comme l’édition princeps, elle repose sur un texte imparfait.Progrès critiques et découverte du manuscrit autographe. Les éditions ultérieures, notamment celles d’Assézat et Isambert, améliorent la fidélité et la qualité du texte. Cependant, la découverte du manuscrit autographe définitif par Georges Monval en 1890 marque un tournant décisif. Cet événement, entouré de mystère, offre enfin un texte de référence permettant de réévaluer pleinement l’importance littéraire et philosophique de l’oeuvre.Bel exemplaire, complet du feuillet d'errata, mais sans l'ultime feuillet d'annonce Ostermesse 1805.R. Mortier, Diderot et son temps, 133 ; D. Adams, Bibliographie des oeuvres de Denis Diderot, 1739-1900, NR32.
A Paris, Imprimerie de Chevet, 1796. In-8 (21 x 13 cm) de (16)-270-(1) pp. (A l'éditeur), cartonnage papier bleu nuit, dos lisse orné, entièrement non rogné (reliure du début du XIXe siècle).
Édition originale du Supplément au voyage de Bougainville.Un des quelques exemplaires au format in-8 imprimés sur vélin fin.L'Entretien d'un philosophe [avec la maréchale de Broglie] fut publié une première fois vers 1776.Recueil publié par Suard et Bourlet de Vauxelles. Dans le Supplément au voyage de Bougainville, dont seules des copies manuscrites circulèrent du vivant de Diderot, le philosophe expose sa version du « bon sauvage » : dans Aotourou, le Tahitien amené par Bougainville à Paris, Diderot étudie l'homme au plus proche de ses origines. Sous le couvert d'une habile fiction, reposant sur des faits réels, Diderot répand un doute absolu : la croyance en Dieu, le mariage, ne sont pas aussi naturels qu'on veut bien le dire ; toutes nos moeurs sont suspectes et doivent être examinées objectivement. Rien ne doit résister à l'examen critique, tout est justiciable de la raison et du bon sens ».Ce recueil contient dans l'ordre : Réflexions sur le bonheur, par Mme du Chastelet ; Anecdotes sur le Roi de Prusse, par Thomas ; Du Bonheur des Sots, par Necker ; Le Bon Homme ; Le Vrai Philosophe, par Dumarsais ; Les Femmes, Dialogue, par Galiani.Très bel exemplaire, grand de marges, parfaitement établi dans une élégante reliure au début du XIXe siècle.Adams II, SC1 ; Tchemerzine-Scheler II, 971g ; O'Reilly, 9275.
Paris, Lebigre, 1832. 3 volumes in-8, pleine basane époque, dos lisses richement ornés de fleurons, de filets et de roulettes dorés, plats encadrés d'un double filet et de roulettes dorés, coupes ornées, titres dorés, toutes tranches marbrées, 394 pp, 1 pp non chiffrée (table); 405 pp, 1 pp non chiffrée (table); 372 pp. Coins émoussés, certains tordus, manques sur les trois coiffes supérieures, coiffes inférieures légèrement frottées, dos insolés, coupes légèrement usées, quelques rousseurs.
Premier auteur à avoir adapté les pièces de Shakespeare en français.
Paris, Ledentu, 1839. Grand in-8, demi veau époque, dos lisse orné d'un décor romantique doré et à froid et de filets dorés, titre doré, faux-titre, titre, IV, 709 pp. Ouvrage illustré d'un portrait de Ducis en frontispice. Coins émoussés, 1 coupe abîmée, coiffe supérieur frottée, mors supérieur fendu sur 0,5 cm en tête, dos insolé, mouillure angulaire claire in fine.
La Haye, Pierre de Hondt, 1741. 2 tomes en 1 volume in-12, pleine basane, dos à nerfs orné de fleurons, de filets et de roulettes dorés, titre doré, toutes tranches marbrées, pagination continue, titre, 240 pp; titre, 243 pp à 426 pp. Edition originale. Dorures des coupes effacées, manque sur la coiffe inférieure, coiffes et mors frottés, mors inférieur fendu sur 1,5cm en pied, trous de ver sur les mors et travail de ver sur le plat inférieur, quelques frottements sur les plats, papier jauni par endroits.
1752 Sans lieu, sans nom, 1752 ; 2 parties reliées en 1 volume in-12°, pleine basane marbrée fauve de l' époque, dos à nerfs, compartiments de filets dorés ornés de petits fers dorés, titre doré " Mémoires de Duclos" sur étiquette de maroquin vieux-rouge, tranches rouges; (2),192pp., (1)ff. bl., (2), 154pp.
Etiquette de la Librairie de A. Jouvet à Riom à l'intérieur du 1er plat. Reliure un peu frottée manque la coiffe supérieure et très petit manque à la coiffe inférieure, quelques feuillets jaunis. Bon exemplaire de la 2ème édition. (GrDD2)
Paris, chez les marchands de nouveautés, 1834. 4 tomes en 1 volume in-12, demi veau, dos lisse orné d'arabesques dorées, titre doré, 146 pp, 146pp, 127 pp, 122 pp. Ouvrage illustré de 10 gravures hors texte. Coins émoussés, coupes usées, manques sur les coiffes, mors épidermés, mors supérieur fendillé en tête et en queue, mouillure sur l'ensemble du volume, tâches et rousseurs intérieures, 1 cahier déréglé, bas de la page de la table des matières du tome II déchirée (manque du texte).
Cet ouvrage est un classique de la littérature galante du XVIIIe siècle. Il fut interdit en 1851 pour outrage à la morale.