Paris, Ollendorff, 1896. In-12 carré, demi percaline époque, dos orné d'un fleuron et de filets dorés, titre doré, faux-titre, titre, 249 pp. Edition originale illustrée de compositions in et hors texte, en noir et deux tons (rouge et noir) par Lucien Métivet. Couvertures conservées (le plat supérieur étant illustré). Pièce de titre abîmée, quelques rousseurs.
René Kieffer | Paris 1949 | 25.50 x 32.50 cm | en feuilles sous double chemise et étui
Edition originale, un des 70 exemplaires numérotés sur pur fil B.F.K. de Rives contenant une suite des gravures avant la lettre également sur B.F.K. de Rives, tirage de tête après 9 autres Rives et 9 Japon impérial diversement enrichis. Gardes légèrement et marginalement ombrées sans gravité. Ouvrage illustré de 18 eaux-fortes originales de Valdo Barbey. Bel exemplaire complet de la suite des illustrations ainsi qu'il l'est stipulé à la justification du tirage. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
René Kieffer | Paris 1949 | 25.50 x 32.50 cm | en feuilles sous double chemise et étui
Edition originale, un des 70 exemplaires numérotés sur pur fil B.F.K. de Rives contenant une suite des gravures avant la lettre également sur B.F.K. de Rives, tirage de tête avec 9 autres Rives et 9 Japon impérial. Ouvrage illustré de 18 eaux-fortes originales de Valdo Barbey. Très bel exemplaire complet de la suite des illustrations ainsi qu'il l'est stipulé à la justification du tirage. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Mercure universel | Lille & Paris 1933 | 22 x 27.50 cm | broché
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi autographe signé de Valentin Bresle. Ouvrage illustré de reproductions d'oeuvres du peintre. Petites déchirures marginales sans gravité et sans manque sur les plats, agréable état intérieur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Mercure de Flandre | Lille 1929 | 14 x 23 cm | relié
Edition originale imprimée à petit nombre sur alfa. Reliure en demi chagrin rouge, dos à cinq nerfs, date en queue, couvertures conservées, reliure de l'époque. Double envoi des auteurs (le premier a été en partie rogné par le relieur) à Armand Godoy. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Robert Laffont | Paris 1945 | 17 x 26 cm | en feuilles
Edition originale illustrée de 5 illustrations originales en couleurs de Valentine Hugo, un des 12 exemplaires lettrés sur vélin blanc de Rives. Notre exemplaire est incomplet du dessin original de Valentine Hugo accompagnant les 12 exemplaires lettrés. Agréable exemplaire malgré le dos très légèrement insolé sans gravité. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. n. | s. l. s. d. [1951] ; carte postale : 29 juin 1951 | 9.2 x 15 cm [carte postale 8,9x14cm] | Une feuille et une carte postale
Encre originale dédoublée par pliage et signée dans luvre «Marie-Laure», accompagnée dune carte postale autographe signée adressée à Valentine Hugo et rehaussée de dessins et inscriptions autographes sur le dessin de la place Victor Hugo. Superbe décalcomanie surréaliste de Marie-Laure de Noailles adressée à la peintre, modiste et photographe Valentine Hugo, la «Dame de Carreau» des surréalistes. * Au-delà de ses multiples étiquettes de muse, icône de mode, figure mondaine, célèbre mécène, écrivaine et poétesse, la vicomtesse de Noailles fut aussi un peintre accompli. Marie-Laure a produit une uvre éclectique qui interroge linconscient féminin, à linstar de sa consur et amie Valentine Hugo. Ce dessin apparaît clairement inspiré de Rorschach mais surtout des décalcomanies surréalistes une affinité pour cette technique quelle partagera avec le grand Oscar Dominguez dont elle sera lamante jusquà la mort de lartiste en 1957. Le style de cette encre préfigure ses toiles oniriques à la matière étalée, brouillée, quelle réalisera dans son atelier du clos Saint-Bernard à Hyères dans les années 1960. Valentine Hugo participe aux fameuses soirées des Années Folles aux déguisements extravagants organisées par les Noailles, et figure dans le scandaleux film de Buñuel et Dali, financé par le couple de mécènes. En 1930, les deux femmes rendent possible limpression du chef duvre surréaliste de Breton et Éluard LImmaculée Conception en achetant le brouillon et la mise au net. Valentine Hugo réalise plusieurs portraits de Marie-Laure de Noailles, dont le frontispice de son recueil de poèmes LAn quarante chez léditrice Jeanne Bucher. La vicomtesse a accompagné son offrande artistique dune carte postale autographe signée accompagnée dun affectueux message: «Pour ma chère Valentine, en souvenir de beaucoup de froid, de neige, et de stupidité, pour oublier la vilaine auto et se souvenir de léloquence dAragon qui surpasse toutes les politiques et aussi pour lui dire bonjour le 29 juin 1951 avec toute ma tendresse Marie-Laure.» Le choix dune carte postale représentant la place Victor Hugo et son monument nest pas anodin: Valentine Hugo vivait dans un grand appartement dont les fenêtres donnaient sur cette place portant le nom de son arrière-grand-père par alliance, dans le XVIe arrondissement. La vicomtesse a inscrit «Vive Hugo» puis «et Valentine», couronné de lauriers la statue du monument de Hugo, tracé une flèche indiquant son balcon quelle a rehaussé de dessins de fleurs. Même la petite fille devant le monument a reçu un petit jouet à roulettes. Laurence Benaïm raconte que la vicomtesse a plusieurs fois passé la nuit dans lappartement de son amie pendant lOccupation allemande: «Un soir quelles rentreront de chez Prunier, un garde braquera sa lanterne sur le visage de son amie. Qui êtes-vous! Vos papiers! Comment vous appelez-vous? Et Valentine de répondre: Comme la place». Rare composition tachiste de la «vicomtesse du bizarre» (Laurence Benaïm) à lune des figures majeures de lavant-garde surréaliste. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Lucien Vogel éditeur | Paris 1922 | 18 x 24 cm | une feuille
Estampe originale en couleur, tirée sur papier vergé, signée en bas à droite de la planche. La Gazette du bon ton, l'une des plus belles et des plus influentes revues de mode du XXème siècle, célébrant le talent des créateurs et des artistes français en plein essor de l'art déco. Célèbre revue de mode fondée en 1912 par Lucien Vogel, La Gazette du bon ton a paru jusqu'en 1925 avec une interruption durant la Guerre de 1915 à 1920, pour cause de mobilisation de son rédacteur en chef. Elle se constitue de 69 livraisons tirées à seulement 2000 exemplaires et est illustrée notamment de 573 planches en couleurs et de 148 croquis représentant des modèles de grands couturiers. Dès leur parution, ces luxueuses publications «s'adressent aux bibliophiles et aux mondains esthètes» (Françoise Tétart-Vittu «La Gazette du bon ton» in Dictionnaire de la mode, 2016). Imprimées sur beau papier vergé, elles utilisent une police typographique spécialement créée pour la revue par Georges Peignot, le caractère Cochin, repris en 1946 par Christian Dior. Les estampes sont réalisées grâce à la technique du pochoir métallique, rehaussées en couleurs et pour certaines soulignées à l'or ou au palladium. L'aventure commence en 1912 lorsque Lucien Vogel, homme du monde et de la mode - il a déjà participé à la revue Femina - décide de fonder avec sa femme Cosette de Brunhoff (sur de Jean, le père de Babar) la Gazette du bon ton dont le sous-titre est alors «Art, modes et frivolités». Georges Charensol rapporte les propos du rédacteur en chef: «En 1910, observe-t-il, il n'existait aucun journal de mode véritablement artistique et représentatif de l'esprit de son époque. Je songeais donc à faire un magazine de luxe avec des artistes véritablement modernes [...] J'étais certain du succès car pour la mode aucun pays ne peut rivaliser avec la France.» («Un grand éditeur d'art. Lucien Vogel» in Les Nouvelles littéraires, n°133, mai 1925). Le succès de la revue est immédiat, non seulement en France, mais aussi aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. À l'origine, Vogel réunit donc un groupe de sept artistes: André-Édouard Marty et Pierre Brissaud, suivis de Georges Lepape et Dammicourt ; et enfin ses amis de l'École des beaux-arts que sont George Barbier, Bernard Boutet de Monvel, ou Charles Martin. D'autres talents viennent rapidement rejoindre l'équipée: Guy Arnoux, Léon Bakst, Benito, Boutet de Monvel, Umberto Brunelleschi, Chas Laborde, Jean-Gabriel Domergue, Raoul Dufy, Édouard Halouze, Alexandre Iacovleff, Jean Émile Laboureur, Charles Loupot, Charles Martin, Maggie Salcedo. Ces artistes, inconnus pour la plupart lorsque Lucien Vogel fait appel à eux, deviendront par la suite des figures artistiques emblématiques et recherchées. Ce sont ces mêmes illustrateurs qui réalisent les dessins des publicités de la Gazette. Les planches mettent en lumière et subliment les robes de sept créateurs de l'époque : Lanvin, Doeuillet, Paquin, Poiret, Worth, Vionnet et Doucet. Les couturiers fournissent pour chaque numéro des modèles exclusifs. Néanmoins, certaines des illustrations ne figurent aucun modèle réel, mais seulement l'idée que l'illustrateur se fait de la mode du jour. La Gazette du bon ton est une étape décisive dans l'histoire de la mode. Alliant l'exigence esthétique et l'unité plastique, elle réunit pour la première fois les grands talents du monde des arts, des lettres et de la mode et impose, par cette alchimie, une toute nouvelle image de la femme, élancée, indépendante et audacieuse, également portée par la nouvelle génération de couturiers Coco Chanel, Jean Patou, Marcel Rochas... Reprise en 1920 par Condé Montrose Nast, la Gazette du bon ton inspirera largement la nouvelle composition et les choix esthétiques du « petit journal mourant » que Nast avait racheté quelques années auparavant : le magazine Vogue. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Fontaine | Paris 1945 | 11.50 x 14 cm | broché
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés hors commerce sur papier vert, tirage de tête après 25 vergé d'Arches. Couverture illustrée par Mario Prassinos. Dos légèrement insolé comme généralement. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Fontaine | Paris 1945 | 11.50 x 14 cm | broché
Edition originale, un des 25 exemplaires hors commerce sur papier vert, tirage de tête avec 25 Arches. Couverture illustrée par Mario Prassinos. Marges très légèrement et marginalement éclaircies sans gravité. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | s. l. s. d. [ca 1930] | 17 x 23.50 cm | broché
Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi de Valentine Verlain. Ouvrage orné de nombreuses illustrations in et hors-texte. Bel exemplaire, bande annonce collée dans les marges intérieures conservée. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Berger-Levrault | Nancy 1946 | 14.50 x 23 cm | en feuilles sous chemise et étui
Edition illustrée de culs-de-lampe et de bandeaux originaux de Valentin Le Campion, un des 20 exemplaires hors commerce lettrés sur auvergne, tirage de tête. Quelques petites rousseurs, mors de l'étui et de la chemise fragiles. Ex-dono encollé au verso du premier plat de l'étui, ex-libris manuscrit au stylo bille bleu et en guise de présent en début de volume. Envoi autographe daté et signé de Charles De Gaulle à Georges Wurm. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions de la Revue d'art dramatique | Paris 1901 | 14 x 19.50 cm | relié
Édition originale pour laquelle il n'est pas fait mention de tirage en grand papier. Reliure à la bradel en demi percaline gris souris, dos lisse, initiales estampées à froid en queue du dos, plats de papier marbré, couvertures conservées, coins légèrement émoussés, reliure de l'époque. Couverture illustrée d'une vignette en couleurs de Jean-Jacques Henner reproduite en noir sur la page de titre. Rare et précieux envoi autographe signé de Valentin Mandelstamm à Joseph Reinach, journaliste, homme politique, co-créateur de la «Ligue des droits de l'homme et du citoyen», et l'un des tous premiers défenseurs du capitaine Dreyfus. Provenance: bibliothèque Joseph Reinach avec son ex-libris imprimé et encollé sur un contreplat. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Lyon, Audin, 1944 ; in-8, broché ; 120 pp., 9 illustrations hors-texte dont 8 par Louis Charrat, couverture rempliée rose illustrée.
Tirage à 50 exemplaires numérotés. Couverture un peu défraichie avec des rousseurs.
Anna Tournier | Paris 1900 | 16.50 x 25.50 cm | broché
Edition originale. Ouvrage illustré de fac-similés d'autographes et de dessins spirites. Dos restauré comportant trois légers manques, infimes piqûres et taches sur les plats, petites piqûres sur les gardes. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Albin Michel | Paris 1986 | 26 x 33 cm | reliure de l'éditeur
Edition originale. Reliure de l'éditeur en pleine toile rouge, exemplaire complet de sa jaquette illustrée qui ne comporte aucun défaut et de son emboîtage. Riche iconographie. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions du Journal de Genève, 1955. In-12 broché, couverture illustrée rempliée. Illustrations en noir.
Edition originale. Suite à un accident immobilisant votre libraire pour quelques semaines, le traitement des commandes est bien assuré, mais momentanément ralenti. Merci de votre patience et de votre compréhension.
Olympia | Paris 1971 | 11 x 18 cm | broché
Édition originale de la traduction française établie par Emmanuelle de Lesseps . Bel et très rare exemplaire. Présentation de Christiane Rochefort. Discrimination de genre, discours de haine et appel au génocide, passage à l'acte avec une tentative de meurtre rageur, prémédité et sans repentir sur l'un des plus célèbres artistes du XXè, promotion d'une anarchie violente dans un grand rire scatologique, élimination ou humiliation programmée de la moitié du genre humain... Dans son pamphlet misandre, Scum manifesto («Society for Cutting Up Men»), Valerie Solanas ne témoigne d'aucune empathie, ne laisse aucune place à la modération ou à la réconciliation, n'accorde aucune exception à son projet de suppression de tous les hommes sinon pour «les hommes qui s'emploient méthodiquement à leur propre élimination [...] [comme] les travelos qui, par leur exemple magnifique, encouragent les autres hommes à se démasculiniser et à se rendre ainsi relativement inoffensif». Le premier manifeste du féminisme radical ne s'adresse pas qu'aux femmes, il englobe également dans son combat les identités sexuelles rejetées par la société phallocrate que Solanas veut mettre à bas avec une rage inédite pour un tel combat. «Life in this society being, at best, an utter bore and no aspect of society being at all relevant to women, there remains to civic-minded, responsible, thrill-seeking females only to overthrow the government, eliminate the money system, institute complete automation and destroy the male sex.» Introduction qu'en 1971, Emmanuèle de Lesseps, s'attelant à une version française, traduira par: «Vivre dans cette société, c'est au mieux y mourir d'ennui. Rien dans cette société ne concerne les femmes. Alors, à toutes celles qui ont un brin de civisme, le sens des responsabilités et celui de la rigolade, il ne reste qu'à renverser le gouvernement, en finir avec l'argent, instaurer l'automation à tous les niveaux et supprimer le sexe masculin.» À la fois programme politique insurrectionnel, délire paranoïaque et texte poétique, le manifeste de Solanas dérange par son refus de se laisser enfermer dans un genre, sérieux, utopiste ou satirique. Car la question que pose un tel ouvrage n'est peut-être pas celle de sa moralité, mais du droit de son autrice à revendiquer l'excès. Publié après sa tentative de meurtre sur Andy Warhol, le terrible manifeste de Solanas est l'affirmation littéraire et littérale que l'homme n'a pas le monopole de la violence. Bien qu'il s'offre comme un cri de colère rédigé dans l'urgence, SCUM est en réalité le fruit de deux années de réflexion et d'écriture avant d'être, à défaut d'éditeur, ronéotypé par Solanas en 1967 et vendu dans la rue (1 pour les femmes et 2 pour les hommes), sans rencontrer aucun succès. En quête de reconnaissance, Valérie Solanas évolue alors dans le milieu underground new-yorkais et se lie d'amitié avec le pape de la contre-culture, Andy Warhol, dont elle fréquente la Factory. À défaut de pouvoir faire éditer son manifeste, «le meilleur texte de toute l'histoire, qui ne sera surpassé que par mon prochain livre», Solanas s'attèle à sa première uvre littéraire: Up your Ass, une pièce de théâtre qu'elle veut faire produire par son mentor. Malheureusement, Warhol refuse la pièce et en égare l'unique manuscrit. En compensation, il offre à son amie un rôle dans deux de ses films. Solanas ne se satisfait pas de ce petit succès artistique et, le 3 juin 1968, fera feu à trois reprises sur Andy Warhol, blessant grièvement l'artiste et accédant du même coup à la célébrité. La jeune femme ne cache pas que son geste meurtrier, plus qu'une vengeance contre l'artiste, est surtout un acte politique et une nécessité artistique pour lui permettre de diffuser son uvre. Ainsi, interrogée sur les motivations de sa tentative criminelle, elle soumet à la justice et aux médias cette réponse laconique: «Lisez mon manifeste, vous saurez qui je suis». Maurice Girodias, le sulfureux éditeur d'Ol
The Olympia Press | New York 1968 | 10.50 x 18 cm | broché
Édition originale après l'introuvable première version ronéotypée réalisée par l'autrice. Inévitables petites traces d'usure en marges des plats et sur le dos, restauration en angle supérieur gauche du premier plat, coupure de presse jointe. Etiquette de prix Barnes & Noble encollée sur le premier plat. Commentaire par Paul Krassner. Ce sulfureux pamphlet, publié par la marginale et modeste maison d'édition Olympia Press, tout juste réinstallée à New-York, ne fut tiré qu'à un petit nombre d'exemplaires. Discrimination de genre, discours de haine et appel au génocide, passage à l'acte avec une tentative de meurtre rageur, prémédité et sans repentir sur l'un des plus célèbres artistes du XXè, promotion d'une anarchie violente dans un grand rire scatologique, élimination ou humiliation programmée de la moitié du genre humain... Dans son pamphlet misandre, Scum manifesto («Society for Cutting Up Men»), Valerie Solanas ne témoigne d'aucune empathie, ne laisse aucune place à la modération ou à la réconciliation, n'accorde aucune exception à son projet de suppression de tous les hommes sinon pour «les hommes qui s'emploient méthodiquement à leur propre élimination [...] [comme] les travelos qui, par leur exemple magnifique, encouragent les autres hommes à se démasculiniser et à se rendre ainsi relativement inoffensif». Le premier manifeste du féminisme radical ne s'adresse pas qu'aux femmes, il englobe également dans son combat les identités sexuelles rejetées par la société phallocrate que Solanas veut mettre à bas avec une rage inédite pour un tel combat. «Life in this society being, at best, an utter bore and no aspect of society being at all relevant to women, there remains to civic-minded, responsible, thrill-seeking females only to overthrow the government, eliminate the money system, institute complete automation and destroy the male sex.» Introduction qu'en 1971, Emmanuèle de Lesseps, s'attelant à une version française, traduira par: «Vivre dans cette société, c'est au mieux y mourir d'ennui. Rien dans cette société ne concerne les femmes. Alors, à toutes celles qui ont un brin de civisme, le sens des responsabilités et celui de la rigolade, il ne reste qu'à renverser le gouvernement, en finir avec l'argent, instaurer l'automation à tous les niveaux et supprimer le sexe masculin.» À la fois programme politique insurrectionnel, délire paranoïaque et texte poétique, le manifeste de Solanas dérange par son refus de se laisser enfermer dans un genre, sérieux, utopiste ou satirique. Car la question que pose un tel ouvrage n'est peut-être pas celle de sa moralité, mais du droit de son autrice à revendiquer l'excès. Publié après sa tentative de meurtre sur Andy Warhol, le terrible manifeste de Solanas est l'affirmation littéraire et littérale que l'homme n'a pas le monopole de la violence. Bien qu'il s'offre comme un cri de colère rédigé dans l'urgence, SCUM est en réalité le fruit de deux années de réflexion et d'écriture avant d'être, à défaut d'éditeur, ronéotypé par Solanas en 1967 et vendu dans la rue (1 pour les femmes et 2 pour les hommes), sans rencontrer aucun succès. En quête de reconnaissance, Valérie Solanas évolue alors dans le milieu underground new-yorkais et se lie d'amitié avec le pape de la contre-culture, Andy Warhol, dont elle fréquente la Factory. À défaut de pouvoir faire éditer son manifeste, «le meilleur texte de toute l'histoire, qui ne sera surpassé que par mon prochain livre», Solanas s'attèle à sa première uvre littéraire: Up your Ass, une pièce de théâtre qu'elle veut faire produire par son mentor. Malheureusement, Warhol refuse la pièce et en égare l'unique manuscrit. En compensation, il offre à son amie un rôle dans deux de ses films. Solanas ne se satisfait pas de ce petit succès artistique et, le 3 juin 1968, fera feu à trois reprises sur Andy Warhol, blessant grièvement l'artiste et accédant du même coup à la célébrité. La jeune femme ne cache pas que son geste meurtrier, pl
1971 Paris, Olympia, 1971, 110x180, 103 (8) pp., broché sous couverture photographique.
Édition originale de la traduction française établie par Emmanuelle de Lesseps. Présentation de Christiane Rochefort. Très bon
Paris, Le Normant, 1831-1833. 5 volumes in-8, demi veau époque, dos lisse ornés de filets et de roulettes dorés et de fleurons à froid, titre doré. Faux-titre, titre, IV, 487 pp; faux-titre, titre, 307 pp; faux-titre, titre, 443 pp; faux-titre, titre, 359 pp; faux-titre, titre, 315 pp, 1 p non chiffrée (errata). Edition originale. Fentes aux mors supérieur du tome I, inférieur du tome II et supérieur et inférieur du tome V, dos décollé en tête du tome V, quelques frottements et rousseurs.
In 8 étroit broché, 265x100mm,couverture à rabats, illustrée en couleurs 84 pages,dont 56 illustrées en couleurs par ASLAN Editions frontières 1971 Edition originale.Bon exemplaire
Nrf | Paris 1929 | 11 x 17 cm | broché
Première édition Gallimard, un des 330 ex numérotés sur Hollande, le nôtre un des 30 hors commerce. Deux déchirures en tête et en pied du dos, sinon agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Nrf | Paris 1923 | 17 x 22 cm | relié sous chemise et étui
Edition originale, un des 108 exemplaires numérotés sur vergé Lafuma Navarre et réimposés au format in-quarto, tirage de tête. Reliure en demi maroquin parme à bandes, dos lisse, plats, gardes et contreplats de papier à effet moiré, couvertures et dos conservés, tête dorée, chemise en demi maroquin parme à bandes, intérieur de feutrine beige, plats de papier à efet moiré, étui bordé de maroquin parme, plats de papier à effet moiré. Dos de la chemise légèrement décoloré. Bel exemplaire agréablement établi. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Nrf | Paris 1913 | 13 x 19.50 cm | broché
Edition collective et en partie originale portant une mention de deuxième édition. Rare envoi autographe signé de Valery Larbaud sur ce texte à Raymond Geiger. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -