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‎Victor HUGO‎

Reference : 76750

(1882)

‎Torquemada‎

‎Calmann Lévy | Paris 1882 | 15 x 25 cm | relié‎


‎Edition originale, un des 10 exemplaires numérotés sur Japon, tirage de tête. Contrairement à ce qu'indiquent les bibliographes (Clouzot, Carteret et Vicaire), le tirage sur ce papier ne semble pas être de 15 exemplaires mais bien de 10 comme mentionné sur la page de justification. Ce papier était d'ailleurs, à sa sortie, avec 40 francs, le plus onéreux, le Chine ne valant que 20 francs et le Hollande 15. Reliure en demi maroquin marron chocolat, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier peigné, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures conservées, tête dorée, reliure signée P. Goy & C. Vilaine. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR3,000.00

‎Victor Hugo‎

Reference : 045

(1882)

‎Torquemada Drame, Hommage de l'auteur‎

‎Torquemada Drame de Victor Hugo chez Calmann Lévy éditeur en 1882. Édition originale, Hommage de l'auteur « A M. Albert Delpit Victor Hugo » (provenance Bibliothèque Daliphard). Le livre mesure 16x24 cm et pèse 0,700 kg (c) pour 203 pages. Broché. Le livre est en bon état, rousseurs claires, dos cassé, à relier.‎


‎Torquemada, est un drame en quatre actes et en vers de Victor Hugo, avec un prologue, écrit en 1869 et publié en 1882 mais jamais donné du vivant de l'auteur. L'histoire est inspirée de la figure historique du moine dominicain Tomás de Torquemada (1420-1498) dont le nom est associé à l'Inquisition espagnole. L'histoire : Le moine espagnol Torquemada, muré vivant dans un in pace par sentence ecclésiastique, est délivré par deux enfants qui s'aiment, don Sanche et doña Rosa. Après avoir obtenu à Rome l'absolution du pape, Torquemada revient en Espagne pour y fonder l'inquisition. Entretemps, le roi Ferdinand s'est épris de Rosa, et pour la séparer de don Sanche, il envoie les deux jeunes gens au couvent. Mais son premier ministre, le comte de Fuentel, les délivre et les confie à Torquemada. Celui-ci reconnaît en eux ses deux sauveurs ; mais il apprend qu'ils ne l'ont délivrés qu'au prix d'un sacrilège : en s'aidant d'une vieille croix en fer pour soulever la pierre de sa prison. Il les livre au bûcher de l'Inquisition afin de sauver leurs âmes. La symbolique : Hugo a crayonné, dans le personnage de Torquemada, une figure étrange et puissante de fanatisme qui veut imposer sa religion par la terreur ; il lui oppose, dans une scène épisodique, la figure de Saint François de Paule, l'apôtre de la religion par l'amour.‎

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EUR1,400.00

‎Victor HUGO‎

Reference : 49333

(1888)

‎Toute la lyre‎

‎Jules Hetzel & Cie Maison Quantin | Paris 1888-1893 | 14 x 23 cm | 3 volumes reliés‎


‎Edition originale. Reliures en demi chagrin rouge, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs orné de fleurons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, un coin émoussé, petites traces de frottements sur les tranches inférieures, reliures de l'époque. Quelques petites rousseurs sans gravité. Provenance : de la bibliothèque de Jules Félix Louis Gastinger avec ses ex-libris encollés sur les contreplats. Bel exemplaire agréablement établi dans une reliure uniforme de l'époque. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR750.00

‎Victor HUGO‎

Reference : 89316

(1864)

‎William Shakespeare‎

‎A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie | Paris 1864 | 14 x 22.8 cm | Relié‎


‎Édition originale. Quelques petites rousseurs. Reliure en demi basane aubergine, dos lisse orné de filets dorés et à froid, frises dorées en tête et en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque. Notre exemplaire est enrichi d'un portrait photographique de Victor Hugo (Souvenir du 16 septembre 1862) qu'il a contresigné à l'encre, en guise de frontispice ; ainsi que d'un envoi autographe signé de Victor Hugo ajouté sur un feuillet de papier bleu : "A mon vaillant et cher compagnon d'épreuve C. Berru", Camille Berru (1817-1878), journaliste français, fut rédacteur à l'Indépendance belge, quotidien de Bruxelles dirigé depuis 1856 par le marseillais Léon Bérardi (1817-1897), qui en fit ensuite son secrétaire particulier. Il était très lié à la famille Hugo, non seulement à Victor, mais également à son fils Charles et à Adèle Foucher. Pendant ses séjours à Bruxelles, c'est chez Berru que l'exilé de Guernesey descendait régulièrement, avec sa femme, qui y mourut d'ailleurs d'une congestion cérébrale le 27 août 1868. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR4,500.00

‎Victor HUGO‎

Reference : 87829

(1840)

‎"Écrit sur le tombeau d'un petit enfant au bord de la mer" Poème autographe signé des Rayons et des Ombres‎

‎s.d. (21 janvier 1840) | 21.20 x 26.70 cm | un feuillet sous cadre‎


‎Poème autographe signé «V. H.» de Victor Hugo, quatre quatrains à lencre noire sur une page dun feuillet présenté sous encadrement en baguette dacajou. Cachet à froid de la ville de Bath dans la partie inférieure gauche. Plis horizontaux et verticaux, petites rousseurs le long des plis, quelques taches pâles en marge inférieure droite, sans atteinte au texte. Quelques petites traces sombres en marge inférieure droite, lune affectant une seule lettre du mot «retombe». Manuscrit original et version antérieure au texte final de lémouvant poème autographe de Victor Hugo, publié sous le titre «Écrit sur le tombeau dun petit enfant au bord de la mer» dans son recueil Les Rayons et les ombres (Paris, Delloye, 1840). * Hugo composa ce magnifique éloge funèbre à la mémoire du jeune neveu de son grand ami Auguste Vacquerie, décédé à lâge de quatre ans et dix mois. Le poète avait promis un poème en épitaphe et adressa personnellement le présent manuscrit à Vacquerie: «Prenez donc ces vers, si vous en voulez toujours pour la tombe de ce cher petit» (Lettre à Vacquerie, 21janvier 1840). Comme la justement remarqué Joseph Petrus Christiaan de Boer, «Il ny a aucune douleur que le poète ait su mieux comprendre et plus délicatement exprimer que limmense tristesse qui remplit le cur des parents à la mort dun de leurs enfants» (Victor Hugo et lenfant, 1933, p. 48-49). Ce poème inaugure un sublime et macabre ensemble duvres composées à loccasion des drames familiaux qui touchèrent les familles dHugo et de son ami Auguste Vacquerie. Le plus célèbre dentre eux sera «Demain dès laube...» écrit après la noyade de sa fille adorée Léopoldine aux côtés de Charles, frère dAuguste Vacquerie, le 4 septembre 1843, peu de temps après leur mariage. Hugo compose ces vers pour Charles-Émile Lefèvre, jeune enfant de la sur de Vacquerie, qui séteint inopinément le 6 novembre 1839. Le 21 janvier 1840, Hugo envoie à Vacquerie le présent manuscrit, où figure une variation par rapport à la version définitive parue le 16 mai de la même année chez Delloye: «Vieux lierre, frais gazon, herbe, roseaux, corolles ; Eglise où l'esprit voit le Dieu qu'il rêve ailleurs ; mouches qui murmurez d'ineffables paroles A l'oreille du pâtre assoupi dans les fleurs ; Vents, flots, hymne orageux, chur sans fin, voix sans nombre ; Bois qui faites songer le passant sérieux ; fruits qui tombez de l'arbre impénétrable et sombre ; Étoiles qui tombez du ciel mystérieux ; oiseaux aux cris joyeux, vague aux rumeurs[plaintes dans le poème publié]profondes ; froid lézard des vieux murs dans les pierres tapi ; plaines qui répandez vos souffles sur les ondes ; Mer où la perle éclot, terre où germe l'épi ; Nature d'où tout sort, nature où tout retombe, feuilles, nids, doux rameaux que l'air n'ose effleurer, Ne faites pas de bruit autour de cette tombe ; Laissez l'enfant dormir et la mère pleurer.» Le poète avait accompagné le manuscrit dune touchante lettre: «Voici enfin, mon poëte, ce que je vous ai fait stupidement attendre si longtemps. [...] Prenez donc ces vers, si vous en voulez toujours pour la tombe de ce cher petit [...] Du reste je ne me crois pas quitte pour si peu envers cet ange. Jai commencé pour lui quelque chose de plus long que je déposerai un de ces jours aux pieds de la pauvre mère» (uvres complètes de Victor Hugo, Correspondance I, Albin Michel, 1947, vol. 41, p. 141). On ne sait quelle autre uvre sera adressée à Marie Arsène Lefèvre, la «pauvre mère», qui perdra en moins de quatre ans son mari et ses deux fils. Hugo composera également deux poèmes en souvenir de Paul-Léon Lefèvre, le frère jumeau de Charles-Émile, qui le suivra dans la tombe trois ans plus tard à lâge de sept ans (Contemplations, Liv. III, XIV et XV). Limmense douleur qui affecta Hugo et Vacquerie, accablés de deuils, ne fera que rapprocher leurs «curs liés au morne piédestal» (Contemplations, Liv. V, I, «À Aug. V.»). Collaborant dès l‎

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‎Victor HUGO - Adèle HUGO‎

Reference : 70986

(1856)

‎"Mon exil est comme voisin de son tombeau, et je vois distinctement sa grande âme hors de ce monde" Lettre autographe signée à la veuve du sculpteur David d'Angers‎

‎Hauteville House 11 et 13 mai 1856 | 14 x 21.50 cm | une feuille‎


‎Lettre autographe signée de Victor Hugo datée du 13 mai 1856 à la suited'une lettre inédite de Madame Victor Hugo à Madame David d'Angersdatée du 11 mai. 4 pages sur un feuillet remplié à filigrane "Barbet Smith Street Guernesey". Publiée dans Correspondance de Victor Hugo, Paris, année 1856, p. 246 Dans cette lettreimprégnée des apparitions et spectres qui hantent lesContemplationsrécemment publiées, Victor Hugo s'adresse à la veuve de son grand ami le sculpteur David d'Angers, fervent républicain et artiste particulièrement admiré des romantiques. En pleine crise mystique, Hugo parle à l'ombre du sculpteur à qui il dédia de sublimes poèmes dansLes feuilles d'automneainsi queLes rayons et les ombres et réclame auprès de sa veuve son portrait favori, un buste en marbre jadis sculpté par David d'Angers. Après l'expulsion des proscrits de l'île de Jersey,VictorHugo fait l'achat d'Hauteville House grâce au succès desContemplationset apprend avec tristesse la disparition d'un ami cher.Il écrit à la veuve du sculpteur sur le même feuillet que sa femme Adèle, également liée avec la famille de David d'Angers, créateur d'un médaillon à son effigie : «Vous êtes la veuve de notregrand David d'Angers, et vous êtes sa digne veuve comme vous avez été sa digne femme». Le sculpteur de renom s'était déjà lié au premier salon romantique de Nodier à l'Arsenal et fréquentait presque quotidiennement Hugo à la fin des années 1820 dans l'ambiance bonapartiste et bon enfant de la rue Notre-Dame des Champs, en compagnie des frères Devéria, Sainte-Beuve, Balzac, Nanteuil et Delacroix. En 1828, l'écrivain avait posé avec bonheur dans l'atelier de David d'Angers rue de Fleurus, pour un médaillon puis un buste qui avaient été suivis de deux sublimes poèmes célébrant le talent du sculpteur dansLes Feuilles d'Automne etLes rayons et les ombres.De tous ses portraits pourtant nombreux, il chérissait plus que tout autre son buste de marbre signé David d'Angers et n'hésite pas à le réclamer à sa veuve : «Avant peu, peut-être, madame, ma famille vous demandera de lui rendre ce buste qui est ma figure, ce qui est peu de chose, mais qui est un chef-d'uvre de David, ce qui est tout. C'est lui encore plus que moi, et c'est pour cela que nous voulons l'avoir parmi nous». De ces séances de pose avec le sculpteur naquirent de fructueuses conversations esthétiques et politiques où s'était affirmée leur aversion commune pour la peine de mort. Ils assistèrent au ferrement des galériens qui rejoignaient Toulon depuis Paris, décrit par Hugo dans deux chapitres duDernier jour d'un condamné. Victime de l'exil comme Hugo, David d'Angers était rentré à Paris avant de rejoindre le monde des morts: «Mon exil est comme voisin de son tombeau, et je vois distinctement sa grande âme hors de ce monde, comme je vois sa grande vie dans l'histoire sévère de notre temps». La «grande vie» de David d'Angers fut consacrée à façonner les effigies des hommes illustres, par un subtil équilibre de ressemblance et d'idéalisation. Le sculpteur prend finalement place dans le panthéon personnel de Victor Hugo, lui qui avait orné le fronton du véritable Panthéon des grands hommes où repose aujourd'hui l'écrivain: «David est aujourd'hui une figure de mémoire, une renommée de marbre, un habitant du piédestal après en avoir été l'ouvrier. Aujourd'hui, la mort a sacré l'homme et le statuaire est statue. L'ombre qu'il jette sur vous, madame, donne à votre vie la forme de la gloire». C'était en effet à l'ombre des grands hommes qu'Hugo vécut son exil à Jersey, loin du tumulte de la capitale et dans le silence ponctué par les embruns frappant les carreaux. Hugo s'était plongé dans l'occulte et parlait aux disparus :«David est une des ombres auxquelles je parle le plus souvent, ombre moi-même», déclare-t-il, rappelant le poème final desContemplations, «Ce que dit la bouche d'ombre», dicté au poète grâce au procédé spirite des «tables tournantes». Alors au sommet de‎

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EUR7,500.00

‎(Victor HUGO) - [Adèle HUGO]‎

Reference : 92149

(1863)

‎Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie‎

‎Lib. internationale A. Lacroix & Verboeckhoven & Cie | Paris & Leipzig & Bruxelles 1863 | 14 x 21.50 cm | 2 volumes reliés‎


‎Edition originale. Reliures en demi chagrin marron, dos à quatre nerfs sertis de filets à froid, fleurons dorés en têtes et en queues, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollés en têtes des contreplats, tranches mouchetées, reliures de l'époque. Quelques petites rousseurs sans gravité, coupures de presse jointes ayant laissé des ombres sur les premières gardes du premier volume. En tête du premier volume, envoi autographe signé de Jules Claye, l'imprimeur de cet ouvrage, à Ferdinand Taillefer : "... souvenir typographique à mon ancien et excellent collaborateur..." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR350.00

‎Victor HUGO - COLLECTIF‎

Reference : 27903

(1876)

‎La République des Lettres. Deuxième Série. Volume II. Cinquième Livraison. 29 octobre 1876‎

‎Richard Lesclide | Paris 29 octobre 1876 | 17 x 25 cm | broché‎


‎Edition originale. Sous couverture papier bleu, imprimée en rouge et noir. Contributions de : Victor Hugo : "Une réponse", Théodore de Banville : "Le Rendez-Vous", Armand Silvestre : "Intermède païen", Emile Zola : "L'Assommoir "(Deuxième partie, IV-suite), Léon Valade : "Le premier baiser", Alex Pothey : "Nostalgie", Catulle Mendès : "Siméon Charlerie (suite et fin)", Jean Prouvaire : "La semaine parisienne". - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR100.00

‎Victor HUGO - COLLECTIF‎

Reference : 32715

(1939)

‎Le Château du diable in La nouvelle revue française N°306 de la vingt-septième année‎

‎Nrf | Paris 1er mars 1939 | 14 x 23 cm | broché‎


‎Edition originale et pré originale pour le château du diable de Victor Hugo. Nombreuses contributions, dont celles de P.Claudel (le pape Pie XI), J.Benda (Songe d'Eleuthère I), J.Guéhenno (journal de vacances), F-P.Alibert (O fraternel amants), Kierkegaard (le penseur subjectif), J.Giraudoux (choix des élues, fin), V.Hugo (le chateau du diable). Quelques rousseurs sur la couverture sinon bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR60.00

‎Victor HUGO - (envoi à Alphonse DAUDET)‎

Reference : 46925

(1879)

‎La pitié suprême - Exemplaire d'Alphonse Daudet‎

‎Michel Lévy | Paris 1879 | 15.50 x 23.50 cm | relié‎


‎Edition originale. Reliure en demi chagrin vieux rouge comportant quelques discrètes restaurations, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier à la cuve, contreplats et gardes doublés de papier peigné, couvertures conservées, tête rouge, reliure de l'époque. Très précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Alphonse Daudet. Tampon de la bibliothèque de Madame Daudet sur la première garde. Victor Hugo représente pour Alphonse Daudet, comme pour les autres écrivains de sa génération, le maître incontesté du Panthéon des arts. Sa figure tutélaire parsème les uvres de Daudet, fréquemment convoquée aux côtés de celles de Rousseau, Byron, Sand et Delacroix. Si durant l'enfance et la jeunesse de Daudet, Hugo, géant exilé sur son île de Guernesey, demeure un idéal inaccessible, « presque en dehors de l'humanité », son retour en France lui permet de le rencontrer enfin. Aux alentours de 1875, peu après la parution de ses premiers ouvrages, Alphonse et Julia Daudet sont ainsi accueillis chez Hugo qui vit désormais avec Juliette Drouet. Ils deviendront dès lors des intimes de la maison jusqu'à la mort du poète. Victor Hugo participe à l'éducation du jeune Léon Daudet, meilleur ami du petit-fils de Hugo, Georges et, plus tard, époux éphémère de Jeanne. Dans sesSouvenirs d'un cercle littéraire, Julia Daudet évoque leur amitié de dix années avec l'« idole de toute la France poétique » : « Je vois Victor Hugo au grand bout de sa table ; le maître vieilli, un peu isolé, un peu sourd, trône avec des silences de dieu, les absences d'un génie au bord de l'immortalité. Les cheveux tout blancs, la tête colorée, et cet il de vieux lion qui se développe de côté avec des férocités de puissance ; il écoute mon mari et Catulle Mendès entre qui la discussion est très animée à propos de la jeunesse et de la célébrité des hommes connus et de leur séduction auprès des femmes. [...] Pendant le débat on est passé au salon, Victor Hugo songe au coin du feu, et célèbre, universel et demi-dieu, regrette peut-être sa jeunesse, tandis que Mme Drouet sommeille doucement. » L'amitié entre le dernier grand écrivain romantique et l'un des maîtres de l'école naturaliste naissante témoigne de l'acuité de Victor Hugo qui, au faîte de sa gloire, conserve une attention particulière et bienveillante pour la littérature moderne pourtant éloignée du lyrisme hugolien. Cette dédicace de Hugo à Daudet sur une uvre qualifiée, avecLe PapeetReligions et Religion, de « testament philosophique» par Henri Guillemin, résonne symboliquement comme le legs à un fervent disciple de la responsabilité politique et morale de l'écrivain. Provenance: Alphonse Daudet, vente Sicklès (1990, IV, n°1200) puis vente Philippe Zoummeroff (2 Avril 2001). Extrait deSouvenirs d'un cercle littéraire par Julia Daudet : " Comment oublier cette première visite chez lui, rue de Clichy, dans le modeste appartement tellement disproportionné à sa gloire, à l'idée qu'on se faisait de cette gloire qui eût comblé des palais: Il se lève du siège qu'il occupait au coin du feu, en face de Mme Drouet, sa vieille amie, (...) je suis étonnée de sa petite taille, mais bientôt, quand il va m'accueillir et me parler, je le trouverais très grand, très intimidant. Et cette timidité que je ressentis alors, je l'éprouverai toujours en face d Victor Hugo, résultat de cette grande admiration, de ce respect, comme d'un dieu absent, que mes parents m'avaient inculqué pour le poète de génie. Je ne vaincrai jamais ce tremblement de la voix chaque fois que je répondrai à ses paroles obligeantes, et je m'étonnerai pendant près de dis ans d'entendre des femmes, admises auprès de lui, l'entretenir de leur intérieur et de leurs futilités habituelles. Ce soir-là, quand il m'eut présentée, toute confuse, à Mme Drouet, elle me dit avec une charmante bonne grâce : Ici, c'est le coin des vieux et vous êtes trop jeune pour nous. Mais M. Victor Hugo va vous présenter à sa bru, Mme Lockroy; lui seul a qualité p‎

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EUR8,000.00

‎Victor HUGO - (envoi à Alphonse DAUDET)‎

Reference : 47658

(1880)

‎Religions et religion - Exemplaire d'Alphonse Daudet‎

‎Michel Lévy | Paris 1880 | 15.50 x 23.50 cm | relié‎


‎Edition originale. Reliure en demi chagrin vieux rouge comportant quelques discrètes restaurations, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier à la cuve, contreplats et gardes doublés de papier peigné, couvertures conservées, tête rouge, reliure de l'époque Très précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Alphonse Daudet. Tampon de la bibliothèque de Madame Daudet sur la première garde. Victor Hugo représente pour Alphonse Daudet, comme pour les autres écrivains de sa génération, le maître incontesté du Panthéon des arts. Sa figure tutélaire parsème les uvres de Daudet, fréquemment convoquée aux côtés de celles de Rousseau, Byron, Sand et Delacroix. Si durant l'enfance et la jeunesse de Daudet, Hugo, géant exilé sur son île de Guernesey, demeure un idéal inaccessible, « presque en dehors de l'humanité », son retour en France lui permet de le rencontrer enfin. Aux alentours de 1875, peu après la parution de ses premiers ouvrages, Alphonse et Julia Daudet sont ainsi accueillis chez Hugo qui vit désormais avec Juliette Drouet. Ils deviendront dès lors des intimes de la maison jusqu'à la mort du poète. Victor Hugo participe à l'éducation du jeune Léon Daudet, meilleur ami du petit-fils de Hugo, Georges et, plus tard, époux éphémère de Jeanne. Dans ses Souvenirs d'un cercle littéraire, Julia Daudet évoque leur amitié de dix années avec l'« idole de toute la France poétique » : « Je vois Victor Hugo au grand bout de sa table ; le maître vieilli, un peu isolé, un peu sourd, trône avec des silences de dieu, les absences d'un génie au bord de l'immortalité. Les cheveux tout blancs, la tête colorée, et cet il de vieux lion qui se développe de côté avec des férocités de puissance ; il écoute mon mari et Catulle Mendès entre qui la discussion est très animée à propos de la jeunesse et de la célébrité des hommes connus et de leur séduction auprès des femmes. [...] Pendant le débat on est passé au salon, Victor Hugo songe au coin du feu, et célèbre, universel et demi-dieu, regrette peut-être sa jeunesse, tandis que Mme Drouet sommeille doucement. » L'amitié entre le dernier grand écrivain romantique et l'un des maîtres de l'école naturaliste naissante témoigne de l'acuité de Victor Hugo qui, au faîte de sa gloire, conserve une attention particulière et bienveillante pour la littérature moderne pourtant éloignée du lyrisme hugolien. Cette dédicace de Hugo à Daudet sur une uvre qualifiée, avec Le Pape et La Pitié suprême, de « testament philosophique» par Henri Guillemin, résonne symboliquement comme le legs à un fervent disciple de la responsabilité politique et morale de l'écrivain. Provenance: Alphonse Daudet, vente Sicklès (1990, IV, n°1200) puis vente Philippe Zoummeroff (2 Avril 2001). Extrait deSouvenirs d'un cercle littéraire par Julia Daudet : " Comment oublier cette première visite chez lui, rue de Clichy, dans le modeste appartement tellement disproportionné à sa gloire, à l'idée qu'on se faisait de cette gloire qui eût comblé des palais: Il se lève du siège qu'il occupait au coin du feu, en face de Mme Drouet, sa vieille amie, (...) je suis étonnée de sa petite taille, mais bientôt, quand il va m'accueillir et me parler, je le trouverais très grand, très intimidant. Et cette timidité que je ressentis alors, je l'éprouverai toujours en face d Victor Hugo, résultat de cette grande admiration, de ce respect, comme d'un dieu absent, que mes parents m'avaient inculqué pour le poète de génie. Je ne vaincrai jamais ce tremblement de la voix chaque fois que je répondrai à ses paroles obligeantes, et je m'étonnerai pendant près de dis ans d'entendre des femmes, admises auprès de lui, l'entretenir de leur intérieur et de leurs futilités habituelles. Ce soir-là, quand il m'eut présentée, toute confuse, à Mme Drouet, elle me dit avec une charmante bonne grâce : Ici, c'est le coin des vieux et vous êtes trop jeune pour nous. Mais M. Victor Hugo va vous présenter à sa bru, Mme Lockroy; lui seul a qualité pour c‎

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‎Victor HUGO - (Léon RICHER)‎

Reference : 83318

(1871)

‎« Pour qu'enfin justice soit rendue à la femme» Lettre autographe signée adressée à Léon Richer‎

‎Mardi 7 novembre [1871] | 13.30 x 20.80 cm | 2 pages sur un feuillet double‎


‎Lettre autographe signée de Victor Hugo adressée à Léon Richer, deux pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet de papier à lettres bordé de noir. Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli. Une déchirure centrale sans manque à la jonction des deux feuillets. Cette lettre a été retranscrite dans les uvres complètes de Victor Hugo (Ollendorff, 1905). Le manuscrit est présenté dans une chemise en demi maroquin bleu, plats de papier coquille, étui bordé de maroquin bleu, ensemble signé A. T. Boichot. Superbe et importante lettre, profondément humaniste, syncrétique des combats de Victor Hugo contre la peine de mort et pour le progrès social et féminin adressée à Léon Richer, l'un des premiers hommes militants féministes, qualifié par Hubertine Auclert de « père du féminisme » puis considéré par Simone de Beauvoir comme son « véritable fondateur ». * « Mardi 7 novembre [1871] Monsieur, on m'a demandé d'urgence mon intervention pour les condamnés à mort. L'accomplissement de ce devoir a retardé ma réponse à votre excellente lettre. Vous avez raison de compter sur moi pour affirmer l'avenir de la femme. Dès 1849, dans l'Assemblée nationale, je faisais éclater de rire la majorité réactionnaire en déclarant que le droit de l'homme avait pour corollaires le droit de la femme et le droit de l'enfant. En 1853, à Jersey, dans l'exil, j'ai fait la même déclaration sur la tombe d'une proscrite, Louise Julien, mais cette fois on n'a pas ri, on a pleuré. Cet effort pour qu'enfin justice soit rendue à la femme, je l'ai renouvelé dans les Misérables, je l'ai renouvelé dans le Congrès de Lausanne, et je viens de le renouveler encore dans ma lettre au Rappel que vous voulez bien me citer. J'ajoute que tout mon théâtre tend à la dignification de la femme. Mon plaidoyer pour la femme est, vous le voyez, ancien et persévérant, et n'a pas eu de solution de continuité. L'équilibre entre le droit de l'homme et le droit de la femme est une des conditions de la stabilité sociale. Cet équilibre se fera. Vous avez donc bien fait de vous mettre sous la protection de ce mot suprême : l'Avenir. Je suis, Monsieur, avec ceux qui comme vous veulent le progrès, rien que le progrès, tout le progrès. Je vous serre la main. Victor Hugo » HUGO L'ABOLITIONNISTE Si cette lettre se concentre essentiellement sur la question de la défense des droits de femmes, c'est par la peine de mort qu'elle commence : « on m'a demandé d'urgence mon intervention pour les condamnés à mort. L'accomplissement de ce devoir a retardé ma réponse à votre excellente lettre. » En ce lendemain de la Commune, les pages d'octobre 1871 des Choses vues sont effectivement constellées de noms de personnalités auxquelles le « poète national » apporta son soutien, notamment à Gustave Maroteau, poète et fondateur du Père Duchesne, « condamné à mort pour fait de presse ! » (Choses vues, 3 octobre 1871), puis à « Louise Michel en prison à Versailles et en danger de condamnation à mort » (ibid., 5 octobre 1871). Les « interventions » éparses menées par Hugo au fil des mois aboutiront finalement à une éloquente tribune à la tête du Rappel du 1er novembre 1871 (« je viens de le renouveler encore dans ma lettre au Rappel que vous voulez bien me citer ») dans laquelle il appellera avec toute l'éloquence qui lui est propre et à grand renfort d'exemples historiques à l'amnistie des communards. Il s'agit de l'un de ses plus importants combats politiques. LE FÉMINISME EST UN HUMANISME Un des autres grands engagements d'Hugo concerne l'émancipation féminine et la lutte pour l'égalité entre les sexes : dans un Second Empire patriarcal, il fut l'une des rares voix masculines à s'insurger contre l'état d'infériorité où le Code civil plaçait les femmes. C'est d'ailleurs ce qu'il réaffirme dans la lettre que nous proposons et dans laquelle il dresse un véritable bilan de sa carrière littéraire et politique, s'érigeant d'emblée au rang de spécialiste : « Vous avez raison d‎

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‎Victor HUGO - Maurice BOUCHOR‎

Reference : 27920

(1877)

‎La République des Lettres. Revue littéraire et politique. Deuxième Série. Volume III. Dixième Livraison. 25 février 1877‎

‎Paris 25 février 1877 | 17 x 25 cm | broché‎


‎Edition originale. Sous couverture papier bleu, imprimée en rouge et noir. Contributions de : Victor Hugo : "La légende des siècles (fragments)", Maurice Bouchor : "Le Shakespearomane", Camille Pelletan : "Les Masques politiques : IV. L'évêque d'Orléans", Léon Dierx : "Le Talisman", Léon Cladel : "Le Tombeau des Lutteurs (suite)", Octave Fouque : "Musique : Le timbre d'argent", G.D., J.P., K.H., L.P., M.S. : "La Semaine". Exemplaire orné d'un dessin à la plume de Rodolphe Julian. Edition pré-originale de deux poèmes de la Légende des Siècles, dont une nouvelle série est alors sur le point de paraître chez Calmann-Lévy. Quelques infimes piqûres marginales, sinon agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR180.00

‎Victor HUGO - Stéphane MALLARMÉ - Charles CROS‎

Reference : 38302

(1873)

‎Le tombeau de Théophile Gautier‎

‎Alphonse Lemerre | Paris 1873 | 19.50 x 27 cm | relié‎


‎Edition originale, un des 10 exemplaires numérotés sur Whatman et paraphés par l'éditeur, tirage de tête. Reliure en demi maroquin chocolat à coins, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, fragiles couvertures parcheminées conservées (comportant de discrètes et habiles restaurations), tête dorée, reliure signée Goy & Vilaine. Contributions de Victor Hugo, Stéphane Mallarmé, Charles Cros, Frédéric Mistral, Paul Arène, Théodore de Banville, Léon Cladel, Jules Claretie, François Coppée, Léon Dierx, Anatole France, Albert Glatigny, José-Maria de Heredia, Arsène Houssaye, Jules Janin, Sébastien-Charles Leconte de Lisle, Catulle Mendès, Albert Mérat, Sully Prudhomme... Ouvrage illustré, en frontispice, d'un portrait de Théophile Gautier par Bracquemond. Dernière garde partiellement froissée. Très bel exemplaire, à toutes marges, parfaitement établi. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR1,500.00

‎Victor HUGO - Tony JOHANNOT‎

Reference : 77275

(1832)

‎Le roi s'amuse‎

‎Eugène Renduel | Paris 1832 | 14.50 x 23.50 cm | relié‎


‎Edition originale illustrée d'un frontispice de Tony Johannot gravé parAndrew, Leloir et Best et collé sur Chine. Reliure en plein maroquin bleu marine de Russie, dos à quatre nerfs sertis de guirlandes dorées, dos également orné de triples caissons dorés et décorés de motifs typographiques dorés, frises dorées en tête et en queue, date dorée en queue, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de triples filets dorés sur les plats agrémentés en écoinçons de motifs typographiques dorés, gardes et contreplats de soie moirée framboise, encadrement de septuples filets dorés sur les contreplats, gardes suivantes de papier caillouté, ex-libris encollé sur une garde, filets dorés sur les coupes, superbe reliure pastiche romantique signée Noulhac. Quelques rousseurs. Exemplaire magnifiquement établi en reliure romantique pastiche de Noulhac. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR1,200.00

‎Victor HUGO - Tony JOHANNOT‎

Reference : 88279

(1831)

‎Notre-Dame de Paris‎

‎Charles Gosselin | Paris 1831 | 13.60 x 21 cm | 2 volumes reliés‎


‎Edition originale tirée à 1100 exemplaires divisés en quatre éditions fictives dans la même année, pour donner l'illusion d'un succès commercial. Elles furent remises en vente avec un nouveau titre portant une mention d'édition et le nom de l'auteur, ainsi qu'une mention de tomaison sur les faux-titres (Cf Clouzot), la nôtre avec la mention "troisième édition". Trace d'ex-libris aux contreplats supérieurs. Habiles restaurations aux coiffes et mors, un minuscule manque en pied du mors inférieur du vol. I. Exemplaire sans rousseurs. Reliures en demi veau chocolat, dos lisses ornés de filets dorés et de fleurons romantiques aux motifs gothiques dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, toutes tranches marbrées, reliures strictement de l'époque. Pages de titres illustrées de deux vignettes de Tony Johannot gravées sur bois par Poiret, représentantEsmeralda donnant à boire à Quasimodo (vol. I), et L'Amende honorable (vol. II). Précieux exemplaire, en reliure de l'époque de grande qualité et sans rousseurs, ce qui se rencontre rarement.« Cette édition originale, en bel état, est la plus rare de toutes les uvres de l'auteur ; elle a eu un retentissement mondial, et c'est une des plus difficiles à se procurer de la période romantique » (Carteret). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR8,000.00

‎Victor HUNGER - G. POSTEL‎

Reference : 34475

(1889)

‎. - Un épisode de l'histoire de Tombelaine au temps de Henri IV. - Lettre de M. de Cussy à Edouard Lambert sur le Missorium de Saint-Exupère. - Le château des Forbannis à Corneville-sur-Risle (Eure). - Deux touristes à Strasbourg (Janvier 1792 - Septembre 1801). - Une voie gallo-romaine dans la vallée de l'Ubaye et passage d'Annibal dans les Alpes. - Un épisode de l'histoire de Montauban. - ‎

‎Administration de la Revue alsacienne pour le cinquième F. Giraud pour le sixième S. n. pour le quatrième Imp. Champon & Pailhé pour les trois premiers fascicules | Paris & Digne & Montauban 1889 & 1890 & 1900 & 1908 & 1910 | 16 x 25 cm | 8 fascicules reliés en 1 volume‎


‎Editions originales pour chacun des huit fascicules. Reliure en demi cartonnage bordeaux, dos lisse comportant des traces de frottements orné de filets à froid, plats de papier marbré. Envois des auteurs sur quatre des brochures au même dédicataire. Ont été reliés également en fin de volume deux autres petits textes : "Le port de Caen : son passé - le trafic actuel - les travaux projetés - ce qui en résultera" paru en 1905 et dont l'auteur nous reste inconnu; et enfin, "Les rois d'Yvetot" de Maurice rancès paru à Yvetot à l'imprimerie A. Bretteville en 1900. Rare réunion de ces textes traitant pour la plupart d'entre eux de l'histoire de la Normandie. Quelques petites rousseurs sans gravité. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR150.00

‎Victoria OCAMPO‎

Reference : 49936

(1946)

‎Testimonios [Témoignages]‎

‎Editorial Sudamericana | Buenos Aires 1946 | 14 x 20.50 cm | broché‎


‎Edition originale. Bel envoi autographe daté et signé en français de Victoria Ocampo à la cantatrice (Jane) Bathori qui fut la compagne de la tragédienne et femme de théâtre Andrée Tainsy : "... qui a travaillé pour la musique en Argentine avec tant de générosité et de chaleur..." Iconographie. Dos éclairci. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR750.00

‎Victoria OCAMPO - (envoi à Paul VALÉRY)‎

Reference : 60135

(1945)

‎Le vert paradis - Exemplaire de Paul Valéry‎

‎Lettres françaises | Buenos Aires 1945 | 11.50 x 18 cm | broché‎


‎Edition originale, sur papier courant, de la traduction française. Une petite déchirure et de légères piqûres marginales sur le second plat. Précieux envoi autographe daté et signé de Victoria Ocampo : "A Paul Valéry. Ce petit livre - témoignage de mon amour pour notre France - qui n'a rien à lui dire du point de vue littéraire. Avec admiration, amitié et un si vif désir de le revoir. Victoria Ocampo. Mar del Plata Février 1945." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR1,200.00

‎Victor LANGLOIS‎

Reference : 90679

(1859)

‎Numismatique de l'Arménie‎

‎Curt Rollin Durand | Paris Londres 1859 | 21.7 x 27.6 cm | Relié‎


‎Édition originale illustrée, en fin de volume, de 6 planches hors-texte de médailles par L. Dardel (Salmaslian, p. 162, ne mentionne pas les planches.) Reliure en demi toile marron, dos lisse, initiales dorées en queue, quelques frottements sur les mors, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, coins émoussés, quelques accrocs sur les coupes, tranches mouchetées, modeste reliure postérieure. C'est le premier travail d'ensemble sur la numismatique arménienne. De la collection "Bibliothèque historique arménienne", publiée par Edouard Dulaurier. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR500.00

‎Victor LARGEAU‎

Reference : 88715

(1875)

‎La Vengeance d'Ali, poëme arabe traduit par Victor Largeau‎

‎Sandoz et Fischbacher Jules-Guillaume Fick | Genève 1875 | 14.5 x 22.8 cm | Relié‎


‎Édition originale de cette traduction française du poème arabe, imprimée à Genève par Jules-Guillaume Fick et diffusée à Paris par la librairie Sandoz et Fischbacher, 1875. Le texte arabe avait été remis, au printemps 1844, au jeune Gustave Revilliod, alors en voyage en Algérie, par des Maures dont il s'était lié d'amitié ; Victor Largeau n'en assura la traduction et la publication, aux frais et sous le patronage de Revilliod, que trente ans plus tard. Reliure en demi-basane marron à coins, dos muet à cinq nerfs, plats de papier marbré à la cuve, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures salies conservées, reliure postérieure. Quelques petites rousseurs. * Gustave-Philippe Revilliod (1817-1890), futur fondateur du musée Ariana, était de ces riches Genevois que le XIXe siècle orientaliste envoya rêver en Algérie : ses voyages de 1844-1845 à Alger, où sa famille maternelle possédait déjà des attaches, lui laissèrent un attachement durable pour la culture arabe, que son intense activité éditoriale avec l'imprimeur genevois Fick lui permit de faire fructifier bien après coup. Victor Largeau (1842-1897), qui prêta sa plume à ce texte la même année où il tentait sa première traversée du Sahara par Ghadamès, illustre à sa manière ce même XIXe siècle des explorateurs lettrés : administrateur colonial au Sénégal puis au Congo après l'échec de ses expéditions sahariennes, il fut le père du général Victor-Emmanuel Largeau (1867-1916), l'un des artisans de la conquête et de l'organisation du Tchad, mort des suites de ses blessures devant Verdun en 1916. Présenté comme un poème arabe d'origine orale, recueilli directement auprès de « Maures » plutôt que puisé dans un corpus manuscrit classique, ce texte s'inscrit dans le mouvement, alors en plein essor, de collecte de la littérature orale algérienne (dont Hanoteau donnait dès 1867 le grand équivalent kabyle). Édition originale peu commune d'un texte arabe rare en traduction française, doublement portée par deux figures marquantes de l'orientalisme genevois et de l'aventure saharienne. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR450.00

‎Victor LENEPVEU‎

Reference : 80224

(1899)

‎[AFFAIRE DREYFUS] Musée des horreurs - Affiche originale lithographiée en couleurs - n°1 "Boule de Juif"‎

‎Imprimerie Lenepveu | Paris s. d. [1er octobre 1899] | 49.80 x 65.20 cm | une affiche‎


‎Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Joseph Reinach sous les traits d'un singe. Voici la description faite de ce premier poster annoncé dans la presse par le biais de L'Intransigeant: «Le numéro 1 de la série représente Boule-de-Juif sous les traits d'un hamadryas. La ressemblance entre le hideux Yousouf et l'hôte des grands cocotiers est si parfaite qu'il ne serait même point besoin de légende pour que la même exclamation vînt sur toutes les lèvres. Le seul reproche est peut-être que cette ressemblance n'est pas flatteuse pour l'hamadryas.» Pliures transversales, quelques déchirures marginales sans manque et un infime trou sous la queue du singe. L'affiche a été professionnellement renforcée au verso à l'aide de bandes de filmoplast et en marge basse à l'aide de discrètes bandes de papier. Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'uvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur. La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique. Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population. Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes: «Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série «Musée des Horreurs» est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série.» D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites. Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR1,200.00

‎Victor LENEPVEU‎

Reference : 80330

(1899)

‎[AFFAIRE DREYFUS] Musée des horreurs - Affiche originale lithographiée en couleurs - n°4 "Le Roi des Porcs"‎

‎Imprimerie Lenepveu | Paris s. d. [novembre 1899] | 49.80 x 65.20 cm | une affiche‎


‎Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Émile Zola sous les traits d'un cochon, assis sur un baquet contenant ses uvres romanesques et barbouillant de «caca international» la carte de France. Pliures transversales, quelques infimes déchirures, deux petits trous au-dessus de la tête de Zola, sans atteinte à l'image. La représentation d'Émile Zola en cochon ne date pas de Lenepveu, comme le souligne Guillaume Doizy dans son article consacré à la caricature porcine («Le porc dans la caricature politique (1870-1914): une polysémie contradictoire» in Sociétés & Représentations n°27, 2009): «Pour la fin du XIXè siècle, on pense également aux nombreuses caricatures dont Zola a été la victime et qui associent les excréments, symboles du naturalisme, au porc. Des dizaines d'images pourraient être évoquées. Dans les années 1880, Sapeck imagine le naturaliste nu, une feuille de vigne cachant son sexe (allusion à la pornographie supposée de ses écrits), chevauchant un porc en train de se nourrir de ses excréments, symbole appelé à une belle longévité pour stigmatiser la nouvelle école littéraire. Dans une caricature datée de 1898, Alfred Le Petit montre un Zola-cochon déféquant sur le drapeau tricolore. À peine un mois après la publication de son fameux «J'accuse», l'écrivain défenseur de la cause dreyfusarde, est accusé de salir la France, et surtout son Armée, en défendant «le traître» Dreyfus et la Prusse considérée comme l'ennemie de toujours. Le porc est sale, mais surtout il salit, souille, par l'effet de sa volonté nocive. La même année, Caran d'Ache dépeint «les armes de la presse dreyfusarde» sous les traits d'un gros porc vautré dans la fange et recouvert de boue. [...] Dans sa série Le Musée des horreurs, le très droitier Lenepveu attaque violemment Zola. L'écrivain y est dépeint sous les traits d'un goret, assis sur une boîte à ordures contenant ses propres uvres, fruit de ses défécations, dont en bonne place La Terre et Nana. Il souille une carte de France de son «caca international» contenu dans un pot de chambre qu'il étale à la balayette. Le dessinateur vise bien sûr le défenseur de Dreyfus au travers de son fameux «J'accuse» et du «cosmopolitisme juif» salissant la France par son soutien à la trahison. L'association souillure-porc semble évidente et primordiale. Comme pour Napoléon III, la saleté du porc renforcée ici par les excréments visibles stigmatise les choix politiques de la cible. Lenepveu définit les idées de Zola comme uvres de bassesse, produits intestinaux et dégoulinants.» Bien qu'il ne s'agisse pas de la première représentation porcine d'Émile Zola, celle qui figure en bonne place parmi le Musée de Lenepveu est incontestablement - par son réalisme - la plus violente. Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'uvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur. La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique. Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population. Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes: «Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la‎

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EUR2,500.00

‎Victor LENEPVEU‎

Reference : 80332

(1899)

‎[AFFAIRE DREYFUS] Musée des horreurs - Affiche originale lithographiée en couleurs - n°6 "Le Traître"‎

‎Imprimerie Lenepveu | Paris s. d. [novembre 1899] | 49.80 x 65.20 cm | une affiche‎


‎Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Alfred Dreyfus sous les traits d'une hydre à têtes de Gorgone transpercée par un sabre militaire. Loin des codes zoomorphiques classiques habituellement employés par les caricaturistes, Alfred Dreyfus est ici associé à l'hydre, créature mythologique emblématique du mal. Au-delà de cette symbolique, le choix d'un monstre aux têtes tentaculaires et perpétuellement régénérées confère à l'image une forte charge antisémite dépassant celle de l'Affaire Dreyfus. Ironie du sort, c'est le terme d'hydre qui sera utilisé après la Seconde guerre mondiale pour qualifier la résurgence antisémite de notre société moderne. Pliures transversales, quelques rousseurs marginales sans atteinte à l'image. Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'uvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur. La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique. Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population. Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes: «Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série «Musée des Horreurs» est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série.» D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites. Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR2,500.00

‎Victor LENEPVEU‎

Reference : 80337

(1900)

‎[AFFAIRE DREYFUS] Musée des horreurs - Affiche originale lithographiée en couleurs - n°14 "L'Eléphant du Jourdain"‎

‎Imprimerie Lenepveu | Paris s. d. [janvier 1900] | 49.80 x 65.20 cm | une affiche‎


‎Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Jean Jaurès sous les traits d'un éléphant assis sur un fauteuil et tenant une bouteille d'«eau du Jourdain». Pliures transversales et infimes déchirures marginales sans manque. Jusqu'alors portraituré en chien - les caricaturistes raillant son agressivité - Jean Jaurès est ici pour la première fois représenté en éléphant. Il s'agit ici de souligner sa ventripotence et sa silhouette pachydermique, mais on pourra cependant souligner la grande dignité de ce personnage massif au regard haut. L'eau du Jourdain se trouvant dans l'une de ses pattes fait allusion à la rumeur selon laquelle il aurait fait baptiser son fils dans le fleuve sacré, agissant ainsi contrairement à sa politique anticléricale. Malgré la volonté du caricaturiste de ridiculiser Jean Jaurès, le choix de l'éléphant, symbole de force, de prospérité et de sagesse, s'avère finalement positif. Pliures transversales et infimes déchirures marginales sans manque. Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'uvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur. La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique. Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population. Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes: «Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série «Musée des Horreurs» est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série.» D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites. Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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