8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Fayard, 2000 in-8°, 854 pp, chronologie, 5 cartes, généalogie, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Une biographie incontournable qui contribue à révéler la profonde singularité du règne de Charles Quint. On découvre enfin l'homme derrière le roi au destin exceptionnel. Par les hasards dynastiques, Charles Quint (1500-1558) régna sur les Pays-Bas, une bonne partie de l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne et une demi-douzaine de royaumes, principautés et duchés. Jamais souverain ne disposa en Europe d'une telle puissance territoriale. Affichant son ambition de créer un empire universel et pacifié, il lutte contre les coups de boutoir du monde ottoman, fait face aux guerres que lui livrent les Français et tente de s'opposer à la rupture religieuse de Martin Luther. Miné et désabusé par ses échecs, il finit par abdiquer.
P., Guy Trédaniel, Editions de La Maisnie, 1985, gr. in-8°, 448 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état. 41 études érudites
Actes du 25e colloque international du Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance qui s'est tenu à Tours du 1er au 13 juillet 1982. Le titre marque le désir de privilégier l'approche sociologique et l'étude des mentalités autant que la volonté de respecter l'unité profonde du mouvement réformateur. Les 41 communications sont groupées selon cinq directions de recherche : perspectives eschatologiques et Réforme, milieux urbains et Réformes, champs culturels et Réformes, les critères de rupture, Reformatio (champs sémantique et mythique). Cette rencontre a été organisée par un « médiéviste » et un « moderniste » dans le ferme propos de récuser la barrière artificielle de nos cloisonnements universitaires en adoptant la problématique nettement dessinée par Pierre Chaunu : « prendre un champ de deux siècles pour juger et situer dans la longue durée le temps spécifique des Réformes de l'Eglise. » (Bernard Chevalier, Robert Sauzet)
Fayard, 1979, fort in-8°, 680 pp, 12 pl. de gravures hors texte, chronologie, sources et biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"Après Berthold Zeller, Jean-H. Mariéjol, Louis Batiffol, Louis Vaunois, Victor-L. Tapié, Hubert Méthivier, Georges Mongrédien, d'autres encore, Pierre Chevallier, professeur honoraire à l'université de Paris-XII, vient de consacrer à Louis XIII une excellente biographie, qui se signale par la richesse de l'information alliée à la sagacité de la critique et à l'élégance du style. Ces qualités réunies expliquent l'accueil favorable que l'ouvrage a rencontré de la part des historiens de profession aussi bien que d'un vaste public et justifient le grand prix Gobert décerné à l'auteur par l'Académie française en 1980. Centré sur la personne du roi, l'exposé nous donne en même temps une large vision du règne. Le récit des événements est privilégié, mais une place est faite aussi aux aspects économiques et sociaux, habilement intégrés au plan chronologique..." (Bernard Barbiche, Bibliothèque de l'école des chartes, 1981)
Perrin, 1996, fort gr. in-8°, 598 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
Roi de France à cinq ans, l'arrière-petit-fils de Louis XIV grandit sous la Régence de son oncle Philippe d'Orléans, dont Jean-François Chiappe fait un brillant portrait. Devenu majeur à treize ans (1723), il attendra encore plusieurs années avant de prendre les affaires en main. Grand monarque, intimidant parce qu'intimidé, il reste simple en son intérieur, pharaonique dès qu'est en cause Sa Majesté. Homme de guerre, il la déteste. Bien-Aimé de ses peuples, il encourt la vindicte des coteries religieuses et politiques. Victime de ses sens, il n'en est pas prisonnier. Son pire ennemi : lui-même. Doté d'un savoir prodigieux et servi par une mémoire hors du commun, il a le savoir-faire mais pas le faire-savoir. Nemrod infatigable, il invente la bureaucratie, mais tempérée comme le clavecin. Tenant de l'absolutisme, il ne le confond pas avec l'arbitraire. L'autorité en haut, les libertés en bas, il s'inscrit ainsi dans le droit fil de l'œuvre capétienne. Il pave les routes, jette des ponts, perce des canaux, multiplie par trois la vitesse en usage sous les règnes précédents. Sous son impulsion, la France change de visage. Il reconstruit Rennes, Bordeaux, Aix... Paris lui doit des églises et des palais. Roi des humbles, il se préoccupe d'améliorer l'agriculture, le sort des manœuvriers, des six corps de commerçants. Il bannit les mauvaises pratiques des financiers et en termine avec la persécution des réformés. Une seule pensée le guide : l'amour de ses peuples. Louis XV leur donne la gratuité de la justice, l'égalité devant l'impôt. Et s'il perd une partie de notre premier empire colonial, il agrandit le royaume (la Lorraine et la Corse). Néanmoins, à la fin de sa vie et pendant plus d'un siècle, il devint le Mal Aimé. Pourquoi ? La réponse apparaît simple. Il n'avait point assez défendu les Pères jésuites (et ils s'en souvenaient). Il s'était aliéné, par ses réformes, le Parlement, le clergé et les "esprits forts". Enfin, en s'alliant à la maison d'Autriche, il avait heurté l'opinion dont la sympathie allait à la Prusse. Résultat : on n'évoquait plus que ses petites amours et ses incomparables favorites, la marquise de Pompadour et la comtesse Du Barry, en mettant en cause leur influence. Louis XV fut longtemps au purgatoire, mais l'étude objective de son œuvre lui vaut d'en être sorti.
Perrin, 1987, in-8°, 561 pp, 32 pl. de gravures et documents hors texte, reliure toile éditeur, sans la jaquette, bon état
Tome II seul (sur 3).
Perrin, 1992, in-8°, 494 pp, 32 pl. de gravures et documents hors texte, reliure toile éditeur, sans la jaquette, bon état
Tome I seul (sur 3).
Autrement, 2004, pt in-4° (20.5 x 27.2), 224 pp, traduit de l'anglais, préface d'André Corvisier, 22 cartes en couleurs, une centaine d'illustrations en noir et en couleurs, chronologie des guerres, glossaire, notes biographiques, index, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Atlas des guerres)
De la guerre de Trente Ans, qui prend fin avec le traité de Westphalie en 1648, aux guerres de Louis XIV dans les Pays-Bas espagnols ou en Rhénanie, en passant par le siège de Vienne par les Turcs en 1683, le XVIIe siècle a vu l'Europe déchirée par les conflits armés. De nombreuses régions fourmillent de forteresses et de places fortes. Les économies sont constamment affectées par la durée des guerres, le coût des fortifications et de l'armement, ainsi que par l'entretien des armées. Les gouvernements doivent lever des impôts supplémentaires, mais aussi créer des institutions administratives plus efficaces, plus centralisées, ce qui oriente le continent vers un système d'États-nations. Dans la seconde moitié du siècle, les fortifications, dont Vauban est le spécialiste incontesté, deviennent quasi imprenables, les armées permanentes se généralisent, les uniformes font leur apparition et sont partout vite adoptés, les mousquets se perfectionnent, la baïonnette vient remplacer la pique... La guerre s'adapte à ces innovations techniques. Faut-il pour autant, comme le font certains historiens, parler d'une "révolution militaire" ? D'après John Childs, non. L'armée moderne n'est pas encore née : on fait toujours appel à des mercenaires, même si on les incorpore aux armées permanentes, l'efficacité au combat demeure relativement médiocre, les informations aléatoires et la cartographie peu fiable, sinon inexistante. La Guerre au XVIIe siècle fait le point sur les campagnes et les conflits les plus représentatifs du Grand Siècle, en étudiant dans le détail l'essor des armées permanentes et les questions liées à la conduite de la guerre. L'analyse, d'une précision exemplaire, s'appuie sur un ensemble de cartes et de plans de grande qualité et s'accompagne d'illustrations nombreuses.
P., Editions Duchartre et Van Buggenhoudt, 1930, in-8° carré, xliv-296 pp, précédé d'une étude par Maurice Garçon, 16 gravures hors texte, reliure demi-maroquin rouge, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. et dos conservés, un des 150 ex. numérotés sur papier de Rives, très bon état (Coll. Laque orange - Aventures et voyages)
P., Jouaust, Librairie des Bibliophiles, 1888, 2 vol. in-12, xxiv-243 et 262 pp, table analytique, index alphabétique des noms cités, reliures demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et tomaisons dorés, couv. conservées, bon état (Bibliothèque des mémoires). Un des 300 ex. numérotés sur vergé de Hollande
Parmi les plus célèbres et les plus spirituels mémoires sur le XVIIe siècle – Homme de cour plus que d'Eglise, écrivain et membre de l'Académie française, l'abbé de Choisy, figure pour le moins originale du règne de Louis XIV, est l'auteur de nombreux ouvrages historiques ou galants. Hérité d'une éducation extravagante, son goût marqué pour le travestissement et la débauche lui vaut alors une réputation sulfureuse. Ses Mémoires rapportent nombre de souvenirs et d'anecdotes piquantes et offrent les portraits, pris sur le vif, de personnages aussi célèbres que Colbert, Fouquet ou Mlle de La Vallière. Très documentés, servis par une écriture pleine de verve et de finesse, ils susciteront l'admiration de Saint-Simon et plus tard de Sainte-Beuve, qui en soulignera l'intérêt littéraire. – "Choisy brosse des portraits légèrement et finement dessinés, d'une touche qui n'est jamais forcée, mais qui sait indiquer le trait essentiel : Fouquet, Le Tellier, Lionne, Colbert, Henriette d'Angleterre, Mademoiselle de La Vallière et tant d'autres revivent sous cette plume alerte et presque jamais méchante. Cet abbé aimable et spirituel s'est efforcé de conserver une impartialité absolue et de fixer pour la postérité des physionomies complètes. C'est de la petite histoire qui vient au secours de la grande et souvent la complète." (Bourgeois et André, Sources II, 832)
P., Foucault, 1828, in-8°, 528 pp, reliure demi-veau glacé caramel à coins, dos à 4 larges nerfs filetés, caissons à froid, pièces de titre et tomaison basane noire, roulette dorée en queue, tranches marbrées (rel. de l'époque), C. de bibl., étiquette en queue, bon état (Coll. complète des Mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis le règne de Philippe-Auguste, jusqu'au commencement du dix-septième siècle ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage, par M. Petitot). Exemplaire trés bien relié à l'époque
Précédé des Pièces justificatives des Mémoires d'Omer Talon. – "Choisy brosse des portraits légèrement et finement dessinés, d'une touche qui n'est jamais forcée, mais qui sait indiquer le trait essentiel : Fouquet, Le Tellier, Lionne, Colbert, Henriette d'Angleterre, Mademoiselle de La Vallière et tant d'autres revivent sous cette plume alerte et presque jamais méchante. Cet abbé aimable et spirituel s'est efforcé de conserver une impartialité absolue et de fixer pour la postérité des physionomies complètes. C'est de la petite histoire qui vient au secours de la grande et souvent la complète." (Bourgeois et André, Sources II, 832).
P., J. Techener, 1861, in-8°, xxvii-278-233 pp, index, broché, bon état
La meilleure édition de ces mémoires. Chouppes, mort en 1673, était le commandant de l'Artillerie de France. "Ses mémoires sont très importants au point de vue militaire parce qu’ils nous retracent les divers épisodes des campagnes et parce qu’Aymar de Chouppes a été l’un des premiers commandants de l’artillerie en France. Ils sont utiles à la fois pour la fin du règne de Louis XIII et pour l’histoire militaire de la Fronde." (Bourgeois et André, II, 747).
Grasset, 1935, in-12, (8)-304 pp, index des ouvrages à consulter, broché, bon état. Avec un joli petit dessin en couleurs à la gouache figurant une religieuse sur le faux-titre
Un choix de textes allant de sainte Hildegarde à Catherine Emmerich en passant par Albert le Grand, Maître Eckhart, Henri Suso, Jean Tauler, Paracelse, Jacob Boehme, Silesius et Novalis. — "M. Jean Chuzeville nous présente, en traduction, une suite d'extraits empruntés aux œuvres des grands mystiques « allemands », depuis sainte Hildegarde de Bingen jusqu'à Catherine Emmerich. L'adjectif ethnique est, d'ailleurs, pris dans un sens très large, puisque le choix s'est étendu à Ruysbroeck l'Admirable. Il y a toujours dans ces morceaux détachés quelque chose d'inquiétant, en raison de la mutilation qu'ils risquent d'infliger à des systèmes de pensée ou de sentiments parfois fort bien liés. Mais les textes sont d'un vif intérêt, souvent émouvants ou profonds, et ils ont été traduits avec un art très sûr." (Marc Bloch et Ch.-E. Perrin, Revue Historique, 1938)
Laffont, 1990, in-8°, 300 pp, 4 pl. en couleurs et 9 gravures en noir hors texte, reliure pleine toile rose, pièce de titre chagrin noir, couv. illustrées conservées, bon état
Genève, Mégariotis, s.d. (1978), 2 tomes reliés en un seul fort vol. in-8°, 420-464 pp, reliure simili-cuir caramel de l'éditeur, pièce de titre havane, titres dorés au 1er plat, bon état (réimpression de l'édition de Besançon, 1882)
"Suivant M. Clerc, les états remontent, en Franche-Comté, à Philippe le Hardi, fils du roi Jean, lequel fut duc de Bourgogne en 1364 et comte de Bourgogne vingt ans plus tard. ... M. Clerc croit pouvoir fixer à l'année 1384 la première réunion des états de Franche-Comté. L'auteur a écrit l'histoire des états de cette province depuis 1384 jusqu'à leur abolition en 1674 : il étudie leur rôle politique, session par session ... Les états de Franche-Comté, qui jouèrent, dans diverses circonstances, un rôle considérable, ont eu, jusqu'en 1662, le droit de voter et d'asseoir sur la province des impositions pour faire face aux besoins locaux." (Paul Viollet, Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 1886)
Plon, 1993, in-8°, 302 pp, une carte, généalogie des Grands Moghols, annexes, repères chronologiques, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Derniers de ces conquérants venus d'Asie qui dévalèrent, dès la fin du premier millénaire, les portes du nord-ouest pour envahir la péninsule indienne, mosaïque d'États hindous et musulmans en lutte continuelle, les Grands Moghols, la splendeur de leur cour et leurs légendaires richesses occupent, dans l'imaginaire occidental, une place voisine des califes de Bagdad contés par les Mille et Une Nuits, auxquels il n'est pas déraisonnable de les comparer. Ces Turcs, descendants de Gengis Khan et de Tamerlan, contemporains de François Ier et de Louis XIV, transformèrent l'Inde en quelques décennies, engloutissant principautés et royaumes, faisant surgir, sur le vieux fond indien, une civilisation aussi raffinée et somptueuse, qu'impitoyable pour ses ennemis. Ce fut la synthèse, dans les domaines artistique et intellectuel, de l'Asie centrale, de la Perse voisine, de l'Inde, et même des apports européens. Une administration de premier ordre – qu'utilisèrent les Anglais après la conquête –, une armée longtemps invincible, rappellent la France du Roi-Soleil, et l'Empire ottoman au temps de Soliman le Magnifique. Mais ces règnes glorieux – ensanglantés par de longues guerres de succession – s'achevèrent dans l'amollissement, l'immoralité, les désordres et la ruine. Des envahisseurs, venus eux aussi du plateau d'Asie, dépouillèrent l'empire de ses richesses. L'Inde retourne à son morcellement. En un siècle, l'Empire moghol se réduisit à un petit territoire autour de Delhi, dont le Moghol était une marionnette entre les mains des factions rivales. Jusqu'au jour où des envahisseurs venus, eux, du lointain Occident, occupèrent la grande péninsule et s'emparèrent de ses richesses...
Fayard, 1983, in-8°, 469 pp, 3 cartes, généalogie, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Soliman le Magnifique, le plus glorieux des sultans ottomans, fit trembler l'Europe pendant près d'un demi-siècle. En quelques années, il conduit son armée – la première du monde – jusqu'aux portes de Vienne, devient le maître de la Méditerranée et s'installe à Bagdad. Face à ce redoutable conquérant dont le devoir est d'étendre toujours plus les terres de l'Islam, la Chrétienté est incapable de s'unir : Charles Quint doit signer l'humiliant traité de Constantinople tandis que François Ier, le Roi Très Chrétien, se fait le complice du Grand Turc. "Ombre de Dieu sur la terre", mais aussi habile politique et despote tout-puissant, Soliman dirige fermement l'Etat avec l'aide de ses grands vizirs. Si Dieu lui a donné le pouvoir, c'est pour qu'il assure la justice et le bien-être de ses sujets. Il recula les limites de l'Empire plus qu'aucun des sultans ottomans, mais c'est sous le nom de Législateur qu'il est passé dans l'histoire de la Turquie. Dans cet empire qui règne sur trois continents, qui compte plus de 30 millions d'habitants et brasse presque toutes les races et les religions connues, la noblesse héréditaire n'existe pas : l'administration – remarquablement organisée – est tout entière aux mains de Chrétiens islamisés dont l'élite, parvenue aux honneurs et à la fortune, formera des esclaves dévoués au sultan jusqu'à la mort. Des finances prospères, une économie dirigée et autoritaire : c'est bien sous le règne de Soliman que l'Empire ottoman atteint son apogée. Les villes et les campagnes connaissent une croissance économique et démographique sans précédent. Istanbul d'abord, la plus grande ville du monde, où l'on assiste à un formidable renouveau des arts et des lettres, capitale prestigieuse, siège du Sérail et des plus sombres intrigues...
Fayard, 1993, in-8°, 469 pp, 3 cartes, généalogie, chronologie, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Soliman le Magnifique, le plus glorieux des sultans ottomans, fit trembler l'Europe pendant près d'un demi-siècle. En quelques années, il conduit son armée – la première du monde – jusqu'aux portes de Vienne, devient le maître de la Méditerranée et s'installe à Bagdad. Face à ce redoutable conquérant dont le devoir est d'étendre toujours plus les terres de l'Islam, la Chrétienté est incapable de s'unir : Charles Quint doit signer l'humiliant traité de Constantinople tandis que François Ier, le Roi Très Chrétien, se fait le complice du Grand Turc. "Ombre de Dieu sur la terre", mais aussi habile politique et despote tout-puissant, Soliman dirige fermement l'Etat avec l'aide de ses grands vizirs. Si Dieu lui a donné le pouvoir, c'est pour qu'il assure la justice et le bien-être de ses sujets. Il recula les limites de l'Empire plus qu'aucun des sultans ottomans, mais c'est sous le nom de Législateur qu'il est passé dans l'histoire de la Turquie. Dans cet empire qui règne sur trois continents, qui compte plus de 30 millions d'habitants et brasse presque toutes les races et les religions connues, la noblesse héréditaire n'existe pas : l'administration – remarquablement organisée – est tout entière aux mains de Chrétiens islamisés dont l'élite, parvenue aux honneurs et à la fortune, formera des esclaves dévoués au sultan jusqu'à la mort. Des finances prospères, une économie dirigée et autoritaire : c'est bien sous le règne de Soliman que l'Empire ottoman atteint son apogée. Les villes et les campagnes connaissent une croissance économique et démographique sans précédent. Istanbul d'abord, la plus grande ville du monde, où l'on assiste à un formidable renouveau des arts et des lettres, capitale prestigieuse, siège du Sérail et des plus sombres intrigues...
P., Méquignon-Havard, 1827, 2 vol. in-12, 241 et 210 pp, les 2 tomes reliés en un volume pleine toile bordeaux, pièce de titre chagrin bordeaux, rousseurs éparses, bon état
Albin Michel, 1986, in-8°, 477 pp, 3 portraits et 5 photos, 4 cartes, 4 tableaux généalogiques, biblio, chronologie, broché, couv. illustrée, bon état
Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme, a surtout mérité les faveurs de la postérité par ses Dames galantes, chef-d'œuvre de la littérature gaillarde qui a piqué la curiosité de générations de lecteurs. Mais on aurait tort de limiter la contribution de Brantôme à ces pages où la verte truculence le dispute à la pure et simple fanfaronnade. Rien ne paraissait impossible pour un cadet des Bourdeille, ivre d'aventure et d'ambition, tout jeune promu abbé de Brantôme. Il lui suffisait de suivre la voie tracée par son père et ses frères aînés pour gagner la gloire sur les champs de bataille. Hélas ! il ne récoltera que tourments en combattant d'autres Français durant le cycle impitoyable des guerres de Religion. II lui restait la cour et la quête du pouvoir et de l'amour l'ombre de Catherine de Médicis et de l'escadron volant de ses dames et filles d'honneur. Hélas ! il ne connaîtra que le sort des courtisans obscurs, voués au service des Grands, toujours inquiets de la faveur des princes et toujours épris des filles de la reine pour le plus grand bien de la galanterie. Brantôme a accompli plus de vingt ans ce parcours périlleux du courtisan jusqu'au jour de sa disgrace. Alors, le spectateur discret de l'intimité des derniers Valois se transforme en témoin audacieux et féroce. Dans sa retraite périgourdine il se repaît d'Histoire et d'histoires. Au bout de la plume, il distille sa vengeance et prépare sa revanche. Le résultat est étonnant. Dans son oeuvre ressuscite toute une génération : celle des contemporains de Charles IX et d'Henri III, celle des derniers chevaliers d'une impossible gloire à l'aube de l'absolutisme monarchique des Bourbons.
Editions Douin, 2020, in-12 à l'italienne, 128 pp, texte entièrement recomposé, broché, couv. illustrée, bon état
Ce récit de la Vie de Paris sous Louis XVI est resté enfoui pendant près d’un siècle au fond d’un tiroir ; le manuscrit, d’une écriture droite sur gros papier jaune, est l’oeuvre de François Cognel, mort en 1844, à l’âge de quatre-vingt-deux ans ; il avait, par conséquent, vingt-cinq ans quand il fit ce qu’il appelle « son grand voyage ». Parti de Nancy pour Paris le 7 mai 1787 avec ses compagnons Thiry et Jacquinot, François Cognel décrit « son grand voyage » avec des mots simples et des détails souvent surprenants. C’est un formidable témoignage de la vie française juste avant la Révolution. Il est d’autant plus intéressant que François Cognel ne se contente pas de découvrir Paris, il s’aventure en galiotte sur la Seine jusqu’au Havre en s’arrêtant à Rouen et Honfleur.
Plon, 1886, in-8°, ix-438 pp, broché, couv. lég salie, bon état
Bruxelles, P.I.E. Peter Lang, 2010, gr. in-8°, 253 pp, 8 planches de gravures hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Diplomatie et Histoire)
Alexandre Cojannot, conservateur du Patrimoine aux archives du Ministère des Affaires étrangères, a participé en 2009 à la préparation de la commémoration du traité des Pyrénées (1659) et, à cette occasion, il a retrouvé un manuscrit en italien racontant les négociations. Grâce à quelques indices, Alexandre Cojannot l’attribue à un castrat connu dans toute l’Europe, Atto Melani qui a suivi le cardinal à Saint-Jean-de-Luz et informe des princes italiens de ses observations. Il les a regroupées dans un récit cohérent qu’il soumet plus tard à Hugues de Lionne, secrétaire de Mazarin lors de la négociation. Ce texte vient s’ajouter aux lettres de Mazarin en partie publiées dès les XVIIe et XVIIIe siècle, à l’Histoire de la paix de Gualdo Priorato et au Journal annexé à cette publication et attribuée par Alexandre Cojannot à Honoré Courtin. L’éditeur donne le texte original et sa traduction (de quelque 90 pages). Ce texte offre d’innombrables informations précises, vivantes, intéressantes car l’auteur de cette relation de voyage ne fait pas partie du premier cercle qui entoure le cardinal premier ministre et, s’il glane des indications sur la négociation si longue et si difficile, il tente surtout d’en comprendre les secrets et les détours en saisissant au vol des détails révélateurs, des attitudes ou des déclarations. À travers ces choses vues et ce témoin perspicace, Alexandre Cojannot offre un document de première importance.
P., Société de l'histoire du protestantisme français, 1974, gr. in-8°, 796 pp, un portrait de Coligny en polychromie, 11 pl. d'illustrations et 10 cartes hors texte, tableaux généalogiques, broché, bon état
"Organisé pour commémorer un anniversaire, le colloque était centré sur le massacre de la Saint-Barthélemy et la figure de sa plus illustre victime, l'amiral Gaspard de Coligny. Mais ce thème n'était pas limitatif et c'est, en fait, l'ensemble des problèmes du temps qui ont été abordés, par des savants appartenant à douze pays différents, spécialistes de disciplines diverses, tenants d'orientations ou de tendances également variées..." (B. Barbiche, Revue d'histoire de l'Église de France, 1976) — "Cette publication, à laquelle ont contribué des spécialistes relevant de diverses disciplines, est d'une grande richesse et d'une excellente qualité. Les 35 communications ont été présentées dans l'ordre des séances, mais elles se trouvent groupées, en fait, autour de quelques thèmes majeurs : la personnalité de l'Amiral, la place de la Saint-Barthélémy dans l'histoire de la France et dans le contexte international, enfin les conditions psychologiques, juridiques, économiques et sociales des guerres de Religion. Comme le dit Fernand Braudel, l'ensemble n'est pas seulement « recherche d'histoire » mais également « méditation douloureuse sur notre pays, sur nous-mêmes », le propos général étant de « rendre Coligny à son temps, qui l'explique et qu'il explique ». (...) Ce volume – heureusement complété par un ensemble de tableaux généalogiques et de cartes fort utiles – , représente une importante contribution à l'histoire de la France au cours de la seconde moitié du xvie siècle." (René Pillorget, Revue historique, 1976)
Gallimard, 1982, in-4°, 152 pp, 32 illustrations dont 24 en couleurs, glossaire, reliure pleine toile grenat de l'éditeur, jaquette illustrée
P., Editions du CNRS, 1959, gr. in-8° carré, xvii-228 pp, cart. couleur vélin illustré de l'éditeur, titre en vert au dos et au 1er plat, bon état. Edition originale
"Tous les aspects du règne de Charles Quint : politique, religieux, littéraire, administratif, économique, social, ont été abordés à ce colloque qui intéressera sans nul doute tous les historiens du XVIe siècle." (Bibliothèque de l'École des chartes) — "Ce volume élégamment édité contient le texte des dix-sept communications qui ont été présentées au colloque de Paris, à l'occasion du 400e anniversaire de la mort de Charles-Quint. La participation française et espagnole a été prépondérante, mais d'autres pays d'Europe ont été représentés, notamment l'Allemagne et la Belgique. De ce colloque se dégagent quelques aperçus généraux sur la politique de Charles-Quint : l'idéal religieux de l'empereur dans son gouvernement (M. Menendez Pidal) ; la structure de l'administration impériale (M. Vicens Vives) ; le problème de la lutte contre l'invasion turque (M. Hantsch) ; la question de savoir si Charles-Quint a songé un moment, sous l'influence de Las Casas, à abandonner la souveraineté sur le Nouveau Monde (M. Bataillon) ; l'activité législative de l'empereur dans le gouvernement des Indes (M. Perez Bustamente). L'idée d'Empire en France au XVIe siècle, qu'expose brillamment M. Michel François, fait surgir, avec d'autres communications, la question, toujours discutée entre historiens, des aspirations de Charles-Quint à la monarchie universelle. Les autres communications éclairent divers aspects du règne la rivalité des Français et des Espagnols dans l'Atlantique (M. Rumeu de Armas) ; les espoirs vrais ou supposés que les réformateurs italiens favorables au protestantisme ont mis en Charles-Quint (M. Cantimori) ; les questions financières et économiques des Pays-Bas (M. Verlinden, M. Braudel). Divers points de l'histoire du règne de Charles-Quint se trouvent ainsi révisés par ces savants travaux." (Joseph Lecler, Etudes, 1960)