8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Jannet, 1855, in-12, 125-56 pp, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe, index, catalogue de la Bibliothèque elzévirienne et des autres ouvrages du fond de P. Jannet in-fine (janvier 1857, 56 pp), imprimé sur papier vergé, reliure pleine percaline rouge de l'éditeur, dos lisse avec titre et globe doré, bon état (Coll. Bibl. elzévirienne)
Un des meilleurs roman satyrique du XVIe siècle, composé entre 1525 et 1535, et selon toute apparence, à l'occasion de la lutte que soutint François Ier contre les deux rois d'Angleterre et d'Espagne, Henri VIII et Charles Quint. Ce petit roman est resté célèbre grâce à ses nombreuses rééditions en Bibliothèque Bleue. On y rencontre un vieux roi d'Angleterre et un jeune prince français (François Ier) qui aspirent tous deux à la main d'une infante d'Espagne. Bien évidemment, c'est le jeune et beau Français qui sera préféré, et l'on pourra rire une fois encore de la mésaventure de l'ennemi héréditaire qu'est l'Anglais. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Institut d'Etudes slaves, 1974, gr. in-8°, 483 pp, 14 pl. de gravures hors texte, 10 cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée, pelliculage de la couv. en partie décollé, bon état
"Sur un sujet à peu près entièrement neuf pour les Français, et qui, même en Pologne est loin d'avoir été creusé à ce point, voici un grand et bel ouvrage, d'une portée historique considérable, car il évoque les hésitations de la conscience européenne devant les problèmes de l'unité chrétienne et de la tolérance religieuse au XVIe et pendant la première moitié du XVIIe siècle. Livre solidement bâti, clair jusque dans les sujets les plus difficiles pour les Occidentaux que nous sommes, d'une émouvante sobriété de forme. A. Jobert, qui a longtemps témoigné de sa maîtrise d'enseignant à l'Université de Grenoble et en Pologne, atteint à une aisance dans l'exposé et à une sympathie pour les hommes dont il parle, qui permettent toujours au lecteur de le suivre sans peine. Quarante pages de bibliographie attestent que son étude a été menée à partir des sources et des travaux les plus récents des historiens polonais (dont les titres sont fort heureusement donnés en français)..." (André Latreille, Revue historique, 1975) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Librairie Commerciale et Artistique, 1970, in-8°, 367 pp, traduit de l'anglais, une planche dépliante en couleurs, gravures anciennes hors texte, ornements, lettrines, reliure simili-cuir fauve très ornée, premier plat orné d'un décor rouge et or (maquette de Michel Redon), rhodoïd, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Diffèrence, 1991, in-8°, 482 pp, 16 pl. de gravures hors texte, index, broché, jaquette illustrée, bon état
La renommée littéraire soude à jamais les destins de Samuel Johnson et de James Boswell. L'irascible lexicographe anglais et son patient biographe écossais apparaissent, pour les lecteurs de tous les temps, comme d'inséparables duettistes. Chacun passe, aux yeux de la postérité, pour le faire-valoir de l'autre. Le premier n'a-t-il pas offert au second, par sa vie et ses oeuvres, matière à rédiger le modèle absolu de la biographie ? Cette complicité inavouée trouve peut-être sa meilleure illustration dans deux oeuvres, jusque-là inédites, dans leur intégralité, en français : les comptes rendus juxtaposés, et souvent discordants, du voyage que les deux hommes firent ensemble, en Ecosse et aux îles Hébrides, du 18 août au 22 novembre 1773. Ils imposèrent, cet été-là, à leur amitié l'épreuve à laquelle peu résistent : une cohabitation permanente de trois mois dans l'inévitable promiscuité des étapes. Quand ils entreprirent ce voyage, Samuel Johnson, célébrité nationale, était âgé de soixante-quatre ans ; James Boswell de trente-trois. L'un, lourd vieillard goutteux, affligé de mélancolie cyclothymique, d'indolence constitutionnelle, et maniaque de surcroît, n'avait aucun goût pour l'imprévu. L'autre se présentait comme un gaillard infatigable, hâbleur, curieux de tout et jouisseur. Il avait visité la Hollande, l'Allemagne, la France, la Suisse, l'Italie et la Corse, fréquenté les princes allemands, Rousseau, Voltaire et Paoli. Les voyageurs furent soumis aux aléas de moyens de transport hasardeux : chaises de poste, charrettes, barques, chevaux, poneys et, parfois, quand leur bateau ne pouvait accoster, épaules de Highlanders rustauds et dévoués ! Ils connurent, en parcourant les Highlands et en visitant plusieurs îles - Skye, Raasay, Mull, Coll, Ulva, Inchkenneth, et Icolmkill - des aventures cocasses et beaucoup des "incommodités" prévues et annoncées par Boswell. Ils durent accepter la vermine des auberges, les soupes immangeables, les cabotages dans la tempête, les longues chevauchées sur les landes désolées et brumeuses, les pluies obstinées, les vents cinglants. Ils se réjouirent parfois de festins rustiques chez les lairds, seigneurs des îles, de réceptions chaleureuses au foyer de modestes paysans, d'échanges lyriques avec des bardes nationalistes et entendirent souvent, un peu trop souvent au goût de Samuel Johnson, sonner les cornemuses. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1935, in-12, 249 pp, 4e édition, broché, couv. illustrée, une tache sur la couv. et les premiers feuillets, état correct
La criminalité au XVIIIe siècle. Louis Mandrin, intrépide contrebandier ou brigand scélérat, sera exécuté en mai 1755. Joseph Jolinon imagine le journal d’un compagnon de Mandrin. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1935, in-12, 249 pp, 4e édition, broché, couv. illustrée, bon état. edition originale, ex. du SP, envoi a.s.
La criminalité au XVIIIe siècle. Louis Mandrin, intrépide contrebandier ou brigand scélérat, sera exécuté en mai 1755. Joseph Jolinon imagine le journal d’un compagnon de Mandrin. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Œuvres françaises, 1947, in-8°, 373 pp, 17 pl. de gravures et fac-similés hors texte, biblio, broché, bon état. Edition originale de cet ouvrage qui sera réédité (à l'identique) en 1950 aux PUF
"Il y a beaucoup de « ragots » dans la biographie de M. Jolly. Sans doute, comme l'avouait Mme de Staël, « nous sommes une famille qui nous louons les uns les autres». Le biographe a raison de rappeler le propos. Mais son jugement est par trop unilatéral. Le Marquis de Ferrières, par exemple, s'est fait l'écho, en avril 1789, de la conjuration acharnée contre l'honnête Genevois : « La haine, la rage contre ce pauvre Necker, une conjuration universelle des Grands, des Parlements, de la Finance. Il n'y a point de manœuvres que l'on n'emploie à soulever les provinces contre Necker», écrivait-il alors de Versailles. L'on pense, aussi, au jugement de Mounier qualifiant Necker d'« excellent administrateur dans les temps de paix »." (Paul Leuilliot, Annales ESC, 1951) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Les Œuvres françaises, 1944, in-8°, 285 pp, biblio, broché, bon état
Turgot, économiste aux vues hardies, a succombé victime des cabales fomentées par la Cour et tous ceux dont il avait, par ses réformes, méconnu, heurté ou lésé les intérêts. L'auteur, favorable à Turgot, impute son échec à sa raideur et lui applique le mot de La Bruyère : il a échoué parce qu'« il ne savait pas la Cour ». Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Foucault, 1825 in-8°, 550 pp, reliure demi-veau glacé fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid et fleurons dorés, pièces de titre et d'auteur chagrin carmin et vert (rel. de l'époque), bon état (Coll. complète des mémoires relatifs à l'histoire de France depuis le règne de Philippe-Auguste jusqu'au commencement du 17e siècle ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage par M. Petitot)
Bel exemplaire, bien relié. "Après les mémoires du maître, ceux du serviteur. Brouillé avec son maître (Le Cardinal de Retz), Guy Joly nous livre une oeuvre partiale qui diminue le rôle de Retz et grandit le sien. Ces souvenirs, écrits avec ordre et dans une langue excellente, complètent ceux du bouillant cardinal et des autres principaux acteurs de la Fronde." (Bourgeois & André, Source II, 798) – "Pamphlétaire acharné contre Mazarin, l'oncle de Guy Joly, Claude Joly avait entrepris d'écrire une histoire de l'église de Paris. Ce sont les extraits relatifs aux années 1648-1655 qui ont été publiés sous le titre de Mémoires. L'auteur y montre l'esprit d'indépendance de la bourgeoisie parisienne qui, tout en détestant Mazarin, était l'ennemie des troubles et des dissensions et fermement dévouée à la royauté." (Bourgeois & André, Source II, 799) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Chez l'éditeur du Commentaire analytique du Code civil, 1838, pt in-4°, 632 pp, texte sur 2 colonnes, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 larges faux-nerfs ornés, caissons dorés et à froid, titres et tomaison dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état (Nouvelle Collection des Mémoires pour servir à l'histoire de France depuis le XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe, avec des notices, par MM. Michaud et Poujoulat)
"Après les mémoires du maître, ceux du serviteur. Brouillé avec son maître (Le Cardinal de Retz), Guy Joly nous livre une oeuvre partiale qui diminue le rôle de Retz et grandit le sien. Ces souvenirs, écrits avec ordre et dans une langue excellente, complètent ceux du bouillant cardinal et des autres principaux acteurs de la Fronde." (Bourgeois et André II, 798) – "Pamphlétaire acharné contre Mazarin, l'oncle de Guy Joly, Claude Joly avait entrepris d'écrire une histoire de l'église de Paris. Ce sont les extraits relatifs aux années 1648-1655 qui ont été publiés sous le titre de Mémoires. L'auteur y montre l'esprit d'indépendance de la bourgeoisie parisienne qui, tout en détestant Mazarin, était l'ennemie des troubles et des dissensions et fermement dévouée à la royauté." (Bourgeois et André II, 799) – "Pierre Lenet est un magistrat comme Omer Talon, mais il appartient au parti opposé. Pendant la Fronde, il fut chargé de plusieurs missions par Condé, et principalement de négocier son traité avec l'Espagne. Agent très actif en Guyenne du prince de Conti et de Madame de Longueville, il dut s'enfuir de France en 1653 et ne put revenir qu'en 1661. Ses mémoires sont utiles pour la guerre en Guyenne et la lutte autour de Bordeaux." (Bourgeois et André II, 806). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Honoré Champion ; Fiesole, Edizioni Cadmo, 1996, in-8°, 294 pp, biblio, broché, état correct
Depuis la publication de sa thèse sur G. Baretti (1963) et de sa Vie quotidienne à Venise au XVIIIe siècle (1965), l'auteur n'a cessé de s'intéresser au Settecento auquel il a consacré de nombreux travaux de recherche. Il était de ce fait bien placé pour tenter cette synthèse de l'histoire et de la civilisation d'un pays qui, pour beaucoup de non spécialistes, reste encore une espèce de terra incognita. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Faculté des Lettres de Dijon, 1986, in-8°, (4)-136 pp, 5 pl. de gravures hors texte, broché, bon état
6 études érudites par Norbert Jonard, Jean Bart, Suzanne Roth, Françoise Fortunet, Arlette André, Michel Baridon. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Droz, 2007, gr. in-8°, 440 pp, annexes, biblio, index, reliure pleine toile rouge de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état (Coll. Travaux d'Humanisme et Renaissance)
Ingeborg Jostock explore le champ, encore largement méconnu, du contrôle de l’imprimerie à Genève, de la censure des lecteurs et de la politique éditoriale des autorités de la cité. Son analyse des sources, et notamment de dossiers particuliers, fait surgir les rapports de force et les négociations permanentes qui opposent le pouvoir civil et l’autorité religieuse. Au-delà des questions de suprématie, l’ouvrage rend compte des contraintes diplomatiques et commerciales dont il faut admettre qu’elles relèguent fréquemment les priorités idéologiques. De choix profondément contradictoires se dégage néanmoins une logique, celle d’une censure négociée par des acteurs aussi différents que les magistrats, les pasteurs, les imprimeurs et libraires et qui cherchent à se concilier des pouvoirs extérieurs, en France notamment. Enfin La Censure négogiée constitue un remarquable instrument de travail grâce à ses annexes qui éditent l’intégralité des textes réglementaires relatifs au contrôle de l’imprimerie ainsi qu’à la liste annotée des ouvrages interdits ou corrigés qu’elle donne. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1997, in-8°, 688 pp, 11 cartes, 15 tableaux, 2 illustrations, biblio, index, broché, couv. illustrée, soulignures et annotations crayon, bon état (Coll. Premier Cycle)
La France du XVIe siècle est-elle une monarchie absolue ou un assemblage hétéroclite de territoires plus ou moins gouvernables ? Quelles sont les caractéristiques de ce siècle de « Renaissance » et de mutations ? Quelles ont été les conséquences des guerres civiles qui l’ont traversé ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répond ce manuel en démontrant que le XVIe siècle est avant tout en France celui du renforcement de la royauté. La monarchie, déjà enracinée dans les mœurs de la fin du Moyen Âge, tant par l’allégeance du peuple que par l’efficacité de l’appareil d’État, va s’affermir tout au long de la Renaissance. Les guerres civiles qui agiteront ce siècle de tensions religieuses seront une épreuve fondatrice qui forgera la France moderne. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Angers, Germain et Grassin et P., Emile Lechevalier, 1890, gr. in-8°, xi-363 pp, 24 gravures hors texte, index, reliure demi-basane violine, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées, dos uniformément passé, qqs rares rousseurs, bon état. Exemplaire sur papier de Hollande. Ouvrage rare
La famille Constantin a possédé, pendant près d'un siècle et demi, la terre de la Lorie situé dans la commune de La Chapelle-sur-Oudon, près Segré, et, pendant cinquante ans seulement, le château de Varennes, qui se dresse sur le territoire de la commune de Savennières. Ces deux communes se trouvent dans le départemement du Maine-et-Loire. (Saffroy III, 39216). — "Le travail de M. Joubert retrace à grands traits l'histoire d'une famille importante de l'Anjou, et comprend une assez longue période (1652-1799). Les archives des Constantin de la Lorie ont fourni à l'auteur bon nombre de documents inédits qui, analysés et classés, forment le fond de l'ouvrage. L'histoire de la famille se trouve en quelque sorte reléguée au second plan, la première place restant occupée par le récit des incidents nombreux de la vie des grands prévôts. Les détails abondent, souvent curieux... Le volume est complété par une série d'héliogravures, dont quelques-unes fort remarquables (...) Dans les pièces justificatives, les plus intéressantes sont des inventaires après décès. Plusieurs de ces inventaires contiennent des indications intéressantes relatives au prix des bestiaux et des grains en 1683 et en 1700." (Bibliothèque de l'école des chartes, 1891) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 2022 in-8°, 377 pp, 15 photos et documents sur 15 pl. hors texte, notes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Univers historique)
Comment penser et écrire une histoire de l'expérience de vivre ? Telle est la question posée par Christian Jouhaud à partir de "l'espèce de journal" tenu pendant trente ans par Marie Du Bois, gentilhomme du Vendômois, valet de chambre des rois Louis XIII et Louis XIV. Cet écrit singulier surprend d'abord par la difficulté de lui trouver un statut : ce n'est ni un livre de raison, ni une autobiographie, ni un journal spirituel, ni une histoire, et pourtant il peut être abordé sous tous ces aspects. Il ne s'agit pas non plus d'une histoire de vie, mais d'une histoire des expériences d'un homme "ordinaire" en ses territoires de vie. Le je de Du Bois, qui s'exprime continûment, ne sert en effet aucun épanchement autobiographique, mais, de page en page, il permet de comprendre l'itinéraire de l'intériorisation des normes et des contraintes par quelqu'un qui a confié à l'activité d'écrire régulièrement la représentation de sa vie comme action. L'exercice pourrait sembler futile, ou mineur, si l'événement politique ne venait pas brutalement fracasser la mécanique diariste, finissant par politiser l'écriture, par exemple dans l'expérience intime de signes de désordre, comme pendant la Fronde, qui menacent la lisibilité d'un monde dont l'ordre est la valeur cardinale. Depuis la chambre du Roi et la campagne du Vendômois sont ainsi revisités les rapports entre local et national au XVIIe siècle, l'histoire politique de l'Etat, l'histoire anthropologique de l'acte d'écrire et de transmettre par l'écriture, inscrivant, dans le siècle de Louis XIV, un siècle de Marie Du Bois. — "La confession d’un enfant du Grand Siècle. L’historien Christian Jouhaud tire des textes de Marie du Bois, valet de chambre de Louis XIV, une réflexion vertigineuse sur l’écriture et la vie. Christian Jouhaud est entré dans un texte qui l’accompagne depuis plus de vingt ans : un cahier manuscrit de 188 pages où se trouvent mis en récit les temps forts ou faibles d’une existence partagée entre la cour et la province. Dans ce « livre », Marie du Bois (un homme ainsi prénommé à la suite d’un vœu paternel à la Vierge) a inscrit au fil des jours, entre 1647 et 1676, les faits, grands et petits, qui ont scandé sa double vie de propriétaire terrien en Vendômois et de valet de la chambre du roi, un office qui lui permettait durant les trimestres de son service d’être au plus près de Louis XIV. Le document, édité en 1936 par le chartiste Louis de Grandmaison (1864-1940), échappe aux catégories traditionnelles. Ecrit à la première personne, il n’a rien d’une autobiographie ; décrivant les travaux et les jours, il n’est pas un livre de raison. Il est une « nappe continue d’écriture » qui transforme le vécu éphémère en traces durables..." (Roger Chartier, Le Monde) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Bellenand, 1950, in-12, iv-175 pp, 2 cartes dont une dépliante hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Le créateur des établissements français des Antilles au XVIIe siècle. — "Le Belain d'Esnambuc, d'Auguste Joyau, est la biographie d'un homme qui a été à l'origine de la mise en valeur et du peuplement français de Saint-Christophe, donc de tous nos établissements des Antilles. Au départ, point de plan de bien sûr, mais le seul désir de trouver la fortune en courant sus aux Espagnols, donc la course, c'est-à-dire pillage et commerce, car on n'imagine point ces hommes ramenant leurs prises devant une amirauté. Puis à la suite d'un naufrage les premiers établissements à Saint-Christophe, à côté de Français déjà y cultivant le coton et le tabac, dans le voisinage des Anglais débarqués avec Warner quelques mois auparavant. D'Esnambuc revient en France chercher des hommes et des capitaux et se faire épauler par Richelieu. La Compagnie de Saint-Christophe est fondée, où Richelieu met quelques d'encouragement. Elle est bientôt élargie en Compagnie des Isles de l'Amérique. C'est une affaire normande et mais qui ne répond pas aux espoirs financiers. Mais des colons, des engagés arrivent à Saint-Christophe. Des de Hollande et de France y débarquent. La Martinique, la Guadeloupe sont explorées et occupées par des essaims partis de Saint-Christophe. Mais d'Esnambuc meurt en 1637. Le commandeur de Poincy qui lui succède bientôt lance un autre essaim, celui de Levasseur, vers la Tortue et Saint-Domingue..." (G. Debien, Revue d'histoire des colonies, 1953) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
À Aix, chez Esprit David, 1778, in-4°, viii-673 pp, reliure basane fauve marbré, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés dorés, pièces de titre et de tomaison basane ocre et verte, tranches rouges (rel. de l'époque), dos et plats frottés, coiffes arasées, reliure solide, intérieur très propre et frais, bon état
Tome II seul (sur 2). — Edition originale, peu commune, de ce recueil de droit coutumier de l'Ancien régime en Provence. Très précieux et savants commentaires des statuts de Provence dus à J.-J. Julien, conseiller à la Cour des Comptes et premier professeur royal de Droit à l'université d'Aix. C'est un véritable exposé parfaitement clair du droit provençal. Il s'agit donc en définitive d'un coutumier très complet de l'Ancien Régime en Provence. La typographie de David est très belle. — Table : Des tailles. Des impositions. Des péages. Des bannalités. Statuts. Du droit de latte. Du précaire. Des prescriptions. Statuts concernant les seuls citoyens d'Aix. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Rapilly, 1876, in-8°, (8)-137 pp, une gravure sous serpente en frontispice, catalogue raisonné, broché, couv. lég. salie, exemplaire sur papier vergé, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Treuttel et Würtz, 1855, in-8°, (6)-347 pp, appendice, avec en fin de volume un "tableau des lettres rédigées par Henri IV lui-même, et dont le texte est authentique", reliure demi-veau glacé havane, dos lisse à quadruples filets dorés, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), bon état. Edition originale, ex. très bien relié
"Vous faites tout ce que je veux ; c’est le vrai moyen de me gouverner : aussi ne veux-je jamais être gouverné que de vous." (Henri IV, Lettre à Marie de Médicis, 27 janvier 1601) — "Henri IV mérite-t-il le titre ď écrivain ? Telle est la question qu'a voulu résoudre M. Jung dans une thèse pour le doctorat ès lettres, thèse qui est devenue un volume in-8° de près de 400 pages. Voici comment l'auteur divisé son sujet : Avant-propos. Du talent de Henri IV en matière de poésie et d'éloquence. Chap . 1 . Des lettres de Henri IV. – 1. Du texte. – 2. Lettres écrites par Henri IV. – 3. Lettres écrites ou dictées. – 4. Lettres dictées – Chap. II. Des idées. – Chap . III. Des sentiments. – Chap. IV. Du style. – Chap. V. Du mérite littéraire de Henri IV. – Appendice. locutions vieillies ou peu usitées qui se rencontrent dans les lettres de Henri IV. – Tableau des lettres rédigées par Henri IV lui-même et dont le texte est authentique. – Les chapitres des idées, des sentiments, du style et du mérite littéraire de Henri IV sont parfaitement traités et remplis d'intérêt : ils seront lus avec plaisir et profit par tous ceux qui voudront connaître intimement l'amant de Gabrielle, le vainqueur d'Ivry. (...) Il serait difficile d'adresser des reproches au livre savant et agréable dans lequel M. Jung a parfaitement prouvé que Henri IV, comme madame de Sévigné, comme Saint-Simon, est digne du titre d'écrivain, « titre sans valeur quand on le cherche, mais bien glorieux quand on le trouve sans le chercher. »" (Bertrandy, Bibliothèque de l'École des chartes, 1856) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Archives nationales, 1982, gr. in-8°, 507 pp, avant-propos par Jean Favier, index des noms de personnes, lieux et matières, broché, pliure au 1er plat, bon état
Parmi les minutes notariales parisiennes, les inventaires après décès occupent une place spéciale. Au XVe siècle et pendant la première moitié du XVIe siècle, les actes passés par les notaires visent strictement à donner l'essentiel d'une opération juridique déterminée. Dans un Paris où l'on se connaît, l'indication de l'adresse des parties est souvent jugée inutile ; leur qualité même n'est parfois pas mentionnée. De ce fait, ces actes sont d'une sécheresse souvent regrettable et d'une brièveté telle qu'ils n'occupent guère, dans la plupart des cas, qu'une page ou un feuillet. Au contraire, les inventaires après décès se présentent sous forme de cahiers – plus ou moins nombreux. Dans l'opération qui vise à la mutation des biens d'une succession et implique la désignation des bénéficiaires et la description des biens concernés, il y a lieu de s'entourer, pour éviter toute contestation, d'autant de précisions qu'il est possible. Pour cette raison, les inventaires après décès réunissent sur les individus, sur les lieux où ceux-ci demeurent, sur le cadre de leur existence, sur les métiers ou les professions qu'ils exercent, sur leurs préoccupations journalières, sur leur fortune et leurs relations, un ensemble de renseignements qui ne se rencontrent pas ailleurs. Ils sont, de plus, à cause de l'analyse des titres de la succession, une piste pour la découverte d'actes nouveaux et, en ce qui concerne le XVe siècle et le début du XVIe siècle, une source pour la connaissance d'actes dont les originaux ne sont plus conservés. (Introduction) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1960, fort in-8°, xxiii-510 pp, préface de Jean Pommier, index, broché, bon état. Rare
Concerne La Bruyère, La Fontaine, Agrippa d'Aubigné, Boileau, Scarron, etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Delagrave, 1887, in-12, 210 pp, index, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Leclerc, 1777-1779, in-12, (4)-485-(2) et 120 pp, les 2 ouvrages reliés ensemble en un volume plein veau raciné, dos à 5 nerfs guillochés, caissons ornés de motifs floraux dorés, titres dorés, coupes filetées, tranches marbrées (rel. de l'époque), intérieur très frais, bon état
Les Réflexions sur les Principes de la Justice portent en sous-titre : « On pourroit recueillir dans un très-petit volume, toute la substance de ces principes généraux, qui sont dictés par la Loi naturelle, & qui influent sur toutes les décisions des Juges. Mr. le chancelier d'Aguesseau, dans son Instruction sur l'Etude du Droit ». Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Augustin Challamel, 1908, gr. in-8°, xv-673 pp, 2 cartes dépliantes in fine, dont un plan de Pondichéry, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs filetés, titres et caissons fleuronnés dorés (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire
Édition originale de cette thèse encore irremplacée. Origines, les divers comptoirs, l’escadre de Duquesne-Guiton, escadre Dandennes, expédition de Siam, escadre Serquigny, les armements de 1700, l’escadre de Châteaumorant, retour des vaisseaux de la mer du Sud. (Polak, 4835) — La thèse principale de M. Kaeppelin comprend toute l'histoire delà Compagnie des Indes orientales, depuis sa fondation par Colbert en 1664, jusqu'à la fondation de la compagnie de Law en 1719. Un homme domine cette période, François Martin, que M. K. nous montre comme un des précurseurs de Dupleix et le premier « des grands Français de l'Inde ». Étant données la longueur du voyage et les conditions de la navigation à voiles, il était nécessaire, pour faire le commerce de l'Inde, de posséder sur la route une bonne escale : il fallait en effet attendre la mousson, laisser passer les ouragans qui ravagent périodiquement l'Océan Indien, mais surtout, permettre aux équipages, que la nourriture de salaisons condamnait presque fatalement au scorbut, de se rétablir à terre avant de commencer la campagne sur les côtes de l'Inde. Il était nécessaire aussi d'avoir un port pour réparer les avaries. Les Hollandais, possesseurs du Cap et de l'île Maurice, et les Anglais établis à Sainte-Hélène, avaient pris les meilleures escales. C'est pourquoi Colbert, qui étudia la question au début assez sérieusement, s'attacha-t-il à Madagascar. Il échoua et les vaisseaux français s'arrêtèrent au Cap en temps de paix, aux Comores et à l'île Bourbon, malgré ses mauvais ports, en temps de guerre. De nombreux mémoires furent adressés à la Compagnie et au Roi pour montrer la facilité et l'utilité d'un coup de main sur le Cap ou d'un établissement sérieux à Bourbon. En réalité, après Colbert, le gouvernement sembla s'être désintéressé de la question et la Compagnie ne fit presque rien. Ce n'est guère qu'à partir de 1714, sur l'initiative de J. Pontchartrain et surtout après la fondation de la compagnie de Law, que l'escale, jouissant à la fois d'un bon port et de terres fertiles, s'établit à l'île de France (Maurice), abandonnée par les Hollandais... (...) M. K. a joint à son livre un tableau de la navigation des Français aux Indes de 1665 à 1720 (envois et retours), un index des noms indiens et deux cartes, un plan de Pondichéry daté de 1705, et une carte des Indes de 1721. (Albert Girard, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1908) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.