Genève : Albert Skira, (collection "Les Sentiers de la Création"), 1972. Un volume 22x16,5cm plein chagrin bordeaux, dos lisse, plats encadrés d'un double filet doré, sous emboitage cartonné bordé de cuir, tranche supérieure dorée. 100 pages sur papier couché illustrées de 32 planches en noir et en couleurs : dessins et peintures par René Char et fac-similés de manuscrits. Edition originale, tirage limité à 1175 exemplaires numérotés, celui-ci un des 1000 reliés (numéro 742). Bon état.
Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
in 12 broché,faux-titre,titre,28 pages,édition originale numérotée sur vélin.GLM 1952 très bon état
Paris, G.L.M., 1952. In-12 (120 x 192 mm), 28 pp., 1 f. n. ch. Broché, couverture bleue imprimée d'éditeur, dos et marge supérieure légèrement passés.
Édition en partie originale. "Recueil collectif comprenant "Lascaux", "Transir", "Quatre fascinants" et "La Minutieuse". Ces deux dernières parties avaient été publiées en un volume en mars 1931." (Les Éditions G. L. M. 1923-1974, p. 76, n°361). Cet ouvrage a été imprimé à environ 975 exemplaires numérotés. Celui-ci est un des 920 (n°371) sur vélin. De la bibliothèque de Pierre Cheymol avec son ex-libris manuscrit et gravé. Médecin, auteur de cinq ouvrages chez José Corti, en particulier des Aventures de la poésie (1988). Il écrivit dans les deux dernières revues surréalistes : le B.L.S. et Surréalisme. Il était très lié avec Jacques Baron, Jean-Louis Bédouin, Vincent Bounoure, Jorge Camacho, Marianne Van Hirtum… Bel exemplaire.
Paris, Gallimard, 1962. 14 x 21, 162 pp., broché, très bon état.
"Edition originale; service de presse."
Publié en 1965 par René Char, à ses frais, contre l'implantation d'ogives nucléaires sur le plateau d'Albion. Un volume agrafé (11,5x15,5 cm), (36) pages. Edition originale. Bon état.
Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
Exemplaire hors commerce sur papier de couleurs Paris, GLM, (janvier) 1969. 1 vol. (165 x 225 mm) de 25 p., [2] et 1 f. Broché, sous couverture bleue. Edition originale. Un des [15] exemplaires H.C. sur vélin vert (exemplaire H, premier d'entre eux).
En mai 1968, à l'écart des événements qui secouent la France, René Char fait une crise cardiaque : de cette « expérience », il tire les poèmes du Chien de coeur, qu'il publie un an plus tard, évoquant le soir qui faillit l'emporter dans le texte liminaire qui ouvre le recueil : « Dans la nuit du 3 au 4 mai 1968, la foudre que j'avais si souvent regardée avec envie dans le ciel éclata dans ma tête, m'offrant sur un fond de ténèbres propres à moi le visage aérien de l'éclair emprunté à l'orage le plus matériel qui fut. Je crus que la mort venait, mais une mort où, comblé par une compréhension sans exemple, j'aurais encore un pas à faire avant de m'endormir, d'être rendu éparpillé à l'univers pour toujours. Le chien de coeur n'avait pas geint. » Tous les poèmes furent composés entre juin et août 1968, à l'exception d'« Outrages ». Pour l'illustrer, il fait appel à Joan Miró, qui lui compose un frontispice : une centaine de lithographies originales sont imprimées, toutes signées, pour accompagner les exemplaires du tirage de tête, constitué de 95 imprimés sur vélin d'Arches. Il a été tiré en outre [21] exemplaires hors commerce sur divers papiers, dont 5 sur Arches et 1 sur vélin gris (celui de Char) avec la lithographie et, sans celle-ci, 2 exemplaires sur vergé chiffon rose, 5 sur vélin gris et 15 sur vélin vert. Les 5 Arches sont justifiés de A à E, les vergés roses F et G, les vélins vert de H à O (les roses et vert sous couverture bleue) et les vélins gris de I à VI - celui de Char, le seul avec la lithographie, étant le premier d'entre eux. 790 exemplaires sur offset Roberstsau seront également imprimés, pour lesquels le frontispice de Miró n'est que reproduit au trait. Coron, 510.
Katmandou, Neesa press, 1982. In-8 oblong, 15 pp., broché à la japonaise, couverture originale avec étiquette au premier plat.
Édition illustrée d'une peinture en frontispice. Un des 25 exemplaires tirés sur papier népalais, seul tirage annoncé, signé des initiales de l'auteur à la justification. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
poèmes illustrés par . GALPERINE. dans un étui cartonné . Imitation bois. En feuillets. Sans pagination. Un des 800 exemplaire sur Arches. Dédicace de René Char bon état. Une expédition par Mondial Relay vous sera proposée 1987
P., Corti, 1970, in 8° broché, 151 pages ; en partie non coupé.
...................... Photos sur demande ...................
Phone number : 04 77 32 63 69
Paris Editions surréalistes - chez José Corti 1934 1 vol. broché petit in-8, broché, 142 pp. Édition originale. Bon exemplaire, complet du prière d'insérer. Exemplaire provenant de la bibliothèque d'Alain Resnais.
Premier livre de Char chez Corti. Exemplaire Bertelé avec envoi Paris, Éditions Surréalistes, (20 juillet) 1934. 1 vol. (140 x 190 mm) de 142 p. et [1] f. Broché. Édition originale. Un des 500 exemplaires du tirage ordinaire - après 20 exemplaires sur arches ornés d'une eau-forte de Kandinsky. Envoi signé : «à René Bertelé, très sympathiquement, R. Char».
Longtemps perçu comme un recueil fondateur de la période surréaliste de René Char, Le Marteau sans maître occupe une place plus complexe : Char s'est toujours défendu d'appartenir véritablement au mouvement, dont il ne fut qu'un « passager locataire ». Mais ce livre, publié au coeur des années 1930, marque bien une césure dans la poésie française de l'entre-deux-guerres, où l'éclat des fulgurances se conjugue à une rigueur presque ascétique. « C'est une révolte que j'ai vécue seul sans communiquer », confiera-t-il plus tard à Paul Veyne. Le titre est choisi dès 1933, lorsque Char soumet son manuscrit à Gaston Gallimard, qui refuse de le publier. Le poète se tourne alors vers José Corti, éditeur déjà engagé dans la diffusion de textes surréalistes. Celui-ci accepte de l'imprimer « aux Éditions surréalistes », dans une édition collective en partie originale qui réunit Arsenal, Artine, L'action de la justice est éteinte et, pour la première fois, les Poèmes militants. Pour la rédaction du prière d'insérer, Char sollicite successivement Paul Éluard et André Breton, avant de retenir finalement le texte de Tristan Tzara, qu'il remerciera par ces mot : « Je suis enchanté, avec toute la gravité, l'émerveillement que ce mot renferme, de vos lignes à l'infini. (...) Je ne vois d'aussi claire ceinture pour m'entourer nulle part, il ne faut pas mêler les diamants. Ainsi donc vous seul. Et j'en suis ravi et pour mon livre et pour le lecteur. » Le prière d'insérer est bien présent, ainsi que le bandeau éditeur à parution.
Exemplaire Georges Bataille : la plus ancienne dédicace connue de l'un à l'autre. Paris, Éditions Surréalistes, (20 juillet) 1934. 1 vol. (140 x 190 mm) de 142 p. et [1] f. Broché. Édition originale. Envoi signé : «à Georges Bataille “ Le rêveur embaumé sans sa camisole de force” R. Char». Bandeau éditeur et prière d'insérer conservés - rédigé par Tristan Tzara.
Jusqu'alors, Seuls demeurent (publié en 1945) était le titre le plus ancien de René Char présent dans la bibliothèque de Georges Bataille, d'après l'inventaire établi en 2022 par les librairies du Sandre et Henri Vignes (La bibliothèque de Georges Bataille). Cet exemplaire du Marteau sans maître viendrait donc modifier le corpus et établir une rencontre plus précoce, de près de dix ans, fut-elle à distance et par livre interposé. Mais l'on sait avec une quasi-certitude que les deux hommes ne se voient pas pendant la guerre et ne se rencontrent - apparemment pour la première fois - qu'en avril 1945 : « j'ai finalement à me réjouir d'avoir aujourd'hui rencontré René Char » (Bataille, cité dans Dans l'atelier du poète, p. 378). Ils s'échangent à cette occasion leurs livres : Seuls demeurent et L'Expérience intérieure, avec ces envois : « À Georges Bataille, intime de l'homme abrupt dans sa prison, René Char » et « à René Char, dont tout me rapproche, affectueusement, Georges Bataille ». Le Marteau sans maître ici présenté a-t-il été offert postérieurement à sa parution (1934) à Bataille par René Char - peut-être en même temps que le Seuls demeurent ? La teneur des deux envois, « intime de l'homme abrupt dans sa prison» et « rêveur embaumé sans sa camisole de force» le laissent penser. Le choix du Marteau sans maître, comme oeuvre choisie par Char pour lui témoigner sa première période, n'est pas anodin, et des plus parlants, pour un texte qui, après Arsenal et Artine, lui tient particulièrement à coeur. « Toutes les pensées qu'il y a dans Le Marteau sans maître, je n'en parlais jamais à personne, pas même à mon intime Éluard. C'est une révolte que j'ai vécue seul sans communiquer», confiera-t-il à Paul Veyne, à un moment où il se détache d'un mouvement surréaliste dont il ne fut qu'un passager locataire. « Dès le début de l'année1933,le titre choisi est celui du Marteau sans maître puisqu'il est évoqué dans une lettre de Paul Éluard à René Char pour confirmer qu'il confie à son propre éditeur, Gaston Gallimard, la lecture du manuscrit (...). La réponse de Gaston Gallimard en mars1933est moins enthousiasteet, devant ce refus, Char va se tourner vers un éditeur déjà fortement engagé dans les publications de textes surréalistes: José Corti. Celui-ci accepte de publier aux Éditions surréalistes Le Marteau sans maître comme une édition collective en partie originale comprenant: Arsenal, Artine, L'action de la justice est éteinte et pour la première fois Poèmes militants (...) Pour la rédaction du prière d'insérer, Paul Éluard accepte tout de suite de l'écrire. Mais Char s'adresse aussi à Breton avant d'accepter en définitive le texte de Tzara: «Je suis enchanté, avec toute la gravité, l'émerveillement que ce mot renferme, de vos lignes à l'infini. Je vous demande la permission, d'accord avec Éluard, de les fixer en fait unique. Je ne vois d'aussi claire ceinture pour m'entourer nulle part, il ne faut pas mêler les diamants. Ainsi donc vous seul. Et j'en suis ravi et pour mon livre et pour le lecteur» » (Marie-Claude Char, préface au Marteau sans maître, éd. Poésie / Gallimard, 2002). Exemplaire de choix. Complet du bandeau éditeur et du prière d'insérer rédigé par Tristan Tzara.
Paris, Editions Surréalistes, José Corti, 1934. In-8 broché de 142-[2] pages, couverture jaune paille imprimée en rouge et noir.
Édition originale enrichie d'un bel envoi autographe de l'auteur: " Exemplaire de Pierre Guastalla - Mais ou sont passés les silex d'antan? Très sympathiquement René Char". Pierre Guastalla (1891-1968), peintre et graveur, il publie plusieurs ouvrages sur l'esthétique. Tiré à 500 exemplaires sur alfa non numérotés. Bel exemplaire.
Paris, Editions Surréalistes, José Corti, 1934. In-8 broché de 142-[2] pages, couverture jaune paille imprimée en rouge et noir.
Édition originale tirée à 500 exemplaires sur alfa non numérotés. On joint le papillon "Vient de paraître" rédigé par Tristan Tzara.
Exemplaire René Char, sur vélin du Marais Paris, Librairie José Corti, (10 août) 1945. 1 vol. (145 x 230 mm) de 103 p, [1] et 1 f. Broché. Édition en partie originale. Un des 50 exemplaires sur vélin du Marais (n° 36).
Picasso, qui avait beaucoup apprécié la première édition de ce texte (publié en 1934 avec une pointe sèche de Kandinsky) saisit l'occasion, pour cette deuxième édition, de réaliser une eau-forte pour ce recueil d'inspiration fortement surréaliste. Celle-ci présente un visage où cubisme et surréalisme se mêlent et se complètent parfaitement. (Cramer, n°42). Elle ne figure que dans les 25 exemplaires de tête sur Arches. Cette édition d'après-guerre est néanmoins intéressante pour son contenu, Char ayant modifié quelques poèmes et voulant célébrer, alors qu'il vient de donner Seuls demeurent et prépare l'édition des Feuillets d'Hypnos, ses « années en accompagnement»avec ses amis surréalistes - Eluard et Breton au premier rang. Quelques jours après la parution, René Char est démobilisé, en septembre. La guerre est finie, il sera temps d'honorer la Résistance : dès octobre, des extraits de Feuillets d'Hypnos paraissent dans la revue Fontaine, que lit Camus. Il demande à publier l'ouvrage dans sa collection Espoir. Pour René Char, c'est le début d'un autre chemin, détaché des années trente, mais pour lesquelles il gardera toujours une passion intacte. Pour cette édition, il fait ajouter un feuillet liminaire où il parle de la réalité pressentie des années 1937-1944 dans ces poèmes écrits entre 1927 et 1937. » Vers quelle mer enragée, ignorée même des poètes, pouvait bien s'en aller, aux environs de 1930, ce fleuve mal aperçu qui coulait dans des terres où les accords de la fertilité déjà se mouraient, où l'allégorie de l'horreur commençait à se concrétiser, ce fleuve radiant et énigmatique baptisé Marteau sans maître ? Vers l'hallucinante expérience de l 'homme noué au M al, de l'homme massacré et pourtant victorieux. La clef du Marteau sans maître tourne dans la réalité pressentie des années 1937-1944. Le premier rayon qu'elle délivre hésite entre l'imprécation du supplice et le magnifique amour. » Exemplaire de la bibliothèque de René Char, qui a conservé le bandeau éditeur souligné au crayon de couleurs rouge par René Char, citant Héraclite.
«mon exemplaire des Busclats» Paris, Corti, (15 septembre) 1963. 1 vol. (140 x 210 mm) de 151 p. et [1] f. Broché. Un des 26 premiers exemplaires sur Marais, celui de René Char qu'il l'a justifié à l'encre noire : «mon exemplaire des Busclats», (n° 10). Il contient nombre de corrections et variantes de la main du poète.
Ultime version du Marteau sans maître, qui reprend les dernières corrections que Char avait souhaité pour ses textes. Cette édition paraît presque 30 ans après sa parution originale ; un recueuil de grande importance pour Char : non seulement il rassemble l'essentiel de ses productions surréalistes (Arsenal, Artine, L'Action de la justice est éteinte, Moulin premier), dédiées à Breton et Eluard, mais marque aussi la fidélité envers son ami et premier éditeur d'envergure, José Corti. René Char a reporté une correction qu'il avait déjà signifiée à ce dernier dans la version précédente, au poème «Voici» d'Arsenal. Corti l'a à nouveau oubliée. Elle sera bien in fine corrigée dans les versions futures et celles données depuis aux éditions Gallimard.
L'exemplaire de l'auteur avec corrections autographes Paris, Corti, (25 janvier) 1954. 1 vol. (120 x 185 mm) de 112 p. et [2] f. Broché. Troisième édition et version définitive du texte. Un des 25 premiers exemplaires sur papier de couleurs, celui-ci sur papier vert (n° 21).
René Char apporta de nombreuses corrections et variantes à ces textes, qu'il porta sur un exemplaire de l'édition de 1945 qu'il confia à José Corti pour en donner cette troisième édition, livrée en début d'année 1954. Exemplaire personnel de l'auteur, avec d'ultimes corrections et variantes de la main du poète, à la mine de plomb : ces corrections seront bien prises en compte pour l'ultime version du Marteau sans maître, qui paraîtra en 1963.
José Corti Rien de commun Broché 1980 In-8 (14,4 x 21,3 cm), broché, 151 pages ; deux coins cornés, traces et marques d'usage sur les plats, par ailleurs assez bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
P., NRF, Gallimard, 1971 (1973), in 8° broché, 137 pages.
...................... Photos sur demande ...................
Phone number : 04 77 32 63 69
Gallimard Paris, Gallimard, 1988. In-8 broché de 137 pages. Très bon état
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
Editions Gallimard Editions Gallimard, 1994. In-12 broché, 212 pages. Très bon état.
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
Paris : Gallimard, 1971 - Un volume 14x20,4cm broché de 137 pages - Edition originale : 1 des 4650 exemplaires numérotés sur bouffant alfa - bon état.
Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
Paris Fontaine 1947 grand in 8 (26x18,5) 1 volume broché, couverture à rabats, 103 pages [1], non coupé. Edition originale, celui-ci un des 1200 exemplaires numéroté sur simili Japon. Ferdinand Alquié, Carcassonne 1906 - Montpellier 1985, écrivain et philosophe français, proche de Joë Bousquet et de René Nelli, auteur de plusieurs ouvrages sur le surréalisme. Envoi autographe signé par René Char à Ferdinand Alquié. Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Broché Dédicacé par l'auteur Ed. numérotée
Paris, Fontaine (Raymond Seguin, maître imprimeur à Paris),[2 mais 1947]. In-8 (26x18) broché. 106pp.
Exemplaire n°902/1200 sur simili-japon. L'ensemble du tirage constituant l'édition originale. Petite restauration sur la couverture. Bibliographie des oeuvres de René Char de 1928 à 1963, par P. A. Benoit des édition Le Demi-jour 1964.
Exemplaire Michel Rousselot, avec poème autographe Paris, Le Rouge et le Noir, (20 février) 1928. 1 vol. (130 x 165 mm) de 63 p. et [4] f. Maroquin taupe, dos lisse, titre doré, tête dorée, couverture et dos conservés, étui bordé (reliure signée de Clara Gevaert, titrage de Claude Ribal). Édition originale. Illustrée de trois compositions à pleine page de Louis Serrière-Renoux. Un des 150 exemplaires sur papier vergé, seul tirage avec trois exemplaires sur Lafuma (n° 61). Envoi signé : « À Michel Rousselot, homme de sac et de corde, d’une main sûre pour qu’il colle à la balle. Son ami, René Char ». Précieux exemplaire enrichi du manuscrit autographe du dernier poème du recueil, « pour une vierge », signé et daté du 10 octobre 1927, soit l'un des derniers composés à l'automne avant la composition définitive.
Imprimé à 153 exemplaires seulement, ce recueil est d'une grande rareté : René Char en détruira la quasi-totalité, désavouant cette production de jeunesse : « son titre me devint rapidement haïssable ; mais à vrai dire, derrière ce titre, c'étaient des poèmes dont je n'étais guère fier ». Le sort de ces trente-huit poèmes, écrits entre 1925 et 1927, poème de jeunesse composés entre sa dix-huitième et sa vingtième année est singulier et rude : Char ne l'évoquera plus dans sa bibliographie qu'il fera par la suite ensuite débuter avec Arsenal ! Les manuscrits de René Char de cette époque sont rarissimes et il n'existe pas de manuscrits de ce recueil - le premier de René Char - et les quelques manuscrits connus des poèmes ont été dispersés au gré des volumes. C'est à Nîmes, où René Char effectue, depuis 1927 et pour dix-huit mois, son service militaire dans le régiment d'artillerie, qu'il s'attelle à la composition du recueil. Il termine sa mise en forme à l'automne 1927 ; l'édition, à compte d'auteur, est assurée par une petite maison d'édition parisienne, qui publie une revue littéraire, Le Rouge et le Noir à laquelle Char a collaboré régulièrement entre 1925 et 1927 - l'un des poèmes des Cloches « Ravage de la Lune » y a d'ailleurs déjà paru et Char dédiera le poème « Sonatine », l'un des derniers composés à son directeur Henri Lamblin. Les volumes, imprimés sur « les presses d'Albert de Mallortie, maître-imprimeur à Roubaix », lui sont livrés en mai 1928 à Nîmes. L'édition est illustrée de 3 dessins à pleine page de Louis Serrières-Renoux, géomètre et momentanément artilleur à Nîmes, dans le même régiment de Char. Serrières-Renoux sera aussi le créateur de la couverture de l'éphémère revue Méridiens revue fondée par René Char en 1929 et qui ne connaître que 3 numéros. Les exemplaires des Cloches sur le coeur sont significatifs de l'entourage intellectuel du jeune René Char : ceux des poètes qui comme lui participent aux petites revues littéraires de l'époque : à Jean Gleizes (Nîmes, mai 1928), Lucien Franchi (Marseille, 1928) ; Maurice Courtois-Suffit (Nîmes, mai 1928) ; André Cayatte (Nîmes, mai 1928) ; Julien Lanoë (non situé, juin 1928) et Armel Ferrand (Nîmes, juillet 1928, avec deux manuscrits de poèmes poème) ; une seule dédicace est connue à un poète 'installé', celle à Jules Supervielle (Nîmes, mai 1928). Il offrira, plus tardivement, trois autres exemplaires : à Yves et Jeannette Tanguy (en 1946) ; à Paul Éluard (en 1947) et à Yves Breton (en 1951). Très bel exemplaire, enrichi d'une des pièces autographes les plus anciennes de René Char.