8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Kobenhavn , C. A. Reitzels forlag, 1960, gr. in-8°, 167 pp, 16 figures et 14 planches de photos hors texte, biblio, broché, bon état (Meddelelser om Gronland Bd. 161 - Nr. 4), envoi a.s.
"Avec ce livre, l'auteur a mis un excellent ouvrage entre les mains de l'anthropologue et du profane intéressé. Il fournit tout d'abord des connaissances géographiques sur le pays d'origine des Ammassalimiut ou de la tribu esquimaude Angmagssalik et donne ensuite un aperçu historique des contacts entre Européens et Esquimaux, en commençant par la découverte du Groenland à la fin du dixième siècle de notre ère et la première mention des indigènes au onzième siècle. Dès lors, les témoignages écrits se multiplient, relatant les différentes rencontres entre Blancs et Esquimaux. Le groupe Ammassalimiut a été découvert par un Danois au début du XXe siècle, mais R. Gessain et l'un de ses collaborateurs sont les premiers chercheurs à avoir soumis cette tribu à une étude anthropologique approfondie dans les années 1934-35. Le présent ouvrage présente des résultats anthroposcopiques et anthropométriques ainsi que des comparaisons de la croissance des garçons et des filles, des comparaisons de la morphologie des hommes et des femmes, des comparaisons avec d'autres tribus esquimaudes et la répartition géographique de différents types d'esquimaux. Il convient de souligner que toutes les mesures ont été effectuées dans le pays d'origine des Ammassalimiut, et même, pour la plupart, dans leurs propres habitations, ce qui garantit leur authenticité. Sur la base de ses résultats (pp. 37-154), l'auteur conclut que les Ammassalimiut sont d'une part assez proches des Mongols, et que d'autre part, comme tous les Eskimo, un ancien mélange europide est très probable chez eux. En l'absence de découvertes archéologiques appropriées, l'auteur se voit dans l'impossibilité d'esquisser une théorie de la migration de la tribu. Ces recherches ont permis de saisir, pour ainsi dire à la dernière minute, un peuple dont les particularités psychiques et physiques, nées d'un isolement de plusieurs siècles, menacent aujourd'hui de disparaître en raison des contacts réguliers avec les Blancs et leur culture. Les recherches ultérieures d'un autre chercheur (1950) ont confirmé la justesse de cette opinion. Ce texte excellent est accompagné de belles photographies de membres masculins et féminins de l'Ammassilimiut ainsi que d'une copieuse bibliographie. Nous recommandons vivement cet ouvrage." (R. Zdansky, Anthropos, 1962)
P., Fernand Nathan, 1981, gr. in-8°, 374 pp, 260 photos en noir et en couleurs, 125 cartes et dessins, glossaire des principaux termes maritimes, biblio, index, reliure pleine toile éditeur, jaquette illustrée, qqs rares soulignures stylo, bon état. Peu courant
Ouvrage de référence sur les différents domaines de l’archéologie subaquatique : les gisements subaquatiques ; les techniques de fouilles subaquatiques ; l'archéologie navale et les structures submergées.
Casablanca, Les Editions du Moghreb, 1935, in-12, 266 pp, reliure demi-basane verte, dos à 5 larges nerfs, pièce de titre basane vermillon, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Romans marocains)
"... Ces romans sont considérés à l’époque comme des oeuvres importantes et parfois primées de la littérature «marocaine». Les écrivains publiés s’efforcent avec une certaine bonne volonté de restituer un Maroc traditionnel que leur activité professionnelle ou leur pratique personnelle leur a permis de connaître. Paul Gieure, ancien médecin, nous livre dans "Nour el Aïn" (1935) ses souvenirs romancés sur les débuts de la conquête du Maroc." (Jean-Robert Henry, À propos de la collection «Les romans marocains», BledMag, 2010)
Flammarion, 1969, in-8°, 290 pp, broché, bon état
"Il s'agit ici d'une histoire de la révolution culturelle chinoise, dont on sait que, née le 10 novembre 1965 dans un journal de Shangaï, elle est morte le jour où Liou Chao-Chi a été jeté dans la poubelle de l'histoire, c'est-à-dire le 30 octobre 1968. L'auteur, journaliste suisse, est connu pour un certain nombre d'études sur l'Asie et, surtout, la Chine. Il précise ici les cinq sources auxquelles il a puisé et qui sauf, dans une certaine mesure, la première sont accessibles au public européen. Nous avons déjà dit la nécessité et la difficulté d'une compréhension de l'événement chinois. Parmi tant d'autres de valeurs et de types si divers cet essai y aidera. Essai provisoire, probablement discutable (il n'y a pas d'histoire sans interprétation), mais précieuse par son ton d'actualité journalistique, au bon sens de l'expression." (G. Morel, Etudes, 1969)
Plon-Nourrit et Cie, 1924, in-12, ii-261 pp, lettre-préface de “Pivolo”, 66 photographies et cartes hors texte, reliure demi-toile modeste, C. de bibl., qqs rousseurs, état correct
Récit du raid Paris-Bagdad-Calcutta-Hanoï-Tokyo. Parti le 24 avril 1924 avec le mécanicien Besin, le capitaine aviateur Georges Pelletier Doisy (1892-1953) arrive le 9 juin après avoir changé de moteur à Hanoï et d'avion à Shanghaï. Pelletier-Doisy s’envole de Villacoublay sur un Bréguet 19, baptisé du prénom de sa fille "Jacqueline". Il lui faut 120 heures de vol effectif (moyenne 168 km/h) pour rallier Tōkyō. Il se pose le 9 juin à midi sur le terrain de Tokorosawa près de la capitale japonaise, où il est accueilli par une foule considérable, par Paul Claudel, ambassadeur de France, et par un pilote japonais, le baron Kiyotake Shigeno, qui avait participé au premier conflit mondial au sein de l’escadrille des Cigognes... Les exploits successifs de Pelletier Doisy (il fut le premier à faire le tour de France en avion...) le firent surnommer "Pivolo". Un récit palpitant agrémenté de nombreuses photographies, de cartes et des documents officiels qui permirent cette expédition inouïe à l'époque.
Plon-Nourrit et Cie, 1924, in-12, ii-261 pp, lettre-préface de “Pivolo”, 44 photographies sur 35 pl. hors texte (dont une photo de Pelletier Doisy en frontispice), un fac-similé, 22 cartes dont 2 hors texte (une dépliante et un plan sur double page), itinéraire, cart. percaline rouge, fer doré de la ville de Paris au 1er plat, bon état
Récit du raid Paris-Bagdad-Calcutta-Hanoï-Tokyo. Parti le 24 avril 1924 avec le mécanicien Besin, le capitaine aviateur Georges Pelletier Doisy (1892-1953) arrive le 9 juin après avoir changé de moteur à Hanoï et d'avion à Shanghaï. Pelletier-Doisy s’envole de Villacoublay sur un Bréguet 19, baptisé du prénom de sa fille "Jacqueline". Il lui faut 120 heures de vol effectif (moyenne 168 km/h) pour rallier Tōkyō. Il se pose le 9 juin à midi sur le terrain de Tokorosawa près de la capitale japonaise, où il est accueilli par une foule considérable, par Paul Claudel, ambassadeur de France, et par un pilote japonais, le baron Kiyotake Shigeno, qui avait participé au premier conflit mondial au sein de l’escadrille des Cigognes... Les exploits successifs de Pelletier Doisy (il fut le premier à faire le tour de France en avion...) le firent surnommer "Pivolo". Un récit palpitant agrémenté de nombreuses photographies, de cartes et des documents officiels qui permirent cette expédition inouïe à l'époque.
Calmann-Lévy, 1972, in-8°, 269 pp, 2 cartes, broché, couv. illustrée, bon état
Ensemble de reportages et de témoignages sur la situation intérieure de l'Uruguay et l'action du mouvement révolutionnaire des Tupamaros.
Payot, 1949, in-8°, 236 pp, préface de G. Bourgin, broché, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
Editions des Femmes, 1976, pt in-8°, 298 pp, broché, couv. illustrée lég. salie, bon état
Cette traduction de "Pierres de l'Oiseau Jingwei" et les commentaires qui l'accompagnent ont fait l'objet d'une thèse de 3e cycle en chinois en juin 1975 à l'Université de Bordeaux. Qiu Jin a écrit ce document dans un but de propagande politique. C'est un appel angoissé aux femmes chinoises qui vivaient en état d'esclavage dans un pays décadent et ruiné. Qiú Jin est une jeune poétesse chinoise venant d'une famille de petits fonctionnaires, elle se marie en 1896. Née au Fujian et de parents originaires de la ville de Shaoxing, elle arrive à Pékin pour suivre son mari dans son travail. C'est en 1903 qu'elle commence peu à peu à penser et à agir autrement après le mouvement des Boxers réprimé en 1900. A cette époque, pour montrer son sentiment envers la dynastie Qing et son gouvernement, elle s'habille en homme et manie le sabre. En 1904, pendant ses études, elle se révolte contre les autorités japonaises qui interdisent à tout étudiant des actions allant à l'encontre de la politique du gouvernement. En 1906, elle dirige la revue Femmes de Chine (Zhongguo nubao) à Shangai. De retour à Shaoxing, elle occupe le poste d'enseignante dans une des premières écoles destinées aux filles. Depuis la ville de Shaoxing, elle tente de provoquer un coup d'Etat qui renverserait la dynastie des Qing mais cette action se traduit par un échec. Par ordre impérial, elle est condamnée à mort et est exécutée le 15 juillet 1907.
dans la Revue de Paris, 1921, gr. in-8°, 28 pp, broché, dos lég. abîmé
CDU, 1960, in-4°, 313 pp, texte dactylographié, broché, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)
CDU, 1959, 2 vol. in-4°, 215 pp, pagination continue, texte dactylographié, brochés, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)
Les 2 premiers fasciciles seuls (sur 3).
Genève, Paris, Munich, Editions Nagel, 1968, in-12, 287 pp, 3 plans et cartes en couleurs (dont un grand plan replié), 10 plans en noir, index, reliure percaline rouge de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, jaquette, sous étui cartonné, bon état (Coll. Nagel, Encyclopédie de voyage). Edition originale
Excellent guide. Le texte est dû à Marcel Girard, ancien conseiller culturel de France à Moscou. Pierre George, professeur à la Sorbonne, s'est chargé de l'étude des fonctions urbaines.
Tallandier, 1980, in-8°, 278 pp, chronologie, glossaire, biblio, reliure plein cuir carmin très ornée de l'éditeur, tête dorée, bon état
Première réédition depuis 1786. Le chevalier Girod de Chantrans (1750-1841) fut envoyé en 1781 à Saint-Domingue pour soutenir les Américains dans leur guerre d'Indépendance contre l'Angleterre. Il en rapporta son "Voyage d'un Suisse", publié en 1785 sous ce titre mystérieux pour éviter les foudres de la censure.
Karthala, 1981, gr. in-8°, 228 pp, nouvelle édition revue et corrigée, biblio, index, broché, bon état
La traite des Africains noirs datait déjà de plus d'un siècle lorsque, de 1625 à 1650, les colons français s'établirent aux Antilles, à la Guyane et l'île Bourbon. Ils en adoptèrent presque aussitôt la pratique. Elle allait durer un siècle et demi pour Haïti, appelé alors Saint-Domingue, et deux cents ans pour la Guadeloupe et la Martinique. L'ouvrage d'Antoine Gisler apporte un éclairage très précis sur ce que fut, dans ses aspects spécifiques, l'esclavage des Noirs dans les possessions françaises du XVIe au XIXe siècle. La vie quotidienne des esclaves, les conditions de travail, le comportement des maîtres, les pratiques de répression y sont décrites et racontées avec la précision qu'a rendu possible une longue enquête historique. La contribution originale de cet ouvrage est d'exposer amplement les éléments institutionnels et juridiques qui, autour du Code Noir (1685), furent progressivement mis en place pour tenter de contrôler et d'humaniser le système esclavagiste. A. Gisler montre que le pouvoir civil aussi bien que le pouvoir religieux en la personne des missionnaires furent l'un et l'autre pris dans l'engrenage de l'institution et l'acceptèrent massivement, que seules des minorités surent réagir et en contester les fondements. — "Réédition d'un ouvrage classique, qui s'ouvre par un rappel sur la théorie de l'esclavage dans la doctrine de l'Eglise depuis Saint Thomas d'Aquin. Le Code Noir fournit un cadre théorique définissant les obligations des maîtres et les conditions de l'affranchissement. En regard, G. décrit la condition matérielle et morale de l'esclave. L'intérêt de l'ouvrage réside surtout dans l'analyse du fonctionnement des pouvoirs civils et religieux. Il montre comment l'autorité royale est en fait neutralisée par les planteurs, tandis que l'action moralisatrice du clergé se heurte à leur toute puissance. Le Code Noir devint ainsi un instrument oppressif particulièrement efficace. Ce livre de sociologie juridique, très documenté, est bien plus riche que les études comparables de Tardieu, Goveia et Klein, conduites sur d'autres îles de la Caraïbe, Cuba et la Jamaïque principalement." (Population, 1985)
Presses Uiversitaires du Septentrion, 1997, gr. in-8°, 203 pp, traduit de l'anglais et présenté par Hélène et Pierre Courtillas, 8 pl. de photos hors texte, une carte, qqs illustrations dans le texte, notes, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Dans ce récit de voyage, où affleure partout son attachement passionné pour l'antiquité gréco-latine et ses vestiges architecturaux, Gissing, connu surtout comme romancier social réaliste, nous conduit de Naples à Tarente et à Reggio en 1897, dans une Italie méridionale en proie à la pauvreté et à l'incurie. Mais il est aussi en quête de lui-même et échappe de peu aux conséquences de la fièvre qui met sa vie en péril à Crotone.
P., Plon, Editions d'Histoire et d'Art, 1965, gr. in-8°, iii-342 pp, préface de Thierry Maulnier, 90 illustrations reproduites en héliogravure sur 48 pl. hors texte, notices sur les illustrations, broché, couv. illustrée, état correct
"Cet ouvrage est préfacé par Thierry Maulnier qui demande avec nostalgie "avions-nous la vocation coloniale ?", répondant lui-même en ces termes : "En mille ans, une moitié du monde a coulé entre nos doigts comme le sable entre les mains d'un enfant." Si donc l'Inde a été anglaise après un siècle et demi de contacts avec la France, c'est à cause de l'incompréhension rencontrée par ceux qui voulaient donner à la royauté un empire asiatique. Telle est la thèse de Roger Glachant qui, dans un préambule, expose sans détour son point de vue sur l'expansion coloniale en général, notant : "Ce qui est sûr, c'est que la colonisation européenne a économisé aux colonisés des siècles, parfois des millénaires de piétinements." L'âge d'or de l'Inde française couvre tout le XVIIIe siècle, époque illustrée par les noms de soldats comme Bussy et Lally-Tollendal, de marins comme le bailli de Suffren, d'administrateurs comme Dupleix et François Martin, d'aventuriers comme René Madec et Law. Mais l'auteur traite en détail d'une histoire ouverte par les voyages du Parisien Jean-Baptiste Tavernier, dont Louis XIV fit un baron, et close par les traités de 1763 et 1814 qui ne laissaient plus à la France que les cinq comptoirs popularisés par la chanson de Guy Béart. Le récit est empreint du regret de cette insouciance qui devait conduire à la dépossession. D'intéressants documents iconographiques complètent cet ensemble qui est en fait une défense et illustration de l'un des épisodes les plus mal connus de la colonisation française." (Ph. Devillers, Le Monde, 21 juin 1966) — "Beaucoup plus qu'une synthèse ou qu'un manuel, ce livre est un essai. Vous sortirez de la lecture de ce livre avec l'impression d'avoir pris un contact intime avec Dupleix, Bussy, Lally-Tollendal, Suffren, Law de Lauriston, Modave, et même avec des personnages de moindre envergure, tels que Madec, Pallebot de Saint-Lubin, Boigne, Perron et autres aventuriers, sans parler des voyageurs tels que Jacquemont auquel sont consacrées des pages émues et pénétrantes. Vous aurez ressenti le climat étrange, oppressant de l'Inde du XVIIIe siècle, au niveau de ces princes qui la gouvernaient et dont le despotisme n'était tempéré que par l'assassinat. Et les structures qui sont indiquées, font office de dessous pour la peinture à pleine pâte de portraits qui s'élèvent jusqu'à la psychologie sociale. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de Clio et M. Glachant a choisi délibérément l'histoire à l'échelle humaine. De ce livre riche et touffu se dégage une impression sympathique. Mais je ne voudrais pas paraître oublier la solidité et la nouveauté de l'information proprement historique qui nous est fournie. Le destin de l'Inde française, l'explication de son échec final et de ses réussites épisodiques n'avaient jamais, peut être, été analysées de façon aussi aigüe. L'intelligence politique associée à l'intuition psychologique font de « l'Inde des Français », un livre à méditer." (Carlo Laroche, Revue française d'histoire d'outre-mers, 1968)
Payot, 1951, in-8°, 374 pp, traduit de l'allemand par A.-M. Esnoul, préface de Louis Renou, notes, biblio, broché, bon état (Coll. Bibliothèque scientifique)
"... Des tableaux chronologiques comparatifs, d'autres donnant en raccourci les thèses des diverses doctrines, une bibliographie assez copieuse, des notes sobre et précises, complètent cet ouvrage qui sera, je crois, indispensable tant aux étudiants qu'aux hommes cultivés..." (Louis Renou, préface)
P., LGDJ, 1986, gr. in-8°, 574 pp, préface de Abdou Diouf, biblio, broché, bon état (Coll. Bibliothèque africaine et malgache - Droit, sociologie politique et économie), envoi a.s.
Berne, Gustave Grunau, s.d. (1907), gr. in-8°, (8)-301 pp, 108 illustrations dans le texte et à pleine page, cartonnage vert de l'éditeur, premier plat polychrome décoré d'une cloche de la liberté sur fond de drapeau américain, très bon état
Intéressant ouvrage sur les Etats-Unis au début du XXe siècle. Le Suisse Albert Gobat, conseiller d'Etat jurassien et directeur de l'Instruction publique du Canton de Berne, donne dans cet ouvrage un vivant récit de son voyage effectué en 1904.
P., Plon-Nourrit et Cie, 1905, in-12, iv-325 pp, broché, non coupé, bon état. Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers
Ces deux études présentent une analyse approfondie de la Grèce moderne. En 1878, libéré de ses fonctions, Gobineau est libre de s'exprimer. Il le fait à sa manière, en analyste averti, sans pathos, dans une prose éclatante. Il examine les changements politiques, sociaux et culturels qui ont eu lieu dans le pays depuis l'indépendance en 1821. Le livre est divisé en deux parties : La première traite de la Grèce sous le règne du roi Othon Ier, qui a régné de 1832 à 1862. Gobineau examine les défis auxquels le pays a été confronté pendant cette période, notamment la lutte pour l'indépendance, les conflits avec la Turquie et les problèmes économiques. La deuxième partie traite de la Grèce après la chute d'Othon Ier et de l'arrivée de Georges Ier en 1863. Gobineau examine les changements politiques et sociaux qui ont eu lieu pendant cette période, dont l'abolition de l'esclavage et l'expansion de l'éducation.
Monaco, Editions du Rocher, 1948, in-12, 222 pp, broché, couv. à rabats, état correct. Le Mouchoir rouge, Akrivie Phrangopoulo, La Chasse au caribou : les 2 premières nouvelles se rapportent au séjour de Gobineau en Grèce (1864-1868), la troisième à la mission à Terre-Neuve dont il fut chargé en 1859.
Genève, Minerva, 1971 gr. in-8° carré, 159 pp, adaptation de Didier Dennis, 136 photos et gravures en noir dans le texte et à pleine page, 16 pl. hors texte (8 en noir, 8 en couleurs), index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Nommé premier secrétaire de la légation française en Perse en décembre 1854, Gobineau voyage par mer de Marseille à Busheyr, puis en caravane jusqu'à Téhéran (il en fait un récit superbe dans Trois Ans en Asie). Puis, resté seul en charge de la légation, il se fait « plus Persan que les Persans ». Sa maîtrise de la langue, sa remarquable adaptation à des conditions de vie très exotiques lui apportent l'estime de la population et des notabilités locales. Entouré de savants, il entame l'étude de l'histoire perse et tente le déchiffrement des écritures cunéiformes, sur lesquels il fournit une théorie qui fit (et fait encore) l'hilarité des connaisseurs. C'est néanmoins sans regrets que, rappelé, il quitte la cour de Perse en 1858. En 1861, il est renvoyé en Perse, cette fois comme ministre de France de plein droit. Ce second séjour, effectué seul et abrégé au possible, voit cependant un développement très fécond des travaux esquissés jusqu'alors : non seulement, en vain, sur les cunéiformes, mais aussi sur les doctrines persanes. Son essai sur "Les Religions et les philosophies dans l'Asie centrale", paru en 1865, demeure une source fondamentale sur les origines du Bahaïsme, dont il connut de très près les premières manifestations, et avec lequel il sympathisa activement.
Hachette, 1972, 2 vol. in-8°, 581 et 455 pp, 6 cartes, biblio, index dans chaque volume, reliures toile bordeaux de l'éditeur, jaquettes illustrées, signets, bon état
"Pour présenter en français, au public français, une synthèse de deux siècles d'histoire italienne, une maison d'édition française a fait appel à deux historiens français dont la compétence est unanimement appréciée par leurs collègues péninsulaires. Fréquentateur assidu des congrès consacrés à l'histoire du Risorgimento, auteur de nombreuses études sur des points de détail, le doyen Godechot était, sans aucun doute, la personnalité la mieux qualifiée en France pour exposer à ses compatriotes le long processus d'unification de la péninsule. Il l'a fait en s'efforçant de donner de la genèse du Risorgimento une interprétation personnelle. Reprenant l'idée déjà émise par l'historien américain R. R. Palmer, l'auteur du présent ouvrage avait, dès 1960, évoqué une révolution «occidentale ou atlantique» : pour lui «le Risorgimento ne serait que l'aspect proprement italien de la révolution atlantique comme la Révolution de 1789 en est l'aspect spécifiquement français» (p. 7). L'exposé s'appuie sur un consensus qui place les débuts du mouvement de «résurrection» italien aux environs de 1770 ; il est fouillé, riche, basé sur une érudition solide. Les faits qui jalonnent un siècle et marquent le destin d'une nation sont présentés dans le contexte qui les explique. (...) Historien de la Démocratie chrétienne, le Dr. Vaussard connaît parfaitement l'Italie où il a exercé des fonctions d'enseignant : on lui doit une série de travaux sur la péninsule, notamment une «Vie quotidienne en Italie au XVIIIe siècle». Le livre est fortement documenté, bourré de chiffres qui montrent à quel point l'auteur a accordé aux problèmes économiques la place qui leur revient..." (Robert O. J. Van Nuffel, Revue belge de philologie et d'histoire)
Hachette, 1972, 2 forts vol. in-8°, 581 et 455 pp, 6 cartes, biblio, index dans chaque volume, reliures toile bordeaux de l'éditeur, sans les jaquettes, bon état
"Pour présenter en français, au public français, une synthèse de deux siècles d'histoire italienne, une maison d'édition française a fait appel à deux historiens français dont la compétence est unanimement appréciée par leurs collègues péninsulaires. Fréquentateur assidu des congrès consacrés à l'histoire du Risorgimento, auteur de nombreuses études sur des points de détail, le doyen Godechot était, sans aucun doute, la personnalité la mieux qualifiée en France pour exposer à ses compatriotes le long processus d'unification de la péninsule. Il l'a fait en s'efforçant de donner de la genèse du Risorgimento une interprétation personnelle. Reprenant l'idée déjà émise par l'historien américain R. R. Palmer, l'auteur du présent ouvrage avait, dès 1960, évoqué une révolution «occidentale ou atlantique» : pour lui «le Risorgimento ne serait que l'aspect proprement italien de la révolution atlantique comme la Révolution de 1789 en est l'aspect spécifiquement français» (p. 7). L'exposé s'appuie sur un consensus qui place les débuts du mouvement de «résurrection» italien aux environs de 1770 ; il est fouillé, riche, basé sur une érudition solide. Les faits qui jalonnent un siècle et marquent le destin d'une nation sont présentés dans le contexte qui les explique. (...) Historien de la Démocratie chrétienne, le Dr. Vaussard connaît parfaitement l'Italie où il a exercé des fonctions d'enseignant : on lui doit une série de travaux sur la péninsule, notamment une «Vie quotidienne en Italie au XVIIIe siècle». Le livre est fortement documenté, bourré de chiffres qui montrent à quel point l'auteur a accordé aux problèmes économiques la place qui leur revient..." (Robert O. J. Van Nuffel, Revue belge de philologie et d'histoire)