Edgar Malfère | Paris 1939 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Précieux et bel envoi autographe signé de Sylvain Bonmariage : "A Monsieur Paul Eluard dont j'admire les vers... et la fille, qui est l'un de ses plus beaux poêmes !" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Genève, éd. A. Skira 1948. Bel exemplaire broché, couverture par H. Matisse, in-8, 88 pages avec annexes.
Bel ouvrage rétrospectif des publications de la maison d'édition d'art Albert SKIRA. Présentation par Paul Eluard. (André Malraux, le musée imaginaire... ; céramiques de Picasso ; les trésors de la peinture française ; peintres du XXe siècle ; petite collection Balzac ; Henri Bergson ; journal Labyrinthe ; revue Minotaure ; ...).
Paris, Gallimard - NRF, 1945. In-4° de 83-[4] pp., Avec 54 dessins de Beaudin, dans et hors-texte, illustrant les poèmes d'Eluard. Couverture illustrée en couleurs. Un des 960 sur hélio mat supérieur (N°637) après 30 sur vélin. exemplaire N° 637. Exemplaire non coupé.
Première parution du poème Liberté Alger, Fontaine n° 22, (juin) 1942. 1 vol. (160 x 235 mm) de 232 p. et [8] f. Brochée, sous couverture imprimée en rouge et noir. Première parution de « Liberté » sous son titre originel « Une seule pensée ».
Le poème paraît en ouverture du numéro de la revue Fontaine de juin 1942, tlaquelle n'est imprimée qu' à un millier d'exemplaires. Le texte publié est strictement celui du manuscrit confié par Éluard, avec les deux mots désirs et souvenirs au pluriel (antépénultième et avant-dernière strophes). Visé et autorisé par la censure à Alger, le poème porte comme titre « Une seule pensée » alors qu'Éluard l'a déjà renommé « Liberté », comme en atteste le manuscrit ayant les deux titres (le premier biffé) qu'il a confié à Max-Pol Fouchet à la mi-mai 1942. « Je donnai à Paul l'assurance que je publierais le poème dans Fontaine, et même en tête de la revue, en éditorial, raconte Fouchet (Un jour, je m'en souviens..., p. 89-90). C'est impossible, me répondit-il, jamais la censure ne permettrait l'impression d'un tel texte [...]. C'était pour moi comme un défi. Il me fallait publier "Une seule pensée" ». Où se comprend aisément le choix du directeur de Fontaine de conserver ce titre initial, qu'il préférait d'ailleurs, dans l'espoir de tromper la censure. Le manuscrit en poche, Fouchet fait donc composer le texte à Alger et soumet les épreuves au censeur français : « Un censeur allemand se tenait à ses côtés, mais heureusement ne comprenait guère notre langue. Le Français commença de lire le poème. Au bout d'une dizaine de quatrains, il me regarda, l'air excédé : «Ah, je vois ce qu'il en est, c'est un poème d'amour... Vous, les poètes, vous répétez toujours la même chose !» Je ne le détrompai pas. Il haussa les épaules, lança un clin d'oeil coquin à l'Allemand, apposa le cachet d'autorisation sur les épreuves, sans poursuivre sa lecture jusqu'au dernier quatrain. Je sortis de son bureau, le coeur battant. Un miracle, un miracle, me répétais-je. Ainsi « Liberté » ou plutôt « Une seule pensée » d'Éluard put paraître dans Fontaine, en éditorial, et non pas clandestinement, ce qui aurait réduit son audience, mais en pleine lumière » (Ibid., p. 90-91). Sitôt ce numéro de Fontaine parvenu en zone non occupée à la fin août 1942, les deux dernières strophes du poème sont étonnamment citées dans l'hebdomadaire Candide le 2 septembre, peu avant que le poème soit repris in extenso à Londres, sous le même titre « Une seule pensée », dans La France libre du 15 septembre 1942. C'est alors que, dès les premiers jours d'octobre, le groupe La Main à plume le publie à Paris d'après un autre manuscrit dans la plaquette Poésie et Vérité 1942 et pour la première fois sous le titre « Liberté ». Suivront plusieurs éditions : à Alger en avril 1943, à nouveau aux Éditions de la revue Fontaine, dans la collection « Les relais de Fontaine ». Puis le 20 février précédent, en Suisse, à Neuchâtel, dans la « collection des Cahiers du Rhône » d'Albert Béguin. C'est encore d'après le texte paru dans Fontaine, sous son titre originel « Une seule pensée », que le poème est publié à Londres en avril 1943 dans la Revue du monde libre dont la Royal Air Force larguera nombre d'exemplaires sur la France occupée ; à New York le 19 décembre 1943 dans le journal France Amérique ; à nouveau à Alger en juin 1944 dans la revue Fontaine ; et à Rio de Janeiro en juillet 1944. Parallèlement, voient le jour une édition bilingue de Poetry and Truth 1942 incluant « Liberty » à Londres en mai 1944 ; une deuxième parution du poème sous le titre « Liberté » à Londres dans la première livraison de la revue Choix en juillet 1944 ; une publication pour le compte des éditions Julliard au sein du recueil d'Éluard Dignes de vivre ce même mois ; et une première édition séparée en plaquette du poème à la Libération par les éditions des Francs-tireurs partisans français du Lot. Un document mythique, et un numéro de Fontaine presque introuvable. Bon exemplaire ; usures à la couverture.
1963 Saint-Denis, Musée municipal d'art et d'histoire, 1963. Catalogue d'exposition, comprenant 16 pp. d'illustrations hors texte, photographies, reproductions, fac-similés. Petit in-8 broché, 16 x 16 cm., 96 pp., imprimé sur vergé ivoire. Couverture bleue à rabats. Notre exemplaire comprend un ex dono manuscrit en forme de poème et une citation manuscrite à la fin. Couverture insolée. Intérieur en très bon état.
bon
S.n [Saint Flour], Bibliothèque Française, s.d., [1943]. Une plaquette in-16 de 8 pp., non coupé.
Édition originale, sans grand papier, de ce poème de guerre de Paul Eluard, publiée en 1943 sous le pseudonyme de Jean du Haut, imprimé clandestinement à Saint-Flour par Amarger dans la collection " Bibliothèque Française". Éluard avait alors trouvé refuge en Lozère dans l'établissement du docteur Lucien Bonnafé. La seconde édition sera publiée à Cahors en 1944 portera, elle, le nom de Paul Eluard. Ces poèmes seront réédités à Cahors en 1944 par la Libération du Lot, puis repris dans la première édition du recueil 62 et dans Au rendez-vous allemand en 1944. RARE. Photos sur demande.
Epreuve originale par Henri Martinie 1 tirage argentique en noir (15 x 22 cm), sous passe-partout. Tampon « Collection Sirot-Angel » au dos. Beau et célèbre portrait de Paul Éluard, vers 1930.
Cette épreuve originale est issue de la collection Sirot-Angel, du nom de l'un des premiers collectionneurs français de clichés et tirages photographiques. « La carrière d'Henri Martinie, né en Corrèze en 1885, s'illustre particulièrement dans le domaine littéraire. Dans son studio parisien de la rue de Penthièvre, il réalise entre 1920 et 1940 un ensemble exceptionnel de portraits d'écrivains français et étrangers en visite à Paris, parmi lesquels Philippe Soupault, Georges Bernanos, Jean Cocteau, James Joyce, Francis Scott Fitzgerald ou Paul Éluard. Le Studio Martinie travaille par ailleurs régulièrement à l'Assemblée nationale où il bénéficie d'un emplacement réservé, réalisant en série de très nombreux portraits des députés et ce, jusqu'aux années 1950. Henri Martinie décède à Paris en 1965. L'ensemble de sa production - près de 15.000 négatifs - a été acquis par l'Agence Roger-Viollet en 1968 » (notice du site Roger-Viollet). Une variante (de profil) de ce portrait a été reproduit dans le catalogue Les Livres surréalistes de la librairie José Corti (1932), dans lequel le nom du photographe est annoncé comme « Ph. Martinie » et non Henri.
Portrait offert aux Guillevic [Paris, c. 1947]. 1 tirage (180 x 240 mm) noir et blanc sur papier fort. Beau portrait du poète, quelques mois avant le disparition de Nusch. Envoi signé (en marge inférieur gauche) : «à Colomba et à Guillevic qui sont le printemps de la poésie, très affectueusement, Paul Éluard, 25 Mai 1947».
Dans Ouvrir, un recueil d'inédits publié en 2018, il parlait ainsi de son ami : « Eluard pouvait être nuage, il pouvait être roc tant étaient profondes sa sensibilité, sa réceptivité. C'était un rêveur aux aguets, tout autant qu'un transformateur, un modeleur de ses rêves. » Il fut, bien plus qu'avec Aragon ou Breton, proche du poète, qu'il considérait cimme «un surréaliste débrouillé. Je constate avec tristesse qu'on s'est un peu éloignés de sa poésie.» (in Entretien avec P. Marin, revue Enjeu, 2003, p. 191).
Gallimard. 1968. In-12 cartonnage éditeur sans emboîtage, 352 pages, 467 illustrations. Bel exemplaire. Rare. (3).
London, Martin Secker and Warburg, 1947, in-4, 168-[14] p, Couverture rouge rempliée de l'éditeur, Ouvrage orné de nombreuses illustrations. Bon exemplaire enrichi d'un envoi manuscrit de Paul Eluard à Monsieur Strauch. Couverture un peu passée avec petits manques par endroits. Couverture rigide
Bon 168-[14] p.
Les Édiitons de Minuit, 1945. In-8, oblong. Broché. 77 pages sur papier bleu. Portrait de l'auteur par Pablo Picasso en frontispice. Nouvelle édition, revue et augmentée de "Poésie et vérité 1942". Ex-libris manuscrit sur garde. Coiffe supérieure recollée. Couverture un peu jaunie. Bon état
Anciennes traces de scotch en page de garde, légère insolation au dos et en marge des plats. Paris, Éditions de Minuit, (15 décembre) 1944 1 vol. (135 x 210 mm) de 59 p. [1] et 1 f. Broché. Édition originale.
réunion des poèmes de résistance publiés par Paul Éluard sous l’occupation, illustrée de son portrait en frontispice par Picasso paru pour la première fois dans Sur les pentes inférieures.
Paris, Editions de Minuit, 15 décembre 1944. In-8 (21,3 x 13,5 cm), broché, couverture blanche imprimée en noir, non coupé, 59 pp., [2 fff. n. ch).
Édition originale sur papier d'édition imprimé sur beau vélin satiné. Illustré en frontispice de la reproduction au trait d'une eau-forte de Pablo Picasso.. L'auteur reprend dans cette plaquette les poèmes écrits dans la clandestinité et comprend trois pièces inédites inspirées par la Guerre d'Espagne: " Novembre 1936 ", " La Victoire de Guernica " et " Les vainqueurs d'hier périront ".Il s'agit du tout premier livre publié au " grand jour " par les Editions de Minuit. (Henri Vignes, Bibliographie des Éditions de Minuit, 27). Bel exemplaire en parfait état. Photos sur demande.
Paris, Éditions de Minuit, 1944. In-8, 59 pp., broché, couverture originale imprimée (petites taches et rousseurs).
Édition originale collective de ce recueil de poèmes pour la plupart parus clandestinement durant la Seconde Guerre mondiale. Un des 100 exemplaires sur pur fil. Exemplaire non coupé. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Liberté sur papier bleu, pour Humphrey Jennings Paris, Éditions de Minuit, (7 avril) 1945. 1 vol. (145 x 225 mm) de 76 p. et [2] f. Broché. Édition en partie originale. Un des exemplaires imprimés sur papier bleu, non annoncés. Envoi signé : «Une seule pensée une seule passion, Paul Éluard, à Humphrey Jennings, son ami».
Longtemps publié dans la clandestinité, le cycle résistant d'Éluard est rassemblé à la Libération par Minuit : cette nouvelle édition revue, corrigée et augmentée réunit Au rendez-vous allemand et Poésie et vérité 1942, le recueil où figure « Liberté » et ajoute plusieurs textes inédits, conférant au volume la forme canonique des années d'Occupation. Ici, Minuit adopte sa physionomie d'après-guerre - l'étoile dessinée par Vercors - dans la continuité de sa naissance clandestine autour de Jean Bruller et Pierre de Lescure. L'envoi à Humphrey Jennings confère à cet exemplaire une belle provenance : cinéaste-poète majeur du documentaire britannique et proche des surréalistes, organisateur en 1936 de l'Exposition internationale du surréalisme à Londres, Jennings fut l'un des premiers passeurs d'Éluard outre-Manche ; on lui doit, avec David Gascoyne, les traductions de Benjamin Péret (A Bunch of Carrots puis Remove Your Hat, avec note d'Éluard et frontispice de Picasso), tandis qu'Éluard lui dédie un poème devenu emblématique - « Le mouvement a des racines / L'immobile croît et fleurit », rédigé au soir des accords de Munich et publié dans Donner à voir. Eluard n'oubliera pas, à l'aube de la paix retrouvée, son ami anglais, dans une dédicace particulièrement parlante puisqu'elle reprend le titre original du poème « Liberté», publié en avril 1942 dans la revue Fontaine sous le titre « Une seule pensée». Le portrait d'Éluard par Picasso présent ici est différent de celui utilisé pour l'édition de 1944 ; il reprend un dessin au trait réalisé le 6 octobre 1941, publié dans l'édition originale de Sur les pentes.inférieures.
Paris, Editions de Minuit, 7 avril 1945. Un volume in-8, broché, imprimé sur papier bleuté, 76 pp plus table.
Nouvelle édition revue et augmentée de Poésie et Vérité 1942. Portrait de l'auteur en frontispice par PICASSO. Photos sur demande.
Les deux « Blasons » au tournant de 1941 pour Éluard. La Nouvelle Revue française, n° 324, 1er février 1941, et Fontaine, n° 15, septembre 1941. 2 vol. (145 x 225 ; 155 x 235 mm), p. 258-384, catalogue de février 1941 des ouvrages parus ; 92 p. et [6] f. Brochés. Édition pré-originale en revue. Un des exemplaires sur pur fil (n° 22) pour La N.R.F.
Réunion des deux « Blasons », poèmes-témoins de l'inflexion de stratégie éditoriale opéré par le poète : « Blason des fleurs et des fruits » paraît en février 1941 dans le Paris occupé au sein de La Nouvelle Revue française relancée en décembre 1940 par Pierre Drieu La Rochelle qu'ont imposé les autorités d'occupation en remplacement de Jean Paulhan ; « Blason des arbres » est publié en septembre de la même année à Alger dans Fontaine aux bons soins de Max-Pol Fouchet qui s'enthousiasme auprès de Louis Parrot le 21 août : « Grâce à vous, Fontaine va publier un admirable poème de Paul Éluard. Ce «Blason des arbres» me paraît supérieur à ce qui parut dans la «nouvelle» NRF. Il y a des moments bouleversants de «transparence». Permettez-moi de vous remercier mille fois, et de vous dire ma joie. » (Scheler, p. 76-77) Le dédicataire du « Blason des fleurs et des fruits », Jean Paulhan, dont le nom avait été biffé des épreuves et rétabli à la demande instante du poète, lui rappelait quant à lui cette publication contestable à la Libération : « à ce moment-là tu collaborais - comme le faisaient Gide et Valéry, comme Mauriac se déclarait prêt à le faire - à la revue. Tu as changé ensuite, comme eux - mais non pas, je pense, pour la même raison. Ç'a dû être, pour Gide et Valéry, les protestations de leurs amis ; pour toi, l'entrée en guerre de la Russie » (Correspondance, p. 185). Les deux « Blasons » au tournant de 1941 pour Éluard.
Paris N.R.F Gallimard 1926 in 12 (19x12) 1 volume reliure demi basane maroquinée havane, dos lisse, couverture conservée, 151 pages, bien complet du petit carton volant d'errata. Achevé d'imprimer à la date du 8 septembre 1926. Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Couverture rigide Ed. numérotée
Paris : Gallimard nrf, 1946. BELLE PROVENANCE ET CURIEUX DESSIN
In-12° (182 x 123 mm), 344 pp. - [1] f., cartonnage éditeur à décor réalisé d'après la maquette de Paul Bonet. Seconde édition, augmentée par rapport à l'originale d'une vingtaine de poèmes, dont des poèmes de guerre. Un des 1000 exemplaires reliés d'après la maquette de Paul Bonet (celui-ci le n°20, corrigé 10 à l'encre) après 105 exemplaires sur vélin pur fil et 8 exemplaires sur papiers de couleurs. Envoi autographe signé à Louis et Denyse Parrot : « à Denyse et / Louis Parrot / à mes amis nécessaires, / toute ma plus grande affection / Paul Éluard ». Sur le feuillet de faux titre portant l'envoi et sur le feuillet blanc en regard, un dessin maladroit, aux feutres vert, brun et rouge : il porte la signature « Paul », tout aussi maladroitement exécutée. Oeuvre d'un jeune imitateur ou... le poète se serait-il essayé à un dessin de sa main non-dominante ? S'il avait déjà fait paraître dès l'âge de 15 ans des poèmes de facture symboliste, Louis Parrot se distingue, en 1934, avec Misery Farm, recueil auto-édité dont il fait parvenir un exemplaire à Paul Éluard : ce dernier se dit admiratif. Ils se rencontrent deux ans plus tard en Espagne. Parrot, qui y a rejoint sa future épouse Denyse Faure, exerce comme lecteur à l'université de Madrid. Devenu bon hispanisant, il traduit notamment La Révolte des masses de José Ortega y Gasset, des poèmes de Pablo Neruda, et co-signe avec Éluard une traduction française de L'Ode à Salvador Dalí de Federico García Lorca. Revenu en France, Parrot s'engage pour la cause républicaine durant la guerre civile d'Espagne. Journaliste de la rubrique culturelle de L'Humanité, il y fait paraître le poème antifranquiste d'Éluard « Novembre 1936 ». Collaborateur de Ce soir dès sa fondation en 1937, il s'établit pendant l'Occupation à Clermont-Ferrand et participe à la Résistance comme correspondant, imprimeur et passeur, hébergeant notamment Éluard. Il fait paraître chez Senghers en 1944 une monographie consacrée à l'auteur des Poèmes pour la paix : il s'agit du premier numéro de la collection « Poètes d'aujourd'hui ». Bien complet du feuillet d'errata. Dos et pourtours des plats assombris.
Paris, José Corti, Editions Surréalistes, 1933. Un volume plaquette in-8, agraphée, couverture crème imprimée en vert, 14 pp.
Édition originale sur papier d'édition. Plaquette fragile bien conservée. Photos sur demande.
Paris, Éditions surréalistes chez José Corti, 1933. In-12, 14 pp., broché, couverture originale imprimée.
Édition originale de ce poème surréaliste. Bon exemplaire. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Éditions surréalistes chez José Corti, 1933. In-12, 14 pp., broché, couverture originale imprimée (petites rousseurs à la couverture).
Édition originale de ce poème surréaliste. Un des 175 exemplaires sur papier vert, unique tirage annoncé. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Porrentruy, Les éditeurs des Portes de France, impr. Presses de l’Imprimerie Kundig, à Genève 1947 In-4. Reliure demi-basane fauve, premier plat de couverture conservé, dos à nerfs, tête dorée, 133 pp. Reliure légèrement frottée, pied de dos épidermé.
Tirage limité à 1312 exemplaires. L’un des 1200 exemplaires sur vélin blanc numérotés. Bon état d’occasion
Exemplaire René Char avec envoi Paris, Gallimard, (3 juin) 1939. 1 vol. (120 x 190 mm) de 213 p. et [4] f. Broché. Édition originale. Envoi signé : «à René Char, ce livre dont je voudrais par dessus tout qu'on dise qu'il est à son éloge, Paul Éluard».
Dernier recueil paru avant l'entrée en guerre, Donner à voir - encore un titre magnétique - livre ici un exemplaire profondément chargé de sens et d'histoire littéraire : il est adressé par Paul Éluard à son ami René Char. C'est le dernier recueil qu'Éluard offrira avant cinq années sans contact direct entre les deux hommes, lesquels ne savent pas encore qu'ils seront, à l'issue du conflit, les deux grands poètes survivants et résistants. L'un par les armes, l'autre par les mots. Publié au printemps 1939 chez Gallimard, Donner à voir est bien plus qu'un recueil de poèmes. C'est, selon Lucien Scheler, «plus qu'un art poétique, un traité d'esthétique véritablement révolutionnaire» (Pléiade, p. XLIII). Il rassemble des textes essentiels, dont certains inédits, d'autres déjà parus - mais réorganisés ici selon une logique intérieure nouvelle. Y est notamment publié pour la première fois le poème «À Pablo Picasso», dans lequel figure pour la première fois : «Tu as remis la tête sur le corps». Un hommage direct à l'ami et au peintre, dans l'ombre de Guernica, et à une période particulière pour Éluard : celle des tensions avec André Breton, avec lequel il vient de terminer le Dictionnaire abrégé du surréalisme. Il s'en détache peu à peu, approfondissant sa relation avec Picasso. L'été précédent, à Mougins, les deux hommes partagent avec Roland Penrose, Man Ray et leurs compagnes une parenthèse solaire. À l'automne, les liens avec Breton se délitent davantage : au retour de Mexico, où il a rencontré Trotski, Breton exige une rupture idéologique totale. Il somme les surréalistes de «saboter la poésie d'Éluard». Certains s'exécutent. D'autres - Picasso, Ernst, Penrose - se retirent, refusant de suivre cette ligne autoritaire. Le recueil Donner à voir paraît au coeur de cette tourmente. Deux mois plus tard, en septembre 1939, Éluard est mobilisé. Le lien entre Paul Éluard et René Char, quant à lui, est ancien, profond et ne sera jamais altéré. Leur rencontre remonte à la fin des années 1920, au moment où Char rejoint le mouvement surréaliste. Elle se concrétise dès 1930 par leur collaboration à Ralentir travaux, co-écrit avec Breton : «un assez long livre de trente très beaux poèmes que l'imprimeur de Char nous fait pour rien à 200 exemplaires», confie Éluard à Gala en avril 1930. Malgré les lignes de fracture idéologiques - entre surréalisme, communisme et engagement esthétique - leur amitié et leur admiration mutuelle traverseront les années sombres. Pendant la guerre, les deux poètes poursuivent un dialogue silencieux, portés par «l'idéal d'une Résistance unie». René Char, volontairement muet pendant le conflit, choisira L'Éternelle revue, fondée par Éluard en 1944, pour livrer ses premiers poèmes nouveaux. C'est à la Libération que les deux hommes se retrouvent enfin. Ils échangent leurs derniers recueils, à nouveau. Éluard offrira à Char Poésie intentionnelle ; Char lui répondra avec un exemplaire de Seuls demeurent, dédicacé ainsi : «à Paul Éluard, obstiné, exemplaire et pur, comme l'homme que tout menace, comme l'homme que rien n'atteint.» Cinq ans plus tôt, cet exemplaire de Donner à voir venait conforter René Char le lien de l'amitié des deux frères d'armes et de plume. Bon exemplaire. Mention fictive de deuxième édition, mais bon achevé d'imprimer de l'édition originale.
Paris, Gallimard, 1939. In-8, 213 pp., broché, couverture originale imprimée.
Édition originale de ce recueil de poèmes, de réflexions diverses et citations. Un des 55 exemplaires sur alfa mousse des papeteries de Navarre. Bon exemplaire non coupé. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.