Paris, Gallimard (coll. "Blanche"), 1988. In-8°, 26p. Broché, couverture rempliée.
Edition originale. Un des 120 exemplaires numérotés sur vélin pur chiffon de Rives (deuxième papier après 90 exemplaires sur vergé de Hollande). En parfaite condition.
P., NRF, Gallimard, 1988, in 8° broché, 31 pages.
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Gallimard, collection blanche, 1988. In-8, couverture imprimée en deux tons. 2 taches légères au premier plat, pur le reste à l'état de neuf.
Gallimard Broché 1988 In-8, (20.5x14 cm), broché, couverture à rabats, 52 pages, édition originale, recueil de poésie ; plats jaunis, bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Gallimard Paris, Gallimard, 1988. In-8 broché de 24 pages. Achevé d'imprimer daté du 9 mai 1988. Très bon état
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Gallimard/ Nrf. 1989. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 200 pages.. . . . Classification Dewey : 841-Poésie
"Collection ""Poésie"". Classification Dewey : 841-Poésie"
Avec l'eau-forte, et un envoi signé Paris, G.L.M., 1956. 1 vol. (100 x 155 mm) non paginé. Broché. Édition originale collective. Préambule et postface inédits. Un des 50 exemplaires sur vélin pur chiffon d'Arches (n° 3), avec l'eau-forte originale en trois couleurs signée de Char en frontispice. Elle est réservée aux 58 premiers exemplaires ; elle est justifiée et titrée :« épreuve d'artiste / démon déguisée en roseau». Envoi signé : « Au Docteur Zara avec ma sympathie amicale René Char.»
«Une des nuits dernières, passant ici et songeant à lui [Marcel Proust], la masse verticale et peu illuminée de mes premiers ouvrages posée en équilibre sur ma tête, j'avançais sans prudence. De loin en loin une mèche d'arbre surgissait dans l'intervalle de deux maisons. Soudain - à la suite de quelle maladresse ?- la tour de mes poèmes s'écroula au sol, se brisa comme verre. Sans doute, forçant l'allure et rencontrant le vide, avais-je voulu saisir, contre son gré, la main du Temps - le Temps qui choisit -, main qu'il n'était pas décidé à me donner encore. Le Marteau sans maître, Placard pour un chemin des écoliers, Art bref, Dehors la nuit est gouvernée, n'avaient plus du livre que le nom. Je ramassai trente-trois morceaux. Après un moment de désarroi je constatai que je n'avais perdu dans cet accident que le sommet de mon visage.» Cahiers de l'Herne, 228 ; Coron, GLM, 409 ; PAB, René Char, 70 ; L'Herne, Bibliographie, p. 279, n° 228.
Sl Aux dépens de l'auteur 1976 in-12 plaquette agrafée Sl, sn [Aux dépens de l'auteur], 1976 (imp. Union). 19 x 14 cm, in-12, (11) pp., plaquette agrafée, publiée sans couverture.
Edition originale. Exemplaire du tirage courant après 50 exemplaires de tête. Plaquette publiée par René Char et mise en dépôt à la librairie "Le Parvis" à Avignon. Bel exemplaire. Très bon
Paris : Imprimerie Union, 1976. Plaquette agrafée 18,8x14 cm, (12) pages en feuilles, publiée à compte d’auteur. Edition originale sur papier courant (après 50 sur Arches). Bon état.
Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
NRF Gallimard Broché 1979 In-8 (18,5 x 23, 5 cm), broché, 94 pages, bandeau d'édition ; dos bruni, quelques passages soulignés au stylo, par ailleurs bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Au sortir du silence... Paris, Gallimard, coll. « Espoir », (20 avril) 1946. 1 vol. (120 x 185 mm) de 97 p. et [3] f. Broché. Édition originale. Un des exemplaires imprimés du service de presse. Un portrait de René Char, contemporain de l’ouvrage, est joint au volume : un tirage noir et blanc Tampon : « photo – ciné Irisson L’Isle-sur-Sorgue (Vaucluse) », avec mention autographe au verso à la mine de plomb et à l'encre « décembre 1944. René Char ». Il représente le poète en habit du « capitaine Alexandre», fumant la cigarette.
Les Feuillets d'Hypnos ont été écrits entre 1943 et 1944 à Céreste - lorsque le poète, « Capitaine Alexandre », était à la tête de la Section Atterrissages-Parachutages des Bases-Alpes. Il se surnommait alors « Hypnos », l'homme qui veille sur son peuple durant la nuit : son écriture fragmentaire est imposée par les exigences de l'engagement dans la Résistance : « J'écris brièvement. Je ne puis guère m'absenter longtemps », indique à la note 312 René Char qui cesse à l'été 1943 de se consacrer à Seuls demeurent pour ne plus consigner que de brèves notations sur un carnet. Une première dactylographie de 72 fragments est établie à la Libération, qu'il reprend l'année suivante : « Je me suis mis violemment au travail, écrit-il à Gilbert Lely le 17 juillet 1945. Cela s'appelle : Carnet d'Hypnos (Hypnos est un nom d'homme) 1943-1944. J'ai été assez heureux pour retrouver récemment le journal que je tenais à Céreste, enfoui à mon départ pour Alger dans un trou de mur. C'est ce journal que je vais publier [...]. Je mets de l'ordre dedans, j'abrège ou je développe suivant les cas. » Il ajoute en particulier les fragments 204 et 221 écrits à Alger à l'été 1944. Ce travail aboutit en août 1945 à une seconde dactylographie, destinée à l'imprimeur, actuellement conservée à la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet avec cette note : « Il n'existe pas d'autre manuscrit des Feuillets d'Hypnos. J'ai détruit, pour des raisons faciles à comprendre, le carnet des originaux [...] hormis un feuillet conservé comme témoin ». Dédié à Albert Camus, ces Feuillets d'Hypnos sont à l'origine de l'amitié entre les deux hommes, le recueil n'étant d'ailleurs pas sans lien avec des idées développées dans L'Homme révolté. Il s'agit au demeurant du premier titre de la collection « Espoir », que dirige Camus et qui porte ses aspirations : «Nous sommes dans le nihilisme. Peut-on sortir du nihilisme ? C'est la question qu'on nous inflige. Mais nous n'en sortirons pas en faisant mine d'ignorer le mal de l'époque ou en décidant de le nier. Le seul espoir est de le nommer au contraire et d'en faire l'inventaire pour trouver la guérison au bout de la maladie. Cette collection est justement un inventaire.» Coron (sous la dir. de) - René Char. Catalogue de l'exposition de la Bibliothèque nationale de France, 4 mai - 29 juillet 2007, Paris, Bibliothèque nationale de France / Gallimard, 2007, p. 79, n° 106.
Exemplaire Marcel Grillet avec envoi Paris, Gallimard, coll. « Espoir », (20 avril) 1946. 1 vol. (120 x 185 mm) de 97 p. et [3] f. Bradel chagrin noir, titre doré en long. Édition originale. Un des exemplaires imprimés du service de presse. Envoi signé : «à Marcel Grillet, à sa vaillante compagne. De tout cœur, leur ami René Char, 3 Juin 1946». Montée en tête : lettre autographe signée (2 p. en 1 f.) datée du 29 janvier 1947 et adressé à «Marcel».
Très belle provenance résistante, offert au couple Grillet : l'artiste peintre Ciska Grillet avait participé à la Résistance dans le maquis de Ganagobie et caché René Char. Elle fut un temps sa maîtresse avant de devenir sa fidèle confidente et amie. Femme libre, indépendante, elle fut également très proche de Nicolas de Staël. René Char défendit l'oeuvre picturale de Ciska en organisant une exposition à la Galerie Claude, rue de Seine dès juin 1949. Son compagnon, André, opérait dans la Résistance sous le nom de Marcel. A la Libération, il devint sous-préfet à Briançon. Feuillets d'Hypnos ont été écrits entre 1943 et 1944 à Céreste - lorsque le poète, « Capitaine Alexandre », était à la tête de la Section Atterrissages-Parachutages des Bases-Alpes. Il se surnommait alors « Hypnos », l'homme qui veille sur son peuple durant la nuit : son écriture fragmentaire est imposée par les exigences de l'engagement dans la Résistance : « J'écris brièvement. Je ne puis guère m'absenter longtemps », indique à la note 312 René Char qui cesse à l'été 1943 de se consacrer à Seuls demeurent pour ne plus consigner que de brèves notations sur un carnet. Une première dactylographie de 72 fragments est établie à la Libération, qu'il reprend l'année suivante : « Je me suis mis violemment au travail, écrit-il à Gilbert Lely le 17 juillet 1945. Cela s'appelle : Carnet d'Hypnos (Hypnos est un nom d'homme) 1943-1944. J'ai été assez heureux pour retrouver récemment le journal que je tenais à Céreste, enfoui à mon départ pour Alger dans un trou de mur. C'est ce journal que je vais publier [...]. Je mets de l'ordre dedans, j'abrège ou je développe suivant les cas. » Il ajoute en particulier les fragments 204 et 221 écrits à Alger à l'été 1944. Ce travail aboutit en août 1945 à une seconde dactylographie, destinée à l'imprimeur, actuellement conservée à la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet avec cette note : «Il n'existe pas d'autre manuscrit des Feuillets d'Hypnos. J'ai détruit, pour des raisons faciles à comprendre, le carnet des originaux [...] hormis un feuillet conservé comme témoin ». Albert Camus les lit dans Fontaine, où paraissent les premiers feuillets : un choc. Il souhaite les voir publier dans la collection que Gaston Gallimard vient de lui confier, «sa» collection, « Espoir ». Première lettre, première rencontre. René Char lui dédie, première levée, l'édition en volume, à l'origine de l'amitié entre les deux hommes, le recueil n'étant d'ailleurs pas sans lien avec des idées qui seront développées dans L'Homme révolté : «Nous sommes dans le nihilisme. Peut-on sortir du nihilisme ? C'est la question qu'on nous inflige. Mais nous n'en sortirons pas en faisant mine d'ignorer le mal de l'époque ou en décidant de le nier. Le seul espoir est de le nommer au contraire et d'en faire l'inventaire pour trouver la guérison au bout de la maladie. Cette collection est justement un inventaire.» Sur André Grillet, voir dans les «Feuillets», O.C., p. 191 (n° 65) ; sur la rencontre de René Char avec Ciska Grillet, voir O.C., p. 687 ; Coron (sous la dir. de) - René Char. Catalogue de l'exposition de la Bibliothèque nationale de France, 4 mai - 29 juillet 2007, Paris, Bibliothèque nationale de France / Gallimard, 2007, p. 79, n°106.
Gallimard Espoir Broché 1946 Broché in-12, 97 pages, première édition sur papier d'édition, fausse mention de 3e édition ; dos fragile avec réparations (papier japon ?), intérieur frais, état correct dans l'ensemble. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Veilhes (Tarn) Gaston Puel 1965 1 vol. broché in-16, broché, couverture à rabats, non paginé (16 f). Seconde édition. Un des 300 exemplaires numérotés sur offset licorne. En très belle condition.
Gallimard. 2008. In-12. Broché. Etat passable, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Mouillures. 215 pages.. . . . Classification Dewey : 841-Poésie
Classification Dewey : 841-Poésie
Le recueil central de René Char Paris, Gallimard (14 septembre) 1948. 1 vol. (115 x 185 mm) de 264 p., [1] et 1 f. Maroquin vert, titre doré, filet doré sur les coupes, contreplats et gardes de chèvre velours assortis, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, chemise et étui bordés (reliure signée de P.-L. Martin, 1959). Édition collective, en partie originale. Un des 14 premiers exemplaires sur vélin [vergé] de Hollande (n° X).
Fureur et mystère reprend avec des variantes, les trois recueils essentiels publiés après-guerre : Seuls demeurent, Feuillets d'Hypnos, Le Poème Pulvérisé, augmentés de La Conjuration, des Loyaux adversaires et de La Fontaine narrative. En dépit des recueils qui l'ont précédé depuis 1928 et de la vingtaine d'ouvrages qui l'ont suivi jusqu'à la disparition du poète en 1988, Fureur et mystère fait figure d'oeuvre centrale : à la fin de la guerre et revenu dans le Vaucluse qui l'a vu naître, il reprend son activité poétique et livre un recueil d'une maturité exemplaire. Du titre du recueil qui acta sa rupture avec le surréalisme, il devient plus que jamais « le marteau sans maître » et un farouche partisan de liberté. Comme Seuls demeurent et Feuillets d'Hypnos, eux aussi pensés, mûris et rédigés pendant la guerre, Char envisage un recueil collectif dès 1941 : «Si jamais l'ensemble de mes poèmes voit le jour un jour (?!) j'aimerais assez ce titre général : Fureur et mystère. C'est un peu solennel mais c'est une ville de greniers et de pas millionnaires le rapprochement de ces deux mots» (in Lettre à J.-C. Mathieu, t. 2, p. 111). Le recueil que reçoit Albert Camus à l'automne 1948 lui valent ces mots : « je tiens René Char pour notre plus grand poète et Fureur et Mystèrepour ce que la poésie française nous a donné de plus surprenant depuis les Illuminations et Alcools». De la bibliothèque Edmée Maus (ex-libris). Exemplaire de choix, en parfaite condition. L'Herne, Biblio. p. 268 n°110 ; P.A.B., Bibliographie des ouvrages de René Char, n° 26 ; Dictionnaire Char, p. 255, « recueil le plus célèbre de Char, sans doute le plus important».
Gallimard/Nrf. 1989. In-12. Broché. Bon état, Couv. légèrement pliée, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 219 pages.Quelques coupures de presse.. . . . Classification Dewey : 841-Poésie
"Préface d'Yves Berger. Collection ""Poésie"". Classification Dewey : 841-Poésie"
Gallimard. 1989. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos plié, Intérieur acceptable. 221 pages. Plats très légèrement jaunis.. . . . Classification Dewey : 841-Poésie
Préface de Yves Berger. Classification Dewey : 841-Poésie
Paris, GLM 1948 In-8. Broché, couverture ivoire imprimée en lettres noires, non paginé, 22 pp. Dos fragilisé.
édition originale. L’un des 630 sur vélin de Renage. Bon état d’occasion
Paris GLM 1972 in-24 broché Paris, GLM, 1972. 11,5 x 9,5 cm, in-24, 20 (2) pp., broché sous couverture imprimée.
Réédition "d'Impressions anciennes" que GLM publia pour la première fois en 1964. L'un des exemplaires numérotés sur offset (n° 170). Comme neuf, non coupé. (CORON, 535) Parfait
In 12 broché,faux-titre,titre,48 pages,GLM 1957 édition originale numérotée sur vélin djebel.très bon état
Émouvante provenance à un ami de la Sorgue, assassiné par la milice Paris, Éditions Surréalistes, (30 juillet) 1931. 1 vol. (230 x 285 mm) de 33 p., [2] et 2 f. Broché. Édition originale. Tirage unique à 100 (dont 5 imprimés en vert), celui-ci justifié à l’encre par René Char : « H.C. 1/3 ». Envoi signé : «Mon cher ami, une fois de plus j'ai plaisir à inscrire votre nom en tête de ce livre - Peut-être y découvrirez-vous en cherchant assez soigneusement un écho lointain de nos conversations, quelque chose comme une poignée de main prolongée au cours de cette vie qui nous va si mal et que nous avons peine à ne pas refuser de vivre. Entre nous c'est toujours très amicalement et si ce n'était l'âge imbécile qui nous sépare je dirais très fraternellement. René Char».
Le prière d'insérer a été contrecollé en tête de l'exemplaire masquant le nom du dédicataire : Louis Papelon. Au même, René Char avait dédicacé un exemplaire de la seconde édition d'Arsenal grâce auquel l'on apprend sa fin tragique. Le poète, récupérant l'exemplaire et l'offrant à Marcelle Mathieu en octobre 1944, y avait inscrit : «Exemplaire de Louis Papelon, ami de l'auteur, assassiné par la milice en 1943». C'est donc à un proche de l'Isle-sur-Sorgue que Char avait offert son quatrième recueil, composé de douze poèmes et dédié à André Breton, qui doit son titre à une phrase incomplète extraite du texte de René Char, À Rimbaud (« L'action de la justice est éteinte là où brûle, où se tient la poésie, où s'est réchauffé quelques soirs le poète »). René Papelon figure, en compagnie de René Char, sur la liste dressée en avril 1943 par la milice de Vichy pour les « indésirables» régionaux. Char y était cité comme ‘homme de lettres', son ami, maraîcher, « sans profession».
Un des 5 exemplaires de tête imprimés en vert. Envoi signé à Pierre Unik Paris, Éditions surréalistes, (30 juillet) 1931. 1 vol. (230 x 285 mm) de 33 p., [2] et 2 f. Broché, sous couverture vert pâle. Édition originale. Un des 5 premiers exemplaires imprimés en vert, sur papier Vidalon à la forme (n° 4). Tirage unique à 100 exemplaires sur ce papier Vidalon – les 95 suivants sont imprimés en noir, dont au moins un exemplaire d’essai. Envoi signé à l'encre rose : «à Pierre Unik, ‘au bout du bras du fleuve il y a la main de sable qui écrit tout ce qui passe par le fleuve’. Le rêve des fous éternels ne se lève que lorsque [L'action de la justice est éteinte]. Il y a toujours une place pour dormir ailleurs comme il y en a toujours une pour mourir ici. La ressemblance ne frappe que nous. Affectueusement, René Char. Buis, 22 mars 1932». La citation de l'envoi est un extrait du poème « L'Esprit poétique », dédié à Louis Aragon.
C'est le quatrième recueil publié par René Char (après Arsenal, Le Tombeau des secrets et Artine) : il est composé de douze poèmes (« Poème », « Sommeil fatal », «Voyageur sans tunnel», «La main de Lacenaire», «Le Fantôme de Lola Abat», «L'Artisanat», «Poètes», «L'Esprit poétique», «Les Messagers délirants de la poésie frénétique», «Les Soleils chanteurs», « L'Instituteur révoqué » et « L'Amour ») et imprimé en juillet 1931 par Ducros et Colas, maîtres imprimeurs à Paris, pour le compte des Éditions surréalistes, que dirige José Corti. Il est dédié à André Breton et doit son titre à une phrase incomplète extraite du texte de René Char, À Rimbaud (« L'action de la justice est éteinte là où brûle, où se tient la poésie, où s'est réchauffé quelques soirs le poète »). Rare exemplaire sur papier de tête, au plus fort de sa collaboration avec Breton et Éluard. « Char, dit Corti dans ses Souvenirs désordonnés, ne croit probablement pas beaucoup à l'inspiration ; mais, au hasard d'une rencontre, à l'aimantation des êtres et des choses. Il sait que le poète est un médium qui perçoit, sait le lieu et la prise. Quand il laboure, il pèse sur la terre ; il va toujours plus loin ; il revient sur le sillon autant de fois qu'il faut. Un manuscrit de Char est toujours la recherche de la dernière perfection. Quand on en est à l'impression, le repentir intervient : un mot, une inversion et le livre n'est pas plutôt achevé que se révèle ce qui aurait pu le parfaire. Tel poème de quelques vers n'a pas eu moins de sept ou huit états dont chacun a été définitif pendant quelques heures ou quelques jours [...] ». Le recueil sera repris, avec quelques corrections, dans Le Marteau sans maître, toujours chez Corti, en 1934. Il sera ensuite intégré au recueil Moulin premier. Nous n'avons retrouvé trace que de deux autres exemplaires sur papier vert : l'exemplaire n° 5, avec envoi à Georgette Char (Fonds Char, Collection Yvonne Zervos, Bibliothèque Doucet) et l'exemplaire Paul Eluard (n° 3), relié par Leroux (Christie's, Collection Pierre Leroy, juin 2002, n° 125). Il existe également un hors commerce tiré en vert, justifié «exemplaire A», offert à Benjamin Péret (Artcurial, octobre 2013, n° 136). De la bibliothèque Paul Destribats (Christie's, 2019, I - n° 313).
Exemplaire René Char, avec une lettre de Joë Bousquet, imprimé en partie en vert Paris, Éditions Surréalistes, (30 juillet) 1931. 1 vol. (225 x 280 mm) de 33 p., [2] et 2 f. Broché. Edition originale. Tirage unique a 100 exemplaires sur papier Vidalon dont 5 exemplaires de tête imprimés en vert. Précieux exemplaire d'essai avec le cahier central imprimé en vert, conservé par René Char avec une lettre autographe de Joë Bousquet qui vient de lire le receuil et lui exprime toute son admiration (1 p. en 1 f., adressée à l'adresse parisienne de Char, 35 rue Marbeuf, enveloppe conservée).
C'est le quatrième recueil publié par ke poète : il est composé de douze poèmes (« Poème », « Sommeil fatal », «Voyageur sans tunnel», «La main de Lacenaire», «Le Fantôme de Lola Abat», «L'Artisanat», «Poètes», «L'Esprit poétique», «Les Messagers délirants de la poésie frénétique», «Les Soleils chanteurs», « L'Instituteur révoqué » et « L'Amour ») et imprimé en juillet 1931 par les imprimeurs Ducros et Colas pour le compte des Éditions surréalistes, que dirige José Corti. Il est dédié à André Breton et doit son titre à une phrase incomplète extraite de À Rimbaud (« L'action de la justice est éteinte là où brûle, où se tient la poésie, où s'est réchauffé quelques soirs le poète »). C'est, après Hommage à Sade (15 exemplaires) et Arsenal (26 puis 39 exemplaires) l'ouvrage avec le tirage le plus confidentiel identifié dans la bibliographie de Pierre André Benoit publié avant 1950. Le recueil sera repris, avec quelques corrections, dans Le Marteau sans maître, toujours chez Corti, en 1934. Il sera ensuite intégré au recueil Moulin premier. Le manuscrit ayant servi à l'impression n'est pas connu, et une version légèrement modifiée sera offerte à Marcel Fourier (Bibliothèque Marcel Fourier, Librairie Faustroll, 2022, n° 71). Rare exemplaire d'essai, qui contient le cahier central imprimé en vert (cinq exemplaires de tête le seont intégralement), que Char aura conservé dans sa bibliothèque avec la lettre que lui envoie Joë Bousquet le 18 novembre 1931, depuis Carcassonne. Ce dernier écrit à Char l'émotion que lui a procuré ces poèmes : «René Char, votre livre est d'un ton tout nouveau et je l'aime. Je sens combien l'amitié de Paul Éluard vous domine et tout ce qu'elle vous oblige à devenir. Or toutes les surprises que vous nous procuez sont des surprises heureuses. L'Action de la justice est éteinte est une oeuvre vraiment surréaliste, du très petit nombre de celles qui comblent notre attente (...). P.S : mes amitiés à Eluard.». Ce dernier aura reçu, à la fin du mois de septembre, son exemplaire imprimé en vert, dont il accuse réception à Char : « Mon cher René, quel beau livre, oui. Depuis que je le connais, depuis que je le relis, j'y suis plus attaché qu'à ma tête (...) J'aime ce livre, de beaucoup le plus étonnant que tu aies fait». Il est probable que Char et Bousquet ont fait connaissance vers 1929, par l'intermédiaire d'André Cayatte, à l'époque de la revue Méridiens qui publie les poètes du Sud et à laquelle Bousquet songea confier la publication de son premier livre, Il ne fait pas assez noir. Leur amitié resta toujours intacte, dès les premiers temps. Bousquet, à la parution de Seuls demeurent et de la réédition du Marteau sans maître, en 1945, lui écrira combien son existence lui «aura été indispensable » ; un an plus tard, dans un article consacré à Feuillets d'Hypnos dans La Gazette des lettres, Bousquet écrit encore : «Celui des hommes que j'estime le plus est aujourd'hui René Char». Cette belle lettre et l'exemplaire sont reproduits dans L'Atelier du poète (p. 156).
Albert Skira Sentiers de la Création 1972 Albert Skira, Coll. les Sentiers de la Création, 1972, 98 p., cartonnage éditeur sous étui assorti, environ 22x17cm, tranche de tête dorée, édition originale numérotée 886/1175. De petits frottements sur le dos et sur l'étui. Bon état pour le reste et intérieur bien propre.
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