Remarquable exemplaire, grand de marges, conservé dans son élégante reliure de l’époque signée du maître relieur Kleinhans. De la bibliothèque B. Loliée. 2 volumes in-8 de : I/ (2) ff., 422 pp., 1 portrait, 1 plche; II/ (2) ff., 414 pp., 2 plches. Demi-veau bleu, dos lisse orné de fers et de roulettes dorés, tranches marbrées, qq. piqures. Reliure de l’époque signée Kleinhans. 209 x 130 mm. Sand, George. Lettres d’un voyageur. Paris, Bonnaire, 1837. Édition originale de la plus extrême rareté en jolie reliure d’époque signée d’un maître relieur. Carteret, II, 307 ; Clouzot, 243; Vicaire, VII, 207. « Assez recherché » (Clouzot). Les Lettres d’un voyageur de George Sand (1837) constitue un bien singulier recueil, inclassable tant il est divers, rassemblant des lettres qui sont aussi des fragments de journal intime, des récits de voyage, des essais d’esthétique, de politique et de morale. Cette amplitude fascine le discours critique qui y entend George Sand au plus près bien sûr, mais aussi, à travers elle, la voix d’un modèle de romantisme. Composés de douze lettres, datées du 15 mai 1834 au 29 mai 1836, ces récits constituent un singulier recueil, inclassable tant il est divers, rassemblant des lettres qui sont aussi des fragments de journal intime, des récits de voyage, des essais d'esthétique, de politique et de morale. On sait que les trois premières lettres, écrites à Venise après le départ d'Alfred de Musset, ont été inspirées par la relation orageuse de George Sand avec ce dernier, lors de leur voyage en Italie en 1833-34. Alfred de Musset s’inspirera de cette liaison pour écrire son unique roman, "La Confession d'un enfant du siècle", qu’il publiera en 1836. La septième lettre est adressée à Franz Liszt Si George Sand se montre particulièrement discrète sur ce qui touche à sa vie privée, elle ne garde pas la même pudeur lorsqu’elle évoque ses proches parents. Ainsi conte-t-elle longuement la jeunesse orageuse de sa mère, exposée à des « hasards effrayants » au cours de la campagne d’Italie et qui nous est montrée quittant une « riche protection » pour suivre M. Sand. L’histoire de sa jeunesse et de ses passions est voilée à l’extrême et il y a certainement plus d’exactitude, malgré la fiction, dans les Lettres d’un voyageur. Chacune des 12 lettres qui composent cet ouvrage, adressées à des amis de l’auteur, a d’abord paru dans la Revue des Deux Mondes en 1834-1836, à l’exception de la douzième, publiée dans la Revue de Paris en 1836. Les trois premières, écrites à Venise après le départ de Musset, lui sont adressées ; la septième l’est à Franz Liszt. Très joli exemplaire, grand de marges, élégamment relié par Kleinhans, relieur parisien actif entre 1814 et 1855 provenant de la bibliothèque B. Loliée. Un portrait de l’auteur gravé par Luigi Calamatta, daté 1837, provenant de l’édition collective de 1837-1841, ainsi que 3 gravures sur acier montrant des vues, ont été ajoutés à l’exemplaire.
Reference : 18870
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A Londres et se trouve à Paris / A Londres, Chez Esprit & Chez la veuve Duchesne / sans nom /, 1780 / 1779 /. Petit in-8 de [2]-248-37-[3]-80 pages, plein veau moucheté, dos à 5 nerfs orné de filets, titre, encadrements et fleurons dorés, filet doré sur les coupes, filet à froid encadrant les plats, tranches rouges.
"Ces lettres ont pour parti pris de ne dire que le beau, l'agréable, le poétique et l'artistique des pays visités. Ce voyageur se veut homme de goût et ne désire incommoder personne avec de la critique. En somme, il incite à rêver de beaux voyages en un monde où tout va pour le mieux." D. Bornemann, in clrv.org. Il y est aussi question de musique. L'avant dernière pièce regroupe une critique des Conseils à un jeune poète, publié dans le Mercure en février 1780, et une critique des Lettre d'un voyageur anglais, publiée dans le Mercure en mars 1780, signée M. Garat. L'auteur, chapelain du comte de Bristol et de Hervey, évêque de Derry en Irlande, était un homme de lettre apprécié de Frédéric II. Il sillonne l'Europe, consacre de nombreuses page à l'Italie, et fera une halte à Ferney, ou il rencontre Voltaire alors âgé de 81 ans, et il rapporte leurs conversations sous forme de dialogue. Joli ensemble peu commun.
102 VOLUMES in 12 DONT 16 EDITIONS ORIGINALES 6 PREMIERES EDITIONS IN 18 3 EDITIONS EN PARTIE ORIGINALES 2 SUR HOLLANDE, DE LA BIBLIOTHEQUE DE GEORGE SAND 1 PREMIERE EDITION IN 12 1 LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE Reliure toilée uniforme, tranche de tête dorée. Reliure de Barast. Ex libris de Jane Misme *sur tous les volumes. Dos salis, intérieur frais (à l'exception de quelques volumes ) *(Jeanne Marie Joséphine Maurice, connue sous le nom de Jane Misme, née le 21 mars 1865 à Valence (Drôme)1 et morte le 23 mai 1935 dans le 16e arrondissement de Paris2, est une journaliste et féministe française, fondatrice du journal La Française publié de 1906 à 1934. Elle est membre du comité exécutif de l'Union française pour le suffrage des femmes et du Conseil national des femmes françaises. Source Wikipedia)
Photos à retrouver sur : www.ebay.fr/itm/325343972660
1744 Londres, Thomas Cooper, 1744, in-12 de (4)-363 pp., reliure de l'époque de plein veau brun, dos à nerfs orné de caissons de fers dorés, pièce de titre jaune, bel exemplaire.
Edition originale et peu courante de ce recueil demeuré anonyme, de lettres fictives écrites par un voyageur qui se présente comme un espion civil et politique. Le titre voudrait nous faire croire que Voltaire en est l'auteur, mais il n'en est rien. Il fut attribué à Voltaire, mais également à Emer de Vattel, sans que l'on puisse l'affirmer avec certitude. Dans ces lettres, le voyageur décrit les différentes villes qu'il visite et les personnes qu'il rencontre, tout en fournissant des informations sur les affaires civiles et politiques de chaque lieu. Dans son ouvrage l'auteur critique les inégalités sociales et les abus de pouvoir des gouvernements. L'auteur utilise un style d'écriture élégant mêlé d'ironie pour souligner avec talent les absurdités de la société. Provenance : Ex libris armorié gravé de l'époque (XVIIIe siècle) surmonté de la devise "QUO ALTIOR EO MINOR", de la famille Juel (autrefois Juul), importante famille de la noblesse danoise, dont le nom a été relevé par des descendants en ligne féminine, les comtes Krag-Juel-Vind-Frijs et d'autres branches comme les barons Juel-Brockdorff. Elle est originaire du nord du Jutland et a donné nombre de serviteurs de la couronne et des chefs militaires. Les armes des Juel consistent en une étoile d'or à six pointes (par la suite sept) au-dessus de trois rivières d'argent sur fond azur.
Londres et Paris, chez Esprit et la veuve Duchesne, 1780. 1 In-8 (205 x 123 mm), 248 pp. Maroquin rouge avec encadrement de roulettes, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert, roulette sur les coupes, filet sur les coiffes, roulette intérieure, tranches jaunes (reliure de l'époque).
L'exemplaire du dédicataire, le comte de Bristol. Deuxième édition de ce recueil de lettres écrites en français. Elles contiennent des considérations sur les mœurs, les arts et la littérature en Italie et à Paris. Quelques lettres sont consacrées à l'Allemagne et à la Suisse ; plusieurs prennent la défense de Shakespeare. Selon Quérard, le marquis Claude-François-Adrien de Lezay-Marnézia (Metz, 1735-Besançon, 1810) aurait participé à la rédaction de l'ouvrage. Ces lettres sont précédées d'une dédicace au comte de Bristol, évêque de Derry (dont l'auteur était le chapelain) et de ce détonnant avant-propos : "Les lecteurs en général ont si peu de connaissances et de tact, que c'est presque une folie de se faire imprimer. Il y a cependant des exceptions, et j'espère, Lecteur, que vous êtes du nombre. Si vous n'en êtes pas, je vous avoue, que vous me feriez bien plus de plaisir de jeter mon livre au feu que de le lire : si vous en êtes, je ne vous demande point de quartier ; la gloire ou la mort." Cet ouvrage fait suite aux Lettres d'un voyageur anglais publiées pour la première fois à Genève en 1779, consacrées à Berlin, Dresde, Vienne, La Haye, Rome, Naples mais aussi Ferney où l'auteur rencontra Voltaire. Cet exemplaire comprend, sur le feuillet blanc avant la page de titre, la mention manuscrite : "Earl of Bristol". Cette mention est probablement de sa main ou de celle de l'auteur qui réserva à son dédicataire et protecteur un bel exemplaire, grand de marge, relié en maroquin. Bel exemplaire en maroquin de l'époque. Quérard, Les Supercheries littéraires dévoilées, III, p. 980 ; Quérard, La France littéraire, IX, p. 124.
1837 Paris, Félix Bonnaire, 1837. Deux volumes in-8 (146 X 227 mm) demi-maroquin noir à grain long et à petits coins, dos lisse composé de deux grands compartiments entièrement ornés de fers dorés à décor rocaille et d'un petit compartiment central contenant auteur, titre et tomaison dorés, plats et dos (petits manques aux dos) de la couverture conservés (BERNASCONI). Tome I : faux-titre, titre, 422 pages ; Tome II : faux-titre, titre, 414 pages.
ÉDITION ORIGINALE de cet « ouvrage important et recherché », selon Carteret. RARISSIME EXEMPLAIRE IMPRIMÉ SUR VERGÉ FORT DE HOLLANDE, tirage de luxe inconnu des bibliographies spécialisées. Ce papier est plus épais que celui du tirage courant, également imprimé sur papier vergé. Seul Georges Vicaire évoque ce papier de Hollande, à propos de l'exemplaire des "Oeuvres Complètes" de George et Maurice Sand, référencé sous le numéro 769 du catalogue de leur bibliothèque, et qui est annoncé sur «papier de Hollande ». Ces deux volumes des "Lettres d'un voyageur" composent en effet les tomes XV et XVI des "Oeuvres Complètes" publiées par Félix Bonnaire et qui comptent 27 tomes. Clouzot écrit, à propos de cette édition parue de 1837 à 1842 : «Édition très rare complète et des plus importantes. En effet de nombreuses oeuvres y paraissent pour la première fois. Il a été tiré fort probablement quelques vélin fort de chacun de ces volumes ». Carteret reproduit à pleine page la couverture bleu ciel avec encadrement de dentelle de cet ouvrage, mais n'évoque aucun grand papier pour cette édition. (VICAIRE, T. VII, pp. 302/303 et 305/306 - CLOUZOT, pp. 243 et 250 - CARTERET, II, pp. 307 et 318). Composés de douze lettres, datées du 15 mai 1834 au 29 mai 1836, ces récits constituent un singulier recueil, inclassable tant il est divers, rassemblant des lettres qui sont aussi des fragments de journal intime, des récits de voyage, des essais d'esthétique, de politique et de morale. On sait que les trois premières lettres, écrites à Venise après le départ d'Alfred de Musset, ont été inspirées par la relation orageuse de George Sand avec ce dernier, lors de leur voyage en Italie en 1833-34. Alfred de Musset s’inspirera de cette liaison pour écrire son unique roman, "La Confession d'un enfant du siècle", qu’il publiera en 1836. La septième lettre est adressée à Franz Liszt. BEL EXEMPLAIRE non rogné, soigneusement lavé et encollé, avec les plats des fragiles couvertures bleu ciel en parfait état, présenté dans une élégante reliure romantique à l'imitation de BERNASCONI. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.