Reference : 9115
Passe-port délivré par le maire de Carpentras Denis-Xavier Waton et signé également par le préfet Delattre. Très bon Carpentras An XIV 1 feuillet in-4°
Reference : 2092
vers 1470, 1 feuillet (20 x 24 cm)
Peinture sur vélin du dernier tiers du 15 éme siècle.Il s'agit d'une bible résumée en Français, écrite d'une petite bâtarde nerveuse, mais très lisible. (après l'initiale) "Après la mort de Moyse nostre seigneur parla à Josué qui estoit fils de Num / et ministre de Moyse/ et luy dist Moyses dist il mon sergent est mort/ lieve toy et passe (le jourdaing)
Reference : 9114
Permis de port d'armes délivré à un habitant de Carpentras, département de Vaucluse. Daté du 24 fructidor an treize. Très bon Avignon An 13 1 feuillet in-4°
***. Non daté. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Ouvrage de 24 pages, illustré de dessins en couleurs, hors-texte. Police du texte, manuscrite.. . . . Classification Dewey : 91-Manuscrits
... Gén. Montgomery, Le Général Juin, Le Général Zhukov, Les soldats, Classification Dewey : 91-Manuscrits
Reference : 88251aaf
1937, gr in-8vo (22x17cm), XXX karierte Bl. mit verschiedenen Handschriften gefüllt, reich mit Farbstift u. kolorierten Tuschzeichnungen im Text illustriert und mit 12 eingeklebten s/w Fotos (6x9cm) ausgestattet, durchgehender Wasserfleck am rechten Rand (nicht störend), guter Zustand, schwarzer Pappeinband d. Z., Spuren von Aufklebern, leicht berieben, fest und guter Zustand.
Pfadi-Erinnerungen von jungen Schaffhauser Pfadfinderinnen aus der Zwischenkriegszeit. Das Heft der Pfadfinderinnengruppe ‘Hirsch’ wurde von den Mitgliedern selbst geschrieben, bzw. mit Zeichnungen und Fotos illustriert. Das Gesetz der Pfadfinderinnen und ein Porträtfoto der einzelnen Gruppenmitglieder bilden die Einleitung. Die Pfadfinderinnen sind um die 13 bis 15 Jahre alt und nennen sich u.a. Neger, Bünzli, Knopf, Baby, Chüngel, Knirps, Büffel und Chröttli. Die Chroniken ihrer Abenteuer wurden abwechselnd von den verschiedenen Mädchen aufgeschrieben und reich mit Farbstift und Tinte illustriert. Es werden Ausflüge gemacht, es wird gemorst, es werden Grotten erforscht, Opern einstudiert und aufgeführt, Knoten geknüpft, Lieder gesungen, Lager besucht und Fressnachmittage abgehalten. Auch Abzeichen zugunsten der schweizerischen Winterhilfe für Arbeitslose werden in der Stadt Schaffhausen, am Schwabentor und auf dem Fronwagplatz, verkauft. Image disp.
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Reference : 104609
1 volume in-8 de 200x135x45 mm environ, titre 3 ff. (index), 687 pages, 1 f. blanc, pleine basane brune marbrée, dos à nerfs portant titres dorés, tranches mouchetées de rouge. Avec des figures dans le texte et 2 hors texte. Ouvrage entièrement manuscrit, Matières scientifiques et Philosophie. Quelques rousseurs et pages brunies, mors fendus par endroits mais structure solide.
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(vers 1953) signée de Blanc et Demilly (236x177mm), collée sur un support cartonné sous verre (326x254mm).
Autographe “Amical souvenir Pierre Brasseur” et signature autographe au crayon gras rouge Blanc et Demilly. Cette photographie est de la même série que celle du catalogue de la vente Millon et Ass. du 13 octobre 2008, sous le N°97. Petit manque de papier gommé au sous-verre, beau tirage et belle expression du grand comédien.
, , 1735-1756. 250 pièces manuscrites reliées en 1 vol. in-4, veau marbré, dos orné à nerfs et armes dorées en pied, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats (reliure de l'époque).
Exceptionnelles archives manuscrites collectées et reliées aux armes de Mathieu-François Pidansat de Mairobert (1727-1779) provenant du château de Breuilpont en Normandie, résidence de Madame Marie-Anne Doublet (1677-1771) l'illustre salonnière pour laquelle Pidansat rédigeait et distribuait les « nouvelles à la main ». Une dédicace en vers À Madame Doublet le 1er janvier 1751, non signée et peut-être copiée de la main de Pidansat est reliée parmi les premières pièces du recueil :Ô vous mon seul appui, dont les bienfaits constants / Ne préviennent dans tous les temps / De la bonté des Dieux, chère et fidelle image / Comme eux recevez mon hommage (…). On trouve plus loin le libellé de l'adresse inscrit au verso d'une chanson, « À Madame Doublet en son château de Breuillepont par Vernon à Pacy ».« Dans son appartement au coeur du couvent de Saint-Thomas à Paris, Mme Doublet, veuve d’un intendant de commerce, réunit des littérateurs, des savants, des chroniqueurs et des académiciens. L’endroit, connu sous le nom de « Paroisse », est presque un laboratoire de journalisme. Les femmes y sont nombreuses et participent activement à cette « gazette ». Mais les hommes ne sont pas en reste et sortent même de la bienséance jusqu’à être fustigés sur le Pont-Neuf, voire exilés, comme l’abbé Prévost. Proche de Mme Doublet, Bachaumont est le principal rédacteur de ce salon. Désigné comme l’auteur des célèbres Mémoires secrets, il fait plusieurs séjours à la Bastille. Mme Doublet elle-même est menacée d’enfermement. Grimm évoque la Paroisse comme le lieu de toutes les rumeurs : « C’est de ce coin que partirent tous les bruits dont les affairés et les friands de bruits s’étaient toujours approvisionnés à grand-peine » (BnF).Le recueil comprend environ 250 pièces principalement en vers (satires, chansons avec musique notée, dialogues, épigrammes, sonnets) copiées par plusieurs mains sous le voile de l'anonyme dont Placet à Madame la Marquise de Pompadour, L'Hermine, fable, Chansons sur les avocats, Lettre de S.A.R. Madame d'Orléans abbesse de Chelles à une de ses amies (suivie de l'arrêt royal imprimé en 1725 condamnant cet écrit), Madrigal galant et philosophique, La Bedaine, conte physique, moral et politique tiré du Conte du tonneau et mis en vers par la Musée éclopée, Brevet de la Calotte, Ode sur la santé du Roi, Épître et vers adressés à M. de Bachaumont, Passeport du Régiment de la Calotte pour le Sr Roy, Mandement de Momus au sujet des miracles de Monsieur Pâris une pièce du peintre Coypel, hôte régulier du château de Breuilpont, une lettre autographe datée 2 septembre 1735 et signée du dramaturge d'Allainval « votre recueil serait actuellement absolument arrangé s'il ne m'avait pas fallu changer trois fois de secrétaire (…) » etc.Curieuse personnalité que Mathieu-François Pidansat de Mairobert tour à tour officier de marine, avocat au Parlement, secrétaire du roi et du duc de Chartres : arrivé de bonne heure à Paris où il fut élevé dans la maison de Madame Doublet de Persan, il fut l’un des rédacteurs principaux des fameux Mémoires secrets de Chapelle et Bachaumont. Lié à Restif de la Bretonne, Pidansat fut aussi pamphlétaire, amateur des nouveautés littéraires et dramatiques et se trouva mêlé aux querelles des écrivains. Il abordait aussi les questions politiques, et paraît avoir tour à tour reçu les confidences des plus hauts fonctionnaires du temps, tels que Sartine et Lenoir. Censeur royal, il travailla pour Malesherbes lorsque celui-ci fut Directeur de la Librairie. Il fut, en 1779, compromis dans le procès du marquis de Brunoy, dont il se trouvait le créancier pour une somme considérable, et quoique, selon l’opinion générale, il ne fût en cette affaire que le prête-nom d’un haut personnage, le parlement lui infligea un blâme public, par arrêt du 27 mars 1779. Mairobert, qui avait toujours soutenu le Parlement au travers des Mémoires secrets, se crut déshonoré. Le soir même, il alla aux bains Poitevins sur les bords de la Seine. Vers cinq heures du matin, il s’ouvrit dans le bain les veines du poignet, et, pour plus de sûreté, acheva de s’ôter la vie d’un coup de pistolet.Les armes en pied du recueil accompagnées du super-libris au premier contreplat « Pidansat de Mairobert », ne sont consignées ni par Guigard, ni par Olivier-Hermal-Roton ; elles sont en revanche attestées par leur description dans le procès-verbal daté 1779 qui constatait la mort violente du sieur Pidansat de Mairobert : « Vu encore sur une petite table une lorgnette d'écaillé, une paire de boutons de manche en pierre et cornaline, un col de mousseline marqué en fil rouge d'une M, auquel était attaché une boucle d'argent, plus une montre d'or à seconde et à quantième garnie d'un cordon de soie noir, auquel pendaient trois cachets dont un d'agate avec des armes portant par bas une gerbe de blé et par haut deux étoiles séparées par un chevron, un autre d'une pierre noire représentant un coq et une poule, le troisième d'une agate représentant deux petits amours, le tout moulé en or, et enfin une petite clef de cuivre ».Provenance : Alphonse Dubarle (ex-dono manuscrit par M. Bezout en 1832) ; Robert de Billy (1859-1963), ambassadeur, proche de Marcel Proust (ex-libris) ; Daniel Appia (ex-libris).Sgard, Dictionnaire des Journalistes, 639 ; J. Merrik, Le suicide de Pidansat de Mairobert, Dix-Huitième siècle, n° 35, 2003, p. 331-340.
Reference : 3136
Turin, 1807 Lettre à en tête de l’empire français, tampon impérial du gouvernement général des départements au delà des alpes Lettre de nomination de Monsieur Chaudron Chef de Bataillon au titre de commandant d’armes de la ville de Turin. Daté et signé à Turin le 28 février 1807 par le Général MenouContre signé par le général Dauzert.
Le général Abdallah Menou s’était converti à l’islam lors de la campagne d’Egypte et avait épousé une dame Zobaïdah. Après la perte de l’Egypte le général Abdallah Menou fut nommé gouverneur général de la ville de Turin où il décéda en 1810. Rare pièce signée du très atypique général Menou.
A Paris, , 1764. Manuscrit in-8 (14 x 22 cm) de (1)-81 pp. à 24 lignes par page, maroquin rouge, dos à nerfs orné de macles, pièce de titre en maroquin vert, triple filet doré d’encadrement sur les plats, gardes de de papier dominoté, tranches dorées (reliure de l’époque).
Luxueux mémoire manuscrit relatif à l'établissement d'un « cadastre général » ordonné par déclaration royale du 21 novembre 1763, réforme menée par le contrôleur général Henri Bertin (1720-1792) qui se heurta à l'hostilité du Parlement de Paris.Le document organise le projet en trois objets généraux, la Campagne, les Villes de l'Intérieur, les Ports de Mer dont il donne une description détaillée : pour la campagne, « tout ce qui dérive de l'Animal, du Végétal et du Minéral » ; pour Paris, sa « Circonférence, Fossés, Fortifications, Bâtisse, Tariffées, Taillables » ; pour les ports, Havre de Grâce servant de modèle, avec ses fortifications, citadelles, magasins, chantiers, havres et rades.Ce projet cadastral, lancé deux mois après la signature du traité de Paris (10 février 1763) qui mettait fin à la guerre de Sept Ans, fut le premier à faire sortir le débat fiscal du champ technique pour ouvrir une véritable crise politique « où la forme de l'État était mise sur la sellette » (Antonella Alimento, Réformes fiscales et crises politiques dans la France de Louis XV, Peter Lang, 2008). La déclaration royale du 21 novembre 1763, qui confiait paradoxalement aux Parlements le débat cadastral, fut arrachée par le parti janséniste, qui obtint la nomination de son chef, Clément de L'Averdy, au contrôle général le 14 décembre suivant. Turgot, alors intendant du Limousin et expert consulté par Bertin, en avait précisé la définition : « Le terrier est le dénombrement exact des biens-fonds. Le cadastre est le tableau de comparaison de la valeur des biens-fonds » (Matériaux pour le mémoire sur les impositions, 1763, Oeuvres, éd. Schelle, t. II, p. 308),exactement ce que ce manuscrit met en oeuvre.« Durant tout le XVIIIe siècle, le projet d'un cadastre général du Royaume ne cessa d'être agité par les administrateurs et les publicistes. Il faillit prendre corps en 1763, sous le ministère de Bertin, c'est-à-dire, proprement vers l'apogée du despotisme éclairé français. La tentative échoua. L'hostilité des parlementaires ne permit même pas un commencement d'exécution, outre la circulaire de Bertin du 27 août 1763 avec questionnaire aux intendants, et la circulaire de rappel de L'Averdy » (Marc Bloch, Mélanges d'histoire sociale, n° 3, 1943, p. 57).Superbe manuscrit remarquablement calligraphié à l'imitation d'un imprimé, portant in fine la signature Alix Vicaire de St Honoré / de St Marc — un vicaire de l'une des grandes paroisses du centre de Paris présentant ce mémoire au maréchal de Soubise, pair et ministre d'État, ce qui suggère l'existence d'un réseau de clientèle entre le clergé parisien éclairé et les grandes familles de cour engagées dans les débats réformateurs. Les armes de Charles de Rohan, prince de Soubise (1715-1787), maréchal de France et ministre d'État sous Louis XV et Louis XVI, sont dessinées au lavis en guise de bandeau dans le texte ; le dos est orné de macles, emblème héraldique des Rohan : « Les livres du maréchal de Soubise étaient reliés pour la plupart sans armes, ornés simplement de macles et de mouchetures d'hermine couronnées, frappées alternativement entre les nervures du dos » (Olivier-Hermal-Roton, XX, 2034).Traces brunes sur le plat supérieur, légers frottements. Un exemplaire au Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, Départements, t. XL, Arras, Fonds Victor Advielle, n° 341.Marc Bloch [M. Fougères], « Les plans cadastraux de l'Ancien Régime », Mélanges d'histoire sociale, n° 3, 1943, p. 55-70 ; Antonella Alimento, Réformes fiscales et crises politiques dans la France de Louis XV, Bruxelles, Peter Lang, 2008 ; RHMC, 2010/3, p. 208 ; Turgot, Matériaux pour le mémoire sur les impositions (1763), Œuvres, éd. Schelle, t. II, p. 308 ; Olivier-Hermal-Roton, Manuel de l'amateur de reliures armoriées françaises, XX, 2034.
1794 1794, Lavis original contrecollé sur papier fort.42,5 x 45,5 cm.
Quelques jours après l’arrestation de Robespierre le 9 thermidor, la Convention déclare maintenir l’Ecole des Beaux-Arts. C’est dans ce contexte que s’organisent différents concours d’admission aux écoles d’architecture, de sculpture et de peinture. Ce très beau lavis, signé « Boullengen » et daté, nous donne une vue topographique de la Butte Montmartre (bâtiments, jardins, artères, etc.).Ce plan minutieusement réalisé à l’encre de Chine est disposé en trompe-l’œil sur une très agréable aquarelle représentant les contreforts et moulins de la Butte Montmartre, agrémentée de scènes animées.L’auteur s’est représenté lui-même au premier plan, assis sur un rocher en train de dessiner, accompagné de son chien.Les représentations de la Butte Montmartre au XVIIIe siècle sont extrêmement rares. Celle-ci, par la précision de ses détails et son aspect plastique, est particulièrement remarquable.
Reference : 94083aaf
ca. 1900 - 1910, in-8vo, 45 unnum. Bl. + 26 w. Bl., in feiner deutscher Kurrentschrift (mind. 3 verschiedene Hände) geschrieben (ca. 22 Zeilen/S.), 1 Bl. mit aufgeklebtem Zeitungsausschnitt, am Schluss ein Bl. mit Kinderzeichnung in Wasserfarben (Blume), guter Zustand, mit Widmung der Mutter an ihre Kinder zu Erinnerung, dunkelblauer Orig.-Pappband mit reicher Prägung in Gold und Schwarz sowie dem Titel „Poesie“ auf Vorderdeckel u. Blindprägung auf Hinterdeckel, Goldschnitt, schönes Exemplar.
Prächtig gebundenes Poesiealbum der Zeit um 1900, voll von handgeschriebenen deutschen Gedichten. Die Verse sind meist lustig, teils auch kritisch, davon viele in deutscher Mundart. Viele lassen sich identifizieren oder sind mit dem Autoren bezeichnet, so einige Frankfurter Mundartgedichte von Friedrich Stoltze (1816-1891), vom Mundartdichter Carl von Gumppenberg (1833-1893), von Adalbert Harnisch (1815-1889), Anton Jarisch und K. Sinnrock. Gegen Schluss noch 2 französische Stücke vom Dichter André Theuriet (1833-1907) ,les confitures’ und ,La fourmi et la cigale’ von Joseph Autran (1813-1877). Am Schluss die Widmung eines Kindes an seine Mutter, in französischer Sprache, geschrieben in Genf 1910, signiert Dora Heintz. Image disp.
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, , (1773). Manuscrit petit in-4 de (2)-299 pp., 18 lignes par page à l'encre brune, veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Cette relation inédite retrace un voyage en France entrepris durant la dernière année du règne de Louis XV, en 1773, et couvre principalement les provinces du Poitou, de l’Aunis, de la Saintonge et de l’Angoumois. Le récit, intitulé "Relation d’un voyage que j’ai fait en 1773, à l’Isle Dieu, Rochefort, Tonay-Charente, Verrières, Montmorillon, & Aurillac", est structuré en onze lettres adressées à une correspondante, Mademoiselle Boudet.Le jeune voyageur, accompagné de deux compagnons, quitte Paris le 21 juin 1773. Après trois semaines de périple, il atteint l’île d’Yeu, premier point d’étape. Trois lettres, datées des 11 et 19 juillet ainsi que du 8 août, décrivent ce lieu en détail : « Je vous avais promis, ma chère sœur, de vous faire la description de l’Isle Dieu. La voici. » Les observations incluent des récits sur la pêche en mer, les pratiques locales et la vie insulaire.Les étapes suivantes le mènent à Tonnay-Charente, où il fait halte entre le 17 et le 30 août. Depuis cette ville portuaire, il visite Rochefort, qualifiée de « porte des colonies ». Au XVIIIe siècle, Rochefort jouait un rôle stratégique en tant que base navale destinée à approvisionner les colonies françaises de l’Atlantique, incluant la Nouvelle-France, les Caraïbes, la Guyane et divers comptoirs africains. Le voyageur note les strictes procédures d’accès au port : « On nous fit avoir un billet du commandant, précaution nécessaire et sans laquelle on ne peut voir le port. »Le périple se poursuit à travers le Poitou, où il traverse Niort et Lusignan avant de s’arrêter à Verrières et Montmorillon. Dans ses lettres du 12 septembre et du 14 octobre, il décrit ces lieux avec une précision remarquable, notamment les discussions avec M. Robert de Beauchamps, maître de forges à Verrières, qui lui fournit des explications approfondies sur l’industrie sidérurgique locale.Le 3 octobre, à Aurillac, il exprime un profond attachement pour cette région : « J’avais toujours eu, depuis mon départ de Paris, un très grand désir d’aller à Aurillac, capitale de la Haute Auvergne, parce que j’en suis originaire. » La dernière lettre du récit, écrite depuis Blandy-les-Tours, près de Paris, le 3 novembre, marque la fin de ce périple.Le volume se conclut par une liste détaillée des étapes de l’itinéraire, intitulée "Noms de tous les endroits où j’ai passé" (pages 285-299). Le voyage, long de 540 lieues et s’étalant sur quatre mois et demi, traverse douze provinces : l’Île-de-France, l’Orléanais, la Touraine, l’Anjou, la Bretagne, le Poitou, l’Aunis, la Saintonge, le Berry, la Marche, le Limousin et l’Auvergne.Ce récit constitue un témoignage précieux, non seulement pour ses descriptions minutieuses des lieux visités, mais aussi pour l’aperçu qu’il offre sur les infrastructures, les industries et la vie quotidienne dans la France de l’Ancien Régime..Provenance : le comte René Philipon (1870-1936) avec ex-libris, châtelain de Vertcoeur, collectionneur et mécène, spécialiste en ésotérisme, publia plusieurs textes sur ce sujet.Très beau manuscrit relié à l'époque d'une grande lisibilité (quelques biffures). Discrètes restaurations aux coiffes et aux coins.
, , 1802-1859. 6 parties en 1 fort vol. in-4 (18 x 23 cm) manuscrit à l'encre brune, vélin rigide, dos à nerfs, titre manuscrit sur le premier plat, lacets, tranches rouges (reliure de l'époque).
Registre manuscrit ouvert en 1802 pour les terres, champs, clos, prés et vignes de Prinçay, Crouailles, Blenay, Bourpin, La Gibourgère, Dercé, Mirbeau dans le département de la Vienne, en six livres comptables : 1. Livre des Frais des Fonds de Terre 2. Livre de Rencontre du produit des fonds de terre (des vins de Crouaïl, Prinçay, des Moeurs, du fourrage des prés, de la récolte de la Bouette, de la récolte de la Stipendie, compte de blé de Mirbeau) 3. Rentier de Maupiou-Marcou 4. Livre de Ferme 5. Livre des Échéances, des rentes et fermes 6. Livre des Impôts. Commencé sous le Consulat (le Rentier de Maupiou-Marcou est daté “15 Pluviôse an 10” tandis que le Livre des échéances est libellé en mois révolutionnaires de Vendémiaire à Fructidor) puis rapidement abandonné, le registre est repris et complété un demi-siècle plus tard, mieux renseigné pour les années 1850-1859, augmenté de papiers divers (correspondances, factures etc.) relatifs à la même période. Rare archive poitevine manuscrite entre Consulat et Second Empire.
Reference : 89727aaf
ca. 1630, in-4to, texte écrit sur papier filigrané dans une très belle écriture cursive humaniste du XVII siècle, foliation manuscrite au recto postérieur (3 + 79 ff. + 2 + 2), + 1 feuille volante d’index ms. de la même main de la foliat., exlibris gravé de F. (Frédéric) Raisin sur garde + ms. avec date ‘1910’, et son nom ms. sur la reliure ‘F. Raisin’, reliure en parchemin décorée en or avec des encadrements de filets et une ornementation florale centrale, titre manuscrit sur premier plat, tranches dorées. Manuscrit en très bon état.
Abrégé manuscrit du début du XVII siècle (l’année la plus tardive mentionnée dans l’ouvrage est 1615), dans lequel on trouve décrit le fonctionnement des alliances entre les premiers Cantons et entre la Confédération et les puissances voisines (France, Milan, Autriche, Bourgogne, Savoye) „assavoir s’il convient envoier ambassadeurs de tous les cantons ou de quelques uns seulement, quand il est question de contracter allience“ etc., comment se déroulent les journées de Suisse où les ambassadeurs des Cantons se rencontrent, les jugements et sentences que l’on donne, la description des républiques de chaque Canton et leur fonctionnement.La date de 1291, qu’on ne rencontre pas dans le texte, fut choisie seulement à la fin du XIXe siècle comme date de naissance de la Suisse, année où fut rédigé le plus vieux document écrit connu actuellement (mais retrouvé tardivement en 1758) parlant d'une alliance entre des cantons suisses : Uri, Schwyz, qui donnera son nom au pays, et Nidwald, (vallée inférieure d'Unterwald). Ces cantons confirmèrent leur volonté de liberté après la bataille de Morgarten contre l'armée du Saint-Empire romain germanique, en 1315, par le pacte de Brunnen. Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au XIVe siècle, fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la Confédération des VIII Cantons. La fin du XVe siècle vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du XVIe siècle, la Confédération des XIII Cantons vit le jour. Le texte, par la suite, relate également des divers rapports entre la Confédération Suisse et les puissances voisines qui caractérisèrent la période de l’Ancien Régime.On peut ainsi profiter d’un intéressant ouvrage (inédit, car on n’a pas rencontré l’attestation d’autres exemplaires imprimés et même manuscrits) qui est un bon aperçu, agréable à la lecture, de l’histoire de la Confédération Suisse au Moyen-Age et pendant l’Epoque Moderne. Image disp.
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Paris, Société de Graphologie (Ligugé, Vienne, Imprimerie E. Aubin), 1921 ; in-8, broché ; IX, (3), 147 pp.
Edition originale du tome III, non coupé, en bon état général. Etudes de l'écriture de : Jean Ajalbert, Louis Barthou, Paul Bolo "le Pacha", Gaston Calmette, Georges Clémenceau, François de Curel, Déroulède, Erckmann-Chatrian, Mgr Fabre, Fonssegrive, Comte Friant, André Gide, Général Lambert, Mata Hari, Général Melchior, Jules Méline, Emilie de Morsier, Général Peigné, Alexandre Ribot, Lord Roberts, Jules Roche, Félicien Rops (3 études), Dr Schweitzer, R.P. Sertillanges, Duchesse d'Uzès, Venizelos, Téodor de Wyzewa.
Reference : 1054.1aaf
81 x 24 cm, charte sur 33 lignes, écriture dense en langue française, notice dorsale illisible, roulé, parchemin avec 2 cousures (d’origine).
Image disp.
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Reference : 128789aaf
s.d. (ca. 1750), kl. in-8vo, 50 feuilles, cachet ‘Bibliothek Rolf Keller Stuttgart’, reliure en maroquin rouge, dos orné en noir, richement orné or sur les deux plats.
Enthält eine ital. Handschrift auf Papier "Preparazione per la confessione e varie altre orazioni", Mitte 18. Jhd. Avec le nom ‘Gabriella della Chièsa di ceroignaco vedovce ceaglio. (?). (Rotbrauner Maroquineinband. Mit blindgeprägtem Flechtdekor auf dem Rücken u. den Stehkanten; Decken mit abwechslungsreicher ornamentaler u. floraler Goldprägung). Image disp.
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XVIIe circa 1655 Pas de couverture Dim : 26 x 21 cm.Gouache sur vélin tendue sur panneau de bois. Première moitié du XVIIe s.
La miniature représente un jeune monarque, au teint replet, aux cheveux clairs et bouclés. Il est vêtu de la robe fleurdelisée surmontée du col d’hermine. Il porte autour du cou le collier de l’ordre de Saint Michel.Sur une table basse, à sa gauche, sont disposés la couronne royale, le sceptre et la main de justice.Le jeune souverain tient à la main une écuelle d’étain à l’aide d’un linge blanc. La scène se déroule dans un hospice. En arrière-plan, trois personnages : deux sont alités sur des couches à baldaquins, le troisième se tient debout dans une allée à l’aide de deux cannes. Les personnages portent tous des bonnets bruns, celui de gauche lit un ouvrage. En fond de scène, masqué par les tentures des lits, on distingue des fenêtres cintrées et grillagées. Le visage du jeune roi est empreint de douceur, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres.L’étude de l’iconographie des jeunes rois de France ne laisse aucun doute quant à l’identité du monarque ici représenté : il s’agit du jeune Louis XIV, accédant au trône en 1643, et sacré à Reims en 1654. L’iconographie de Louis XIV enfant est assez restreinte, on peut citer les portraits faits par Claude Deruet et Philippe de Champaigne. Cette composition est à ce titre d’un grand intérêt. La représentation est manifestement allégorique et non pas faite au naturel : elle vente la piété du jeune souverain, son abnégation et l’attention qu’il compte porter aux indigents du royaume.L’image du roi guérisseur est ici renforcée par celle du roi charitable envers les malades. L’endroit représenté, spacieux, avec un seul malade par couche, pourrait être l’Hôtel-Dieu de Paris, auquel le pouvoir royal accordait une attention particulière.Une importante et émouvante pièce historique.
, , 1716. Manuscrit petit in-4 sur papier de 121 pp. chiffrées et cadrées, maroquin rouge, dos orné aux petits fers, plats avec encadrements de filets fleuronnés, tranches dorées (reliure de l'époque).
Précieux manuscrit daté du 10 avril 1716, copié sur l'original communiqué par M. Doublet, secrétaire des commandements de Philippe II, duc d'Orléans (1674-1723), régent de France depuis la mort de Louis XIV en septembre 1715 — ainsi que l'atteste le colophon final : « Cette copie achevée le 10e d'avril 1716 a esté tirée sur l'original communiqué par Monsr Doublet Secrétaire des Commendements de Monseigneur le Duc d'Orléans et est un peu plus ample que celle qui avoit déjà esté envoyée. »Ce guide de l'étiquette épistolaire consigne avec minutie les règles de présentation, de choix des matériaux et de formules à adopter en fonction du statut du destinataire. Un correspondant d'importance — roi, reine, souverain étranger, cardinal, pape — se voit honoré par l'usage de « papier doré et soie bleue » ; des correspondants moins prestigieux doivent se contenter du « grand papier, lettre ronde avec cire molle ». Le protocole règle jusqu'aux espacements : une lettre adressée à un égal mérite trois doigts de blanc sous le mot Monsieur ou Mon frère, un simple notable n'en obtient que deux, et les correspondants de rang inférieur voient leur Monsieur inscrit directement en début de ligne, sans blanc. Une lettre adressée au roi devait débuter par le mot Sire écrit quatre doigts plus haut que le corps du texte, la première page ne devant comporter que quatre ou cinq lignes (Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, 1877).Le document est établi en 1716, soit moins d'un an après l'avènement de la Régence — moment précis où Philippe d'Orléans, désormais au sommet du pouvoir, fait mettre en ordre les usages protocolaires de la maison ducale qui a succédé à celles de Gaston d'Orléans (1608-1660), frère de Louis XIII, et de Philippe Ier (1640-1701), frère de Louis XIV. Ce formulaire témoigne de la continuité et de la minutie des traditions épistolaires de la maison d'Orléans, qui régissaient jusqu'aux moindres détails matériels de la correspondance princière.Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, 1877, p. 187.
, , 1723-1759. 5 feuillets manuscrits montés sur onglet reliés en 1 vol. in-4, demi-chagrin bleu à coins, titre doré en long (reliure du XIXe siècle).
Recueil de trois itinéraires indépendants consignés entre 1723 et 1759. Contient :1. De Lyon à Avignon par voie de terre plutôt que par "la rivière". Lettre signée «Palerne» (4 pp.) à Lyon ce 12 décembre 1723 dimanche adressée à sa soeur habitant Avignon que le rédacteur et toute sa maisonnée lyonnaise sont sur le point de rejoindre malgré les intempéries : L’homme propose et Dieu dispose. Nous avions arrêté un coche pour partir demain après dîner avec la Compagnie que je vous ai nommée mais il s’est levé un si grand vent que l’on ose pas se risquer sur la rivière surtout les Dames et comme tous les astrologues marins disent que ce même temps règnera encore quelques jours cela nous détermine à prendre le parti de nous en aller par terre et je commencerai par envoyer demain lundi quatre domestiques dans des calèches (…) les domestiques arriveront à Avignon jeudi ou vendredi (…).2. D’Orgon à Gênes en passant par Marseille et Antibes : Note du Voiage en Provence le 1. juin 1754 (4 pp.) Itinéraire et notes de frais (dîners, laquais, perruquier etc.) puis retour de Gênes le 28 décembre 1754.3. Routte de Gibraltar en France 1759 (2 pp.) signé Darbaud, Taillaud Dayminy et Danselme en 44 étapes par terre d'Estepona et Marbella à Toulon et 4 colonnes : dates (du 5 septembre au 18 octobre 1759), dîner, coucher et lieues.Coiffes et coins usés.
Reference : 5409
P. Berthaud sd () in12, cartonné, 20 pages + 92 planches ht en noir, . Reproduction des 86 miniatures du manuscrit latin 10526 de la BN. Imprimé Protat à Macon.
bibliothèque nationale, département des manuscrits
Reference : 17297
, 1736**, Manuscrit, relie en veau a l'impression dore et au 5 nerfs, plattes interieures decorees, gravure en frontispice, page de titre, 95 x 150mm., pages ne sont pas numerotees, 3 gravures.
Manuscrit du XVIIIe siecle. En bon etat.
Reference : 137573aaf
19th c., ca. 18x12 cm, Gesamtgr. ca. 5,5 Meter lang, Hs. beidseitig auf Baumrinde geschrieben u. in Leporelloform gefalt. 48 Bl., mit Ausbrüchen und Fehlstellen, housed in a handmade box with leather covers / in einer speziell angefertigten Lederschachtel.
Original handwritten magic or divination book of the Batak-People (Sumatra) on tree bark. This special type of book called ,Pustaha’ or ,Pustaka’ is made of folded treebark (bast) and contains informations about magical practises and divinity in the form of text and drawings of magical symbols. It is handwritten in a syllable script derived from the Indian Sanskrit. The language is one of the dialects of the 6 groups of the Batak people, living around the vulcanic Toba Lake and in the surrounding mountains in northern Sumatra. The Batak had the reputation to be fierce warriors who practised ritual cannibalism until they became subjects of the colonial Dutch East Indian government. They have a rich animistic tradition with complex rituals (funerals etc.). In most Batak communities, only the priests, or ,datu’ were able to use the Batak script, and use it mainly for magical texts, divination, fortune telling, calendars and medicine. Only the datu and their students were supposed to know the secrets contained within these books. A rare item. cf..The history of the Book, J. Hauck collection N° 41. Image disp.
Phone number : 41 (0)26 3223808
, , 1860-1967. 36 lettres manuscrites conservées dans un volume in-4, demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs, tête dorée.
Recueil établi par un amateur en guise d'album familial qui rassemble les dernières missives étalées sur un siècle (1860-1967) de ses aïeux, proches parents et amis. « Robert » (nom du destinataire) survivra à la Grande guerre, à la différence de son père dont il inscrit en regard de sa dernière lettre la date, les circonstances du décès et une épitaphe. Les grands-parents, les oncles et tantes sont représentés par leur derniers mots… Un vieil ami avec lequel il s'était fâché lui adresse de son lit d'hôpital une touchante lettre de réconciliation etc. Curieux album funéraire qui remplace le portraits des défunts par leur derniers mots manuscrits.