8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Flammarion, 2003, in-8°, 298 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
10 études érudites. "Qui sont les hommes de Dieu - prêtres, moines, pasteurs, ulémas, soufis ou derviches ? La relation à Dieu suppose-t-elle de passer par des intermédiaires, des hommes (ou des femmes) de religion ? Si le clergé semble nécessaire à l'encadrement des communautés chrétiennes, qu'en est-il dans cette autre religion du Livre qu'est l'islam ? Sous l'intitulé général d'Hommes de Dieu, ce livre propose une série de regards croisés sur les histoires de l'islam et des différentes chrétientés (avant et après la Réforme). Les auteurs des contributions rassemblées, soucieux d'échapper aux singularités historiques, ont la volonté commune de se placer sur le terrain de la sociologie des religions et de mettre à l'épreuve la pertinence d'emploi des notions (fonction, charisme, hiérarchie, médiation) et des qualificatifs (religieux, lettré, ascète, consacré) propres à caractériser la "part" que les hommes et les institutions ont, tout au long de l'Histoire, choisi d'affecter à Dieu."
ISOART (Paul) et Christian BIDEGARAY (dir.).
Reference : 62683
(1988)
ISBN : 9782717814187
Economica, 1988, gr. in-8°, 742 pp, broché, bon état (Colloque organisé par l'Université de Nice, Centre d'études politiques et constitutionnelles, et l'Institut Charles de Gaulle)
"Que représente aujourd'hui l'idée de la République dans l'opinion plus sensible, semble-t-il, à l'égalitarisme démocratique qu'à la vertu républicaine ? Il a paru au constitutionnaliste que cette « forme de gouvernement », longtemps régime qui divisait le moins les Français, était devenue leur bien commun. À ce titre elle méritait une analyse renouvelée par la recherche historique. Pensant qu'il en va des systèmes politiques comme de la vie humaine, qui ne prend son sens qu'entre ces deux moments clés que sont la naissance et la mort, il a semblé souhaitable de faire ressortir les caractères originaux de la République française par une réflexion pluridisciplinaire sur ces deux temps forts. Là est alors apparue la richesse du concept. L'inconscient collectif des Français a désormais transformé la République elle-même en lieu de mémoire. Le message ne s'est pas affadi. Aujourd'hui « la République relève du mythe. Elle se fonde sur une représentation... Elle participe d'une éthique et, à certains égards d'une poétique. La République est une province de l'âme »." 40 études coordonnées et présentées par Paul Isoart et Christian Bidegaray, par Maurice Agulhon, Philippe Vigier, Jean-Marie Mayeur, Raymond Huard, Odile Rudelle, Serge Berstein, Isabel Boussard, Claude Langlois, Jean Tulard, Jean-Paul Bertaud, Raoul Girardet, René Rémond, Jean-Claude Allain, Charles-Robert Ageron, François Goguel, Jean-Paul Cointet, Jean-Pierre Rioux, etc. — "La multiplicité des conceptions républicaines et anti-républicaines, les métamorphoses des « Républiques françaises » n'ont apporté que tardivement son évidence à la notion de République, peut-être même fallut-il attendre que l'enjeu idéologique en soit épuisé. Les nombreuses communications portant sur l'histoire de ces républiques diverses, éclairent la tendance unitaire de ces constantes métamorphoses. C'est cette tendance unitaire – aussi négative et minimale fût-elle parfois – qui permet à de Gaulle de joindre nation et république dans une même idée en 1940 et 1958. Ainsi, ce colloque donne-t-il la fois une impression de l'unité démocratique des républiques et une idée de leurs considérables différences d'idéologies et de circonstances." (Revue française de science politique, 1989)
Bloud et Gay, 1935, in-12, 191 pp, biblio, index, édition originale, ex. numéroté sur vélin alfa Ruysdael. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)
Félix Alcan, 1896, in-8°, xxix-691 pp, troisième édition, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, titres et fleurons dorés, encadrements à froid sur les plats, fer doré “Lycée Charlemagne” au 1er plat (rel. de l'époque), un mors faible, bon état
"Le livre de M. Izoulet est le plaidoyer civique le plus passionné, l'hymne le plus enthousiaste qui, depuis longtemps, ait été composé en faveur de la cité moderne. Bien qu'il soit écrit par un philosophe, il n'a rien, dans la forme, qui rappelle les oeuvres de philosophie ordinaires : c'est plutôt à Michelet, à V. Hugo qu'il fait songer, et surtout à Carlyle, que l'auteur a précédemment traduit. Le style en est chaud, vibrant, coloré, riche de comparaisons et d'images, fulgurant même et antithétique à l'excès ; il semble que la dialectique s'y dissimule le plus possible dans une longue suite de chapitres que l'on voudrait moins morcelés, mais, à chaque instant, des formules nettes, concises, paradoxales, originales et expressives viennent rappeler les vérités acquises, éclairer le chemin parcouru et prouver au lecteur que son guide ne l'égare point. – Ce que M. Izoulet a voulu dans cet ouvrage, c'est reprendre la tentative de Hegel et nous donner une théorie de l'État étroitement rattachée à une théorie générale du monde. Toutefois, son originalité propre, – et c'est par là principalement qu'il nous intéresse, – est d'avoir demandé non à la logique et à la raison pure, mais à la biologie et à l'histoire les principes sur lesquels il s'appuie et leur démonstration. L'une lui fait connaître l'animal physique, l'autre l'animal politique ; celle-là les organismes inférieurs, relativement achevés, celle-ci les organismes supérieurs, les sociétés « en train de se faire, » et c'est en s'appuyant sur leurs données, qui mutuellement se complètent, qu'il cherche à édifier son système..." (P.-Félix Thomas, Revue Historique, 1895) — "La biologie nous apprend que des cellules vivantes, de même nature, imparfaites, donnent naissance par leur association (une coordination de forces) aux animaux les plus parfaits. Comment ce fait si important s'est-il passé ? C'est que toutes les fonctions, qui incombaient primitivement à la même cellule, se répartissent entre un certain nombre, qui de cette manière se spécialisent à la vision, à l'audition, etc., et ainsi se perfectionnent. M. Izoulet applique cette idée à la société, à la cité. Les hommes primitifs, par l'association mutuelle, se sont divisés le travail, et se sont perfectionnés par la spécialisation. De même que l'association des cellules fait éclore l'instinct et les facultés de l'animal, de même l'association des anthropoïdes fait éclore la raison, la liberté, les perfections de l'homme : la cité fait les hommes. Dans l'animal, il y a des cellules dirigeantes et dirigées : dans la société, il y a l'autorité et la multitude, l'élite et la foule. La société se perfectionne toujours ; la raison est donc toujours en voie de devenir. C'est au développement de cette idée fondamentale, aux faits et aux arguments qu'elle peut invoquer en sa faveur, ainsi qu'à son application en psychologie et en morale, que M. Izoulet consacre son ouvrage. M. Izoulet explique successivement par son hypothèse bio-sociale, le passage de l'instinct à la raison, la genèse du sens social, du sens scientifique, du sens industrieux, du sens idéal, le passage de l'appétit à l'aspiration et de l'autonomie à la liberté..." (Revue néo-scolastique, 1895)
Les Belles Lettres, 2018, in-8°, 462 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Ce livre invite à entrouvrir la porte de la bibliothèque d'Alexandrie et des banquets d'érudits grecs et romains, à dérouler les papyrus ou feuilleter les livres pour suivre la main des scribes et le regard des lecteurs s'aventurant dans le labyrinthe des mots et du sens. Qu'est-ce qu'une bibliothèque ? Qu'est-ce qu'un texte ? Qu'est-ce qu'une autorité savante ? Et comment les savoirs circulent-ils en société et se constituent-ils en traditions ? A l'heure où les mondes de l'écrit connaissent des mutations profondes, où se pose avec acuité la question des savoir-faire critiques, des outils techniques, de la navigation sur les océans de l'information, l'histoire des pratiques intellectuelles et de la transmission savante, sur la longue durée et dans la comparaison culturelle, apporte un éclairage captivant sur les défis de nos sociétés. D'Alexandrie aux humanités numériques, de la philologie aux science studies, des savoir-faire des artisans aux mains de l'intellect, Christian Jacob étudie une question fondamentale : celle de la construction des savoirs, de leur inscription matérielle, leurs métamorphoses, leur pouvoir de créer des liens, dans l'espace, dans le temps, au coeur des sociétés humaines.
J. de Gigord, s.d. (1936), gr. in-8°, ix-197 pp, préface de Georges Claude, nombreuses gravures et photos dans le texte et hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. La France vivante)
Jules Verne précurseur - Navigation aérienne - Navigation maritime - Les explorations - L'électricité - Les gaz liquéfiés - L'énergie des mers - Le phonotéléphone de Jules Verne et la télévision - Les engins de guerre - L'urbanisme, la construction, les applications scientifiques diverses - Un des problèmes de demain : l'astronautique.
P., Librairie Hachette, 1883, in-12, 339 pp, quatrième édition, 55 gravures dans le texte, broché, bon état (Coll. Bibliothèque des Merveilles)
P., Ch. Delagrave, s.d. (1905), fort in-12, x-686 pp, 444 gravures dans le texte et à pleine page, reliure percaline rouge de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés et caissons à froid, encadrements à froid sur les plats, fer de prix doré de la ville de Paris au 1er plat, bon état
"La technologie est la science des arts industriels ; elle explique les applications qu'ils font des sciences pures." — Par Paul Jacquemart (1846-1936), Inspecteur général de l'enseignement technique, Ingénieur des mines.
P., Editions du Pavois, 1946, in-4°, 84 pp, en feuilles, sous couverture rempliée, titre imprimé en rouge, sous emboîtage cartonné, bon état. 23 pointes sèches originales, soit sept in-texte, huit bandeaux et huit culs-de-lampe, gravés sur cuivre par André Jacquemin. Tirage unique limité à 285 exemplaires numérotés (20 Arches avec suite des gravures, 15 Arches hors commerce avec suite des gravures et 250 Rives), celui-ci un des 15 exemplaires réservés aux collaborateurs sur papier pur Chiffon des papeteries d'Arches comprenant une suite des gravures et marqués H.C. (H.C. 13). Notre exemplaire est de plus enrichi de TROIS DESSINS ORIGINAUX au crayon SIGNÉS d'André Jacquemin (1904-1992)
"Lorsque l'éditeur me confia ce texte, je fus proprement emballé. Un style très personnel, l'histoire d'une déchéance : celle d'une femme de notaire devenue clocharde, terminant tragiquement sa vie un vendredi Saint, sur le pont Neuf. "La rapée", je l'ai vraiment rencontrée, une vieille alcoolique qui posait pour un litre de rouge, en racontant son glorieux passé..." (André Jacquemin)
Payot, 1982, in-8°, 314 pp, broché, bon état. Edition originale, ex. du SP, bel envoi a.s.
Ouvrage issu de thèse. — "Livre d'économiste et de sociologue à la fois – et d'historienne devrait-on ajouter – Artisanat et capitalisme éclaire un aspect peu connu du système productif : l'artisanat, la petite entreprise familiale, les entrepreneurs individuels, 10 % de la population active. L'intérêt de l'ouvrage – qui a par ailleurs le mérite d'être bien écrit – tient à la mise en perspective de la réalité de l'artisanat : comparaison des artisans d'hier et d'aujourd'hui, capacité et formes d'adaptation de l'artisanat d'aujourd'hui, perspectives d'avenir." (Revue d'économie industrielle, 1982)
Pully (Suisse), Editions Princesse, 1977, in-4°, 254 pp, 370 gravures et photos dont 120 en couleurs, cartonnage toilé noir de l'éditeur avec titres dorés au 1er plat et au dos, gardes illustrées, jaquette illustrée, bon état
Depuis les premières mesures du temps jusqu'aux principes essentiels de l'horloge, une histoire du développement des horloges domestiques, des horloges à ressort et des montres jusqu'au progrès du XIXe et XXe siècle. L'auteur expose très en détail l’évolution de l’horlogerie, art de la précision maniaque, de l’innovation technologique et de la recherche esthétique. Un livre destiné au grand public, mais particulièrement bien documenté sur l'horlogerie anglaise et hollandaise.
Genève, Pierre Cailler, 1946, pt in-8°, 215 pp, broché, couv. à rabats (lég. salie), bon état (Coll. d'études, de documents et de curiosités littéraires, en marge de la collection des Trésors de la Littérature française), envoi a.s.
Philadelphia, the American Philosophical Society, 1956, in-4°, xi-382 pp, une photo de l'auteur en frontispice, texte sur 2 colonnes, nombreuses notes explicatives, index, reliure toile bleue éditeur, jaquette abîmée
Important documentation of American historiography. Jameson was a founder of the American Historical Association in 1884, and editor of the "American Historical Review" from its foundation in 1895 to 1928. First edition (APS Memoirs Vol. 42)
Payot, 1948, in-12, 159 pp, traduit de l'anglais par L.-S. Pidoux, préface de Jules Payot, broché, couv. lég. tachée, bon état
Félix Alcan, 1913, in-8°, xv-258-(36) pp, traduit de l'anglais par Mme L. Veil et Maxime David, catalogue de mai 1913 de la Librairie Alcan in fine (36 pp), broché, bon état (Coll. Bibliothèque de philosophie contemporaine). Edition originale de la traduction de ce livre paru en 1909
"... L'éminent philosophe américain a été amené de ses recherches psychologiques à ses études religieuses, et de celles-ci à une métaphysique – il n'a pas peur de ce mot, qu'il définit comme « un effort particulièrement énergique pour penser de façon claire et cohérente ». – Cette métaphysique, le "pluralisme", suppose à son tour une méthodologie, qu'il a constituée sous le nom d' "empirisme radical" et dans la préface du dernier livre qu'il nous a laissé, "The meaning of truth" (L'Idée de vérité), il explique lui-même que s'il attache tant d'importance à la définition de la vérité, c'est qu'elle est la clef de l'empirisme radical, et par là de toute sa philosophie." (André Lalande, Revue Philosophique de la France et de l'Étranger)
Flammarion, 1910, in-12, 368 pp, traduit par E. Le Brun et M. Paris, broché, soulignures et annotations crayon, qqs rousseurs, état correct (Coll. Bibliothèque de Philosophie scientifique)
"Je me fatigue et je vous fatigue, je le sais, en cherchant vainement à décrire par des concepts et des mots ce qui, selon moi, excède en même temps toute conceptualisation ou verbalisation. Tant que l'on continue de parler, l'intellectualisme demeure sans conteste maître du terrain. On ne peut revenir à la vie en parlant. C'est un acte ; pour vous faire revenir à la vie, je dois vous proposer un exemple à imiter, je dois vous rendre sourds à la parole ou à l'importance de la parole, en vous montrant, comme Bergson le fait, que les concepts au moyen desquels nous nous exprimons sont élaborés en vue de la pratique, et non du discernement." (William James) — "Le néo-réalisme, du moins en Amérique, est étroitement apparenté au pragmatisme ; il veut aussi être une philosophie de l'expérience, mais sous ce nom il comprend aussi bien la vue des entités intellectuelles et des relations abstraites que l'expérience sensible. Toutefois, dans ces derniers temps, c'est le second point de vue qui tend à prévaloir, jusqu'à compromettre l'originalité de ce mouvement." (R. Kremer, Revue néo-scolastique de philosophie, 1924) — Table : Les aspects de la pensée philosophique, L'idéalisme moniste, Hegel et sa méthode, Fechner, La composition des consciences, Bergson et sa critique de l'intellectualisme, La continuité de l'expérience, La chose et ses relations, Le réel et le changement.
Editions des Portiques, 1931, in-12, viii-346 pp, préface d'Edouard Herriot, un portrait gravé de Ledru-Rollin en frontispice, broché, bon état
Par Benjamin Schmidt, dit Jammy Schmidt (1872-1949). C'est à l'occasion d'une élection partielle, en avril 1921, qu'il entre au Palais-Bourbon, où il siège au sein du groupe radical. Réélu en 1924 sous l'égide du Cartel des gauches, il est cette même année rapporteur du budget du ministère des régions libérées, ce qui lui vaut d'être remarqué et nommé par le Président du Conseil Paul Painlevé, le 17 avril 1925, sous-secrétaire d'Etat au budget, chargé des Régions Libérées. Réélu député en 1928 et 1932, il est vice-président de la commission d'enquête parlementaire qui travaille sur le 6 février 1934. En 1931, il est élu président du Conseil général de l'Oise, et le reste jusqu'à la suppression de cette assemblée par le Régime de Vichy, en 1940. Embarqué en 1940 dans le paquebot Massilia, il est arrêté et ne participe pas au vote donnant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
Michel Lévy, 1864, in-8°, 418 pp, reliure demi-basane fauve, pièce de titre chagrin carmin, dos lisse à filets dorés, palette dorée en queue (rel. de l'époque), bon état
Qu'est-ce que le bonheur ? Les biens extérieurs. L'imagination. La passion. Les affections. La pensée. La vie active. Le caractère et la vertu. Le monde et la société. Le bonheur dans la société actuelle. Beauté et misère de la vie.
Garnier frères, 1918, in-4°, 320 pp, illustrations de Aurrens dans le texte, planches hors texte illustrées par Nune imprimées en sépia, reliure percaline bleue de l'éditeur, dos lisse avec titres et filets dorés, titres et encadrements dorés au 1er plat, bon état
Palpitant roman populaire se déroulant au Mexique.
P., Editions Cercle d'Art, 1970, fort in-4°, 597 pp, 882 illustrations en noir, 87 planches en couleurs, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
Loin d'être une sèche énumération de dates et de faits, ou une simple reformalisation – sans réflexion critique – de connaissances acquises, l'histoire de l'art de H. W. Janson est source d'un véritable erichissement. L'exigence d'exactitude, la rigueur et l'intelligence de l'analyse des faits dont elle témoigne font de sa lecture une aventure stimulante pour l'esprit, un passionnant chemein de découverte à travers le temps et l'espace des expressions artistiques et de leurs techniques. H. W. Janson a mis l'accent sur des domaines de l'art comme la photographie et l'architecture, souvent méconnus ou négligés par les histoires de l'art de l'art traditionnelles. Il a ainsi élaboré un précieux instrument de connaissance fondé sur une analyse des oeuvres restituées dans leur contexte historique et culturel; pour une meilleure approche de l'artiste et de son époque.
Hachette, 1985, gr. in-8°, iii-437 pp, biblio, index, broché, bon état
Si le mot "libéralisme" n'apparaît qu'en 1823, c'est dès le début du XVIIIe siècle que le combat libéral s'engage résolument en France, par réaction contre l'absolutisme monarchique. La Révolution de 1789, l'opposition à l'Empire, seraient en effet inconcevables sans l'esprit d'une idéologie qui, depuis Montesquieu, tente de subordonner l'organisation sociale et politique à l'épanouissement de l'individu. Pourtant, et malgré la pérennité de ses principes fondamentaux, le libéralisme échappe par sa diversité même à toute définition générale et permanente. C'est pourquoi ce livre est un livre de première importance, et qui vient combler une lacune de l'historiographie puisqu'il n'existait pas, à ce jour, d'ouvrage de fond sur la genèse de la France libérale. On trouvera donc, ici, les grands auteurs - comme Montesquieu, Voltaire, Constant ou Tocqueville, restitués avec précision dans leur contexte, ainsi que d'autres promoteurs du libéralisme, habituellement considérés comme mineurs, et qui voient leurs actions ressurgir sur la scène de l'Histoire à la faveur d'un éclairage inédit. Mais le livre d'André Jardin doit surtout son originalité à la méthode d'investigation et d'exposition mise en œuvre : il ne s'agit pas seulement d'une histoire des idées, ou des groupes sociaux qui les soutiennent, ou des institutions qui les incarnent, mais de tout cela à la fois. Cette synthèse, unique en son genre, devrait permettre de donner tout leur relief aux débats actuels sur les enjeux et les limites d'une "solution libérale" qui, déjà bicentenaire, n'en finit pas d'inspirer notre histoire immédiate.
Editions de l'Ecole, s.d. (1952), in-8°, 712 pp, 288 gravures, 49 cartes, qqs rares annotations crayon (Coll. H. X. Arquillière, Classes de Terminale)
Albin Michel, 2010, in-8°, 248 pp, notes, biblio, broché, couv. illustrée, marques au crayon en marges, bon état
Quelles sont les valeurs éthiques et spirituelles des Chinois, et en quoi peuvent-elles nous parler ? Les mots "dieu", "esprit", "immortalité" ont-ils pour eux le même sens qu'en Occident ? Le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme sont-ils des croyances, des philosophies, des sagesses ? A partir de sa connaissance intime de la Chine, Cyrille Javary, auteur d'une monumentale traduction du Yi Jing, nous introduit à la perception qu'ont les Chinois de leur univers spirituel et nous donne les clés pour l'appréhender. Du chamanisme archaïque mais toujours vivace aux cultes contemporains, tel celui de Mao, en passant par les enseignements de Laozi et de Confucius, il retrace avec clarté une histoire plurimillénaire de rivalités autant que de dialogues et d'influences. Surtout, il nous montre ce que ces sagesses ont d'universel.
P., Laurens, 1911, gr. in-8°, 480 pp, 198 gravures, 3 cartes des centres de production de céramique, biblio, index, broché, bon état (Coll. Manuels d'histoire de l'art)
"La Collection des Manuels d'histoire de l'art, publiée sous la direction de M. Henry Marcel, s'est augmentée d'un volume de M. René Jean sur les arts de la terre. Cette collection, qui étudie les arts par genres et non par pays, fait tout naturellement prédominer les considérations techniques sur les considérations historiques. Une étude de ce genre n'en apporte pas moins de précieux renseignements sur l'histoire de l'humanité. Les céramistes, malgré la fragilité de leurs produits, laissent après eux des monuments presque impérissables. Guerres, incendies et tremblements de terre, qui détruisent tant de choses, laissent subsister les tessons ; sous la pioche des archéologues, ils réapparaissent ensuite, seuls débris de civilisations si lointaines, que leur architecture est anéantie et leur littérature impossible à déchiffrer. Quand un archéologue, d'esprit ingénieux et philosophique, comme M. Pottier, fait parler ces débris modestes, il nous montre en même temps combien les historiens sont encore loin d'avoir épuisé tout ce que peut leur fournir cette philologie de la céramique. Ainsi les chapitres de M. René Jean sur la céramique antique, grecque, persane, musulmane, chinoise suggèrent sur les civilisations orientales leur continuité, leur solidarité, quantité de notions que ne peut soupçonner l'histoire purement politique. L'auteur, après avoir amassé une somme considérable de connaissances, les a classées avec méthode et les a exposées avec clarté et agrément. Il a réussi un livre difficile." (Louis Hourticq, Revue Historique, 1912) — L'auteur était conservateur de la bibliothèque Doucet.