A La Haye, chez Henry Scheurleer, 1713. In-12 de 508-(8) pp., maroquin bleu, dos orné à nerfs, triple filet doré d'encadrement sur les plats, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (David).
Première édition française dans la traduction de Henry Scheurleer et Jean Rousset, parfois attribuée à Anne Marguerite Dunoyer. Un deuxième tome sera publié la même année séparément.Satire à clef des moeurs politiques anglaises dans laquelle Astrée visite une île appelée Atlantis située en Méditerranée ; la liste des personnalités est placée en fin d'ouvrage.Publié une première fois à Londres en 1709 sous le titre Secret memoirs and manners of several persons of quality, of both sexes, from the new Atalantis, an island in the Mediterranean, l'ouvrage fut aussitôt saisi, l'imprimeur et l'éditeur arrêtés.Très bel exemplaire. Frontispice et titre remontés.Provenance : bibliothèque Pierre Desq (ex-libris), bibliophile lyonnais (Catalogue des livres rares et précieux (1866), n°766).Gay I, 299-300 ; Sgard, Dictionnaire des Journalistes, p. 363.
Amsterdam, Paris, Chez l'auteur et Chez Hochereau, 1757. 1 vol. In-12 broché de 37-(1) pp., couverture papier.
Édition originale complète des 45 figures gravées sur cuivre et numérotées en 12 planches dépliantes. Ouvrage attribué à Jean-Henri Marchand, avocat, censeur royal, poète et polygraphe, auteur de nombreux pastiches dont en 1757 Le Tremblement de terre de Lisbonne, tragédie, sous le nom d'André perruquier, auquel l'épître est dédiée de cette parodie de l’Encyclopédie.L'auteur se plaint dans sa préface, que malgré ses travaux et ses profondes recherches, les encyclopédistes n'ayant pas jeté les yeux sur lui pour dresser les importants articles perruque et perruquier ; c'est ce qui l'a déterminé à donner au public une Encyclopédie perruquière, dont il a la gloire d'être seul l'inventeur, l'exécuteur et l'artiste. « Je crois qu'on naît perruquier comme on naît poète : j'aimois assez à tondre un arbre, à peigner un parterre, à arroser une chicorée, pourvu qu'elle fût frisée ; mais ma passion dominante étoit de friser & de retaper mes frères, mes soeurs, les enfants du voisinage, la perruque de mon père, les oreilles du chien, & jusqu'à la queue de notre âne (...) ».Quérard, Supercheries, I, 487. Rousseurs.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (4)-68 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Tchemerzine VII, p. 418.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (4)-65 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Tchemerzine VII, p. 418.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-76-(4) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Nouvelle édition. Tchemerzine VII, p. 415.
Rouen, Machuel, 1782. 8 parties en 2 vol. in-12 de 70, 76, 80, 68 pp. ; 69, (2)-72, 76, 75-(1) pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Édition rouennaise en huit parties à pagination séparée, sortie des presses de Pierre Machuel une première fois en 1780. Bon exemplaire. Épidermures sur le premier plat du tome II.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-120 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Tchemerzine VII, p. 417.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (4)-131 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Tchemerzine VII, p. 416.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (12)- 99-(9) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Tchemerzine VII, p. 411.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (4)-53-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Pas dans Tchemerzine.
A Paris, chez Pierre Prault, 1732. In-12 de (10)-144 pp. et (4) pp. de catalogue, demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Tchemerzine VII, 424.
A Paris, chez Prault Père, 1739. In-12 de (2)-53-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Tchemerzine VII, p. 417.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-89-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Tchemerzine VII, p. 426.
A Paris, chez Prault Père, 1733. In-12 de (4)-61-(3) pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Édition originale. Tchemerzine VII, p. 425.
A Paris, chez Prault Père, 1747. In-12 de (4)-131 pp., demi-veau blond à coins, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin brun (Thierry Sr de Petit-Simier).
Nouvelle édition. Tchemerzine VII, p. 418.
Paris, Merlin, 1767 et Paris, de Hansy le jeune pour l'Examen. 2 Ouvrages en 1 volume in-12 en plein veau marbré, dos à 5 nerfs ornés de filets dorés, caissons décorés de motifs floraux dorés. X, 340 pp, 4 ff. Bien complet de l'addition et de l'errata. Et 104 pp pour l'Examen. Illustré d'1 frontispice, et 3 figures en hors texte en noir et blanc de Gravelot gravées par Massard, Le Veau, Levasseur et Masquelier. 1ere éditions de ces deux ouvrages. Coins usés, épidermure en bas du plat inférieur. Défauts d'usages sur les mors. Intérieur frais.
Ce livre, suscita des admirations; Catherine II en traduisit elle-même le chapitre XV en russe et des colères, la Sorbonne condamna l'ouvrage, suivie en cela par l'archevêque, et François-Marie Coger en fit une critique violente dans son "Examen" dans laquelle il s'attaqua aussi à Voltaire et aux autres philosophes de son temps. Turgot à cette occasion publia un pamphlet contre la Sorbonne. (Tchemerzine, vii, p. 455, Cohen, p. 378)
À Cosmopolis, Paris, Cailleau, 1779. In-12 de VIII-205-(3) pp., frontispice, texte encadré, veau marbré, dos lisse orné à la grotesque, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale illustrée d'un frontispice « dessiné par le frère de l'auteur, gravé par l'ami de l'auteur ». « Toujours enclin à l'imitation, Sylvain Maréchal entend marcher cette fois sur les traces de Guy du Faur, seigneur de Pibrac dont il trouve les quatrains pleins de nerf, de naïveté et de philosophie. Les vers du chevalier de Pibrac parus en 1542 avaient connu le plus grand succès. (…) La forme des quatrains de Pibrac lui plaisait. Il dit dans sa préface : "Un point de morale resserré dans quatre lignes mesurées et rimées doit frapper bien autrement qu'une tirade de prose, quelque concise qu'on l'imagine". Toutefois, comme une proposition philosophique ne peut avoir tout son développement en un quatrain, Maréchal, à l'imitation de l'abbé de la Roche, dernier en date des commentateurs de Pibrac, résolut d'accompagner d'une glose chacun de ses quatrains. Enfin Pibrac, contrairement à ce qu'on croit communément, s'adressait non pas seulement aux enfants mais aux adultes. Maréchal séduit par l'espoir d'être utile résolut, à l'imitation encore de son modèle, de s'adresser encore "tous les âges". (…) Maréchal estime avec et après Rousseau que l'on apprend la Morale et surtout qu'on la goûte non à force d'"arguments obscurs" et de "syllogismes captieux", mais simplement en consultant son coeur. Au lieu de leçons dictées par la froide pédanterie et de définitions savantes, c'est un appel constant à la sensibilité que nous trouverons par conséquent dans son opuscule moral. » (Dommanget).Provenance : Alexandre Le Mareschal (1802-1875) de Beauvais, magistrat, conseiller d'arrondissement, maire de Warluis (Oise).Bel exemplaire. Dommanget. Sylvain Maréchal l'égalitaire, pp. 446 ; Huguet, Les Livres pour l'Enfance et la Jeunesse de Gutenberg à Guizot, n°591.
MATHANASIUS (Docteur Chrisostome) [Thémiseul de SAINT-HYACINTHE].
Reference : 200200
(1758)
Londres [à Paris, Jean-Augestin Grangé], 1758, 2 volumes petit in-12, 502 pp., basane époque, dos lisses ornés. (coiffes arasées, coins émoussés).
D'après la BNF, cette édition soi-disant londonienne de 1758, est en réalité parsienne chez Grangé. La Dissertation sur Homère et sur Chapelain serait de Justus Van Effen (1684-1735). Le chef-d’oeuvre d’un inconnu est une vaste supercherie littéraire, une satire des doctes et des pédants. Le prétexte est l’édition d'un poème oublié de l’époque de François 1er, un poème fort court et tout à fait insipide ; l’ensemble du volume étant constitué d’un incroyable commentaire. Ces remarques sans fin sont encadrées de nombreux éloges et poésies écrites à la gloire de l’auteur du poème.
A Lisbonne, , 1762. In-8 de XII-56 pp., cartonnage moderne.
Édition originale. Piquant pamphlet contre les Jésuites ; l'ouvrage reparaîtra en 1768 sous le titre, Les Victimes. 1 gravure en frontispice. Quelques rousseurs.
Amsterdam, Jolly, 1759. In-12 de 99-(2) pp., demi-basane du XIXe siècle. Dos abimé.
Leyde [Bruxelles], Poulet-Malassis, 1865. 6 vol. petit in-12 de XI-286-(2) pp. ; (4)-363-(3) pp. ; (4)-345-(3) pp. ; (4)-335-(1) pp. ; (4)-287-(1) pp. ; (4)-359-(1) pp., table et index au tome VI, maroquin rouge, dos à nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (Pagnant).
Édition originale tirée à 116 exemplaires, publiée en 1865 à Bruxelles par Poulet-Malassis. Titre en rouge et noir. Choix de pièces attribué à Jules Gay qu'il tira de l'important recueil de manuscrits commandé par le comte de Maurepas, ministre de Louis XV, qui avait fait établir une copie du recueil composé d'une quarantaine de volumes par le généalogiste Pierre de Clairambault. Ainsi que l'avertissement l'explique, un grand nombre de panégyriques et de dissertations ennuyeuses en ont été écartées au profit d'une littérature frivole et spirituelle de satires piquantes.Très bel exemplaire sur vergé de Hollande. Vicaire, VI, 994 ; Gay-Lemonnyer III, 979 ; Pia, 1257.
A Paris, chez J.J. Smits et Ce, 1797. In-8 de XV-419 pp., veau blond glacé, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition originale de la traduction française par Cabanis de six morceaux d'August-Gottlieb Meissner (1753-1807) : Gustave Lindau, fragment extrait du Voyage de Branko ; Roxane, épisode de l’Histoire de Massoud ; Les Filles de Guillaume d’Albanak ; Le Chien de Melaï ; la vertu héroïque chez les peuples de l'Orénoque ; Diego de Colmenarès, Anecdote. Suivis de Stella, pièce de théâtre traduite de Goethe ; Le Cimetière de Campagne, élégie de Gray, et la Mort d’Adonis, traduite du grec de Bion.Cabanis a dédié son recueil à Mme Helvétius et explique dans sa dédicace ce choix de littérature allemande dont l'influence sur le préromantisme français sera déterminant dans les années suivantes.Quérard, II, p. 5. Très bel exemplaire.
Tome second.A Paris Chez Buisson Juin 1791.petit in 8 plein cuir fauve raciné, pièce de titre cuir rouge.Tomaison cuir vert.Pages de titre,343 pages.Pâle mouillure an marge inférieure jusqu’à la page19 puis de la page 235 à 251 avec reprise de la page 329 à la fin.Un petit travail de ver, sans gravité,partie supérieure de la marge extérieure droite pages 151 à 176 puis pages 243 à 256. Quelques épidermures;Mais ensemble très solide.Rare.Premier essai d’envergure à analyser l’influence de JJ ROUSSEAU en tant que catalyseur de la pensée Révolutionnaire.Un des ouvrages rares de MERCIER.Dans l’état
Louis-Sébastien Mercier était franc-maçon;il appartenait à la célèbre loge des Neufs Sœurs, connue pour rassembler nombre d'intellectuels rationalistes.Il se lia avec les marginaux,avec les amateurs d'irrationnel,comme Cazotte,et surtout avec les milieux républicains.Elu député à la Convention en septembre 1792,arrêté en octobre 1793,il échappa de peu à l'échafaud,grâce à la chute de Robespierre.Une grande partie de l'influence exercée par Mercier sur les esprits novateurs s'explique par le succès de son roman d'anticipation,L'An 2440 ou Rêve s'il en fut jamais.Mercier se vantait d'y avoir prophétisé le renversement de la Bastille et la création de la République
A Paris, chez les Directeurs de l'Imprimerie du Cercle Social, 1792. 3 vol. in-8 de XVI-304 pp. ; (2)-356 pp. ; (2)-365 pp. 1 feuillet blanc, demi-basane brune à coins, dos lisse (reliure de l'époque).
Édition originale. Recueil de nouvelles, de contes moraux, écrits et retrouvés par Mercier « épars dans différens anciens journaux et recueils, je les ai rassemblés aujourd'hui, sous le titre de Fictions morales ; il y en a quelques-uns que je n'ai pu recouvrer. Ce n'est pas sans une sorte de satisfaction que, jetant mes regards sur ces productions de ma jeunesse, je vois que, dans l'effervescence de l'âge, j'ai toujours su écrire d'une plume chaste. L'on retrouvera dans ces Fictions morales, les noms de Duc, de marquis, de baron, de comte, et autres termes inconstitutionnels, mais si chers encore à la vanité, à la sottise nobiliaire, c'est que ces opuscules ont été composés sous l'ancien régime, mais l'on verra qu'alors même l'auteur n'étoit pas la dupe de ces termes, ni de ceux qui les portoient ». Portrait de Mercier gravé par Sandoz d'après Bonneville. Quelques rousseurs.
Neuchâtel, Imp.de Jérémie Witel, 1785. in-8 de VIII-403 pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Édition originale sous ce titre, publiée une première fois sous le titre de Jezennemours.Précieux exemplaire comportant un ex-dono manuscrit de l'auteur : Ex dono authoris à Paris le 27 xbre 1791. Bel exemplaire.