Couverture souple. Reliure pleine basane.350 pages. Coiffe inférieure manquante.
Livre. Traduit par E.-F. Lantier. Chez Belin et Bernard - Paris, An VI. 1798.
12 janvier 1938 - 13 mai 1940 54 pièces in-4 ou in-8, en feuilles.
Important et émouvant dossier qui réunit les lettres, généralement longues, envoyées avant et pendant la "drôle de guerre" par André-Henri Grosdidier, dans le civil boucher chez un dénommé Mussard à Viroflay, mais à l'armée caporal-chef, puis sergent dans la 3e Compagnie du 8e Régiment de Zouaves. Cette unité devait, avec la 12e division d'infanterie motorisée, être détruite lors de la bataille de Dunkerque. Né à Boynes le 28 juillet 1918, André mourut d'ailleurs au combat lors du repli de son régiment sur Dunkerque le 27 mai 1940 à Péronne-en-Mélantois (Nord). Il est inhumé au cimetière de Péronne (à gauche, allée centrale).Les destinataires sont ses deux parents, qui vivent à Versailles, à l'exception d'une missive adressée à sa cousine Marie (cf. n° 33). La séquence temporelle couverte par cette correspondance correspond aux débuts de son service militaire (peloton effectué à Mourmelon, déjà à l'époque grand camp d'exercices), bientôt transformé en service d'active par suite des mobilisations (partielle le 23 septembre 1938, générale le 1er septembre 1939), puis de la déclaration de guerre. L'essentiel tourne, on ne s'en étonnera pas, autour des soucis du quotidien, et les colis envoyés par la famille tiennent une place d'autant plus importante qu'ils sont bien garnis et très copieux. C'est dans ce genre de petits détails que l'on peut reconstituer au plus près l'étonnante période d'inactivité et d'incroyable ennui, d'indiscipline et de combines aussi, qui a précédé l'offensive de mai 1940.[Avant la guerre :] 1. De Mourmelon [Marne], le 12 janvier 1938 : André, intégré au "peloton" (équivalent des "classes" ultérieures) pour devenir caporal, change de chambrée. - 2. De Mourmelon, le 15 mars 1939 : sur la proximité d'un examen, sur les exercices de tir. - 3. De Mourmelon, le 8 avril 1939 : André s'habitue à sa nouvelle compagnie. Reçu dix-huitième du régiment à l'examen, il effectue sa première garde. - 4. De Mourmelon, le 12 avril 1939 : André touche un nouveau paquetage, et se prépare à un déplacement imminent. - 5. De Mourmelon, le 6 mai 1939 : sur le retour du capitaine de la compagnie ("Notre capitaine est revenu, il aurait mieux fait de rester où il était. Pourtant, il ne faut pas que je me plaigne, car depuis qu'il est revenu, je l'ai pas apperçu une fois"). - 6. De Mourmelon, le 16 mai 1939 : sur les manoeuvres à venir. - 7. De Mourmelon, le 22 mai 1939 : sur un gros rhume et sa prochaine permission. - 8. De Mourmelon, le 7 juillet 1939 : sur le défilé du 14 juillet auquel le régiment participera (mais pas la compagnie d'André). - 9. De Mourmelon, le 11 juillet 1939 : sur une escapade à Reims du dimanche précédent, pour aller voir une course automobile, et sur les prochaines manoeuvres à Sissonne. - 10. De Mourmelon, le 15 juillet 1939 : ennui majeur au camp à cause de l'absence de la plupart des compagnies du régiment (qui se trouve à Paris pour le 14 juillet). - 11. De Sissonne [Aisne], le 25 juillet 1939 : sur le trajet à pieds de Mourmelon au camp de Sissonne ("Nous sommes partis de Mourmelon mardi matin à pieds. Nous avons fait 85 ks en 3 étapes, nous avons cantonné deux nuits. La marche n'était pas des plus faciles ; j'en ai bavé comme un Russe"). - 12. [De Mourmelon], le 23 août 1939 : lettre de retour de permission.[Une fois la guerre déclarée :] 13. Du 14 septembre 1939 [vers Siercq-les-Bains, Moselle] : les opérations de guerre ont commencé ("Depuis quatre jours, nous sommes en première ligne, nous sommes comme les lapins dans des trous. Le secteur est assez calme. Ce matin, nous avons progressé de 1 km sans aucun coup de fusil. Les Boches ont déménagé hier soir sous l'avance du 3e bataillon. Jusqu'ici il n'y a pas eu de casse chez nous"). - 14. Du 15 octobre 1939 : billet sur l'ordinaire en campagne. - 15. De Soupir [Aisne], le 19 octobre 1939 : sur l'amélioration du service du courrier, et l'interdiction faite désormais aux familles de venir visiter les zouaves dans la zone des armées. - 16. De Soupir, le 21 octobre 1939 : l'ennui s'installe ("Avec leur coup de ne pas donner de perm, il commence à y avoir pas mal de cafareux et pas mal de types qui se cuitent"). - 17. De Soupir, le 27 octobre 1939 : réception d'un généreux colis. - 18. De Braye-en-Laonnois [Aisne], le 1er novembre 1939 : sur le déménagement depuis Soupir (Braye se situe à seulement six kilomètres). André a quartier libre en ce jour de la Toussaint, et il fait connaissance avec d'autres camarades. - 19. De Braye-en-Laonnois, le 6 novembre 1939 : "On se croirait presque en temps de paix". - 20. De Braye, le 19 novembre 1939 : porte essentiellement sur les travaux de la maison de campagne de ses parents (à Reverseaux, dans l'Yonne). "Par moments, je voudrais avoir dix ans de plus pour savoir si un jour j'arriverai à quelque chose. Tu me dis qu'il y aura une pièce pour ma femme et mes gosses, je suis bien content en ce moment de ne pas être marié comme certains, et même de n'avoir aucune attache". - 21. D'Obréchies [Nord], le 20 novembre 1939 : le nouveau séjour d'André,à dix kms de la frontière belge, ne le réjouit guère, comme on peut le lire : "Nous sommes maintenant dans la région du Nord, et dans un vrai trou. Nous sommes dans un pays de deux cents habitants (...) et je crois même que les habitants sont ravitaillés par les corbeaux en hiver". - 22. D'Obréchies, le 26 novembre 1939 : installation dans une grange glaciale, colis (dont un très généreux de Mme Mussard, patronne d'André) et projets de permission. - 23. D'Obréchies, le 28 novembre 1939 : envisage l'invasion de la Belgique (mais "nous n'en sommes pas encore là"). - 24. D'Obréchies, le 1er décembre 1939 : "Nous faisons des travaux à 4 kms de la frontière belge, tout baigne dans l'eau, c'est très intéressant, nous suivons les traces du Zouave de l'Alma. De la façon dont nous sommes placés, si la Belgique se trouvait envahie, nous nous trouverions en première ligne pour changer ..." - 25. D'Obréchies, le 4 décembre 1939 : sur un dimanche passé au cinéma de Ferrières-la-Grande. - 26. D'Obréchies, le 8 décembre 1939 : sur une prime de 105 francs versée pour le séjour sur la ligne. - 27. Du 12 décembre 1939 : sur l'installation d'une cantine de compagnie, dont André assure la tenue. - 28. Du 17 décembre 1939 : sur la poursuite de ses activités de cantinier ("Je ne suis pas guerrier pour deux sous"). - 29. De Sars-Poteries [Nord], le 23 décembre 1939 : sur le nouveau déménagement et le cantonnement dans une ancienne verrerie en démolition, endroit lugubre et en partie effondré. - 30. De Sars-Poteries, le 27 décembre 1939 : voeux de bonne année et repas de Noël ("Le 24 soir et 25 qu'est-ce qu'il y a eu comme viande saoûle .."). - 31. De Sars-Poteries, le 1er janvier 1940 : sur un prochain changement de cantonnement. - 32. De Sars-Poterie, le 3 janvier 1940 : réception de colis ; tristesse du jour de l'an. - 33. De Sars-Poterie, le 4 janvier 1940 [à sa cousine Marie] : voeux et nouvelles du cantonnement (lettre transmise par la destinataire à la mère d'André, désormais "Madame veuve Grosdidier" en juillet 1962). - 34. De Sars-Poteries, le 8 janvier 1940 : André repasse chef de groupe et s'ennuie de plus en plus ("Malgré que le pays soit mieux que les autres, il me dégoûte de plus en plus. L'on ne peut pas sortir sans se retrouver dans un bistro, c'est tout ce qu'il y a dans le pays comme distraction. Il y a cinq ou six épiceries, l'on n'y trouve que ce que nous n'avons pas besoin, ils manquent de tout"). Multiplication des punitions et consignes. - 35. De Sars-Poteries, le 9 janvier 1939 : sur la prochaine remontée en ligne. - 36. De Sars-Poteries, le 11 janvier 1940 : sur une prise d'armes au QG anglais d'Arras où le 8e Zouaves est intervenu. - 37. [De Sars-Poteries], le 15 janvier 1940 : "Je ne sais pas trop quoi vous raconter aujourd'hui tellement c'est toujours pareil". - 38. De Levergies [Aisne], le 22 janvier 1940 : nouveaux déplacements et cantonnements, le groupe s'occupe à faire des crêpes. - 39. [De Levergies], le 24 janvier 1940 : froid, neige et colis ("C'est tout de même révoltant de voir des embusqués se plaindre. Je serais Daladier, je les mettrais à la gamelle et quinze sous par jour comme les copains, et j'estime qu'ils n'auraient même pas le droit de se plaindre, car ils auraient encore l'avantage de coucher et d'être chez eux pendant leurs heures de loisir"). - 40. Du 25 janvier 1940 : réception de colis. - 41. Du 29 janvier 1940 : réception de nouveaux uniformes. - 42. Du 1er février 1940 : "Je ne vois rien d'extraordinaire à vous dire, notre vie est toujours calme et uniforme". - 43. Du 4 février 1940 : détail du repas du dimanche (sardines, asperges, civet de lapin, purée et deux tartes). - 44. Du 29 février 1940 : reprise de la correspondance après une permission de dix jours. - 45. Du 15 mars 1940 : chute de neige et rhume. - 46. Du 18 mars 1940 : André réagit avec étonnement à la nouvelle que son père, ancien de 1914 (et né en 1894) pourrait de nouveau être mobilisable. - 47. Du 21 mars 1940 : sur une manoeuvre de nuit. - 48. Du 26 mars 1940 : colis et marches. - 49. Du 4 avril 1940 : sur une permission très proche. - 50. Du 20 avril 1940 : sur un supplément de solde de 2.50 francs par jour. - 51. Du 1er mai 1940 : sur sa nomination comme sergent, et son premier repas au mess.[Une fois commencée l'offensive des Ardennes :] 52. Du 10 mai 1940 : sur la suppression de toutes les permissions (la percée allemande est de ce jour). - 53. Du 11 mai 1940 : "Nous sommes tranquilles en ce moment. Le temps passe assez vite, nous jouons à la belote, au jaquet, un peu à tout quoi". - 54. Du 13 mai 1940 : "Nous sommes toujours dans le même pays pour le moment. Je ne sais pas si nous y moisirons encore longtemps. Nous sommes pénards : plus d'exercices, rien, c'est du vrai repos, boire, manger, dormir, nous allons engraisser".Cette missive au contenu incroyablement insouciant semble bien être la dernière de l'infortuné sergent auquel ne restaient que 15 jours de vie. Une phrase surlignée d'encre violette a beau préciser : "Sommes en état d'alerte depuis jeudi". Ses parents ne devaient plus avoir de nouvelles. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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Aulnat [Puy-de-Dôme], 25 janvier 1947 - 26 février 1947 10 pièces in-8, en feuilles, généralement sur papier d'écolier réglé.
Dossier qui réunit un choix de lettres de Gilbert Grosdidier (né en 1927) à ses parents après son incorporation pour ses classes à la base aérienne d'Aulnat (la localité accueille aujourd'hui l'aéroport civil de Clermont, mais servait aussi de base militaire après la guerre). Troisième enfant de Henri Grosdidier et de Madame, il avait également une soeur (Monique), et un frère aîné (André), mort au combat pendant la Bataille de France (27 mai 1940, retraite sur Dunkerque), alors qu'il servait comme sergent au 8e Régiment de Zouaves.Le jeune homme est arrivé le 3 janvier, pour une période de deux ou trois mois de classes dans le "peloton des caporaux".I. Du 25 janvier 1947 : sur son séjour à l'infirmerie pour une angine. Il se plaint du froid extrême et de la mauvaise qualité de la nourriture ; en somme, il se rend compte qu'il est à l'armée.II. Du 26 janvier 1947 : poursuite du séjour salvateur à l'infirmerie ("Pour l'instant, je ne m'en fais pas : je suis planqué et bien au chaud").III. Du 29 janvier 1947 : il est exempté d'exercice et continue de fréquenter l'infirmerie ("Nous sommes dans de petites chambres de trois lits, confortables à souhait, un poêle qui ronfle formidablement ; hier soir, il faisait au moins 30° au-dessus, dans la chambre, on était à moitié à poil, tu parles si ça change, nous n'avons pas beaucoup de soins mais par contre un traitement qui n'est pas mal pour moi : nous avons le matin du chocolat en plus du pain sec, un quart de lait dans la matinée et un autre pareil dans l'après-midi, les repas sont les mêmes qu'au réfectoire, mais plus abondants"). IV. Du 31 janvier 1947 : spéculation sur les permissions à venir et sur la fin de la période de classes ("On ne sait toujours pas la date de la fin de nos classes. Ceux qui sont arrivés au camp le 18 novembre ont fini leurs classes aujourd'hui. Ils vont avoir une perme de détente de 10 jours, ils ont donc fait 3 mois de classes. En ce qui nous concerne, je ne pense pas que nous en ferons autant"). V. Du 5 février 1947 : longue lettre sur un grand jour, car apparemment jour de vol à voile pour le jeune homme. "J'ai fait un premier vol hier matin en double, j'en ai refait un autre l'après-midi (...). J'étais un peu émotionné, vous pensez, c'était mon premier vol seul, ça fait quand même une drôle d'impression, surtout sur cette vieille cage à poules qu'est le 15 A". Suit le détail technique de l'exercice.VI. Du 7 février 1947 : vaccination et perspectives de permissions. Gilbert reçoit confirmation que les classes dureront bien trois mois ("En ce moment, nous en bavons comme des Russes avec notre fusil ; ça c'est vraiment crevant : sans arrêt le monter, le descendre, présentez armes, mettez les baïonnettes, retirez, etc., surtout que l'on a un adjudant qui est un saligaud de premier ordre qui éprouve un malin plaisir à nous faire trimer, celui-là pourvu qu'il s'en aille la semaine prochaine").VII. Du 11 février 1947 : nouveau jour de vol ("Nous appartenons à un club civil, seulement nous volons dans une section militaire, car il y a deux moniteurs, un civil et un militaire. Nous volons donc comme les civils, seulement nous payons moins cher qu'eux, car pour nous le commandant fournit l'essence qui nous est nécessaire").VIII. Du 14 février 1947 : il se prépare à passer son brevet B pour le vol à voile.IX. Du 24 février 1947 : retour de permission, avec une "absence illégale de 36 heures", qui lui vaut un sévère remontage de bretelle chez son lieutenant, et quelques punitions (12 jours de "trou" quand même).X. Du 26 février 1947 : suite et fin des punitions. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Pita 12 février 1907 in-4 débroché
23 ff. mal chiffrés 24, couverts d'une écriture moyenne et très lisible (environ 20/25 lignes par page), des croquis et cartes dans le texte, ainsi que 24 tirages photographiques originaux contrecollés, soit hors texte, soit dans le texte.Important rapport adressé au professeur Théodore-Jules-Ernest Hamy (1842-1908), du Muséum, fondateur du Musée du Trocadéro. Il accompagnait l'envoi d'une caisse d'objets récoltés au cours d'une campagne de fouilles dans le massif du Fouta-Djalon (Guinée).Paul Guebhard, administrateur des colonies, est par ailleurs l'auteur de deux ouvrages sur la région : Au Fouta Dialon, cent vingt ans d'histoire. Etat social et politique, autrefois et de nos jours (Paris, 1909) et Au Fouta Dialon, élevage, agriculture, commerce, régime foncier, religion (Paris, Challamel, 1910)
circa. 1800. 1800 1 vol. in-8 manuscrit (145 x 230 mm) de: [2] ff. (table); 420 p. manuscrites numérotées. (petits manques aux pages de garde restaurés) Demi-basane d'époque, plats recouverts de papier marbré orange, dos lisse orné et titré.
Fascinant manuscrit anonyme du début du XIXème siècle sur Guernesey. Dune écriture très soignée, le texte est divisé en 5 parties dont la première est rédigée en français tandis que les suivantes sont en anglais. Le contenu des 5 parties est ainsi composé de : I. pages 1-28 : Le Précepte d'Assise, II. pages 29-91 : Orders in Council in the reign of Queen Elizabeth, III. pages 92-286 : Orders sent down by the Commissioners in 1607, IV. pages 287-412 : Orders of Council [1627-1767], pages 413-420: Extract of an Act of parliament passed in the 4th year of the reign of king George III. La première partie en français, sorte détat des lieux juridique de Guernesey, est présentée par son auteur en préambule de la sorte : Ci sensuivent partie des libertés usages et anciennes coutumes, usées, tenues et gardés en lile de Guernesey de tout le temps dont mémoire dhomme nest du contraire et approuvées dûment yllenques par devant les justices de notre souverain et très excellent Seigneur le Roi dAngleterre.. Les parties suivantes rapportent quant à elles des débats au parlement britannique touchant à la question de Guernesey au cours des siècles passés ainsi que les décrets du conseil (Orders in Council en anglais) sur le sujet. On peut notamment y lire en préambule de la première partie : At Westminster, the XI of March 1568, the L. Keeper, the Duke of Norff, the marquis of Northampton, the L. Stewarde, the L. of Beddeforde, the L. of Leicester [...] where complainte hath been lately made onto the lords and others of the Ducenés [...] by letters as well from francis Chamberlain, Esquier captain and Governor of the Isle of Guernesey as from the Bailliffe of Juratts of the same Isle of divers quarrels and troubles latelie grow on betweene them concerninge certaine graunts, confirmations and other matters of controuversie when he had to the pacification and good quiet of that Isle, and the Inhabitants of the same, like as their Lordships thought it not fitt for good respects to suffer any such striffe or division to be any longuer nurished, speciallye amongest suche as ought chiefalie to joine together in good concorde for the well governing of the charge committed unto them.. Vestige du duché médiéval de Normandie de 1204 qui résulta en la conquête de la Normandie par les français et en la conservation des îles Anglo-Normandes par le roi dAngleterre, Guernesey et ses voisines ont toujours nourri des débats. Prise dassaut de nombreuses fois par les français mais ayant résisté grâce à ses forts, Guernesey est encore aujourdhui possédée par le monarque britannique sous le titre de Duc de Normandie sans pour autant faire partie du Royaume-Uni. Les îles Anglo-Normandes sont en effet des dépendances de la Couronne britannique. Dès lors, elles ont depuis très longtemps leur propres pouvoirs législatif et exécutif. Provenance : Ex-libris armorié dans un médaillon doré et collé au dos du premier plat : TDC Graham. Il semble sagir de Thomas Douglas Cunningham Graham (1816-1884) originaire de Dunlop dans lAyrshire, ce dernier ayant hérité d'une fortune de plus de 200 000 livres sterling de son oncle Thomas Dunlop Douglas, un marchand antillais. Précieux document bien conservé pour servir à l'histoire de l'organisation de l'Ile de Guernesey 1 vol. 8vo manuscript (145 x 230 mm) of: [2] ff. (table); 420 numbered manuscript pages. Contemporary half basane, boards covered with orange marbled paper, smooth spine decorated and titled. (small losses on the flyleaves restored) Fascinating anonymous manuscript from the beginning of the 19th century on Guernsey. With a very fine handwriting, the text is divided into 5 parts, the first of which is written in French while the following ones are in English. The content of the 5 parts is thus composed of : I. pages 1-28: "Le Précepte d'Assise", II. pages 29-91: "Orders in Council in the reign of Queen Elizabeth", III. pages 92-286: "Orders sent down by the Commissioners in 1607", IV. pages 287-412: "Orders of Council [1627-1767]", pages 413-420: "Extract of an Act of parliament passed in the 4th year of the reign of king George III". The first part in French, a sort of legal inventory of Guernsey, is presented by its author in the preamble as follows: "Here follows part of the liberties uses and old customs, used, held and kept in the island of Guernsey of all the time of which memory of man is of the contrary and approved duly yllenques by before the justices of our sovereign and very excellent Lord the King of England. (translated from French)". The following sections report on the debates in the British Parliament concerning the question of Guernsey during the past centuries as well as the Orders in Council on the subject. The preamble to the first part reads: "At Westminster, the XI of March 1568, the L. Keeper, the Duke of Norff, the marquis of Northampton, the L. Stewarde, the L. of Beddeforde, the L. of Leicester [...] where complainte hath been lately made upon the lords and others of the Ducenés [... ] by letters as well from francis Chamberlain, Esquier captain and Governor of the Isle of Guernsey as from the Bailliffe of Juratts of the same Isle of divers quarrels and troubles latelie grow on betweene them concerninge certain graunts, confirmations and other matters of controuversie when he had to the pacification and good quiet of that Isle, and the Inhabitants of the same, like as their Lordships thought it not fitt for good respects to suffer any such striffe or division to be any longuer nurished, speciallye amongest suche as ought chiefalie to joine together in good concorde for the well governing of the charge committed unto them. ". As a remnant of the medieval Duchy of Normandy of 1204, which resulted in the conquest of Normandy by the French and the retention of the Channel Islands by the King of England, Guernsey and its neighbors have always been the subject of debate. Stormed many times by the French but having resisted thanks to its forts, Guernsey is still owned by the British monarch under the title "Duke of Normandy" without being part of the United Kingdom. The Channel Islands are indeed crown dependencies. Therefore, they have had their own legislative and executive power for a long time. Provenance: Armorial bookplate in a gilt medallion and pasted on the back of the first cover: "TDC Graham". This appears to be Thomas Douglas Cunningham Graham (1816-1884) of Dunlop, Ayrshire, who inherited a fortune of over £200,000 from his uncle Thomas Dunlop Douglas, a West Indian merchant. A valuable and well-preserved document for use in the history of the organization of the Island of Guernsey.
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Ll. dd., décembre 1811, 19 pièces in-folio ou in-4, écritures de différentes mains, certaines pièces comportant ratures et biffures, en feuilles.
Petit dossier cohérent qui regroupe des copies ou des brouillons de rapports adressés à l'Empereur ou à des officiers supérieurs sur la progression des opérations militaires en Espagne en ce mois de décembre 1811. Il manque manifestement à cet ensemble des lettres, mais ce qui est conservé donne un excellent tableau des opérations des Français en Espagne.I. Du premier décembre 1811, Valence : rapport du général Nicolas de Loverdo (1773-1837), sous-chef d'état-major, au général Foy sur la situation de la place de Plasencia, qu'il commandait en l'absence de son supérieur (un feuillet in-folio écrit sur chaque page). Le ton est plutôt frais : "Vous avez ici un officier à vous avec qui j'ai dû avoir des rapports de service. Vous pouvez savoir très aisément si mes discours ou ma conduite ont pu provoquer la moindre inquiétude dans les esprits, et si, loin d'exagérer des dangers éloignés, j'ai pris froidement et dans le silence des mesures de précaution qui ne sont jamais inutiles".II. Du 5 décembre 1811, Barcelone : rapport du général Maurice Mathieu de La Redorte (1768-1833) au général Decaen, sur l'engagement avec la division du général de Sarfield [= Pedro Sarsfield, 1781-1837], qui gardait les défilés de Trenta Passas (un feuillet in-folio écrit au recto).III. Du 6 décembre 1811, Barcelone : lettre du général Decaen (1769-1832), commandant en chef de l'Armée de Catalogne, au ministre de la guerre, sur la garnison de Tarragone, portée de 800 à 1600 hommes (un feuillet in-4 écrit sur deux pages).IV. Du 7 décembre 1811, Talavera : arrêté de Marmont, duc de Raguse (1774-1852), commandant en chef de l'Armée de Portugal, déterminant le nombre de rations attribuables aux militaires et employés des différents grades (un bifeuillet in-folio entièrement écrit et regroupant 8 articles et un grand tableau).V. Du 7 décembre 1811, Paris : lettre de Louis-Alexandre Berthier (1753-1815), major général des armées, à l'Empereur, rendant compte de la transmission des ordres et instructions de Napoléon aux différents chefs de corps pour les opérations du siège de Valence, l'approvisionnement de Badajoz, les travaux de fortification de Santona et de Burgos (un bifeuillet in-4 entièrement écrit). Est jointe une lettre du même Berthier à Soult, commandant en chef de l'Armée du midi (un feuillet in-4 écrit au recto), concernant une mesure personnelle : "L'Empereur, Monsieur le Maréchal, ordonne de suspendre de ses fonctions le colonel Merlhes du 12e Régiment de dragons, employé à l'Armée du midi, dont l'incapacité a occasionné la perte d'un détachement dans les Alpuxarres [= Alpujarras]". Il s'agit de Jean-Gabriel-Marie Merlhes (1773-1835), qui sera mis en non-activité à la Première Restauration.VI. Du 8 décembre 1811, Paris : lettre non signée de Berthier à l'Empereur, l'informant que le général Le Paige D'Orsenne (1773-1812) a bien exécuté les ordres pour le placement des troupes de l'Armée du Nord de l'Espagne, et que la garnison d'Astorga a dû être en partie complétée par des membres de la Garde impériale (un feuillet in-4 écrit au recto).VII. Du 8 décembre 1811, Girone : rapport du général Decaen au ministre de la guerre sur une opération destinée à introduire un convoi dans Barcelone le 3 décembre dernier (5 pp. in-folio). Il s'agit de la même affaire déjà traitée par Mathieu dans la pièce II*. VIII. Du 8/16 décembre 1811, Talavera : rapport du général d'artillerie Louis Tirlet (1771-1841) sur les 484 hommes mis à sa disposition par le duc de Raguse (un bifeuillet écrit sur 3 pages).IX. Du 9 décembre 1811, Girone : lettre du général Decaen au ministre de la guerre [Henri-Guillaume Clarke], réclamant des secours en hommes et en numéraire pour les opérations de Catalogne, et spécialement pour empêcher les Anglais de débarquer des munitions sur les côtes (un feuillet in-folio écrit sur deux pages). X. Du 10 décembre 1811, Paris : lettre de Berthier au général d'Orsenne, lui faisant connaître la nouvelle composition des armées du Nord et de Portugal (5 pp. in-folio, brouillon).XI. Du 10 décembre 1811, Paris : lettre de Salamon au duc de Raguse, lui faisant connaître les changements ordonnés par l'Empereur dans les arrondissements militaires des diverses armées, et spécialement la nouvelle organisation de l'Armée de Portugal qu'il commande (8 pp. in-folio, brouillon, et un feuillet in-8 volant).XII. Du 12 décembre 1811 : lettre adressée au général Decaen, lui signifiant le non-remplacement de Bourdon comme intendant général de Catalogne, rappelé en France pour raison de santé (un feuillet in-folio écrit sur deux pages, brouillon). XIII. Du 12 décembre 1811, Madrid : lettre du roi Joseph au duc de Raguse, le prévenant qu'il retire 1500 hommes de la Manche pour les réunir au général Jean-Barthélémy d'Armagnac (1766-1855), qui opère un mouvement sur Valence (un feuillet in-folio écrit sur deux pages).XIV. Du 15 décembre 1811, Madrid : lettre du Roi Joseph au duc de Raguse, annulant le grand mouvement qu'il avait prévu sur Valence, l'Empereur n'acceptant que la marche d'une division (un bifeuillet écrit sur 4 pages). XV. Du 15 décembre, Paris : lettre, non signée, de Berthier au ministre de la guerre, sur les ordres donnés par l'Empereur aux généraux Honoré-Charles Reille (1775-1860) et Marie-François-Auguste de Cafarelli du Falga (1766-1849) de se porter en Aragon pour appuyer les opérations du siège de Valence, le maréchal Suchet n'ayant pas assez de forces (un feuillet in-4 entièrement écrit). XVI. Du 24 décembre 1811, Moya (en Castille) : lettre du général d'Armagnac, rendant compte de l'expédition menée sur Moya (province de Cuenca) (un feuillet in-folio écrit sur deux pages). XVII. Du 25 décembre 1811, Paris : lettre non signée de Berthier à l'Empereur, sur l'ordre donné au général François-Gédéon Bailly de Monthion (1776-1850) d'organiser à Bayonne une force destinée à protéger la ville et ses côtes (un feuillet in-4 écrit au recto). Monthion commandait alors une division d'infanterie s'élevant à 20 000 hommes.XVIII. Du 28 décembre 1811, Paris : lettre non signée de Berthier à l'Empereur, rendant compte des ordres transmis aux généraux présents en Espagne (le duc de Raguse, d'Orsenne, Suchet et Caffarelli) sur les opérations en cours (un bifeuillet entièrement écrit).XIX. Du 28 décembre 1811, Girone : lettre du général Decaen au ministre de la guerre, demandant une augmentation des troupes en prévision des opérations (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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Ll. dd., octobre 1811 - novembre 1811, 35 pièces in-folio ou in-4, écritures de différentes mains, certaines pièces comportant ratures et biffures, en feuilles. Traces d'humidité sur de nombreuses pièces.
Petit dossier cohérent qui regroupe des copies ou des brouillons de rapports adressés au maréchal Soult duc de Dalmatie, ou à des officiers supérieurs sur la progression des opérations militaires en Espagne en ce mois de novembre 1811. Il manque manifestement à cet ensemble des lettres, mais ce qui est conservé donne un excellent tableau des opérations des Français en Andalousie, et aux alentours de Cadix.I. Du 23 octobre 1811, Paris : le ministre du trésor, Mollien, informe que l'Empereur a approuvé les conditions de remboursement de l'emprunt fait à Lugo pour le service des troupes d'Espagne (un bifeuillet in-folio de duplicata écrit sur trois pages).II. Du 13 novembre 1811, Jaén : lettre du général François-Antoine Lallemand (1774-1839), commandant supérieur de la province de Jaén, sur le manque de troupes pour assurer les communications (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).III. Du 14 novembre 1811, Jaén : lettre de Lallemand recommandant d'effectuer une expédition sur Cazorla (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). IV. Du 16 novembre 1811, Badajoz : lettre du général Philippon (1761-1836) au duc de Dalmatie (Soult) annonçant l'arrivée du 9e Régiment d'infanterie légère et du 4e du Grand Duché de Varsovie avec un convoi provenant de Séville (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).V. Du 16 novembre 1811, Montellano (Andalousie) : rapport du général Jean-Baptiste-Pierre Semellé (1773-1839), commandant de la 2e division du 1er corps de l’armée d’Espagne, à Soult, sur son arrivée dans la localité (un bifeuillet in-4 écrit sur 3 pages). VI. Du 17 novembre 1811, Villamartin (Andalousie) : rapport de Semellé à Soult, sur ses mouvements en Andalousie (un bifeuillet in-4 entièrement écrit).VII. Du 17 novembre 1811, Cordoue : lettre du général Victor de Faÿ de Latour-Maubourg (1768-1850) à Soult, sur les mouvements du Régiment de Hesse-Darmstadt parti escorter un convoi pour Badajoz (un bifeuillet in-folio entièrement écrit).VIII. Du 18 novembre 1811, Almeria : compte rendu du chef de bataillon Duport sur une attaque de 1200 partisans qui eut lieu la veille (un feuillet in-folio écrit au recto).IX. Du 20 novembre 1811, Cordoue : lettre de Latour-Maubourg à Soult l'informant de l'autorisation de l'attaque sur Cazorla souhaitée par Lallemand (cf. pièce III) (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). Ci-joint deux lettres de Lallemand du 19 et du 20 courant rendant compte de ses dispositions, et prévient qu'un corps ennemi a paru à El Castellon, etc.X. Du 20 novembre 1811, Cordoue : rapport du général Alexandre Digeon (1771-1826) à Soult, sur les dispositions prises de conserve avec Latour-Maubourg (7 pp. in-folio).XI. Du 21 novembre 1811, Cordoue : lettre de Latour-Maubourg à Soult sur la suite de la même affaire (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XII. Du 21 novembre 1811, Antequera : lettre du général Jean-François Leval (1762-1834), commandant de la "division allemande" (une formation composée de la brigade hollandaise, du régiment de Nassau, du régiment de Bade, du régiment de Hesse-Darmstadt, d'un régiment de gardes nationaux de Paris et de quelques autres unités), à Soult, sur les dispositions prises pour chasser les partisans sévissant entre Grenade et Malaga (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages, avec un billet joint du 23 novembre).XIII. Du 21 novembre 1811 : rapport du général Georges-Alexis Mocquery (1772-1847), chef de l'état-major général du premier corps (devant Cadix), sur les opérations de blocus du 16 au 20 novembre (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages). XIV. Du 21 novembre 1811, Baza : transmission d'un rapport rédigé par le commandant des troupes d'Almeria sur la poursuite des partisans dans les Alpujarras (un feuillet in-folio entièrement écrit).XV. Du 21 novembre 1811, Bornos (près de Cadix) : le général Pierre Barrois (1774-1860) transmet une copie des instructions reçues du duc de Bellune (Perrin) et donne avis que l'ennemi rassemble toutes ses forces à Ximena (un bifeuillet in-folio écrit sur deux pages et copies des instructions de Perrin sur un bifeuillet joint écrit sur 3 pages).XVI. Du 23 novembre 1811, Madrid : lettre du marquis d'Almenara à Soult sur des mouvements préfectoraux dans le sud : "Les observations confidentielles que Votre Excellence a eu la bonté de m'adresser sur le compte de divers préfets d'Andalousie, m'ont paru trop importantes pour n'être pas mises sous les yeux de Sa Majesté" (un bifeuillet in-folio entièrement écrit).XVII. Du 23 novembre 1811, Madrid : lettre du marquis d'Almenara à Soult rendant justice aux efforts du maréchal pour assurer les subsistances en Andalousie (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XVIII. Du 23 novembre 1811, Paris : lettre de Louis-Alexandre Berthier (1753-1815), major général des armées, à Soult, sur de nouvelles consignes concernant le transport des pièces de comptabilité (un feuillet in-4).XIX. Du 24 novembre 1811, Baza : compte rendu des mouvements de l'ennemi (un feuillet in-folio entièrement écrit).XX. Des 25 & 26 novembre 1811 : le duc de Bellune prévient de la marche du général Barrois sur Ronda (3 pièces in-4 ou in-folio, dont une copie des instructions au général Barrois).XXI. Du 25 novembre 1811, Baza : rapport relatif aux mouvements et projets de l'ennemi (est jointe une lettre du commandant d'Almeria sur l'occupation de Huercal).XXII. Du 25 novembre 1811, Paris : lettre de Berthier à Soult le laissant maître de composer à sa guise la garnison de Badajoz (un feuillet in-4 écrit sur une page).XXIII. Du 26 novembre 1811, Almendrajelo (vers Badajoz) : lettre de Jean-Baptiste Drouet d'Erlon (1765-1844), commandant le 5e corps, à Soult, sur les mouvements de Castanos et l'assassinat de plusieurs militaires (un bifeuillet in-folio entièrement écrit). Avec copie d'une lettre de Castanos à Drouet en date du 19 novembre (texte castillan et traduction française), avec la réponse de Drouet du 23 novembre.XXIV. Du 26 novembre 1811 : rapport du général Georges-Alexis Mocquery (1772-1847), chef de l'état-major général du premier corps (devant Cadix), sur les opérations de blocus du 20 au 25 novembre (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XXV. Du 26 novembre 1811, Cordoue : lettre de Latour-Maubourg à Soult, pour présenter une lettre de Lallemand (non jointe).XXVI. Du 27 novembre 1811, Cordoue : ordres envoyés par Latour-Maubourg à Lallemand pour assurer la gauche de Soult et réprimer les partisans qui pénétreraient dans la Manche et la province de Jaén (un bifeuillet in-folio écrit sur 2 pages). Avec une lettre de Soult et une de Lallemand.XXVII. Du 28 novembre 1811, Paris : lettre de Berthier à Soult lui demandant que le ministre de la guerre et les dépôts soient informés des distributions faites sur les magasins de l'armée (un feuillet in-4 entièrement écrit).XXVIII. Du 28 novembre 1811, Baza : Soult fait connaître les différents rapports qui lui sont parvenus sur les directions prises par l'ennemi à la nouvelle de la capitulation de Valence (un bifeuillet in-folio écrit sur deux pages). XXIX. Du 28 novembre 1811, San Roque : compte rendu de Leval à Soult sur sa marche sur Saint-Roch (5 pages in-folio).XXX. Du 29 novembre 1811, San Roque : rapport du même Leval sur l'affaire de la Sierra Carbonera du 28 courant (10 pages in-folio).XXXI. Du 29 novembre 1811, Almendrajelo : transmission par Drouet d'Erlon des divers rapports concernant les opérations de l'ennemi (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages). Avec la copie d'une lettre du général Louis-Pierre de Montbrun (1770-1812) sur une reconnaissance à El Bodon (province de Salamanque) dans laquelle eut lieu un engagement avec la 3e division anglaise. Il faut dire que ce combat d'El Bodon remontait au 25 septembre précédent, comme on le verra à la lecture de la lettre.XXXII. Du 29 novembre 1811, Cordoue : Latour-Maubourg donne avis de son mouvement sur Ubeda (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages).XXXIII. Du 29 novembre 1811, Séville : rapport envoyé à Soult par Philippe-Gaëtan Mathieu de Favier (1761-1833), intendant général de l'Armée du Midi, sur la disproportion du prix des grains et du prix d'admission (un bifeuillet in-folio écrit sur 3 pages). XXXIV. Du 30 novembre 1811, Baza : détails sur les mouvements de l'ennemi et l'occupation de Caravaca de la Cruz (un feuillet in-folio écrit au recto).XXXV. Du 30 novembre 1811, Paris : circulaire de Berthier, ordonnant que les sergents et caporaux qui ont moins de deux ans de service rentrent dans le rang comme simples soldats (un feuillet in-4 entièrement écrit). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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Octobre 1673. Pièce sur parchemin (env. 50 x 61 cm), signée de Louis XIV (secrétaire à la main) et contresignée du secrétaire d'Etat Louis Ier Phélypeaux de Pontchartrain (1613-1685). Plusieurs contreseings au revers (dont l'enregistrement à la cour des comptes de Montpellier). Grand sceau de cire brune (cassé en bordure) avec liens de soie rose et verte.
Pierre II de Guilleminet, greffier et secrétaire des Etats de Languedoc était le fils de Pierre Ier, premier consul de Montpellier en 1639. La famille portait d'azur au chevron d'or accompagné vers le chef de deux maillets aussi d'ior, et vers la pointe d'une tête de taureau de même. H. de Caux, Catalogue général des gentilshommes de la Province de Languedoc, Pézenas, 1676, p. 91, cite cet acte.
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Abbaye de Solesmes, 1864. Petit in-4° (175x125 mm), plein maroquin lavallière, dos rond à cinq nerfs soulignés d'un filet doré fin, caissons à double encadrement de filet doré fin et fleurons de marguerite dorés, titre et date en queue (1864) dorés, double filet d'encadrement des plats, titre en majuscules et chiffre MG doré, marguerites dorées en coins sur les deux plats, dentelle intérieure accompagnée de dents-de-rat, filet doré sur les coupes, soie moire écarlate en contre-plats et gardes (Pinot au Mans) ; 14 feuillets de bristol crème épais accompagnés de serpentes de papier de soie montés sur onglets entièrement consacrés à un calendrier manuscrit et décoré dans le style des livres d'heures des XVe-XVIe siècles, accompagné de la page de garde qui fait office de lettre d'envoi manuscrite du frère Prosper Guéranger à Mlle Marguerite Landeau, à l'occasion de son mariage [avec Gustave-Marie Daniel-Lacombe], daté du 2 février 1864, veille de la cérémonie du mariage à l'abbaye de Solesmes.
Ce calendrier contient toutes les dates qui intéressent les deux familles qui vont s'unir : la famille Landeau qui tenait une grande marbrerie au pied de l'abbaye de Solesmes et la famille Daniel-Lacombe originaire du Poitou. Le feuillet du mois d'octobre a par la suite été transformé et repris avec marges en décoration de deuil pour le décès du jeune marié, Gustave-Marie, en date du 24 octobre 1866. La page, sur fond noir orné de fines arabesques de fleurs et de feuilles est d'une très grande finesse. Il faut noter une légère erreur de reliure aux mois de mai et juin, qui ont été inversés.L'ensemble du document est colorié à la gouache de toutes les couleurs et rehaussé à l'or.Superbe document, réalisé avec beaucoup de goût, de finesse et de soin, l'ensemble est d'une rare élégance et en parfait état. Pièce unique, intime et émouvante réalisée par les moines de Solesmes.
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S.l. [Mareil-le-Guyon], 1909 in-8, 192 pp. d'une écriture fine ou moyenne et très lisible, percaline grenat, titre sur le plat.
Composé en 1909, il reproduit une enquête du Petit journal auprès de ses lecteurs, destinée à déterminer quelles célébrités de la période récente pourraient avoir les honneurs du Panthéon. Suivent les biographies de Pasteur, Parmentier, Jacquard, Gambetta, Savorgnan de Brazza, Bugeaud, du cardinal Lavigerie, de Marinoni (ancien patron du Petit journal, mort en 1904 ...), Monthyon, Arago, Béranger, Daguerre, Thiers, Pierre Curie, Alexandre Dumas père, Lamartine, Denfert-Rochereau et Jules Favre.Napoléon-Joseph Harlay, né en 1834 à Lieusaint (Seine-et-Marne) était le fils d'un vétéran de Waterloo qui avait élévé son fils dans le souvenir de la gloire impériale (en 1840, il l'emmena aux cérémonies du transfert des cendres). Il connut alors trois existences successives et bien distinctes : il fut d'abord zouave du 2e Régiment, de 1855 à 1861 par engagement volontaire de sept ans, cadre dans lequel il participa à la campagne de Crimée (hiver 1855-1856), aux opérations diverses d'Afrique du Nord (Oudja en novembre 1856, prise de Souk-el-Arba le 24 mai 1857, prise de Icheriden, le 24 juin 1857), à la campagne d'Italie comme sergent (Magenta et Solférino en 1859). Après sa démobilisation en 1861, en conséquence d'un état de santé dégradé, il fut adressé à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, où il commença en novembre 1861 comme élève-homme d'équipe à la gare de Poissy. Il gravit ensuite tous les échelons (conducteur de train, chef de train, sous-chef de gare) pour terminer comme chef de gare (nomination en 1881), et prit sa retraite en 1893, non sans s'être marié en 1864 avec une certaine Ernestine. C'est sans doute pour en occuper les loisirs qu'il se lança dans la politique municipale : conseiller municipal de Mareil-le-Guyon (alors en Seine-et-Oise, actuellement dans les Yvelines) à partir de 1896, il fut adjoint au maire de 1909 à 1912, et administra la commune en remplacement du comte Elie de Béziade d'Avaray (1858-1917), absent. Il mourut le 23 avril 1917.C'est en tant que chef de train qu'il joua au début de la Guerre de 1870 un petit rôle en accompagnant Napoléon III (28 juillet 1870) et l'Impératrice Eugénie (août 1870) dans leurs déplacements pendant les hostilités. Prompt à faire grand cas de tout ce qu'il avait accompli, il semble avoir beaucoup parlé de lui, et envoyé des memoranda à droite et à gauche, si bien que lui fut consacré un articulet de la Revue des études napoléoniennes relatant une visite de Gaston Boudan effectuée en 1913, soit au moment de la rédaction de nos textes. Comme on pouvait s'y attendre, la question des médailles préoccupait particulièrement le vieil homme ; celles dont il était déjà titulaire (médaille coloniale pour la conquête de la Grande Kabylie, médaille d'Italie, médaille d'honneur du travail), mais surtout celles qu'il ne possédait pas : il se soucie ainsi beaucoup de l'institution d'une médaille de 1870-1871 créée seulement par la loi du 9 novembre 1911 (il y revient dans son texte à plusieurs reprises, sous forme de memoranda ou de lettres) ; enfin la précieuse médaille militaire (son grand drame est de n'avoir pu l'obtenir en raison de la législation en vigueur et une partie de ses démarches visait cette récompense ...). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
[Paris], s.d. (vers 1860) in-4, [21] ff. n. ch. de texte (y compris titre et table alphabétique), 15 pp. de blasons dessinés à l'encre de Chine (regroupant 142 armes blasonnées), en feuilles, sous chemise de papier crème.
Copie exécutée avec le dernier soin et offrant un tableau des plus intéressants de l'héraldique langroise à la fin du XVIIe siècle.Aucune mention ne permet d'identifier le copiste. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (fin XVIIIe) in-4, 2 ff. vierges, ff. 4-126, couverts d'une écriture très fine, appliquée et lisible (environ 35/40 lignes par page), avec des collettes aux ff. 36 et 50, ff. 127-156 vierges, table chronologique des maréchaux aux ff. 157160, ff. 161-164 vierges, demi-vélin rigide, dos lisse, tête mouchetée (rel. du XIXe s.). Exemplaire parfois rogné court en tête.
Une des copies manuscrites de l'un des ouvrages de Pierre-Nicolas Hébert (1691-1766), né et mort à Coulommiers. Il dispose ses notices biographiques (connétables jusqu'à la suppression de l'office en 1627, puis maréchaux) par ordre chronologique.Reçu avocat au Parlement de Paris le 19 avril 1712, il obtint une charge d'écuyer valet de garde-robe du roi Louis XV le 21 juillet 1718, charge qu'il occupa jusqu'au 25 juin 1760, année de son admission comme vétéran pensionnaire du roi. Mais en fait, sa passion fut de se consacrer à des travaux historiques, et en particulier sur l'histoire de la ville de Coulommiers, dont il est considéré comme le premier historien. Il réalisa ainsi notamment avec minutie une copie d'une grande quantité d'actes relatifs à sa ville natale et en constitue un recueil. Aucune de ses compositions ne connut d'impression, mais elles circulèrent généralement sous forme manuscrite parmi les connaisseurs.Exemplaire de G. Ogier de Baubry, avec vignette ex-libris héraldique contrecollée sur les premières gardes.Notice manuscrite moderne sur l'auteur, contrecollée en regard de l'ex-libris. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
1900 Manuscrit vers 1900, dans un cahier d'école in-4° de 54 pages non chiffrées, d'une écriture très lisible, illustré de plus de 83 blasons et meubles en couleurs découpés et contrecollés dans le texte, couverture de papier granité marron, étiquette manuscrite. Texte écrit aux encres violette et rouge.
Il s'agit de la copie d'articles consacrés au blason dans un ou plusieurs ouvrages classiques d'héraldique. Les pages inutilisées du cahier à la fin ont été coupées à la marge interne. Couverture frottée.(ClBe1)
Paris, 2 Janvier 1708. Pièce sur vélin (env. 53 x 67 cm), sceau de cire rouge encapsulé sous laiton avec cordon rouge.
Jean-François Huguet (Rennes 1679-1749), architecte se rendit célèbre pour avoir reconstruit la ville de Rennes après l'incendie de 1720.
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S.l., 1698 petit in-4, titre, 130 ff., un f. n. ch., puis ff. 131-282, un f. n. ch., puis ff. 283-319, tous couverts d'une écriture moyenne, soignée et très lisible, sans bifures ni ratures (environ 20 lignes par page), cartonnage d'attente crème rigide (reliure de l'époque).
Il s'agit d'une des copies de l'un des "Mémoires des intendants sur l'état des généralités" rédigés à partir de 1697 pour l'instruction du Duc de Bourgogne à la demande de Louis XIV. Les matières suivent l'ordre du titre : Touraine, puis Anjou (f. 112), et enfin Estat sommaire de la province du Maine (f. 221).Thomas Hüe de Miromesnil (1634-1702), conseiller au Grand Conseil, maître des Requêtes (1668), fut successivement intendant de Poitiers (1672), de Châlons (1673), de Champagne (1675), et enfin de Tours (1689 à 1701). C'est évidemment dans cette dernière charge qu'il fut amené à rédiger le texte que nous présentons, et qui a d'ailleurs connu une publication critique intégrale seulement en 2019 aux Éditions du CTHS sous le titre : L'Intendance de Tours à la fin du XVIIe siècle: Touraine, Anjou, Maine. Édition critique du mémoire "Pour l'instruction du duc de Bourgogne", par Brigitte et Jacques Maillard. Ce qui en fait un des Mémoires des intendants les plus tardivement présentés au public contemporain.La Bibliothèque municipale d'Angers possède un exemplaire de notre texte sous le même titre. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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Strasbourg - 1972 - 1 volume grand in4 - en feuilles sous emboitage recouvert de tissu brun -
Trés bel album "réalisé entiérement à la main, composé de 22 illustrations gravées sur linoleum et imprimées sans presse par l'artiste, et d'un texte écrit à la plume et décoré par Françoise Braun" - Malgré l'inscription au colophon d'un tirage à 50 exemplaires sur vélin d'arches spécial, il n'en a été tiré que 25 - Trés rare -
, [non renseigné], [non renseigné] [non renseigné], in-8, demi-veau noisette, dos à 4nerfs soulignés par fers à froid, caissons ornés de fleurons dorés centraux, soulignés par filets et plaques dorées, tit. doré sur pc. de cuir fauve encadrée par filets et plaques dorées, plats ornés de papier moucheté, tr. mouchetées en rouge, Ex-Libris sous forme d’étiquette sous le premier plat, entièrement manuscrit, en latin, (épidermures sur dos, mq. en coiffe sup., coupes et plats frottés, coins émoussés avec lég. mq., qq. rares rousseurs), 2,5cm.
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Horace ; Guillaume Grivel, Odes d'Horace - Les Satyres, Les Epitres, & L'Art Poëtique d'Horace. Manuscrit, ca.1770. Deux volumes in-4, 326p & 403p. Exceptionnel manuscrit inédit de la traduction, en prose, des oeuvres d'Horace par l'avocat et écrivain Guillaume Grivel (1735-1810). Plusieurs notes autographes de Grivel, en début du premier volume, indique que les odes sont « traduites par Mr Grivel ». Selon nous, il s'agit de recopies au propre, par un secrétaire, en vue d'une publication qui n'eut jamais lieu. Le premier manuscrit, contenant les Odes, est très raturé et très corrigé et il nous semble que ces corrections sont très majoritairement de la main du secrétaire. Le second manuscrit, peu raturé, porte peu de corrections. Nous pensons que ce manuscrit pourrait être autographe, d'une écriture très soignée, et que les rares corrections sont autographes. La difficulté à trouver des exemples d'écritures de Grivel ne nous permet pas d'être certain de notre avis. Les deux manuscrits n'ont clairement pas été préparés en même temps comme le montrent les différences de décors mais se suivent. Les pièces de titre sont identiques, les caissons sont extrêmement proches, un volume a un double filet d'encadrement sur les plats, la roulette en bordure des contreplats est identique. Le deuxième volume a une pièce de tomaison. Plein veau glacé, dos orné, tranches dorées, rousseurs éparses. Le premier manuscrit se termine p.325, la p.326 est entièrement griffonnée et les p.327 à 332 sont disparues. Mors partiellement fendus, coins usés. Très beau document.
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Gand, 10 Thermidor an VI (28 juillet 1798), in-folio, écrit sur deux pages, avec petite vignette en-tête, en feuille.
S'oppose à la mise en vente de l'ancien séminaire de Gand, actuellement affecté comme magasin au service de l'habillement, en vertu de l'arrêté du Directoire en date du 22 Germinal an IV [11 avril 1796]. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Anvers, 6 Frimaire an XII (28 novembre 1803) in-folio, [2] ff. n. ch., écrit sur la première page, avec belle vignette en-tête gravée (un cavalier sabre au clair), en feuille.
Brève notification de l'autorité militaire à l'autorité préfectorale : "J'ai l'honneur de vous prévenir, citoyen préfet, que je me suis transporté hier à la citadelle pour passer la revue des conscrits destinés au train d'artillerie. J'en ai trouvé deux, l'un nommé Antoine Godin, âgé de 18 ans, l'autre Gérard Desmaret âgé de 19 ans, que je ne crois pas susceptibles d'être remplaçants, vu leur âge".Henri-Antoine Jardon (1768-1809), originaire de Verviers, assumait le commandement du département des Deux-Nèthes (= Brabant septentrional, actuelle province d'Anvers), depuis le voyage du Premier Consul dans les départements réunis de Belgique. Charles-Joseph-Fortuné d'Herbouville (1756-1829) en fut le premier préfet de 1799 à 1806 ; il y mena une administration énergique, vouée à la reconstruction et au développement du port d'Anvers. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
, c. 1800, in-8, 372 pp, Basane marbrée de l'époque, dos lisse orné de symboles chrétiens, tranches jonquille, Précieux recueil manuscrit reproduisant des lettres inédites de la soeur Jeanne des Anges (1602-1665), supérieure des Ursulines de Loudun, écrites à la suite de la retentissante affaire des possédées de ce couvent (1634-1637). Le volume est soigneusement rédigé à l'encre, sur feuillets réglés au crayon. Le compilateur, un anonyme du début du XIXe siècle, a choisi des lettres datées de 1638 à 1663. Parmi les correspondants se trouve M. Laubardemont, à qui Jeanne des Anges écrit de janvier 1638 à janvier 1648 : Jean Martin de Laubardemont (1590-1656), avait été l'ordonnateur du procès d'Urbain Grandier. Elle évoque auprès de lui, ses visions et les "marques" (stigmates) que lui envoie son "saint Ange". D'autres lettres sont adressées à la mère Angélique de Saint François, ursuline à Loudun; à M. Duplessis-Ravenel, conseiller au siège présidial de Rennes; à Marguerite Péchard, religieuse de la Visitation de Rennes; à la marquise de Boisferrier; à Claude Sain, procureur du roi; à l'influente religieuse Madame Du Houx; à Suzanne le Bréton, religieuse de la Visitation; etc. La supérieure des Ursulines de Loudun y prodigue des conseils spirituels, partage ses réflexions mystiques, évoque sa santé et les stigmates qui lui sont renouvelés; des entretiens rapportés évoquent encore des apparitions dont ont été témoins des religieuses du couvent en 1644. La plupart des lettres de Jeanne des Anges n'ont pas été éditées : elles sont dispersées dans les archives de la Visitation du Grand Fougeray (Ille-et-Vilaine) et à la Bibliothèque Mazarine de Paris*. Seules ses lettres au père Saint-Jure** et à Mme Du Houx*** ont été publiées. Possédée puis délivrée des démons de Loudun, Jeanne des Anges devint porteuse de stigmates et de miracles : sa réputation se répandit jusqu'à la Cour. Avec son conseiller spirituel Saint-Jure, elle entreprit la rédaction de son autobiographie, qui ne sera publiée qu'en 1886 (Légué et Gilles de la Tourette). En parallèle, elle entretint une abondante correspondance avec les mystiques de son temps, jusqu'à la maladie qui la rendit paralytique. Objet de vénération de son vivant et dans les décennies qui ont suivi sa mort en 1665, Jeanne des Anges est devenue, petit à petit, une figure troublante ou ridicule, puis finalement l'incarnation de l'hystérique, tel que le XIXe siècle a caractérisé les malades se disant victimes de possessions. In fine, le manuscrit présente un "Recueil des lettres du père Seurin de la Compagnie de Jésus" : Jean-Joseph Surin (1600-1665), conseiller spirituel de Jeanne des Anges. En tout, 17 lettres, non datées, sont adressées à sa "très chère soeur" Jeanne des Anges. Surin avait joué un rôle essentiel dans l'exorcisme qui avait délivré la religieuse. Ses lettres évoquent ses passions et tournements, les épreuves envoyées par Dieu, sa santé corporelle et spirituelle, ou encore son voyage en Bretagne. Ex-libris de N[icole] H[ebecourt] représentant un diable railleur. Charnières fendillées. Bon état intérieur. * Molinier, catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Mazarine, n° 1209. ** "Extrait des lettres que la mère Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, a écrites au père Saint-Jure, de la Compagnie de Jésus, son directeur ". In Legué et Gilles de la Tourette. Soeur Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, XVIIe siècle : autobiographie d'une hystérique possédée, d'après le manuscrit inédit de la bibliothèque de Tours. Bibliothèque diabolique de Bourneville. Paris, Aux bureaux du Progrès médical, 1886 : pp. 256 et suiv. *** "Correspondance de Jeanne des Anges et Mme du Houx (1652-1664)". In Elisabeth Goldsmith et Colette Winn. Lettres de femmes. Textes inédits et oubliés du XVIe au XVIIIe siècle. Paris, Champion, 2005 : Couverture rigide
Bon 372 pp.
Cousolre, s.d. (vers 1900) 82 pièces en un dossier in-folio, en feuilles, dans 13 registres cartonnés aux titres imprimés, le tout dans chemise demi-toile noire modeste à rubans, étiquette de titre au dos.
Ce petit dossier, soigneusement constitué par l'érudit lui-même et réparti dans des chemises imprimées, réunit de petites pièces, la plupart manuscrites, généralement des notes de lecture de l'auteur, sur les événements de sa région. Quelques-unes sont cependant des documents contemporains des faits. L'ensemble apparaît comme un réservoir de faits et de détails devant s'insérer dans un exposé plus vaste. Une précision sur le registre IV ("nombreuses notes manuscrites", alors qu'il n'en contient que 3) laisse penser que nombre de pièces ont été distraites du recueil, ce que confirme l'examen du registre VI.Dans l'état actuel, il se distribue comme suit, selon les titres donnés par Jennepin :I. Notes historiques et chronologiques sur les personnes et les faits du Hainaut : 4 pièces in-12 (sur le XVIe siècle).II. XIIIe siècle, années 1201 à 1301 inclus : 4 pièces in-12.III. XIVe siècle, années 1301 à 1400 inclus : 10 pièces, dont une sur deux ff.IV. XVIe siècle, années 1501 à 1550 : 3 pièces.V. XVIe siècle, 1578 à 1579. Guerres en Hainaut : deux pièces imprimées à Mons (Lettres d'agréation du Traité d'Arras du 17 mai 1579 ; Traité conclu à Arras le 17 mai 1579).VI. XVIIIe siècle, 1701 à 1714. Guerre de la Succession d'Espagne dans le Hainaut : une pièce (sur les 4 signalées à la table : ne subsiste qu'un extrait manuscrit de l'Histoire de France de Simonde de Sismondi).VII. XVIIIe siècle, 1701 à 1715 . Guerre de la Succession d'Espagne dans le Hainaut : une seule pièce, petit manuscrit de 7 ff.VIII. XVIIIe siècle, 1709 : 4 pièces, dont un bifeuillet peu lisible (encre en partie effacée) daté de 1709.VIII. XVIIIe siècle, 1709 à 1712. Coupes de la forêt de Mormal enlevées par les ennemis : un feuillet in-folio de l'époque (Mémoire à Monseigneur de Séchelle). Jean Moreau de Séchelle (1690-1761) ayant été intendant du Hainaut à Valenciennes de 1727 à 1743, puis intendant de Lille de 1743 à 1754, ce manuscrit est postérieur à la Guerre de Succession.IX. XVIIIe siècle, 1710 : 2 pièces imprimées (Articles de la capitulation proposez par les Estats du pays et comté d'Haynau, et par les magistrats de la ville de Mons, imprimés en 1787 ; placard in-folio d'une ordonnance royale du 30 novembre 1710).X. XVIIIe siècle, 1712. Bataille de Denain : 21 petites pièces.XI. XVIIIe siècle. 1715 : une seule pièce sur les deux signalées sur la table (un placard imprimé de l'intendant du Hainaut, Jean-Charles Doujat, du 15 décembre 1715).XII. XVIIIe siècle. 1775 à 1780. Hiver de 1776. Convention entre l'Impératrice et le Roi Très-Chrétien : 2 pièces.XIII. XVIIIe siècle. 1787. Projet de rétablissement des anciens États de Hainaut : une pièce imprimée à Douai (Discours du Roi, prononcé à l'Assemblée des notables, du lundi 23 avril 1787).Hors registres, on a enfin un ensemble de 35 petites notes manuscrites sur les années 1405-1500, regroupées à la fin du dossier.L'instituteur et directeur de pensionnat Alfred Jennepin (1836-1914) fut aussi historien, membre de diverses sociétés archéologiques de sa région. Il consacra son œuvre d’érudition et d’histoire à Cousorle, Bousignies-sur-Roc, mais aussi Maubeuge (Histoire de la ville de Maubeuge, depuis sa fondation jusqu'en 1790, publié en 1889), et à la valorisation des industries locales (Petits cours pratique de calcul appliqué à la marbrerie, Monographie de la marbrerie dans l'arrondissement d'Avesnes, et Histoire de l'industrie lainière dans l'arrondissement d'Avesnes). Il contribua enfin à un ouvrage collectif consacré à l’histoire militaire du département : La Défense nationale dans le Nord, de 1792 à 1802, publié à Lille entre 1890-1893. Un monument inauguré en 1923 lui rend hommage dans sa commune, route Nationale, et le collège de la ville, inauguré en 1971, porte son nom. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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S.l., s.d. (vers 1900) 4 pièces in-4 ou in-folio, en feuilles, dans chemise de carton souple rouge postérieure.
Petit dossier préparé par l'érudit local Jennepin sur le chroniqueur et poète hennuyer d'expression française Jean Lemaire de Belges (1473-1524), qui intéressa toujours de chaque côté du Quiévrain. Il s'agit de notes préparatoires à la publication d'une petite monographie qui ne semble pas avoir vu le jour.L'ensemble est très lacunaire et se compose des pièces suivantes :1. Un essai de biographie de Lemaire : 9 ff. in-folio écrits à l'encre violette, chiffrés au crayon de bois 1-4, 4bis (un demi-feuillet), 5-7 et 11.2. Une analyse de l'Amant verd [Les Épîtres de l'Amant vert (1510)] : 10 ff. in-folio, chiffrés 1-3, 5-6, 12-14 et 16-17. Avec 4 ff. de brouillon au crayon de bois.3. Un ensemble rédigé au crayon de bois et intitulé Premières notes prises à la simple lecture de la Notice sur la vie et les oeuvres de Jean Le Maire de Belges (4 ff. in-4).4. Le brouillon d'une L.A.S. adressée au malheureux conservateur de la Bibliothèque nationale, et requis, après ses infortunés confrères de Bruxelles, Mons et Valenciennes, de fournir au savant bibliographe la liste des ouvrages de Lemaire conservés par son dépôt ...L'instituteur et directeur de pensionnat Alfred Jennepin (1836-1914) fut aussi historien, membre de diverses sociétés archéologiques de sa région. Il consacra son œuvre d’érudition et d’histoire à Cousorle, Bousignies-sur-Roc, mais aussi Maubeuge (Histoire de la ville de Maubeuge, depuis sa fondation jusqu'en 1790, publié en 1889), et à la valorisation des industries locales (Petits cours pratique de calcul appliqué à la marbrerie, Monographie de la marbrerie dans l'arrondissement d'Avesnes, et Histoire de l'industrie lainière dans l'arrondissement d'Avesnes). Il contribua enfin à un ouvrage collectif consacré à l’histoire militaire du département : La Défense nationale dans le Nord, de 1792 à 1802, publié à Lille entre 1890-1893. Un monument inauguré en 1923 lui rend hommage dans sa commune, route Nationale, et le collège de la ville, inauguré en 1971, porte son nom. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (vers 1900) in-8, [12] ff. n. ch. sur papier réglé, écriture moyenne et très lisible, nombreuses ratures et biffures, en feuilles sous chemise de carton souple de remploi (une couverture imprimée du tome II de l'Histoire de la ville de Maubeuge, du même Jennepin).
Petit dossier regroupant des notes mal coordonnées et des débuts de rédaction."Parmi les erreurs historiques locales qui ont pris créance sur les personnages des guerres de la Révolution, l'une des mieux assises et des plus répandues dans le peuple d'abord, et par suite chez les historiens belges et même de la frontière française, c'est bien l'identification du général Louis Charbonnier avec l'adjudant-général François-Joseph Deverchin ..."La confusion dont le respectable érudit se fait le noble pourfendeur prendrait origine dans le surnom de Deverchin (1746-1807) : il était en effet appelé familièrement le '"général Charbonnier"' ou encore le "général Gaillette", parce qu'il avait été charbonnier dans sa jeunesse et, à la suite de ses études à l'Université de Louvain, géomètre et directeur de houillères à Wasmes. Pour le reste, sa carrière militaire n'a rien à voir avec celle de Louis Charbonnier, né et mort à Clamecy (1754-1833).L'instituteur et directeur de pensionnat Alfred Jennepin (1836-1914) fut aussi historien, membre de diverses sociétés archéologiques de sa région. Il consacra son œuvre d’érudition et d’histoire à Cousorle, Bousignies-sur-Roc, mais aussi Maubeuge (Histoire de la ville de Maubeuge, depuis sa fondation jusqu'en 1790, publié en 1889), et à la valorisation des industries locales (Petits cours pratique de calcul appliqué à la marbrerie, Monographie de la marbrerie dans l'arrondissement d'Avesnes, et Histoire de l'industrie lainière dans l'arrondissement d'Avesnes). Il contribua enfin à un ouvrage collectif consacré à l’histoire militaire du département : La Défense nationale dans le Nord, de 1792 à 1802, publié à Lille entre 1890-1893. Un monument inauguré en 1923 lui rend hommage dans sa commune, route Nationale, et le collège de la ville, inauguré en 1971, porte son nom. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Le journal manuscrit des évènements politiques et militaires, de l’année 1688. S. l. n. d. [Paris, vers 1715]. In-folio de (46) ff., 9 double-page aquarellées. Plein maroquin rouge, dentelle du Louvre encadrant les plats, armes royales frappées or au centre, dos à nerfs richement orné de fleurs-de-lys et étoiles dorées, roulette dorée sur les coupes, roulettes intérieure dorée, tranches dorées. Epidermures. Reliure de l’époque. 445 x 307 mm.
Le journal manuscrit des évènements politiques et militaires, de l’année 1688. Calligraphié avec soin à l’encre noire il retrace avec maints détails très précis les évènements troublés de cette période du règne de Louis XIV durant laquelle la France se trouve en guerre avec la plupart des États voisins. « La révocation de l’édit de Nantes le 18 octobre 1685 venait de soulever la conscience protestante… Le 9 juillet 1686, l’Empereur, l’Espagne, la Suède, la Bavière et les princes du cercle de Franconie forment contre lui la ligue dite d’Augsbourg. Lorsqu’un nouveau conflit l’oppose au pape à propos des “franchises” dont jouissait à Rome, le quartier de l’ambassade de France, il saisit Avignon et le Comtat Venaissin. Il fait occuper Cologne et le Palatinat. C’est dans une atmosphère de véritable haine anti-française que l’on apprend, en Europe, le coup de théâtre qui y modifie profondément les rapports de forces : la révolution anglaise de 1688 qui détrône le Stuart francophile et catholique Jacques II pour le pire ennemi de Louis XIV, Guillaume d’Orange. Les hostilités débutent en septembre 1688 et sont aussitôt marquées par son acte atroce : la dévastation systématique du Palatinat décidée par le roi, à l’instigation de Louvois. » G. Duby, L’âge classique, p. 299. Le traité s’inscrit dans ce contexte et relate les principaux évènements. Le manuscrit est illustré de 9 grands plans et vues sur double-page (570 x 440 mm), finement aquarellés à l’époque, en coloris très frais : Vue et plan de la forteresse de Mongast en Hongrie. – Nouvelles fortifications de la forteresse de Mongast. – L’armée impériale devant Belgrade. – Plan détaillé de la ville, du château et des faubourgs de Belgrade. – Plan de Philisbourg, la ville, l’ouvrage couronné, l’ouvrage à corne. – Situation de la ville et du Château de Manheim. – Plan de Manheim et de ses nouvelles fortifications. – Plan de Frankedal. Y figure aussi en bonne place le plan de la place forte de Ath, édifiée par le maréchal de Vauban et « dont la fortification peut servir de modèle parfait de cet art. » Précieux manuscrit de présent destiné à la maison royale revêtu d’une reliure en maroquin rouge de l’époque, ornée de la dentelle du Louvre et des armes du roi Louis XIV.