8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Moscou, Editions du Progrès, s.d. (1964), in-8°, 583 pp, traduit du russe, 29 photos, 13 documents en fac-similé, 4 cartes, cart. éditeur, bon état
Le grand complot, de la Reichswehr à la Wehrmacht jusqu'en 1939. – Hitler et ses généraux pendant la Seconde Guerre mondiale. – Les généraux sans Hitler, de la Wehrmacht à la Bundeswehr. — "Une curieuse façon d'expliquer l'histoire allemande depuis les années 1930 par le rôle des seules Reichswehr, Wehrmacht et Bundeswehr. Sans méconnaître l'influence des deux premières sur les événements politiques et sans vouloir ignorer le problème de l'origine des cadres de la troisième et de leur idéologie, on ne peut cependant se contenter d'explications aussi simplistes, qui taisent systématiquement un certain nombre de réalités. Notons également que toute la période 1939-1945 est surtout consacrée à la guerre contre l'URSS." (Revue française de science politique, 1966) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 2014, in-8°, 517 pp, annexes, sources, broché, bon état (Coll. Bibliothèque des histoires)
L'accession de la Chine au rang de deuxième puissance économique mondiale confère une meilleure image à sa révolution qu'à la révolution russe. Elles ont pourtant presque tout en commun : la révolution chinoise a été une copie conforme de l'autre, jusqu'à ce que Mao prenne conscience moins des vices du modèle que de son inadaptation à un pays surpeuplé du tiers-monde. Mais au lieu de corriger le modèle, Mao a prétendu aller plus loin et plus vite dans le même sens. A la différence de la réplique d'un séisme, d'ordinaire moins catastrophique, le Grand Bond en avant de 1958 est une réplique aggravée du Grand Tournant soviétique de 1929, conçu en fonction d'une fin rêvée sans tenir compte des possibilités. C'est en tournant le dos à la révolution que la Chine se développe à vive allure depuis et grâce à la mort de Mao. L'étude comparative inédite de Lucien Bianco fait ressortir les similitudes : toute-puissance de la bureaucratie, surexploitation de la paysannerie, qui provoque les deux plus grandes famines du XXe siècle, mise au pas des écrivains et des artistes, répression, camps. La comparaison Staline-Mao qui couronne le tableau conduit l'auteur à remonter jusqu'à Lénine et à faire sien le constat d'un historien chinois : «Autant que possible, le mieux est d'éviter de recourir aux révolutions.» Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1967, in-12, 384 pp, 3 cartes, tableaux chronologiques, notices biographiques, biblio, broché, bon état (Coll. Idées). Edition originale
La révolution chinoise est l'aboutissement d'une histoire singulière. On s'exposerait aux plus graves contresens en abordant directement son étude comme si elle constituait le type même de révolution de notre époque : la révolution dans un pays colonial (ou semi-colonial) sous-développé... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Besançon, Jacques et Demontrond, 1980, in-8°, 392 pp, broché, couv. à rabats, bon état, envoi a.s. à Jean Ferniot
Important témoignage sur le MRP et la IVe République. — "Ecrit par un militant devenu ministre, ce livre ne prétend pas à l'objectivité. Prenons-le donc pour ce qu'il est : le récit brûlant des années où la Démocratie chrétienne accédait enfin au pouvoir. Le meilleur est évidemment dans la peinture des débuts : les années d'avant-guerre, celles où autour de L'Aube ou de l'Action catholique se nouèrent des amitiés de bronze qui se retrouvèrent dans la Résistance. Le moins bon est la double hargne contre de Gaulle et P. Mendès France. Le premier qui, en 1945 comme en 1958, voulut construire un Etat capable de gouverner. Le second accusé successivement d'avoir bradé l'Empire et torpillé l'amitié européenne..." (Revue française de science politique, 1981) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Table Ronde, 1958, in-12, 227 pp, broché, bon état
"Ce livre paraît au lendemain de la Conférence de Tanger et du spectacle renouvelé de la confusion politique en France. A Tanger, les trois partis nationalistes du Maghreb ont proclamé la solidarité de toute l'Afrique du Nord. Elle existait sous notre égide. Nous l'avions oublié pour nous faire bien voir. On nous la rappelle pour nous expulser de la position centrale d'Algérie d'où, du moins jusqu'à présent, aucune tentative de démoralisation ni aucun conseil extérieur ne nous ont persuadés de déguerpir. L'heure à laquelle nous sommes parvenus est une des plus graves qu'ait connues la nation..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Presses du Siècle, 1965, gr. in-8°, 382 pp, annexes, notes, index, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire très bien relié
Mémoires de l’ancien ministre des Affaires étrangères de la IVe République : entré dans la Résistance sous l'Occupation, Georges Bidault succéde à Jean Moulin comme président du C.N.R. (1943) et devient ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Gaule de 1944 à 1946. Il est par la suite plusieurs fois président du Conseil et ministre des Affaires étrangères. Pendant la guerre d'Indochine il doit s'effacer devant Mendès-France qui met fin au conflit. Eloigné désormais du pouvoir, il évolue vers le nationalisme, devient un ardent partisan de l'Algérie française, rallie l'O.A.S., et s'oppose systématiquement au régime gaulliste. — "Dans la galerie de portraits de ceux qui ont fait la politique étrangère de la France, quelle place occupe Georges Bidault ? La première de loin au cours de la période 1944-1958, pour ce qui est de la longévité de ses fonctions. Il fut en effet ministre des Affaires étrangères pratiquement sans interruption du 10 septembre 1944 au 25 juillet 1948, puis du 8 janvier 1953 au 19 juin 1954. Il a ainsi incarné le Quai d'Orsay pendant le tiers du temps qu'a duré la IVe République, sans compter les intervalles où il fut président, vice-président du Conseil, ou ministre de la Défense nationale. En contrepoint, l'image qu'il a laissée ne correspond pas à cette permanence au pouvoir. Les grandes idées ne sont pas de lui. Il n'est apparemment pas l'homme de la réconciliation franco-allemande. Il n'est pas le père de l'Europe, comme Robert Schuman. A fortiori il n'a pas laissé, comme Pierre Mendès France et plus tard Charles de Gaulle, l'image de l'homme de la décolonisation. Il n'a attaché son nom à aucun des actes diplomatiques majeurs de la IVe République. Le pacte franco-soviétique, c'est de Gaulle. Le pacte franco-britannique concrétisé par le traité de Dunkerque, Bidault le signe bien, mais c'est Léon Blum qui en est l'initiateur. Le pacte de Bruxelles, Georges Bidault y coopère, sans enthousiasme et en regardant plutôt de l'autre côté de l'Atlantique. Le pacte atlantique qu'il a contribué à lancer, c'est Robert Schuman qui le signe. La Communauté européenne du charbon et l'acier trouve son origine dans le plan Schuman, suggéré au ministre des Affaires étrangères d'un gouvernement présidé par... Georges Bidault. La Communauté européenne de défense est une idée de René Pleven que Georges Bidault, ministre des Affaires étrangères, ne se décide pas à faire aboutir. La paix en Indochine est obtenue par Pierre Mendès France lors de la conférence de Genève, voulue par Georges Bidault. Une telle série est particulièrement impressionnante. A elle seule, elle explique peut-être – autant que l'épisode algérien – la relative défaveur dans laquelle est mort le deuxième président du Conseil national de la résistance. (...) Par sa politique extérieure en 1944-1948, confirmée d'ailleurs par la suite, Georges Bidault laisse le souvenir d'un homme d'Etat profondément original." (Maurice Vaïsse, « Georges Bidault », Politique étrangère, 1986) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Table Ronde, 1968, in-8°, 343 pp, 6 photos hors texte, broché, bon état
L'exil. Les tribunaux d'exception. L'Europe des polices. L'amnistie. La personalisation du Pouvoir. La raison d'Etat. Le mensonge. L'hexagone après dix ans de pouvoir gaulliste. La morale politique. Etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1936, in-12, 360 pp, reliure demi-chagrin havane, dos à double nerfs, tête dorée, couv. conservées, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Sociales, 1979, in-8°, 374 pp, préface d'Alain Le Léap, ancien secrétaire général de la CGT, broché, couv. illustrée, bon état
"L'ouvrage est assez factuel et constitue une mine de renseignements sur la fonction publique ; il suit strictement une approche chronologique et est très précis." (Revue française de science politique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1917, in-12, 351 pp, nouvelle édition augmentée, broché, papier jauni, couv. recollée, état moyen
"Nous avons placé en tête de ce volume le nom de Raspoutine, de cet être fantastique, quasi légendaire, parce que c'est lui qui personnifie le plus intensément la folie et la criminalité du régime tzariste..." (Introduction) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Largentière (Ardèche), Editions Humbert et Fils, s.d. (1954), gr. in-8°, ix-143 pp, préface de René Moreux [Un grand maritime : Louis Bigard, 1876-1953], 16 pl. de photos, portraits et fac-similés hors texte, broché, bon état
Second volume des souvenirs de Louis Bigard (1876-1953), grand agent maritime de réputation européenne : chapitres sur la crise mondiale après la guerre de 1914-1918, avec le ministère de la Marine marchande à Nantes en 1940, l'odyssée de l'Amiral-Gueydon et le commandant Araud, le transport des vins algériens, la flotte pétrolière, les premiers bananiers français, la pêche à la morue, les phosphates nord-africains, à Compiègne (décembre 1941), profils et silhouettes, etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette/Carrère, 1994, in-8°, 286 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
"... La Haute Région tonkinoise et le pays Thaï vont me prendre par les tripes pour ne plus me lâcher (...) En avant pour les arrières viets. Pendant quatre mois, chaque semaine, une sortie de deux à trois jours au minimum, 80 km parcourus sur des pistes taillées au coupe-coupe dans les montagnes qui enserrent la route coloniale 41. Suis un vrai fauve, increvable. Mes pieds comme des griffes s’accrochent dans les pistes boueuses. Pas question de chaussures. Torse nu, carabine en bandoulière, grenades à la ceinture, serviette sur la tête, je suis un super Viet. Pareil pour mes hommes. Nos coups minutieusement préparés sont toujours payants. Constamment sur le terrain, on sympathise avec la population. Pour eux, nous ne sommes pas des conquérants, mais des libérateurs..." — "Dans cet ouvrage, je retrace mon parcours de baroudeur, depuis mes champs de bataille militaires à ceux de l'arène politique. Le passage “de la Brousse à la Jungle”. – “La Brousse” : Je raconte tout d'abord mes trente années de "brousse" depuis ma jeunesse à Toul, mon premier combat, suivi du baptême du feu en 39, les groupes francs, le parachutage en Ariège, puis l'Indo et l'Algérie, jusqu'à la fin de la piste avec mon commandement dans l'océan Indien, et enfin Bordeaux, commandant la 4e région militaire. – “La Jungle” : Puis vient la "jungle". Ministre, un monde à part, la tournée des popotes, le Pacifique, l'Arabie Saoudite... Député, l'Assemblée Nationale, la Chine, les États-Unis, l'Afrique... Mai 1981, réagir, sauver l'armée, chez les Paras à Beyrouth, député sous la cohabitation... La jungle... Il y en a marre. Je me remets, seul, au service de mon pays, jusqu'à mon dernier souffle." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions du Rocher, 2002, in-8°, 286 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
"Dans cet ouvrage, je retrace mon parcours de baroudeur, depuis mes champs de bataille militaires à ceux de l'arène politique. Le passage “de la Brousse à la Jungle”. – “La Brousse” : Je raconte tout d'abord mes trente années de "brousse" depuis ma jeunesse à Toul, mon premier combat, suivi du baptême du feu en 39, les groupes francs, le parachutage en Ariège, puis l'Indo et l'Algérie, jusqu'à la fin de la piste avec mon commandement dans l'océan Indien, et enfin Bordeaux, commandant la 4e région militaire. – “La Jungle” : Puis vient la "jungle". Ministre, un monde à part, la tournée des popotes, le Pacifique, l'Arabie Saoudite... Député, l'Assemblée Nationale, la Chine, les États-Unis, l'Afrique... Mai 1981, réagir, sauver l'armée, chez les Paras à Beyrouth, député sous la cohabitation... La jungle... Il y en a marre. Je me remets, seul, au service de mon pays, jusqu'à mon dernier souffle. " Ce livre du général Bigeard, écrit dans un style clair, direct, avec le franc-parler qu'on lui connaît, est un message d'espoir au service de la France. La présente réédition, avec une nouvelle préface du général, constitue une œuvre de collection que tous ses lecteurs se doivent de posséder. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1975, fort in-8°, 480 pp, 32 pl. de photos hors texte, 13 cartes, index des noms cités, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale
"Bigeard n'a guère quitté l'Indochine depuis qu'il y est venu avec Leclerc en octobre 1945. Commandant d'une compagnie isolée, il a vécu au pays thaï, dressé des bataillons à subsister et à combattre comme l'ennemi dont il a analysé et copié les méthodes. Les civilités ne sont pas son fort. Né pour commander, ne sachant ni feindre ni composer, jaloux de tout ce qu'il possède, il n'aime pas obéir et, comme il rue si les ordres qu'on lui donne lui semblent idiots, ses chefs ont des ennuis avec lui ; mais lancé seul au milieu des périls, il exige toujours tout de lui-même et des autres. C'est un gagneur. Il a fait sien le mot de Calonne : "Si c'est possible, c'est fait ; impossible, cela se fera." A trente-sept ans, il a l'innocence et la dureté des purs. Sa douceur cache une furieuse impatience ; son masque peut soudain s'illuminer sous la colère et la rage, son regard bleu prendre le sombre éclat de l'acier. Huit ans de combats presque ininterrompus lui ont donné une mystique de l'Armée, des camarades, de la mort. Par une sorte de flirt avec le danger, il ne porte jamais d'armes sur lui au combat et répète sans cesse aux siens, avec la familiarité du tutoiement parachutiste auquel il ne manque que le mot "frère" pour devenir religieux : "Apprends à regarder la mort en face. Tu es fait pour mourir. Tu vas où l'on meurt..." Ses hommes l'aiment, beaucoup de ses compagnons le trouvent insupportable, l'ennemi le craint, les gouvernements ne savent comment l'employer." (Jules Roy) — Les mémoires de l'officier français le plus médiatique de l'après-guerre : l'infanterie de forteresse en 1939-40, la captivité, l'évasion en 1941, le parachutage en 1944, les maquis et la libération de l'Ariège, l'Indochine dès octobre 1945, le 3ème Bataillon Thaï, le commandement du Bataillon de Marche Indochinois, le 6ème Bataillon Para, l'épopée de la "colonne Bigeard" en 1952, les opérations au Laos et au Tonkin, le parachutage avec le tout premier groupe sur Dien-Bien-Phu où il combat jusqu'à la fin, la captivité, l'Algérie à partir d'octobre 1955, où, colonel, il commande le 3e Régiment de Chasseurs Parachutistes (1956-58) puis est chef opérationnel jusqu'à ce qu'il soit renvoyé en France en février 1960, le commandement du 6e Régiment Inter-Armes d'Outre-Mer en République Centrafricaine puis de la 25e Brigade de Parachutistes et de la 20e Brigade Aéroportée (1964-68), général de brigade en 1967, puis affecté à Dakar (1968-70) et à Madagascar (1971-73) et promu général de division. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BIKOV (P. M., ancien président du Soviet de l'Oural à Ekaterinbourg).
Reference : 35282
(1931)
Payot, 1931, in-8°, 176 pp, traduit du russe par le prince G. Sidamon-Eristov, broché, bon état
"Personne ne le conteste plus avec sérieux : la vérité est maintenant établie sur la fin de la famille impériale. N. Sokoloff a été l'artisan de la vérité, pour toutes les circonstances de l'assassinat et la personne des assassins, dans sa fameuse “Enquête judiciaire sur l'assassinat de la famille impériale” (traduite en français et éditée chez Payot). N. Sokoloff n'a pas été un témoin oculaire du drame, mais il reçut, en novembre 1918, du gouverneur Koltchak la mission de mener bien l'instruction languissante et l'on peut dire qu'il fut un juge d'instruction, non seulement sagace, mais héroïque. Si ses conclusions avaient besoin d'une confirmation, elles la trouveraient dans ce témoignage bolcheviste. L'auteur, le bolcheviste Bikov, a été le successeur à la présidence du Soviet de l'Oural de ce Bieloborodof qui, le 30 avril 1918, signa le reçu, « en dépôt », du Tsar Nicolas, de l'impératrice et de la grande-duchesse Marie, qui, le 4 juillet suivant, était un des artisans des préliminaires de l'assassinat et qu'on retrouve dans la décisive réunion du Soviet du 15 juillet... Le 16 juillet à l'aube, la famille impériale, réunie dans un sous-sol du palais Ignatieff, était massacrée à coups de revolver et de baïonnette, Tel est le fait qui prévaut contre les légendes. L'autre fait est que Les derniers jours des Romanov ont paru en 1930, aux éditions d'Etat, en Russie, et constituent donc un aveu. Le bolcheviste Bikov, bien entendu, justifie l'assassinat et du Tsar et du grand-duc Michel par des arguments faciles : les masses ouvrières l'exigeaient, les Blancs préparaient l'enlèvement, etc... Mais, là, le traducteur, le Prince G. Sidamon-Eristov, a su parfaitement mettre au point un exposé tendancieux." (Jean Fréteval, Le Figaro, 24 juin 1931) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BIKOV (P. M., ancien président du Soviet de l'Oural à Ekaterinbourg).
Reference : 117435
(1931)
Payot, 1931, in-8°, 176 pp, traduit du russe par le prince G. Sidamon-Eristov, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), nerfs lég. frottés, C. de bibl., bon état
"Personne ne le conteste plus avec sérieux : la vérité est maintenant établie sur la fin de la famille impériale. N. Sokoloff a été l'artisan de la vérité, pour toutes les circonstances de l'assassinat et la personne des assassins, dans sa fameuse “Enquête judiciaire sur l'assassinat de la famille impériale” (traduite en français et éditée chez Payot). N. Sokoloff n'a pas été un témoin oculaire du drame, mais il reçut, en novembre 1918, du gouverneur Koltchak la mission de mener bien l'instruction languissante et l'on peut dire qu'il fut un juge d'instruction, non seulement sagace, mais héroïque. Si ses conclusions avaient besoin d'une confirmation, elles la trouveraient dans ce témoignage bolcheviste. L'auteur, le bolcheviste Bikov, a été le successeur à la présidence du Soviet de l'Oural de ce Bieloborodof qui, le 30 avril 1918, signa le reçu, « en dépôt », du Tsar Nicolas, de l'impératrice et de la grande-duchesse Marie, qui, le 4 juillet suivant, était un des artisans des préliminaires de l'assassinat et qu'on retrouve dans la décisive réunion du Soviet du 15 juillet... Le 16 juillet à l'aube, la famille impériale, réunie dans un sous-sol du palais Ignatieff, était massacrée à coups de revolver et de baïonnette, Tel est le fait qui prévaut contre les légendes. L'autre fait est que Les derniers jours des Romanov ont paru en 1930, aux éditions d'Etat, en Russie, et constituent donc un aveu. Le bolcheviste Bikov, bien entendu, justifie l'assassinat et du Tsar et du grand-duc Michel par des arguments faciles : les masses ouvrières l'exigeaient, les Blancs préparaient l'enlèvement, etc... Mais, là, le traducteur, le Prince G. Sidamon-Eristov, a su parfaitement mettre au point un exposé tendancieux." (Jean Fréteval, Le Figaro, 24 juin 1931) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
London, Weidenfeld and Nicolson, 1998, gr. in-8°, 423 pp, 4 cartes, chronologie, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, soulignures crayon et stylo sur 5 pp, bon état. Edition originale. Texte en anglais
Les mémoires de Carl Bildt, le négociateur suédois qui sera plus tard Haut Représentant en Bosnie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Indes savantes, 2007, gr. in-8°, 549 pp, 12 pl. de photos en couleurs hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Cet ouvrage étudie la propagande nationaliste du régime de Pékin depuis le lancement de la politique de réforme en 1979, et plus particulièrement depuis la répression du mouvement étudiant de 1989. A travers l'étude d'un symbole particulier – la figure de l'Empereur jaune – cette recherche montre comment le PCC tente de se légitimer à l'heure où son pouvoir est érodé par l'ouverture du pays, la mondialisation de l'économie et, les bouleversements sociaux. Construisant un contre-modèle de modernité à opposer aux tenants des droits de l'homme et de la démocratie, le PCC élabore un discours de légitimation cohérent quoique flou destiné à rallier la nouvelle base sociale du pouvoir chinois : la bourgeoisie urbaine émergente. Mais au-delà d'une réinvention nationaliste de la tradition somme toute assez classique, cette recherche permet également d'avoir accès à certaines représentations fondamentales du politique en Chine. En remontant aux origines du symbole, elle montre que la figure de l'Empereur jaune n'a pas été choisie par hasard par les idéologues du régime, mais bien au contraire avec la volonté de capitaliser sur une symbolique ancienne qu'il importe de connaître pour comprendre la nature du politique dans la Chine contemporaine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1950, in-12, 246 pp, broché, bon état, bande éditeur conservée
Ancien chef d'état-major du Général de Gaulle, le Général Pierre Billotte, expert militaire auprès de l'ONU, nous trace un dramatique exposé de la situation mondiale. L'incertitude des Occidentaux, l'implacable rigueur des Russes ont contribué à casser le monde en deux... — "Le général Billotte, après avoir démissionné de l'armée, vient d'exposer dans son livre “Le Temps du Choix” sa conception de l'armée française comme un élément de la coalition atlantique plutôt que de la défense nationale. Le général se refuse à limiter la défense atlantique à des ententes militaires. II n'a pas de peine à démontrer que la guerre moderne met en jeu l'ensemble des ressources d'une coalition, qu'il est par conséquent insuffisant de la préparer par des ententes purement militaires. Pour lui le Pacte Atlantique n'est qu'un « tout premier pas », qui serait inutile s'il n'acheminait vers une stratégie commune élaborée à l'echelle d'un consortium tripartite USA - Commonwealth - Europe, « stratégie commune dirigée effectivement à l'échelon mondial par les puissances y ayant des intérêts mondiaux », c'est-à-dire USA et Commonwealth britannique, « commandée aux échelons régionaux par les puissances y ayant la préponderance » – c'est-à-dire, je suppose, France, Allemagne, Japon, etc. Cette conception, d'ailleurs fort différente sinon contraire à celle du général de Gaulle, se trouve fatalement au terme de l'intention manifestée du côté français par Robert Schuman de « démilitariser le Pacte Atlantique » et des suggestions américaines tendant à la création d'un « Conseil Supérieur de la Guerre Froide ». Outre qu'elle laisse subsister une charge financière écrasante pour l'Europe, elle implique pour réaliser l'homogénéité totale du bloc, une « intégration » non seulement militaire, mais économique et politique..." (Jean-Marie Domenach, revue Esprit, mai 1950) — "... Parmi les grandes études de stratégie générale de cette période, on signalera, parmi les plus suggestives, celles du Général L.M. Chassin, de B.H. Liddell Hart et du Général P. Billotte." (R. Girardet, Problèmes militaires contemporains : État des travaux, 1960) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BILÉ (Serge), Alain Roman, Daniel Sainte-Rose.
Reference : 123696
(2011)
ISBN : 9782355931161
Saint-Malo, Pascal Galodé éditeurs, 2011, in-8°, 107 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Bien complet du DVD inclus in fine
Serge Bilé et Daniel Sainte-Rose ont accompli un véritable travail de mémoire. Ils ont recueilli les témoignages de vieux Martiniquais, qui disent l'esclavage tel que leurs grands parents et arrière-grands-parents l'ont directement vécu et le leur ont, eux-mêmes, raconté, dans leur enfance. Alain Roman y ajoute l'éclairage de l'historien et nous permet de replacer ces témoignages, uniques et précieux, dans un contexte que nous ignorons trop souvent. Ce livre et son DVD forment ainsi un magnifique outil pédagogique au service de la mémoire et de la connaissance. Ils apportent une pierre indispensable à la compréhension de cette tragédie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1982, in-8°, 236 pp, broché, couv. insolée, pelliculage en partie décollé, bon état (Coll. L'Espace du politique). Edition originale, ex. du SP, envoi a.s.
"Dans La logique de I'Etat, Pierre Birnbaum n'hésite pas à provoquer quand il propose de reprendre l'analyse des pratiques politiques en ordonnant tout « autour de l'Etat » et quand il invite à « aller jusqu'au bout de ce renversement de perspective ». L'objectif qui se profile dès lors est « de faire de l'Etat, du pouvoir politique original que construisent les acteurs sociaux au cours de leurs histoires, une variable explicative du devenir des societés ». Une telle thèse a au moins le mérite de forcer à nouveau le questionnement de diverses formes de sociologisme tout en ne balayant pas totalement le rôle crucial des acteurs sociaux, car pour Birnbaum « l'Etat apparaît maintenant comme le produit d'une histoire particulière, il ne résulte nullement d'une évolution inéluctable qui frapperait tour à tour chaque société au cours de sa modernisation »." (Raymond Hudon, Canadian Journal of Political Science / Revue canadienne de science politique, 1984) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 1984, in-12, 192 pp, soulignures stylo. Inédit paru directement au format de poche (Coll. Points Politique)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, Arte Editions, 2012, in-8°, 252 pp, notes, broché, couv. illustrée, bon état
Qui est le général Ishiwara, cette figure hors du commun et romanesque dont la vie a marqué le destin du Japon en précipitant son pays dans la Seconde Guerre mondiale ? L’homme, issu d’une famille de samouraïs, se hisse rapidement au sommet de l’armée impériale et devient une figure incontournable du paysage intellectuel de l’extrême droite japonaise. Formé en Allemagne dans les années 1920, il revient au Japon fort des nouvelles théories de la Guerre totale. Aventurier politique, en rébellion ouverte contre l’establishment, il participe aux putschs qui contribuent à déstabiliser la démocratie, puis s’engage dans l’invasion de la Mandchourie en 1931. Oublié aujourd’hui, cet événement marque pourtant le début de la guerre qui va ravager la Chine et nourrir une idéologie fasciste et raciale au Japon, conduisant le pays à l’attaque contre les États-Unis en 1941. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Découverte, 2003, in-8°, 299 pp, notes bibliographiques, annexes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Textes à l'appui)
Le Front national est régulièrement dénoncé comme un parti dangereux pour la démocratie, et ses militants sont souvent assimilés à des "racistes" ou à des "fascistes". Ce jugement laisse pourtant sans réponses des questions qui sont brutalement redevenues actuelles en 2002 : pourquoi une fraction non négligeable de l'électorat accorde-t-elle ses voix aux candidats du FN et à son leader ? Par quels mécanismes une organisation politique aussi combattue peut-elle disposer d'adeptes convaincus ? Comment ceux-ci préservent-ils une image positive d'eux-mêmes ? De 1996 à 1999, Daniel Bizeul a participé aux activités d'un groupe de militants du FN de la région parisienne. Tirant dans cet ouvrage les leçons de cette expérience singulière, il donne les clés de la force d'attraction de ce parti. En retraçant la diversité des trajectoires sociales de ses militants, il restitue les motivations complexes de leur engagement et explique comment ils le vivent et le justifient au quotidien. Il met aussi en évidence le rôle actif de la propagande diffusée par les cadres dirigeants ainsi que leur capacité à exploiter politiquement le désarroi d'une partie de la population (désespérance sociale, volonté de revanche, sentiment d'injustice, etc.) Refusant, par principe, de céder à la diabolisation, Daniel Bizeul fait ici la preuve que la sociologie peut activement contribuer à comprendre le "phénomène FN". (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Table Ronde, 2000, in-8°, 398 pp, préface de John Le Carré, une carte, broché, bon état
François Bizot, membre de l'Ecole française d'Extrème-Orient, est fait prisonnier au Cambodge par les Khmers rouges, en 1971. Enchaîné, il passe trois mois dans un camp de maquisards. Chaque jour, il est interrogé par l'un des plus grands bourreaux du vingtième siècle, futur responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts, aujourd'hui jugé pour crimes contre l'humanité : Douch. Au moment de la chute de Phnom Penh, en 1975, François Bizot est désigné par les Khmers rouges comme l'interprète du Comité de sécurité militaire de la ville chargé des étrangers auprès des autorités françaises. Il est le témoin privilégié d'une des grandes tragédies dont certains intellectuels français ont été les complices. Pour la première fois, François Bizot raconte sa détention. Grâce à une écriture splendide et à un retour tragique sur son passé, l'auteur nous fait pénétrer au cœur du pays khmer, tout en nous dévoilant les terribles contradictions – qui – dans les forêts du Cambodge comme ailleurs – habitent l'homme depuis toujours. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.