in 12 broché, faux-titre, frontispice sur double page, titre, 335 pages, quatre cartes en couleurs, sur double page, 15 gravures-photographies, certaines sur double page, dont le frontispice, 2 pages de table. Paris Librairie Plon Nourrit& Cie 1888. Dos frotté avec titre et références pratiquement illisibles. A signaler: taches brun clair en demi-cercle dans la marge supérieure du frontispice, une tache brun clair dans la marge supérieure de l’illustration en regard de la page 50, une pâle mouillure en marge extérieure de l’illustration en regard de la page 244. Une mouillure en demi-cercle en marge supérieure de l’illustration en regard de la page 313
Hambourg, Éditions Ewald Becker, [circa 1950]. En 4 feuilles jointes formant une carte de 1,70 x 1,66 m ; montée sur toile, entre deux baguettes de bois avec liens de cuir.
Magnifique carte monumentale de la Terre Sainte, publiée vers 1950 par Ewald Becker à Hambourg. Elle s'étend au nord jusqu'à la région historique de Cilicie et le lac de Van, en Turquie, à l'ouest jusqu'aux rives du Nil, où figurent les villes d'Hérakléopolis, de Memphis et la Vallée des Rois, et à l'est jusqu'au Golfe Persique et aux régions antiques de l'Élam et de Médie, aujourd'hui en Iran. Elle est décorée de 28 vignettes figurant des scènes de l'Ancien Testament et des monuments anciens, numérotées et légendées dans un encadré en bas à gauche : représentation du Déluge et de l'arche de Noé ; Abraham quitte Haran pour la Terre Promise ; stèle divine provenant d'Ougarit ; Babylone avec l'enceinte sacrée et la Tour de Babel ; la reine de Saba va trouver le roi Salomon ; Moïse, bébé, sauvé des eaux du Nil ; les pyramides et le Sphinx de Gizeh ; statue de Ramsès II ; masque en or du pharaon Toutânkhamon ; la Vallée des rois, etc. À droite de ces légendes se trouve un tableau donnant la chronologie des rois d'Égypte, d'Assyrie, d'Israël, de Babylonie, de Perse, et une liste des prophètes. La partie inférieure droite est occupée par une carte des douze tribus d'Israël. Ewald Becker-Carus était un peintre, graphiste et professeur d'art allemand. Il existe une version allemande de cette carte, ayant pour titre Bildkarte zum Alten Testament. Il existe également une variante, traduite en plusieurs langues. Très rare. Nous n'avons pas trouvé d'exemplaires de cette version française dans les collections publiques. Bel exemplaire. Petits frottements dans les légendes et dans la carte des douze tribus. Die Kladde, Ausgabe 1/2018, Ostfriesisches Schulmuseum Folmhusen, Blätter für Freundinnen und Freunde des Schulmuseums Folmhusen, p. 2 (photo de la version allemande).
Frauenfeld: Huber, 1915, in-8vo, 87 S., unaufgeschnitten, Original-Broschüre. Umschlag knitterig.
Phone number : 41 (0)26 3223808
La Haye Anna Beek circa 1710 488 x 586 mm.
Très rare plan gravé figurant le siège de la ville de Gand, publié par Anna Beeck à La Haye. Le plan montre comment la ville fut assiégée le 22 décembre 1708 par l'armée des Hauts Alliés commandée par le duc de Marlborough et le prince Eugène, lors de la Guerre de Succession d'Espagne. Anna Beeck publia de nombreux plans de batailles et de sièges durant la Guerre de Succession entre 1697 et 1717. Ses cartes se trouvent souvent dans des atlas composites, n'ayant pas elle-même publié d'atlas. Pierre Husson lui succéda en 1717. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque.
La Haye Anna Beek circa 1710 244 x 370 mm.
Très belle estampe gravée figurant un panorama et un plan de la ville fortifiée de Trier, publiée par Anna Beeck à La Haye. Anna Beeck publia de nombreux plans de batailles et de sièges durant la Guerre de Succession entre 1697 et 1717. Ses cartes se trouvent souvent dans des atlas composites, n'ayant pas elle-même publié d'atlas. Pierre Husson lui succéda en 1717. Bel exemplaire brillamment colorié à l'époque. Rare.
Zaltbommel, Europese Bibliotheek, 1996 Hardcover, 80 pagina's, 15 x 21 cm. ISBN 9789028863170.
A Leide, Chez Pierre Vander, 1727. 7 vol. (sur 8) in-8 de 1506-[2] (Pagination continue : [17 ff.], [278] + [299] + [164] + [128] + [198] + [177] + [131] pp.), plein veau havane moucheté, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, étiquettes de titre bordeaux, tranches rouges. Dos et coins frottés, coiffes sup. des vol. 1, 4, 5 et 8 manquantes, coiffes inf. du vol. 8 manquante, accroc à la coiffe sup. vol. 6 et à la coiffe inf. vol. 4, mors 1er plat légèrement fendu aux vol. 1, 2, 4 et 5 (env. 1 cm.), quelques rousseurs sur les cartes et pl.
Illustré de 7 frontispices , 4 cartes et 179 pl. dépliantes. Le vol. 3 est manquant.
Amsterdam [Johannes Janssonius, 1631-1633]. 372 x 490 mm.
Belle carte du Dauphiné, exécutée par Henricus Hondius d'après la carte dressée par Jean de Beins, et issue du Theatrum Universæ Galliæ, publié à Amsterdam entre 1631 et 1633 par Johannes Jansson. Elle est ornée d'un cartouche de titre, d'un cartouche contenant la dédicace de Jean de Beins au roi Louis XIII, d'un cartouche contenant l'échelle des distances, et des blasons du Dauphiné et de la Savoie, placés directement sur la carte. Verso blanc. Considérée comme la véritable première carte du Dauphiné, la carte de Jean de Beins est fondamentale pour la cartographie imprimée de cette région. Dressée en 1617, elle parut pour la première fois en 1622 dans le Théâtre Géographique de Jean Leclerc, et sera largement diffusée jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Nommé en 1607 géographe et ingénieur du roi pour le Dauphiné et la Bresse, Jean de Beins participa activement aux travaux de défense des frontières du royaume sous les règnes de Henri IV et de Louis XIII. Bel exemplaire. Mille, p. 107 ; Aliprandi, II, p. 30, 97.1 ; Van der Krogt, Koeman's Atlantes Neerlandici, 4750:1A.
Paris Librairie Plon 1931 in 8 (22,5x14) 1 volume reliure demi basane marron à coins, couverture conservée, VIII et 491 pages (reliure signée: P. Ruffel, relieur). Bon exemplaire
Bon Reliure Jeux cartes français française France
P., Plon, 1931, 1 vol. in-8 br. de VIII - 491 pp.
Dechirures recollées en couverture, nombreuses petites rousseurs dans le texte, en l'état.
Paris, Robin, 1766. 3 volumes in-12, veau marbré, dos là nerfs orné (Reliure de l'époque) avec pièce de titre et tomaison , tranches rouges , ex-libris sur le contre-plat , défauts de reliure , coins et coiffes usés , début de fentes aux charnières , etc.
Première édition de la traduction française, ornée d'une carte dépliante de la route entre Moscou et Pékin. L'ambassadeur et médecin écossais Jean Bell d'Antermony (1691-1780) voyagea de 1715 à 1738 , pour le compte de Pierre Ier de Russie à Pékin ,mais aussi à Ispahan et Derbert en Perse, puis à Constantinople . « Ce voyage rectifie beaucoup de positions géographiques très-erronées, qui s'étoient glissées dans les cartes des pays visités par ce voyageur. On trouve aussi des notions utiles en botanique et en zoologie» (Boucher de La Richarderie, t. I, pp. 196-197). L'édition contient également le Journal de la résidence de M. Lange, Agent de Pierre I, à la cour de Pékin, en 1721 & 1722 et le contenu ses Négociations (t. II, pp. 125 -362). Lorenz Lange faisait partie de l’ambassade de Russie en Chine , il était chargé de rétablir les relations commerciales avec la Chine , très profitables pour la Russie. L’ambassade fut confiée au capitaine de la Garde impériale Lev Izmajlov et comprenait une vingtaine de personnes . Chadenat, n°5644. - Cordier, Sinica, col. 2093-2094. P2-5A
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 295 x 354 mm.
Beau plan en élévation de la vieille ville d'Angoulême, capitale de la région historique de l'Angoumois, dans le département de la Charente. Il a été dessiné par François de Corlieu, procureur du roi au siège présidial d'Angoumois et premier historien de l'Angoumois. Il est issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée par Nicolas Chesneau en 1575. Texte français au dos. Les angles supérieurs sont décorés, à gauche, des armoiries de l'Angoumois, à droite des armoiries d'Angoulême. La vue est prise depuis le nord, où se trouvent la chapelle Saint Roch et l'église de l'Houmeau, église du XIIe siècle dite église des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, remplacée en 1840 par l'édifice actuel nommé Saint-Jacques de l'Houmeau. Au bas de la vue se trouvent 28 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville, parmi lesquels : la cathédrale Saint-Pierre ; les couvents des Jacobins et des Cordeliers ; la paroisse de Saint-Cybard ; la Pesne, ou église Notre-Dame de la Pesne ; l'Évêché ; le château ; le parc ; le Châtelet, à l'emplacement des halles actuelles, aujourd'hui disparu ; le temple des Juifs, qui était situé à proximité de l'église Saint-Martial ; les onze portes de la ville : du Palet, de l'Arc, de Beaulieu, Saint Pierre, Saint Vincent, de Périgord, du Sauvage, de Nantron ou Nontron, Saint Martial, de Chandes et Esguière ; l'abbaye de Saint-Cybard ; les rivières de Charente et d'Angeine ou d'Anguienne ; Dirac, bourg situé au sud-est d'Angoulême, montrant l'église Saint-Martial ; et l'abbaye de Saint Ausony ou Saint-Ausone. Le plan est orienté au sud, avec le nord placé en bas. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BELLEFOREST I-1, 33.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 290 x 354 mm.
Beau plan en élévation de la vieille ville d'Embrun, dans la région historique du Dauphiné et le département des Hautes-Alpes. Il est issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée en 1575. Texte français au dos. Il est décoré d'une superbe frise de style Renaissance, ornée de chimères, d'animaux fantastiques, d'angelots, de vases, de guirlandes de fleurs, d'une gueule de monstre marin couronnée des tours crénelées que l'on retrouve sur le blason de la ville, et des monogrammes de Nicolas Chesneau, l'éditeur, et de Michel Sonnius, l'imprimeur. Au bas de la vue se trouvent 17 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville : l'église métropolitaine de Notre-Dame ; l'Archevêché ; le Jardin de l'Archevêché ; les églises paroissiales Saint-Marcellin, Saint-Pierre, Saint-Donat, Saint-Hilaire, Saint-Vincent et Sainte-Cécile ; le Couvent des Cordeliers ; la Tour Brune et la Prison de l'Archevêque ; la Tour de l'Horloge et la Maison du Chapitre (Chanonges) ; la tour du Palais, siège du baillage ; la place du Palais ; la Roche ou Roc d'Embrun sur lequel est située la moitié de la ville ; la prairie entre la Roche et la rivière ; et la rivière Durance. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BELLEFOREST I-1, 50.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 422 x 551 mm.
Célèbre et beau plan en élévation de Paris, issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée en 1575. Il est orné, en haut à gauche, des armoiries de France, surmontées d'une couronne royale fermée et entourées du collier de Saint-Michel, et en haut à droite, des armoiries de Paris. Un second titre La Ville, Cité, Université de Paris est inscrit sur une banderole flottante. Ce plan reproduit assez fidèlement le plan attribué à l'architecte Jacques Androuet du Cerceau, traditionnellement appelé plan de Saint-Victor, du nom de la bibliothèque parisienne qui conservait au XVIIIe siècle l'unique exemplaire alors connu. Il figure avec précision la totalité de l'enceinte de Philippe Auguste (roi de France entre 1180 et 1223), construite entre 1180 et 1223 sur la rive droite ; il comporte quelques mises à jour, notamment le nouvel Hôtel de Ville, dont la partie sud fut édifiée sous François Ier et Henri II de 1533 à 1551, le front bastionné de la Bastille, ainsi que la Maison de la Royne, dicte les Thuilleries. Il s'agit du Palais des Tuileries, dont la construction fut ordonnée par Catherine de Médicis, qui confia la conception de l'édifice à Philibert de l'Orme en 1564. Le Palais figure ici en construction, au-delà de l'enceinte de Charles V (construite entre 1367 et 1383). On peut voir également les rangées de maisons occupant le Petit pont et les ponts au Change, Saint-Michel, et Notre-Dame. Près du pont au Change figure le pont aux Meuniers, construit à la fin du XIIIe siècle. C'était un pont destiné à la fabrication de la farine, dont les piles abritaient des moulins flottants. Il s'effondrera en 1595, provoquant la mort de 150 personnes. Le pont Neuf, dont la construction démarrera trois ans après la publication de ce plan, est logiquement absent. Sur la Seine, au sud de la pointe occidentale de la Cité, on peut voir le Moulin de la Monoye, dict de la gourdayne, et deux îlots. Le premier était nommé îlot de la Gourdaine, le second, île aux Juifs. C'est sur cette île que furent brûlés vifs en 1314 Jacques de Molay, dernier maître des Templiers, et Geoffroy de Charnay, grand prieur de Normandie. Le plan montre également l'île Saint-Louis, divisée en deux parties. Au XIIIe siècle, elle fut coupée en deux par un chenal ; la partie ouest s'appelait île Notre-Dame, et la partie est, île aux Vaches. À cette époque inhabitées et essentiellement recouvertes de prairies, elle étaient utilisées par les paysans qui y faisaient paître leurs vaches. Les deux îles seront réunies sous Louis XIII, et leur urbanisation débutera à la même époque. Au-delà de l'île Saint-Louis, on peut voir l'île Louviers, qui sera rattachée à la berge en 1847. À l'est de la ville, on peut voir les bois et château de Vincennes, et le village de Charenton. Les bâtiments publics, lieux et monuments les plus importants, sont numérotés et nommés dans quatre cartouches (121 légendes au total). Les angles sont décorés de têtes d'anges aux joues gonflées symbolisant les quatre vents cardinaux : Subsolanus (vent d'est), Auster (vent du sud), Septentriones (vent du nord), et Favonius (vent d'ouest). L'orientation du plan est celle en usage à cette époque : l'ouest est situé au bas du plan, et la Seine est placée sur un axe vertical et non horizontal. Le nom du graveur, Cruche, figure en bas à gauche. Il s'agit de Pierre Eskrich, dessinateur et graveur sur bois d'origine parisienne, qui séjourna à Lyon de 1545 à 1551, puis à Genève de 1552 à 1564, puis revint à Lyon où il resta jusqu'à sa mort. Parmi ses œuvres géographiques figurent la Mappemonde nouvelle papistique (1566-1567) et des cartes de Terre Sainte. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bon exemplaire. Petites déchirures restaurées, petit manque au niveau du trait d'encadrement dans la partie basse, anciennes pliures avec trois minuscules manques. Boutier, 17 ; Pinon & Le Boudec, pp. 36-37 ; Dufour, Collection des anciennes descriptions de Paris, François de Belleforest, L'ancienne et grande cité de Paris, 1882, pp. XI-XV.
Paris, Nicolas Chesneau, 1575. Gravure sur bois de 40 cm x 33 cm, légende avec lettres et numéros dans la marge inférieure désignant les rues et monuments, texte en français au verso. Très bon état. Sous verre dans un cadre moderne en chêne foncé, 53 x 47 cm.
Si l'on excepte le remarquable Livre des Fontaine dessiné en 1525, le Pourctrait de la Ville de Rouen est sans doute le plan le plus intéressant du XVI ème. Ce plan est paru dans la "Cosmographie Universelle de tout le monde" de Belleforest, à Paris en 1575. Ce dernier était historiographe de France sous Henri III et continua l'important travail de Sébastien Münster dont il utilisa plusieurs planches. La vue représente la Ville de Rouen, à vol d'oiseau, prise du Faubourg Saint-Sever. Les armoiries de la ville en haut au centre. Le texte descriptif de la Cosmographie vante les attraits de Rouen : "La Ville de Roüen, laquelle ,est en assiette fort plaisante et bien placée...il n'y a aujourd'huy ville en Europe plus hantée de marchans". Si l'on excepte le remarquable "Livre des fontaines dessiné en 1525, le "Pourtraict de la ville de Rouen" est sans doute le plan le plus intéressant du XVIè siècle et celui qui sera ultérieurement le plus imité.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 203 x 375 mm.
Beau plan en élévation de la ville et château de Loches, dans la région historique de la Touraine et le département d'Indre-et-Loire. Attribué au graveur Raymond Rancurel, il est issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée par Nicolas Chesneau en 1575. Il est décoré d'un cartouche de titre et des armoiries de la ville. Il est accompagné de 26 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville : le portail du château ou porte Royale ; les grosses tours Neuve et Carrée du château ; l'église Notre Dame, aujourd'hui église Saint-Ours ; le logis du roi ; la paroisse de Saint-Ours ; la Tour de la belles Annés, ou tour de la Belle Agnès, nommée d'après Agnès Sorel, favorite du roi de France Charles VII ; le portail de Quintefou ou Quintefol ; le portail des Cordeliers ; la chapelle Saint Antoine ; la maison de ville ou palais ; le portail de Picoys ou porte Picois ; la chapelle de Vignemont ; la fausse porte des premières murailles du château ; la Grand Rue ; la chapelle de Notre Dame des Perrys ou Chapelle Notre Dame des Péris ; l'Hôtel Dieu ; le faubourg de Picois ; la porte Poitevine ; la porte de l'entrée de la ville de Beaulieu, ou Beaulieu-lès-Loches ; le pont de l'isle Oger, ou pont de l'Île Auger, pont médiéval situé à Chambourg-sur-Indre ; le fleuve Indre ; la maladerie ou hôpital pour les lépreux ; le pré feu Sibille, ou Petit Mail dit la Promenade ; le petit fort du château ; et le ruisseau de la fontaine du Vivier qui n'est autre que la rivière de Mazerolles. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bel exemplaire. Bas de la pliure fendu. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BELLEFOREST I-1, 26.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 176 x 310 mm (vue et légendes).
Vue de la ville de Montpellier, issue de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée en 1575. Avec 28 légendes numérotées. Texte sur la même page et au dos. Traduction française de la Cosmographie de Münster, la Cosmographie de Belleforest ne connut qu'une seule édition en 1575. Bel exemplaire. Pastoureau, BELLEFOREST I-2, 56.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 273 x 338 mm.
Beau plan en élévation de la vieille ville de Nevers, dans la région historique du Nivernais et le département de la Nièvre. Il est issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée par Nicolas Chesneau en 1575. Texte français au dos. La vue, prise depuis le sud et la rive gauche de la Loire, est accompagnée de 40 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville, notamment : l'église cathédrale ou cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Nevers ; le château, ou Palais ducal de Nevers ; la tour de l'Horloge ; les abbayes et prieurés ; les paroisses ; la porte et pont de Loire ; la porte, pont et ravelin (ouvrage en forme d'éperon couvrant un pont ou une porte) de Crone ou du Croux ; la porte et ravelin des Artilliers ou Ardilliers ; la porte de la Barre ; la porte et pont de Nièvre ; la porte Saint Nicolas et le pont Chireau ; le pont Madame ; les Pastoreaux ou Pâtureaux ; le faubourg de Moësse ou Mouësse ; les rivières de Loire et de Niepure ou Nièvre ; la chapelle de Notre Dame du bout du pont (pont de Loire) ; les fontaines ; le marché au bled ; la chapelle Saint Sébastien ; le collège ; la Chambre des comtes où sont les prisons de Monsieur ; les vignobles de Montapin, Fondraux et Saulay ; et la chapelle de Saint Benin. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BELLEFOREST I-1, 23.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 260 x 397 mm.
Beau plan en élévation de la vieille ville de Nîmes, dans la région historique du Languedoc, et le département du Gard. Il a été dessiné par Jean Poldo d'Albenas (1512-1563), homme de loi et historien nîmois. Il est issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée par Nicolas Chesneau en 1575. Texte français au dos. Les angles supérieurs sont décorés, à gauche, des armoiries de la ville permises par François Ier, portant la devise COL. NEM., signifiant Colonia Augusta Nemausus, son nom sous l'Empire romain, à droite d'un petit cartouche dans lequel est inscrit Nismes comme elle est à présent. La vue est prise depuis le sud et la porte de la Couronne. Dans la partie basse se trouvent 28 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville, parmi lesquels : la cathédrale Notre-Dame, aujourd'hui cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor ; l'amphithéâtre romain ou arènes de Nîmes ; le Capitole ou Maison carrée ; le château du roi Charles VI ; la tour romaine ou Tourre-Maigne, soit la tour Magne ; le temple antique, à présent monastère des Dames religieuses, ou temple de Diane, transformé en 991 en abbaye pour les religieuses de Saint Sauveur de La Font ; l'eau appelée la Fontaine ; la Tour de l'Horloge ; la coulomne érigée à l'entrée du feu roy François premier, & la salamandre au dessus, ou colonne surmontée d'une salamandre, élevée en souvenir de la visite royale de François Ier en 1533 ; le prieuré convuentuel de Saint Bausile, ou Prieuré de St-Baudile ; le pont du Gar ou Gardon, actuel pont du Gard enjambant le Gardon ; les couvents des Jacobins, des Carmes, des Augustins et des Cordeliers ; le monastère des Dames Saint Clare, ou Monastère des Clarisses ; la tour appelée Vinatiere, car pour l'édifier, fut imposé tribut sur le vin : cette tour qui était située près de la place des Arènes, fut édifiée au XVIe siècle avec les sommes provenant d'un impôt sur le vin ; la porte de la Couronne, où le père de l'auteur, Jean Poldo d'Albenas, premier consul de Nîmes, avait installé de nombreux vestiges afin de les préserver ; les murailles antiques ; le chemin de Montpellier et le Caderand, ou Cadereau (ruisseau) ; les vieux murs et moulins à vent ; la nouvelle muraille ; l'île ou vergier mien (dont nous n'avons pas trouvé la signification), entre les Cordeliers et la Fontaine ; et le palais présidial. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BELLEFOREST I-1, 33.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 280 x 354 mm.
Beau plan en élévation de la vieille ville de Romans-en-Isère, dans la région historique du Dauphiné et le département de la Drôme. Attribué au graveur Raymond Rancurel, il est issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée par Nicolas Chesneau en 1575. Texte français au dos. Il est décoré d'un cartouche de titre flanqué des armoiries du Dauphiné et de la ville de Romans-sur-Isère. Au bas de la vue se trouvent 23 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville : les cinq portes de la ville (du Pont, Saint-Nicolas, Jacquemarc, de Clerieu, de Chapelier) ; l'hôpital ; la Tour de l'Horloge ou tour Jacquemart ; la Maison de Ville, actuelle mairie ; le Collège, premier collège de Romans qui était situé rue des Vieilles Écoles ; la Grand place du Marché, renommée place de la Liberté à la Révolution, puis place de la République en 1884, et enfin place Maurice Faure en 1920 ; la place de la Boverie, où se tenait le marché aux bœufs, aujourd'hui renommée place Ancienne Bouverie ; la place du font, couverte, aujourd'hui renommée place Fontaine Couverte ; les Vieux Terraulx, à l'emplacement de l'actuelle avenue Gambetta ; la rivière de l'Isère ; la rivière de la Presle, actuelle rivière Savasse ; mais aussi les nombreux monuments ruinés comme les églises Saint-Bernard ou Saint-Barnard, Saint-Nicolas, Saint-Roman, Sainte-Foy, Saint-Rus, et les Cordeliers. La légende portant la lettre L donne le nom de Nostre Dame sur le pont. Il s'agit de la chapelle Notre-Dame-du-Pont sur le pont Vieux. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BELLEFOREST I-1, 48.
[Paris, Nicolas Chesneau, 1575]. 290 x 367 mm.
Beau plan en élévation de la vieille ville de Valence, dans la région historique du Dauphiné et le département de la Drôme. Il est issu de la seule et unique édition de la Cosmographie Universelle de François de Belleforest, publiée par Nicolas Chesneau en 1575. Texte français au dos. Il est décoré d'un cartouche de titre flanqué des armoiries du Dauphiné et de la ville de Valence. Au bas de la vue se trouvent 28 légendes renvoyant aux lieux et monuments majeurs de la ville : les six portes de la ville (Saunière, Saint-Félix, Tourdéon, du Bourg, du Port et de Pontpery ou Pompéry) ; le Palais du roi ; l'Évêché ; la Maison de Ville, actuelle mairie ; le Collège royal ; la Tour de l'Horloge ; les places aux Clercs, de la Pierre, du Roolle et Saint-Jean ; le Rhône ; mais aussi les nombreux monuments ruinés comme les églises Saint-Apollinard, Saint-Jean, Saint-Jacques ou Notre-Dame de la Ronde, les couvents des Cordeliers et des Jacobins, et la Magdelaine. L'auteur a même représenté le gibet de la ville, entre les églises Saint-Apollinard et Notre-Dame de la Ronde. Au-dessus de la porte de Pompéry, on peut voir le bac à traille enjambant le Rhône. Un bac à traille ou bac à chaîne est un type d'embarcation utilisé pour traverser un cours d'eau, qui se déplace le long d'un câble (la traille) tendu entre deux mâts ou deux tours situés sur chaque rive. La Cosmographie Universelle de François de Belleforest est largement inspirée de la Cosmographie de Sebastian Münster, publiée pour la première fois à Bâle en 1544. Cette version française a cependant été remaniée et considérablement augmentée. Bel exemplaire. Pastoureau, Les Atlas français XVIe – XVIIe siècles, 1984, BELLEFOREST I-1, 49.
1787. En trois feuilles coupées en 40 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 1,31 x 1,50 m.
Magnifique et très rare carte de grand format figurant la Généralité d'Aquitaine, dressée par Pierre de Belleyme et publiée en 1787. Cette date figure dans la mention du graveur du cartouche de titre. L'exemplaire a été finement aquarellé à l'époque. Sous l'Ancien Régime, les généralités étaient des circonscriptions administratives, formées de plusieurs élections ou juridictions de l'impôt. Au XVIIIe siècle, la Généralité d'Aquitaine, appelée Généralité de Bordeaux jusqu'en 1787, comprenait les provinces historiques du Bordelais, du Périgord, de l'Agenois, du Condomois et des Landes, ainsi qu'une enclave dans le Limousin (La Chapelle-Montbrandeix). Elle comptait six élections : Agen, Bordeaux, Condom, Lannes, Périgueux et Sarlat. Pour dresser sa carte de l'Aquitaine, Pierre de Belleyme a utilisé les 48 feuilles, mesurant environ 60 x 90 cm, qu'il avait levées pour sa Carte de la Guyenne dite Carte de Belleyme, ordonnée par l'intendant de la généralité de Bordeaux Charles Boutin, qui désirait doter sa province d'une carte plus détaillée et précise que celle que réalisait Cassini pour l'ensemble de la France. En 1761, un arrêt du Conseil du Roi ordonna le levé de la carte, aux frais de la province. La responsabilité administrative de la Carte de la Guyenne fut assumée par l’intendant, et l’entreprise cartographique fut confiée à Pierre de Belleyme. Sur les 54 feuilles qu’elle devait initialement compter, seules 48 furent achevées. La carte s'étend au nord jusqu'à Royan (Charente-Maritime), Cognac (Charente), La Rochefoucauld, aujourd'hui La Rochefoucauld-en-Angoumois (Charente), et Aimoutier ou Eymoutiers (Haute-Vienne), au sud jusqu'à Saint-Sébastien (Pays basque espagnol), Lescar (Pyrénées-Atlantiques), Auch (Gers) et Toulouse (Haute-Garonne), et à l'est jusqu'à Tulle (Corrèze), Bretenoux (Lot), Castelnau le Montmiral ou Castelnau-de-Montmiral (Tarn), et Lavaur (Tarn). Elle est décorée d'un grand et superbe cartouche de titre allégorique gravé par Charles-Nicolas Varin, illustrant l'activité maritime de la région, et plus particulièrement de la ville de Bordeaux : sur la gauche figure le dieu Neptune armé de son trident ; à son bras se tient une jeune femme nue à demi étendue, représentant une allégorie du fleuve de la Garonne, dont l'eau s'écoule d'une roche ; sur la droite, un second personnage féminin, Cybèle, déesse symbolisant la fertilité, la nature et la protection, la tête couronnée de tourelles, tenant de sa main gauche le blason de la Guyenne (de gueules à un léopard, ou lion qui a la tête de face) ; de sa main droite, elle pointe l'index vers un navire voguant sur l'océan ; à ses pieds se trouvent une ancre marine, une épée, un ballot de marchandises et un tonneau. Au-dessus du titre se trouvent les armoiries du dédicataire, François-Claude-Michel-Benoît Le Camus de Néville, dernier intendant de Bordeaux et de la généralité de Guyenne ou d'Aquitaine, de 1785 à 1790. Les angles de la carte sont décorés de fleurs de lys. Au niveau des quatre bordures figure un monogramme que nous n'avons pas pu identifier. Cette carte bien détaillée indique les villes capitales, les villes remarquables, les petites villes et les bourgs, tous signalés à l'aquarelle rouge, les paroisses, les communautés et édifices religieux, les châteaux, hameaux, maisons, rivières, chemins et routes (aquarellées en rouge), ainsi que les relais des postes. Comme pour sa carte de la Guyenne, l'auteur a utilisé sept symboles pour désigner les forêts et les bois, les châtaigniers, les piñadas (forêts de pins dans le Bordelais), les landes, les marais, les dunes de sable et mêmes les vagues. Dans la partie basse figurent l'échelle en toises, la légende des symboles, et la liste des trente villes principales de la province. Ancien officier du Génie et ingénieur géographe du roi Louis XV, puis de la République, Pierre de Belleyme (1747-1819) siégea au comité de division de la Convention nationale. En octobre 1795, il fut nommé chef du dépôt de topographie aux Archives de la République. Il est également l'auteur d'une très belle carte murale de la France divisée en départements, dont il présenta la première édition à l'Assemblée Nationale et au roi, en 1791, soit un an après la création des départements, qui étaient initialement au nombre de 83. La carte fut mise à jour et rééditée en 1800 afin de représenter les 25 nouveaux départements créés depuis 1791. Il fut anobli par Louis XVIII. Très rare. Nous n'avons localisé qu'un seul exemplaire dans les collections publiques, se trouvant aux Archives départementales de la Gironde. Cette carte se présente également en six feuilles ; la BnF possède la première feuille sur les 6. Bel exemplaire finement aquarellé à l'époque. Sibire, Catalogue des livres et cartes géographiques de la bibliothèque de feu M. le baron Walckenaer, 1853, p. 245, 3010 ; Bulletin et mémoires de la Société Archéologique de Bordeaux, Tome LXVIII, Séance du 12 décembre 1971, 1976, p. 51.
[1785]. 585 x 895 mm.
Feuille n°26 de la Carte de la Guyenne de Pierre de Belleyme, dite Carte de Belleyme, couvrant la partie sud-ouest du Bassin d'Arcachon, et délimitée à l'est par les villes de Mérignac, Pessac et Canéjan. La partie consacrée au Bassin d'Arcachon s'étend d'Andernos à Biganos, Le Teich et Gujan. Les chenaux et les marais salants sont représentés. La carte de la Guyenne, ancienne province française, fut ordonnée, au XVIIIe siècle, par l'intendant de la généralité de Bordeaux Charles Boutin, qui désirait doter sa province d'une carte plus détaillée et précise que celle que réalisait Cassini pour l'ensemble de la France. En 1761, un arrêt du Conseil du Roi ordonne le levé de la carte, aux frais de la province. La responsabilité administrative de la Carte de la Guyenne est assumée par l’intendant, et l’entreprise cartographique est confiée à Pierre de Belleyme (1747-1819), ancien officier du Génie, qui laissera son nom à la carte. Sur les 54 planches qu’elle devait initialement compter, seules 48 furent achevées. Les levés, effectués de 1761 à 1774, à une échelle double de celle de la Carte de Cassini, permirent de soigner la partie topographique du travail, en différenciant les routes et les chemins, et en distinguant les forêts et les bois, les vignes, les châtaigniers, les « piñadas », les landes, les marais et les dunes de sable. Bon exemplaire à grandes marges. Petites déchirures marginales, petite galerie de ver dans la marge inférieure.
Paris, M. de Belleyme, 1791-1800 [1802]. En 40 sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 1,31 x 1,63 m ; onglet de vélin portant le titre manuscrit ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Goujon ; sous étui de papier marbré vert avec titre à froid sur le premier plat.
L'une des toutes premières cartes des départements français, dressée par Pierre de Belleyme et gravée par Barrière. La première édition a été publiée en 1791, soit un un an après la création des départements. La France comptait alors 83 départements. La présente édition a été corrigée en l'an 8 de la République, soit en 1800, mais reflète la situation de la France en 1802. Elle compte alors 108 départements et 402 arrondissements (entre 2 et 6 arrondissements par département). Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Entre 1795 et 1802, se sont ajoutés plus de vingt nouveaux départements annexés en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Suisse, en Allemagne et en Italie. La rive gauche du Rhin fut notamment incorporée en 1797, à la suite du traité de Campo-Formio. Le nombre maximum de 133 départements fut atteint en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Cette superbe carte murale est décorée d'un cartouche de titre monumental, orné des attributs des arts et des sciences. Le titre est placé sur un socle de pierre, sur lequel sont posés deux médaillons portant les inscriptions "Assemblée Nationale. La Nation et la Loi" et "République Françoise. Liberté Égalité" ; au-dessus figurent deux autres médaillons "Département de l'Ain" et "Département de l'Yonne" (premier et dernier départements par ordre alphabétique). À gauche du titre, le livre de la Constitution est posé sur un "autel de la patrie", avec le bonnet phrygien posé sur la pointe d'une baïonnette. Avec table alphabétique des départements et de leurs districts, et tableau des symboles utilisés sur la carte. Au-dessus du Tableau de la division de la France se trouvent des symboles de la République : un Coq Gaulois posé sur un canon, une couronne de laurier, un faisceau de licteur et des étendards. En carton figure la Corse (152 x 903 mm), divisée en deux départements, le Golo au nord et le Liamone au sud, créés en 1793. Cette scission en deux départements fut effective jusqu'en 1811. À gauche de la carte se trouve un Tableau de la division de la France d'après les décrets de l'Assemblée Nationale, donnant la liste des départements, avec les chefs-lieux des départements et des préfectures, et la liste des arrondissements communaux pour chaque département, avec leur nombre. La légende des symboles utilisés permet de repérer les villes capitales ou remarquables, les routes, ou encore les pinadas et les landes. L'échelle est en lieues communes de France et en toises. Les contours des départements ont été aquarellés à l'époque, ainsi que les contours des 27 divisions militaires, dont la numérotation a été reportée en gros caractères manuscrits à l'encre noire. À la création des départements, le commandement territorial militaire fut réorganisé. Le 25 février 1791, tous les anciens gouvernements militaires furent supprimés et remplacés par des divisions militaires, chacune réunissant entre 3 et 6 départements. En 1802, elles étaient au nombre de 27. Chaque division militaire était sous les ordres d'un lieutenant-général assisté de deux ou quatre maréchaux de camp. Ancien officier du Génie, Pierre de Belleyme (1747-1819) fut chargé en 1766 de diriger le levé de la carte de Guyenne, dite Carte de Belleyme. Ingénieur géographe du roi Louis XV, puis de la République, il siégea au comité de division de la Convention nationale. En octobre 1795, il fut nommé chef du dépôt de topographie aux Archives de la République. Il présenta la première édition de sa carte de France à l'Assemblée Nationale et au roi, en 1791. Il fut anobli par Louis XVIII. Très bon exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Quelques rousseurs, étui très usagé.
Paris, Vignon, 1791. En 4 feuilles non jointes, coupées en sections montées sur toile et pliées, formant une carte de 1,15 x 1,58 m ; étiquette en forme de médaillon de l'éditeur parisien Vignon, collée sous le titre, onglets de vélin numérotés.
L'une des toutes premières cartes des départements français, publiée un an après leur création. Superbe carte murale de la France ornée d'un cartouche de titre monumental, décoré des attributs des arts et des sciences. Le titre est placé sur un socle de pierre, sur lequel sont posés deux médaillons contenant trois fleurs de lys, et sur lesquels on peut lire "Assemblée Nationale. La Loi et le Roi" et "Louis XVI Roi des François" ; au-dessus figurent deux autres médaillons "Département de l'Ain. Fédération à Paris 14 juillet 1790" et "Département de l'Yonne. Fédération à Paris 14 juillet 1790". A gauche du titre, le livre de la Constitution est posé sur un "autel de la patrie", avec le bonnet phrygien posé sur la pointe d'une baïonnette. Sous le titre est collée l'étiquette en forme de médaillon de l'éditeur parisien Vignon. Avec table alphabétique des départements et de leurs districts, et tableau des symboles utilisés sur la carte. En carton figure la Corse (280 x 157 mm), avant que celle-ci ne soit, en 1793, divisée en deux départements, le Golo au nord et le Liamone au sud. Peu après le début de la Révolution française, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789, pris par l'Assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraires à l'homogénéité de la nation. Leur nombre exact et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790. Initialement au nombre de 83, trois autres départements vinrent s'ajouter entre 1791 et 1793 : le Vaucluse regroupant Avignon et le Comtat Venaissin annexés en 1791, puis le département du Mont-Blanc, lorsque la Savoie fut incorporée à la France en 1792 ; le troisième département fut créé en 1793, lorsque le département du Rhône-et-Loire fut scindé en deux. Leur nombre atteignit 133 départements en 1812, lors des conquêtes napoléoniennes. Très bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque.