S.l. [Paris, Saint-Germain-des-Prés] s.d. [1870] in-8 demi-chagrin rouge à coins, dos à nerfs finement orné, filets dorés sur les plats, tête dorée, gardes de papier bleu fleurdelisé [Rel. de l'époque], lég. frottée
9 ff.n.ch., pp. 19-157 (les pp. 131-157 vierges), texte calligraphié par Philippe Guichard, et abondante iconographie en couleurs (2 aquarelles signées de Georges Rochegrosse, 11 cadres chromolithographiés contrecollés, 4 figures hagiographiques également chromolithographiées par Mathieu).Ce catalogue manuscrit soigneusement réalisé donne l'inventaire des ouvrages de la bibliothèque du célèbre historien légitimiste et ultramontain Jacques Crétineau-Joly (1803-1875), répartis en cinq groupes (totalisant 728 titres), ainsi que de ses principaux objets de valeur (47 reliquaires, 26 tableaux, 15 dessins, 26 émaux, 15 gravures, 39 objets divers, 6 cartonniers, etc.). Il a été confectionné pour l'un de ses fils, Henri Crétineau-Joly, grâce à la collaboration précoce du jeune Georges-Antoine Rochegrosse (1859-1938, alors âgé de onze ans seulement, peintre célèbre), de son futur beau-père le poète Théodore de Banville (1823-1891, il épousera en 1875 Marie-Elisabeth Bourotte, veuve en 1874 de Jules-Jean-Baptiste Rochegrosse), de l'illustrateur Charles Matthieu.On joint : une carte de deuil de Jacques Crétineau-Joly, mort à Vincennes le 1er janvier 1875
Bourganeuf, 10 thermidor an IV (28 juillet 1796) in-4, [4] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne et très lisible, quelques ratures et biffures, en feuille.
Très intéressante pièce, brouillon d'une missive adressée depuis les profondeurs de la Creuse au journaliste Jean-Baptiste Louvet (1760-1797), alors député de la Haute-Vienne aux Cinq-Cents, et rédacteur de la Sentinelle, feuille qui continuait de combattre à la fois ("en même temps") le jacobinisme et la réaction thermidorienne, conformément à la ligne qui fut celle de son auteur.L'auteur demeure d'une grande prudence : "Citoyen Louvet, si un jour vous jugés à propos d'insérer cette notte dans vôtre journal, je vous prie de ne pas mêtre mon nom au bas. Ce n'est pas que je craigne le grand jour, mais il est, vous le sçavés, des circonstances qui commandent l'anonime. Si je signe cette lettre c'est seulement pour vôtre sûreté en cas de besoin ..."Il faut dire que le brave homme y va de main forte dans sa description des fêtes municipales du 9 thermidor, qui ne devaient sans doute pas agréer aux royalistes locaux : "Notre administration municipale nous a donné hier la mesure de son républicanisme. L'époque chérie qui rapelle l'abolition de la tyrannie a été célébré de la manière la plus mesquine et la plus ridicule. C'était plutôt une saturnale de chouans qu'une fête républicaine et la liberté y a été outragée avec indécence (...)". Suit le détail des discours, propos et chants tenus à l'occasion, et qui ne semblaient pas respirer le "patriotisme".De surcroît, le Maritaud qui signe cette épître n'est pas un inconnu : il nous semble bien correspondre à ce Léonard Maritaud, notaire à Bourganeuf, né le 9 mai 1748, mort après 1822, et dont le chanoine Parinet publia en 1929 une partie des Mémoires, dans les Mémoires de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, tomes XXIV (pp. 85-105, 293-313 et 604-631) et XXV (pp. 235-260 et 432-466). Pendant la Révolution, il fut également procureur, puis juge du district et juge au tribunal de sa ville. Ce texte important consiste en une suite très libre d'observations rédigées au jour le jour sur les événements et les personnages de sa ville de 1787 à 1822 (avec une interruption de 1796 à 1805), et dont la majeure partie est demeurée inédite.Cf. Carriat (Amédée) : Dictionnaire bio-bibliographique des auteurs du pays creusois, p. 335. Fierro ne signale même pas la publication de Parinet. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, 25 frimaire an II (15 décembre 1793) in-folio (41 x 25 cm), avec une belle vignette en-tête à motif maritime gravée par Alexandre Tardieu d'après Gatteaux, en feuille.
Pièce manuscrite avec signatures autographes de Jean Dalbarade (1743-1819, ministre de la marine et des colonies du 10 avril 1793 au 2 juillet 1795), de L'Épervier, de Garniez.Un enseigne entretenu était un officier auquel tous les services étaient comptés à l'année et sans interruption, à la différence du régime ordinaire (où on ne touchait de solde qu'en service actif). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, 1815 in-8, [4]-73 pp., maroquin cerise à long grain, dos à nerfs orné de filets, pointillés et fleurons dorés, encadrement de double filet doré sur les plats, guirlande dorée sur les coupes, tranches dorées, guirlande de volutes dorées intérieure, gardes doublées de tabis vert (Thouvenin).
Le député du Gard.La carrière de député d'Anne-Henri Cabet de Dampmartin (1755-1825) fut brève (1813-1814) et provient de sa présentation par le collège électoral du Gard au Corps législatif en 1813. Le Sénat conservateur l'y fit entrer le 6 janvier 1813 comme député du Gard et c'est ainsi qu'il siégea à la première Chambre des Députés de la Restauration, y prenant assez occasionnellement la parole pour défendre des positions au demeurant libérales et modérées, qui contrastent avec sa future aversion des "régicides" (cf. les lignes qu'il consacre dans une autre partie de ses Mémoires à son prédécesseur Massieu au Dépôt de la Guerre). La réunion des discours inédits manuscrits et des discours imprimés.La plupart de ses interventions n'eurant pas l'honneur d'une publication, et on sera content de les trouver ici, en-dehors des pesants recueils parlementaires : opinion sur la méthode d'opiner (26 juin 1814) ; vote sur la proposition visant à dénommer "Parlement" la Chambre des Pairs et celle des Députés (16 juillet), etc. Le tout est lié par des considérations de motifs et des détails d'histoire de la session.Ont été reliés à la suite les quelques discours imprimés de Dampmartin :I. Opinion prononcée par M. Dampmartin, sur la loi relative à l'importation des fers étrangers. Séance du 1er octobre 1814 ([Paris], Hacquart, s.d. [1814], 11 pp.). - II. Opinion de M. Damp-Martin, sur le projet de loi relatif aux biens des émigrés. Séance du 26 octobre [Paris], Hacquart, s.d. [1814], 8 pp.). - III. Rapport fait au nom de la commission centrale, par M. dampmartin, relatif au rétablissement des Ecoles militaires. Séance du 12 novembre 1814 [Paris], Hacquart, s.d. [1814], 8 pp.). - IV. Opinion de M. Dampmartin, sur le projet de loi relatif à la réduction du nombre des membres de la Cour de Cassation. Séance du 24 décembre 1814 ([Paris], Hacquart, s.d. [1814], 7 pp.).Précieux exemplaire de l'auteur lui-même avec double vignette ex-libris : légendée ("Bibliothèque de A.H. Dampmartin, commencée en 1775") sur les premières gardes ; armoriée, sur les dernières.Très bel exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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S.l.n.d. (ca 1785). 1 vol. petit in-folio, veau blond, dos à nerfs orné de doubles filets et de roulettes dorées, pièce de titre en maroquin La Vallière. Reliure du XIXe s. Quelques épidermures. Ex-libris de Louis Humert au contreplat. 174 pp.
Notes diverses recueillies par l'abbé Darche au XVIIIe s. Ce manuscrit comprend les éphémérides, événements tragiques ou singuliers depuis 523 jusqu'au XVIIIe s.
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Manuscrit autographe signé de 6pp. grand in-4, ( rédigé au verso de 5 feuillets à l'en-tête du Ministre de l'Instruction Publique, sous-secrétariat d'Etat aux Beaux-arts ). Compte-rendu d'une visite sur le front., titré par l'auteur " Des cinémas pour les Poilus". Manuscrit à l'encre d'une plume large, plusieurs ratures, surcharges et ajouts . Armand Dayot, alors Inspecteur général des Beaux-arts, rend compte d'une visite dans les tranchées " Je reviens aussi de l'enfer, mais je n'y ai rencontré que des héros... J'allais dire des Dieux. Ici ni gémissements plaintifs, ni larmes de désespoir " coulant intarissables du creux des orbites"... Partout autour de moi.... dans tous les coins et recoins de cet inextricable labyrinthe... soldats presqu'improvisés, parfois sordidement vêtus de glorieux haillons, après tant de longs mois de souffrance et de combats , la barbe rude, le teint brulé mais les yeux pleins de flammes et le sourire aux lèvres, ce bon sourire français si près de la blague et de la chanson...". Il fait part de son émotion, voire " d'une vive commotion lorsque le premier obus de 150 éclata à une cinquantaine de mètres " ... Puis Dayot s'entretient avec l'officier " sous un abri casematé et blindé, que le bruit de la canonnade faisait trembler " qui l' interrroge sur les soldats : " ...que pensez-vous de nos poilus ?... Je pense que chacun d'entre eux mérite une statue ". L'interlocuteur de Dayot reconnait que ce serait " une excellente aubaine pour les sculpteurs ... mais ... assure... nos Poilus n'en demandent pas tant; Tachez seulement d'obtenir pour eux quelques ( rayé), un appareil cinématographique...". L' officier poursuit " tant que nos Poilus sont en première ligne, tout va bien. Devant la mort le moral est excellent... (le soldat) est immobile , comme un bronze....un braconnier à l'affut....Puis vient l'heure du repos, l'heure où tout danger disparait.. Alors les nerfs se détendent, les songes nostalgiques montent du fond de l'âme, et le Poilu loin de toute distraction , s'ennuie. C'est l'heure du cafard..." . Devant ce plaidoyer pour le cinéma , Dayot note de demander au Journal Le Matin de faire connaitre ce souhait " et je serai bien surpris que cette mesure salutaire ne se généralise pas bientot sur tous les fronts de bataille"... L' officier précise encore " Mais surtout pas de films tristes, pas de drames larmoyants, mais des histoires "bien rigolotes" avec de jolies petites femmes... Tuons le cafard pour mieux tuer le Boche...". Dayot revenu à l'arrière, prend des notes sur sa visite, il écrit son compte-rendu dans une chambre de la sous -préfecture (?) à tous vents, dans une ville où "le jardin est bouleversé par les obus", où les maisons s'écroulent. Il pourrait s'agir de Baccarat ( nom figurant à la fin de ses notes).
Témoignage empli d'admiration et d'une certaine naiveté , de nombreuses références à la bravoure des hommes, à la gloire et au destin de la nation, Armand Dayot était , en 1918, Inspecteur général des Beaux-art. Historien, critique d'art, journaliste, homme de lettres, son compte-rendu est riche en détails, précis, un peu emphatique mais il reste mesuré dans ses élans et se veut modeste quant à son role de spectateur et témoin, et quant à l'importance relative de son propos : distraire les soldats au front. D'après une inscription postérieure au crayon sur la 1ère page et le texte même de Dayot, un article tiré de ces notes aurait pu paraitre dans le Journal " Le Matin" en 1918, mais sans certitude, la fin de la guerre proche a pu ajourner sa parution. (Reu-Bur)
SLND [France, circa 1830] 1830 1 vol in-12° oblong ( 230 x 143 mm) de: 90 ff manuscrits à l'encre brune de chansons avec les partitions notées sur des portées tracées en rouge. Registre musical constitué de papiers de plusieurs grammages et couleurs relié en demi-maroquin rouge à grains longs d'époque, dos lisse orné et titré à l'orplats recouverts de papier à la colle rouge immitant le maroquin, avec roulette dorée en encadrements et "Mlle Maria Vallon" en lettres dorées au centre du premier plat.
Charmant recueil manuscrit de poche réunissant des chansons et airs de guitare finement calligraphié par Mlle Maria Vallon. Sa propriétaire, dont le nom est frappé en lettres dor sur le premier plat, a réuni dans ce registre titré « Romances Guitares » les pièces suivantes : Le pré au cercle. Robert le diable. Lampa ou la fiancée de marbre, musique de F Herold [Louis-Joseph-Ferdinand Hérold (1791-1833), compositeur français]. Romance. Le bon pasteur. Le jeune homme charmant. Les souvenirs denfance. La petite batelière. La jeune insulaire. Dis-moi si tu mentends. À mon ange gardien. Mouette de portier. La jeune fille. La Marguerite. Jai cru le revoir. Les jolis mots. Lamant timide. La fille du pécheur. A quoi sert-il dêtre jolie. Grandeur et simplicité. Dormirez-vous encore longtemps. Je ne men souviens plus. La jeune napolitaine. Le vieux tambour. Marie, ma douce Marie. Le retour en Provence. Lenfant Trouvé. Adrien et Médor. Le bonheur de se revoir. La chanteuse. Reviens à moi. Adieu, soit moi fidèle. Mon cur est en peine. Rondes du pré au clair. La ronde du plaisir. Ronde villageoise. Chaque texte est accompagné de portées tracées à lencre rouge sur lesquelles la musicienne a noté les musiques. Le style de la reliure et le papier permettent de dater ce recueil vers 1830. Beau document conservé dans sa condition dorigine. 1 oblong vol. 12mo (230 x 143 mm) of: 90 ff manuscripts in brown ink of songs with musical scores written on staves drawn in red. Musical register consisting of papers of various weights and colors bound in red long-grain half morocco of the period, smooth spine decorated and titled in gilt, covered with red paper imitating morocco, with gilt roulette framing and Mlle Maria Vallon in gilt letters in the center of the front cover. A charming handwritten pocket collection of songs and guitar tunes, finely calligraphied by Mlle Maria Vallon. Its owner, whose name is stamped in gold letters on the front cover, has compiled the following pieces in this register entitled Romances Guitares: Le pré au cercle. Robert le diable. Lampa ou la fiancée de marbre, music by F Herold [Louis-Joseph-Ferdinand Hérold (1791-1833), French composer]. Romance. Le bon pasteur. Le jeune homme charmant. Childhood memories. The little boatwoman. The young islander. Tell me if you hear me. To my guardian angel. Seagull porter. The young girl. Marguerite. I thought I saw him again. Pretty words. The shy lover. The fisherman's daughter. What good is it to be pretty? Grandeur and simplicity. Will you sleep for much longer? I don't remember. The young Neapolitan girl. The old drummer. Marie, my sweet Marie. The return to Provence. The foundling. Adrien and Médor. The joy of seeing each other again. The singer. Come back to me. Farewell, be faithful to me. My heart is in pain. Rounds in the clear meadow. The round of pleasure. Village round. Each text is accompanied by staves drawn in red ink on which the musician has notated the music. The style of the binding and the paper allow us to date this collection to around 1830. A beautiful document preserved in its original condition.
Phone number : 06 81 35 73 35
[MANUSCRIT DE GASTRONOMIE ET REMEDES/MANUSCRIPT OF GASTRONOMY AND POTIONS].
Reference : 6398
(1800)
SLND [France, 1800 et après]. 1800 1 vol petit in-4° (218 x 165 mm) de: [62] ff manuscrits à l'encre brune et noire et [10] ff bl et 23 feuillets volants manuscrits de recettes rédigées sur papiers divers (rares taches ou rousseurs). Demi-parchemin de réemploi d'époque 1800, dos de parchemin de réemploi muet, plats recouverts de papier à la colle rose à motifs exagonaux, lacets de toile.
Passionnant recueil manuscrit contenant environ 220 recettes de cuisine, remèdes et techniques à usage domestique rédigé par une main féminine à partir du début du 19éme siècle et utilisé et complété par plusieurs générations. Notre manuscrit est rédigé à lencre dune écriture soignée sur un petit registre relié vers 1800, comme en atteste son papier et sa reliure. Les premiers et derniers feuillets semblent dune écriture différente, le reste est de la main dune autrice qui ne donne pas son nom mais indique celui ses amies lui ayant communiqué les recettes : Nathalie Danié, Mme Dodin, Mme Gaudry, Mme de Fondville, Mme de Quinerot, Mme de la Ferriere , Mme de Montsaulnin [famille de Bourgogne], Mme Champeaux, Mme de Maupas, Mme de Maistre, Mme de Bremont, Mlle Des Noyers, Mme de Vergennes Notre autrice indique en outre pour une recette la référence de louvrage de cuisine : « Le cuisinier des cuisiniers » [Jourdain Lecointe, Paris, 1825]. Le recueil est constitué majoritairement de recettes de cuisine et donne aussi des recettes de potions médicales et des techniques pour lentretien dune maison. Les recettes de cuisine concernent toute sorte de plats, desserts, entremets, boissons avec pour chacune les ingrédients et les indications de préparation et de cuisson : « Recette de sirop de miel. Curaçao. Sirop de vinaigre. Gâteau damande. Vinaigre de table. Recette pour faire des cornichons. Recette contre les allergies, coups de sang et humeur glaireuse. Recette deau de Cologne. Recette contre lempoisonnement causée par le vert-de-gris. Recette de Tafia dorange donné par Madame Bourcier. Potion calmante, gelée de viande. Gelée de pommes. Sirop des quatre fruits. Manière de faire les beignets. Gelée de pommes à lorange. Babas. Charlotte russe. Recette pour faire le petit salé. Conserve de tomates pour lhiver. Gâteau anglais. Confiture de cerises. Remède pour les douleurs de côté. Recette de leau divine. Recette du sirop dorge. Recette pour le mal de dents. Cire pour les crevasses et la dureté de la peau. Recette pour faire les fondues. Onguent de poireaux. Recette pour faire des macarons. Manière de conserver les petits pois. Pain à la Reine. Recette pour faire de bons jambons. Recette pour conserver des ailes et des cuisses doie. Gâteau de Savoie fait avec de la farine de pommes de terre. Tour damandes. Riz à la créole. Marmelade de prune. Encaustique pour les parquets. Gâteau de riz. Onguent divin. Pain dépices de Reims. Manière de faire le gruau. Recette pour faire de leau de Cologne. Sirop de gomme. Gelée de groseille à la framboise. Crème aux amandes. Recette pour faire des tablettes de fleurs dorange. Veau au riz. Manière de nettoyer létain de Cornouaille. Sirop de guimauve. Sirop de cerise. Recette pour nettoyer les cuivres. Recette dencaustiques. Pain perdu. Fécule de pommes de terre. Côtelettes de veau aux fines herbes. Tisane calmante pour les toux dirritation. Remède pour les entorses. Omelette soufflée. Sirop de mou de veau. Pâte damandes pour les tourtes. Boudin blanc. Cheveux dange. Confiture de poire dAngleterre. Pommade pour empêcher la petite verole de marquer. Remède pour couper la fièvre. Rognon de veau en timbale. Massepain glacé. Pommade pour les cheveux. Croquettes duf. Sucre dorge en bâton. Bonbon au caramel. Gratin doignons. Pommes de terre à langlaise. Gâteau de mousseline. Galettes sucrées. Croquettes de volaille et de pommes de terre. Remèdes pour les douleurs de rhumatismes. Collyre pour calmer lirritation des yeux. Gelée de varech. Génoise. Sanguine. Manière de faire des chaussons pour enfants. Peinture de safran pour faire circuler le sang. Vin anti scorbutique. Morue aux pommes de terre. Encaustiques pour les parquets. Gelée de groseilles. Mousse au chocolat. Pudding. Buf à la paysanne Exemple de recette : « Cheveux dange. Recette donnée par Madame de Fondville. Couper des carottes par tranche et pelées jusquau cur que vous ne mettez pas. Couper également lécorce dun citron par bande et pressant le jus. Mettez une livre de carottes ainsi préparées avec votre pelure deux citrons et son jus dans une casserole. Trois quartons de sucre et trois pointes deau froide. Faites bouillir jusquà ce que leau soit consommé et que le jus ait de la consistance. Il faut près de quatre heures pour la cuisson. Ayez soin que la casserole soit couverte et faite attention à ne mettre que la pelure Jaune du citron, la blanche donnerait de lamertume ». Le recueil est truffé dune vingtaine de recettes supplémentaires rédigées sur divers papiers et glissés entre les pages. Beau document, parfaitement conservé dans son joli cartonnage dorigine. 1 small vol. 4to (218 x 165 mm) comprising: [62] manuscript pages in brown and black ink and [10] blank pages, plus 23 loose manuscript pages of recipes written on various types of paper (rare stains or foxing). Reused half-parchment from the 1800s, reused parchment spine without title, covers covered with pink paper with hexagonal patterns, cloth laces. Fascinating manuscript collection containing around 220 recipes, remedies, and techniques for domestic use, written by a woman in the early 19th century and used and added to by several generations. Our manuscript is written in ink in neat handwriting in a small register bound around 1800, as evidenced by its paper and binding. The first and last pages appear to be in a different handwriting, while the rest is in the hand of an author who does not give her name but indicates those of her friends who gave her the recipes: Nathalie Danié, Mrs. Dodin, Mrs. Gaudry, Mrs. de Fondville, Mrs. de Quinerot, Mrs. de la Ferriere, Mrs. de Montsaulnin [family from Burgundy], Mme Champeaux, Mme de Maupas, Mme de Maistre, Mme de Bremont, Mlle Des Noyers, Mme de Vergennes... Our author also indicates the reference for one recipe in the cookbook: Le cuisinier des cuisiniers [Jourdain Lecointe, Paris, 1825]. The collection consists mainly of recipes, but also includes recipes for medicinal potions and techniques for housekeeping. The recipes cover all kinds of dishes, desserts, entremets, drinks, etc., each with a list of ingredients and instructions for preparation and cooking: "Recipe for honey syrup. Curaçao. Vinegar syrup. Almond cake. Table vinegar. Recipe for making pickles. Recipe for allergies, high blood pressure, and phlegmy moods. Recipe for cologne. Recipe for poisoning caused by verdigris. Recipe for orange tafia given by Madame Bourcier. Calming potion, meat jelly. Apple jelly. Four-fruit syrup. How to make doughnuts. Apple jelly with orange. Babas. Russian charlotte. Recipe for making petit salé. Preserved tomatoes for winter. English cake. Cherry jam. Remedy for side pains. Recipe for divine water. Recipe for barley syrup. Recipe for toothache. Wax for cracked and hard skin. Recipe for making fondues. Leek ointment. Recipe for making macaroons. How to preserve peas. Queen's bread. Recipe for making good hams. Recipe for preserving goose wings and thighs. Savoy cake made with potato flour. Almond tower. Creole rice. Plum marmalade. Floor polish. Rice cake. Divine ointment. Reims gingerbread. How to make gruau. Recipe for making cologne. Gum syrup. Redcurrant and raspberry jelly. Almond cream. Recipe for making orange blossom tablets. Veal with rice. How to clean Cornish pewter. Marshmallow syrup. Cherry syrup. Recipe for cleaning copperware. Recipe for polishes. French toast. Potato starch. Veal cutlets with herbs. Soothing herbal tea for irritating coughs. Remedy for sprains. Soufflé omelet. Veal syrup. Almond paste for pies. White pudding. Angel hair. English pear jam. Ointment to prevent smallpox scars. Remedy to reduce fever. Veal kidneys in a timbale. Iced marzipan. Hair ointment. Egg croquettes. Barley sugar sticks. Caramel candy. Onion gratin. English-style potatoes. Muslin cake. Sweet pancakes. Chicken and potato croquettes. Remedies for rheumatic pain. Eye drops to soothe eye irritation. Kelp jelly. Sponge cake. Bloodroot. How to make children's slippers. Saffron paint to stimulate blood circulation. Anti-scurvy wine. Cod with potatoes. Floor polish. Redcurrant jelly. Chocolate mousse. Pudding. Beef à la paysanne... Recipe example: "Angel hair. Recipe provided by Madame de Fondville. Cut carrots into slices and peel them down to the core, which you do not use. Also cut the peel of a lemon into strips and squeeze the juice. Put a pound of carrots prepared in this way with your lemon peel and juice in a saucepan. Add three quarters of a pound of sugar and three pinches of cold water. Boil until the water has evaporated and the juice has thickened. It takes about four hours to cook. Make sure the saucepan is covered and be careful to only use the yellow peel of the lemon, as the white part will make it bitter." The collection is peppered with around twenty additional recipes written on various pieces of paper and slipped between the pages. A beautiful document, perfectly preserved in its attractive original cardboard cover.
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256 pages in4 - Reliure bradel cartonnée - Trés bon état intérieur -
Au total, sept notice d'inégale longueur sur les sujets suivants: "Sur le calendrier romain" (49 pp); Sur les Monnaies romaines (9 pp); Sur la versification latine (22 pp); Sur la versification française (10 pp); Sur les tropes (153 pp) et "Sur la Sténographie" (10 pp) - Chaque page est encadrée d'un filet à l'encre noire - Les dernières pages sont vierges -
Largentière, de 1905 à 1932, 1 br., dos entoilé. in-8 manuscrit de 34 pp. + 1 feuillet de table, 3 feuillets dont 2 tapuscrits, joint 1 portrait photo de l'auteur ;
Recueil de poèmes manuscrits.Gaston Delbac, poète de Largentière.
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Brest, s.d. [circa 1868]. 1868 1 vol. in-4° oblong (350 x 260 mm) entièrement manuscrit sur portées imprimées de : [63] ff. (dont faux titre, titre et table). Demi-chagrin rouge d'époque, dos à faux nerfs ornés et titré à l'or, double encadrement de filets à froid sur les plats, dédicace frappée à l'or sur le premier plat: "Hommage à son exellence L'Amiral Charles Rigault de Genouilly, Ministre de la marine et des colonies", gardes de papier moiré (taches). (Petits défauts d'usage et taches sur les plats).
Recueil manuscrit de 31 airs nationaux de divers pays notés sur des portées imprimées. Son auteur, Léon-Prudencio Chic (1819-1916), né à Oviedo en Espagne, est compositeur et chef de musique des équipages de la flotte de la division de Brest. Les 31 airs manuscrits sont soigneusement notés à lencre noire sur des portées imprimées (24 par feuillet) et certaines partitions comportent des annotations de lauteur. Sur les 3 derniers ff. des notes de musiques sont écrites au crayon gris, laissant penser que ce sont des compositions originales de Chic qui sajoutent aux 31 partitions. Les airs sont "arrangés spécialement pour les musiques de la flotte de manière à pouvoir être exécutés tout aussi bien par 10 instrumentistes que par les musiques les plus nombreuses. Chic écrit donc ses partitions pour quelles puissent être adaptées par des orchestres composés de différents musiciens: clarinette, saxophone, basse, trombone, flûte, contrebasse, batterie, etc. Parmi ces airs nationaux de divers pays du monde (France, Norvège, Chili, Etats-Unis, Pérou, Egypte, Grèce, Chine) se trouvent deux Domine Salvum: composition musicale qui servit d'hymne national et royal à la France, lors de la célébration de la messe durant l'Ancien Régime. Recueil offert en hommage à son excellence l'Amiral Charles Rigault de Genouilly (1807-1873), ministre de la Marine et des Colonies, selon la mention dorée frappée au centre du premier plat. Durant sa carrière, il mena notamment une expédition maritime de colonisation en Chine puis au Vietnam et est l'un des fondateurs de la Société des secours aux naufragés à laquelle il légua la plus grosse partie de sa fortune. Beau document original conservé dans sa reliure dorigine. Liste des airs: 1. Air Français; 2. Domine Salvum (pour les cérémonies religieuses); 3. Domine Salvum (pour être joué aux couleurs); 4. Air Anglais; 5. Air Russe; 6. Air Autrichien; 7. Air Belge; 8. Air Hollandais; 9. Air Prussien (voir lair anglais); 10. Air Bavarois; 11. Air Suédois (voir lair anglais); 12. Air Norvégien; 13. Air Espagnol; 14. Air Suisse; 15. Air Danois; 16. Air Portugais; 17. Air Italien; 18. Air Romain, 19. Air Américain; 20. Air Brésilien; 21. Air Buenos-Ayres; 22. Air Montévidéo; 23. Air Chilien; 24; Air Péruvien; 25. Air Mexicain; 26. Air Turc; 27. Air Grec; 28. Air Egyptien; 29. Air Persan; 30. Air Chinois; 31. Hymne de Riégo (Air Espagnol repris après les événements de 1868). 1 vol. 4to oblong entirely handwritten on printed staves of : [63] ff. Contemporary red half-chagrin. Manuscript collection of 31 national airs from various countries noted on printed staves. Its author, Léon-Prudencio Chic (1819-1916), born in Oviedo, Spain, was composer and chief of music for the crews of the Brest division fleet. The 31 handwritten arias are carefully noted in black ink on printed staves (24 per sheet) and some scores include annotations by the author. On the last 3 ff. music notes are written in grey pencil, suggesting that they are original compositions by Chic, which are added to the 31 scores. The tunes are "specially arranged for the music of the fleet so that they can be played by 10 instrumentalists as well as by the most numerous musics" [translated from French]. Chic therefore writes his scores so that they can be adapted by orchestras composed of different musicians: clarinet, saxophone, bass, trombone, flute, double bass, drums, etc. Among these national airs from various countries of the world (France, Norway, Chile, United States, Peru, Egypt, Greece, China...) are two Domine Salvum: a musical composition that served as the national and royal anthem of France during the celebration of mass during the Ancien Régime. A collection offered in homage to his Excellency Admiral Charles Rigault de Genouilly (1807-1873), Minister of the Navy and Colonies, according to the golden mention struck in the center of the first plate. During his career, he led a colonial maritime expedition to China and then to Vietnam and was one of the founders of the Shipwreck Relief Society to which he bequeathed most of his fortune. Beautiful original document preserved in its original binding. List of the musics: 1. Air Français; 2. Domine Salvum (pour les cérémonies religieuses); 3. Domine Salvum (pour être joué aux couleurs); 4. Air Anglais; 5. Air Russe; 6. Air Autrichien; 7. Air Belge; 8. Air Hollandais; 9. Air Prussien (voir lair anglais); 10. Air Bavarois; 11. Air Suédois (voir lair anglais); 12. Air Norvégien; 13. Air Espagnol; 14. Air Suisse; 15. Air Danois; 16. Air Portugais; 17. Air Italien; 18. Air Romain, 19. Air Américain; 20. Air Brésilien; 21. Air Buenos-Ayres; 22. Air Montévidéo; 23. Air Chilien; 24; Air Péruvien; 25. Air Mexicain; 26. Air Turc; 27. Air Grec; 28. Air Egyptien; 29. Air Persan; 30. Air Chinois; 31. Hymne de Riégo (Air Espagnol repris après les événements de 1868).
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41 partitions manuscrites, environ 55 feuillets de musique notée avec les paroles, il s'agit essentiellement de copies d'oeuvres. Partitions de format in-8° ou in-4°, représentant les airs et oeuvres joués par la Schola Cantorum de Bruxelles, vers 1925. Ces feuilles ont été rassemblées par la peintre et pianiste Marie-Luise Verwée, dans deux chemises de papier beige, à l' intérieur des quelles sont indiqués au crayon les titres et noms des compositeurs.
On y trouve des chansons de R. de Lassus, Arthur Verhoeven, Claudin jeune, Meulemans, Claude Debussy, Jan van Ockeghem, Gevaert, Haendel, Bach, Anerio, Mathieu Asola, Paul Gilson, Clément Jannequin, P. de Manchicourt,etc.. Il s'agit pour une grande partie de partitions pour basse. on joint un programme de Concert de Bruxelles de janvier 1926. ( GrET)
312 pages grand in4 - Reliure demi basane brune, dos lisse, plats percaline mors frottés, petits accrocs aux coiffes - Trés bon état intérieur -
Intéressant et long manuscrit à l'usage des médecins ou des sages-femmes, sans doute un cours alliant la théorie (anatomie, etc..) dans une première partie avec la pratique dans la seconde - Milieu du XIXéme siècle -
France, fin XVIIIe s, in-12, non paginé (60 pp.), Broché, feuillets réunis en un cahier cousu, titre manuscrit sur le premier plat, Écriture à l'encre noire sur papier blanc et azuré, marge réglée au crayon. Cahier manuscrit rédigé par un chirurgien major du régiment de Mestre de Camp général des Dragons à Joinville. Cette unité de cavalerie de l'Ancien Régime est devenue le 10e régiment de dragons à la Révolution. L'auteur identifie certaines fièvres et maladies, dont la pleurésie, l'esquinancie, la colique néphrétique, les rhumatismes, la fièvre puerpérale, la chaude-pisse, etc. : pour chacune, il propose des traitements ? lavements, frictions, saignée... ? et recettes de remède à base de plantes, miel, champignons, minéraux, bouillons de viande, etc. Couverture rigide
Bon non paginé (60 pp.)
S.l., s.d. (1794-1814) in-12, 125 pp., couvertes d'une écriture très fine, régulière, assez peu lisible (environ 30 lignes par page), demi-basane modeste fauve à coins, dos lisse muet (reliure de l'époque). Charnières frottées.
Le titre que nous plaçons en exergue est celui qui figure en tête du carnet, mais il ne concerne qu'une petite partie du contenu de notre texte. En effet, celui-ci porte sur toute la période qui court de 1792 à 1814 (cette dernière date, tardive, à l'occasion de la réception de l'Ordre de Saint-Louis les 27-28 juin 1814), et touche à de nombreuses matières. Mis au net en une seule fois pour les pp. 1-73, il fut ensuite rédigé au fil des jours jusqu'en 1814 (pp. 74-125, avec une graphie de plus en plus cursive à mesure que le temps passe). Il se présente dans un désordre chronologique assez déroutant de prime abord, mais qui correspond en fait aux étapes de la rédaction. Ainsi, les détails antérieurs à l'engagement de Landrecies sont à rechercher à la page 77 sous la rubrique "Quelques époques avant ma captivité", couvrant la période du 27 septembre 1792 au début de 1793.Son auteur est François-Joseph Derouet (1773-1860), né et mort à Tours, fils de François Derouet (1738-1811), architecte-entrepreneur des ouvrages du Roi. Entré comme son frère Frédéric Derouet (1779-1861) à l'École du Génie de Mézières, il signe à la page 15 des initiales Le C. d. G. D. (= "capitaine du Génie Derouet"). Dès sa sortie de l'école, il fut envoyé en opérations dans le nord de la France en août 1793 ; lui fut alors confiée par intérim le commandement des fortifications de Landrecies en février 1794, sous les ordres du général Henri-Victor Roulland. Il participa évidemment au siège de la ville par les troupes austro-néerlandaises en avril 1794, et, le 1er mai 1794, fut envoyé en captivité en Hongrie après la capitulation de la place.1. C'est le récit de son acheminement à Pest qui forme la première partie du carnet (pp. 1-31) : "Il étoit à peine cinq heures du soir quand nous quittâmes les restes fumans de cette malheureuse ville. Nous étions vingt-deux officiers, parmi lesquels étoient ceux composant l'état-major de place, le commandant temporaire, le général Roulland, &c." Toutes les étapes du voyage jusqu'à Pest sont notées, avec un luxe de détails matériels impressionnant : traversant les Pays-Bas autrichiens jusqu'à Maastricht par Mons, Bruxelles, Malines, Louvain, Saint-Tron, Bavai, Tongres, il fut ensuite acheminé à Aix-la-Chapelle, puis Ratisbonne. C'est dans cette dernière ville qu'il fut embarqué sur la voie fluviale du Danube jusqu'à Vienne, puis en Moravie, à Presbourg, et enfin à Pest, rejoint seulement le 28 juillet.2. Suit un récit du siège de Landrecies, placé à cet endroit en raison de la date de sa rédaction : "Durant mon séjour à Pest, ayant rassemblé différens matériaux, je rédigeai le journal du siège de Landrecies qui est cy après. Il manquait trop de choses pour qu'il soit complet ; il n'est qu'exact". Intitulé "Journal du blocus et du siège de Landrecies par les coalisés commencé le 28 Germinal an II", il occupe les pages 32 à 56 ; il faut d'ailleurs les mettre en regard de la relation donnée par le futur général Armand-Samuel de Marescot (1758-1832) de la reprise de la place par les troupes françaises en Messidor an II, et que Derouet a recopiée et insérée aux pp. 66-70, sous le titre de Siège de Landrecies par les Français en Messidor an II. La place de ce morceau s'explique par la date de sa communication, sur le chemin du retour.3. Ensuite, l'ordre chronologique reprend ses droits, et Derouet relate son voyage de retour en France (il avait bénéficié d'une convention d'échange de prisonniers), du 2 septembre 1795 au 9 novembre 1795 ; ce dernier occupe les pp. 56-66, et 71-73, le menant d'abord jusqu'à Strasbourg, puis jusqu'à Tours.4. À partir de la page 73, le carnet n'accueille plus que des morceaux sommaires correspondant à l'activité de Derouet comme sous-directeur des fortifications, d'abord à Cherbourg (le voyage de Tours à Cherbourg est détaillé comme les deux itinéraires précédents), puis à Bourges, Versailles et Tours. On trouve encore quelques mentions d'itinéraires aux années V-XIII, ainsi que des notations sommaires, d'une graphie de plus en plus incertaines. Ayant quitté le service après son mariage en 1806 avec Claire Picault (1775-1855), il devint directeur des contributions indirectes à Rodez, puis revint en Touraine, où il put se consacrer à loisir à sa passion de la botanique. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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S.l., s.d. 2 vol. in-8, titre, 75 pp. [1914], 2 ff. vierges, 15 pp. [1915], 25 pp. [journées des 25 et 26 septembre 1915], [18] ff. n. ch. [combats de Frise, janvier 1916], 13 pp. [Notes sur Verdun], le tout sur sur papier réglé, avec un plan manuscrit "in fine" ; pp. 2-415, avec des dessins au crayon de bois et 22 tirages photographiques de l'époque, contrecollés, dont un portrait en pied de l'auteur p. 315, en feuilles sous chemise de toile recouverte de tissu fantaisie, larges rabats de tissu rose à lacets au second volume (reliure amateur ).
Importante copie de deux séries de pièces ayant servi à l'édition de l'un des premiers témoignages publiés de poilu sur l'enfer du front, et notamment de Verdun. Elle a été réalisée par le père de l'auteur de façon très soignée : écriture fine et très lisible, comportant très peu de ratures ou biffures. Les billets joints au volume II montrent que le texte avait fait l'objet d'une lecture par les proches avant même la publication.Robert Desaubliaux, né en 1890 à Paris, dans le VIIe arrondissement, et élève de l’Institut agronomique au moment de son passage devant le Conseil de révision, était le fils d’un commissaire-priseur. Pendant la Grande guerre il servit d'abord au 11e Cuirassiers (de Saint-Germain), et tint en effet un journal très savoureux, qui connut une première édition imprimée, parue dès 1919 chez Bloud et Gay ("La Ruée, étapes d'un combattant, la Meuse, l'Yser, l'Artois, la Somme, Verdun", un volume in-8 de 307 pages), et une seconde en 2005 aux Presses de la Renaissance sous le titre un peu modifié de "La Ruée, journal d'un poilu" (in-8 de 319 pages). En 1915, mécontent de l’inaction de la cavalerie, il répondit à l’appel de Joffre et demanda à passer dans l’infanterie. Il fut nommé sous-lieutenant au 129e d’infanterie, du Havre. Après dix mois passés dans l’Artois, sur la Somme et à Verdun, il fut blessé le 19 mai 1916 à Fleury-devant-Douaumont, ce village dont il ne reste que trois pierres (" Ici fut Fleury "), le 19 mai 1916. Fait qui mérite une notation (car il est peu fréquent), Jean Norton Cru admire son récit et le qualifie de " document sincère et complet ", un peu à l'égal de la publication du Journal de Genevoix. 1. Le premier volume reproduit, sans doute à partir d'un original composé au jour le jour et malmené par les intempéries, les réflexions de l'auteur sur les différentes étapes de ses campagnes, du 31 juillet 1914 à avril 1916. L'initium marque bien les illusions de ce début des hostilités : "Depuis huit jours, il n'est question que de la guerre. C'est un coup de tonnerre dans un ciel serein. Vainement les journaux essayent de rassurer l'opinion publique, mais on sent que toutes les raisons tombent à faux; D'ailleurs, la France et la Russie marchent de pair. L'Angleterre donnera sans doute son concours à la France. Nous ne pouvons engager la lutte dans de meilleures conditions. Les parents étaient en Bretagne et sont revenus en toute hâte à Paris. Je les ai revus une dernière fois, et j'ai eu l'intuition que c'était bien la dernière fois avant de partir. J'ai eu sans doute des larmes dans la voix en leur disant adieu, mais je me suis efforcé de me montrer le plus gai possible et de les persuader que la guerre était improbable." Par la suite, toujours un certain mouvement réflexif vient commenter l'événement brut. 2. Le second volume fait l'objet d'une présentation encore plus soignée : non seulement la couvrure est enrichie de rabats, mais a été contrecollé sur le plat supérieur un feuillet à encadrement de roses aquarellées et portant le chiffre de Robert accompagné des trois dates 1914-1915-1916 ; de surcroît le contreplat supérieur accueille un autre feuillet aquarellé (une composition de motifs guerriers avec épées, casques et couronne de lauriers) reprenant ces trois dates en chiffres romains. Cependant, il commence à la page 2 par la suite d'une lettre dont nous ne possédons pas le début. Pour le reste, les autres missives ont été soigneusement recopiées, et elles couvrent la période du 3 août 1914 au 1er octobre 1916 (de Nevers, pour sa sortie de l'hôpital). Signées "Bob", adressées aux parents de l'auteur (correspondance séparée pour le père et la mère), à sa soeur Germaine et à son frère André, ces lettres sont souvent fort longues et tranchent par leur ton et leur élévation sur le genre désormais très défriché des correspondances de guerre. Les petits tirages qui agrémentent le texte présentent le plus grand intérêt car ils donnent une idée concrète de la vie au front (Robert se faisant raser, Robert devant sa tente, etc.). Les quatre dernières sont cependant postérieures à la guerre : datées de 1919, elles montrent la famille Desaubliaux sur les lieux mêmes où Robert a été blessé. Quelques coupures de presse ont également été insérées pour documenter un événement militaire. Cf. Le Gall (Erwan) : Une ruée qui conserve encore bien des mystères. In : Ar Brezel (2020). Cette recension assez critique ne s'intéresse surtout qu'aux liens de Desaubliaux avec la Bretagne.ON JOINT : 1. Un feuillet dactylographié reproduisant les trois citations de Robert Desaubliaux entre 1915 et le 11 mai 1916. - 2. Trois billets (dont deux sur papier de deuil) communiquant à Marthe (la mère de l'auteur ?) les réflexions et sentiments nés de la lecture des lettres de Robert. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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S.l., s.d. (1844) in-8, 491 pp., couvertes d'une écriture fine et lisible (environ 20 lignes par page), feuillets réglés, demi-basane bouteille à coins, dos lisse cloisonné et orné en long, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Coins et dos un peu frottés.
Il s'agit de la copie manuscrite faite en 1844 par Auguste Ménière (cf. mention finale p. 491) de deux textes déjà publiés :I. La Notice sur la géographie physique, politique et administrative du département de Maine-et-Loire, de Jean-Gabriel Adville (1781-1871), bibliothécaire en chef de la ville d'Angers, donnée dans plusieurs livraisons de l'Annuaire statistique de Maine-et-Loire en 1836 (pp. 56-74) et 1838 (pp. 52-72).II. La Statistique du Maine-et-Loire (Angers, Pavie, 1834) du naturaliste Auguste-Nicaise Desvaux (1784-1856) : seul le texte est reproduit, non les planches de l'atlas.En ce qui concerne le rédacteur, l'hésitation est possible : plusieurs individus d'Anjou portèrent ces nom et prénom dans la période qui nous intéresse, mais il est légitime de supposer que l'on a affaire à cet Auguste Ménière (1797-1866), frère de Prosper Ménière (1799-1862), et secrétaire de la Chambre de commerce d'Angers, ainsi que pionnier des observations météorologiques dans le département.Cf. Port (Célestin) : Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire (II, 655). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
66 pages in8 - Reliure d'époque, dos papier, plats en basane - Bon état intérieur -
La pièce est parue en 1818 chez Prosper Noubel à Agen - Jean-Baptiste Desmolin, avocat gersois, député de 1795 à 1799, conseiller à la Cour impériale d'Agen sous l'Empire, mort à Agen en 1843 (?) - Ce manuscrit comprend des corrections d'époque sur des languettes soigneusement collées sur les passages à modifier - Au dos, une inscription à l'encre partiellement effacée: "Louis...Drame..."-
419 pages in8 - Reliure pleine basane d'époque - épidermures - petits accrocs aux coiffes - coins émoussés - Trés bon état intérieur -
Interessant manuscrit, d'une écriture appliquée et régulière - Nous n'avons pas trouvé trace de ce titre dans les livres publiés ni de cet auteur Le Queux ou Lequeux -
611 pages in4 - Reliure demi toile verte - Trés bon état intérieur -
Interessant et long manuscrit, d'une écriture appliquée et régulière - Le texte est signé in fine par une autre main (?) - Nous n'avons pas trouvé trace de ce titre - La première partie s'intitule: "Les origines apostoliques du Christiannisme"; la seconde: "L'Evangile de Paul"; et la troisième : "L'Apôtre des Gentils" -
S.l., Philippe lebaud imprimeri marcel bon, 1990 ; in-4, 227 pp., br. Sans reliure.
Sans reliure.
(Châlons en Champagne), 1766 (1865). Fort volume in-4, 2 ff. imprimés (faux-titre, titre), 765 ff. manuscrits (au recto uniquement, quelques notes au verso). Reliure demi-chagrin, manque de cuir au dos, reliure signée "Vivin fils". Copie manuscrite, d'une belle écriture très lisible, par M. Amédée Lhote, de Châlons, en 1865, du manuscrit de Dom Jean François déposé, à cette époque, à la bibliothèque de Châlons.
"Religieux, bénédictin de la Congrégation de Saint-Vanne, Dom François, avait été envoyé par son ordre à Saint-Pierre-aux-Monts de Châlons, et sa profonde érudition lui ouvrit les portes de l'ancienne Académie de Châlons qui l'invita à travailler à l'histoire des cité, diocèse, villes, bourgs et pays de Châlons-sur-Marne." L'ouvrage est divisé en quatre parties : "Châlons antique ; Châlons soumise aux Rois d'Austrasie depuis Thierry 1er en 511, jusqu'à l'an 963 ; Châlons sous l'autorité des évêques depuis l'an 963 jusqu'en 1429 ; Châlons remise sous la pleine domination des rois de France depuis l'an 1429 jusqu'à nos jours" (1764).
Manuscrit in-4° de 12 ff numérotés, reliure cartonnée recouverte de papier caillouté bleu et brique, pièce de titre doré sur chagrin au milieu du plat.
Manuscrit d’un article écrit (vraisemblablement en juillet 1944) pour Révolution nationale et a priori censuré. Première publication posthume dans Rivarol le 22 mars 1951. Reprise dans les recueils récents Révolution nationale (pp. 195-201) et Drieu en kiosque (volume 8) comme l’article «Thèses» ci-dessous. Lansard signale (p. 101) que Lucien Combelle (directeur de Révolution nationale) prétend dans le numéro spécial de la revue la Parisienne consacrée à Drieu (n° 32, octobre 1955) que l’article aurait bien paru. On n’en trouve pourtant pas trace en consultant la collection, mais il est possible qu’un ultime numéro ait été imprimé et non distribué en août 1944… Mais si c’était le cas, il serait surprenant que la censure de l’occupant ait laissé publier cet article hostile à la politique de Collaboration avec les Allemands au même titre qu’à celle qui s’ébauche avec les Américains après le débarquement. Il est d’ailleurs à noter qu’un article de Drieu de la même époque, également écrit pour Révolution nationale («Bilan fasciste») a été censuré en juillet 1944. Le paragraphe final de ce manuscrit a été barré par Drieu et n’a donc pas été publié dans Rivarol. Article très désabusé de Drieu qui tentera peu après sa rédaction de se donner la mort pour la première fois, le 11 août 1944, avant d’y parvenir, après plusieurs autres tentatives, le 15 mars 1945…
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In-4°, bradel demi-maroquin à coins noir, plat simili bois ; 17 feuillets (16 + 6bis) manuscrits.
Manuscrit de l’article paru à la Une (et se poursuivant en page 2) du n° 134 (6 mai 1944) de Révolution nationale, journal collaborationniste fondé par Jean Fontenoy, le pittoresque aventurier fasciste que la bibliographie à succès de Gérard Guégan (Stock) a fait connaître au grand public en 2011. Les articles de Révolution nationale postérieurs au 11 décembre 1943 ne figurent pas dans le recueil d’articles Le Français d’Europe, imprimé le 20 juillet 1944 pour le compte des éditions Balzac – il s’agit des éditions Calmann-Lévy «arianysées» – et pilonné, et resteront inédits en volume jusqu’à la publication du recueil Révolution nationale en 2004 aux éditions de l’Homme libre (cet article s’y trouve pages 139 à 148), avant l’édition récente de l’intégrale des parutions dans la presse des textes de Drieu (Drieu en kiosque, 8 volumes, Éditions Place Maubert, 2017). Voir Lansard, p. 100.«Il est bon, avant les mois décisifs, de résumer les principales thèses que j’ai soutenues dans ce journal.»
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[Revue: cahier politique et littéraire fondé et rédigé par Pierre Drieu La Rochelle et Emmanuel Berl-1927] ; in-4°, demi-chagrin à coins rouge vif, dos à quatre nerfs encadrant les auteurs et le titre.
Recueil de fragments de notes manuscrites, tapuscrits et épreuves corrigées d’articles parus dans la revue Les derniers jours dont ils étaient les deux seuls rédacteurs. Cette revue bimensuelle qui a compté seulement 7 numéros (appelés «cahiers») a disparu, non pas faute de lecteurs, mais d’intérêt de ses rédacteurs pour la poursuite de sa parution…Drieu la Rochelle :I. – «Le capitalisme, le communisme et l’esprit» : article paru dans le 1er cahier (1er février 1927), pages 1-4 et repris avec coupures, pp. 216-220 de “Genève ou Moscou”. (Drieu la Rochelle ou la passion tragique de l’unité. Tome III, Aux amateurs de livres, 1991, p. 44 par Pierre Lansard) . 1) Notes manuscrites : 20 ff. numérotés (1; 2; 2bis; 3; 4; 5; 6; 6bis; 7; 8; 9; 10; 11; 11bis; 12; 13; 14; 15; 16; 16bis). Le f. n° 1 est recto-verso. Le autres, recto seulement ; 2) Tapuscrit annoté et signé de la main de Drieu: 9 ff. recto.II. – «Première note sur le drame de l’Action française» : article paru dans le 1er cahier (1er février 1927), pages 5-8 et repris pp. 260-266 de “Genève ou Moscou” . 1) Notes manuscrites, certaines au crayon et la plupart à l’encre noire, qui constituent une première version de l’article sous le titre «Le trône, l’autel, le coffre-fort» : 14 ff.; 2) Première version manuscrite de l’article sous son titre définitif : 5 ff. foliotés de 1 à 5 ; 3) Fragments reliés à la suite : 3 ff. ; 4) Tapuscrit annoté et signé de la main de Drieu : 10 ff. recto ; 5) Épreuves d’imprimerie corrigées de la main Drieu : 2 ff. recto.III. – «Consolation à Maurras»: article paru dans le 4e cahier (20 mars 1927), pages 1-6. Manuscrit de 26 pages de la main de Drieu. La page de titre porte en plus de celui-ci la date, postérieure à la date de publication, d’avril 1927. Il est assez fréquent de trouver des erreurs de date ou de titre dans les indications dont Drieu annote tardivement ses manuscrits. Par exemple, comme le relève Lansard dans sa bibliographie (p. 47), il indique dans “Genève ou Moscou” que sa «Réponse à l’Enquête sur l’intelligence et les partis» a paru dans Les derniers jours, dont le dernier numéro date du 8 juillet 1927, alors que ce texte a paru dans la Grande Revue en mai 1928.Double foliotage des feuillets : à la même encre noire et dans la même taille de caractères que le texte (en haut à droite des feuillets, avec parfois des numéros bis) et, en caractères plus gros et au crayon bleu (en général en bas des feuillets), en commençant à 12 bis pour la page de titre qui n’est pas numérotée en noir. La page foliotée 33 bis en bleu ne porte pas non plus de folio en noir (elle aurait dû être la 18 bis), mais se situe néanmoins au bon endroit si l’on en juge par la version imprimée dans la revue.Exceptionnel ensemble présentant les différentes étapes de la rédaction d’un article de Drieu, permettant de comprendre sa méthode de travail et de suivre le cheminement de sa pensée.Emmanuel Berl : «Notes sur la Révolution»: manuscrit d’un premier jet (assez éloigné de la version définitive) de l’article «Propos sur la Révolution» paru dans le 4e cahier (20 mars 1927), pages 7-11.8 ff. manuscrits d’une écriture très lisible, non foliotés et non signés.
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