Ambroise Dupont & Cie | Paris 1828 | 13 x 21 cm | relié
Edition originale enrichie de 5 gravures de l'édition collective de 1840 chez Furne, par Camille Rogier et Tony Johannot. Le tirage, comme le précise Clouzot (Guide du bibliophile français) a été de 1075 exemplaire sur vergé, et quelques exemplaires sur vélin assez fin, avec un point d'interrogation. Cet exemplaire fait partie du tirage spécial sur vélin dont on ne connaît pas le nombre d'exemplaires, mais il est forcément d'un petit tirage. Reliure en plein maroquin ca 1860 signée Amand en haut de la page de garde. Dos à nerfs richement orné, triple filet d'encadrement sur les plats. Large frise intérieure. Tranches dorées. Traces de frottement sur les nerfs, mors et coins. Etroite fente du cuir au début du mors inférieur en tête. Papier parfaitement frais avec parfois de minuscules piqûres en marge. Bel exemplaire du tirage rare sur vélin fin. La pièce de Hugo, d'une longueur inusité de 6920 vers fut réputée injouable, notamment en raison de ses nombreux changements de décor. Elle rompt définitivement avec le théâtre classique. La fameuse préface de la pièce demeurera comme un manifeste du théâtre romantique. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
à Paris chez Adolphe Guyot et Urbain Canel - 1834. édition originale format : 14 x 22 cm. collation : page de titre, page de faux titre, 91 pages de texte suivi de "Heures du soir" par Urbain Canel et Adolphe Guyot 4 pages, un feuillet rose : "La mode de Paris", suivi du "catalogue des librairies" par les mêmes auteurs : 13 pages. Ouvrage débroché, couvertures salies, auréoles d'humidité sur toutes les pages = mauvais état mais complet ( voir photos).
prévoir 5 euros de frais d'envoi pour la France métropolitaine.
s. n. | s. l. s.d. (1870 ?) | 11 x 6 cm | une feuille
Billet autographe signé de Victor Hugo à l'encre sur une coupure de presse: "Par le Ph.[are] de la L[oire] d'aujourd'hui j'apprends que je suis un traître j'en prends acte" Ce modeste mais puissant billet est emblématique dune mythique tradition hugolienne des copeaux. Comme exutoire, catharsis à ce trop plein de pensées et dagitations, l'écrivain accumule les fragments promis à un destin funeste : "Lécriture hugolienne a aussi son versant sauvage. Hugo est un graphomane : lécriture est pour lui un geste impérieux, qui na ni lieu ni heure. Des mots, des phrases, des pages lui viennent constamment à lesprit, quil sempresse de noter [...] il saisit littéralement le premier bout de papier qui lui tombe sous la main : lettre reçue, verso dun prospectus, page arrachée dun livre Le spectacle matériel de ces fragments décriture, aux formes, matières et couleurs variées tels des confettis épars au lendemain dune fête, est en soi la meilleure métaphore du jaillissement littéraire hugolien, et de son extraordinaire liberté."(Thomas Cazentre, "Victor Hugo, l'écriture rituelle", BnF). * Un copeau acéré donc, une écharde même, une riposte instantanée et miraculeusement parvenue écrit sur un coin de journal de Jersey ou Guernesey, où lon lit dailleurs au verso les mots « channel islands », ce cri du cur est donc lancé depuis l'exil. Lacte de « traîtrise » inscrit par Hugo le laissait déjà deviner. Littérairement comme politiquement, Hugo a été entouré dautant dadmirateurs que de féroces détracteurs : décrié, parodié, pastiché Comment ne pas penser à ses vers immortels des Contemplations ? «De la chute de tout je suis la pioche inepte; Cest votre point de vue. Eh bien, soit, je laccepte» (« Réponse à un acte daccusation », I, 7) Le ton de ce billet s'en rapproche beaucoup, par cette réponse ferme, sans état d'âme, presque indifférente, d'un homme pour qui le combat esthétique comme politique entraîne inévitablement dinnombrables insultes. On accuse ici de traître celui qui sest plutôt à attelé à soutenir les innocents et dénoncer l'ultime parjure du 2 décembre qui l'a contraint à l'exil. Hugo l'a vécu comme unetrahison de la souveraineté populaire et des engagements républicains.En écrivantNapoléon le Petit,Les Châtimentset plus tardHistoire dun crime: « il met violemment en cause la traîtrise du président Bonaparte et la bassesse de tous ceux, nombreux, qui ont rendu possible, désiré, accompagné ou approuvé le coup dÉtat » (Stéphane Haber. Découvrir Victor Hugo. Editions Sociales, 2022, Les propédeutiques). Pendant ces années dexil, Hugo souffrit également des divisions et des renoncements parmi les républicains exilés. Lamnistie de 1859 entraîna le retour de nombreux proscrits, tandis quil choisit de demeurer à Guernesey tant que lEmpire subsisterait. Cet isolement croissant, lindifférence de certains anciens compagnons et les querelles internes de lopposition purent être ressentis comme autant de défections. C'est donc même parmi les soutiens que viennent les critiques les plus acérées : bien queLe Phare de la Loiredéfende des idées libérales et subit de nombreusespoursuites et des condamnations judiciaires sous l'Empire, Hugo a eu plusieurs démêlés avec cette publication qui lui est pourtant habituellement favorable.Dès 1845, il répond à un article en se défendant de s'être enrichi : « Je ne dois rien à qui que ce soit. Je n'ai jamais fait marchandise de rien. Je fais un peu l'aumône, le plus que je puis. Personne ne manque de rien dans ce qui m'entoure. Quant à moi, je porte des paletots de vingt-cinq francs, j'use un peu trop mes chapeaux, je travaille sans feu l'hiver, et je vais à la Chambre des pairs à pied. Du reste, je remercie Dieu : j'ai toujours eu les deux biens sans lesquels je ne pourrais pas vivre, la conscience tranquille, l'indépendance complète. » La même publication l'accusera d'avoir vendu des ouvrages de sa bibliothèque offerts par dillustres auteur
Paris s. d. [ca 1830] | 12 x 18.50 cm | 1 page
Lettre autographe signée de Victor Hugo adressée à son ami H. de Cambier, 20 lignes écrites à l'encre noire sur un bifeuillet, adresse autographe au verso du dernier feuillet. Superbe lettre probablement inédite de Victor Hugo invitant son correspondant aux fameuses soirées du Cénacle des Romantiques à l'Arsenal, véritable institution littéraire sous la Monarchie de Juillet. "Ce samedi 6, j'ai remarqué l'autre soir, Monsieur ; que vous disiez, avec quelques accents de regret, n'avoir pas de bal pour dimanche (demain). Or, je viens de m'arranger à mon corps-de-garde de manière à être libre demain de neuf heures à minuit (je n'ai pu malheureusement obtenir plus de six heures) et j'en profite pour mener ma femme à une petite sauterie en mascarade chez Nodier. Si vous voulez venir avec nous, nous en serions charmés et Nodier aussi. Il faudrait pour cela vous trouver chez moi à neuf heures, heure à laquelle j'y rentrerai moi-même - Répondez-moi ce mat., et croyez à toute mon amitié. Vr Hugo." * "Dans le salon de la bibliothèque de l'Arsenal, dont il est le conservateur en chef depuis 1824, Charles Nodier accueille chaque dimanche soir toute l'élite littéraire et artistique romantique durant les dernières années de la Restauration et les premières années de la Monarchie de Juillet. Hormis Hugo qui était l'un des invités les plus assidus, et plus tardivement, Musset, Dumas et Balzac, on y trouvait "les représentants de tous les métiers du livre - depuis la conception, par l'illustration, la publication, jusqu'à la critique [...] dans une atmosphère amicale et conviviale" (Marta Sukiennicka). Hugo invite ici son correspondant à un bal masqué lors de ces fameux dimanche. Loin de n'être qu'un lieu de divertissement, ce salon du "cénacle de l'Arsenal" fut un des hauts lieux du Romantisme. Ayant réussi à se soustraire à ses obligations à la Garde Nationale dont il était sous-lieutenant en 1830, Hugo s'était certainement fait remplacer par un surnuméraire qui avait fait son tour de garde - même les plus illustres de nos écrivains n'échappaient pas à ce devoir militaire. Quelques années plus tard, Balzac se déroba à son temps de faction dans la Garde, et sera emprisonné à deux reprises, en 1836 et 1839. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Michel Lévy frères | Paris 1873 | 15.50 x 24 cm | broché sous chemise et étui
Édition originale, mention de deuxième édition. Notre exemplaire est présenté sous étui et chemise avec dos de toile verte et plats de papier marbré, ex-libris H. Bradley Martin encollé en pied du verso du premier plat de la chemise. Nous joignons la couverture du catalogue de la vente de la bibliothèque de George et Maurice Sand en 1890 sur lequel a été encollée la fiche descriptive de notre exemplaire avec son prix d'adjudication au crayon de papier. Exceptionnel envoi autographe signé de Victor Hugo à George Sand. «Mais que pensaient-ils l'un de l'autre, ces deux personnalités marquantes de la vie littéraire du 19è siècle? Parce qu'ils ne se sont jamais rencontrés ces deux-là, pourtant ils étaient parfaitement contemporains: Victor Hugo (1802-1885), George Sand (1804-1876). Certes il y eu les aléas de la vie: George Sand ne publie réellement qu'en 1832, à un moment où Victor Hugo est déjà au fait de sa gloire ; et puis il y eut l'exil de Victor Hugo de 1851 à 1870, mais cela n'explique pas tout! Au début, ils ne font pas vraiment parti de la même coterie: Victor Hugo, Pair de France, soutien de Louis-Philippe d'un côté, George Sand socialiste de l'autre. Ils ne s'apprécient pas vraiment même si George Sand porte une certaine admiration agacée à Victor Hugo, traité de grandiloquent: «le plus bavard des poètes sublimes» tandis que Hugo lui, trouve carrément que «Sand ne sait pas écrire»! Puis, avec le coup d'état de Napoléon III, Victor Hugo évolue politiquement ; rapidement il déborde George Sand sur sa gauche, s'exile alors que George Sand s'accommode de l'exil intérieur. Leur relation ne se réchauffe que très, très faiblement: «George Sand a du talent, c'est tout». En exil Victor Hugo publie Les Châtiments, uvre très critique qui est évidemment interdite en France. George Sand aimerait bien que Victor Hugo soit moins intransigeant dans ses écrits de façon à être publié. La publication des Contemplations en 1856, nettement moins polémique, est saluée par George Sand et marque une nouvelle phase de leurs relations. En fait, leur premier contact épistolaire ne concerne pas la vie littéraire. Nini la petite fille de George Sand meurt en 1855, Victor Hugo toujours très marqué par le décès de sa fille Léopoldine compatit ; la perte d'un être cher les rapproche. Les voici amis, George Sand devient un «génie», elle sera souvent invitée à Guernesey ... sans suite, leur relation ne sera jamais familière. Victor Hugo lui apporte son soutien lors de la parution des Beaux Messieurs de Bois Doré (1858), mais George Sand s'énerve quand il refuse l'amnistie de 1859 alors que de son côté elle cherche à adoucir la situation des proscrits. Lors de la publication des Misérables (1862) Victor Hugo cherche le soutien de George Sand mais ce soutien lui fera défaut. Victor Hugo en est attristé, George Sand affirmera préférer la poésie de Victor Hugo à son uvre en prose. Au retour d'exil, avec la Commune, voici une nouvelle incompréhension ; Victor Hugo soutient, George Sand est horrifiée: légaliste et choquée par la violence, elle condamne avec des termes extrêmement durs cette Commune de Paris. Néanmoins, à partir de là, ces deux-là se soutiennent et se défendent dès que l'un ou l'autre est attaqué. En 1876, c'est Victor Hugo qui prononcera le célèbre éloge funèbre de George Sand: «Je pleure une morte, je salue une immortelle ...» Les relations de George Sand et de Victor Hugo ont donc beaucoup évolué au cours de leur vie. C'est sans doute le reflet de leurs évolutions personnelles mais peut-être que leur entourage, les idées politiques ou l'opinion que l'autre avait de sa propre uvre interféraient aussi avec la critique littéraire ; même nos grandes personnalités sont sous influence! «Victor Hugo et George Sand, et s'ils s'étaient rencontrés?» Voilà une uvre de théâtre fictionnelle que nous propose Danièle Gasiglia. Mais peut-être que, comme le suggère Danièle Bahiaoui: «Tous les deux dans une même pièce, c'est u
Calmann-Lévy | Paris 1883 | 14.5 x 24 cm | Relié
Edition originale. Reliure en demi chagrin rouge, dos à cinq nerfs sertis de doubles filets noirs er de fleurons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliure de l'époque. Quelques petites rousseurs. Envoi autographe signé de Victor Hugo à René Heymann. Victor Hugo a vraisembablement connu René Heymann (1866-1944) à travers son bien-aimé petit-fils, le futur peintre Georges Victor Hugo dont il était ami d'enfance. Au lendemain de la disparition du grand poète, deux ans après la parution de cette pénultième série de La Légende des siècles, Heymann recevra de Georges une déchirante lettre : "Ne viens pas aujourd'hui. Si tu savais combien cela est triste toutes ces formalités, ces hommes de lois qui viennent mettre les scellés! Les médecins de la mort [...] J'étais si heureux de rester un peu seul avec lui, de le voir calme après tant d'heures de souffrance ! Il a l'air si heureux maintenant [...] Il a l'air de dormir aujourd'hui et par moment je crois l'entendre parler. Hier j'étais seul avec lui, j'ai cru qu'il bougeait je me suis retourné, mais quand j'ai vu cette belle tête blanche je me suis mis à pleurer [...]". - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Calmann Lévy | Paris 1879 | 15 x 24 cm | relié
Édition originale. Reliure en demi chagrin bleu nuit à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de doubles caissons dorés agrémentés d'arabesques latérales et d'étoiles dorées, date et mention «ex. de J. Drouet» dorées en pied, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés (restaurations marginales sur les plats), tête dorée, ex-libris Pierre Duché encollé sur une garde, élégante reliure signée de René Aussourd. Exceptionnel envoi autographe signé de Victor Hugo à Juliette Drouet, le grand amour de sa vie: «Premier exemplaire à vous, ma dame. V.» * Composé en 1857, ce long poème philosophique sur la Révolution était originellement destiné à conclure la Légende des siècles. Victor Hugo le publie finalement en 1879 à l'occasion de sa prise de position en faveur des communards. Plaidoyer pour l'abolition de la peine de mort, La Pitié suprême illustre l'une des premières et plus ferventes luttes politiques de Hugo, qu'il mène encore à l'aube de ses 80 ans: «Si mon nom signifie quelque chose en ces années fatales où nous sommes, il signifie Amnistie.» (Lettre aux citoyens de Lyon, 1873) Confrontant Hugo et Machiavel, J. C. Fizaine souligne la rigueur intellectuelle du poète au service d'un humanisme érigé en principe universel: «Machiavel s'adresse à ceux qui veulent devenir princes. Hugo s'adresse pour commencer aux peuples, qui ont subi la tyrannie: c'est La Pitié suprême, qui définit ce qui doit rester immuablement sacré, la vie humaine, sans que la haine, le ressentiment, le souvenir des souffrances passées autorisent à transgresser cet interdit, sous peine de ne pouvoir fonder aucun régime politique et de retomber en-deçà de la civilisation.» (Victor Hugo penseur de la laïcité - Le clerc, le prêtre et le citoyen) C'est auprès de Juliette Drouet qu'il mène ce dernier combat. Publié en février 1879, peu après leur installation avenue d'Eylau, La Pitié suprême semble un écho politique à la nouvelle légitimité conquise par les deux vieux amants après cinquante ans d'amours coupables. L'ultime combat de Hugo en faveur de l'amnistie et le pardon résonne dans sa vie affective à l'instar du poème qu'il composera à la mort de Juliette en 1883: «Sur ma tombe, on mettra, comme [une grande gloire, Le souvenir profond, adoré, combattu, D'un amour qui fut faute et qui devint [vertu...» Très bel exemplaire parfaitement établi et d'une extraordinaire provenance, la plus désirable que l'on puisse souhaiter. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Calmann Lévy | Paris 1879 | 15 x 23.50 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi maroquin caramel à petits coins, dos à quatre nerfs sertis de filets noirs, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier caillouté, ex-libris encollé sur un contreplat, tête dorée, couvertures et dos (insolé et comportant des manques) conservés. Discrètes restaurations aux mors. Bel exemplaire agréablement établi. Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Constant Laurent. * Né le 19 mai 1807, Constant Laurent fut d'abord rédacteur du Corsaire avant d'en devenir propriétaire-gérant sous sa forme fusionnée de Corsaire-Satan à partir de 1844, l'une des feuilles littéraires les plus spirituelles et les plus influentes de la monarchie de Juillet, qui compta parmi ses collaborateurs Baudelaire, Banville, Henry Murger et Jules Sandeau. L'un des « sagittaires de la petite presse », selon le mot de ses contemporains. Victor Hugo le mentionne dans Choses vues parmi ceux qui lui apportent les nouvelles des réunions républicaines du quartier Saint-Germain puis en convive d'un dîner intime chez Paul Meurice, aux côtés d'Auguste Vacquerie et d'Ernest Lefèvre, les trois exécuteurs testamentaires de Hugo, et le cercle le plus fermé qui fût dans le Paris littéraire de l'époque. Son fils, homonyme, perpétua la tradition paternelle au Figaro, au Rappel et à La Justice, ce dont La Petite Revue prit acte avec ce mot bien frappé : « Autant d'esprit au Figaro que le père au Corsaire. » - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Calmann Lévy | Paris 1879 | 15.50 x 25.50 cm | relié
Edition originale, un des 40 exemplaires numérotés sur Hollande, seuls grands papiers après 1 peau de vélin, 5 chine, 9 japon et 15 whatman selon Clouzot. Reliure en demi maroquin à grains longs rouge, dos lisse orné de doubles filets dorés, date dorée en queue, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures conservées, reliure signée Goy et Vilaine. Bel exemplaire agréablement établi. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Richard Lesclide | Paris 5 novembre 1876 | 17 x 25 cm | broché
Edition originale. Sous couverture papier bleu, imprimée en rouge et noir. Contributions de : Victor Hugo : "La sieste de Jeanne", Alphonse Daudet : "Moeurs provinciales. I- Le cercle", Théodore de Banville : "Homère", Léon Cladel : "Bêtes et gens", Léon Dierx : "Croisée ouverte", Victor Hugo : "La sieste de Jeanne (autographe)", François Coppée : "Fin d'année", Ernest d'Hervilly : "Il faut des époux assortis", Sully-Prudhomme : "Les Infidèles", Jean Richepin : "Le Lâche", Adelphe Froger : "La Fleur divine", Henry Laujol : "Les Abeilles", Catulle Mendès : "Le mauvais guide". Publication en édition pré-originale du poème "La sieste de Jeanne" de Victor Hugo, qui appartiendra au recueil "L'art d'être grand-père", paru aux éditions Calmann-Lévy en 1877. Le poème a été confié à la revue sur demande de son directeur, Catulle Mendès, en guise de contribution de Hugo à une levée de fonds en faveur d'un artiste désargenté. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Calmann-Lévy | Paris 1878 | 15 x 23.50 cm | relié
Edition originale, un des 15 exemplaires sur Whatman. Reliure à la bradel en pleine percaline rouge, dos lisse orné d'un fleuron doré, pièce de titre de maroquin bleu nuit,double filet et date en queue, reliure de l'époque signée Paul Vié. Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Leconte de Lisle, poète et chef de file du mouvement parnassien, qui reprendra le fauteuil de Victor Hugo à l'Académie française. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Garnier Delloye | Paris 1842 | 13.5 x 21.5 cm | 2 volumes reliés
Edition originale, sans la mention "oeuvres complètes de Victor Hugo" (cf Clouzot). Reliures en demi veau glacé rouge, dos légèrement brunis à quatre nerfs sertis de guirlandes dorées et ornés de quintuples filets dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées, reliures de l'époque. Très légers frottements sur les dos, agréable exemplaire, incomplet du feuillet de préface, joliment établi en reliure romantique de l'époque. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Imprimerie Royale | Paris 1828 | 20.50 x 27 cm | relié
Seconde édition, parue la même année que l'originale, tirée par l'imprimerie royale à 500 exemplaires. Deux feuillets brunis. Reliure à la bradel en plein papier marbré, dos lisse orné d'une étiquette de maroquin noir, titre en long, reliure signée Thomas Boichot. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
E. Michaud | Paris 1843 | 14.50 x 23.50 cm | relié
Edition originale. Reliure à la bradel en demi percaline bleu-gris à coins, dos lisse orné d'un motif floral stylisé doré, date et double filet dorés en queue, pièce de titre de chagrin marine comportant un petit manque angulaire en tête, plats de papier marbré, couvertures conservées, reliure signée de Champs. Envoi autographe signé de Victor Hugo à son ami le critique littéraire Henri Trianon. Petite correction manuscrite sur la première page de l'introduction, quelques piqûres sur les pages de titre et de faux-titre. Provenances : des bibliothèques Morizet, Raymond Boueil avec son ex-libris gravé, Maurice Escoffier (Le mouvement romantique N°1557), Robert Schumann avec ses initiales manuscrites (1965, N°207) et Philippe Zoummerouff (2001, N°62). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Eugène Renduel | Paris 1835 | 14 x 21.50 cm | relié
Édition originale. Reliure en demi cuir rouge de Russie à coins, dos à quatre nerfs orné de filets et de doubles caissons dorés, date en queue dans un cartouche, contreplats et gardes de papier à la cuve, rares couvertures et dos conservés, tête dorée sur témoins, reliure signée de Bernasconi. Le feuillet de nomenclature des uvres de Victor Hugo est bien présent. Quelques traces de pliure sur certains feuillets. Un précieux poème autographe de Victor Hugo intitulé «La pauvre fleur disait au papillon céleste», sur deux feuillets repliés, a été monté sur onglet en regard de la version définitive adoptée par l'auteur et imprimée page 223 du recueil. Il s'agit d'une première version, composée de quatre quatrains. Ces vers seront repris avec quelques variantes par Hugo dans la version définitive, augmentée toutefois de quatre nouveaux quatrains. Ce poème a été composé par Hugo pour sa maîtresse Juliette Drouet, rencontrée deux ans auparavant. Il symbolise la nature de leur relation - le poète pris dans sa vie conjugale et littéraire, la jeune femme condamnée à l'attendre -, et aura une grande importance dans leur imaginaire commun: Juliette Drouet citera fréquemment le vers «Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre / À mes pieds!» dans ses lettres d'amour à Victor Hugo. On retrouve également le double motif de la fleur et du papillon aux côtés de leurs initiales entrelacées, dans le décor peint du salon chinois provenant de Hauteville Fairy, résidence de Juliette Drouet à Guernesey, décor conçu par l'écrivain lui-même et aujourd'hui conservé à la Maison Victor Hugo à Paris. Bel exemplaire non rogné, établi dans une charmante reliure signée, enrichi d'un très rare poème autographe de Victor Hugo écrit pour Juliette Drouet. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie | Bruxelles 1862 | 14.50 x 22 cm | 10 volumes reliés
Edition originale sans mention parue concomitamment avec l'édition de Paris chez Pagnerre. Reliures en demi basane bleu marine, dos à quatre fins nerfs sertis de doubles filets dorés et ornés de caissons dorés richement décorés, plats de cartonnage bleu marine, gardes et contreplats de papier caillouté, tranches mouchetées, reliures anglaises de l'époque. Rousseurs éparses,page de titre du troisième volume légèrement et marginalement salie, quelques épidermures sur certains plats et quelques accrocs sur certaines tranches, certains mors comportant des restaurations. Une correction à l'encre page 208 du volume 3. * L'édition originale desMisérablesfut légalement établie par trois éditeurs différents, Pagnerre en France, Lacroix en Belgique et Steinacker en Allemagne, mai cette dernière sous l'égide de l'éditeur officiel A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie. La question de la prévalence d'une édition sur l'autre agite depuis longtemps le monde de la bibliophilie et les bibliographes sont restés divisés sur cette épineuse question. Carteret et Vicaire par exemple assuraient que l'édition parisienne devait être privilégiée, tandis que Vanderem et Clouzot donnaient la primeur à l'édition belge. Plus qu'une simple question de chronologie, cette dispute bibliographique révèle la complexité de la notion d'édition originale et l'importance symbolique qu'elle revêt pour l'histoire littéraire et en particulier pour cette uvre magistrale qui compte parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Etrangement, sans que cette question ait été réellement tranchée, l'édition de Bruxelles est aujourd'hui communément décrite comme antérieure à celle de Paris, tandis que l'édition de Leipzig est tout simplement ignorée. Les Misérables seraient donc parus le 30 ou 31 mars chez Lacroix et le 3 avril chez Pagnerre. Les arguments de cette antériorité belge sont cependant tous réfutables, et dès 1936, Georges Blaizot en avait démontré la fragilité. Le premier argument s'appuie sur une lettre de Victor Hugo adressée à Lacroix de 1865 et dans laquelle, le poète qualifia lui-même l'édition belge de «princeps»: «Typographiquement, il faut se régler en tout sur l'édition belge princeps des Misérables, en dilatant plutôt qu'en resserrant» écrit-il au sujet des Travailleurs de la mer qui paraîtront en 1866. Or cette désignation de Hugo n'est en aucun cas une indication bibliographique, comme l'explique Georges Blaizot, dénonçant l'interprétation abusive de P. de Lacretelleet du Dr Michaux : «Le poète précise un point, un seul, très simple, très clair, très précis: l'édition belge princeps (c'est-à-dire la première parue des éditions belges) doit servir de type aux éditions futures. Il dit cela, il dit bien cela, il ne dit que cela.» (Georges Blaizot in Le Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, 1936). En effet à la fameuse édition in-8 succèdera une plus modeste édition in-12 en octobre de la même année. Le second argument est plus important. Il s'appuie sur une lettre d'Adèle Hugo à son mari relatant la rocambolesque aventure de la publication française quatre jours avant la date prévue. Cette lettre sera partiellement reproduite en 1904 dans les uvres complètes publiées par Meurice et Simon, avec la date supposée du «[31 mars 1862]». Adèle y raconte les motifs de la précipitation éditoriale française: «Auguste [Vacquerie] nous apprend que Les Misérables paraissent sous trois jours. Étonnement mêlé de satisfaction. Auguste me raconte qu'ils comptaient faire paraître Les Misérables le 7 avril; que le matin [Noël] Parfait était accouru effaré chez [Paul] Meurice lui dire qu'il sortait de voir aux mains de [Paul] Siraudin, un exemplaire des Misérables qu'il avait acheté la veille à Bruxelles.» Ce témoignage et la datation de la lettre dans ces notes de l'éditeur sont sans doute à l'origine de l'affirmation de l'antériorité de la publication belge. De fait, il est indéniable qu'à cette date, l'édition française n'a pas encore paru, p
Pagnerre | Paris 1862 | 14.5 x 22.7 cm (In-8) | 10 volumes reliés
Edition originale avec mention et page de titre en rouge. Retirage postérieur de quelques jours à la première émission. Les six premiers volumes portent une mention de septième ou huitième édition, les quatre derniers sans mention. Rousseurs sur certains volumes. Reliures en demi basane fauve et mouchetée, dos lisses ornés de doubles filets dorés, nom de l'auteur "Oeuvres de V. Hugo" de basane rouge, pièces de titre et de tomaison de basane bleu ciel, pièce de tomaison du cinquième volume manquante, trois autres ayant tendance à se décoller, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à motifs décoratifs. * L'édition originale des Misérables étant paru en quatre temps, les sorties des nouveaux volumes ont entrainé des retirages des volumes précedents. En effet, le succès immédiat des deux premiers volumes - mis en vente le 3 avril, simultanément en France, en Belgique, mais également en Allemagne et dans de nombreux autres pays - est tel que, comme le craignait Victor Hugo, le tirage (6.000 exemplaires selon Hovasse et 7.000 selon L.C. Michel in la revue anecdotique du 15 avril 1862) de Pagnerre est épuisé très rapidement : « Le 6, on eût battu toutes les librairies de la rive gauche et de la rive droite, pour en trouver un exemplaire ». On puise donc 1.000 exemplaires dans les 5.000 exemplaires de Bruxelles destinés au marché belge et étranger, pour créer une fausse « deuxième édition » française qui est en réalité l'édition originale belge avec une nouvelle page de titre. Mais dès le 10 avril, Pagnerre est obligé de réaliser un nouveau tirage, qui sera prêt le 17 grâce aux empreintes prudemment réalisées par l'imprimeur Claye lors du premier tirage. Seules les pages de titre sont réalisées « sur le mobile » en rouge et noir avec des capitales antiques « un des joyaux de son matériel typographique ». Cette nouvelle page de titre servira également aux volumes suivants comportant des "fausses" mentions d'éditions et qui ne sont que des retirages accompagnant les parutions des nouveaux volumes et assurant ainsi aux nouveaux lecteurs la possibilité d'acquérir l'oeuvre complète. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S.n. [Imprimerie universelle] | Genève & New York (Jersey) 1854 | 7 x 11 cm | une feuille rempliée
Edition originale imprimée sur papier bleu. Une trace de pliure en marge gauche du feuillet, sinon rare et agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Librairie internationale Lacroix, Verboeckhoven & Cie | Paris Bruxelles 1869 | 15 x 23.60 cm | 4 volumes reliés
Edition originale, sans mention d'édition. Présence de tous les faux-titre. Reliures de l'époque en demi maroquin rouge opéra, dos à nerfs janséniste, auteur, titre, tomaison et date dorés, tête dorée. Reliure de qualité. Quelques rousseurs éparses. Ensemble non rogné. Bel exemplaire,sans mention d'édition, établi dans une bonne reliure du temps. Ex-libris aux armes de la bibliothèque d'Emile Mancel gravé par Trouchou le Gavre ; un second aux chiffres du même. Commissaire Maritime à Dunkerque 1886 puis commissaire général au Havre 1888, il a écrit de nombreux articles sur l'histoire de la Marine notamment sur Jean Bart. Sa bibliothèque fut vendue en 1896. Certainement le chef-d'oeuvre de Hugo dans le domaine romanesque, baroque et sombre, où le style poétique évoluant par antithèses et oxymores est poussé jusqu'à ses extrêmes limites, et dans lequel se reconnaîtront les Surréalistes. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Librairie internationale Lacroix, Verboeckhoven & Cie | Paris Bruxelles 1869 | 15 x 23.60 cm | 4 volumes reliés
Edition originale sans mention d'édition Reliures en demi basane fauve et mouchetée, dos lisses ornés de doubles filets dorés, nom de l'auteur "Oeuvres de V. Hugo" de basane rouge, pièces de titre et de tomaison de basane bleu ciel, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à motifs décoratifs. Quelques rousseurs, petits trous en tête de la page de faux-titre du premier volume. Certainement le chef-d'oeuvre de Hugo dans le domaine romanesque, baroque et sombre, où le style poétique évoluant par antithèses et oxymores est poussé jusqu'à ses extrêmes limites, et dans lequel se reconnaîtront les Surréalistes. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Calmann Lévy | Paris 1881 | 14 x 19.50 cm | relié
Nouvelle édition, un des 40 exemplaires numérotés sur Whatman, seuls grands papiers annoncés. Reliure en demi maroquin roux, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier à la cuve, contreplats et gardes de papier marbré, plats de couverture conservés, tête dorée sur témoins, reliure signée de P. Goy & C. Vilaine. Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo : "A mon cher Théodore de Banville. Victor Hugo." Précieux envoi du maître à l'un des piliers de l'école parnassienne. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. n. | s. l. s. d. [circa 1830] | 25 x 19.7 cm | Une feuille
Manuscrit autographe signé de la «Ballade du fou» de Victor Hugo, chantée par le bouffon Elespuru dans Cromwell (IV, 1). 2 pages sur un feuillet remplié contrecollé sur papier glacé vert. Superbe manuscrit de la plus célèbre chanson poétique de Victor Hugo, chantée par le fou Elespuru dans sa retentissante pièce Cromwell. Grotesque et sublime, cette uvre incarne la liberté du théâtre romantique prônée par Hugo dans la fameuse préface de la pièce: comme le souligne la Bibliothèque nationale de France, cette chanson «est le seul passage de la pièce qui peut rivaliser avec sa préface pour la notoriété». * La graphie fine et élégante place le manuscrit dans les jeunes années du poète-dramaturge, immédiatement ou quelques années seulement après la composition du poème. Cette uvre fut dailleurs le tout premier extrait de Cromwell à paraître, un an avant la publication de la pièce. Hugo décida en effet de placer le poème en épigraphe de sa dixième ballade «À un passant» publiée dans Odes et ballades (1826). Il est intéressant de noter que cette épigraphe ne figure pas dans le manuscrit dOdes et Ballades conservé à la BnF. Hormis dans le texte intégral de Cromwell, il ne demeure donc en institution aucun autre manuscrit autographe de la Chanson dElespuru. On ne compte plus les éloges et les hommages poétiques suscités par cette envoûtante chanson: pour Barbey dAurevilly, Hugo est avant tout «le chansonnier de la délicieuse Chanson du Fou [] ces gouttes de rosée frémissantes, rouges du soir, qui suffisent pour noyer toute une tête humaine dans un infini de rêveries!» (Les uvres et les hommes). La tête remplie des vers dHugo dont il fréquente le cénacle, Alfred de Musset reproduira parfaitement la structure de cette Chanson dans La Nuit, lun de ses tous premiers poèmes. Comme le remarque Hovasse, «Quantité de poètes se seraient damnés pour lécrire» citant le poème en intégralité dans sa biographie. Alfred de Vigny sen disait «fou comme le prétendu fou» (lettre du 19 novembre 1826) et applaudira Cromwell, son «livre immortel», qui «couvre de rides toutes les tragédies modernes». Linnocente ritournelle est surtout une superbe démonstration du génie hugolien qui sadapte et excelle dans tous les formes de création littéraire. En alliant pentasyllabes et vers de deux syllabes, Hugo ressuscite le lai, composition poétique usitée au Moyen Âge et à la Renaissance. Son rythme court et entraînant venu du fond des âges est pourtant résolument moderne: du Verlaine avant Verlaine, qui reprendra cette acrobatie métrique pour sa «Colombine» de Fêtes galantes et sen inspirera sans doute dès Poèmes saturniens pour composer «Chanson dautomne». Le bouffon Elespuru qui donne voix à ce poème est, de plus, le tout premier personnage créé par le jeune Hugo à seulement neuf ans. Avant même de se penser romancier, dramaturge ou poète, Hugo, alors malheureux élève du colegio des nobles à Madrid, inscrivit «Elespourou Elespuru» sur son exemplaire des uvres de Tacite (désormais dans sa maison de la place des Vosges). Ce nom dont il moque la prononciation est celui de son camarade Don Francisco Elespuro, «affreux grand gaillard, à cheveux crépus, à mains griffues, mal bâti, mal peigné, mal lavé, paresseux incurable et ne tourmentant pas plus son encrier que sa cuvette, hargneux et risible, qui sappelait Elespuru» écrira-t-il dans Victor Hugo raconté. Il se vengea de lui à sa manière, en le présentant comme lun des personnages les moins attrayants dans lun de ses drames, mais lui conféra ainsi limmortalité. Elespuru, le bouffon grotesque par excellence, chante le sublime avec ce poème, «une de ces adorables pièces en quelques vers, où le géant Hugo a montré parfois quil savait être aussi délicat que fort, et aussi mystérieux quéclatant» (Fernand Gregh). Hugo fit de ses pièces le théâtre de ses vengeances: Elespuru, puis Gubetta, lexécuteur des basses uvres de Lucrèce Borgia a pour origine le violent
Eugène Renduel | Paris 1831 | 14 x 22.50 cm | relié
Édition originale, rare exemplaire sans mention. Reliure en plein maroquin bleu, dos janséniste à cinq nerfs, gardes et contreplats de papier peigné, contreplats encadrés d'une large dentelle dorée, doubles filets et stries dorés sur les coupes et les coiffes, tête dorée sur témoins, premier plat de couverture conservé, reliure signée Marius Michel. Ex-libris monogrammé encollé au verso de la première garde. Notre exemplaire est enrichi de quatre planches hors-texte de Louis Boulanger et Alfred Johannot. Envoi autographe signé de Victor Hugo sur la page de faux-titre: «àMonsieur Ch[arles] Mévil son bien cordialement dévoué Victor Hugo.» * Précieuse et intéressante dédicace à l'administrateur et principal actionnaire de la très influente Revue de Paris, éditrice de Balzac, que le jeune Hugo souhaite sans doute séduire à son tour. Ce n'est qu'en 1834, deux ans après le succès de Notre-Dame de Paris, que paraîtra un texte de Hugo dans la Revue, Claude Gueux, au côté du Père Goriot de son prolifique rival. Les envois de Victor Hugo sur ce titre sont excessivement rares.Dans sa Chronologie des livres imprimés de Victor Hugo, publiée en 2013, Eric Bertin fait état de neuf envois sur cette édition : à Sainte-Beuve, Taylor, Paul Lacroix, Charles Mévil (cet exemplaire), Charles Nodier, Loève-Veimars, Armand Bertin, H. Romand et le fidèle Paul Meurice. L'ouvrage précise également que notre exemplaire a figuré dans les ventes Latour (1885) et, surtout, Noilly (1886). Superbe exemplaire relié par Marius Michel, enrichi de gravures et d'un envoi autographe signé de l'auteur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
La librairie nouvelle | Paris 1851 | 16.50 x 25 cm | broché
Édition en partie originale qui reprend les discours les plus célèbres, dont certains, mémorables, prononcés à la tribune de l'Assemblée nationale législative, le discours sur la révision et le plaidoyer prononcé au procès de son fils, le 11 juin 1851, devant la cour d'assises de la Seine, défendant l'inviolabilité de la vie humaine; fausse mention de huitième édition. Bien complet du rare portrait de l'auteur par Masson tiré sur Chine, en frontispice. Quelques rares rousseurs. Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Juliette Drouet: «à mon pauvre doux ange aimé. V.» Précieux exemplaire de la muse et maîtresse de Victor Hugo. Cette dédicace pleine de compassion et de regret est une réponse de Hugo à la tragédie que vit Juliette cette année-là, alors qu'elle vient de découvrir qu'Hugo la trompe depuis sept ans avec Léonie Biard, qui, en juin 1851, envoie à Juliette les lettres que Victor lui a adressée. Hugo prêtera serment de fidélité éternelle à Juliette en juillet et lui dédicacera en août ce plaidoyer pour une justice plus clémente. À l'automne, Juliette exigera qu'Hugo rencontre Madame Biard pour lui signifier leur rupture, entrevue dont elle dirigea chaque détail du protocole, et auquel Hugo se soumit. Provenance: bibliothèques Pierre Duché (1972, n° 75) et Philippe Zoummeroff (2001, n° 71). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Calmann Lévy | Paris 1880 | 15.50 x 24 cm | relié
Édition originale. Reliure en demi maroquin noir à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles caissons dorés décorés en angles, date et mention «Ex. de J. Drouet» dorées en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée de René Aussourd. Quelques petites rousseurs principalement en début et fin de volume. Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Juliette Drouet, le grand amour de sa vie: «à vous, ma dame. Humble hommage. V.» L'exemplaire provient de la bibliothèque de Pierre Duché. Ce dernier avait acheté en bloc la bibliothèque de Juliette Drouet et avait confié les volumes à René Aussourd pour les faire relier de manière uniforme avec l'inscription permettant leur identification en queue. Ex-libris encollés sur un contreplat et une garde. C'est à la fin de l'année 1878, soit après plus de quarante ans de relation, que Victor Hugo et son amante emménagent enfin ensemble avenue d'Eylau, dans le petit hôtel où le poète finira sa vie. «À partir de ce moment, on peut dire que la vie de Juliette ne fut plus guère qu'une tristesse ininterrompue, une servitude de toutes les heures. Elle souffre elle-même d'un cancer à l'estomac, elle sait qu'elle est condamnée, condamnée à mourir de faim!» (Louis Guimbaud, Victor Hugo et Juliette Drouet, Paris, 1927). Malgré ses souffrances et sa grande faiblesse physique, elle tient toujours avec fidélité le rôle de garde-malade de son «Toto». C'est d'ailleurs à cette époque que Bastien Lepage peint d'elle un portrait d'un réalisme frappant: «De son visage de déesse, sérieux et calme, la maladie impitoyable a fait une pauvre figure humaine, tirée et creusée, sillonnée de rides dont chacune semble conter quelque douleur.» (op. cit.) Religions et religion paraît deux ans avant la disparition de Juliette; il s'agit de l'un des derniers ouvrages qu'Hugo dédicace humblement au grand et dévoué amour de sa vie. Hugo rendra d'ailleurs hommage au dévouement sans faille de sa compagne en lui offrant une photographie sur laquelle il inscrit: «Cinquante ans, c'est le plus beau mariage.». Exemplaire de la plus intime provenance. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -