8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Jean Picollec, 2004, in-8°, 694 pp, 12 pl. de photos hors texte, une carte, index, broché, couv. illustrée, bon état
Tout responsable politique se sent redevable, devant la société et devant l'Histoire, de son itinéraire public, de son action au service de son pays. Mohamed Mzali, à travers ces mémoires, retrace son parcours, celui d'un patriote et d'un militant qui a dédié sa vie au peuple tunisien, dont il s'est toujours senti proche, et à un idéal humaniste auquel il continue, malgré vents et marées, à croire. Après avoir participé aux luttes pour l'indépendance nationale, cet ancien Premier ministre de Bourguiba – le père de la Nation – a oeuvré pour l'édification d'un État moderne et l'avènement d'une démocratie pacifiée. L'auteur raconte, après 18 ans d'exil, la Tunisie, et l'Afrique du Nord, face à l'émergence de l'islamisme, face aux turbulences arabes, face aux visées de Kadhafi, face à l'ancienne puissance coloniale et face au problème d'Israël, notamment. Il témoigne de ce qu'il a vu, de ce qu'il a fait. Des révélations éclaireront d'un jour nouveau les péripéties d'une période de l'histoire récente de la Tunisie, parfois "travestie", et d'une région cruciale du monde. Mohamed Mzali donne, sans peur ni bassesse, sa version des faits. Il nous livre ici sa "part de vérité".
Dakar, Nouvelles Editions Africaines, 1980, in-8°, 263 pp, préface de Gaston Defferre, postface de Almamy Sylla, une carte, 32 pl. de photos hors texte, glossaire, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Dans le “Temps colonial”, Maurice Méker, ancien administrateur colonial qui termina sa carrière en tant que gouverneur de Djibouti, raconte au lecteur ses années de service en Afrique. Peu d'autres mémoires d'administrateurs coloniaux existent et ce livre est une excellente source pour l'historien. Méker, entré à l'École coloniale l'année même de l'Exposition coloniale (1931), commença sa carrière administrative en Côte d'Ivoire en 1936. Dans ses mémoires, il relate les efforts faits par le gouverneur du Front Populaire pour libéraliser la politique coloniale de Paris, sans oublier la résistance des colons européens en face de réformes, somme toute, fort modestes. Socialiste convaincu, il juge avec sévérité l'amélioration apportée par la Troisième République au sort des populations locales et rappelle l'absence, à la même époque, de routes, d'hôpitaux, d'écoles, ainsi que la continuation de l'exploitation des autochtones tant par les compagnies et les colons européens que par les planteurs et les marchands africains... (...) Méker prit sa retraite après avoir occupé le poste de gouverneur de Djibouti d'où il fut rappelé au bout de quatorze mois fort pénibles (août 1957-octobre 1958). Il fut l'un des nombreux gouverneurs successifs qui jugèrent impossible la tâche qui leur était confiée, à savoir maintenir la souveraineté française dans cette région mouvementée du globe, tout en refusant de prendre des mesures de répression contre les populations locales. (William B. Cohen, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1981)
Masson, 1991, gr. in-8°, 364 pp, tableaux et graphiques, cartes électorales de 1896 à 1988, biblio, index, broché, bon état (Coll. Un Siècle d'histoire), envoi a.s. des 2 auteurs
L'histoire intérieure des Etats-Unis, de 1900 à nos jours, n'a jamais été abordée en tant que telle, pas plus en France qu'aux États-Unis. Le présent ouvrage constitue donc une véritable première. Les immigrants qui déferlent à Ellis Island, l'éclat de la richesse des années 1920, les premiers succès d'Hollywood, les taudis de la crise de 1929, le dynamisme de Franklin D. Roosevelt, l'ampleur de l'effort de guerre, le McCarthysme et la vie confortable des banlieues, les manifestations noires et étudiantes des années 1960, la crise du Watergate, l'inflation des années 1970, le mirage reaganien... autant d'images, au milieu de bien d'autres, que vous retrouverez dans ce livre, explicitées, mises en perspective historique, intelligibles. Une lecture pour comprendre toute la richesse et la diversité de l'histoire intérieure des États-Unis durant le XXe siècle.
PUF, 1964, in-8°, xx-286 pp, portrait photo de Ch.-André Julien en frontispice, préfaces de Jean Sarrailh, Jean Roche et André Aymard, bibliographie des écrits de Ch.-André Julien, 8 planches hors texte, broché, bon état
17 études érudites par Robert Delavignette, Jacques Berque (Remarques sur le tapis maghrébin), Germaine Tillion (Les femmes et le voile dans la civilisation méditerranéenne), Régis Blachère, René Raynal, Germain Ayache, Pierre Renouvin (L'Afrique centrale dans les relations anglo-allemandes en 1912-1914), Paul Sebag, Jean-Louis Miège (Tanger, la guerre d'Espagne et les corsaires colombiens, 1821-1826), Roger Le Tourneau (Occupation de Laghouat par les Français, 1844-1852), André Raymond (La France, la Grande Bretagne et le problème de la réforme à Tunis, 1855-1857), Jean Ganiage (La population de la Tunisie vers 1860. Essai d'évaluation d'après les registres fiscaux), André Nouschi, Pierre Guiral, Charles-Robert Ageron (Le mouvement "Jeune-Algérien" de 1900 à 1923), Pierre Marthelot, Gérard Destanne de Bernis.
P., Editions Hispaniques, 1975, 2 vol. gr. in-8°, 466 et 476 pp, une photo de Ch. V. Aubrun en frontispice et qqs planches hors texte, biblio des travaux de Ch. V. Aubrun, brochés, bon état
69 études érudites en français (50) et en espagnol.
P., Maisonneuve & Larose, 2007, gr. in-8°, 620 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
34 études érudites par Bernard Lecherbonnier, Jean-François Durand, Edmond Jouve, Pierre Fandio, etc. "Ces dizaines de contributions issues de noms prestigieux offertes au professeur Jacques Chevrier assurent un voyage fascinant à travers les littératures afro-antillaises que le professeur Chevrier a toujours étudiées et défendues avec un intérêt et une passion jamais démentis. À travers cet ensemble large et représentatif, le lecteur - initié comme profane - pourra goûter avec plaisir ces littératures, pour la plupart francophones, qui recèlent en elles toutes les richesses des cultures ancestrales qui les ont engendrées."
Armand Colin, Presses de la FNSP, 1972, pt in-8°, 226 pp, biblio, broché, couv. à rabats, bon état (Bibliographies françaises de sciences sociales. Guides de recherches, 4)
Un instrument de travail précieux.
dans la revue Diogène, 1961, gr. in-8°, 22 pp, (sur 144), broché, bon état (Revue Diogène n° 35, 1961)
On trouve dans le même numéro d'autres études sur : L'Etude des civilisations comparées (Ignacio Olagüe), Cinéma et langage (Dian Dreyfus), Sur la rigueur de l'expression (Adam Schaff), La Révolution machiavélienne (Marcel de Corte), Les Etudes shakespeariennes en URSS (Alexander Anikst), La Notion de résistance à l'Etat : le point de vue de Locke (Louis Arénilla).
Gallimard, 1941, in-8°, 214 pp, une carte de l'île en frontispice, 24 pl. de photos hors texte, biblio, reliure demi-chagrin acajou, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservée, tête dorée (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état (Coll. L'Espèce humaine)
Depuis sa découverte en 1722, l'île de Pâques a été entourée d'un mystère que voyageurs et explorateurs tentaient d'élucider. De nombreuses théories furent élaborées au cours des siècles. Alfred Métraux, en sociologue et ethnologue expérimenté, s'est attaqué à son tour aux énigmes de l'île de Pâques, et ses réponses, basées sur une étude qui a duré plusieurs mois, n'oublient aucun problème soulevé par cette civilisation magnifique et mystérieuse.
Belin, 1998, in-8°, 380 pp, 9 cartes et tableaux, notes, biblio, lexique, broché, bon état (Coll. Socio-histoires)
Ces “Histoires de terres kanakes” nous proposent une description anthropologique et historique de la Nouvelle-Calédonie contemporaine, et plus précisément de la région de Houaïlou. Elles nous éclairent sur l'importance sociale et politique de la terre pour les Kanaks. L'affirmation indépendantiste kanake s'est enracinée sur la revendication de lieux socialement valorisés, témoins de l'ancienneté des familles kanakes qui les habitèrent jadis – des spoliations foncières massives ayant accompagné la colonisation de la Nouvelle-Calédonie par la France. La réforme foncière mise en place par l'Etat après les événements de 1984-88 a conduit à la restitution aux Kanaks d'un certain nombre de terres mais a aussi donné naissance à des conflits au sein de cette communauté. L'auteur montre sur quels principes s'appuient ces revendications divergentes et explique que les conflits actuels sont plus affaires d'histoire que de droit, de vérité que de norme.
Editions Esprit, 1993, in-8°, 295 pp, biblio, broché, bon état
On a trop dit, en France et ailleurs, que le conflit qui déchire l'ex-Yougoslavie était une mêlée inextricable mettant aux prises des ethnies sauvages, se donnant ainsi un argument facile pour déguiser la lâcheté et la passivité. Ce livre, à l'initiative du comité Vukovar-Sarajevo, de la CFDT et de Ligue de l'enseignement, est né du refus de cette attitude et de la volonté de donner à tous les moyens de comprendre. Il permet à chacun de prendre conscience que se réalise sous nos yeux, à notre porte, une entreprise de purification ethnique qui n'a rien à envier à la barbarie nazie de la Soconde Guerre mondiale. (4e de couverture) — "Ce livre collectif se nomme simplement « Vukovar, Sarajevo... » avec des points de suspension qui suggèrent une suite. Il est publié, sous la direction de Véronique Nahoum-Grappe. A l'heure du bilan, il aidera à nous sauver du déshonneur. Une poignée d'intellectuels français, toujours les mêmes, parmi lesquels Pascal Bruckner, Guy Coq, Annie Lebrun, Laurence Hansen-Löve, collaborent aux côtés des écrivains serbes, croates et bosniaques (Ivo Banac, Bogdan Bogdanovic, Faïk Dizdarevic, etc.) à une réflexion en profondeur. Au terme de la lecture, une conclusion se dégage : il est en train de naître, à deux pas de nous, une nouvelle barbarie, celle du XXIe siècle, qui combine les ressources de la sauvagerie à l'état brut, si l'on peut dire, avec les procédés de la nouvelle, plus scientifiques, hérités du totalitarisme hitléro-stalinien..." (Jacques Julliard, Le Nouvel Observateur)
Gallimard, 1968, in-8°, 286 pp, broché, bon état (Coll. Témoins)
Par V. S. Naipaul, né dans l'île de Trinidad en 1932 dans une famille d'ascendance hindoue (ses ancêtres provenaient de l'Inde du Nord) et parti à 18 ans étudier en Angleterre. Ses livres L'Inde sans espoir (1964) et L'Inde brisée (1977) traduisent le choc et les désillusions ressentis par l'écrivain lors de ses premiers séjours en Inde, le pays de ses ancêtres.
Maspero, 1974, in-8°, 310 pp, une carte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Cahiers Libres)
Hachette, 1880, gr. in-8°, xxiii-572 pp, traduit de l'anglais, 62 gravures et 2 cartes (dont une dépliante), reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs, titres et caissons fleuronnés dorés, encadrements à froid sur les plats, tranches dorées (rel. de l'époque), rousseurs éparses, manque la partie supérieure du dos sur 4 cm, sinon bon état
Edition originale de la traduction française. — Cette expédition, qui prétendait relier l'Angleterre et le pôle en passant par le Détroit de Smith, fut un échec, la banquise n'offrant pas la possibilité de passage escomptée. Mais elle donna lieu à de nombreuses observations très utiles pour la connaissance du pôle Nord. Après un portrait en pied du capitaine Nares et du capitaine Stephenson (en frontispice), l'ouvrage commence par une préface de l'auteur, et par la liste des officiers et du personnel de l'équipage des deux navires. Viennent ensuite les Instructions (très intéressantes) du Conseil de l'Amirauté britannique, en date du 25 mai 1875, puis enfin une introduction de Sir George Richards, amiral britannique et grand hydrographe. Le récit proprement dit de l'expédition contient 440 pages, suivi par toute une série d'appendices : ethnologie, mammifères, ornithologie, ichtyologie, mollusques, insectes et arachnides, crustacés, annélides, échinodermes, polyzoaires, éponges, rhizopodes réticulés, botanique, géologie, le glacier de Petermann, tableaux météorologiques, et liste du gibier... — "En 1875, [George Nares, marin et explorateur écossais, 1831-1915] est chargé d'une expédition dans les mers arctiques avec deux vapeurs, le Discovery et l'Alert. Il s'engage dans le Smith Sound ; l'Alert est contraint d'hiverner par 81° 30' de latitude Nord, point le plus septentrional alors atteint par un navire, cependant que le Discovery doit s'immobiliser à l'entrée de la baie de Lady Franklin. En mars 1876, Nares organise des expéditions en traîneau afin de relever la trace des côtes. L'un des groupes, commandé par Markham, parvient à l'extrême pointe de la terre d'Ellesmere, située à 83° 30' de latitude Nord. En septembre 1876, les deux navires sont de retour." (Larousse, Grand dict. encycl. VII-p. 665).
Payot, 1932, in-8°, 264 pp, 16 gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
La fondation de Moscou et Iouri Dolgorouki ; Au temps des fils de Kalita : Simon le Superbe et Ivan II, Dimitri Donskoï ; Ivan III ; Le tsar Ivan IV ; Au temps de Boris Godounov ; Sous le règne de Mikhaïl Féodorovitch Romanov (1613-1645) ; Au temps de Féodor Alexeïevitch et de la régence de la tsarevna Sophie ; A l'époque de des réformes de Pierre le Grand ; Le passage de Napoléon - Moscou au XIXe siècle ; etc.
Denoël, 1986, in-8°, 175 pp, broché, bon état, envoi a.s.
Seuil, 1973, in-8°, 264 pp, traduit de l'anglais, 24 pl. de figures et gravures hors texte, chronologie, broché, bon état, ex. du SP
Biologie, astronomie, médecine, histoire : la science chinoise a connu très tôt un développement considérable, dont Joseph Needham dresse ici l’inventaire. S’y ajoute une masse de découvertes techniques (boussole, étrier, poudre à canon, etc.) qui, transmises à l’Europe, ont produit un véritable bouleversement. Pourquoi cette tradition scientifique chinoise a-t-elle été si longtemps ignorée en Occident ? Pourquoi n’a-t-elle pas abouti au développement d’une civilisation plus technologique ? Autant de questions essentielles qui impliquent un radical changement de perspective sur l’histoire des sciences en général. — Joseph Needham (1900-1995) est devenu le spécialiste mondial de l’histoire des sciences et des techniques chinoises, discipline qu’il a érigée en domaine d’études à part entière. La publication de son œuvre majeure, “Science and Civilisation in China”, commencée en 1954, a mobilisé, et mobilise toujours, les meilleurs chercheurs et historiens de la Chine.
Philippe Picquier, 1995, in-8°, 359 pp, traduit de l'anglais, 29 figures, gravures et cartes, 18 tableaux, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Peu de travaux auront, dans la deuxième moitié du XXe siècle, autant renouvelé notre vision de la civilisation chinoise que ceux menés à Cambridge par Joseph Needham et son équipe. La gigantesque somme Science and Civilisation in China, dont dix-sept volumes ont déjà paru, aborde en effet l'histoire et la culture de la Chine par le biais, jusqu'alors inexploité, des sciences et des techniques : histoire de l'hydraulique ou des textiles, de l'alchimie ou de la botanique, des machines de guerre ou des mathématiques... Le livre proposé au lecteur français est une version abrégée des deux premiers tomes de la série, consacrés à une présentation générale de la civilisation chinoise du point de vue de l'histoire des idées et des techniques ; y sont abordées, par exemple, la langue, la géographie, la philosophie ou l'histoire des contacts scientifiques entre la Chine et l'Occident. Cette version destinée à un large public est une synthèse sans équivalent de travaux dont l'importance s'affirme grandissante, à un moment où l'européocentrisme n'est plus de mise.
Editions du Scorpion, 1961, in-8°, 278 pp, 2 cartes, biblio, 2 tableaux généalogiques hors texte, biblio, broché, bon état. Edition originale
Par Joseph Negrié (1887-1975) : médecin chef de la marine, il publie une histoire du village d’Ardus (où il réside) et participe aux travaux de l’Académie de Montauban et de la Société archéologique. Il a écrit cette “Histoire de l’Autriche” (1961) et des “Contes et récits de la terre occitane” (1964).
Arles, Editions Philippe Picquier, 2002, in-8° carré, 661 pp, traduit de l'anglais, index, broché, couv. illustrée, bon état
C'est en prison, durant l'année 1944, que Nehru écrivit La Découverte de l'Inde, une histoire de l'Inde depuis la civilisation de l'Indus jusqu'à l'année 1945. Son livre est la première histoire indigène de l'Inde dont l'auteur ait à coeur de corriger les erreurs des observateurs étrangers. Il met son extraordinaire érudition au service d'une analyse de l'histoire indienne, non pas pour en faire le récit événementiel même si le livre est organisé de façon chronologique - mais pour dégager les lignes de force de l'identité d'un pays qui procède de cinq mille ans de continuité culturelle. Sont ici en germe les fondements de l'Inde indépendante dont Nehru dirigera le gouvernement à partir de 1947. Cette Découverte de l'Inde, inédite en langue française, est donc riche de multiples significations qui dépassent l'effort de synthèse historique. Nehru l'arrête en 1945 en pressentant dans ses dernières phrases que "les années à venir seront vraisemblablement remplies d'orages et de chagrins, de conflits et de tumultes". Historien, il devinait aussi l'avenir.
P., Bernard Grasset, 1926, in-12, 208 pp, une carte en frontispice, 12 pl. de photos hors texte, broché, bon état. Voyage en Afrique au coeur du Sénégal et du Soudan (Mali).
P., Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine, 1971, gr. in-8°, lxiii-188 pp, traduction du latin, introduction et commentaires par Luis Gonzalez R., un fac-similé et 2 cartes dépliantes (dont une grande de la Tarahumara à la fin du XVIIe siècle), biblio, 5 index, broché, bon état
La découverte d'un document relatif à l'histoire coloniale américaine est assez rare pour que son édition mérite toute notre attention. L'édition française, remarquablement établie par Luis González-R., de l'ouvrage du missionnaire jésuite Joseph Neumann nous révèle un texte d'une exceptionnelle importance historique resté pratiquement inconnu depuis sa parution à Prague en 1730, et dont il n'existe que deux exemplaires à la bibliothèque de l'Université de Vienne. Le Père Neumann naquit à Bruxelles en 1648 et partagea sa jeunesse entre Vienne et la Tchécoslovaquie ; âgé de quinze ans, il demande à entrer à la Compagnie de Jésus. Désigné, sur sa demande, pour les missions de la Nouvelle-Espagne. Il quitta Prague en 1678 et parvint en 1680 à México d'où il partit presque immédiatement pour les missions de la Tarahumara, avec le Père Ratkay. Il atteignit le but de son voyage – la mission de San Borja – en janvier 1681. Sa longue vie de missionnaire devait s'écouler dans cette région dont l'étendue correspond à peu près à l'actuel État de Chihuahua, et plus particulièrement dans les villages de Sisoguichi (du 7 mars 1681 au 25 février 1698) et de Carichi (de 1698 à sa mort, le 1er mai 1732). Cette longue expérience de l'évangélisation et les événements dont il fut le témoin incitèrent le Père Neumann, devenu « Visitador », à rédiger un ouvrage embrassant un siècle de l'histoire du peuple tarahumar (de 1626 à 1724), c'est-à-dire depuis les premiers temps de sa découverte par les Espagnols. A la fois témoin et historien, Neumann nous précise que ses sources furent : « ... ce que j'ai vu de mes propres yeux ou ce que d'autres missionnaires m'ont envoyé par écrit ». (...) Les Espagnols étaient venus dans la Tarahumara à la suite de la découverte des mines d'argent de El Parral, plus tard capitale de la Nouvelle-Biscaye. Ils allaient recruter leur main-d'œuvre dans les missions : « les Indiens, à peine initiés au christianisme et amenés à vivre dans des villages, sont aussitôt appelés par les Espagnols au travail des mines » (p. 169). (...) Neumann nous donne de précieux renseignements sur les techniques et les stratégies guerrières des forces en présence, décrivant les armes des Tarahumars, leurs attaques surprises que la connaissance du terrain rendait particulièrement efficaces, et d'autre part l'armement des soldats espagnols protégés par un vêtement et un casque de cuir qui se voulaient à l'épreuve des flèches. Outre la guerre proprement dite et son cortège d'injustices et de violences, Neumann évoque dans son ouvrage les procédés extrêmes auxquels avaient recours les troupes espagnoles, tels que la destruction des récoltes ou la capture de femmes et d'enfants comme otages... (...) Plus qu'un livre d'histoire « événementielle », “Révoltes des Indiens Tarahumars” est un document précieux qui sert à une meilleure compréhension des rapports et des affrontements entre colonisateurs et colonisés, car son auteur essaie d'analyser les causes d'une hostilité engendrée par deux types de « déstructuration » : destruction des structures religieuses, particulièrement ressentie par les « sorciers », à laquelle s'ajoute l'obligation d'une vie sédentaire employée au service des Espagnols. Disons enfin que l'établissement du texte est à tous égards digne d'éloges : l'édition reproduit l'original latin en regard de la traduction française. L'ouvrage, qui est excellemment présenté, comporte une bibliographie très complète et un index détaillé. (Jean-Paul Duviols, Bulletin hispanique, 1972)
P., Aux Portes de France, 1946, in-12, 392 pp, traduit de l'anglais, broché, état correct
Les Balkans, la Bulgarie, la Roumanie, la Yougoslavie, l'Albanie, la Grèce, la Turquie, les Balkans de l'avenir et l'idée fédérale, la Charte des Balkans.
P. et Lyon, Delhomme et Briguet, 1883, in-8°, 320 pp, reliure demi-basane chagrinée carmin à coins, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, filets dorés sur les plats (rel. de l'époque), bon état. Edition originale
Voyageur infatigable, l'abbé Alexandre Stanislas Neyrat (1825-1913), maître de chapelle de la Primatiale et membre de l'Académie de Lyon, parcourait tous les étés l'Europe et l'Asie mineure, où il était en rapport avec de nombreuses personnalités ecclésiastiques. Il a publié trois relations de voyages, mais il a aussi laissé de nombreux carnets de route inédits. Son voyage en Norvège et Suède (pp. 3-246) s'est déroulé du 10 août au 24 septembre 1872 ; le voyage en Dalmatie et au Monténégro (pp. 247-320) a été fait en septembre 1878, lors de la guerre d'Autriche en Bosnie ; le séjour en Angleterre (pp. 321-342) date de 1877. — En 1878, Nikita Ier (1841-1921) régnait sur le Monténégro sous le titre de prince (1860-1910), avant de prendre celui de roi (1910-1918). Le congrès de Berlin (13 juin-13 juillet 1878) venait de tirer les conséquences diplomatiques de la victoire de la Russie sur la Turquie dans les Balkans : le Monténégro, allié de la Russie dans la guerre, obtenait un débouché maritime avec Antivari ; la Bosnie et l'Herzégovine passaient sous occupation militaire et sous administration civile de l'Autriche-Hongrie.
Editions Sociales, 1974, in-8°, 288 pp, 5 cartes, broché, couv. illustrée, bon état
"Cet ouvrage qui s'appuie exclusivement sur les travaux de l'école historique vietnamienne n'est pas à proprement parler une « histoire » du Vietnam, dans la mesure où sa première partie, qui va des origines à l'établissement de la dynastie Nguyen, au début du XIXe siècle, est composée en fait d'une série d'études d'un grand intérêt mais quelque peu décousues ; rien n'est dit, en particulier, sur la période allant de la fin du troisième siècle avant J.-C. jusqu'au Xe siècle de notre ère. La seconde partie, en revanche, retrace sans hiatus le développement du mouvement national vietnamien des débuts de la colonisation (en 1858) à la signature des accords de Paris en janvier 1973. L'ensemble de l'ouvrage, lucide et bien écrit, n'en rendra pas moins les plus grands services comme première initiation à l'histoire du Vietnam et pour redresser maintes idées toutes faites héritées de l'époque coloniale." (Revue française de science politique, 1975)