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‎Anonyme‎

Reference : 31236

(1919)

‎Carnet de Chansons et de Monologues [ Manuscrit commencé le 8 Février 1919 ] Lune Jolie - Martha - Pupée Jolie - L'Embuscade - La Terre Nationale - Le Carreau de Papier - V'la les Croquants - J'ai bon Caractère - Elle m'aime pas - Le Poilu Infirmier - Le Poilu repopulateur - La Sabotière - La Madelon - Dans la Musette - La Tyrolienne des Pyrénées - La Vache et le Pompier - Le Sermon interrompu - Deux claques pour mille francs - Pour retrouver vingt francs - J'suis pas pressé - La Barbe volée - Les agents n'en faut plus - Les auvergnats réformateurs - Un marché dans une baleine - Un moyen de payer ses dettes - Les deux cuisses de faisan - La femme & le Chameau - Le garçon d'honneur - La mort de Bismarck - Ne rendez pas les hommes fous - J'suis malade - Avec mes cinquante deux francs - La Madelon de la Victoire - La Marseillaise - Face à face - La Somnambule - La Riviera - Le Vieux Ménage - Un Ami commerçant - J'ai un' auto - Elle bavardait chez la concierge - Coeur de Marsouin - L'article 214 - La p'tite dame des PTT - Le Carillonneur - Le Jouet‎

‎1 carnet à petit carreau, format in-16, recueillant d'une écriture très lisible 46 chants et chansons de l'époque, 162 pp. : liste des titres : Lune Jolie - Martha - Pupée Jolie - L'Embuscade - La Terre Nationale - Le Carreau de Papier - V'la les Croquants - J'ai bon Caractère - Elle m'aime pas - Le Poilu Infirmier - Le Poilu repopulateur - La Sabotière - La Madelon - Dans la Musette - La Tyrolienne des Pyrénées - La Vache et le Pompier - Le Sermon interrompu - Deux claques pour mille francs - Pour retrouver vingt francs - J'suis pas pressé - La Barbe volée - Les agents n'en faut plus - Les auvergnats réformateurs - Un marché dans une baleine - Un moyen de payer ses dettes - Les deux cuisses de faisan - La femme & le Chameau - Le garçon d'honneur - La mort de Bismarck - Ne rendez pas les hommes fous - J'suis malade - Avec mes cinquante deux francs - La Madelon de la Victoire - La Marseillaise - Face à face - La Somnambule - La Riviera - Le Vieux Ménage - Un Ami commerçant - J'ai un' auto - Elle bavardait chez la concierge - Coeur de Marsouin - L'article 214 - La p'tite dame des PTT - Le Carillonneur - Le Jouet‎


‎Très intéressant manuscrit, rédigé en 1919-1920, et recueillant 46 chants, chansons et monologues, et précisant le plus souvent le nom des auteurs, créateurs et compositeurs. Certaines chansons ont été barrée d'un trait au crayon, ce qui ne gêne guère la lecture. Etat très satisfaisant (un feuillet inséré, couv frottée) pour ce rare document.‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR300.00

‎Anonyme‎

Reference : 60Ab

(1863)

‎Catalogue D'une Belle Collection De Lettres Autographes De Personnages Illustres Depuis Le XVe Siècle Jusqu'a Nos Jours Composant Le Cabinet De M. Le Dr Fr. Egide Succi De Bologne‎

‎Paris Charavay 1863 In8 Vente du Mardi 7 avril 1863 et les 7 jours suivants - broché - non coupé - 138 pages - bon etat‎


‎Bon ‎

L'Encrivore - Vendôme

Phone number : 0033 (0)6 859 610 48

EUR80.00

‎ANONYME‎

Reference : 66998

(1879)

‎Compte-rendu sur les écoles israélites de Salonique pendant l'année 1878-79‎

‎Imprimerie du journal l'Epoque, Salonique 1879, 14x20cm, broché.‎


‎Edition originale imprimée à petit nombre. Dos en mauvais état, plats marginalement salis, agréable état intérieur. Rare. Envoi autographe signé de l'auteur, le nom du dédicataire a été partiellement effacé. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR150.00

‎Anonyme‎

Reference : 20128

(1818)

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR25.00

‎ANONYME‎

Reference : 4700

(1850)

‎Journal de Fidus sous la république opportuniste de la mort du Prince impérial jusqu'à la mort de Gambetta‎

‎Marpon & Flammarion, Paris s.d, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale. Envoi de l'auteur. Une déchirure recollée avec petits manques en pied du dos, rousseurs. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR50.00

‎Anonyme‎

Reference : 35105

(1822)

‎Journal intime manuscrit rédigé en français par une dame de compagnie de Lady Charlotte Douglas-Hamilton duchesse de Somerset Elle y relate notamment son voyage de Londres à Bradley House (Wiltshire) en passant par Fonthill, puis à Berry Pomeroy (Devon), à partir du 5 août 1822, en compagnie de Sir Edward Adolphus Seymour, 11me Duc de Somerset, et de Lady Charlotte, file aînée du Duc , puis le retour vers Bath, puis Londres, et divers voyages dont un voyage sur le Steam Packet l'Albion et son séjour à Broadstairs en compagnie de Lady Charlotte. [ Diary manuscript written in French by a lady companion of Lady Charlotte Douglas-Hamilton Duchess of Somerset. In particular, she recounts her journey from London to Bradley House (Wiltshire) through Fonthill, then Berry Pomeroy (Devon), from August 5, 1822, with Sir Edward Adolphus St Maur, 11th Duke of Somerset and Lady Charlotte, eldest Duc file, then return to Bath and London, and various trips including a trip on the Steam Packet "The Albion", and his stay in Broadstairs in the company of Lady Charlotte ]‎

‎Un carnet format in-12 relié demi-veau à petits coins rouge, avec petits onglets de vélin (porte plume) , étiquette du librairie Gardiner & Sons, n°20 Princes Street, Cavendish Sqe, 90 ff. (à 20 lignes par pages, tracées au crayon par l'auteur) dont 95 pp. mas (encre) avec 7 ff. découpés (dont 4 entre pp. 92 et 101), 4 ff blancs, 2 pp. ms. (encre), 9 ff. blanc (ou avec petit croquis - coupe d'un château), 14 ff. ms. (encre et crayon), 2 ff. blanc, 1 p. ms.‎


‎Extraordinaire manuscrit d'une jeune française anonyme, dame de compagnie de la Duchesse Charlotte Douglas-Hamilton et de sa fille aînée Lady Charlotte. Le récit est plein de vie et d'esprit et dresse un extraordinaire portrait de l'Angleterre de l'époque, et de certaines de ses figures célèbres (le duc Edward St Maur, et la duchesse de Somerset, Lord Robert Seymour, Lord Beckford, Sir Richard Hoare, etc..). The story is full of life and spirit and provides an extraordinary portrait of England at the time, and some of its famous figures (the Duke and Duchess of Somerset, Lord Robert Seymour, Lord Beckford, Sir Richard Hoare , etc. ..). Voici une longue série d'extraits du journal : "Je quitte Londre le 5 d'août 1822. Je pars ravie, enchantée d'aller visiter la plus belle province de l'Angleterre en voyageant de la manière la plus agréable. ... Il est 9 heures et demi nous montons dans une bonne berline attelée de 4 chevaux. Hyde Park et sa nouvelle statue (celle du Duc de Wellington)... Londres enfin et ses faubourgs disparaissent à notre vue. Nous allons comme le vent, et bientôt nous entrons dans ces campagnes si bien ornées qui environnent la capitale des 3 royaumes. L'intérieur de la voiture est très paisible. Le rhume de la Duchesse nous prive de son amabilité ordinaire. Lady Charlotte a pris l'habitude d'être grave en voiture, elle es sérieuse comme elle le sera pendant tout le voyage. Le Duc seul a la bonté de répondre à toutes mes questions ; c'est à sa douceur, à son esprit éclairé qui en atteignant les branches les plus élevées des hautes sciences, sait encore se plier au niveau des esprits les plus ordinaires, que je dois la connaissance de quelques détails sur ce pays bien digne d'être le rival de la France." "Notre 1er relais est à Brenfort sur la Tamise. Le roi George III avait choisi ce lieu pour sa résidence d'été. Il y a a fait bâtir un château gothique dont la singularité et le mauvais goût rappellent autant le pauvre royal esprit qui l'ordonne que la sottise de l'architecte qui put en donner le plan. Ce monument tombe déjà en ruine, car Georges IV, au lieu de continuer les folies de son père, en a créé de nouvelles dans le goût chinois" ... "La grande route de Bath présente un aspect bien différent. Elle traverse des landes immenses pendant plusieurs milles qui ne sont interrompues que par de jolies maisons de campagne dont les parcs ornés de la plus belle végétation contrastent d'une manière frappante avec l'aridité qui les entoure. Ainsi la terre pour être fertile ne demande que l'aide de l'homme opulent et celui-ci satisfait des landes où il peut chasser le renard et le lièvre oublie que des familles nombreuses pourraient trouver l'opulence dans le sacrifice d'un plaisir qui se changerait bientôt en une source de jouissances réelles" ... "L'anglais s'occupe du bonheur du monde entier, chez lui une grande partie de la nation vit d'aumône, et cette île renferme 22 millions d'arpents incultes !" ... "Nous atteignons le village de Belfont, si célèbre dans la gastronomie anglaise par l'auberge de Harvey, auteur immortel d'une sauce piquante à laquelle il a donné son nom, et qui est vraiment digne de l'éternité tant qu'il y aura des palais délicats. Cette auberge a encore acquis un autre genre de célébrité en logeant chaque nuit les fly-midnight. Le génie anglais (grâce à la bonne sauce du maître de cette maison, qui provoque le débit de ses vins de Portugal), reconnaît aux mouches de cette habitation un pouvoir surnaturel. Vers le soir elles prennent un corps humain avec ou sans une ame, je ne sais, monte dans une élégante voiture aérienne et parcourent ainsi tout le royaume. une chambre reste en permanence pour elle car les premiers rayons de l'aurore les rappellent ici, fussent-elles en Lancaster Shire. Cette chambre est remplie d'habits qui varient presque tous les jours. On n'y voit des pommades et des rubans, car remarquez que c'est un corps de demoiselles que ces mouches prennent, comme si elles pensaient que cette figure abrégeait un peu la métamorphose. Nous n'arrêtons point à cette auberge, nous avons déjeuné, la sauce est inutile, et les fly-midnight au milieu du jour n'y sont que des mouches ordinaires. Nous continuons notre route maintenant bordée de haies, qui ombrage d'un côté du chemin au moins un trottoir à s'il en est bien entretenu. Nous y rencontrons plusieurs de ces robustes galloises vêtues de jupons courts marchant à grands pas la tête couverte d'un petit bonnet noir sur lequel elles placent un immense panier de fraise ou de framboise qu'elle portent à la capitale.ces galloises quittent leur pays montagneux vers le mois d'avril ; viennent par bande se louer dans les jardins qui approvisionnent Londres ; elles y sont employées pour les travaux du jardinage, cueillent les fraises, et les apportent sur leur tête, quelquefois d'une très grande distance. Mais beaucoup plus fraîches que si elles avaient essuyé les cahots d'une charrette. à la fin d'août ces femmes satisfaites du petit produit de leur peine achètent quelques nouveaux vêtements et retourne chercher la neige de leurs montagnes. Rentrées dans leurs chaumières elles passent dans la plus grande oisiveté sept ou huit mois de l'année après la corvée qu'elles sont venues faire en Angleterre, dont le produit les a vêtues et qui a peut-être acheté aussi quelques provisions. Elles ne se créent plus d'autres besoins et laissent à leurs brebis et leurs pommes de terre le soin de les faire vivre jusqu'au printemps prochain. Ainsi milieu d'un des peuples les plus civilisées de l'Europe on peut retrouver l'état sauvage de nos premiers parents." ... "Nous arrivons à Stains. Sa jolie église bâtie en briques mais d'une forme très élégant est certainement un monument remarquable. ... Lord Glenberrie occupait une jolie maison à quelque distance de la route lorsqu'il remplissait la charge d'inspecteur des forêts du royaume. La troisième poste est à Bayshot. Le gouvernement a choisi ce lieu pour l'établissement d'une école militaire. On a créé au milieu des bruyères qui s'étendent à perte de vue pendant plusieurs milles, un assemblage de maisons bien bizarres il me semble, en les comparant leurs motifs même. ... La 4ème Poste est à Barfort Bridge. La nature devient plus gaie, elle est cultivée. Nous atteignons ainsi la cinquième poste à la petite ville de Basingstoke. La route continue entre deux haies dont la fraîche verdure et la belle végétation annonce la bonté du terrain. ... La duchesse est toujours souffrante, d'ailleurs cette route lui est si connue que si elle pouvait la faire en dormant ce ne serait que mieux. Je ne puis penser de même, tout ce que je vois et nouveau je jouis dans toute l'étendue de ce mot et le duc veut bien ne pas se lasser de toutes mes questions. La 6me Poste es à Overton, la campagne est charmante jusqu'à Whyte Church. ... c'est au milieu de cette belle campagne que nous apercevons l'habitation de Mylord Porstmouth. Ah ! le pauvre lord ! ... toutes voulaient lui plaire, et cependant il était fou !" [ et l'auteur de raconter les déboires du Lord et son mariage avec la fille de l'intendant... ] ... "7ème Poste à Andover. la vue qui se perd dans le plus riche des paysages rappelle à mon souvenir les plaines fertiles de Beaumont, Mafliers, Villiers-Adam." ... Bientôt les plaines incultes de Salisbury viennent remplacer un si beau coup d'oeil" ... Bientôt "les Stones Henge de leurs formes bizarres viennent frapper notre vue. .Leurs contours irréguliers, de couleur sombre placée dans un terrain nu est élevée, se dessinent de loin sur le vaste horizon. La route n'y passe point directement ; mais nous y faisons une petite excursion. Nous contemplons ce témoignage de la plus haute antiquité qui rappelle le sol breton. Sa forme ronde, ces pierres immenses disposées en portique, tout fait croire qu'il a servi de temple aux Druides. Mais comment ont été transportés ses énormes morceaux de granite ? Leur espèce n'est pas trouvée dans aucun des alentours, leur examen des faits trouvait semblable à la serpentine d'Anglesey." ... "Nous continuons notre route dans l'immense plaine de Salsbury, partout si inculte qu'elle se refuse aux soins du laboureur. Des troupeaux nombreux qui cherchent leur pâture, les bêlements des agneaux, les airs rustiques des pâtres animent seuls la nature. Sur un plateau plus élevé nous apercevons rien de beau qu'un seul que l'on dit être un camp des Danois. ... Le Duc y possède quelques terres. Nous nous nous arrêtons à l'auberge de Stratford qui fait partie de son domaine. Le rhume de la duchesse l'oblige à se coucher de bonheur ; Lady C. et moi dînons avec le duc et convenons de faire le lendemain à 7 heures du matin une promenade au bord du ruisseau que nous apercevons des fenêtres de notre auberge." [ Le lendemain :] "cependant 9:00 ont sonné ! Peut-être la duchesse nous attend ? Cette pensée me donne des ailes pour regagner le toit hospitalier mais vainement nous nous hâtons, la faute est commise ! La duchesse à déjeuné, les chevaux sont à la voiture, pour la première fois notre voyage est troublé de la peine que nous ressentons d'avoir manqué à notre devoir, et des petits reproches que nous adresse la duchesse. Nous déjeunons à la hâte et en silence montons en voiture. Les postillons en ordre d'aller à l'abbaye de Fonthill. [ Suit pendant 9 pages toute la description de Fonthill, oeuvre de Sir Beckford ; puis ils arrivent à Bradley ] "On me dit que nous sommes à Bradley. Nous entrons dans un antique manoir, tout y retrace certainement l'ancienneté de la noble famille ; mais rien ne s'offre à ma vue qui ne fasse sentir les améliorations que le tems amène. Il n'a passé ici qu'armé de sa faux. En voyant le Duc et la Duchesse parcourir ces appartements revêtus de boiseries délabrées, de tapisserie plus vieilles encore, meublée d'antiques fauteuils, je n'ai plus retrouvé le siècle où nous vivons. J'ai pensé faire une découverte dans la nuit du passé, et je m'attendais qu'un ancêtre du 16e siècle allait venir féliciter ses illustres descendants du souvenir qu'ils lui accordaient." ... " ... "Nous couchons à Bradley. Le 7 août à midi nous partons. Bientôt nous quittons les plaines arides du Wiltshire pour entrer dans le Comté de Somerset. Nous traversons la belle habitation de Sir Richard Hoare, voisin et ami de la Duchesse. Le maître est amateur de beaux arts, de longues galleries sont ornés de tableaux des différentes écoles, et la bibliothèque est d'une étendue et d'un choix remarquable. Tout atteste le goût du propriétaire"... "Sir Richard, bon vieillard de 72 ans, est sourd comme les personnages de la gallerie. La Duchesse peut seule lui parler en collant sa bouche près de son oreille". ... "La Poste se trouve à Wincanton, jolie petite ville bien connue par tous les prisonniers français." ... "Nous changeons de chevaux à Ilchester sur la rivière de Yeovill. C'est dans la prison bâtie sur ces bords que fut enfermé Mr. Hunt chef des radicaux. D'après l'expérience qu'il en a faite, on va réformer cette prison pour cause d'insalubrité. Ce sera une grande dépense qu'on aurait peut-être pu épargner, en ne cédant qu'en partie aux clameurs des partisans de Mr. Hunt. Nous allons à Ilminster, il est trop tard pour gagner Exeter. Nous couchons à Ilminster". ... "Le rhume de la Duchesse est mieux ; en traversant l'auberge, elle a aperçu un homme âgé, mal vêtu, portant un paquet sur ses épaules, suspendu au bout d'un gros bâton ; et les gens de l'Auberge l'appelaient Mylord. Ce mylord rustique piqua la curiosité de la Duchesse, elle interrogea les domestiques ; on lui dit que cet homme était Lord Robert Seymour, qu'il avait la coutume de loger dans cette maison, qu'il arrivait toujours dans la même simplicité d'équipage, commandait un assez bon souper, fesait allumer 10 ou 12 bougies dans sa chambre, ne souffrait point qu'un seul domestique lui rendit aucun soin, et partait d'ordinaire à 7 heurs du matin, sans parler à personne. Comme allié de la famille, la Duchesse voulut engager cet original à profiter du hazard qui les réunissait dans cette maison" ... "Le 8 août nous quittons Ilminster. Il pleut, les postillons après s'être laissé mouiller pendant plus d'une demi-heure pensent à mettre leurs manteaux. Je ne voudrais point juger le caractère anglais d'après ce trait. Cependant le Duc me dit : Voilà bien le caractère du peuple ; il ne prévoit rien, et ne pense même à quitter ou à changer un état quelconque quel que mauvais qu'il soit, qu'après en avoir été longtemps victime. Mais aussi cette impassibilité, cette lenteur à prendre une détermination nous met à l'abri des événemens qui ont bouleversé la France, et qui l'agitent encore." ... "Nous traversons la rivière de Yarle, qui sert de limite au comté de Somerset et nous sommes maintenant dans le Devonshire." ... "Nous changeons de chevaux à Honiton jolie petite ville. la conversation est soutenue par les connaissances du duc sur l'histoire de France. ... Nous traversons le village d'Heavitree qui présente le coup d'oeil le plus riant qu'on puisse imaginer. Les chaumières sont bâties en terre rouge, le jasmin, la clématite grimpent à toutes les murailles. Chaque paysan cultive devant sa porte les roses de Bengale, les myrthes, les lauriers, les roses trémières. Toute annonce le bonheur et l'aisance. Je voudrais qu'Heavy Tree fut le terme du voyage ; mais on me dit que chaque partie de ce beau comté offre les mêmes avantages." ... " La route continue dans ce nouvel éden jusqu'à Exeter. Cette ancienne et belle ville n’est pas la Capitale du comté de Devon. Elle forme à elle seule une province. ... La cathédrale bâtie dans le sixième siècle renferme des antiquités assez curieuses. La ville est bien bâtie, ces rues sont propres et larges, on n'y trouve de jolies allées bien planté. La rivière d’Ex porte les bateaux marchands jusque dans la ville, dans le commerce des biens considérables. Le château d'Ex était autrefois une place forte ; ses ruines maintenant sont environnées de remparts ombragés d'arbres antiques qui forment la promenade de la ville. J'aimerais à visiter les autres établissements mais la voiture est prête, il faut partir. En quittant Exeter nous montons une grande montagne à pied. La terre rouge est très fertile. On peut bâtir, en la mélangeant avec de la paille, des murailles très solide. Quelquefois les cabanes sont de couleur rose parce qu'on a mélangé cette terre avec du plâtre. Cette diversité de couleur ajoute encore à l'air de gaieté du paysage. Nous traversons le domaine de Lord Clifford. Cette antique demeure qu'aucune fureur révolutionnaire n'a jamais bouleversé présente un charme inexprimable par la hauteur et l'étendue de ses bois, ses vertes prairies que le printemps rajeunit sans doute mais auquel il ne peut ôter cet air d'antiquité, qu'a même un ruisseau, coulant paisiblement sur des pierres mousseuses à travers des buissons envahis par le lierre. Les touffes d'hortensias bleus sont épars dans les prairies. De gros moutons dont la laine est devenue rougeâtre comme la terre se reposent à l'ombre des grands arbres." ... "Nous traversons la petite rivière de Teign sur un pont qui a un quart de mille de longueur. La poste est à Newton Bushell petite ville. La route continue au milieu des terres coupées en petits morceaux par des haies. C'est le temps de la moisson. ... Notre vue est bornée dans le lointain par la plus haute colline du Devon appelée Hey Torr. ... Nous gagnons un petit village [manifestement il s'agit de Berry Pomeroy ] ... la voiture s'arrête près de l'église. Une modeste maison est auprès. Des pommiers ombragent le devant de la porte, des fenêtres à petits carreaux donnent l'apparence l'habitation d'un fermier ; nous y descendons cependant et cette humble demeure va loger un des premiers Ducs et Pairs d'Angleterre. Que de jouissance mee promet cette belle nature, cette simplicité de tels hôtes !" [Après 2 ff. blancs, elle reprend son récit : ] "Adieu champêtre Berry ! Les deux mois que j'ai passés dans son paisible séjour ont été des plus heureux de ma vie ! Dans ta douce tranquillité, libre d'inquiétude, j'ai joui avec délices des vraies beautés de la nature. Adieux beaux arbres, belle prairie ! Je vous quitte avec reconnaissance. Que de fois votre contemplation à combler ma jouissance ? Air pur et calme, doux murmure, cristal des ruisseaux ! Harmonie de la nature, adieu ! Demain nous partons pour la ville." ... "Le 28 octobre 1822 à 7 heures du matin nous quittons Berry. Quel différent aspect me présente la campagne ! En roulant dans notre chaise je regarde chaque bois chaque prairie je leur dis adieu comme à des amis dont la vie me présente un souvenir agréable. Nous sommes égayés par la rencontre d'un paysan monté sur un mauvais cheval, le chemin est étroit comme la plupart de ceux du Devonshire ; nous le faisons courir malgré lui pendant un quart de mille avant qu'il puisse trouver un refuge." ... "Mr Hunt sortira mercredi. Cette nouvelle paraît être répandue sur toutes les figures de la canaille des environs. Nulle part le bas peuple n'a l'air si insolent. Je regarde avec effroi pour ce beau pays le nouvel aspect que semble présenter cette race de radicaux." ... "le 29 octobre après le déjeuner nous prenons la route de Bradley." ... " Nous nous arrêtons 2 heures au château. Enfin la duchesse nous permet de partir avant elle. Nous voyons les bois qui dépendent de la terre. Par leur étendue, le mouvement du terrain, je commence à me réconcilier avec Bradley que je n'avais vu jusqu'ici que d'un côté peu favorable. Pendant le temps que nous étions à Bradley j'ai visité l'église du village qui renferme un assez beau monument en l'honneur d'un des ancêtres du noble duc le Sir Édouard Seymour [1603-1707]." "La route traverse un pays plat, mais bien cultivé jusqu'à Frome. Nous voyons la belle habitation de Lord Cork. ... La voiture de la duchesse nous y retrouve. [ Ils se rendent à Bath, abondamment décrit ] … "la salle de spectacle est jolie quoique petite. Nous y avons été voir Tom and Jerry or Life in London. Cette pièce est certainement prise dans la classe un peu trop basse de la société. Quelques scènes sont dégoûtantes. Au total cependant elle peint au naturel les moeurs purement anglaises. Les salles de bal et de concerts sont les plus belles que j'ai vues en Angleterre." ... "J'ai fait une jolie promenade à cheval avec la duchesse et Sir Alexander J. sur les hauteurs de Claverton Down." [ Suivent encore de nombreuses descriptions ] … "Le 24 novembre, j'allais à Clifton voir Miss Rice. Clifton n'est qu'un faubourg de Bristol très bien bâti et habité seulement par une classe aisée. ... Bristol était une des villes les plus commerçantes de l'Angleterre avant que Liverpool lui eut enlevé cet honneur". ... "J'ai fait connaissance à Bath de Mme St Clair femme charmante et de Miss Marie Jackson. Après un séjour d'un mois dans cette ville qui passe pour la plus belle d'Angleterre et même d'Europe, nous sommes partis pour Londres". "Le 27 novembre à 7 heures du matin nous quittons Bath. ... la poste est à Marlborough et l'auberge qu'on appelle Castle Inn était autrefois un château qui appartenait à la famille de Somerset. ... La route traverse la belle propriété de Lord Aylesbury, autrefois encore le domaine de la noble famille Somerset. ... Nous traversons la petite ville d'Hungerford, la route côtoie l'habitation de Lord Crevon." [ Ils passent par Newbury, Reading, Maiden Head ] "L'intérieur de notre chaise est devenu bien paisible. Lord Algernon dort. Lady Maria et Henrietta soupirent après leur dîner. Je fais de même et nous promettons de ne plus nous embarquer si imprudemment sans provision avec nous. On dirait que le mouvement de la voiture, l'air vif et pur que nous avons respiré toute la journée, que tout s'est joint enfin pour nous faire sentir qu'elle est toute l'importance d'un dîner. Nous changeons de chevaux à Brentford sur la Tamise" ... "Nous touchons aux barrières et le brouillard qui paraît en permanence sur cet immense cité nous enveloppe de toutes parts. Adieu air pur et serein, coups d'oeil enchanteurs ! Nous voilà bornés à l'horizon de notre chambre jusqu'au moment où nous quitterons cette ville ténébreuse pour Paris !" .... "Je passe l'hiver à Londres. Un des plus tristes de ma vie. Quel froid ! Quel brouillard ! Quelle monotonie dans le cours de chaque journée !" "Lady H. et M. sont malades, on conseille l'air de la campagne. Nous partons à Richmond [ Richmond Hill ] le 2 mars" ... "Nous dominons les bords de la Tamise ; nous ne sommes ni à la campagne à la ville" ... " 31 mars lundi de Pâques. Je quitte Richmond et reprend à Londres le cours ordinaire de notre vie. La duchesse a deux assemblées dans le commencement de mai. J'y vois la première noblesse de ce pays. Je vais à de petites soirées chez Mme Barnes. Voilà pendant trois mois mes seuls plaisirs. Lord Glenberry meurt à Bath de la jaunisse. Lady Jane s'échappe de la maison. Commencement d'un orage dont je n'ose prévoir la fin ! La fin est que la duchesse résout de séparer ses trois filles, les deux plus jeunes iront dans une école, Lady Jane restera à la maison. Pourtant la duchesse me témoigne un véritable intérêt ; ces dames partent à Tunbrige pour leur santé, je reste seule avec Lady Charlotte. Dans mes loisirs je mets en ordre la belle collection de gravures du duc, et bientôt le médecin ordonne l'air de la mer à Lady Charlotte. La duchesse ne pouvant quitter Londres résout de l'envoyé seul avec moi. Nous partons incognito. Le duc nous conduit jusqu'aux escaliers de la douane. Un petit canot nous conduit à bord du steam paquet [ steam packet] l'Albion et nous nous dirigeons vers Margate. ... Le Steam Paquet vole sur les eaux et grâce à sa rapidité aucun objet n'a le temps de nous paraître insipide. Pendant la navigation nous visitons l'intérieur de la machine ; nous sommes conduits par le maître même du Steam. Nous voyons l’énorme fournaise attisée sans cesse par deux hommes et qui met en ébullition la chaudière dont la vapeur fait tourner les deux roues qui font avancer notre vaisseau. Ce spectacle m'a paru aussi curieux qu'il était nouveau. 200 passagers étaient répandues sur le pont et dans les chambres qui sont très bien décoré ; les uns lisaient , d'autres jouaient aux dames, aux échecs, au trictrac et deux et trois ou quatre musiciens donnaient toutes les demi-heures une petite sérénade. Pendant 6 heures le temps se soutint assez beau mais nous avions passé la vue de Gravesend et nous admirions dans le lointain l'île de Chappey et l'embouchure de la Midway couverte de ces énormes vaisseaux qui se rend à Chatham lorsque tout à coup l'horizon s'obscurcit ; quelques gouttes de pluie firent rentrer avec un grand empressement tous les passagers dans les chambres" [Elles logent 3 semaines durant à Broadstairs, visitent Ramsgate, la duchesse les y rejoint puis les quittent "après un séjour d'un mois" ] "Nous nous établissons à Chatham Place, où nous passons deux mois très agréables. Nous ne voyons personne. Mais notre intérieur est bien mis." ... "Nous nous promenons tous les jours sur le port. C'est la promenade publique de la vie. Mais nous choisissons les moments où nous n'y rencontrons que des marins de différentes nations que des tempêtes ou le but de leur voyage rassemblent également dans le port.". "9 de décembre, nous faisons nos paquets et demain à 6 heures nous partons pour Londres. Lady Cha, Lady Jane, A. M. et moi remplissons l'intérieur d'une diligence qui partant de Ramsgate à 7:00 promet de nous faire voir le pont de Londres à 4 heures et demi et il y a 78 milles de distance" ... " Je suis la même route qu'à mon arrivée en Angleterre. Silencieuse dans la voiture, je compare ma position avec celle où je me trouvais il y a deux ans et demi, lorsque le je trouvais ce pays inconnu ; j'ai perdu l'appui qui m'y guidait, mais forte de ma conscience et du but qui m'anime, je remercie la Providence de l'amélioration que je trouve dans ma position ; remplie d'espérance je ne voyais pas d'abord toute l'étendue d'un revers ; mais je l'ai touché de près et un danger ainsi évité fait trouver le bonheur dans l'absence même d'un événement heureux" [ Suit, comme à l'habitude le récit du voyage ] "Bientôt nous atteignons Greenwich ; il est arrêté, le brouillard qui semble rester en permanence sur la grande cité nous annonce que nous touchons au but de notre voyage. Nous déballons de notre coche aérien et un Hackney Coach nous conduit à Park Lane. Il est 6 heures quand nous arrivons. La duchesse me donne une grande preuve d'amitié. Je lui en voue une éternelle reconnaissance. Bientôt nous reprenons le fil accoutumé de notre existence. Je commence l'année 1824. L'almanach seul m'indiquant le cours d'un tems que vois écouler sans peine puisqu'il m'avance à la mort !" ... "19 février : la duchesse a une grande soirée. J'y vois le fameux capitaine Harry. R. a beaucoup d'esprit, de connaissances. Je l'aimerais si je pouvais aimer..." [4 pages ont été découpées, le texte reprend p. 101 ] " Ces plaisirs ne sont pas ce que je demandais au sort ! Les grandeurs dont je vois si bien le revers me dégoûtent de plus en plus de leurs veines éclats. Nous quittons Paris le 17 mai 1824. ... Nous arrivons le 19 à Boulogne. j'y trouve ma malle et une lettre de E. Notre traversée se fait en 3 heures 30. Après le dîner nous visitons un escalier très curieux pratiqué dans les rochers, et des casernes qui peuvent contenir 20 000 hommes. Nous quittons Dover à 9 heures le 20 et sans même descendre une fois de la voiture nous arrivons à Londres vers 6 heures" ... " Le 23 de juin je vois un bouquet de roses pour la première fois de l'année ! Que leur vue me plaît ! Quels souvenirs elles me rappellent ! Oh ! Peut-on n'être pas heureux lorsqu'on jouit sans contrainte de ces dons de la nature ! [ Suivent 4 ff. blancs, puis :] "22 Décembre 1827, 3ème anniversaire de notre mariage ! Nous passons ce jour entre nous et nos enfants, et nous nous plaisons à récapituler le temps qui vient de s'écouler si rapidement. Combien nous devons remercier la providence ! Aucun malheur n'a troublé notre félicité. Ma fille a 25 mois, n'a jamais été malade. Son intelligence se développe aussi heureusement que son physique, elle nous donne des plus belles espérances. Son frère à 10 mois et jouit en proportion des mêmes avantages que sa soeur. Ma petite Caroline, mon Hippolyte vous faites et vous ferez toujours le bonheur de vos parents ! ... Notre paix intérieure n'a jamais été troublé que quelques instants, mais nous nous aimons trop l'un et l'autre pour ne pas revenir au bon accord, signe le plus parfait du véritable amour." [ Suivent plusieurs feuillets blancs, puis qq. pages de pensées diverses. On retrouve pp. 146 et suivantes quelques écrits plus anciens, rédigés au crayon : ] Je passe le jour de Noël 1823 tristement dans mon lit. Il faut bien peu de raisons pour s'affliger d'être malade ce jour-là plutôt qu'un autre ; cependant je ne puis m'empêcher d'envier ce que ce jour rassemblant famille au milieu de leurs amis." [suivent quelques feuillets rédigés à l'encre et plus souvent au crayon, plus ou moins lisibles ]‎

SARL Librairie du Cardinal

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EUR4,850.00

‎Anonyme‎

Reference : 4101

(1982)

‎La Sainte Liturgie par un moine bénédictin‎

‎État : Très bon état - Année : 1982 - Format : in 8° - Pages : 119pp - Editeur : Editions Sainte Madeleine - Lieu d'édition : Le Barroux - Type : Broché - Divers : Première de couv très légèrement frossée au coin bas. - Commander rapidement : https://www.bons-livres.fr/livre/anonyme/4101-la-sainte-liturgie-par-un-moine-benedictin?lrb‎


‎De très beaux textes, d'une grande élévation d'esprit, de Dom Gérard sur la liturgie, sa nécessité, sa beauté, la joie qu'elle procure et son essence surnaturelle. paru initialement dans la revue Itinéraires, entre 1975 et 1982, ces texte sont présentés dans une édition très agréable. Agréable envoi de l'auteur. Tirage de 10 000 exemplaires, non numérotés, sur un beau papier Ivoire à grain ornés de lettrines et de culs de lampe dessinés à l'Atelier de la Sainte Espérance.‎

Bons Livres du général au particulier

Phone number : 09 63 58 85 14

EUR15.00

‎ANONYME‎

Reference : 59083

(1880)

‎Le greffage‎

‎1880 (S.d. ca 1880), Pet. in-4 (18x22,5cm), 159pp., relié.‎


‎Manuscrit original anonyme. Seules les pages de droite sont manuscrites et uniquement au recto. Ecriture parfaitement lisible. Reliure en pleine percaline fin XIXe grège. Dos lisse avec titre imprimé en noir. Plats frappés à froid d'un médaillon central et d'encadrements. Petites taches et rousseurs disséminés sur la percaline. Intérieur très frais. Manuel de la greffe. L'ouvrage se veut une encyclopédie pratique à destination des débutants et des jardiniers. Définition, calendrier du greffage, choix des sujets, types de greffes ; nombreuses plantes étudiées hormis les arbres ou arbustes qui se reproduisent couramment par semis ou boutures. intéressant manuscrit à usage pratique. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR450.00

‎ANONYME‎

Reference : 15386

(1926)

‎Le martyrologe de la chair, roman documentaire par un médecin‎

‎J. Peyronnet & Cie, Paris 1926, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale sur papier courant. Envoi de l'auteur. Un léger accroc sans gravité en pied du dos, rare. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR70.00

‎ANONYME‎

Reference : 60210

(1825)

‎Le prince après sa mort‎

‎Rome circa.1825, 10.5x14cm, une feuille sous marie-louise.‎


‎Le prince après sa mort: dessin original sur calque. Le dessin dégage en lignes simples et directes les traits dugisant, au crâne dégarni et portant la barbe. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

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EUR120.00

‎Anonyme‎

Reference : 40320

(1946)

‎Manuscrit : Journal de voyage anonyme d'une médecin de marine militaire [ Santé navale ], d'avril 1946 à novembre 1947 : Toulon, La Rochelle, Ferryville, Gozo, Port-Saïd, Djibouti, Abadan, Bombay, Goa, Singapour, Hong-Kong, etc... Avec de nombreuses détails piquants sur la vie dans la marine française au lendemain de la seconde guerre mondiale. Intéressant journal manuscrit évoquant fugacement la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux ammanites provenant de l'entourage de Bao Daï".....‎

‎1 vol. in-4 reliure demi-basane raciné sous étui, répertoire médical offert par les Laboratoires Darrasse, 1944-1946, 30 pages manuscrites, le reste du répertoire est vierge‎


‎Intéressant journal manuscrit de 30 pages évoquant notamment (très fugacement) la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux annamites provenant de l'entourage de Bao Daï".....‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR390.00

‎[Eglise Sainte Marie] - ‎ ‎Anonyme‎

Reference : 39072

(1860)

‎Manuscrit anonyme de grammaire et recherche en grammaire hébraïque.‎

‎1 carnet in-16 reliure demi-percaline verte, Eglise Sainte Marie, Toulouse, circa 50 ff., vers 1860-1900, sans doute de provenance jésuite.‎


‎Etat satisfaisant (cartonnage frotté)‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR95.00

‎Anonyme‎

Reference : 29742

(1860)

‎Manuscrit de classification botanique du milieu du XIXe siècle proposant notamment un "Essai de classification du genre Hypnum" [ Contient : ] pp. 1 à 12 : Cryptogames ; pp. 13 à 38 : Agaricus ; pp. 39 à 45 : Sphoeria ; pp. 46 à 50 : Boletus ; pp. 50 à 55 : Pezize ; pp. 55 à 59 : Clavaria : pp. 60 à 61 : Tremella ; pp. 62 à 63 : Hydnum ; pp. 64 à 65 : Thelephora ; pp. 66 à 88 : Merulius ; Lycoperdon, Byssius ; Monilia ; etc / pp. 88 à 129: Mousses / pp. 143 à 158 : "Essai de classification du genre Hypnum par X. / pp. 159 à 226 : Lichens etc. etc. / pp. 227 à 266 : Algues du Botanicon de Duby / pp. 267 à 333 : Additions à la Flore de la Gironde / pp. 346 à 353 : Table des matières / pp. 355 à 388 : Mollusques terrestres et fluviatiles‎

‎1 vol. in-12 reliure demi-basane rouge, 389 pp. manuscrite se décomposant ainsi : pp. 1 à 12 : Cryptogames ; pp. 13 à 38 : Agaricus ; pp. 39 à 45 : Sphoeria ; pp. 46 à 50 : Boletus ; pp. 50 à 55 : Pezize ; pp. 55 à 59 : Clavaria : pp. 60 à 61 : Tremella ; pp. 62 à 63 : Hydnum ; pp. 64 à 65 : Thelephora ; pp. 66 à 88 : Merulius ; Lycoperdon, Byssius ; Monilia ; etc / pp. 88 à 129: Mousses / pp. 143 à 158 : "Essai de classification du genre Hypnum par X. / pp. 159 à 226 : Lichens etc. etc. / pp. 227 à 266 : Algues du Botanicon de Duby / pp. 267 à 333 : Additions à la Flore de la Gironde / pp. 346 à 353 : Table des matières / pp. 355 à 388 : Mollusques terrestres et fluviatiles‎


‎Impressionnant manuscrit de classification botanique (seconde partie XIXe, sans doute vers 1850-1860, la fin rédigée d’une écriture un peu différente mentionnant un ouvrage publié en 1897) rédigé d'une écriture serrée et très lisible (reliure frottée, bon état par ailleurs).‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR315.00

‎Anonyme‎

Reference : R200101290

‎Marie-Amélie de Bourbon : Notes histoiruqes & biographiques accompagnées de neuf autographes‎

‎Librairie centrale. Non daté. In-12. Relié plein cuir. Etat d'usage, Plats abîmés, Dos abîmé, Rousseurs. 178 pages augmentées de fac-similés de lettres de Louis-Philippe, Marie-Amélie Princesse Hèlene d'Orléans, Princesse Marie d'Orléans, S.M. Léopold II, Roi des Belges, Madame la Duchesse de Nemours, M. Le Duc de Nemours. Frontispice en noir et blanc. Nombreuse épidemures sur les plats et dos.. . . . Classification Dewey : 920-Biographie générale et généalogie‎


Le-livre.fr / Le Village du Livre - Sablons

Phone number : 05 57 411 411

EUR39.80

‎ANONYME‎

Reference : 17577

‎Notes biographiques sur Pierre Jean Paul Barris,Baron de l’Empire,president de Chambre a la Cour de Cassation‎

‎ Manuscrit autographe vers 1830,IN8 broche,24pages a l’encre,non date,un peu jauni‎


‎rare ‎

Livres Anciens Komar - Meounes les Montrieux

Phone number : 33 04 94 63 34 56

EUR45.00

‎ANONYME‎

Reference : 4011.10.18

(1945)

‎PHOTO SIGNEE DATEE LECLERC 18 JUIN 1945, AVEC DE GAULLE, LECLERC et KOENIG REMONTANT LES CHAMPS ELYSEES‎

‎Sous encadrement, photographie argentique originale signée et datée à l'encre bleue en bas à droite "LECLERC, le 18/6/45" représentant les trois généraux remontant les Champs Elysées. - Dimensions 17.5 par 23.7 cm. ‎


PHOTO  SIGNEE DATEE LECLERC 18 JUIN 1945, AVEC DE GAULLE, LECLERC et KOENIG REMONTANT LES CHAMPS ELYSEES. ANONYME PHOTO  SIGNEE DATEE LECLERC 18 JUIN 1945, AVEC DE GAULLE, LECLERC et KOENIG REMONTANT LES CHAMPS ELYSEES. ANONYME PHOTO  SIGNEE DATEE LECLERC 18 JUIN 1945, AVEC DE GAULLE, LECLERC et KOENIG REMONTANT LES CHAMPS ELYSEES. ANONYME
Librairie Ancienne Bernard Marie Rolin - Blet

Phone number : 06 09 82 43 86

EUR480.00

‎ANONYME‎

Reference : 60169

(1825)

‎Portrait anonyme ‎

‎Rome circa. 1825, 10x12cm, une feuille sous marie-louise.‎


‎Dessin original au crayon, auteur anonyme, du premier quart du XIXe siècle. Portrait masculin probablement réalisé par un artiste exerçant à Rome dans les cercles de la noblesse post-napoléonienne. La ville est à l'époque un lieu de convergence non seulement des artistes de toute l'Europe qui viennent y copier les grands maitres, mais aussi des jeunes aristocrates qui font le Grand Tour et se font portraiturer par les peintres installés en Italie. Ce dessin faisait partie d'un album Amicorumdatant de 1825-1826 et assemblé à Rome qui regroupait justement ces portraits des jeunes gens en voyage. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

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EUR600.00

‎ANONYME‎

Reference : 60165

(1825)

‎Portrait du comte d'Ingenheim‎

‎Rome circa. 1825, 14x16,5cm, une feuille sous marie-louise.‎


‎Portrait original au crayon du comte Gustav Adolf Wilhelm d'Ingenheim (1789-1855). Fils naturel de Guillaume II de Prusse et de Julie von Voß, devenue comtesse d'Ingenheim, le comte d'Ingenheim fut grand amateur d'art et un collectionneur avide. Il séjourne plusieurs fois en Italie entre 1822 et 1833 et participe à l'acquisition d'uvres d'art italiennes pour le Musée royal de Berlin (aujourd'hui Altes Museum) qui voit le jour sous le règne de son demi-frère, Frédéric-Guillaume III. Il tient des salons artistiques à Rome et Berlin, et soutient peintres et savants (dont l'archéologue allemand Eduard Gerhard), faisant jouer de ses relations auprès de la couronne prussienne. Il entretient et promeut de jeunes peintres dans les années 1820, comme Johann Erdmann Hummel, Aloys Hirt, Christian Daniel Rauch et Karl Friedrich Schinkel, et fait réaliser ce portrait par un des membres de son cercle d'artistes. Un groupe d'artistes allemands fortement influencé par la peinture italienne, lesDeutschrömerou Romains-Allemands, est très actif à Rome à l'époque. L'artiste, qui n'a pas signé ici, est sans doute un des membres de ce groupe proche des cercles nobles de l'Europe. La ville au sept collines est alors un lieu de convergence entre les jeunes aristocrates qui font le Grand Tour et les artistes qui vivent ou se forment à Rome et qui portraiturent donc les jeunes-gens en voyage. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR600.00

‎ANONYME‎

Reference : 60212

(1825)

‎Portrait féminin‎

‎Italie circa. 1825, 8.5x12.5cm, une feuille sous marie-louise.‎


‎Dessin original au crayon, probablement de la première moitié du XIXe siècle. Portrait d'une dame âgée, vêtue et coiffée à la mode des années 1820, cheveux bouclés au dessus des oreilles, séparés au milieu du front et enserrés dans un bonnet garni de rubans. La chevelure, très travaillée par l'artiste, encadre un visage aux traits simples et sévères. Ce Portrait féminin futprobablement réalisé par un artiste exerçant à Rome dans les cercles de la noblesse post-napoléonienne. La ville est à l'époque un lieu de convergence non seulement des artistes de toute l'Europe qui viennent y copier les grands maitres, mais aussi des jeunes aristocrates qui font le Grand Tour et se font portraiturer par les peintres installés en Italie. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

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EUR150.00

‎ANONYME‎

Reference : 64507

(1800)

‎Prophéties des convulsionnaires sur la Révolution Française. Oeuvre divine.‎

‎1800, (4) 84pp. 89p. non paginées, relié.‎


‎Manuscrit original réalisé vers 1800 et totalement inédit. Sans page de titre, le manucrit débute par la préface, paginé 1, puis la table des matières de la première partie. On distingue 3 écritures différentes. Cartonnage de papier dominoté brun d'époque. Manques en queue. Manque au coin droit bas. La thèse du manuscrit soutient que les convulsionnaires sont une oeuvre divine : "l'oeuvre de la croix", inscrite donc dans le plan de Dieu et de l'ordre du miracle ; les convulsionnaires se trouvant être les instruments de Dieu dans leurs prédictions. La bulle Ugenitus qui éradiqua le mouvement janséniste est racontée comme un complot réussi des jésuites, eux-mêmes décrits comment l'intrument du vice. Dans la première partie du manuscrit qui détaille les conséquences de la bulle Ugenitus et l'apparition des convulsionnaires, ces derniers sont amplement décrits par leur caractère extraordinaire et surnaturel dans des chapitres dénommés : impassibilité, invulnérabilité des convulsionnaires, miracles, discours et lumières surnaturelles, connaissances de l'avenir et des consciences... Les convulsionnaires prophétisent ainsi la Révolution française, la fin des rois et des nobles et le rappel des juifs. La seconde partie de l'ouvrage est consacrée à des citations prophétiques de convulsionnaires (Soeur Holda, soeur Lacroix), qui semblent, bien que dans le style biblique, incroyablement précises, l'auteur citant plusieurs fois des dates pendant lesquelles doit se passer "le commencement du grand bouleversement à la 33e année au delà de 1756, c'est-à-dire en 1789. Après avoir amplement prophétisé les événements de la Révolution Française, les convulsionnaires prévoient l'anéantissement de la république puis de la France, démembrée par des puissances étrangères (on songe à la période qui suit Napoléon), chaque série de citations étant encadrée de titres et de courtes explications. A la fin du manuscrit, il est écrit : Fin de la première partie de ce recueil, sans qu'on puisse savoir si autre chose fut écrit ensuite. Le dernier chapitre lie les prophéties contenues dans les prophètes de la Bible et ceux des convulsionnaires qui n'en sont que le renouvellement. Précieux et curieux essai sur les convulsionnaires, démontrant le caractère divin de leurs prophéties et inscrivant ainsi la révolution française et l'Empire comme des châtiments apocalyptiques. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR2,800.00

‎Anonyme‎

Reference : 80

‎RECETTE DE DIFFÉRENTS REMÈDES ET AUTRES COMPOSITIONS‎

‎ Manuscrit Autographe. XVIIIe siècle. 36 pages in-4, reliées. ‎

‎Recettes diverses pour le ménage et surtout nombreux remèdes pour se guérir : « pour faire de l’encre invisible », « teinture froide en noir », « pour faire des pruneaux », « pour faire sécher des poires », « pour préparer le tabac », « pour faire du noir à cirer », « manière de teindre le poil des animaux », « pour changer en blanc le poil noir », « pour faire de l’encre », « pour ôter différentes taches », « pour garantir un objet quelconque des mouches », « pour les rhumatismes », « pour prévenir les armes de la rouille », « contre les corps au pied », « pour les pleurésies », « pour les plaies », « pour la gravelle », « pour la fièvre quarte », « fièvre chronique », « contre la morsure de vipère », « pour les brulures », etc…. On notera que la recette pour les coliques néphrétiques a été biffée. ‎


RECETTE DE DIFFÉRENTS REMÈDES ET AUTRES COMPOSITIONS. Anonyme
Librairie Métamorphoses - Paris

Phone number : 0660877546

EUR250.00

‎Anonyme‎

Reference : 35090

(1799)

‎Recueil de Poésie pendant mes deux années chez Mr. Pépin à Cherbourg l'an 7 et 8 de la République [ Manuscrit de Poésie - à Cherbourg 1799 - 1800 ]‎

‎1 vol. grand in-8 reliure de remploi de l'époque plein vélin, Cherbourg, 1799-1800, 186 pp.‎


‎Beau manuscrit rédigé par un rédacteur anonyme, lors de ses deux années à la pension de M. Pépin, à Cherbourg. D'une belle écriture très lisible, on peut y découvre tous les genres rhétoriques, avec une multitude d'acrostiches, des bouts-rimés, des cantiques, des charades ("plat-eau", "corne-muse", "thé-atre", "mit-an", etc...), de contes ("Le Chapelier et les Singes", Gils Blas en voyage", etc...), des distiques latins traduits en vers, des Discours ("Discours d'un précepteur à la rentrée des classes"), un drame ("Le Bon Coeur"), un éloge, des Epigrammes et des Epitaphes, des Fables sur sujet imposé, ou imitées de Phèdre, de nombreux Logogriphes, des odes et poèmes, des sentences et des traductions... Bon état (mouill. aux ff. en tête n'affectant pas le texte‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR495.00

‎ANONYME‎

Reference : GITf652

(1777)

‎RECUEIL DE RECETTES intéressant la Pharmacie, la Médecine, l'économie domestique.TEXTE DU XVIIIe SIECLE ENTIEREMENT MANUSCRIT.‎

‎1 cahier (28cm sur 19cm) couverture muette de l'époque 21 pages avec 1 supplément central de 2 feuillets (24cm sur 19cm) et 1 feuillet indépendant (10cm sur 19,5cm) recto verso daté 14 9bre 1777 et 22 juin 1778. Encre légèrement pâlie en tête de quelques pages, manque de papier en bordure de la première page avec petite perte de texte, manque au bas de la dernière page sans perte de texte.‎


‎Recueil en langue française de 84 recettes (y compris celles du supplément et du feuillet indépendant), rédigées pratiquement sans marges, petits interlignes, écriture bien lisible. Les recettes se suivent sans ordre particulier et sont décrites avec plus ou moins de détails. On trouvera aussi bien un remède contre la rage, un contre l'épilepsie, qu'une pommade contre les gerçures, le moyen de calmer la migraine ou, plus curieux, celui pour ne pas dormir. Le recueil contient aussi plusieurs recettes pour fabriquer de l'encre, colorer les fleurs, imiter le faux marbre, ôter les taches mais aussi fabriquer du savon à barbe, teindre les cheveux en noir, fabriquer du parfum en poudre. Cet intéressant et curieux recueil en langue française fut probablement composé par un apothicaire ou une ménagère instruite originaire de Provence ou du Languedoc. On trouvera, en effet, une recette pour la préparation des olives picciolines; l'huile d'olive est employée dans plusieurs recettes, à noter aussi l'utilisation de la feuille de figuier pour noircir les cheveux.‎

Librairie Sylvie Nouvène

Phone number : 3304 91 53 24 21

EUR200.00

‎ANONYME‎

Reference : 57498

(1569)

‎Regla y constitutiones de la cofradia del Sanctissimo sacramento de la yglesia de San Christoval de Granada - Manuscrit autographe enrichi de trois enluminures‎

‎S.n, s.l. [Grenade] 1569, in-folio (21,5x30,5cm - marge haute : 35mm, marge basse : 50mm, marge intérieure : 30mm, marge extérieure : 40mm) , 31 ff., relié.‎


‎Manuscrit sur vélin de 31 feuillets : 50 pages de texte réglées et lignées et 3 pleines pages enluminées en couleurs et rehaussées à la feuille d'or; les quatre derniers feuillets ont été numérotés et en partie réglés mais demeurent vierges. Ex-libris manuscrit de l'époque sur la première garde. Manuscrit entièrement rédigé en espagnol, en calligraphie caroline très lisible et d'une grande régularité, sur 24 lignes. Le manuscrit commence par trois pages de sommaire, répertoriant les 24 chapitres sous le titre Regla y constitutiones de la cofradia del Sanctissimo sacramento de la yglesia de San Christoval de Granada. Une lettrine en rouge et bleu, alinéas et pagination en rouge. Une petite note marginale à l'encre rouge et un petit croquis à l'encre noire en marge intérieure. Le verso de la dernière page du sommaire a été réglé et ligné de rouge mais n'a pas été rempli. Se succèdent ensuite les trois enluminures à pleine page. La première représente la cène (au recto de l'un des feuillets), la deuxième l'arbre de Jessé (au verso de ce même feuillet) et la troisième Saint-Christophe portant l'enfantJésus (au recto du feuillet suivant). Le verso de l'enluminure présente un court texte manuscrit expliquant que ces règles sont celles de la confrérie et fraternité du Saint Sacrement, instituée en l'église Saint-Christophe de Grenade le 1ermai 1568. Vient ensuite le «prohemio», prologue rédigé sur deux pages et demi, dans lequel la confrérie prête serment, il démarre sur une imposante lettrine rouge et bleue. Les chapitres s'enchaînent directement à la suite, et présentent chacun une petite lettrine soignée. Les termes importants, tracés à l'encre rouge, permettent un repérage rapide dans le texte. Une longue annotation manuscrite en marge extérieure du feuillet 24. Lesdites règles occupent vingt-trois feuillets réglés et lignés à l'encre rouge. Le feuillet 27 affiche deux privilèges manuscrits. Nous ne sommes pas parvenus à lire la signature du premier, en date de mai 1569, présentant un paraphe très volubile. Le second, plus tardif (mai 1596) est signé par Justino Antolinez de Burgos (1557-1637), alors aumônier royal chargé d'une grande inspection des pavillons ecclésiastiques. Une longue note manuscrite de l'époque au dos du feuillet 24. Reliure de l'époque en plein veau blond, dos à quatre nerfs orné de roulettes et fleurons dorés, filet doré en encadrement des plats, petits fleurons dorés en écoinçons et fleuron doré plus important frappé au centre des plats. Un fermoir conservé. Quelques très habiles restaurations et reprises de dorure, quasiment invisibles. Le manuscrit se constitue des chapitres suivants: Tabla de los capitulos desta Regla El prohemio desta Regla Capitulo I de los officiales que de auer en esta cofradía Capitulo II de como y quando se ande elegir los officiales Capitulo III como y quando sea tomar cuenta al mayordomo Capitulo IIII de la obediencia que sea detener al priostre y como a de estar esta Regla en su poder Capitulo V como y quando sean de hacer los cabildos. Generales y de officiales. Capitulo VI que ningun cofrade diga palabras del comedidas ni descorteses a otro estando en cabildo ni en ningun ayuntamiento Capitulo VII como sean de recibir los cofrades y que ande pagare entrada Capitulo VIII de los que no sean de recibir en esta cofradía si no con cierta condiciones Capitulo IX de lo que a de pagar cada hermano de luminaria cada un año Capitulo X de la sera que a de aver en el arca de la cofradía y a los tiempos que sea de encender Capitulo XI de la orden que se a de tener en el acompañar el sanctissimo sacramento Capitulo XII de como y quando se a de hacer la fiesta del sanctissimo sacramento Capitulo XIII de la missa del mes como y quando se a de decir Capitulo XIIII de la fiestas de nostra señora y de Sanct Christoval Capitulo XV de como se a de pedir pa la será del sanctissimo sacramento Capitulo XVI como sean de visitar los enfermos Capitulo XVII que ninguno blasfeme el nombre de dios nostro señor ni Jure Capitulo XVIII que ningún cofrade emplaze a otro cofrade Capitulo XIX que a de aver un muñido va que a ser obligado Capitulo XX de como sean de hacer los enterramientos y que an de rezar los hermanos Capitulo XXI de los sufragios que sean de hazer por los hermanos y hermanas que fallescieren Capitulo XXII de como sea de prestar el paño a los hermanos Capitulo XXIII de como an des er obligados los hermanos y hermanas a hazer una manda a la cofradia Capitulo XXIIII de como sean de aumentar y disminuir las hordenacas Notre exemplaire présente trois spectaculaires enluminures à pleine page, réalisées à la gouache et rehaussées à l'or. La première représente la Cène. Jésus-Christ y institue l'Eucharistie en prononçant la phrase : «Ceci est mon corps, ceci est mon sang.» Autour d'une table sur laquelle se trouvent du poisson et du pain, se tiennent les apôtres et Jésus auréolé et bénissant. Ce motif devient un thème majeur de l'art chrétien au cours de la Renaissance, comme en témoigne cette peinture. La deuxième peinture figure l'Arbre de Jessé qui symbolise la généalogie de Jésus depuis Jessé («Xese»), représenté sous les traits d'un vieil homme allongé. Conformément à la tradition iconographique, un arbre sort de son flanc, dont les principales branches portent certains des ancêtres de Jésus, ici : Zacharie, Jérémie, David, un roi non identifié, et au sommet, Marie, qui, dans une mandorle, tient l'Enfant. La troisième illustration met en scène Saint-Christophe - patron de l'église de Grenade à laquelle est rattachée la Confrérie du Saint-Sacrement - tel qu'il est communément représenté, un enfant sur l'épaule. Cette iconographie se rapporte au passage de la Légende dorée au cours duquel Christophe aide un garçonnet à franchir un fleuve. Pendant la traversée, l'enfant se fait de plus en plus lourd et le fleuve de plus en plus menaçant : «Enfant, tu m'as exposé à un grand danger, dit le texte, et tu m'as tant pesé que si j'avais eu le monde entier sur moi, je ne sais si j'aurais eu plus lourd à porter.» L'enfant lui répondit: «Ne t'en étonne pas, Christophe, tu n'as pas eu seulement tout le monde sur toi, mais tu as porté sur les épaules celui qui a créé le monde: car je suis le Christ ton roi, auquel tu as en cela rendu service; et pour te prouver que je dis la vérité, quand tu seras repassé, enfonce ton bâton en terre vis-à-vis de ta petite maison, et le matin tu verras qu'il a fleuri et porté des fruits.» Cette illustration a la particularité d'être ornée, de chaque côté, d'un riche encadrement illustré sur fond doré typique des manuscrits médiévaux, représentant des sphinges ainsi que plusieurs végétaux anthropomorphes. Ces enluminures témoignent de l'influence des artistes maniéristes italiens sur les peintres espagnols. On y retrouve la même grâce serpentine des figures, la même emphase dans les drapés (notamment dans la Cène) et une palette très similaire, aux tons aussi délicats qu'éclatants. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR45,000.00

‎Anonyme ‎

Reference : 24326

(1772)

‎Rare manuscrit de dépenses et recettes domestiques des années 1772-1775 [ Livre de Comptes 1772 - 1775 Table : Loyer d'âpartement et pension ; Gages ; Voyages ; Bois, Bougies et Chandelles, &c ; Depense de Nouriture et d'âpartement ; Achat de toilles, Bazins, Mousselines et facons ; Blanchissage de Linge Gros et fin et de Dentelle ; Souliers, Bottes, Chaussons, gans, bas, mittons, caleçons, etc. ; Corps et ouvrage de Baleines ; Achat, façons et garnitures de Robes ; Mantelest, Coeffes et Coeffures, fichus, toutes choses de Blonde et de gase, ruban, evantails, perles et fausses fleurs ; Poudre, Pomade, Pattes, eaux de senteur, peignes et epeingles, carcasses, lassets, eguilettes et cordons de fil ; Menües Depences ; Achat de Bijoux et Racomodage et ouvrages ; Presens en argent, où effets ; Maistres et achats relatifs à l'étude ; Extraordinaire ; Jeu ]‎

‎1 vol. in-8 reliure d'époque pleine basane, dos lisse orné en long, triple filet doré sur plats, chasses ornées, toutes tranches dorées, 1771-1775, 196-23 pp. (dont 76 pp. ont été complétées par l'auteur, reliure frottée avec petit manques en coins, manques en mors et coiffes). La table des matières annonce " 1 : Loyer d'âpartement et pension page 1 ; 2 : Gages p. 5 ; 3 : Voyages p. 7 ; 4 : Bois, Bougies et Chandelles, &c p. 13. ; 5 : Depense de Nouriture et d'âpartement p. 19 ; 6 : Achat de toilles, Bazins, Mousselines et facons p. 25 ; 7 : Blanchissage de Linge Gros et fin et de Dentelle p. 37 ; 8 : Souliers, Bottes, Chaussons, gans, bas, mittons, caleçons, etc. p. 47 ; 9 : Corps et ouvrage de Baleines p. 67 ; 10 : Achat, façons et garnitures de Robes p. 69 ; 11 : Mantelest, Coeffes et Coeffures, fichus, toutes choses de Blonde et de gase, ruban, evantails, perles et fausses fleurs p. 109 ; 12 : Poudre, Pomade, Pattes, eaux de senteur, peignes et epeingles, carcasses, lassets, eguilettes et cordons de fil p. 149 ; 13 Menües Depences p. 163 ; 14 : Achat de Bijoux et Racomodage et ouvrages p. 169 ; 15 : Presens en argent, où effets ; 16 : Maistres et achats relatifs à l'étude p. 183 ; Extraordinaire p. 191 ; 18 : Jeu p. 195" ‎


‎Ce rare livre de comptes domestiques manuscrit propose, reliés tête-bêche, les Dépenses et les Recettes d'un rédacteur anonyme, manifestement une femme, vivant avec sa bonne, et apparemment établie entre Paris et Everly [ Seine-et-Marne ] ; son niveau social paraît relativement élevé et ses revenus sont assez conséquents : sur l'année 1772, le montant total de ses dépenses fut de 6365 livres, 8 sols et 9 deniers ( et s'élève à 11174 livres en 1775), pour des recettes globales d'un montant de 6614 livres (11374 livres en 1775), ce qui est d'un bon niveau, sachant que le loyer d'un appartement lui coûte 45 livres par mois, que 3 paires de souliers sont comptabilisées pour 14 livres ou que le salaire annuel moyen d'un ouvrier est alors de 250 livres. Si l'on trouve plus aisément d'anciens livres de comptes professionnels, de tels livres de comptes domestiques, très riches d'enseignement sur la vie quotidienne sous l'ancien régime sont aujourd'hui beaucoup plus rares et recherchés. La rédactrice de ce livre de compte évoque en octobre 1772 un voyage de Maneville à Paris, puis un voyage en Angleterre (pour un montant de 365 livres), le 5 juin 1773 un déplacement de Paris à Everly, en octobre un passage à l'hôtel d'Harcourt et, ainsi qu'en 1774 et 1775 le paiement de porteurs à Versailles, en 1775 un transport de chaise à porteur (sic !) de Versailles à Rheims pour un montant de 58 livres, divers voyages de Langlois à Everly, le coût d'un emballage de robes pour Reims (28 livres) etc. etc.. On apprend également que l'auteur du manuscrit s'est rendu à Bailleuil, Theuville et Villenoxe [ Villenauxe ]. Les frais de bois s'élèvent à 222 livres pour l'année 1771 (dont 2 livres et 8 sols pour les deux cierges de la Chandeleur). Pour les dépenses de bouche, on relève notamment l'achat d'huîtres, de "glaces en gouté", de pain de sucre et de thé, de "glaces en brioche pour gouté". Les achats de toiles et mousselines concernent des fichus, corsets, "toille de laval", toile pour festons de deux "falbanats", ou pour feston de 12 chemises d'hommes, de "polonnaise de basin", "pour festons en monture de 13 tours de gorge" etc. etc. Le blanchissage évoque le racommodage de "mon habit de paysane" (plus loin "de mon habit de troubadour") comme celui de "bas de soie", de "Polonaise de croisé" ou d'une "coeffure de maline brodée", etc.. Les achats de souliers et gants concernent des "bas de Soye blanc de Nîme", 14 paires de souliers, de dessus de soulier brodés, 24 paires de "chosons", de "gans pour monter à cheval" etc. etc.. Pour les corps et ouvrages de Baleines, on note un "corps à monter à cheval" pour 18 livres ou le racommodage d'un habit de Cochoise. Le chapitre des Robes est très fourni, avec des achats de tissus plus ou moins importants (jusqu'à 30 aunes pour un montant de 123 livres), la mention d'un achat "payé à Mme Le Vieux couturière rue du Bac vis-à-vis l'Hôtel des Mousquetaires la façon d'un désabillé de taftas noir", du "taftas noir gris blanc chiné et pistache", de toile "pour façon d'un déshabillér de satin bleu, d'une robe de dauphine rose, d'une robe de musulmane à panier, d'une robe de pou de soie...", d'une "robe de perse verte", de robes en "taftas d'Angleterre", en "taftas d'Italie" ; on trouve aussi l'achat de nombreux bonnets, chapeaux, fichus, "coeffure de blonde", plumes, "paire de manchette de blonde de chenille" ; le chapitre des Dépenses Extraordinaires évoque notamment, "la nourriture de 20 jours de mon cheval à l'école militaire", 24 livres "pour avoir fait copier et relier l'instruction des Ursulines", on note même l'achat "du présent registre" pour 6 livres, l'achat des Sermons de Massillon, ou de "La Religion méditée en 6 vollumes" etc. etc. ; au titre des dépenses d'Education, elle évoque un Maître d'Ecriture pour 2 mois", un maître de Clavecin pour 2 mois, un maître de musique pour 2 mois, un "maître de danse anglois", un "maître de Harpe", "M. de La Roche maître de Dessein", "M. Baltasar Maître de danse", "M. de Baumont Maître d'Histoire", "M. Grécour, Maître de danse", un "maître de viole turque", un maître de mathématiques et de "phisique" ; Les dépenses de mercerie et de pommades sont conséquentes. En 1775, les pertes au jeu "déduction faite du gain" s'élève à 572 livres. Tous ces détails sont naturellement très loin d'être exhaustifs, et l'on trouvera dans ce document un foule remarquable de détails pittoresques et passionnants qui permettent de rendre remarquablement, à qui peut lire entre les lignes, toute l'atmosphère particulière à un certain milieu à la fin du règne du règne de Louis XV et en début de règne de Louis XVI.‎

SARL Librairie du Cardinal

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