8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Gallimard, 1937, in-12, 282 pp, traduit du polonais par A. M. Bohomolec, une carte en frontispice, broché, bon état
La route des Indes ; Bombay ; Oudaïpour ; Au Pendjab ; Sur la route de Delhi ; La capitale de l'Inde future ; A Bénares ; Au pied de l'Himalaya ; A travers le Sikkim ; Les missionnaires polonais aux Indes ; Dans le Sud de l'Inde ; Etc.
Desclée De Brouwer/Maisonneuve & Larose, 1967-1972, 2 forts vol. in-8°, xvii-580 et xvi-1444 pp, deux photos en frontispice et 32 pl. de photos hors texte, 10 pl. de cartes et plans hors texte, dont 5 grandes cartes et un plan dépliants, index, reliures pleine toile de l'éditeur, jaquettes, bon état
Une somme érudite sur l'histoire de la Jordanie de 1917 à 1970 par une spécialiste d'Avicenne, mais rompue depuis près d'un demi-siècle à l'enquête sociale en pays musulman. "Le livre que nous offre A. M. Goichon constitue une somme sur un petit pays arabe né de la décomposition de l'Empire colonial britannique, un pays apparemment condamné dès sa naissance par sa faiblesse économique naturelle. Au nord, la Syrie, à l'est l'Irak, au sud, l'Arabie et l'Egypte, enfin à l'ouest, interdisant tout accès au rivage fertile de la Méditerranée : Israël et ses problèmes. (...) le grand ébranlement de la première guerre mondiale et ses "équivoques diplomatiques" nées de tractations secrètes qui conduisent â la "curée" des traités de Versailles du Trianon et surtout â celui de Sèvres (1920), provoquent des réactions vives dans le monde arabe qui se réveille. Le bouillonnement politique durant l'entre deux guerres, la deuxième guerre mondiale et ses suites au Proche-Orient, toute cette histoire souvent mal connue, nous est révélée avec précision et sans vaine littérature. A. M. Goichon n'ignore rien de ces problèmes, mais ils la conduisent aussi rapidement que possible, sans sacrifices, â la pièce maîtresse, si l'on peut dire, au roi Hussein auquel l'auteur qui se défend de retracer l'histoire politique de son règne, consacre néanmoins un chapitre de 59 pages. Il est juste de constater qu'un chapitre tout aussi long a été réservé aux réfugiés palestiniens, problème des émigrés qui, naturellement, reviendra tout au long de l'enquête... (...) Un livre que l'on ne peut pas lire rapidement, qui oblige souvent à la réflexion, à la correction d'idées toutes faites dont souffre le monde arabe, une somme dont il n'est plus possible de se passer si l'on veut comprendre le problème du Proche-Orient, telle nous paraît l'œuvre colossale de A. M. Goichon." (Lucien Golvin, Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée)
Fondation pour les études de défense nationale, 1988, gr. in-8°, 316 pp, annexes, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Les 7 épées)
"Ce titre un peu énigmatique désigne le premier ouvrage paru en français sur les relations entre la Chine et les pays de l'ASEAN (Association des Nations du Sud-Est asiatique). Dans une première partie, l'auteur rappelle les problèmes essentiels qui ont séparé les protagonistes jusqu'à la fondation de l'ASEAN : notamment les contentieux territoriaux, les Chinois d'outre-mer et les partis communistes d'Asie du Sud-Est. La deuxième partie analyse l'historique des relations entre la Chine et les pays de l'ASEAN depuis 1967 : « l'hostilité initiale » (1967-1970), « l'expectative » (1970-1973), « la main tendue » (1973-1978) et enfin l'« alliance objective ». Dans l'ensemble, l'ouvrage confirme très utilement les conclusions généralement retenues par ses sources anglo-saxonnes (citées dans une utile bibliographie) : à savoir que l'évolution de la politique de Pékin en Asie du Sud- Est a très étroitement suivi celle de ses grands choix stratégiques, mais en rencontrant dans cette région des obstacles particuliers qui tiennent à des facteurs de plus longue durée : les uns liés à des données humaines et des objectifs politiques très anciens, les autres à l'héritage des méthodes d'influence communistes. (...) Cet ouvrage présente deux grands avantages. D'une part, il offre un utile cadre chronologique en même temps que des analyses très claires sur des problèmes mal connus en Occident : notamment, ceux des Chinois d'outre-mer et des partis communistes d'Asie du Sud-Est. En second lieu, il montre bien à quels obstacles psychologiques et à quelles méfiances politiques solidement enracinées se heurtent, en Asie du Sud-Est, les marches et les contre-marches de la politique chinoise. Pour ces raisons, ce livre doit entrer dans la bibliothèque de ceux qui s'intéressent à la Chine et à l'Asie du Sud-Est." (Jean-Luc Domenach, Politique étrangère, 1989)
Gallimard, 1987, in-8°, 285 pp, 60 photos en noir et en couleurs sur 32 pl. hors texte, une carte, broché, bon état
Bruxelles, Chez l'auteur, 1964, in-8°, 182 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Voyage au Japon.
P., Klincksieck, 1979, in-4° (21,5 × 27,5), 323 pp, 101 figures dans le texte et à pleine page, 92 photos sur 21 planches hors texte, index, broché, couv. illustrée, bon état (Archéologie méditerranéenne V)
Denoël, 1988, gr. in-8°, 287 pp, 16 pl. de grvures hors texte, biblio, annexes, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Aventure coloniale de la France), envoi a.s.
"Ancien marin, auteur d'une thèse de doctorat sur l'exploration du Mékong en 1866-1868, Jean-Pierre Gomane nous donne ici un intéressant ouvrage sur les marins et l'outre-mer. La première partie de l'ouvrage est un exposé chronologique des rapports de notre pays avec l'espace maritime, marqués par une lente ouverture, élaboration d'une vision mondiale dès François Ier, Henri IV, Louis XIII, avec l'action de grands personnages comme Richelieu et Colbert, suivie d'un premier reflux sous Louis XIV, « homme de guerre brillant sur terre » qui « n'aimait pas la mer », période incertaine sous Louis XV, revanche et parrainage français des États-Unis sous son successeur. La période suivante connaît une débâcle masquée par la gloire en Europe. Une rentrée progressive est l'oeuvre de la Restauration et du Second Empire. La France devient un brillant second de l'Angleterre sur les mers. La IIIe République connaît la lente conversion d'une république de ruraux. Le dernier et septième chapitre de la première partie traite des déchirements et mutations accompagnant la Seconde Guerre mondiale et la décolonisation avant la reconversion à l'ère nucléaire... La deuxième partie de l'ouvrage, intitulée « Factotum de l'Outre-Mer », évoque tous les rôles du marin à la fois découvreur, négociateur, administrateur, bâtisseur, coopérant technique. L'aventure commence avec les grands voiliers et les cap-horniers qui parcourent les routes menant aux antipodes dans le grand élan de découverte du monde inauguré par l'ère des Lumières. J.-P. Gomane rappelle les figures d'un Suffren combattant dans l'océan Indien, d'un de Grasse aux Antilles, de Garnier et Doudard de Lagrée découvrant le Mékong, de Brazza remontant le Congo, des Dumont d'Urville, Duperrey, Beautemps-Beaupré, Claret de Fleurieu et de leurs grandes expéditions scientifiques, collectant les données géographiques et ethnologiques, de Besson oeuvrant pour Mehemed Ali en Égypte ou de Verny dans le nouveau Japon de Meiji... Les navires et navigateurs, les combats sous les tropiques, la découverte du monde, le service de l'État dans le sillage du commerce, les délassements du marin... aucune activité n'échappe à son investigation et donne lieu à des réflexions, des anecdotes, des pointes d'humour. Une orientation bibliographique et une série de documents cités en annexe complètent cet ouvrage de bout en bout très attrayant." (Robert Santucci, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1990)
P., Charpentier et Fasquelle, 1894, in-12, viii-287 pp, 48 illustrations, reliure demi-percaline brique, dos lisse, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), bon état. Edition originale
Journal de voyage, journal autobiographique, ouvrage de critique d'art encore plus que d'histoire de l'art, “L'Italie d'hier” montre les Goncourt tournés vers le rendu de leurs sensations. Tout aussi intéressés aux œuvres d'art que Taine en 1864-1865, ils le sont de manière plus dilettante, moins didactique. Ils ont ce souci quasi baudelairien du Beau et de la perfection. Ils ne voyagent pas que dans l'histoire, ils manifestent à tous instants leur intérêt pour le présent, pour les gens. Mais leur désir le plus profond, c'est de construire à partir de ces simples notes "un livre de prose poétique, fantastique, lunatique – un livre de rêve, donné comme le produit d'une suite de nuits hallucinatoires". Ils souhaitent dépasser, transgresser la réalité par l'écriture artiste, ne donner qu'une vision artiste du monde par l'écriture. — Lors de la parution du livre en 1894, Edmond de Goncourt se remémore l’entremêlement des techniques et l’usage de la plume et du crayon par Jules comme l’acte de naissance de cette pratique d’écriture double qu’ils cultiveront tout au long de leur carrière. — Clemenceau, à la sortie du livre écrivit, étonnamment louangeur : « Le sujet de l’Italie d’hier, ce n’est pas l’Italie en soit, c’est l’œil des Goncourt en Italie. Où tombe cet œil, il s’arrête, et l’image apparaît. »
Payot, 1965, in-8°, 422 pp, traduit de l'allemand par L. Jospin, index, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque scientifique - Coll. Les religions de l'humanité)
"Suite du volume consacré au Védisme et à l'Hindouisme ancien, celui-ci traite de l'évolution de l'Hindouisme depuis les premiers siècles de notre ère jusqu'à nos jours. La première partie définit les grandes phases de l'Hindouisme après la période épique, c'est-à-dire les religions des non-aryens, le tantrisme et le çaktisme, les grands traits de l'Hindouisme post-épique et l'influence de l'Islam sur ce dernier. Les deuxième et troisième parties décrivent longuement l'histoire du Vichnouïsme et du Civaïsme sous leurs diverses formes. La dernière partie est consacrée à l'Hindouisme des XIXe et XXe siècles, sa pratique, ses différents courants, l'influence de l'Occident, le nationalisme religieux et la renaissance de l'Hindouisme. Un tableau chronologique et un index détaillés terminent l'ouvrage. C'est certainement la meilleure synthèse de la grande religion de l'Inde. Aucun autre ouvrage de ce type adressé au public cultivé ne présente de celle-ci un tableau aussi complet, aussi exact, aussi riche de données précises, appuyées sur une vaste documentation, et d'interprétations judicieuses reposant sur une profonde connaissance de cette religion si complexe dont l'influence est encore nettement prédominante sur la pensée et la vie de tous les Indiens d'aujourd'hui." (A. Bareau, Revue de l'histoire des religions, 1966)
Baltimore, The John Hopkins Press, 1971, in-4°, 511 pp, 4 pl. en couleurs hors texte et 521 illustrations, dont 81 plans, biblio, index, reliure pleine toile de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
P., Editions Renée Lacoste & Cie, 1956, in-12, 204 pp, broché, bon état, envoi a.s. (“... Péril jaune ? Non ! Mais un épouvantable bilan blanc qui a engendré un terrible danger rouge.”)
"Le sort de la Chine est un des problèmes les plus passionnants de notre époque ; ne représente-t-elle pas le quart environ de la population de notre globe ? Devenu, par suite de la victoire de Mao Tse-Toung, une République populaire alliée à l’Union soviétique, ce pays est-il réellement communiste dans le sens soviétique et subordonné à l’autorité du Kremlin ? L’auteur ne le pense pas ; malgré les apparences et certaines déclarations officielles, la Chine de Mao Tse-Toung, contrairement à la plupart des Républiques populaires européennes, ne prend pas l’URSS pour modèle dans tous les domaines ; le régime chinois, dit communiste, est un mélange habile de marxisme, de vieil esprit communautaire chinois, de Taoïsme, de confucianisme..." (Le Monde diplomatique, 1956)
P., Maisonneuve & Larose, 1981, gr. in-8°, 394 pp, bibliographie de 2883 numéros, index, broché, couv. illustrée, bon état
2883 titres décrits et commentés. — Une bibliographie indispensable pour les chercheurs, aux qualités précieuses : la première recension sur la littérature orale. On y trouve le classement par ordre alphabétique des auteurs pour tout ce qui a été publié, suivi d'un inventaire des thèses et mémoires inédits, puis d'un index par ethnies/langues qui est de la plus haute utilité. Vient ensuite un index qui porte sur les genres. Cela permet de trouver rapidement les travaux sur les genres peu étudiés comme la drummologie ou les injures, les jeux verbaux. Les notices qui présentent chaque ouvrage sont toujours utiles, bien que assez inégales. Il demeure que cette bibliographie reste un document de référence. (Lilyan Kesteloot, Revue française d'histoire d'outre-mer)
Fayard, 1977, in-8°, 286 pp, traduit de l'italien, chronologie, biblio, index, broché, portrait photo de Berlinguer en couv., bon état
"V. G. est l'un des meilleurs journalistes italiens et on ne pouvait qu'attendre le portrait qu'il entendait tracer du leader actuel du PCI. C'est un éclairage sympathique qu'il jette sur Berlinguer. Il met l'accent sur le sérieux, l'application, la persévérance avec lesquelles travaille le premier communiste italien, retrace sa carrière assez surprenante et montre comment il a été choisi pour succéder à L. Longo alors que bien peu le connaissaient véritablement..." (Revue française de science politique, 1978)
Grasset, 1939, in-12, 223 pp, préface du général Huré, 8 pl. hors texte (une carte du Maroc en frontispice, 3 photos et une lettre de 4 pp. du P. de Foucauld en fac-similé), broché, bon état
"Depuis quelque quinze ans, le Père Gorrée dirige – qu'il le veuille ou non – cette armée de jour en jour plus innombrable des amis du Père de Foucauld. Ayant voué sa vie entière au rayonnement mondial de l'Apôtre du désert, il n'a eu cesse d'augmenter cette phalange des admirateurs de son « maître ». (...) Le Père Gorrée, après trois ans de vie érémitique au cours desquelles il approfondit la pensée du Père de Foucauld, comprend que sa vocation est de contribuer de toutes ses forces, de tout son pouvoir au rayonnement du Marabout blanc. Le Maroc l'attire, comme il a attiré Charles de Foucauld ; il s'établit en région berbère, à Khemisset, où il travaille à un important ouvrage dont le succès n'ira que croissant : “Sur les traces de Charles de Foucauld” – travail remarquable par la précision des détails et la chronologie minutieusement établie et que nul historiographe du Père de Foucauld n'a le droit d'ignorer maintenant. Mais Khemisset est encore trop « civilisé » et, en 1938, le Père Gorrée s'établit en un lieu plus solitaire : El Harcha. Solitaire, au point de vue des relations européennes, mais non des indigènes et principalement des malades, des blessés, des pauvres. Matin et soir, il faut soigner, panser, distribuer des soupes, ou du pain, ou du blé, selon la richesse du jour... “L'Ermitage Charles de Foucauld”, d'El Harcha, est très vite connu des Berbères avoisinants, et la bonté du « Marabout », comme son sourire accueillant, lui font de nombreux amis... A côté de ces soins, le Père Gorrée continue à écrire. Devant le succès de son premier livre, il entrevoit avec netteté tout l'ascendant qu'il peut exercer sur l'opinion en faveur du Père de Foucauld. En 1939, paraît “Au Service du Maroc : Charles de Foucauld” ; en 1941 : “Les Amitiés Sahariennes du Père de Foucauld”, ouvrage capital pour une connaissance exacte de l'œuvre française de l'Ermite du Hoggar..." (Michel Thiout, La Liberté, 30 octobre 1948)
Genève, Olizane, 2000, in-4°, 247 pp, préface de Pierre Chuvin, 102 photographies, 4 cartes, biblio, index, brochgé, couv. illustrée à rabats, bon état
Les collections publiques et privées de l'Europe occidentale recèlent de nombreux documents témoignant des relations avec l'Asie centrale au tournant des XIXe et XXe siècles. Les voyageurs qui ont visité l'Asie centrale russe, puis soviétique, des années 1840 jusqu'à la fermeture des frontières vers 1930, ont laissé une importante documentation en France et en Suisse. Parallèlement aux écrits, les témoignages photographiques constituent une source d'informations riche et vivante pour une histoire ignorée des manuels : le dialogue complexe entre deux cultures très différentes, l'une asiatique, l'autre européenne. Cet ouvrage, à la fois carnet de voyage, guide touristique et monographie sur l'histoire et la découverte de l'Orient, contient plus de cent photographies, dont une vingtaine prises par Ella Maillart lors de ses pérégrinations en Asie centrale. — "Les clichés en noir et blanc, en majorité inédits, rassemblés dans cet ouvrage constituent un témoignage unique sur une société et une civilisation aujourd'hui disparues. Classés par chapitres thématiques, ils offrent tout à la fois l'occasion de rêver sur un Orient mythique et de recueillir nombre d'informations sur les coutumes et traditions des peuples d'Asie centrale au début du XXe siècle. Sans oublier l'architecture, et des moyens de transport d'un autre âge qui portent à l'émerveillement. Les photos d'Ella Maillart, empreintes de vie et de poésie, s'inscrivent dans ce sillage. En fin d'ouvrage, de courtes biographies évoquent la vie, parfois tumultueuse, de ces explorateurs, officiers ou marchands." (Le Monde, 8 déc. 2000)
GOSCHA (Christopher E.) et Karine LAPLANTE (dir.).
Reference : 113810
(2010)
ISBN : 9782846542265
Les Indes savantes, 2010, gr. in-8°, 407 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. 19 études érudites (5 en français et 14 en anglais)
En juillet 1954, un accord signé à Genève confirme le retrait français du Vietnam, établit un plan pour décider de la forme des États qui remplaceront l’Indochine coloniale, faisant naître l’espoir que la paix allait s’installer dans cette partie du monde. Il n’en fut rien. La lutte pour l’Indochine se poursuivit aux niveaux local, régional et international, à tel point qu’une deuxième conférence (Genève, 1961-1962) s’ouvrit pour régler une nouvelle crise. Rien ne fut réglé : l’Indochine devait demeurer, jusqu’en 1991, un foyer de guerres dans le système international. Des milliers d’ouvrages ont été écrits sur les guerres d’Indochine, mais les tentatives de résoudre les conflits indochinois par la paix ont généré beaucoup moins d’intérêt, alors que cette période charnière située entre 1954 et 1962 est essentielle afin de comprendre les raisons pour lesquelles l’Indochine est restée lieu et objet de tensions dans le système international et pourquoi la paix fut un échec. Ce travail collectif est également l’occasion d’étudier comment le système international générait des imbrications, transversale entre l’Est et l’Ouest, et verticale entre le Nord et le Sud.
London, Readers Union, 1979, 269 pp, Readers Union 1979, 269p., cahier d'illustrations, index, reliure d'éditeur & jaquette (bon état).
Flammarion 1987 in-8°, 236 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Les meilleurs récits de chasse et de faune du guide Henri Guizard au Gabon, recueillis lors des fameuses veillées au camp d’Iguela sur les bords de la lagune dans les années 1970. Alors que se succèdent les clients, on savoure les fascinantes facettes de l’Afrique sauvage: les traques en forêt, les voyages en pirogue, les mœurs et les dangers des animaux sauvages, les rencontres avec les Pygmées, les mystères de la brousse, etc. Henri Guizard (1921-2007) a vécu au Gabon plus de soixante ans. Il a été guide de chasse pendant plus de vingt ans. Fred Goulphin, l'un de ses clients, à recueilli et rédigé ses récits, le texte a séduit Philippe de Baleine... — "Les animaux qui s’ébattent dans ces pages vivent toujours, heureux et libres dans les bois et les savanes de la réserve d’Iguela, dans le Sud sauvage du Gabon. On ne chasse plus à Iguela depuis quelques années. Mais on y vient toujours du monde entier. Pour y voir les grands animaux africains, buffles, éléphants, gorilles, qui y vivent en nombre prodigieux. Pour écouter aussi le soir, au campement, les récits extraordinaires du vieux guide de chasse, Henri Guizard, patron de la réserve et grand maître des éléphants. Henri Guizard vit depuis 40 ans au Gabon. Il a été coupeur de bois, chercheur d’or, prospecteur de diamants. La forêt vierge n’a plus de secrets pour lui. Il est guide de chasse depuis 15 ans. Quand il raconte avec verve et humour ses bêtes et ses incroyables aventures, il tient ses hôtes éveillés toute la nuit. Partagés entre l’émotion et le rire. Les veillées de chasse d’Henri Guizard : le livre vivant d’une Afrique pleine de secrets, qui va bientôt disparaître." (4e de couverture)
Plon, 1944, pt in-8°, vi-305 pp, 23 photos sur 16 pl. hors texte et une carte dépliante in fine, broché, couv. piquée, bon état. Edition originale, ex. du SP, prière d'insérer
"Le 21 avril 1900, trois colonnes de troupes françaises, parties depuis longtemps de leurs bases et ayant affronté mille dangers, se trouvèrent réunies au bord du Chari, à quelques kilomètres du lac Tchad. Le commandant Lamy ayant pris le commandement de ces trois colonnes, s'emparait dès le lendemain du camp fortifié du redoutable et cruel Rabah, qui était tué. Lamy, hélas ! était lui-même mortellement blessé. C'est ainsi, écrit le général Gouraud au début de son ouvrage, que « la jonction au Tchad de l'Algérie, du Soudan et du Congo fut faite ». Ayant participé aux plus belles campagnes de notre épopée africaine, le général Gouraud poursuit la publication de ses « Souvenirs d'un Africain », qui comptaient déjà "Au Soudan" et qui s'accroissent aujourd'hui de "Zinder Tchad", embrassant une période s'étendant de 1900 à 1906. La traversée du Dahomey, la marche sur Zinder, les combats de Zanguébé et de Galma, la création de Niamey, l'affaire d'Argoungou, la soumission des Touareg, l'entrée à Binder, le drame du capitaine Cazemajou, l'arrivée du colonel Noël, le retour au Niger forme la première partie de cet important ouvrage qui se termine par un beau portrait du gouverneur général Roume, « un des plus grands coloniaux contemporains ». La seconde est la relation des séjours faits au Tchad par le général Gouraud entre 1900 et 1904. Belles pages de notre conquête coloniale relatées avec simplicité et noblesse par un des plus vaillants soldats qui la firent." (Revue des Deux Mondes, 1944)
P., Jouvet et Cie, 1889, in-4°, 248 pp, illustré de 32 compositions hors texte dessinées spécialement pour cet ouvrage par H. Clerget et gravées sur bois par Farlet et de 21 gravures sur bois intercalées dans le texte, reliure percaline rouge de l'éditeur, dos lisse orné de guirlandes florales (très lég. abîmé), 1er plat orné d'une grande plaque polychrome, tranches dorées (reliure d'éditeur signée Paul Souze), bon exemplaire sans rousseurs
Récit du voyage autour du monde de Jules Gourdault (1838-191-), écrivain et grand voyageur, auteur de guides, historien, traducteur, collaborateur régulier de la "Revue des deux mondes". — Table des matières : de Paris à Amsterdam par Bruxelles ; de Londres à Edimbourg par Dublin ; de Copenhague à Saint-Pétersbourg par Stockholm ; de Moscou à Berlin par Vienne ; de Dresde à Berne par Munich ; de Venise à Turin par Milan ; de Florence à Naples par Rome ; de Madrid à Constantinople par Lisbonne, le Caire, Jérusalem et Athènes ; de Calcutta à Tokio par Pékin et Yokohama ; de Sydney à Rio de Janeiro par Melbourne et Buenos-Ayres ; de San-Francisco à Paris par Chicago et New-York.
PUF, 1953, in-8°, 200 pp, troisième édition revue, préface de Paul Rivet, 16 figures, index, broché, papier lég. jauni, couv. lég. salie, bon état (Coll. Pays d'outre-mer, première série : Etudes coloniales)
"Je n'hésite pas à dire que ce livre condensé, écrit dans un style alerte, clair, plein d'idées originales, fait à la fois pour les spécialistes et le grand public, est un petit chef-d'oeuvre." (Paul Rivet)
PUF, 1966, in-8°, 271 pp, quatrième édition refondue, avant-propos de Ch.-A. Julien, 16 figures dans le texte, 16 pl. de photos hors texte, index, broché, bon état (Coll. Pays d'outre-mer)
"Je n'hésite pas à dire que ce livre condensé, écrit dans un style alerte, clair, plein d'idées originales, fait à la fois pour les spécialistes et le grand public, est un petit chef-d'oeuvre." (Paul Rivet)
Plon, 1982, in-8°, 456 pp, 24 cartes, 35 photographies hors texte, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Terre humaine)
"Deux grands livres, l’un et l’autre publiés dans la collection « Terre humaine », ont marqué la vision du monde tropical de générations d’intellectuels français : « Tristes tropiques », de Claude Lévi-Strauss (1955) et « Terres de bonne espérance : le monde tropical » (1982), de Pierre Gourou." (Jean-Pierre Raison)
P., Agence économique de l'Afrique Occidentale Française, 1935, in-12, 158 pp, 3e édition, 17 pl. de photos hors texte, 5 cartes sur double page et une grande carte dépliante hors texte en 2 couleurs du réseau routier (chemins de fer, routes et pistes), reliure pleine percaline havane, titre en blanc au 1er plat et au dos (rel. de l'éditeur), bon état. Bien complet du fascicule volant d'Horaires des chemins de fer de l'A.O.F. (24 pp)
"Utile au voyageur par la multiplicité et la précision des renseignements fournis et pratique par son format cependant réduit, ce guide peut aussi intéresser le géographe sédentaire ! Outre un aperçu sur les conditions générales physiques et humaines, il renferme en effet de nombreux documents utilisables pour des exemples (détails sur la chasse) ou des travaux pratiques (itinéraires, horaires...) ; des cartes et de nombreuses photographies illustrent l'ouvrage." (Jacqueline Beaujeu-Garnier, L'Information Géographique)
Payot, 1933, in-8°, 448 pp, une carte sur double page, broché, bon état (Coll. Bibliothèque historique)