Herzogenbuchsee, Ernst Ingold, 1974. Offsetdruck nach einer Flugaufname der Swissair. Bildgrösse: 66 x 90 cm.
Schw. Schulwandbild Nr. 164.
43. Jahrgang (1.1.1863 - 31.12,1863) Zürich 1863. Folio. 1456 Seiten, davon etwa 25% mit Annoncen. Pappband mit Rückschild.
364 Ausgaben der Neuen Züricher Zeitung. Der Umfang jeder Ausgabe immer 4 Seiten. Für Archive und Lesestuben wurden diese jeweils gebunden. Hier der vollständige Jahrgang 1863. – Gebrauchsspuren. Einband berieben und bestossen.
128. Jahrgang (1.1.07 - 31.03.07) Zürich 1907 über 1000 Seiten, davon etwa 25% mit Annoncen. Halblieinenband mit Bibliotheksrückschild und marmorierten Deckeln.
Die Neue Züricher Zeitung erschien damals täglich in 2 bis 4 Ausgaben. Der Umfang jeder Ausgabe betrug immer 4 Seiten. Für Archive und Lesestuben wurden diese jeweils gebunden. Hier die vollständige Folge vom 1. Januar - 31. März 1907.
136. Jahrgang (31.01.1915–30.04.1915) Zürich, 1915. Über 1000 Seiten, davon ca. 25% Annoncen. Pergamentband mit vergoldetem Deckeltitel.
Die Neue Züricher Zeitung erschien damals täglich in 2 bis 4 Ausgaben. Der Umfang jeder Ausgabe betrug immer 4 Seiten. Für Archive und Lesestuben wurden diese jeweils gebunden. Hier die vollständige Folge vom 31. Januar bis 30. April 1915. – Gebrauchsspuren.
1994 | 11.50 x 16 cm | Encadré
Epreuve Artiste monotypée. Signée par l'artiste et datée 11/04/94. Encadrement baguette bois doré et Marie-Louise = 32x40cm Le monotype n'est pas une gravure au sens strict, mais une estampe (uvre obtenue après un pressage manuel ou mécanique). Il s'agit de peindre à l'encre typographique (aussi appelée aqualaque) ou à la peinture à l'huile, ou à la gouache, sur un support non poreux, en métal, plexiglas, Rhodoïd. Le monotype ne peut être numéroté, car, comme son nom l'indique, son tirage est unique. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris, Les éditions d Paris, Les éditions d'art et d'histoire 1934. In-4 broché, couverture rempliée, 38 pages + 8 planches hors texte
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
Shobido & Co Tokyo Estampe japonaise en couleurs, s.d., [1914], 54,6 x 39,5, portant le numéro 3 et représentant de manière imaginaire l'affrontement opposant la cavalerie et des fantassins français au premier plan, et en arrière-plan des troupes allemandes, survolées par de nombreux aéronefs et dirigeables...L'artiste, non identifié, pourrait être Ryozo Tanaka, de la maison d'édition Shobido & Co, qui a dessiné et commercialisé plusieurs albums de ce genre dans la tradition des gravures sur bois japonaises, à l'occasion des guerres contre la Chine (1894-95) et la Russie (1904-05). Titre et texte japonais dans les marges. Petites réparations à l'angle supérieur et en bas à droite, sans conséquence. Très bon état. PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST Estampes - Gravures - Dessins
Très bon
Shobido & Co Tokyo Estampe japonaise en couleurs, s.d., [s.d.], 54,6 x 39,5, portant le numéro 21 et représentant de manière imaginaire la bataille de l'Yser (octobre 1914) où l'on voit une batterie allemande attaquée conjointement par les forces françaises, belges et anglaises, appuyées par de nombreux aéronefs...L'artiste, non identifié, pourrait être Ryozo Tanaka, de la maison d'édition Shobido & Co, qui a dessiné et commercialisé plusieurs albums de ce genre dans la tradition des gravures sur bois japonaises, à l'occasion des guerres contre la Chine (1894-95) et la Russie (1904-05). Titre et texte japonais dans les marges. Très bon état. PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST Estampes - Gravures - Dessins
Einsiedeln, Benziger und Eberle, 1813. 8°. (6) S., (1) Bl., 306 (recte 304) S. Halblederband der Zeit mit blauem Rückenschild.
Durchgehend stockfleckig. Einband berieben und bestossen.
Frauenfeld, Huber & Co., 1944. 8°. 108 S. Mit 3 gef. Tafeln u. Profilen sowie vereinzelten Textabb. Orig.-Broschur. = "Mitteilungen aus dem Geologischen Institut der eidgen. techn. Hochschule und der Universität Zürich", Serie C. Nr. 22.
Separatabdruck aus Heft XXXIII der Mitteilungen der Thurgauischen Naturforschenden Gesellschaft Frauenfeld. - Leicht gebräunt.
27X45 cm. P., Librairie de l'Estampe, Août 1914.
Lithographie imprimée sur vergé. (Rousseurs eparses).
35X52 cm. P., Librairie de l'Estampe.
Lithographie imprimée sur vergé.
27X45 cm. P., Librairie de l'Estampe, Août 1914.
Lithographie imprimée sur vergé.
Épreuve sur beau papier filigrané. en feuille Très bon Paris 15 x 11 cm
Épreuve sur beau papier filigrané. en feuille Très bon Paris 15 x 11 cm
Épreuve sur beau papier filigrané. en feuille Très bon Paris 15 x 11,5 cm
Paris NRF Gallimard 1947 en feuilles, couverture rempliée illustrée, chemise et étui éditeur
Edition Originale illustrée de 7 GRAVURES ORIGINALES au burin de Roger VIEILLARD, dont une en couverture d'Auvergne bleu et six hors texte. Tirage à 166 exemplaires sur pur chiffon du Marais. Un des 100 avec les estampes. Chemise et étui éditeur de vergé bleu un peu jaune. Très bon 0
Le Pythagore / Le grand jardin, collection vilain velin, 2006. Sérigraphie au format 70 x 50 cm.
Tirage limité à 300 exemplaires numérotés, le nôtre numéro 84. A l'état de neuf. Suite à un accident immobilisant votre libraire pour quelques semaines, le traitement des commandes est bien assuré, mais momentanément ralenti. Merci de votre patience et de votre compréhension.
Zürich, Art. Institut Orell Füssli, um 1900. 8°. 176 S. Mit zahlr. Textillustr. und zum Teil gef. Tafeln. Illustr. Orig.-Broschur.
Aus der Reihe: "Europe illustrée", No 190; 191; 192. - Broschur berieben und etwas schief gelesen.
Paris Editions du Pré aux Clercs 1945 En feuilles, couverture rempliée, chemise et étui éditeur
Traduit du russe par Denis Roche. Edition illustrée hors texte de 9 LITHOGRAPHIES originales de Tony KRISTIANS , dont une en frontispice. Les estampes ont été tirées par Desjobert. Tirage 362 exemplaires numérotés sur Rives BFK. >>>Un des 12 réservés aux collaborateurs, celui-ci contenant 2 SUITES des lithographies, en noir et en bistre & les 9 BON A TIRER sur Johannot, justifiés et signés par l'artiste. Très bon 0
"Tenez, faites donc du Dali et enrichissez-vous !".DALI (Salvador).
Reference : 14239
Feuille Canson vierge in-plano (environ 1050 x 690 mm) portant la véritable signature de Salvador DALI au crayon en bas à droite.Très bon état.
Le marché de l'art a été envahi de milliers de fausses estampes (de 30.000 à 50.000, c'est selon) signées véritablement de Salvador Dali. "A la fin de sa vie (1989, NDLR), il se faisait livrer des palettes de papiers sur lesquels il apposait sa divine signature. Les papiers étaient ensuite transformés en lithographies, dessins, aquarelles, etc.", affirme le blog Art-maniac qui évoque la Divine Comédie selon Dali. Dans les années 1980, l'artiste, fait marquis de Pubol, lançait ainsi à ses visiteurs : "Tenez, faites donc du Dali et enrichissez-vous !""Le personnage a considérablement nui à son uvre", se désole l'expert de la vente Millon, Claude Oterelo, à qui l'on pose d'emblée la question de l'authenticité des estampes mises à l'encan. "On considère que toutes les planches réalisées après 1981 sont fausses." (). En réalité, Dali n'a pas attendu la fin de sa vie pour signer des feuilles blanches."La plupart des faux datent des années 1960, époque à laquelle Dali a commencé à signer des feuilles vierges pour ses éditeurs", affirme un grand expert du surréalisme à Paris. À cette même réflexion, Nicolas Descharnes, fils de Robert Descharnes, ancien secrétaire de l'artiste qui fait autorité, ajoute dans la préface du livre de son père Dali, l'héritage infernal (Éditions Ramsay, La Marge, 2002) : "En 1981, Robert Descharnes a été chargé d'identifier et d'éliminer les faux. En 1994, la tâche était accomplie". (Sources : "Dali : signer n'est pas jouer" par Valérie Sasportas).Une des rares feuilles restée vierge A vous de créer votre Dali rêvé !!!
Chur, Simeon Benedict, 1832. 8°. VI, 228 S. Mit 1 gef. Tafel. Original illustrierter und mit dem Titel versehenen Pappband.
Minimal fleckig.
Lucien Vogel éditeur | Paris 1924-1925 | 36 x 24 cm | une feuille
Estampe double originale en couleur, tirée sur papier vergé, signée en haut à droite de la planche. Gravure originaleréalisée pour l'illustration deLa Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco. Célèbre revue de mode fondée en 1912 par Lucien Vogel, La Gazette du bon ton a paru jusqu'en 1925 avec une interruption durant la Guerre de 1915 à 1920, pour cause de mobilisation de son rédacteur en chef. Elle se constitue de 69 livraisons tirées à seulement 2000 exemplaires et est illustrée notamment de 573 planches en couleurs et de 148 croquis représentant des modèles de grands couturiers. Dès leur parution, ces luxueuses publications «s'adressent aux bibliophiles et aux mondains esthètes» (Françoise Tétart-Vittu «La Gazette du bon ton» in Dictionnaire de la mode, 2016). Imprimées sur beau papier vergé, elles utilisent une police typographique spécialement créée pour la revue par Georges Peignot, le caractère Cochin, repris en 1946 par Christian Dior. Les estampes sont réalisées grâce à la technique du pochoir métallique, rehaussées en couleurs et pour certaines soulignées à l'or ou au palladium. L'aventure commence en 1912 lorsque Lucien Vogel, homme du monde et de la mode - il a déjà participé à la revue Femina - décide de fonder avec sa femme Cosette de Brunhoff (sur de Jean, le père de Babar) la Gazette du bon ton dont le sous-titre est alors «Art, modes et frivolités». Georges Charensol rapporte les propos du rédacteur en chef: «En 1910, observe-t-il, il n'existait aucun journal de mode véritablement artistique et représentatif de l'esprit de son époque. Je songeais donc à faire un magazine de luxe avec des artistes véritablement modernes [...] J'étais certain du succès car pour la mode aucun pays ne peut rivaliser avec la France.» («Un grand éditeur d'art. Lucien Vogel» in Les Nouvelles littéraires, n°133, mai 1925). Le succès de la revue est immédiat, non seulement en France, mais aussi aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. À l'origine, Vogel réunit donc un groupe de sept artistes: André-Édouard Marty et Pierre Brissaud, suivis de Georges Lepape et Dammicourt ; et enfin ses amis de l'École des beaux-arts que sont George Barbier, Bernard Boutet de Monvel, ou Charles Martin. D'autres talents viennent rapidement rejoindre l'équipée: Guy Arnoux, Léon Bakst, Benito, Boutet de Monvel, Umberto Brunelleschi, Chas Laborde, Jean-Gabriel Domergue, Raoul Dufy, Édouard Halouze, Alexandre Iacovleff, Jean Émile Laboureur, Charles Loupot, Charles Martin, Maggie Salcedo. Ces artistes, inconnus pour la plupart lorsque Lucien Vogel fait appel à eux, deviendront par la suite des figures artistiques emblématiques et recherchées. Ce sont ces mêmes illustrateurs qui réalisent les dessins des publicités de la Gazette. Les planches mettent en lumière et subliment les robes de sept créateurs de l'époque : Lanvin, Doeuillet, Paquin, Poiret, Worth, Vionnet et Doucet. Les couturiers fournissent pour chaque numéro des modèles exclusifs. Néanmoins, certaines des illustrations ne figurent aucun modèle réel, mais seulement l'idée que l'illustrateur se fait de la mode du jour. La Gazette du bon ton est une étape décisive dans l'histoire de la mode. Alliant l'exigence esthétique et l'unité plastique, elle réunit pour la première fois les grands talents du monde des arts, des lettres et de la mode et impose, par cette alchimie, une toute nouvelle image de la femme, élancée, indépendante et audacieuse, également portée par la nouvelle génération de couturiers Coco Chanel, Jean Patou, Marcel Rochas... Reprise en 1920 par Condé Montrose Nast, la Gazette du bon ton inspirera largement la nouvelle composition et les choix esthétiques du « petit journal mourant » que Nast avait racheté quelques années auparavant : le magazine Vogue. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Lucien Vogel éditeur | Paris 1924 | 18 x 24 cm | une feuille
Estampe originale en couleur, tirée sur papier vergé, signée en bas à droite de la planche. Gravure originaleréalisée pour l'illustration deLa Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco. Célèbre revue de mode fondée en 1912 par Lucien Vogel, La Gazette du bon ton a paru jusqu'en 1925 avec une interruption durant la Guerre de 1915 à 1920, pour cause de mobilisation de son rédacteur en chef. Elle se constitue de 69 livraisons tirées à seulement 2000 exemplaires et est illustrée notamment de 573 planches en couleurs et de 148 croquis représentant des modèles de grands couturiers. Dès leur parution, ces luxueuses publications «s'adressent aux bibliophiles et aux mondains esthètes» (Françoise Tétart-Vittu «La Gazette du bon ton» in Dictionnaire de la mode, 2016). Imprimées sur beau papier vergé, elles utilisent une police typographique spécialement créée pour la revue par Georges Peignot, le caractère Cochin, repris en 1946 par Christian Dior. Les estampes sont réalisées grâce à la technique du pochoir métallique, rehaussées en couleurs et pour certaines soulignées à l'or ou au palladium. L'aventure commence en 1912 lorsque Lucien Vogel, homme du monde et de la mode - il a déjà participé à la revue Femina - décide de fonder avec sa femme Cosette de Brunhoff (sur de Jean, le père de Babar) la Gazette du bon ton dont le sous-titre est alors «Art, modes et frivolités». Georges Charensol rapporte les propos du rédacteur en chef: «En 1910, observe-t-il, il n'existait aucun journal de mode véritablement artistique et représentatif de l'esprit de son époque. Je songeais donc à faire un magazine de luxe avec des artistes véritablement modernes [...] J'étais certain du succès car pour la mode aucun pays ne peut rivaliser avec la France.» («Un grand éditeur d'art. Lucien Vogel» in Les Nouvelles littéraires, n°133, mai 1925). Le succès de la revue est immédiat, non seulement en France, mais aussi aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. À l'origine, Vogel réunit donc un groupe de sept artistes: André-Édouard Marty et Pierre Brissaud, suivis de Georges Lepape et Dammicourt ; et enfin ses amis de l'École des beaux-arts que sont George Barbier, Bernard Boutet de Monvel, ou Charles Martin. D'autres talents viennent rapidement rejoindre l'équipée: Guy Arnoux, Léon Bakst, Benito, Boutet de Monvel, Umberto Brunelleschi, Chas Laborde, Jean-Gabriel Domergue, Raoul Dufy, Édouard Halouze, Alexandre Iacovleff, Jean Émile Laboureur, Charles Loupot, Charles Martin, Maggie Salcedo. Ces artistes, inconnus pour la plupart lorsque Lucien Vogel fait appel à eux, deviendront par la suite des figures artistiques emblématiques et recherchées. Ce sont ces mêmes illustrateurs qui réalisent les dessins des publicités de la Gazette. Les planches mettent en lumière et subliment les robes de sept créateurs de l'époque : Lanvin, Doeuillet, Paquin, Poiret, Worth, Vionnet et Doucet. Les couturiers fournissent pour chaque numéro des modèles exclusifs. Néanmoins, certaines des illustrations ne figurent aucun modèle réel, mais seulement l'idée que l'illustrateur se fait de la mode du jour. La Gazette du bon ton est une étape décisive dans l'histoire de la mode. Alliant l'exigence esthétique et l'unité plastique, elle réunit pour la première fois les grands talents du monde des arts, des lettres et de la mode et impose, par cette alchimie, une toute nouvelle image de la femme, élancée, indépendante et audacieuse, également portée par la nouvelle génération de couturiers Coco Chanel, Jean Patou, Marcel Rochas... Reprise en 1920 par Condé Montrose Nast, la Gazette du bon ton inspirera largement la nouvelle composition et les choix esthétiques du « petit journal mourant » que Nast avait racheté quelques années auparavant : le magazine Vogue. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Lucien Vogel éditeur | Paris 1922 | 18 x 24 cm | une feuille
Estampe originale en couleur, tirée sur papier vergé, signée en bas à droite de la planche. La Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco. Célèbre revue de mode fondée en 1912 par Lucien Vogel, La Gazette du bon ton a paru jusqu'en 1925 avec une interruption durant la Guerre de 1915 à 1920, pour cause de mobilisation de son rédacteur en chef. Elle se constitue de 69 livraisons tirées à seulement 2000 exemplaires et est illustrée notamment de 573 planches en couleurs et de 148 croquis représentant des modèles de grands couturiers. Dès leur parution, ces luxueuses publications «s'adressent aux bibliophiles et aux mondains esthètes» (Françoise Tétart-Vittu «La Gazette du bon ton» in Dictionnaire de la mode, 2016). Imprimées sur beau papier vergé, elles utilisent une police typographique spécialement créée pour la revue par Georges Peignot, le caractère Cochin, repris en 1946 par Christian Dior. Les estampes sont réalisées grâce à la technique du pochoir métallique, rehaussées en couleurs et pour certaines soulignées à l'or ou au palladium. L'aventure commence en 1912 lorsque Lucien Vogel, homme du monde et de la mode - il a déjà participé à la revue Femina - décide de fonder avec sa femme Cosette de Brunhoff (sur de Jean, le père de Babar) la Gazette du bon ton dont le sous-titre est alors «Art, modes et frivolités». Georges Charensol rapporte les propos du rédacteur en chef: «En 1910, observe-t-il, il n'existait aucun journal de mode véritablement artistique et représentatif de l'esprit de son époque. Je songeais donc à faire un magazine de luxe avec des artistes véritablement modernes [...] J'étais certain du succès car pour la mode aucun pays ne peut rivaliser avec la France.» («Un grand éditeur d'art. Lucien Vogel» in Les Nouvelles littéraires, n°133, mai 1925). Le succès de la revue est immédiat, non seulement en France, mais aussi aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. À l'origine, Vogel réunit donc un groupe de sept artistes: André-Édouard Marty et Pierre Brissaud, suivis de Georges Lepape et Dammicourt ; et enfin ses amis de l'École des beaux-arts que sont George Barbier, Bernard Boutet de Monvel, ou Charles Martin. D'autres talents viennent rapidement rejoindre l'équipée: Guy Arnoux, Léon Bakst, Benito, Boutet de Monvel, Umberto Brunelleschi, Chas Laborde, Jean-Gabriel Domergue, Raoul Dufy, Édouard Halouze, Alexandre Iacovleff, Jean Émile Laboureur, Charles Loupot, Charles Martin, Maggie Salcedo. Ces artistes, inconnus pour la plupart lorsque Lucien Vogel fait appel à eux, deviendront par la suite des figures artistiques emblématiques et recherchées. Ce sont ces mêmes illustrateurs qui réalisent les dessins des publicités de la Gazette. Les planches mettent en lumière et subliment les robes de sept créateurs de l'époque : Lanvin, Doeuillet, Paquin, Poiret, Worth, Vionnet et Doucet. Les couturiers fournissent pour chaque numéro des modèles exclusifs. Néanmoins, certaines des illustrations ne figurent aucun modèle réel, mais seulement l'idée que l'illustrateur se fait de la mode du jour. La Gazette du bon ton est une étape décisive dans l'histoire de la mode. Alliant l'exigence esthétique et l'unité plastique, elle réunit pour la première fois les grands talents du monde des arts, des lettres et de la mode et impose, par cette alchimie, une toute nouvelle image de la femme, élancée, indépendante et audacieuse, également portée par la nouvelle génération de couturiers Coco Chanel, Jean Patou, Marcel Rochas... Reprise en 1920 par Condé Montrose Nast, la Gazette du bon ton inspirera largement la nouvelle composition et les choix esthétiques du « petit journal mourant » que Nast avait racheté quelques années auparavant : le magazine Vogue. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -