s. n. | 1984 | 15 x 10.6 cm | Une carte postale
Carte postale autographe signée, 12 lignes au stylo bille noir, adressée à son amie la femme de lettres Christiane Baroche dans laquelle elle lui avoue se montrer en totale communion d'esprit avec elle. Le recto de la carte postale est illustré d'une reproduction du tableau "Trompe l'oeil" de Cornelis Gysbrechts. "Ma chère Christiane, merci ! Ce petit prix a surtout le mérite de grossir ma cagnotte pour la maison de mes rêves, enfin, un peu : 5000 F. Mais je suis très contente. Je voulais te dire depuis les vacances de Pâques combien j'avais eu le plaisir à écouter ta voix fraternelle dans ton recueil de "Rimes intérieures". J'aime ce que tu aimes, je m'interroge sur les mêmes choses que toi, la folie, la création, dans tous les sens..." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. n. | s. l. 8 février 1984 | 15 x 10.3 cm | Une carte postale + une enveloppe
Carte postale autographe signée, datée du 8 février 1984, 8 lignes au stylo bille noir, adressée à son amie la femme de lettres Christiane Baroche la remerciant tendrement pour son amitié et les critiques laudatives de ses ouvrages. Enveloppe manuscrite à l'adresse de Christiane Baroche jointe. La carte postale représente une vue de la base de loisirs de Cergy en Ile-de-France. "Christiane tout ce que tu m'écris me fait très chaud au coeur. Je ne sais ce qui me touche le plus, ce que tu penses de moi comme auteur (écrivain c'est trop lourd ! ) ou ton amitié. Je t'embrasse. Annie." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris Grasset 1968 In8 - broché - non coupé - 297 pages - Édition originale sur Alfa , un des seul 28 exemplaires - Envoi autographe signé de A. Guehenno à Françoise Verny célèbre éditrice . L'épreuve raconte les faits de résistance de la jeune Annie Guéhenno (née Anne Marie Rospabé 1916/2006 ) qui épousa l'écrivain Jean Guehenno . Rare et précieux exemplaire .
Bon Dédicacé par l'auteur
Paris, Calmann-Lévy, 1947. In-8, broché, couverture rempliée, non coupé, 198 pp. 17 Planches photographiques hors-texte.
Édition originale, un des 150 exemplaires hors-commerce numéroté sur Alfa mousse, enrichi d'un envoi autographe de l'auteur au critique Richard Borel. 17 illustrations hors-texte et une bibliographie. Photos sur demande.
s. n. | Sans lieu d'édition s. d. [1885] | 23 x 32.5 cm | Relié
Très beau recueil de 49 aquarelles originales montrant la vie quotidienne au Tonkin, illustrant, pour la plupart, des scènes de la vie rurale. Ces aquarelles, non signées, mesurent environ 20 x 15 cm (hors marge) et ont été finement exécutées à l'encre de Chine et à l'aquarelle, avec des rehauts de gouache, sur des feuilles de papier dont certaines portent le filigrane "Latune et Cie Blacons"; toutes sont montées sur onglets. Reliure en demi percaline rouge à coins, dos lisse muet et recouvert de chagrin rouge, frottements sur le dos, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier bleu, reliure de l'époque. Quelques rousseurs en marges des aquarelles. Les scènes représentent différents sujets : un poste militaire gardé par quatre soldats dont un en faction à l'entrée, un garde portant un uniforme blanc et tenant dans sa main droite un fusil muni d'une longue baïonnette, la tête recouverte d'un salacco (coiffe traditionnelle des tirailleurs indochinois), un vieillard assis sur une table et fumant la pipe tout en étant éventé par un domestique, un paysan travaillant la terre avec deux bufs, une femme se recueillant devant une tombe, un autre paysan labourant la terre, deux villageois se rencontrant à proximité d'un petit pont, quatre personnes travaillant dans une rizière, un homme en costume devant un temple, trois paysans récoltant le riz, un combat de coqs, etc... On y voit aussi de nombreux villageois transportant des denrées, des marchandises ou en train de pêcher, des lutteurs se produisant devant un notable, un enfant servant de guide à un aveugle, deux ouvriers transportant des pierres dans une brouette, une procession conduite par un dignitaire à cheval et emmenant un sanglier dans une cage, un prisonnier en train d'être fouetté, un autre sur le point d'être décapité, une scène de chasse, des musiciens, une femme utilisant un métier à tisser, des villageois en train de jouer, etc... La présence occidentale n'est évoquée qu'une fois : un navire indochinois, voiles au vent, arbore trois étendards tricolores tandis qu'au second plan, un bâtiment à vapeur, probablement français, continue sa route On joint une pièce de cuir en veau fauve (4 x 32 cm) portant l'inscription à froid "Souvenir du Tonkin 1885-90". Précieux témoignage sur le Tonkin au début du protectorat français. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Non Renseigné. 1937. In-12. Relié. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Carnet de 84 signatures autographes de célébrités allemandes, dans la période 1937 - Carnet en toile, tranches dorées. . . . Classification Dewey : 929.88-Autographes
Classification Dewey : 929.88-Autographes
1 carnet à petit carreau, format in-16, recueillant d'une écriture très lisible 46 chants et chansons de l'époque, 162 pp. : liste des titres : Lune Jolie - Martha - Pupée Jolie - L'Embuscade - La Terre Nationale - Le Carreau de Papier - V'la les Croquants - J'ai bon Caractère - Elle m'aime pas - Le Poilu Infirmier - Le Poilu repopulateur - La Sabotière - La Madelon - Dans la Musette - La Tyrolienne des Pyrénées - La Vache et le Pompier - Le Sermon interrompu - Deux claques pour mille francs - Pour retrouver vingt francs - J'suis pas pressé - La Barbe volée - Les agents n'en faut plus - Les auvergnats réformateurs - Un marché dans une baleine - Un moyen de payer ses dettes - Les deux cuisses de faisan - La femme & le Chameau - Le garçon d'honneur - La mort de Bismarck - Ne rendez pas les hommes fous - J'suis malade - Avec mes cinquante deux francs - La Madelon de la Victoire - La Marseillaise - Face à face - La Somnambule - La Riviera - Le Vieux Ménage - Un Ami commerçant - J'ai un' auto - Elle bavardait chez la concierge - Coeur de Marsouin - L'article 214 - La p'tite dame des PTT - Le Carillonneur - Le Jouet
Très intéressant manuscrit, rédigé en 1919-1920, et recueillant 46 chants, chansons et monologues, et précisant le plus souvent le nom des auteurs, créateurs et compositeurs. Certaines chansons ont été barrée d'un trait au crayon, ce qui ne gêne guère la lecture. Etat très satisfaisant (un feuillet inséré, couv frottée) pour ce rare document.
Paris Charavay 1863 In8 Vente du Mardi 7 avril 1863 et les 7 jours suivants - broché - non coupé - 138 pages - bon etat
Bon
Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1870] | 40.5 x 27.9 cm | Relié
Exceptionnel album contenant 54 caricatures originales et parfois légendées réalisées à l'encre de chine, au crayon, à l'aquarelle, (dont 3 petits dessins au crayon sur feuilles volantes) et des feuillets blancs. Cet album amusant et personnel, visiblement composé par un artiste amateur, semble décrire les diverses aventures et mésaventures de quelques personnages récurrents, apparemment tous liés de près ou de loin à l'Ambassade de France près la Porte ottomane dont un morceau de papier à en-tête se trouve intercalé entre deux feuillets. Reliure en plein vélin ivoire à recouvrement, dos lisse orné de filets rouges, un accroc restauré en tête du dos, filet rouge encadrant les plats, quelques taches sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, tranches rouges, reliure de l'époque. L'album contient également 1 lettre autographe signé à l'encre noire agrémentées de caricatures en marges adressées à M. H. Fournier commençant par "Cher Washington n°2" Le destinataire de la lettre satirique ornée de dessins insérée dans l'album semble être le diplomate Hugues Marie Henri Fournier (1821-1898) nommé en 1877 ambassadeur à Constantinople. Les aventures du petit groupe, identifié par des légendes au crayon noir, semblent commencer à Florence en septembre 1872 pour se poursuivre à Rome. On trouvera ainsi une aquarelle montrant le temple de Vesta. En décembre 1872 d'après la légende à l'encre, le groupe composé des Vicomtes Bresson, de Mareuil, d'Hauterive et d'Hérisson est caricaturé à Rome, en visite au théâtre, au Capitole, à cheval, etc. Un panorama aquarellé caricature de même la Guerre de 1870 et ses protagonistes. Apparaissent également, caricaturés au crayon auprès de Fournier, le général de Castelbajac et le baron de Talleyrand. On notera un beau portrait au crayon de Khalil Bey. Le célèbre diplomate ottoman et collectionneur né au Caire en 1831 et mort à Istanbul en 1879, venait en effet, après son ambassade à Vienne de 1868, de revenir à Constantinople pour épouser en 1872 la princesse égyptienne Nazli Fazl. Outre son rôle dans la Guerre de Crimée, il est connu pour sa prestigieuse collection de tableaux qui, vendue aux enchères en 1868, contenait des oeuvres de Courbet (dont l'Origine du monde), d'Ingres, de Delacroix, etc... Le comte d'Osmond, Alfred de Courtois ont aussi leur caricature. On trouvera également dans l'album une vue intitulée Pointe imaginaire du sérail, et une aquarelle représentant une partie de Lawn-Tennis. Unique ensemble. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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IN FOLIO broché,62 p.cours ?
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Un carnet format in-12 relié demi-veau à petits coins rouge, avec petits onglets de vélin (porte plume) , étiquette du librairie Gardiner & Sons, n°20 Princes Street, Cavendish Sqe, 90 ff. (à 20 lignes par pages, tracées au crayon par l'auteur) dont 95 pp. mas (encre) avec 7 ff. découpés (dont 4 entre pp. 92 et 101), 4 ff blancs, 2 pp. ms. (encre), 9 ff. blanc (ou avec petit croquis - coupe d'un château), 14 ff. ms. (encre et crayon), 2 ff. blanc, 1 p. ms.
Extraordinaire manuscrit d'une jeune française anonyme, dame de compagnie de la Duchesse Charlotte Douglas-Hamilton et de sa fille aînée Lady Charlotte. Le récit est plein de vie et d'esprit et dresse un extraordinaire portrait de l'Angleterre de l'époque, et de certaines de ses figures célèbres (le duc Edward St Maur, et la duchesse de Somerset, Lord Robert Seymour, Lord Beckford, Sir Richard Hoare, etc..). The story is full of life and spirit and provides an extraordinary portrait of England at the time, and some of its famous figures (the Duke and Duchess of Somerset, Lord Robert Seymour, Lord Beckford, Sir Richard Hoare , etc. ..). Voici une longue série d'extraits du journal : "Je quitte Londre le 5 d'août 1822. Je pars ravie, enchantée d'aller visiter la plus belle province de l'Angleterre en voyageant de la manière la plus agréable. ... Il est 9 heures et demi nous montons dans une bonne berline attelée de 4 chevaux. Hyde Park et sa nouvelle statue (celle du Duc de Wellington)... Londres enfin et ses faubourgs disparaissent à notre vue. Nous allons comme le vent, et bientôt nous entrons dans ces campagnes si bien ornées qui environnent la capitale des 3 royaumes. L'intérieur de la voiture est très paisible. Le rhume de la Duchesse nous prive de son amabilité ordinaire. Lady Charlotte a pris l'habitude d'être grave en voiture, elle es sérieuse comme elle le sera pendant tout le voyage. Le Duc seul a la bonté de répondre à toutes mes questions ; c'est à sa douceur, à son esprit éclairé qui en atteignant les branches les plus élevées des hautes sciences, sait encore se plier au niveau des esprits les plus ordinaires, que je dois la connaissance de quelques détails sur ce pays bien digne d'être le rival de la France." "Notre 1er relais est à Brenfort sur la Tamise. Le roi George III avait choisi ce lieu pour sa résidence d'été. Il y a a fait bâtir un château gothique dont la singularité et le mauvais goût rappellent autant le pauvre royal esprit qui l'ordonne que la sottise de l'architecte qui put en donner le plan. Ce monument tombe déjà en ruine, car Georges IV, au lieu de continuer les folies de son père, en a créé de nouvelles dans le goût chinois" ... "La grande route de Bath présente un aspect bien différent. Elle traverse des landes immenses pendant plusieurs milles qui ne sont interrompues que par de jolies maisons de campagne dont les parcs ornés de la plus belle végétation contrastent d'une manière frappante avec l'aridité qui les entoure. Ainsi la terre pour être fertile ne demande que l'aide de l'homme opulent et celui-ci satisfait des landes où il peut chasser le renard et le lièvre oublie que des familles nombreuses pourraient trouver l'opulence dans le sacrifice d'un plaisir qui se changerait bientôt en une source de jouissances réelles" ... "L'anglais s'occupe du bonheur du monde entier, chez lui une grande partie de la nation vit d'aumône, et cette île renferme 22 millions d'arpents incultes !" ... "Nous atteignons le village de Belfont, si célèbre dans la gastronomie anglaise par l'auberge de Harvey, auteur immortel d'une sauce piquante à laquelle il a donné son nom, et qui est vraiment digne de l'éternité tant qu'il y aura des palais délicats. Cette auberge a encore acquis un autre genre de célébrité en logeant chaque nuit les fly-midnight. Le génie anglais (grâce à la bonne sauce du maître de cette maison, qui provoque le débit de ses vins de Portugal), reconnaît aux mouches de cette habitation un pouvoir surnaturel. Vers le soir elles prennent un corps humain avec ou sans une ame, je ne sais, monte dans une élégante voiture aérienne et parcourent ainsi tout le royaume. une chambre reste en permanence pour elle car les premiers rayons de l'aurore les rappellent ici, fussent-elles en Lancaster Shire. Cette chambre est remplie d'habits qui varient presque tous les jours. On n'y voit des pommades et des rubans, car remarquez que c'est un corps de demoiselles que ces mouches prennent, comme si elles pensaient que cette figure abrégeait un peu la métamorphose. Nous n'arrêtons point à cette auberge, nous avons déjeuné, la sauce est inutile, et les fly-midnight au milieu du jour n'y sont que des mouches ordinaires. Nous continuons notre route maintenant bordée de haies, qui ombrage d'un côté du chemin au moins un trottoir à s'il en est bien entretenu. Nous y rencontrons plusieurs de ces robustes galloises vêtues de jupons courts marchant à grands pas la tête couverte d'un petit bonnet noir sur lequel elles placent un immense panier de fraise ou de framboise qu'elle portent à la capitale.ces galloises quittent leur pays montagneux vers le mois d'avril ; viennent par bande se louer dans les jardins qui approvisionnent Londres ; elles y sont employées pour les travaux du jardinage, cueillent les fraises, et les apportent sur leur tête, quelquefois d'une très grande distance. Mais beaucoup plus fraîches que si elles avaient essuyé les cahots d'une charrette. à la fin d'août ces femmes satisfaites du petit produit de leur peine achètent quelques nouveaux vêtements et retourne chercher la neige de leurs montagnes. Rentrées dans leurs chaumières elles passent dans la plus grande oisiveté sept ou huit mois de l'année après la corvée qu'elles sont venues faire en Angleterre, dont le produit les a vêtues et qui a peut-être acheté aussi quelques provisions. Elles ne se créent plus d'autres besoins et laissent à leurs brebis et leurs pommes de terre le soin de les faire vivre jusqu'au printemps prochain. Ainsi milieu d'un des peuples les plus civilisées de l'Europe on peut retrouver l'état sauvage de nos premiers parents." ... "Nous arrivons à Stains. Sa jolie église bâtie en briques mais d'une forme très élégant est certainement un monument remarquable. ... Lord Glenberrie occupait une jolie maison à quelque distance de la route lorsqu'il remplissait la charge d'inspecteur des forêts du royaume. La troisième poste est à Bayshot. Le gouvernement a choisi ce lieu pour l'établissement d'une école militaire. On a créé au milieu des bruyères qui s'étendent à perte de vue pendant plusieurs milles, un assemblage de maisons bien bizarres il me semble, en les comparant leurs motifs même. ... La 4ème Poste est à Barfort Bridge. La nature devient plus gaie, elle est cultivée. Nous atteignons ainsi la cinquième poste à la petite ville de Basingstoke. La route continue entre deux haies dont la fraîche verdure et la belle végétation annonce la bonté du terrain. ... La duchesse est toujours souffrante, d'ailleurs cette route lui est si connue que si elle pouvait la faire en dormant ce ne serait que mieux. Je ne puis penser de même, tout ce que je vois et nouveau je jouis dans toute l'étendue de ce mot et le duc veut bien ne pas se lasser de toutes mes questions. La 6me Poste es à Overton, la campagne est charmante jusqu'à Whyte Church. ... c'est au milieu de cette belle campagne que nous apercevons l'habitation de Mylord Porstmouth. Ah ! le pauvre lord ! ... toutes voulaient lui plaire, et cependant il était fou !" [ et l'auteur de raconter les déboires du Lord et son mariage avec la fille de l'intendant... ] ... "7ème Poste à Andover. la vue qui se perd dans le plus riche des paysages rappelle à mon souvenir les plaines fertiles de Beaumont, Mafliers, Villiers-Adam." ... Bientôt les plaines incultes de Salisbury viennent remplacer un si beau coup d'oeil" ... Bientôt "les Stones Henge de leurs formes bizarres viennent frapper notre vue. .Leurs contours irréguliers, de couleur sombre placée dans un terrain nu est élevée, se dessinent de loin sur le vaste horizon. La route n'y passe point directement ; mais nous y faisons une petite excursion. Nous contemplons ce témoignage de la plus haute antiquité qui rappelle le sol breton. Sa forme ronde, ces pierres immenses disposées en portique, tout fait croire qu'il a servi de temple aux Druides. Mais comment ont été transportés ses énormes morceaux de granite ? Leur espèce n'est pas trouvée dans aucun des alentours, leur examen des faits trouvait semblable à la serpentine d'Anglesey." ... "Nous continuons notre route dans l'immense plaine de Salsbury, partout si inculte qu'elle se refuse aux soins du laboureur. Des troupeaux nombreux qui cherchent leur pâture, les bêlements des agneaux, les airs rustiques des pâtres animent seuls la nature. Sur un plateau plus élevé nous apercevons rien de beau qu'un seul que l'on dit être un camp des Danois. ... Le Duc y possède quelques terres. Nous nous nous arrêtons à l'auberge de Stratford qui fait partie de son domaine. Le rhume de la duchesse l'oblige à se coucher de bonheur ; Lady C. et moi dînons avec le duc et convenons de faire le lendemain à 7 heures du matin une promenade au bord du ruisseau que nous apercevons des fenêtres de notre auberge." [ Le lendemain :] "cependant 9:00 ont sonné ! Peut-être la duchesse nous attend ? Cette pensée me donne des ailes pour regagner le toit hospitalier mais vainement nous nous hâtons, la faute est commise ! La duchesse à déjeuné, les chevaux sont à la voiture, pour la première fois notre voyage est troublé de la peine que nous ressentons d'avoir manqué à notre devoir, et des petits reproches que nous adresse la duchesse. Nous déjeunons à la hâte et en silence montons en voiture. Les postillons en ordre d'aller à l'abbaye de Fonthill. [ Suit pendant 9 pages toute la description de Fonthill, oeuvre de Sir Beckford ; puis ils arrivent à Bradley ] "On me dit que nous sommes à Bradley. Nous entrons dans un antique manoir, tout y retrace certainement l'ancienneté de la noble famille ; mais rien ne s'offre à ma vue qui ne fasse sentir les améliorations que le tems amène. Il n'a passé ici qu'armé de sa faux. En voyant le Duc et la Duchesse parcourir ces appartements revêtus de boiseries délabrées, de tapisserie plus vieilles encore, meublée d'antiques fauteuils, je n'ai plus retrouvé le siècle où nous vivons. J'ai pensé faire une découverte dans la nuit du passé, et je m'attendais qu'un ancêtre du 16e siècle allait venir féliciter ses illustres descendants du souvenir qu'ils lui accordaient." ... " ... "Nous couchons à Bradley. Le 7 août à midi nous partons. Bientôt nous quittons les plaines arides du Wiltshire pour entrer dans le Comté de Somerset. Nous traversons la belle habitation de Sir Richard Hoare, voisin et ami de la Duchesse. Le maître est amateur de beaux arts, de longues galleries sont ornés de tableaux des différentes écoles, et la bibliothèque est d'une étendue et d'un choix remarquable. Tout atteste le goût du propriétaire"... "Sir Richard, bon vieillard de 72 ans, est sourd comme les personnages de la gallerie. La Duchesse peut seule lui parler en collant sa bouche près de son oreille". ... "La Poste se trouve à Wincanton, jolie petite ville bien connue par tous les prisonniers français." ... "Nous changeons de chevaux à Ilchester sur la rivière de Yeovill. C'est dans la prison bâtie sur ces bords que fut enfermé Mr. Hunt chef des radicaux. D'après l'expérience qu'il en a faite, on va réformer cette prison pour cause d'insalubrité. Ce sera une grande dépense qu'on aurait peut-être pu épargner, en ne cédant qu'en partie aux clameurs des partisans de Mr. Hunt. Nous allons à Ilminster, il est trop tard pour gagner Exeter. Nous couchons à Ilminster". ... "Le rhume de la Duchesse est mieux ; en traversant l'auberge, elle a aperçu un homme âgé, mal vêtu, portant un paquet sur ses épaules, suspendu au bout d'un gros bâton ; et les gens de l'Auberge l'appelaient Mylord. Ce mylord rustique piqua la curiosité de la Duchesse, elle interrogea les domestiques ; on lui dit que cet homme était Lord Robert Seymour, qu'il avait la coutume de loger dans cette maison, qu'il arrivait toujours dans la même simplicité d'équipage, commandait un assez bon souper, fesait allumer 10 ou 12 bougies dans sa chambre, ne souffrait point qu'un seul domestique lui rendit aucun soin, et partait d'ordinaire à 7 heurs du matin, sans parler à personne. Comme allié de la famille, la Duchesse voulut engager cet original à profiter du hazard qui les réunissait dans cette maison" ... "Le 8 août nous quittons Ilminster. Il pleut, les postillons après s'être laissé mouiller pendant plus d'une demi-heure pensent à mettre leurs manteaux. Je ne voudrais point juger le caractère anglais d'après ce trait. Cependant le Duc me dit : Voilà bien le caractère du peuple ; il ne prévoit rien, et ne pense même à quitter ou à changer un état quelconque quel que mauvais qu'il soit, qu'après en avoir été longtemps victime. Mais aussi cette impassibilité, cette lenteur à prendre une détermination nous met à l'abri des événemens qui ont bouleversé la France, et qui l'agitent encore." ... "Nous traversons la rivière de Yarle, qui sert de limite au comté de Somerset et nous sommes maintenant dans le Devonshire." ... "Nous changeons de chevaux à Honiton jolie petite ville. la conversation est soutenue par les connaissances du duc sur l'histoire de France. ... Nous traversons le village d'Heavitree qui présente le coup d'oeil le plus riant qu'on puisse imaginer. Les chaumières sont bâties en terre rouge, le jasmin, la clématite grimpent à toutes les murailles. Chaque paysan cultive devant sa porte les roses de Bengale, les myrthes, les lauriers, les roses trémières. Toute annonce le bonheur et l'aisance. Je voudrais qu'Heavy Tree fut le terme du voyage ; mais on me dit que chaque partie de ce beau comté offre les mêmes avantages." ... " La route continue dans ce nouvel éden jusqu'à Exeter. Cette ancienne et belle ville n’est pas la Capitale du comté de Devon. Elle forme à elle seule une province. ... La cathédrale bâtie dans le sixième siècle renferme des antiquités assez curieuses. La ville est bien bâtie, ces rues sont propres et larges, on n'y trouve de jolies allées bien planté. La rivière d’Ex porte les bateaux marchands jusque dans la ville, dans le commerce des biens considérables. Le château d'Ex était autrefois une place forte ; ses ruines maintenant sont environnées de remparts ombragés d'arbres antiques qui forment la promenade de la ville. J'aimerais à visiter les autres établissements mais la voiture est prête, il faut partir. En quittant Exeter nous montons une grande montagne à pied. La terre rouge est très fertile. On peut bâtir, en la mélangeant avec de la paille, des murailles très solide. Quelquefois les cabanes sont de couleur rose parce qu'on a mélangé cette terre avec du plâtre. Cette diversité de couleur ajoute encore à l'air de gaieté du paysage. Nous traversons le domaine de Lord Clifford. Cette antique demeure qu'aucune fureur révolutionnaire n'a jamais bouleversé présente un charme inexprimable par la hauteur et l'étendue de ses bois, ses vertes prairies que le printemps rajeunit sans doute mais auquel il ne peut ôter cet air d'antiquité, qu'a même un ruisseau, coulant paisiblement sur des pierres mousseuses à travers des buissons envahis par le lierre. Les touffes d'hortensias bleus sont épars dans les prairies. De gros moutons dont la laine est devenue rougeâtre comme la terre se reposent à l'ombre des grands arbres." ... "Nous traversons la petite rivière de Teign sur un pont qui a un quart de mille de longueur. La poste est à Newton Bushell petite ville. La route continue au milieu des terres coupées en petits morceaux par des haies. C'est le temps de la moisson. ... Notre vue est bornée dans le lointain par la plus haute colline du Devon appelée Hey Torr. ... Nous gagnons un petit village [manifestement il s'agit de Berry Pomeroy ] ... la voiture s'arrête près de l'église. Une modeste maison est auprès. Des pommiers ombragent le devant de la porte, des fenêtres à petits carreaux donnent l'apparence l'habitation d'un fermier ; nous y descendons cependant et cette humble demeure va loger un des premiers Ducs et Pairs d'Angleterre. Que de jouissance mee promet cette belle nature, cette simplicité de tels hôtes !" [Après 2 ff. blancs, elle reprend son récit : ] "Adieu champêtre Berry ! Les deux mois que j'ai passés dans son paisible séjour ont été des plus heureux de ma vie ! Dans ta douce tranquillité, libre d'inquiétude, j'ai joui avec délices des vraies beautés de la nature. Adieux beaux arbres, belle prairie ! Je vous quitte avec reconnaissance. Que de fois votre contemplation à combler ma jouissance ? Air pur et calme, doux murmure, cristal des ruisseaux ! Harmonie de la nature, adieu ! Demain nous partons pour la ville." ... "Le 28 octobre 1822 à 7 heures du matin nous quittons Berry. Quel différent aspect me présente la campagne ! En roulant dans notre chaise je regarde chaque bois chaque prairie je leur dis adieu comme à des amis dont la vie me présente un souvenir agréable. Nous sommes égayés par la rencontre d'un paysan monté sur un mauvais cheval, le chemin est étroit comme la plupart de ceux du Devonshire ; nous le faisons courir malgré lui pendant un quart de mille avant qu'il puisse trouver un refuge." ... "Mr Hunt sortira mercredi. Cette nouvelle paraît être répandue sur toutes les figures de la canaille des environs. Nulle part le bas peuple n'a l'air si insolent. Je regarde avec effroi pour ce beau pays le nouvel aspect que semble présenter cette race de radicaux." ... "le 29 octobre après le déjeuner nous prenons la route de Bradley." ... " Nous nous arrêtons 2 heures au château. Enfin la duchesse nous permet de partir avant elle. Nous voyons les bois qui dépendent de la terre. Par leur étendue, le mouvement du terrain, je commence à me réconcilier avec Bradley que je n'avais vu jusqu'ici que d'un côté peu favorable. Pendant le temps que nous étions à Bradley j'ai visité l'église du village qui renferme un assez beau monument en l'honneur d'un des ancêtres du noble duc le Sir Édouard Seymour [1603-1707]." "La route traverse un pays plat, mais bien cultivé jusqu'à Frome. Nous voyons la belle habitation de Lord Cork. ... La voiture de la duchesse nous y retrouve. [ Ils se rendent à Bath, abondamment décrit ] … "la salle de spectacle est jolie quoique petite. Nous y avons été voir Tom and Jerry or Life in London. Cette pièce est certainement prise dans la classe un peu trop basse de la société. Quelques scènes sont dégoûtantes. Au total cependant elle peint au naturel les moeurs purement anglaises. Les salles de bal et de concerts sont les plus belles que j'ai vues en Angleterre." ... "J'ai fait une jolie promenade à cheval avec la duchesse et Sir Alexander J. sur les hauteurs de Claverton Down." [ Suivent encore de nombreuses descriptions ] … "Le 24 novembre, j'allais à Clifton voir Miss Rice. Clifton n'est qu'un faubourg de Bristol très bien bâti et habité seulement par une classe aisée. ... Bristol était une des villes les plus commerçantes de l'Angleterre avant que Liverpool lui eut enlevé cet honneur". ... "J'ai fait connaissance à Bath de Mme St Clair femme charmante et de Miss Marie Jackson. Après un séjour d'un mois dans cette ville qui passe pour la plus belle d'Angleterre et même d'Europe, nous sommes partis pour Londres". "Le 27 novembre à 7 heures du matin nous quittons Bath. ... la poste est à Marlborough et l'auberge qu'on appelle Castle Inn était autrefois un château qui appartenait à la famille de Somerset. ... La route traverse la belle propriété de Lord Aylesbury, autrefois encore le domaine de la noble famille Somerset. ... Nous traversons la petite ville d'Hungerford, la route côtoie l'habitation de Lord Crevon." [ Ils passent par Newbury, Reading, Maiden Head ] "L'intérieur de notre chaise est devenu bien paisible. Lord Algernon dort. Lady Maria et Henrietta soupirent après leur dîner. Je fais de même et nous promettons de ne plus nous embarquer si imprudemment sans provision avec nous. On dirait que le mouvement de la voiture, l'air vif et pur que nous avons respiré toute la journée, que tout s'est joint enfin pour nous faire sentir qu'elle est toute l'importance d'un dîner. Nous changeons de chevaux à Brentford sur la Tamise" ... "Nous touchons aux barrières et le brouillard qui paraît en permanence sur cet immense cité nous enveloppe de toutes parts. Adieu air pur et serein, coups d'oeil enchanteurs ! Nous voilà bornés à l'horizon de notre chambre jusqu'au moment où nous quitterons cette ville ténébreuse pour Paris !" .... "Je passe l'hiver à Londres. Un des plus tristes de ma vie. Quel froid ! Quel brouillard ! Quelle monotonie dans le cours de chaque journée !" "Lady H. et M. sont malades, on conseille l'air de la campagne. Nous partons à Richmond [ Richmond Hill ] le 2 mars" ... "Nous dominons les bords de la Tamise ; nous ne sommes ni à la campagne à la ville" ... " 31 mars lundi de Pâques. Je quitte Richmond et reprend à Londres le cours ordinaire de notre vie. La duchesse a deux assemblées dans le commencement de mai. J'y vois la première noblesse de ce pays. Je vais à de petites soirées chez Mme Barnes. Voilà pendant trois mois mes seuls plaisirs. Lord Glenberry meurt à Bath de la jaunisse. Lady Jane s'échappe de la maison. Commencement d'un orage dont je n'ose prévoir la fin ! La fin est que la duchesse résout de séparer ses trois filles, les deux plus jeunes iront dans une école, Lady Jane restera à la maison. Pourtant la duchesse me témoigne un véritable intérêt ; ces dames partent à Tunbrige pour leur santé, je reste seule avec Lady Charlotte. Dans mes loisirs je mets en ordre la belle collection de gravures du duc, et bientôt le médecin ordonne l'air de la mer à Lady Charlotte. La duchesse ne pouvant quitter Londres résout de l'envoyé seul avec moi. Nous partons incognito. Le duc nous conduit jusqu'aux escaliers de la douane. Un petit canot nous conduit à bord du steam paquet [ steam packet] l'Albion et nous nous dirigeons vers Margate. ... Le Steam Paquet vole sur les eaux et grâce à sa rapidité aucun objet n'a le temps de nous paraître insipide. Pendant la navigation nous visitons l'intérieur de la machine ; nous sommes conduits par le maître même du Steam. Nous voyons l’énorme fournaise attisée sans cesse par deux hommes et qui met en ébullition la chaudière dont la vapeur fait tourner les deux roues qui font avancer notre vaisseau. Ce spectacle m'a paru aussi curieux qu'il était nouveau. 200 passagers étaient répandues sur le pont et dans les chambres qui sont très bien décoré ; les uns lisaient , d'autres jouaient aux dames, aux échecs, au trictrac et deux et trois ou quatre musiciens donnaient toutes les demi-heures une petite sérénade. Pendant 6 heures le temps se soutint assez beau mais nous avions passé la vue de Gravesend et nous admirions dans le lointain l'île de Chappey et l'embouchure de la Midway couverte de ces énormes vaisseaux qui se rend à Chatham lorsque tout à coup l'horizon s'obscurcit ; quelques gouttes de pluie firent rentrer avec un grand empressement tous les passagers dans les chambres" [Elles logent 3 semaines durant à Broadstairs, visitent Ramsgate, la duchesse les y rejoint puis les quittent "après un séjour d'un mois" ] "Nous nous établissons à Chatham Place, où nous passons deux mois très agréables. Nous ne voyons personne. Mais notre intérieur est bien mis." ... "Nous nous promenons tous les jours sur le port. C'est la promenade publique de la vie. Mais nous choisissons les moments où nous n'y rencontrons que des marins de différentes nations que des tempêtes ou le but de leur voyage rassemblent également dans le port.". "9 de décembre, nous faisons nos paquets et demain à 6 heures nous partons pour Londres. Lady Cha, Lady Jane, A. M. et moi remplissons l'intérieur d'une diligence qui partant de Ramsgate à 7:00 promet de nous faire voir le pont de Londres à 4 heures et demi et il y a 78 milles de distance" ... " Je suis la même route qu'à mon arrivée en Angleterre. Silencieuse dans la voiture, je compare ma position avec celle où je me trouvais il y a deux ans et demi, lorsque le je trouvais ce pays inconnu ; j'ai perdu l'appui qui m'y guidait, mais forte de ma conscience et du but qui m'anime, je remercie la Providence de l'amélioration que je trouve dans ma position ; remplie d'espérance je ne voyais pas d'abord toute l'étendue d'un revers ; mais je l'ai touché de près et un danger ainsi évité fait trouver le bonheur dans l'absence même d'un événement heureux" [ Suit, comme à l'habitude le récit du voyage ] "Bientôt nous atteignons Greenwich ; il est arrêté, le brouillard qui semble rester en permanence sur la grande cité nous annonce que nous touchons au but de notre voyage. Nous déballons de notre coche aérien et un Hackney Coach nous conduit à Park Lane. Il est 6 heures quand nous arrivons. La duchesse me donne une grande preuve d'amitié. Je lui en voue une éternelle reconnaissance. Bientôt nous reprenons le fil accoutumé de notre existence. Je commence l'année 1824. L'almanach seul m'indiquant le cours d'un tems que vois écouler sans peine puisqu'il m'avance à la mort !" ... "19 février : la duchesse a une grande soirée. J'y vois le fameux capitaine Harry. R. a beaucoup d'esprit, de connaissances. Je l'aimerais si je pouvais aimer..." [4 pages ont été découpées, le texte reprend p. 101 ] " Ces plaisirs ne sont pas ce que je demandais au sort ! Les grandeurs dont je vois si bien le revers me dégoûtent de plus en plus de leurs veines éclats. Nous quittons Paris le 17 mai 1824. ... Nous arrivons le 19 à Boulogne. j'y trouve ma malle et une lettre de E. Notre traversée se fait en 3 heures 30. Après le dîner nous visitons un escalier très curieux pratiqué dans les rochers, et des casernes qui peuvent contenir 20 000 hommes. Nous quittons Dover à 9 heures le 20 et sans même descendre une fois de la voiture nous arrivons à Londres vers 6 heures" ... " Le 23 de juin je vois un bouquet de roses pour la première fois de l'année ! Que leur vue me plaît ! Quels souvenirs elles me rappellent ! Oh ! Peut-on n'être pas heureux lorsqu'on jouit sans contrainte de ces dons de la nature ! [ Suivent 4 ff. blancs, puis :] "22 Décembre 1827, 3ème anniversaire de notre mariage ! Nous passons ce jour entre nous et nos enfants, et nous nous plaisons à récapituler le temps qui vient de s'écouler si rapidement. Combien nous devons remercier la providence ! Aucun malheur n'a troublé notre félicité. Ma fille a 25 mois, n'a jamais été malade. Son intelligence se développe aussi heureusement que son physique, elle nous donne des plus belles espérances. Son frère à 10 mois et jouit en proportion des mêmes avantages que sa soeur. Ma petite Caroline, mon Hippolyte vous faites et vous ferez toujours le bonheur de vos parents ! ... Notre paix intérieure n'a jamais été troublé que quelques instants, mais nous nous aimons trop l'un et l'autre pour ne pas revenir au bon accord, signe le plus parfait du véritable amour." [ Suivent plusieurs feuillets blancs, puis qq. pages de pensées diverses. On retrouve pp. 146 et suivantes quelques écrits plus anciens, rédigés au crayon : ] Je passe le jour de Noël 1823 tristement dans mon lit. Il faut bien peu de raisons pour s'affliger d'être malade ce jour-là plutôt qu'un autre ; cependant je ne puis m'empêcher d'envier ce que ce jour rassemblant famille au milieu de leurs amis." [suivent quelques feuillets rédigés à l'encre et plus souvent au crayon, plus ou moins lisibles ]
1 carnet in-16 reliure demi-percaline verte, Eglise Sainte Marie, Toulouse, circa 50 ff., vers 1860-1900, sans doute de provenance jésuite.
Etat satisfaisant (cartonnage frotté)
1716 | 17 x 27 cm | 6 pages reliées
Manuscrit autographe intitulé Requeste singulière de Nosseigneurs les Ducs et Pairs et de Mesdames les Duchesses au Régent - L'an 1716. Six pages rédigées à l'encre noire, sans ratures ni corrections. Reliure XIXème en demi basane marbrée, dos lisse frotté orné de filets dorés et à froid, étiquette de titre en long, plats de papier à la colle frappées en leur centre aux armes d'Adélaïde Édouard Lelièvre de la Grange, marquis de la Grange et de Fourilles [information aimablement fournie par M. Jérôme-Paul Carré], gardes et contreplats de papier caillouté, ex-libris De Broglie-Dampmartin encollé au premier contreplat. Coiffes absentes. Cette requête burlesque a été retranscrite dansLes Ruelles du XVIIIème sièclede Labessade en 1879. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
1 vol. in-4 (format 32 x 22 cm) demi-percaline verte, dos muet, s.d. [circa 1860-1865), manuscrit d'environ 130 feuillets, dont plus de 80 rédigés très proprement à l'encre d'une fine écriture bien lisible. Nous précisons le détail des parties en donnant la pagination manuscrite (il y a souvent des sauts laissant quelques feuillets vierges entre les parties) : Jomini, Guerre d'Egypte (pp. 1-4) ; Campagne de 1805 (pp. 5-11) ; Mathieu Dumas. Campagne de 1805 (pp. 12-19) ; Campagne de 1806 (pp. 21-33) ; Mathieu Dumas. Campagne de 1806 (pp. 34-41) ; [ Auerstaëdt ] (pp.43-56) ; Passage del la Wkra - Combat de Pomichowo (1807) Golymin (pp. 57-74) - Bataille de Preussisch - Eylau (1807) (pp. 75-94) - "Souvenirs militaires de la République et de l'Empire par le Lieutenant général Baron Berthezène, publiés par son fils dédiés à sa Majesté l'Empereur Napoléon III" (pp. 95-97) ; Campagne de 1809 (pp. 99-111) Extrait du Général Baron Berthezène (pp. 112-116) ; Campagne de Russie (pp. 117-133) ; Combat de Malo Jaroslawetz. Passage de la Bérézina, etc. (pp. 135-143) ; Extrait de Thiers. Hambourg (pp. 145-148) ; Mémoire de M. le Maréchal Davout Prince d'Eckmühl au Roi (pp.149-166 et 167-176) ; Lettre écrite à son excellence M. le Maréchal Gouvion St-Cyr ministre de la Guerre, Par M. le Maréchal prince d'Eckmühl général en Chef de l'Armée de la Loire (pp. 176-178)
Une annotation postérieure en garde précise la provenance : du château de Bizy, "Suchet d'Albuféra" ; cette provenance paraît corroborée par la présence antérieure d'un autre document dans le volume. On sait que le baron Fernand de Schickler, dont la soeur Malvina était l'épouse de Louis Napoléon Suchet, 2e duc d'Albufera, a légué Bizy à son petit-neveu Louis Joseph Suchet, 4e duc d'Albufera. Ce manuscrit rédigé très proprement reprend divers mémoires sur les guerres de l'Empire, mais est toujours orienté vers la personnalité et les actions du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl. Il reprend pour l'essentiel divers mémoires cités : Mathieu Dumas, Jomini, Thiers pour des extraits du tome 18 de l'Histoire du Consulat et de l'Empire, Berthezène, Davout lui-même, dont les Mémoires au Roi sont très longuement recopiés. L'extrait de Thiers ayant été publié en 1860 (cf Vicaire, VII, 827), nous inclinons à dater le manuscrit près de cette date (vers 1860-1865). Très bon état.
1 vol. in-12 reliure demi-basane rouge, 389 pp. manuscrite se décomposant ainsi : pp. 1 à 12 : Cryptogames ; pp. 13 à 38 : Agaricus ; pp. 39 à 45 : Sphoeria ; pp. 46 à 50 : Boletus ; pp. 50 à 55 : Pezize ; pp. 55 à 59 : Clavaria : pp. 60 à 61 : Tremella ; pp. 62 à 63 : Hydnum ; pp. 64 à 65 : Thelephora ; pp. 66 à 88 : Merulius ; Lycoperdon, Byssius ; Monilia ; etc / pp. 88 à 129: Mousses / pp. 143 à 158 : "Essai de classification du genre Hypnum par X. / pp. 159 à 226 : Lichens etc. etc. / pp. 227 à 266 : Algues du Botanicon de Duby / pp. 267 à 333 : Additions à la Flore de la Gironde / pp. 346 à 353 : Table des matières / pp. 355 à 388 : Mollusques terrestres et fluviatiles
Impressionnant manuscrit de classification botanique (seconde partie XIXe, sans doute vers 1850-1860, la fin rédigée d’une écriture un peu différente mentionnant un ouvrage publié en 1897) rédigé d'une écriture serrée et très lisible (reliure frottée, bon état par ailleurs).
1 vol. in-4 reliure demi-basane raciné sous étui, répertoire médical offert par les Laboratoires Darrasse, 1944-1946, 30 pages manuscrites, le reste du répertoire est vierge. Rappel du titre complet : Manuscrit : Journal de voyage anonyme d'une médecin de marine militaire [ Santé navale ], d'avril 1946 à novembre 1947 : Toulon, La Rochelle, Ferryville, Gozo, Port-Saïd, Djibouti, Abadan, Bombay, Goa, Singapour, Hong-Kong, etc... Avec de nombreuses détails piquants sur la vie dans la marine française au lendemain de la seconde guerre mondiale. Intéressant journal manuscrit évoquant fugacement la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux ammanites provenant de l'entourage de Bao Daï".....
Intéressant journal manuscrit de 30 pages évoquant notamment (très fugacement) la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux annamites provenant de l'entourage de Bao Daï".....
s. n. | s. l. s. d. [1750] | 20.5 x 31 cm | Relié
Manuscrit de la deuxième moitié du XVIIIe siècle comportant 258 pages foliotées. Reliure restaurée en plein veau fauve, dos lisse orné de caissons dorés et décorés de motifs dorés parfois estompés, traces de frottements, pièce de titre manquante, lion rampant doré au centre des plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, doubles filets dorés sur les coupes, coins émoussés, reliure de l'époque. Intéressant manuscrit donnant des extraits et résumés des ordres et dépêches émanant du Ministère de la Marine pendant la Régence et la première année du règne de Louis XV. Collationnés d'après les documents originaux, soigneusement datés et avec l'indication du folio d'origine, ces extraits ont été rédigés avec une écriture très lisible. Ils concernent : armement en général, guerre d'Espagne (1718, 1719 et 1720). Barbaresques, côte de Guinée, colonies, commerce (Espagne, Portugal, Guinée, Compagnie d'Afrique, Compagnie des Indes), justice, police et discipline, munitions, marchandises et bois, pêche, ports et rades, prises, etc. Manuscrit très bien conservé dans sa reliure d'origine. Note manuscrite au crayon sur la première garde : "Aux armes [du] Maréchal Duc de Duras, de l'Académie française" [1715-1789]. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Manuscrit autographe vers 1830,IN8 broche,24pages a l’encre,non date,un peu jauni
rare Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Paris s. d. [circa 1800] | 23.50 x 18.30 cm | une feuille
Curieux manuscrit d'une quinzaine de lignes sur une feuille lignée au crayon de papier, portant le titre "Brevet d'invention - Caisse d'Horloge". "Un Physionomiste célèbre a constaté que les Filles de mauvaise Vie avaient le cachet de leur inconduite sur leurs Figures. En livrant leur corps a une exploitation honteuse, le sang s'altere il devient aqueux, la décomposition arrive et les couleurs disparaissent. La peau se ride, les yeux deviennent Cernés, le sang altéré par le vice n'a pas plus de sexe qu'une Caisse d'Hologe (sic). Pourquoi une Société s'est Formée contre la Corruption des Murs cause de la dégénérescense de l'espèce humaine et qualifie les impudiques de Caisse d'Hologe (sic) afin qu'elles soient vouées à l'exécration publique. Par leurs toilettes excentriques, produit de leur conduite Criminelle, elles se font reconnaitre et font la honte des honnetes filles. Le réparateur des murs envoyé par la Société dont le siège est à Paris." Très rare document manuscrit. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Paris, Éditions M.D., sans date. 4 fascicules in-folio sous couvertures parcheminées Un peu frottées, avec quelques taches). Quelques petites taches aussi ça et là dans le texte.
Fac-similés de 36 lettres de personnages ayant marqué l'Histoire (politique, littéraire, etc.), reproduites au format original, sur des papier de différentes qualités. Du chevalier Bayard à Napoléon, de Jeanne d'Arc à Marat, Corneille, La Fontaine ou Molière. Sympathique. Les documents ont été recueillis par les soins de la Maison Dr. A. Wander S. A. à Berne.
1 cahier (28cm sur 19cm) couverture muette de l'époque 21 pages avec 1 supplément central de 2 feuillets (24cm sur 19cm) et 1 feuillet indépendant (10cm sur 19,5cm) recto verso daté 14 9bre 1777 et 22 juin 1778. Encre légèrement pâlie en tête de quelques pages, manque de papier en bordure de la première page avec petite perte de texte, manque au bas de la dernière page sans perte de texte.
Recueil en langue française de 84 recettes (y compris celles du supplément et du feuillet indépendant), rédigées pratiquement sans marges, petits interlignes, écriture bien lisible. Les recettes se suivent sans ordre particulier et sont décrites avec plus ou moins de détails. On trouvera aussi bien un remède contre la rage, un contre l'épilepsie, qu'une pommade contre les gerçures, le moyen de calmer la migraine ou, plus curieux, celui pour ne pas dormir. Le recueil contient aussi plusieurs recettes pour fabriquer de l'encre, colorer les fleurs, imiter le faux marbre, ôter les taches mais aussi fabriquer du savon à barbe, teindre les cheveux en noir, fabriquer du parfum en poudre. Cet intéressant et curieux recueil en langue française fut probablement composé par un apothicaire ou une ménagère instruite originaire de Provence ou du Languedoc. On trouvera, en effet, une recette pour la préparation des olives picciolines; l'huile d'olive est employée dans plusieurs recettes, à noter aussi l'utilisation de la feuille de figuier pour noircir les cheveux.
(1893). Fort in-4 carré, (211) ff. montés sur onglets, reliure de l'époque plein chagrin à coins, dos orné, tête dorée (mors et coiffes un peu frottés).
EXEMPLAIRE UNIQUE, récit d'un voyage en Amérique, fait d'une table et de titres manuscrits (dont la jolie page de couverture avec dessins), de TIRAGES PHOTOGRAPHIQUES ORIGINAUX de l'époque contrecollés (18 tirages 11 x 8 cm, un de 7 x 8 cm, 7 de 17,5 x 11,5 cm, un de 21 x 17 cm, un de 25,5 x 13,5 cm) traversée en paquebot, chûtes du Niagara, Boston, Governor's Island NY, New York) et de documents variés, montés ou contrecollés : des documents de la traversée (3 menus de la Compagnie générale transatlantique, 2 listes des passagers, un plan dépliant en couleurs du Bourgogne), des cartes et plans en couleurs (Washington, Chicago, New York, et une carte dépliante de la côte), des gravures découpées (représentations de rues, monuments, paysages, intérieurs de trains) et des cartes imagées et postales (comme une série de 19 cartes des chûtes du Niagara), des prospectus divers, et des chapitres du Tour du Monde (dont Chicago et l'Exposition universelle colombienne par Bruwaert, Excursion au Canada par Lamothe), de la Revue encyclopédique et de livres (Nao Santa Maria, Les Capitales du Monde). *** Table des chapitres et Itinéraire (extraits) : La rivière Hudson, De New York à New Burg, Le Port, Les Docks, Les Palissadfe, Le Mont St. Vincent, West Point, La Rivière de l'Est - Départ du Havre par le paquebot La Bourgogne, Baie de New York, Sandy Hook, New Jersey, Long Island, Les Narrow, Ile Bedlow, La Liberté de Bartholdi, Ile de Manhattan, Pont de Brooklyn - Philadelphie, les quais de la Delaware, Fairmount Park [...] - Baltimore - Washington - Chicago par la Vallée du Potomac, les montagnes Allighamier, Pittsburg - Chicago, Hôtel de Ville, Auditorium, Temple maçonnique, Jackson Park, Lincoln Park, Lac Michigan, Union Stock Yards, Pullman City - Exposition colombienne (Exposition Universelle colombienne à Chicago, de New York, Boston et l'Est) - Le Canada, les Chutes du Niagara, Le lac Erié, Niagara Falls, Le lac Ontario, Toronto - De Kingston à Montréal par le Saint-Laurent - De Montréal à Québec - Québec - Montréal - De Montréal à Boston - Boston - De Boston à New York par Fall River et Long Island - New York, Parc de la Batterie, Broadway Street, Cinquième Avenue, Central Park, Coney Island - Départ de New York par la Gascogne, arrivée au Havre. * Voir photographies / See pictures. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
[De l'Imprimerie de Crapelet, Chez Treuttel et Würtz,] - ANONYME ; [ BARROIS, Joseph ]
Reference : 66551
(1830)
1 vol. in-4 reliure de l'époque demi-maroquin bleu, dos à 4 nerfs plats orné, De l'Imprimerie de Crapelet, Chez Treuttel et Würtz, Paris, Strasbourg et Londres, 1830, XL-346 pp. avec 3 planches hors texte
Jolie reliure pour cet exemplaire enrichi d'un billet autographe signé de Joseph Barrois, "à Monsieur Quendon, faible tribut de ma reconnaissance". Il s'agi de la première publication de Joseph Barrois, publiée à ses frais. Tirée en édition très limitée (sans doute une cinquantaine), son prix très élevé pur l'époque (27 francs, quand un livre moyen en coûtait 4), était justifié par la somptueuse illustration et l'utilisation de lettres noires... C'était le premier ouvrage conséquent traitant des bibliothèques royales aux XIVe et XVe siècles, le meilleur récit d'une bibliothèque avant l'avènement des caractères mobiles » (cf. H. Collingham, « Joseph Barrois, portrait of a bibliophile », The Book Collector, 1984, p. 436). Il est devenu célèbre de manière posthume lorsque Léopold Delisle révéla en 1866 que Barrois avait volé un grand nombre de manuscrits et les avait revendu à Lord Ashburnham, à l'instar de Guglielmo Libri. Etat satisfaisant (plats frottés mouchetés, deux coins frottés, planches brunies, bon exemplaire par ailleurs).
1 vol. in-8 reliure milieu XIXe (vers 1840-1860) demi-basane fauve, dos lisse orné, s.d. [circa 1800-1830 ? ] 39 ff. dont 17 ff. et 3 ff. manuscrits
Dans ce curieux recueil, le premier manuscrit de 17 feuillets est constitué de notes extraites de quelques ouvrages sur Plombières. Le second manuscrit de 3 feuillets critique ce travail, attribué à la jalousie du sieur C****** contre les rapides travaux sur le même thème du sieur Jacques Amé (on peut trouver trace de l'existence d'un médecin Jacques Amé Pontarlier sous la Restauration). Le sieur C****** (sans doute Charier, si l'on se fie au nom porté au dos) semble avoir été instituteur, à en croire une allusion sur son enseignement de la lecture aux jeunes enfants. Etat très satisfaisant (dos frotté, premier plat faible, une annotation au stylo en garde, cachet d'ex-libris non identifié mais provenant de Remiremont en garde) pour ce manuscrit à déchiffrer.
[Imprimerie Paul Dupont,] - ANONYME ; [DELESSERT, Edouard ]
Reference : 65869
(1872)
Tiré à cent cinquante exemplaires, 1 vol. in-8 reliure de l'époque demi-chagrin bleu, dos à 5 nerfs dorés orné, Imprimerie Paul Dupont, Paris, 1872, 112 pp. avec blason en frontispice
Ce très curieux roman relatant les amours de Mlle de Sartilly est dédicacé à sa soeur par l'auteur, le peintre et historien Edouard Delessert (1828-1898). Prosper Mérimée, qui avait été l'amant de sa mère fut son mentor littéraire, et l'on ressent son influence de le présent récit. La dédicataire semble être sa soeur l'aquarelliste Cécile Delessert, comtesse de Nadaillac, qui fut l'une des dames de compagnie de l'impératrice Eugénie. Bon exemplaire (coins et coupes lég. frottés, très bon état par ailleurs, ex-libris en garde orné d'une Mélusine, avec devise "Virtus in haeredes")