8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Payot, 1965, in-8°, 422 pp, traduit de l'allemand par L. Jospin, index, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque scientifique - Coll. Les religions de l'humanité)
"Suite du volume consacré au Védisme et à l'Hindouisme ancien, celui-ci traite de l'évolution de l'Hindouisme depuis les premiers siècles de notre ère jusqu'à nos jours. La première partie définit les grandes phases de l'Hindouisme après la période épique, c'est-à-dire les religions des non-aryens, le tantrisme et le çaktisme, les grands traits de l'Hindouisme post-épique et l'influence de l'Islam sur ce dernier. Les deuxième et troisième parties décrivent longuement l'histoire du Vichnouïsme et du Civaïsme sous leurs diverses formes. La dernière partie est consacrée à l'Hindouisme des XIXe et XXe siècles, sa pratique, ses différents courants, l'influence de l'Occident, le nationalisme religieux et la renaissance de l'Hindouisme. Un tableau chronologique et un index détaillés terminent l'ouvrage. C'est certainement la meilleure synthèse de la grande religion de l'Inde. Aucun autre ouvrage de ce type adressé au public cultivé ne présente de celle-ci un tableau aussi complet, aussi exact, aussi riche de données précises, appuyées sur une vaste documentation, et d'interprétations judicieuses reposant sur une profonde connaissance de cette religion si complexe dont l'influence est encore nettement prédominante sur la pensée et la vie de tous les Indiens d'aujourd'hui." (A. Bareau, Revue de l'histoire des religions, 1966)
P., Centre Georges Pompidou, 1984, in-12, 405 pp, traduit de l'anglais, annexes, biblio, index, broché, bon état
"Dès le premier chapitre, « Intentions et remarques », Jack Goody éclaire le lecteur : « La question qui sous-tend cet essai peut être formulée en peu de mots : pourquoi les cultures traditionnelles africaines n'ont-elles pratiquement pas de cuisine différenciée, même dans les grands États qui ont des structures politiques différenciées ? Quelles sont les conditions requises pour l'apparition d'une 'grande' et d'une 'petite' cuisine ? » (p. 14). Afin de répondre à cette double interrogation, l'auteur entreprend une vaste étude comparative entre les « cuisines » de deux populations africaines, les Lo Dagaa et les Gonja, du Nord du Ghana, et celles de sociétés « eurasiennes » telles l'Egypte ancienne, l'Antiquité gréco-romaine, la Chine, l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe occidentale (chap. 3 et 4). A cette ambitieuse comparaison il adjoint un chapitre fort bien documenté (chap. 5) sur l'histoire de l'alimentation industrielle, conduisant à un chapitre 6 consacré à 1'« ordre mondial » dans le domaine alimentaire, lui-même suivi d'un dernier chapitre reprenant les hypothèses de base de l'ouvrage et intitulé « La cuisine et l'économie domestique ». Pour Goody, sociétés africaines et sociétés eurasiennes se distinguent sur deux points essentiels : alors que les premières, dites hiératiques, sont de tradition orale et disposent de moyens et d'outils de production limités, les secondes, appelées hiérarchiques, pratiquent des « formes d'agriculture intensive, utilisant l'énergie animale par le biais de la charrue et assurent la régulation de l'eau par les techniques d'irrigation [...] elles emploient l'écriture à toutes sortes de fins, économiques, administratives, littéraires et pratiques » (p. 166). Naturellement, les habitudes alimentaires et les expressions culinaires de ces deux types de sociétés sont totalement différentes..." (Françoise Sabban, L'Homme, 1987)
Seuil, 1994, in-8°, 635 pp, 44 illustrations sur 32 pl. hors texte, notes, biblio, index des végétaux cités, broché, bon état
Du rejet puritain des fleurs dans le christianisme ancien, dans l’islam ou dans la Chine de Mao à leur symbolisme érotique qui traverse l’histoire des sociétés humaines, Jack Goody invite le lecteur à le suivre dans ses promenades, de la plus haute Antiquité à nos jours. S’interrogeant sur le rôle effacé des fleurs en Afrique, décrivant l’invention des « paradis » et des jardins antiques, Goody observe le déclin de la culture des fleurs aux premiers siècles de l’ère chrétienne, puis le retour de la rose dans l’Europe médiévale et l’expansion des marchés après la Renaissance. Né de la curiosité encyclopédique de l’auteur, ce livre, qui s’attache à déceler les innombrables significations attribuées aux fleurs, s’intéresse aux usages théologiques et profanes des fleurs autant qu’à leur valeur marchande. Jack Goody insiste aussi sur les relations qui existent partout entre l’écologie, l’idéologie, les usages esthétiques et symboliques des fleurs : rituels ou domestiques, funéraires ou amoureux, les bouquets s’inscrivent à la fois dans une archéologie de l’horticulture et dans une histoire de la consommation des biens de luxe. Pratique liée à une esthétique de la vie quotidienne qui a suscité différents types de « langage des fleurs » à travers les siècles en Orient et en Occident, La Culture des fleurs appartient également à l’histoire économique, politique et religieuse de l’humanité.
Delagrave, 1923, in-12, ix-384 pp, une carte de France des provinces et pays, cartonnage de prix (prix du Conseil général du Rhone), très bon état (Coll. Pallas)
Recueil de textes d'auteurs français classés par régions. De l'Alsace à la Touraine.
Liège et P., Dessain, 1969, gr. in-8°, 456 pp, deuxième édition, 18 pl. de photos hors texte, broché, qqs rares annotations crayon, état correct
Waterloo, Ontario, Historical Reflections Press, 1982, in-8°, (6)-304 pp, 16 études, dont 7 en anglais, tableaux, graphiques et cartes, reliure toile havane de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés, sans la jaquette, bon état
"J.-P. Goubert eu la bonne idée de réunir ici seize articles, dont neuf en français. Le recueil dépasse sans doute en extension et en intérêt le titre un peu étroit. Quatre articles abordent en effet des pays étrangers : l'Allemagne, le Nord rural de l'Etat de New York, la Caroline du Sud et le Québec. Plusieurs auteurs s'attachent à décrire des interférences entre histoire des sciences et histoire des mentalités : J. Gélis, par exemple, à propos des fameux sanctuaires à répit, ou bien E. Ackerman qui montre l'immersion d'un docteur américain dans une clientèle campagnarde. (...) La biopolitique est aussi représentée, dans cet ensemble, par un exposé sur la politique médicale et sanitaire de la Restauration. Quatre études fournissent des informations précieuses sur l'histoire d'institutions comme le Collège de Pharmacie de Paris (1777-1796), la Société philanthropique de Paris (1780-1815), la police des remèdes secrets et la police des eaux minérales avant 1789..." (Jacques Léonard, Annales ESC, 1984)
Fayard/Tallandier, 1985, in-8°, 490 pp, chronologie politique 987-1914, 7 généalogies, 14 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Depuis bien longtemps, l'Histoire de France est devenue une espèce de genre littéraire avec tout ce que cela comporte de conventions. Comment faire du neuf en accumulant toujours les mêmes événements censés avoir infléchi le destin du peuple français ? Sur une trame légère – mais bien présente – de faits, Pierre Goubert a préféré donner de notre passé une vue cavalière qui lui permet de faire apparaître les lignes principales, les temps forts et les temps morts, donc de donner à un passé souvent trop figé du relief et de l'animation. Nourri d'histoire nouvelle (économie, démographie, mentalités), ce livre renouvelle en profondeur notre vision: il s'agit bien de la même histoire et du même peuple mais comme ils parlent mieux ici à l'intelligence et à l'imagination ! Pour donner un manuel complet, l'auteur a également joint en annexe une chronologie précise, des tableaux généalogiques, une bibliographie, des cartes. — Professeur d'université à Rennes puis à Paris, Pierre Goubert est l'un des pionniers de la démographie historique et l'un des meilleurs spécialistes du XVIIe siècle et de l'Ancien Régime. Sa thèse sur Beauvais et le Beauvaisis a fait date, tout comme ses ouvrages sur l'Ancien Régime, sur Louis XIV et vingt millions de Français et la Vie quotidienne des paysans au XVIIe siècle.
P., Pagnerre, 1864-1869, 6 vol. in-8°, tables, reliure demi-basane noire, dos à nerfs ornés de fleurons dorés (frottés), qqs rousseurs éparses, bon état. Edition originale. Peu courant
Complet en 6 volumes : tome I. Gaulois et Franks (508 pp), II. Temps féodaux (504 pp), III. Tiers-Etat (518 pp), IV. Guerres des princes (547 pp), V. Renaissance (540 pp), VI. Réforme (599 pp). Par Amédée Gouët (1813-1869), dont l'originalité est d'insister non pas sur le rôle de la royauté dans l'histoire de France, mais sur le rôle de la nation toute entière. Zola l'appréciait beaucoup pour cela.
Mercure de France, 1920, in-12, 296 pp, 10e édition, biblio, broché, bon état
Deuxième Livre des Masques. Une analyse psychologique et littéraire de vingt-trois personnalités qui sont Francis Jammes, Paul Fort, Hugues Rebell, Félix Fénéon, Léon Bloy, Jean Lorrain, Édouard Dujardin, Maurice Barrès, Camille Mauclair, Victor Charbonnel, Alfred Vallette, Max Elskamp, Henri Mazel, Marcel Schwob, Paul Claudel, René Ghil, André Fontainas, Jehan Rictus, Henry Bataille, Éphraïm Mikhaël, Albert Aurier, Les Goncourt, [Ernest] Hello. Chaque portrait est illustré par un bois de Félix Valotton. — "Un nouveau Livre des Masques, supérieur encore an premier." (Paul Léautaud)
P., Berg, 1974, gr. in-8°, 299 pp, 61 photos, 44 dessins dont 4 en couleurs, biblio, reliure toile verte éditeur avec une photo contrecollée sur le 1er plat, rhodoïd, bon état (Coll. L'homme et ses symboles)
Etude du langage des sites bâtis au fil des siècles, qu'ils soient humbles villages ou métropoles, cités antiques ou capitales contemporaines.
Club des Libraires de France, 1959, in-8° étroit (20 x 11,5), 270 pp, traduction de Marcel Carayon, 16 illustrations en noir sur un dépliant et 6 reproductions en couleurs contrecollées, tirage numéroté sur vélin blanc, reliure pleine toile rouge de l'éditeur, illustration en médaillon au 1er plat, rhodoïd, signet, bon état (Coll. Biographies)
Stock, 2016, in-8°, 204 pp, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Qui irait camper sur les rives de la Vologne avec ses enfants ? Qui inviterait le petit Kevin Landru pour les dix ans de sa fille ? Qui n’a pas senti une légère hésitation en ouvrant la porte de son congélateur ? Qui croit encore en la longévité d’une joggeuse ? Faits divers, vous nous hantez ! Et vous faites notre enchantement.
P.-La Haye, Mouton & Co, 1972, gr. in-8°, 396 pp, figures, tableaux, broché, bon état (Association française des Historiens économistes. Premier congrès national, Paris, 11-12 janvier 1969), double envoi a.s. d'E. Le Roy Ladurie et J. Goy à François (Furet)
"Chère à J. Meuvret et E. Labrousse, l'idée d'une enquête sur la production agricole dans l'Ancien Régime a pris corps en 1966 avec le projet de recherches sur la dîme décidé par l'Association Française des Historiens Économistes et confié à la VIe Section de l'E.P.H.E. Trois ans plus tard, au Congrès de 1969 de l'Association, les premiers résultats étaient soumis à la réflexion commune. Dans le recueil qui les publie, trois types de contributions : une présentation des objectifs et une première synthèse, données en ouverture et fin de volume par E. Le Roy Ladurie avec la collaboration de J. Goy ; des remarques critiques apportées par G. Frêche et M. Morineau ; enfin des dossiers régionaux. On doit préciser que le mouvement du produit de la dîme peut être lu de deux manières : en général, il ne faut le considérer que comme un produit net, évaluation d'un revenu ecclésiastique et indicateur d'une conjoncture globale résultant de facteurs démographiques, économiques, sociaux et politiques, mais en certains sites, là où la stabilité pluriséculaire du taux de prélèvement et de la surface dîmée est assurée, ce mouvement peut devenir reflet de celui de la production agricole. Les études présentées ici relèvent en grande majorité de la première approche, seules les monographies minutieuses sur le Hainaut et la Camargue devant être reçues pour une analyse plus ambitieuse. Valeur de l'information décimale, mais en même temps prudence quant à ce qu'elle livre telle est la voie moyenne qui peut être taillée entre les confiances trop naïves et les doutes paralysants. A partir de là, reprenant les données régionales que les hasards de la recherche ont surtout rendu denses pour la France orientale et ses marges, (Namurois, Hainaut, Cambrésis, Ile-de-France, Alsace, Bourgogne, Lyonnais, Genevois, Provence, Languedoc), les seuls écarts étant auvergnat, toulousain, andalou et sicilien, E. Le Roy Ladurie dresse un premier bilan des fluctuations du produit de la dîme. N'en retenons que ce qui concerne le 18e siècle : un recul marqué, véritable crise, entre 1680 et 1720, une hausse ensuite qui est souvent simple récupération et parfois vraie croissance dépassant les plafonds du temps de Colbert. Difficile à manier, le mouvement de la dîme n'en est pas moins, avec celui de la rente foncière, avec les états des récoltes et les rendements, une des voies d'approche de la conjoncture agricole d'Ancien Régime." (Roger Chartier, Dix-Huitième Siècle, 1974) — "Ce volume rassemble une vingtaine de communications présentées au premier congrès national des historiens économistes et relatives, pour la plupart, à l'ancienne France. Les régions de Namur et de Genève, la Sicile et l'Andalousie ont aussi fait chacune l'objet d'une communication. Suivant les directeurs de la publication, la hausse du produit agricole paraît se situer entre 25 % et 40 % de 1700-1709 à 1780-1789. C'est là un fait nouveau, puisque, du XIVe siècle à la première moitié du XVIIIe on n'observe pas, à travers des fluctuations souvent gigantesques, d'essor durable du produit agricole (ou du moins du produit net). Une vraie croissance ne se dessine un peu partout, au moins dans la France du nord, et encore de façon souvent timide, qu'après 1790. Du moins, l'amplitude catastrophique des oscillations a-t-elle tendance à s'amortir au XVIIIe siècle..." (Population, 1973)
Gallimard, 1966, in-4°, 408 pp, 475 photographies, illustrations, cartes et plans en noir et en couleurs dans le texte et hors texte, tableau chronologique, dictionnaire-index, bibliographie, documentation iconographique, reliure toile éditeur, signet, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Univers des Formes). Première édition. Riche iconographie
L'Empereur Justinien a réussi à restaurer, pour un temps, l'unité de l'Empire romain et à réunir sous son sceptre les terres latines, grecques et sémitiques qui l'avaient composé autrefois. De Constantinople, sa résidence, il a fait une capitale universelle, qu'il para d'édifices somptueux, et là, comme à Ravenne et ailleurs, l'essor des arts fut grand au Ve et au VIe siècle, inspiré par le rêve de l'âge d'or antique. C'est alors que fut tentée une première synthèse de tout ce qui avait été esquissé dans le domaine des arts, depuis les débuts chrétiens, autour de la Méditerranée. C'est alors aussi, et dès le Ve siècle, que furent créées, à Byzance et dans plus d'une province de l'Empire, des œuvres qui représentent le sommet des expériences artistiques chrétiennes pendant l'Antiquité. Bien des artistes du Moyen Âge, dans tous les pays de traditions grecque et latine, allaient connaître la tradition antique à travers les œuvres de cette période, qui représentent ainsi une étape essentielle entre l'art de l'Antiquité classique et celui du Moyen Âge. — "Combien il serait erroné de ranger ces deux livres, Le Premier art chrétien et L'Age d'or de Justinien, dans la classe des beaux livres d'images dont la librairie française est aujourd'hui encombrée, au grand dam de la vraie science. Ces deux-ci sont avant tout des livres de texte, que l'image vient éclairer, confirmer, assurer. Il faudra sans cesse y avoir recours quand on traitera soi-même d'un point d'histoire de l'art des premiers siècles de notre ère ou même quand il s'agira des arts du moyen âge, car l'art des deux périodes étudiées sert de base à tous les arts médiévaux, y compris les arts musulmans. La recherche ultérieure apportera sans doute sur des points de détail des critiques ou des changements. Il est peu probable que l'édifice entier en soit affecté. Et pendant longtemps." (Jules Leroy, Syria, 1968)
Gallimard, 1966, in-4°, 408 pp, 475 photographies, illustrations, cartes et plans en noir et en couleurs dans le texte et hors texte, tableau chronologique, dictionnaire-index, bibliographie, documentation iconographique, reliure toile éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, signet, rhodoïd imprimé, bon état (Coll. L'Univers des formes). Exemplaire hors commerce offert pour l'achat de trois volumes de la collection L'Univers des formes. Riche iconographie
L'Empereur Justinien a réussi à restaurer, pour un temps, l'unité de l'Empire romain et à réunir sous son sceptre les terres latines, grecques et sémitiques qui l'avaient composé autrefois. De Constantinople, sa résidence, il a fait une capitale universelle, qu'il para d'édifices somptueux, et là, comme à Ravenne et ailleurs, l'essor des arts fut grand au Ve et au VIe siècle, inspiré par le rêve de l'âge d'or antique. C'est alors que fut tentée une première synthèse de tout ce qui avait été esquissé dans le domaine des arts, depuis les débuts chrétiens, autour de la Méditerranée. C'est alors aussi, et dès le Ve siècle, que furent créées, à Byzance et dans plus d'une province de l'Empire, des œuvres qui représentent le sommet des expériences artistiques chrétiennes pendant l'Antiquité. Bien des artistes du Moyen Âge, dans tous les pays de traditions grecque et latine, allaient connaître la tradition antique à travers les œuvres de cette période, qui représentent ainsi une étape essentielle entre l'art de l'Antiquité classique et celui du Moyen Âge. — "Combien il serait erroné de ranger ces deux livres, Le Premier art chrétien et L'Age d'or de Justinien, dans la classe des beaux livres d'images dont la librairie française est aujourd'hui encombrée, au grand dam de la vraie science. Ces deux-ci sont avant tout des livres de texte, que l'image vient éclairer, confirmer, assurer. Il faudra sans cesse y avoir recours quand on traitera soi-même d'un point d'histoire de l'art des premiers siècles de notre ère ou même quand il s'agira des arts du moyen âge, car l'art des deux périodes étudiées sert de base à tous les arts médiévaux, y compris les arts musulmans. La recherche ultérieure apportera sans doute sur des points de détail des critiques ou des changements. Il est peu probable que l'édifice entier en soit affecté. Et pendant longtemps." (Jules Leroy, Syria, 1968)
P., Librairie de la Curiosité et des Beaux-Arts, 1927-1928, 5 vol. in-4°, viii-470,470,474,474 et 474 pp, 145 pl. hors texte coloriées ou tirées en encres de couleur (certaines dépliantes), 2359 gravures dans le texte, reliures demi-chagrin brun-vert, dos lisses ornés, plats de percaline verte avec décor à froid, titres et courtisane dorés sur les premiers plats, tranches rouges (reliure de l'éditeur), qqs mors lég. frottés, bon état
Exceptionnelle iconographie, choisie par John Grand-Carteret (1850-1927), spécialiste de l'histoire des mœurs à travers l'image et la caricature, assisté de nombreux collaborateurs, dont Ernest Laut, André Blum, Félix Gaiffe, Emile Magne, Maurice Garçon, Léonce Grasilier, Albert Lantoine, Henry Lyonnet, Albert Mathiez, Paul Jarry, J.-F.-Louis Merlet, Tancrède Martel, Valmy-Baysse, André Warnod, etc. — Tome 1 : La Renaissance. L'imprimerie. L'humanisme. Le Nouveau Monde. La chanson politique, l'idée républicaine. Reines et dames de beauté. Les Rois. Les visées sur le Rhin. La médecine. La poésie érotique. La crise économique. - Tome 2 : La Réforme en Allemagne et en France. Les guerres civiles et religieuses. Les grandes figures du XVIe siècle. Les superstitions. Le théâtre. La vie galante et la vie rustique. Les premières éditions de la Renaissance. Epidémies et grands fléaux. Curiosités diverses. - Tome 3 : Henri IV. La Fronde et les mazarinades. Abraham Bosse et l'esprit frondeur. Les étrangers en France : Italiens et Espagnols aux XVIe et XVIIe siècles. Le droit des gens. Les Précieuses. Nos grands classiques. Jésuites et Jansénistes. Le théâtre. du "Meilleur Roy" au "Grand Roy". Les médecins de Louis XIV. La mort du Lion. La table et l'alcôve du "Grand Roy". La Régence. La banque Law. Curiosités diverses. - Tome 4 : La Franc-maçonnerie. Un centre d'enseignement médical sous l'Ancien Régime. La Particule nobiliaire. Les Encyclopédistes. Les Femmes au pouvoir. Les Auteurs galants. Le Magnétisme. Les Expéditions lointaines. Le Théâtre. Gazetiers et Pamphlétaires. L'Envers du Consulat et de l'Empire. La Restauration. Curiosités diverses. - Tome 5 : La Révolution de 1830 et Le Gouvernement de Juillet. La Révolution de 1848 et la seconde République. Le second Empire et spéculation nationale. Le XIXe siècle galant. Le mouvement philosophique. La Commune et la IIIe République. Les Présidents et la caricature. Le Boulangisme. L'Affaire Dreyfus. Une idée des Affaires sous la IIIe République. Les Monographies.
P., Librairie de la Curiosité et des Beaux-Arts, 1928, in-4°, 474 pp, 29 pl. hors texte coloriées ou tirées en encres de couleur (certaines dépliantes), 572 gravures dans le texte, reliure demi-chagrin carmin, dos lisse orné, plats de percaline rouge avec décor à froid, titres et courtisane dorés au 1er plat, tranches rouges (reliure de l'éditeur), bon état
Tome 5 seul (sur 5) : La Révolution de 1830 et le Gouvernement de Juillet. La Révolution de 1848 et la seconde République. Le second Empire et spéculation nationale. Le XIXe siècle galant. Le mouvement philosophique. La Commune et la IIIe République. Les Présidents et la caricature. Le Boulangisme. L'Affaire Dreyfus. Une idée des Affaires sous la IIIe République. Les Monographies. — Exceptionnelle iconographie, choisie par John Grand-Carteret (1850-1927), spécialiste de l'histoire des mœurs à travers l'image et la caricature. Textes de Jean Avalon, Louis Cheronnet, René Dalsème, Pierre Dufay, Charles Gonnet, Paul Jarry, Dr Ghislain Houzel, Henry Lyonnet, J.-F.-Louis Merlet, Prosper Montagné, Paul Sentenac, Jean Raphanel, Henri Regnault, Tancrède Martel, Valmy-Baisse, André Warnod.
P., Dunod, 1917, in-8°, 330 pp, 1917, 330p., in-8, bradel d'époque demi-toile (état correct).
Libourne, J. Theillassoubre, 1937, gr. in-8°, lxxviii-191 pp, nombreuses photos, 10 cartes en couleurs hors texte des vignobles
Larousse, 2009, gr. in-8° carré, 224 pp, 120 illustrations dans le texte et à pleine page, la plupart en couleurs, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état
La figure de la Terre parait indiscutable. L’image de la planète, démultipliée par la presse et la publicité, délimite des formes familières que nous appelons « continents ». Leur évidence s’impose naturellement et nous n’avons que rarement l’occasion de la remettre en cause. Pour autant, rien de moins naturel. Au nombre de cinq si on est Français (Afrique, Amérique, Asie, Europe et Océanie). Mais pour un Britannique ou un Américain, il faut aller jusqu’à sept : on compte alors deux Amériques et on n’oublie pas l’Antarctique. Pour d’autres ce peut-être six, avec une seule Amérique. Grâce à une iconographie très riche qui comprend non seulement des cartes anciennes, mais aussi de nombreuses représentations artistiques, cet ouvrage entend montrer que le découpage des parties du monde est totalement un fait de culture et que les continents ont une histoire... — Pourquoi, lorsque nous cherchons à nous orienter, les boussoles indiquent-elles la direction du Nord ? Qui a découvert l'Océanie ? Combien y a-t-il de continents ? Cinq, comme le pensent les Français, ou six, comme le croient les Anglais ?La Turquie fait-elle partie de l'Europe ? S'il y a bien une chose qui semble aller de soi, c'est notre traditionnelle représentation du monde. Le schéma semble simple : les continents seraient de très grandes îles, donc un fait de nature. Et pourtant, ce découpage a une histoire, il s'est imposé peu à peu, et a toujours été affaire de points de vue (ceux des explorateurs, ceux des géographes, ceux des commerçants ou des colonisateurs), nécessairement réducteurs dans leur classification : Je ne peux comprendre, écrivait Hérodote, pourquoi la terre qui est une a reçu trois noms, qui sont des noms de femmes... Des fascinantes mappemondes médiévales aux plafonds baroques, des allégories de la Renaissance aux sculptures impérialistes des chambres de commerce, c'est à un formidable voyage à travers notre vision de la planète, fragmentaire, contradictoire, contestable et sans cesse retouchée, que Christian Grataloup nous convie. — "Cela faisait bien longtemps que les continents suscitaient quelque doute. Déjà en 1904, Halford Mackinder s’interrogeait sur le bien-fondé des limites communément admises de l’Europe. Oui, mais les continents ont la vie dure car nous sommes tous tombés dedans étant petits. Par ailleurs, il est des inclinations auxquelles il est bien difficile d’échapper : diviser, nommer. Par ces opérations réalisées collectivement, nous construisons des représentations sociales sans lesquelles il serait impossible de donner du sens au monde et de communiquer. C’est le postulat de Christian Grataloup : partant du constat qu’elles sont bien là, dans nos imaginaires, et qu’il est difficile d’échapper à leur cadre conventionnel, il tente d’en faire la généalogie. Pour cela, il invite le lecteur à remonter jusqu’aux Pères de l’Église dont l’interprétation de certains écrits antiques a durablement influencé nos représentations. Plus étonnant, les « grandes découvertes » ont bouleversé la vision du monde des contemporains sans modifier le découpage conventionnel en continents hérité de la pensée médiévale. Même la délimitation de l’Océanie, bien que très tardive, fut conditionnée par des traditions anciennes postulant l’existence d’un continent antipodique." (L'Espace géographique, 2010) — "Bien que (parce que ?) Christian Grataloup ne propose pas un nouveau système de découpage du monde, L’invention des continents est un livre indispensable, non seulement pour les géographes mais aussi pour le grand public. Au second, il permettra de comprendre que notre vision du monde n’a rien de naturelle et que par conséquent elle n’est pas incontestable. Aux premiers, il rappellera qu’être géographe procure une responsabilité. Notre discipline est en effet trop souvent utilisée pour naturaliser (légitimer) des discours. Ainsi, dans le débat sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, la géographie a servi de prétexte. En effet, l’« utilisation de l’évidence supposée naturelle des continents permet ainsi d’éviter diplomatiquement de s’exprimer en termes d’aires culturelles, de civilisations »." (Lionel Gauthier, Géographie et cultures, 2010)
P., Sauvaitre, 1897, pt in-8°, 145 pp, 7 planches hors texte, broché, couv. illustrée, dos abîmé recollé avec mques, pt mque au 2e plat, état correct. Edition originale, envoi a.s.
Origines du costume ; Chez les Grecs ; Chez les Romains ; Du costume de nos jours ; Du costume idéal.
Amiot-Dumont, 1953, in-8°, 221 pp, traduit de l'anglais (“The Big Gamble”), broché, couv. lég. piquée, jaquette illustrée, bon état
"Monte-Carlo est plus connu du grand public que certaines capitales d'Europe ; et, cependant, sa superficie est inférieure à celle de Hyde-Park à Londres ou à celle du Bois de Boulogne à Paris. Charles III, prince de Monaco au siècle dernier, a donné son propre nom à ce promontoire baigné par la méditerranée ; et d'innombrables films, pièces de théâtre, romans policiers ou histoires d'amour sont venus chercher ici leur thème ou leur décor. Voici, pour la première fois, brossé dans son ensemble par l'homme qui initia au « craps » les croupiers du Casino, l'étrange tableau du passé et du présent de ce petit monde exceptionnel. La vie secrète du Casino est produite ici en pleine lumière, sous tous ses aspects : voici les physionomistes professionnels qui filtrent les visiteurs à l'entrée des salles de jeux et dont le doyen, M. Le Brocq, est capable d'identifier 60.000 visages ; voici les croupiers et leurs écoles, les jeux divers qui se pratiquent ou qui ont été essayés au Casino ; voici les joueurs célèbres – célèbres par leur chance ou par leur infortune – et puis les « licenciés ès roulette et baccara », avec leurs martingales, leurs systèmes de jeu, sur lesquels les théoriciens ne réussissent pas à s'accorder ; voici les vedettes du Privé et de la grande table, les aventuriers du tapis vert, voici la rubrique des suicidés. Et c’est aussi le monde et le demi-monde de Monte-Carlo que l'auteur fait défiler devant nous, depuis les membres des familles royales jusqu’à des vedettes cosmopolites telles que l’Aga Khan, Sir Bazil Zaharoff, Diaghilew, la belle Otero ou Serge Lifar." (Hommes et mondes, mai 1953)
P., Garnier frères, 1872, fort pt in-4°, iv-2074-58 pp, texte sur 2 colonnes, reliure demi-chagrin noir, encadrements à froid sur les plats, dos à 4 petits nerfs, fleurons et titre dorés, tranches pennées (rel. de l'époque), charnières et dos frottés, état correct
1° Histoire : L'histoire des peuples, la chronologie des dynasties, l'archéologie, l'étude des institutions politiques, religieuses et judiciaires, et des divers systèmes philosophiques. 2° Biographie : La biographie des hommes célèbres, avec notices bibliographiques sur leurs ouvrages. 3° Mythologie : La biographie des dieux et des personnages fabuleux, l'exposition des rites, fêtes et mystères. 4° Géographie : La géographie physique, politique, industrielle et commerciale, d'après les documents les plus récents, la géographie ancienne et moderne comparée.
Nouvelle Librairie de France, 1965-1967, 4 vol. gr. in-8° carré, 497, 504, 574 et 585 pp, 256 planches de gravures en noir et 32 planches en couleurs hors texte, biblio, reliures vélin crème illustrées en rouge et or de l'éditeur, titres rouges, gardes illustrées, bon état
Une encyclopédie de ce qui concerne les femmes dans l'évolution des civilisations. — Tome 1 : Préhistoire et antiquité : par Louis-René Nougier, Jean Vercoutter, Jean Bottero, Robert Flacelière, Pierre Grimal, etc. – Tome 2 : L'Occident, des Celtes à la Renaissance : par Pierre Grimal, Pierre Riché, Claude Mettra, Arlette Higounet, Richard Marienstras, etc. – Tome 3 : L'Orient, l'Afrique noire, l'Asie, l'Océanie et l'Amérique précolombienne : par Jeannine Auboyer, Pierre Grimal, Michel Panoff, Dominique Desanti, etc. – Tome 4 : Sociétés modernes et contemporaines : par Françoise Basch, Hélène Zamoyska, Geneviève Bianquis, Marianne Debouzy, etc. — "Cette monumentale entreprise en quatre volumes (soit plus de deux mille pages), entend, grâce à une nombreuse et prestigieuse distribution internationale, nous donner un panorama de l'histoire de la femme. Publiée sur beau papier et bien illustrée par la « Nouvelle Librairie de France », qui nous a donné il y a quelques années une bonne “Histoire générale du travail”, cette histoire est composée suivant un plan qui combine adroitement chronologie et espace pour ne rien laisser échapper : les deux premiers tomes suivent le plan scolaire de la Préhistoire à la Renaissance, le troisième est exotique et parcourt le monde de Byzance à l'Amérique Précolombienne en passant par l'Islam, l'Inde, le Japon, l'Océanie, etc., enfin le quatrième couvre les XVIIe- XXe siècles de l'Europe occidentale, et se termine par un tableau contemporain où l'émancipation juridique, les femmes américaines et soviétiques, la figuration picturale et la représentation de la femme au cinéma amènent doucement le lecteur au chapitre final consacré à l'inéuctable confrontation : freudisme et existentialisme." (R. Mandrou, Revue Historique)