8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Armand Colin, 1970, fort in-12, 395 pp, biblio, broché, pt déchirure mineure au 1er plat, bon état (Coll. U2)
I : Les grands courants d'idées (du Moyen Age au XIXe siècle (180 pages) ; II : Anthologie.
P.-Gembloux, Duculot, 1978, in-8°, 220 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, pistes bibliographiques, broché, couv. illustrée, état correct (Coll. Des villes et des hommes), envoi a.s.
Cette collection, dirigée par Georges Renoy, se proposait de réunir les « biographies » des principales cités de la communauté culturelle francophone. Ni marginales ni parallèles, ces histoires de villes entendent bien quitter résolument les sentiers mille fois battus du savoir traditionnel. Né à Tournai en 1940, l'écrivain et poète Michel Voiturier succédait dans cette collection à Georges Renoy (Bruxelles), Emile Lempereur (Charleroi) et Jean Francis (Mons).
Maisonneuve et Larose, 2005, gr. in-8°, 476 pp, 130 ill. dans le texte (croquis, plans, photos), notices biographiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Les années 1850-1950 ont légué à l'Egypte, en amont et en marge de l'occupation coloniale, une riche production bâtie, qui en fait un terrain fécond pour étudier la formation et le déploiement des pratiques et savoirs architecturaux modernes dans un contexte extra-européen. Ce travail s'attache à en proposer une histoire centrée sur l'émergence et l'essor d'un corps local d'ingénieurs-architectes en liaison avec les grands projets publics d'aménagement urbain. A partir des scansions usuelles de l'histoire politique égyptienne – le temps des réformes vice-royales (jusqu'en 1882), l'occupation britannique (1882-1922), l'âge dit "libéral" (à partir de 1922) – la narration parcourt successivement trois champs de pratiques : celui de la codification et de la transmission des savoirs techniques propres au métier d'architecte étudiés à travers le développement d'un enseignement spécifique, la production de traités et de manuels spécialisés et les formations acquises en Europe ; celui de l'aménagement urbain, vu au prisme d'une sélection d'opérations significatives et de la mise en place du dispositif institutionnel et réglementaire encadrant l'édilité urbaine ; celui, enfin, de la production architecturale proprement dite, analysée à partir d'un ensemble de réalisations représentatives. C'est une maîtrise d'oeuvre de qualité, stimulée par une commande publique progressiste, et en position d'assimiler et de s'approprier la pensée et les techniques modernes, dans leurs référents européens, qui a pris ainsi peu à peu corps.
Fribourg, Office du Livre, 1971, in-8° à l'italienne, 194 pp, 84 pl. hors texte de photos reproduites en héliogravure, 16 p. de plans originaux, 40 dessins dans le texte, 3 cartes, tableau chronologique, glossaire, biblio, cart. illustré de l'éditeur, bon état (Coll. Architecture universelle)
L'architecture du sous-continent indien sous le règne des grands souverains musulmans.
France-Empire, 1992, gr. in-8°, 330 pp, préface de Jean Meyer, documents en annexe, chronologie, biblio, lexique géographique et culturel, dictionnaire biographique des personnages, broché, couv. illustrée, bon état
La vie extraordinaire du missionnaire Guy Tachard envoyé par Louis XIV à la cour de Siam. — "Dans les histoires des missions ou de la colonisation française, le P. Guy Tachard (1648-1712) n'est que furtivement cité, ou même purement omis. Ce jésuite missionnaire et diplomate méritait d'être sorti de l'oubli. Merci donc à Raphaël Vongsuravatana, jeune historien de 22 ans. (...) Cet ouvrage propose non seulement un récit agréable, mais il est aussi un véritable instrument de travail : la présentation des sources, la bibliographie, la chronologie, un lexique géographique et culturel, et surtout un dictionnaire des personnages, qui fait revivre une foule d'aventuriers de la politique, du commerce et de Dieu, permettent avec bonheur d'aller plus loin." (Jean Comby, La Croix, 1993)
Les Indes savantes, 2004, gr. in-8°, 697 pp, une carte, tableaux, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
La France est restée près d'un siècle en Indochine (1860-1954). Dès les premiers jours de la conquête, des commerçants entreprenants ont emboîté le pas aux militaires, et se sont implantés en Indochine, avec des succès inégaux. Moteurs et acteurs-clés du système colonial, ils sont trop souvent oubliés par les livres d'Histoire au profit des guerriers, des diplomates, des missionnaires et des ethnographes. Kham Vorapheth retrace ici la naissance et le développement du tissu commercial et des courants d'échanges entre la métropole et sa colonie, ainsi qu'à l'intérieur de l'Indochine, et avec les pays voisins. Il raconte l'histoire des pionniers qui ont créé les maisons de commerce, observe en particulier le développement de la maison Denis-Frères, saga d'une famille, "success story" d'une implantation parmi les plus durables et les plus performantes. L'Indochine, atout majeur de la présence française en Asie orientale, a longtemps financé un solde commercial largement négatif avec la France par le dynamisme de ses ventes, notamment de riz, de caoutchouc et de matières premières. Ces résultats ont été obtenus en partie grâce à la constitution de positions dominantes par une quinzaine de grandes maisons coloniales françaises.
PUF, 1955, in-12, 136 pp, 2 cartes, biblio, broché, bon état (Coll. Que Sais-Je ?)
P., Germer Baillière, 1880, in-12, viii-360 pp, seconde édition, biblio, reliure demi-chagrin violine, dos à 4 nerfs filetés soulignés à froid, titres et caissons dorés très ornés, encadrements à froid sur les plats, fer doré de l'Association Polytechnique au 1er plat (rel. de l'époque), manque la première page de garde, bon état
Table : Frédéric-Guillaume II, 1786-1797. – Règne de Frédéric-Guillaume III de 1797 jusqu'au démembrement de la Prusse en 1807. – Règne de Frédéric-Guillaume III depuis le traité de Tilsitt jusqu'au second traité de Paris (1815). – Depuis le second traité de Paris jusqu'à la mort de Frédéric-Guillaume III (1840). – De l'avènement de Frédéric-Guillaume IV à la Révolution de 1848. – De la Révolution de 1848 à la régence du prince Guillaume (1857). – Depuis la régence du prince Guillaume jusqu'au traité de Prague (1866). — "J'ai tâché de rendre ce résumé aussi complet que possible, en insistant sur les grands traits qui déterminent la direction et la physionomie de l'histoire de la Prusse. Mon but, en réalité, était moins de rappeler ce qui s'est fait que de mettre le lecteur en état de comprendre le présent et d'entrevoir en une certaine mesure l'avenir..." (Introduction).
Fayard, 2019, gr. in-8°, 331 pp, 4 pl. de photos hors texte, 36 illustrations et figures dans le texte, 7 cartes, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
La découverte d'un monde jusqu'alors insoupçonné, à la fin du XVe siècle, suscita en Occident d'innombrables hypothèses et fantasmes. Que ce soit la localisation du Paradis terrestre au coeur de l'Amérique du Sud ou le problème de l'origine des populations indiennes, ces recherches se fondaient souvent sur des études remarquablement documentées, menées avec une rigueur que l'on peut presque dire scientifique. Parallèlement, parmi les populations amérindiennes, en réaction à la situation coloniale, se développèrent sur l'ensemble du continent américain des mouvements "messianiques" ou "prophétiques", récurrents dans la longue durée. Migrations vers la Terre sans Mal, attente du retour de l'Inca, vision extatique du retour des morts dans la Ghost Dance : ces mouvements combinent des croyances et pratiques autochtones avec certains apports occidentaux, en ordonnant ces derniers selon la logique propre des systèmes de pensée indigène. Ainsi se modela au fil des siècles l'identité indienne. Nathan Wachtel poursuit, avec ce nouveau livre, sa réflexion sur la pluralité des perspectives historiques, leur complémentarité pour la restitution d'une histoire globale, et les traces que les traumatismes hérités du passé inscrivent dans les mémoires collectives. — Titulaire de la chaire "Histoire et anthropologie des sociétés méso- et sud-américaines" au Collège de France, Nathan Wachtel est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La Vision des vaincus. Les Indiens du Pérou devant la Conquête espagnole (1530-1570) (Gallimard, 1971), Le Retour des ancêtres. Les Indiens urus de Bolivie, XXe-XVIe siècle (Gallimard, 1990), La Logique des bûchers (Seuil, 2009) et La Foi du souvenir. Labyrinthes marranes (Seuil, 2001).
SCEMI, 1970, gr. in-8°, 355 pp, 64 pl. de photos hors texte en héliogravure, 8 pl. hors texte en couleurs, 28 cartes et croquis, reliure toile éditeur, 1er plat illustré, bon état. Edition originale, exemplaire hors commerce réservé aux Bibliophiles de l'Aventure (Coll. Connaissance des Amériques)
Payot, 1937, in-8°, 218 pp, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
"... De cette idée, fort soutenable, que l'Afrique commence aux Pyrénées, l'auteur tire cette conclusion que tout s'explique par la lutte des Aryens (des Wisigoths aux Français) contre les Hamites, car vous n'ignorez pas que les Espagnols sont des Hamites (!) et que les Ibères, avant les Arabo-Berbères, sont venus d'Afrique..." (H. Hauser, Revue d'économie politique, 1938)
Payot, 1949, in-8°, 198 pp, sources, index, broché, bon état (Coll. Bibliothèque scientifique)
L'auteur présente aux lecteurs occidentaux les idées du confucianisme, du taoïsme et de ce que l’auteur qualifiait de pensée « réaliste », par l’intermédiaire de traductions de passages de textes significatifs (Tchouang Tseu, Mencius et Han Fei Tseu).
Armand Colin, 1968-1970, 2 vol. gr. in-8°, 279 et x-334 pp, 22 photos hors texte, biblio, brochés, couv. à rabats, traces de papier collant sur les gardes, bon état (Coll. Cahiers de la fondation nationale des sciences politiques)
Tome I. De 1918 à 1945 : Novembre 1918 : l'accord du patronat et des syndicats pour la Communauté de travail ; Une expérience de cinq années pour la collaboration entre employeurs et syndicats 1919-1924 ; Ambitions et résultats de la politique de socialisation ; Le conseils d'entreprises et la Communauté d'entreprise ; Puissance des syndicats et des groupements patronaux ; La détérioration du climat social ; L'arbitrage obligatoire, facilité désastreuse ; L'écroulement d'un système vidé de sa substance ; La traduction sociale de la dictature hitlérienne. ~ Tome II. Depuis 1945 : Les chantiers d'une nouvelle Allemagne politique et sociale 1945-1949 ; 20 ans de miracle allemand ; l'unité syndicale et ses problèmes ; Effectifs, structure, puissance et programme du D.G.B. et de ses syndicats ; Les organisations patronales ; Les négociations collectives et le respect des contrats ; La grande querelle de la cogestion.
Bayard, 1997, fort in-8°, 526 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de photos hors texte, notes, biblio, glossaire, broché, couv. illustrée, bon état
Gertrude Bell fut une lady d'exception. Née en 1868, cette aristocrate victorienne, première femme diplômée d'histoire à Oxford, orientaliste de renom, fut une infatigable voyageuse dans l'Orient du début du siècle, et même une espionne durant la Première Guerre mondiale. Celle qu'on appelait « La reine sans couronne d'Irak » joua un rôle politique décisif pour l'indépendance arabe, au point que certains la considèrent comme « le cerveau de Lawrence d'Arabie ». Toujours entourée d'hommes, qu'elle fascinait par ses excentricités, sa force de caractère et le brio de son intelligence, elle vécut, sous la tente des Bédouins comme au Caire ou à Bagdad, une vie d'aventures et d'amours passionnées avant de mourir tragiquement, en 1926, dans sa maison irakienne.
JC Lattès, 1982, in-8°, 522 pp, 10 cartes, broché, couv. illustrée par Pierre Dupuis, bon état
« Le secret et le temps ont voilé l'aventure titanesque inscrite dans l'Histoire sous le nom de Longue Marche. Véridique et passionné, en voici le premier récit. — 1934. Pour échapper à l'encerclement des nationalistes, l'Armée rouge chinoise quitte son bastion de Kiangsi. Elle marchera 369 jours. Sur cent mille hommes, 7000 arriveront. Ils auront parcouru 12 000 km à travers montagnes, fleuves, marécages, sans cesser de combattre l'ennemi, la faim, la vermine, la maladie et la mort. Prestigieux, Mao Tse-toung, Chou En-laï voisinent dans le récit avec la masse des combattants sans nom. Cuisinier ou médecin, femmes ou gamins, soldats-paysans réduits à manger des racines, tous traversent l'atroce avec simplicité, humour souvent, ignorant leur avenir. Face à aux, les divisions de Chiang Kai-shek, et les seigneurs de guerre, bêtes de proie sur le corps d'une Chine en convulsion. »
Armand Colin, 1993, gr. in-8°, 408 pp, 14 cartes, tableaux, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. U), envoi a.s.
Grâce à Nora Wang, nous disposons désormais d'un très bon instrument de travail. Notre collègue a écrit un manuel clair, avec une documentation à jour et en conduisant son exposé jusqu'aujourd'hui. (...) Cette bonne synthèse permet de mesurer le chemin parcouru dans la connaissance et le traitement de « la question d'Extrême-Orient » depuis l'ouvrage classique de P. Renouvin. Elle souligne les apports des historiens français, spécialistes de la région... (Pierre Brocheux, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1995) — "L'Asie orientale correspond pour l'essentiel au vaste espace de diffusion de la culture chinoise, dont la rencontre progressive, au cours des siècles, avec les différents ensembles nationaux, a conduit à l'émergence, du Japon à la péninsule indochinoise, de civilisations originales. De l' "ouverture" de la Chine, au lendemain de la guerre de l'opium, à la fin du XXe siècle, les relations de cet ensemble avec le monde européen et Nord-américain, le rythme d'une modernisation qui, partout, a supposé une certaine victoire des "occidentalistes" sur les forces de conservation, la colonisation et les luttes émancipatrices, les aspirations expansionnistes des plus avancées, le heurt des grandes idéologies, l'affrontement des puissances et des blocs, ont produit des bouleversements d'une ampleur exceptionnelle, mais sans jamais effacer les fondements culturels nationaux. L' "Orient extrême" d'aujourd'hui vit ainsi l'heure d'une grande revanche économique sur les anciennes hégémonies, sans exclure une participation croissante au règlement des affaires mondiales. Cet ouvrage prend en compte l'ensemble de ces grands problèmes. Il entend apporter aux étudiants d'Histoire et à leurs maîtres, aux spécialistes, aux politiques, aux économistes, une information parfaitement à jour sur un monde fascinant, souvent redouté aussi que la recherche historique récente, particulièrement en Asie, permet de mieux comprendre." (4e de couverture)
P., Jules Tallandier, 1935, in-12, 221 pp, broché, bon état
"M. Boris Wartanoff fut « prisonnier de guerre en Asie-Mineure » dans les conditions suivantes : De nationalité russe, mais ayant été élevé en Suisse, il éprouva, à vingt-trois ans, l'impérieux désir de connaître son pays. D'autant que certaines fréquentations lui avaient inspiré quelque sympathie à l'égard du gouvernement des Soviets. Comment il dut déchanter, il l'a raconté dans un précédent ouvrage, “Un Russe retrouve son pays”. Il y vit sa famille réduite à une situation déplorable. Lui-même, pour n'avoir pas assez dissimulé son intention de fuite, fut enfermé dans les geôles du Guépéou. Il en sortit pourtant (après quelles difficultés !) et sous les balles bolchévistes, en passant la frontière turque non loin de la frontière persane, sans papiers et sans grandes ressources. Mais il ignorait que, partie pour se garer d'un afflux de bolchevisants miséreux et propagandistes, partie en vertu d'un traité, par quoi elle s'est engagée à rendre aux Soviets ceux de leurs nationaux qui se seraient réfugiés sur son territoire, la Turquie traquait les malheureux Russes en rupture de ban. D'autre part en mauvais termes avec l'Allemagne, elle traitait en espions les sujets allemands abordant la Turquie sans papiers et par l'une de ses zones militarisées, comme venait de le faire Boris. Celui-ci, heureusement, quoique dans un piteux état, comprit vite la chose et se prétendit mordicus citoyen français, ne demandant qu'à être mené auprès d'un consul français. Quelles difficultés, quelles souffrances il dut encore endurer ; traversant toute l'Asie-Mineure à pied, encadré de gendarmes durs et brutaux, avant d'aborder Constantinople, puis d'être « rapatrié » jusqu'à Marseille et Paris, c'est ce que son livre nous raconte, sans rancune ni grandiloquence. On ne reprendra plus notre homme à faire le voyage de Russie, aller et retour. Ce.retour nous aura du moins valu, à nous, d'intéressantes impressions sur l'Asie-Mineure d'après-guerre et sur tant de villes qui passèrent, au cours des âges, entre tant de mains différentes : Erzéroum, Trébizonde, etc." (Revue des lectures, 1935)
Payot, 1949, in-8°, 334 pp, préface et traduction de G.-Jean Aubry, une carte du Tanganyika sur double page, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque géographique)
Vivienne de Watteville (1900-1957) est la fille d'une Anglaise et d'un célèbre naturaliste suisse. En 1923, elle n'a guère plus de vingt ans lorsqu'elle accompagne son père en Afrique orientale. Bernard de Watteville tué par un fauve, elle n'en achève pas moins l'expédition et la raconte en 1927 dans un premier livre, "Out in the Blue". Mais, très vite, la nostalgie l'emporte sur les sombres souvenirs ; alors elle retourne au Kenya, non pas le fusil à la main, mais avec une petite chienne qui se prend pour un lion, des appareils photo, un gramophone... et bien sûr une provision de thé. Seuls l'accompagnent quelques boys, mais ils n'ont pas sa témérité dès qu'il s'agit d'approcher des éléphants ou des rhinocéros, sous l'œil des Masaï. Après ce séjour dans la brousse, et passé la saison des pluies, Vivienne de Watteville entreprend l'ascension du mont Kenya et laisse même son nom à des chutes. Ces deux périples lui inspirent en 1935 un nouveau livre, "Speak to the Earth", récit naturaliste et poétique où alternent humour et mélancolie ; il est traduit l'année suivante aux éditions Payot sous le titre "L'Appel de l'Afrique. Séjour et méditations parmi les éléphants et les montagnes du Kenya". Les aventures dans la savane d'une grande voyageuse un peu oubliée...
Les Indes savantes, 2011, gr. in-8°, 748 pp, 24 pl. de photos et 12 pl. de cartes et illustrations en couleurs hors texte, notices biographiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Le projet ambitieux que Jacques Weber nous propose ici est une approche synthétique de l’histoire complexe des colonies britanniques, allant de la fin des guerres napoléoniennes à la veille du premier conflit mondial. Dans un style clair et accessible, l’auteur explore les évolutions de l’Empire britannique ainsi que celle des différentes aires conquises. J. Weber a eu le soin d’insérer, au fil du récit, de nombreux extraits de sources d’époque (journaux, pamphlets, romans, rapports officiels, traités diplomatiques, récits d’explorateurs, etc.) dont il assure souvent la traduction. Dans le même registre, il faut souligner l’ajout de nombreuses cartes en couleur reflétant expansion et conflits coloniaux. Une cinquantaine de notices biographiques présentes à la fin de l’ouvrage se révèlent être très fournies et utiles. (...) Le propos est fluide, et il faut souligner l’immense travail de synthèse accompli par l’auteur. Pour ne citer que quelques exemples parmi d’autres, le passage sur les colonies australiennes (pp. 219-245) offre un récit détaillé (chiffres et sources à l’appui) de la naissance d’une société complexe qui fait parfois figure de « laboratoire d’expérimentation » pour la métropole. De même, la présence britannique en Inde est traitée avec précision – ainsi, J. W. présente avec finesse les différentes lectures de la Révolte des Cipayes (1857-1858). On appréciera également la manière dont est abordée la question des migrations de coolies indiens dans l’empire (indentured labourers) dans un contexte post-abolitionniste (pp. 334-340)." (Géraldine Vaughan, Relations internationales, 2012) — Aucune puissance, ni l'Espagne de la Renaissance, ni les Etats-Unis du XXe siècle, n'a plus que la Grande-Bretagne contribué à la naissance du monde contemporain, à la diffusion des progrès scientifiques et technologiques et des valeurs religieuses, morales et politiques du vieux continent. C'est à l'Angleterre que l'on doit l'ouverture du monde, le décloisonnement des civilisations et des sociétés. Différents facteurs expliquent l'avance et la puissance d'Albion au XIXe siècle et l'empreinte qu'elle a laissée sur le monde : la conquête des libertés et le consensus autour des institutions, la puissance économique et la domination des océans, l'efficacité du Foreign Office dans les affaires européennes, l'esprit d'entreprise de ses fils, tels Thomas Stamford Raffles à Singapour, James Brooke, le "rajah blanc de Bornéo", et Livingstone, qui incarne les valeurs morales de sa nation. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage d'importants développements sur la situation politique et sociale et sur les mentalités de l'Angleterre victorienne, sur son essor industriel et commercial et sur les difficultés du tournant du siècle, quand émergent de niveaux géants, sur sa politique d'équilibre sur le continent et de maîtrise de la Méditerranée et de la route des Indes. L'hétérogénéité de l'empire est analysée en détail : des colonies de peuplement qui accèdent au self-government et des colonies d'exploitation, où les droits politiques des "indigènes" sont inexistants ; des possessions tantôt administrées directement, tantôt régies par l'indirect rule. L'histoire intérieure des plus importantes est privilégiée, et notamment les secousses qui les agitent, comme la révolte des Cipayes et la guerre des Boers, sans vraiment ébranler les certitudes de Londres.
New York, The Macmillan Company, 1948, in-8°, xiv-434 pp, 17 pl. de photos hors texte, notes, index, reliure percaline bleue de l'éditeur, gardes illustrées, jaquette illustrée, bon état (A History of American Life, XIII). Edition originale, texte en anglais
Stockholm, Institut suédois, 1993, in-8°, 152 pp, 55 gravures et photos en noir et en couleurs, 3 cartes, tableaux, cart. illustré de l'éditeur, bon état
SEDES, 1992, in-12, 199 pp, 20 tableaux et 2 graphiques, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Regards sur l'histoire)
Félix Alcan, 1919, gr. in-8° carré, 216 pp, 7 planches de gravures hors texte (3 portraits, 2 vues, 2 cartes, un tableau), note bibliographique, broché, bon état (Bibliothèque France-Amérique)
"L'Histoire des Etats-Unis, d'Aug. Moireau, s'arrête en 1801. Sur l'histoire contemporaine de la grande nation qui a sauvé la civilisation, nous ne possédions aucun ouvrage français. M. G. Weill vient de combler très utilement cette lacune par cet ouvrage, très clair, bien composé, nourri de faits dans sa sobriété, où rien d'essentiel n'est omis. C'est un récit, mais où l'histoire des moeurs et l'histoire économique se mêlent constamment à l'histoire politique et où les portraits des personnages dirigeants ne manquent pas. M. Weill est parfaitement informé des derniers travaux. Il sait indiquer, d'un mot bref et précis, la valeur des sources où il puise et il a vu les documents originaux les plus importants. Il nous donne ainsi un excellent manuel, auquel je souhaite tout le succès qu'il mérite." (Albert Mathiez, Annales révolutionnaires, 1919) — "En 1919, George Weill publie une histoire des Etats-Unis à la demande du Comité France-Amérique, avant de s'en retourner à sa spécialité première, l’histoire politique et sociale de la France contemporaine. L’Ouest est central dans son récit, et Weill est le premier historien français à utiliser le concept de Frontière, en reprenant dans sa totalité, sans la discuter, l’hypothèse de Turner. L’hypothèse de la Frontière, fruit d’un long siècle de maturation, mise en forme savante en 1893 par Frederick Jackson Turner, postule la centralité de l’expérience de l’Ouest dans la gestation de l’identité américaine, dans la naissance d’une nation démocratique." ( Tangi Villerbu, « Ecrire l’histoire de l’Ouest américain en France, 1917-1969 », 2010)
P., Berger-Levrault, 1942, pt in-8°, 221 pp, une carte des pistes du bled en frontispice et 24 pl. hors texte de photographies de Saïd Mahfouf reproduites en héliogravure et tirées en bistre, dessins dans le texte de Louis Aznard, reliure demi-chagrin chocolat, dos à nerfs, titres dorés, couv. illustrée et dos conservés, bon état
Par Pierre Théodore Weiss (1889-1970), aviateur militaire et écrivain. Commandant en janvier 1929, il réussit un des premiers ravitaillements en vol. Il expérimente des vols à haute altitude, avec des appareils équipés de turbo-compresseurs, bat un record de vitesse en circuit fermé sur 5000 km, remporte la coupe Bibesco (liaison Paris-Bucarest). Il réalisera les premières liaisons aériennes entre Paris et Pondichéry, Paris et Addis-Abeba, Paris et Brazzaville. Une grande partie de sa carrière se passera en Algérie et en Afrique. Le premier, il survolera le Sahara et effectuera la liaison Alger-le Tchad, en groupe. En 1945, il est général de division aérienne. Ouvrage dédié aux équipages de l'aviation d'Algérie. — Table : Les prisonniers du Gassi Touil, Campagne au Tassili, Drames du bled, La guelta, Ouargla divine et mystérieuse, Un archéologue en avion, Les cendres du Maréchal Lyautey, les Sahariens que j'ai connu, etc.