Hetzel | Paris 1862 | 29.90 x 42.10 cm | une feuille
Gravure originale sur bois debout signée dans la planche par l'artiste et le graveur. Composition réalisée par Gustave Doré et gravée sur chine et contrecollée sur vergé de Hollande à la demande de l'éditeur Hetzel pour illustrer son édition in-folio des Contes de Perrault en 1862. Une pâle mouillure marginale, sans atteinte au dessin ainsi qu'une tache noire discrète au centre de la gravure. Ces illustrations des Contes sont considérées comme les plus réussies de ce texte : Gustave Doré en propose une vision dramatique sans précédent. Chez lui, tout concourt à la dramatisation du conte, depuis la mise en scène théâtrale du tableau jusqu'aux moindres détails qui génèrent un réalisme terrifiant grâce à la technique dite "du bois de teinte". Il utilise de l'encre de chine ou de la gouache, préalablement diluée comme le veut la technique du "lavis". Pour les contes de Perrault, les onze meilleurs graveurs de l'époque ont été mis à contribution pour graver au burin les quarante planches de bois : Pannemaker, Pisan, Pierdon, Maurand, Boetzel, Brevière, Hébert, Deschamps, Dumont, Delduc et Fagnon. Le travail de Gustave Doré dans le cadre de l'illustration des Contes est primordial ; il ne réduit pas la gravure à sa fonction ornementale mais la transforme en véritable objet de narration. Ces illustrations sont les oeuvres les plus célèbres de Doré et reçurent immédiatement des critiques enthousiastes, notamment celle de Sainte-Beuve dans Les Nouveaux lundis (23 décembre 1861) : "Un Perrault comme il n'y en eut jamais jusqu'ici et comme il ne s'en verra plus. (...) Je ne puis que dire que ces dessins me semblent fort beaux, d'un tour riche et opulent, qu'ils ont un caractère grandiose qui renouvelle l'aspect de ces humbles contes et leur rend de leur premier merveilleux antérieur à Perrault même." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Féchoz & Letouzey | Paris s. d. [1860] | 36 x 27.50 cm | relié
Troisième tirage de cet album, premier plat de couverture tiré en 3 tons, noir, bistre avec dégradés et réhauts de blanc puis 24 lithographies en noir sur 12 feuillets recto-verso. Reliure en demi veau gris, dos lisse, quelques épidermures, plats de couverture conservés, reliure signée de Charles Septier. Cette oeuvre de son extrême jeunesse, réalisée en 1851, influencée par le style de Rodolphe Töppfer, est aujourd'hui considérée comme un incunable de la bande dessinée. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Alfred Mame & fils | Tours 1874 | 33 x 45 cm | 2 volumes reliés
Edition in-folio de la Sainte Bible illustrée par Gustave Doré en deux volumes, sur vélin. Gravures sur papier glacé. Reliure en demi-chagrin rouge à coins, dos à cinq nerfs présentant quelques épidermures orné de cinq caissons frappés à froid et encadrés d'un filet doré, roulette dorée sur les nerfs et en tête et queue du dos, coiffes et coupes frottées, nombreux petits fers en encadrement des nerfs, titre et tomaison estampés à l'or, plats de papier marbré encadrés d'un filet doré, quelques petits manques de papier en marge supérieure du premier plat du premier et du second volume, papier décollé en marge du second plat du second volume, reliure de l'époque. Quelques rousseurs. Edition traduite par J.J. Bourassé et P. Janvier. Agréable édition agrémentée de nombreuses et monumentales gravures sur bois d'après les dessins de Gustave Doré. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Au bureau du journal amusant | Paris S.d (1854) | 34.50 x 26.50 cm | relié
Edition originale et premier tirage de ce rare album, bien complet de sa précieuse couverture verte illustrée dessinée par Belin et des vingt lithographies de Gustave Doré, numérotées et légendées. L'une des toutes premières publications de Gustave Doré, alors agé de vingt-deux ans. «Doré dans cet album commence à manifester une maitrise qu'on ne lui connaissait pas encore dans le comique et l'exubérance. on est constamment entrainés par l'abondante gaminerie de sa verve, et, comme dit Béraldi, "par une observation très juste, très spirituelle et en même temps mesurée"» (Henri Leblanc, Catalogue de l'oeuvre complète de Gustave Doré). Reliure postérieure en demi cuir de Russie vert olive à coins, dos passé à quatre faux-nerfs, quelques petites épidermures en coins, contreplats et gardes de papier jaspé, plats de couverture conservés, reliure signée Ch. Septier. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
1874 | 13.20 x 20.70 cm | 4 pages sur un double feuillet
Lettre autographe signée de Gustave Doré adressée à Paul Dalloz. Quatre pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet de papier blanc, enveloppe jointe. Belle lettre pleine de tourments, dans laquelle Gustave Doré redoute d'être à nouveau appuyé pour le grade d'officier à la Légion d'Honneur, lui qui fut fait chevalier en 1861 après la publication deL'Enferde Dante et grâce à l'intervention de Paul Dalloz. Doré le remercie d'ailleurs de cette influence passée : "Je viens te remercier encore et du plus profond de mon cur de l'amitié toute dévouée que vous m'avez témoignée dans ces dernières circonstances ; et je t'assure que je te conserve pour ce fait des sentiments aussi reconnaissants que pour le service que tu m'as si spontanément et cordialement rendu il y douze ans."Il lui demande néanmoins de ne le proposer pour le grade d'officier : "Mais je viens réclamer de toi les mêmes amitiés te priant, te suppliant même de t'arrêter complétement et absolument ce qui je n'en doute pas te coûtera plus encore qu'autre chose. J'ai beaucoup pensé à tout ce que tu m'as dit hier et je trouve que je me suis trompé tout à fait en te laissant t'engager si obligeamment dans ces démarches." Gustave Doré sera cenpendantnommé officier de la Légion d'honneur le 15janvier1879...sur l'intervention de Paul Dalloz. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Poème héroïque traduit par A.-J. du Pays, Paris: Librairie Hachette, (1879). In-folio, (2 ff.), VIII, 658 pp., (1 f. blanc), 81 planches.Reliure d'éditeur en percaline rouge d'édition, signée de A. Souze, fers spéciaux dorés et noirs sur le plat supérieur et au dos, second plat orné d'un encadrement en noir, dos lisse. Premier tirage des illustrations de Gustave Doré, composées d'un frontispice, d'une vignette sur le titre, de 535 bois dans le texte et de 81 planches.Bel exemplaire dans son cartonnage de l'époque.Menus défauts à la reliure,plis au deux premiers feuillets,fentes aux mors comme souvent, ex-libris manuscrit sur garde.Intérieur frais.
Il s'agit de la dernière grande publication de Gustave Doré qui a travaillé dans l'esprit même de l’œuvre de l'Arioste, passant avec aisance de l'histoire à la légende, du sanglant au badin, des architectures gothiques aux forêts sauvages.
Pierre Petit | Paris 1860 (Ca) | 5.80 x 10.30 cm | une photographie
Photographie originale sur papier albuminé, au format carte de visite, contrecollée sur carton de Pierre Petit, avec sa marque au dos. Portrait en pied de Gustave Doré, habillé de blanc, vers l'âge de 30 ans, portant moustache. Très rare photographie du peintre dans sa jeunesse. Annotation manuscrite au dos. Le musée d'Orsay possède une photo de Doré par Pierre Petit de la même période mais l'artiste porte un gilet noir en velours, un manteau noir, les mains dans les poches. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Carjat et Cie | Paris 1865 ca | 6 x 10.70 cm | une photographie
Photographie originale sur papier albuminé, au format carte de visite, contrecollée sur carton, avec sa marque au dos et en marge basse. Portrait en pied de Gustave Doré, habillé de blanc, vers l'âge de 35 ans, portant moustache et barbichette. Très rare photographie du peintre dans sa jeunesse, qui était à peu près du même âge que Carjat. Le peintre, l'air absent et détaché, presque mélancolique, dans un pose très dandy, porte un cigare dans la main droite et une main glissée dans la poche gauche de son pantalon. Belle épreuve. Un exemplaire détenu par le musée carnavalet à Paris, mais dans une tonalité beaucoup plus sombre. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Charles Gosselin | Paris 1933 | 13 x 21 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi veau marine à coins, dos à quatre nerfs orné de filets et de doubles caissons dorés ainsi que de motifs typographiques à froid, infimes traces de frottements sans gravité sur les coiffes, encadrement de filets dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées, reliure romantique de l'époque. Ouvrage illustré d'un frontispice gravé. Notes bibliophiliques à la plume concernant l'ouvrage en regard d'une garde, rousseurs éparses. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
J.Hetzel | Paris 1867 | 11.50 x 18.50 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi maroquin bleu marine à coins, dos à cinq nerfs orné de fleurons dorés, deux nerfs comportant des petits accrocs, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tête dorée, élégante reliure non signée. Rares rousseurs. Agréable exemplaire joliment établi. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
H. Dunod & E. Pinat | Paris 1910 | 25 x 32.2 cm | Reliure de l'éditeur
Edition originale, ornée en frontispice d'une photographie montrant Gustave Eiffel dans son laboratoire et de 28 planches hors-texte parfois sur double page (on joint un double de la planche 26), Reliure de l'éditeur en demi percaline blanche à coins, dos lisse comportant des salissures, petites déchirures en tête et en pied du dos, pièce de titre imprimée contrecollée au dos, titre imprimé sur le plat supérieur, coins légèrement émoussés. Agréable état intérieur. Une claire mouillure en marge gauche du frontispice et en pied du second plat, salissures au bas du premier plat, quelques annotations au crayon dans les marges. L'auteur présente les résultats des expériences effectuées au Champ-de-Mars, près de la Tour Eiffel : 1. Installation du laboratoire et méthodes employées (mesure des vitesses, balance aérodynamique, centres de poussée, pressions à la surface d'une plaque, etc.). - 2. Résultats généraux (plaques carrées, rectangulaires et courbes, surfaces parallèles, corps ronds, répartition des pressions). - 3. Ailes d'aéroplanes (monoplans Esnault-Pelterie, Nieuport ; biplans Wright, Maurice Farman, Bréguet). L'ouvrage est illustré de 28 planches contenant des schémas, des photographies, des graphiques et des diagrammes en rapport avec ces recherches. Intéressant exemplaire, annoté par un scientifique nommé René Arnout, auteur d'une communication publiée en 1910 dans les Comptes-rendus des séances de l'Académie des sciences ("L'équilibre longitudinal et la courbure des surfaces portantes des aéroplanes" ; voir la note autographe p. 20 du présent volume). * L'auteur présente les résultats des expériences effectuées au Champ-de-Mars, près de la Tour Eiffel : 1. Installation du laboratoire et méthodes employées (mesure des vitesses, balance aérodynamique, centres de poussée, pressions à la surface d'une plaque, etc.). - 2. Résultats généraux (plaques carrées, rectangulaires et courbes, surfaces parallèles, corps ronds, répartition des pressions). - 3. Ailes d'aéroplanes (monoplans Esnault-Pelterie, Nieuport ; biplans Wright, Maurice Farman, Bréguet). L'ouvrage est illustré de 28 planches contenant des schémas, des photographies, des graphiques et des diagrammes en rapport avec ces recherches. Intéressant exemplaire, annoté par un scientifique nommé René Arnout, auteur d'une communication publiée en 1910 dans les Comptes-rendus des séances de l'Académie des sciences ("L'équilibre longitudinal et la courbure des surfaces portantes des aéroplanes" ; voir la note autographe p. 20 du présent volume). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
London 1889 | 28.70 x 38.40 cm | une photographie encollée sur carton
Rare portrait photographique de Gustave Eiffel, tirage au charbon d'époque encollé sur un carton du studio photographique Walery. Discrètes restaurations. Envoi autographe signé de Gustave Eiffel en bas à droite du carton : "Au Camarade Richard Souvenir du banquet du 22 Nbre 89 G. Eiffel" Ce portrait saisissant du magicien du fer fut réalisé l'année de l'inauguration de sa tour éponyme. Erigée à l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris, elle était la plus haute structure bâtie du monde à l'époque, dominant le paysage parisien de ses 300 mètres de haut. On doit également à Eiffel la conception de la structure de la Statue de la Liberté. Un autre tirage de ce portrait est conservé à la National Portrait Gallery de Londres. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Comptoir géologique de Paris | Paris 1894 | 18 x 27 cm | broché
Edition originale. Ouvrage orné de 5 planches. Dos défraîchi comportant des manques, petits manques angulaires sur les plats, agréable état intérieur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Alphonse Lemerre | Paris 1881 | 12 x 18.50 cm | relié
Edition originale, un des 50 exemplaires sur vergé de Hollande, seuls grands papiers avec 10 Chine. Reliure en plein chagrin bordeaux, dos à cinq nerfs orné de fleurons dorés, double filet doré en encadrement des plats, fleurons dorés en écoinçons, contreplats et gardes de papier peigné, filet doré sur les coupes, roulette dorée sur les coiffes, tête dorée sur brochure, étui bordé de chagrin bordeaux, reliure de l'époque, probablement de l'éditeur. Très rare et bel exemplaire parfaitement établi en reliure du temps. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard , Bibliothèque de La Pléiade | Paris 1980 | 12 x 18.50 cm | reliure de l'éditeur sous étui souple
Edition de la bibliothèque de La Pléiade imprimée sur papier Bible. Reliure éditeur en plein mouton grainé vert, tête bleue, dos lisses ornés de filets dorés. Bel exemplaire complet de son rhodoïd, de sa jaquette et de son étui. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Auteur : Gustave Flaubert Titre : Hérodias et Salammbô Édition : Les Éditions d'Art Devambez, Paris, 1928 (Hérodias) et 1926 (Salammbô) Tirage : Tirage strictement limité. Hérodias : exemplaire n 77, l'un des 125 sur vélin d'Arches contenant l'état définitif. Salammbô : exemplaire n 82, l'un des 135 sur vélin d'Arches. Gravures : William Walcot, 33 eaux-fortes originales (11 pour Hérodias, 22 pour Salammbô), en noir et blanc. Reliure : Plein maroquin rouge-orangé, plats ornés d'un riche encadrement composé de multiples filets dorés, dos à 4 nerfs orné de caissons à fins filets dorés, auteur et titres dorés. Couvertures et dos conservés. Dimensions : 27 x 32,3 cm État : Début des mors fendu, rousseurs. Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : Hérodias : 55 pages ; Salammbô : 233 pages
Seuil | Paris 1973 | 14.50 x 21.50 cm | broché
Première édition séparée, un des 50 exemplaires numérotés sur vélin pur fil du Marais, seuls grands papiers. Une pliure en pied du dos, sinon agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Charpentier & Cie | Paris 1874 | 15 x 23 cm | relié
Edition originale comportant bien toutes les caractéristiques typographiques de premier tirage : la faute "capitaine" à la place de "capitale", page 152, et "éphémérides" pour "éphémères" à la page 295. Reliure en demi chagrin vert à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs et orné de triples caissons à froid, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliure de l'époque. Quelques petites rousseurs sans gravité. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Charpentier & Cie | Paris 1874 | 14.50 x 22.50 cm | relié
Edition originale. On note lesdeux fautes suivantes qui qualifient l'originale: capitaine au lieu de capitale (page 152) et éphémérides au lieu de éphémère (page 295). Reliure en demi chagrin marine d'époque. Dos à nerfs orné de 4 fleurons. Titre doré dans un encadrement. Légères traces de frottement. On remarquera que de nombreuses pages ont été victimes d'une légère décharge de l'encre des feuilles en regard et qu'on y voit en filigrane une autre impression. Papier d'une superbe fraîcheur, d'un blanc immaculé avec quelques rares et très pâles rousseurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Michel Lévy frères | Paris 1870 | 14.50 x 22.50 cm | 2 volumes reliés
Edition originale en premier état et sans mention. Reliures en demi chagrin brun d'époque, dos à cinq nerfs orné de caissons à froid, filets gras entre les nerfs. Auteur, titre et tomaison dorés. Traces de frottement. Rousseurs. Rare exemplaire sans mention et établi dans une bonne reliure de l'époque du grand oeuvre de Flaubert, qu'il murit puis écrivit pendant de longues années. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. l. (Paris) s. d. [5 ou 12 janvier 1860] | 13.60 x 21 cm | deux pages sur un feuillet remplié
Lettre autographe signée de Gustave Flaubert adressée à l'archéologue Charles-Ernest Beulé. Deux pages rédigées à l'encre noire sur un feuillet remplié. Le destinataire de cette lettre a apposé neuf lignes manuscrites, brouillon de sa future réponse, à la suite de la lettre de Flaubert. Cette lettre a été retranscrite et reproduite sur le site internet du Centre Flaubert de l'Université de Rouen. Le transcripteur de cette missive précise: «Les lignes écrites sous la signature sont-elles de Beulé ou de Flaubert-lui-même ? L'écriture ressemble à la sienne. Stéphanie Dord-Crouslé suggère que Flaubert a pu aller voir Beulé et écrire sous sa dictée ces éléments qui répondent aux questions posées.» Cette hypothèse nous semble peu probable dans la mesure où l'on connaît la réponse de Charles-Ernest Beulé à ce courrierelle-même numérisée par le Centre Flaubert et datée du 10 février 1860. Cette réponse ne nous paraît pas induire une visite de Flaubert chez Beulé. Il nous semble plus vraisemblable que Beulé ait inscrit sous la lettre de Flaubert un brouillon de sa future réponse du 10 février 1860 qui ne sera qu'une reformulation élégante de ses notes. Beau et important témoignage des recherches colossales qu'entreprit Flaubert pour la rédaction deSalammbô. «Commencé en 1857, le roman paraît en 1862, période où l'Antiquité revient à la mode et où Carthage est « au goût du jour » grâce aux fouilles récentes de Charles-Etienne Beulé à Byrsa (1859) et dans les ports puniques.» (Vanessa Padioleau, «Flaubert et Carthage : Salammbô, roman polymorphe» in Revue Flaubert, n° 9, 2009) C'est donc à l'un des spécialistes de la question que Flaubert adresse ses questions, commentant sa récente lecture d'Ammien Marcel: «J'ai appris, dans ce même Ammien, que les Carthaginois ont pris Thèbes, en Egypte [...] Qu'est-ce que cela veut dire? Ce passage est, je crois, peu connu?» La tâche de Flaubert n'est pas mince: on ne connaît à l'époque rien ou presque sur la période de la Révolte des Mercenaires qui s'étendit sur deux années, de 240 à 238 av. J.-C. Il entame alors un travail de fourmi, appuyant ses recherches sur les textes des grands historiens de l'Antiquité qu'il lit en latin dans le texte. La lettre que nous proposons en montre d'ailleurs sa grande maîtrise : « J'ai appris, dans ce même Ammien que les Carthaginois ont pris Thèbes, en Egypte, livr[e] xvii, ch. iv. "Hanc inter exordia pandentis se late Carthaginis, improviso excursu duces oppressere Poenorum" [« À l'époque où Carthage commençait sa large expansion, les généraux des Phéniciens vainquirent celle-ci par une attaque à l'improviste »]. » Malgré ces recherches des plus approfondies, la porte de Carthage ne connaîtra qu'une très brève description dans la version finale deSalammbô. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris 9 mai 1877 | 13.50 x 20.50 cm | 2 pages sur un feuillet remplié
Lettre autographe signée de Gustave Flaubert adressée à Léon Cladel. Enveloppe jointe. Quelques soulignements et corrections manuscrites de l'auteur. Minuscules taches d'eau. Trois petites restaurations à l'aide d'adhésif sur la seconde page ainsi que deux traces de pliures inhérentes à la mise sous pli du courrier. Amusante lettre dans laquelle Gustave Flaubert, dont la renommée littéraire n'est plus à faire, apporte son soutien à son ami Léon Cladel qui peine à faire publier l'un de ses ouvrages. Le « maître » - c'est ainsi que Léon Cladel nomme son confrère - démarre cette lettre avec enthousiasme: « J'ai commencé votre bouquin hier à 11 heures il était lu, ce matin à 9 ! ». Le « bouquin » dont il est ici question est L'Homme de la Croix-aux-Bufs que Flaubert avait accepté de relire pour son ami le 30 avril; il en avait d'ailleurs réclamé le manuscrit déposé chez l'éditeur Georges Charpentier à ce dernier: « Cladel m'a écrit pr me dire qu'il désirait que je lusse (pardon du subjonctif) le roman en feuilles qui est chez vous. Donc envoyez-le-moi, ou apportez-le-moi. » (Lettre du 3 mai 1877). Léon Cladel, très proche de Gustave Flaubert, semble lui avoir fait part des craintes de l'éditeur édouard Dentu quant à la publication de son ouvrage: « Et d'abord il faut que Dentu soit fou, pr avoir peur de l'im le publier. » En familier aguerri de l'impitoyable monde de l'édition, Flaubert se place en professionnel et déclare : « Rien n'y est répréhensible soit comme politique, soit comme morale. Ce qu'il vous a dit est un prétexte ? » Cette question de la répréhension morale n'est pas sans faire écho au célèbre procès intenté à l'auteur de Madame Bovary. Tel un critique littéraire dithyrambique, Flaubert complimente son confrère : « Je trouve votre livre, un vrai livre. C'est très bien fait, très soigné, très mâle. & je m'y connais mon bon. » Lecteur scrupuleux, il se permet néanmoins quelques remarques sur le manuscrit de Cladel (« J'ai deux ou trois petites critiques à vous faire (des niaiseries) - ou plutôt des avis à vous soumettre.») avant de se raviser : «Qqfois, il y a des prétentions à l'archaïsme et à la naïveté. C'est l'excès du bien. » L'attitude de Flaubert est ici quasi paternelle et en tout cas bienveillante: conscient des capacités de son ami il souhaite l'encourager et voir la publication de son ouvrage aboutir : « Mais encore une fois, soyez content & dormez sur vos deux oreilles - ou plutôt ne dormez pas - et faites souvent des uvres pareilles.» L'écrivain bienveillant évoque également dans cette missive un autre éditeur, Georges Charpentier : « Quant à Charpentier (auquel je remettrai vos feuilles vendredi - jour où je dîne chez lui) je vais lui chauffer le coco violemment, & en toute conscience, sans exagération & sans menterie. » Charpentier qui édite Flaubert depuis 1874 est devenu un proche ami de l'écrivain avec lequel il entretient une riche correspondance. En ce mois de mai 1877, il vient juste de publier Trois contes qui fut pour Cladel l'occasion d'une émouvante célébration de son maître ès Lettres : « Où diable avez-vous pris ce rutilant pinceau dont vous brossez vos toiles, les petites comme les grandes, et cette sobriété que certains latins vous envieraient ? Être à la fois Chateaubriand et Stendhal, et de plus Flaubert ». Cette admiration est réciproque et Flaubert éprouve pour ce «véritable artiste» une estime non feinte : «La fin est simplement sublime! - & du plus gd effet.» Il réitèrera, quelques semaines plus tard ses compliments : «C'est travaillé, ciselé, creusé. L'observation, chez vous, n'enlève rien à la poésie ; au contraire, elle la fait ressortir.» En effet, Cladel s'affirmera comme le véritable héritier du style flaubertien, bien plus que Zola qui lui reprochera justement de «travaille[r] sa prose avec acharnement » et de « s'efforce[r] de rendre parfaite chaque phrase qu'il écrit». C'est finalement Edouard Dentu qui publiera le manuscrit de L'Homme de la Croix-au
Le palimugre | Sceaux 1948 | 16.50 x 20 cm | broché
Edition originale, un des 45 exemplaires numérotés sur vélin blanc, tirage de tête. Bel exemplaire à toutes marges. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Michel Lévy frères | Paris 1857 | 11.50 x 18.50 cm | relié
Édition originale, un des rarissimes exemplaires sur vélin fort (Clouzot en dénombre 75). Reliure en demi chagrin bleu marine, dos à quatre nerfs sertis de guirlandes dorées partiellement estompées et orné de filets et de fleurons dorés, frise dorée en queue, plats de cartonnage bleu nuit, gardes et contreplats de papier caillouté, reliure de l'époque. Quelques rousseurs. Contrairement aux exemplaires sur papier courant imprimés en deux volumes, les exemplaires en grand papier sont présentés en un seul volume, sans page de titre ni de faux-titre pour la seconde partie, la signature des cahiers étant continue. Ils comportent égalementtoutes les caractéristiques de première émission dont la faute à «Sénart» au feuillet de dédicace Très rare exemplaire en grand papier et strictement relié à l'époque. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Michel Lévy frères | Paris 1857 | 12 x 18.50 cm | 2 volumes reliés
Edition originale comportant toutes les caractéristiques de première émission dont la faute à "Sénart" au feuillet de dédicace. Reliures en demi maroquin prune à coins, dos à cinq nerfs ornés de triples caissons à froid enrichis d'un motif floral doré en leurs centres, dates dorées en queues, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées, tête dorées, ex-libris encollés aux versos des premiers plats de reliure, élégantes reliures signées de Georges Huser. Ouvrage bien complet du catalogue de l'éditeur à la fin du premier volume. Très bel et désirable exemplaire, relié avec ses rares couvertures, parfaitement établi par Georges Huser. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -