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E-mail : contact@camillesourget.com
Phone number : 01 42 84 16 68Première grande pharmacopée française du XIXe siècle. Paris, chez l’auteur, 1807-8. 2 volumes in-4 de: I/ (2) ff. dont le faux-titre et le titre, viii pp., 266 pp., 72 planches coloriées à la maindont le frontispice gravé ; II/ (2) ff., 278 pp., 61 planches coloriées à la main, (1) f. d’errata. Les planches sont protégées par des serpentes. Illustré de 133planches gravées, aquarellées. Relié en demi-basane, dos lisses finement ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vieux rouge, frottis sur les plats. Reliure de l’époque. 240 x 178 mm.
Edition originale de la première grande pharmacopée française du XIXe siècle. Pritzel 509; Graesse, Trésor de livres rares, VI, 160; Nissen BBI 1674; Stafleu-Cowan TL2 9496. Cet ouvrage est né de la collaboration de Joseph Roques, éminent médecin et botaniste, et de Jacques Grasset de Saint-Sauveur, aquafortiste, dessinateur et polygraphe prolifique. «M. Roque a fait précéder son travail d’un précis des diverses parties extérieures des plantes; c’est là qu’il examine successivement les racines, les tiges, les feuilles, les parties de la floraison, les organes sexuels [...]; et, nous le disons avec franchise, il est impossible de donner, sur ces différents objets, un aperçu plus méthodique, plus concis et plus clair. Une analyse succincte des méthodes particulières de Tournefort, de Linné et de Jussieu, vient après ces notions préliminaires. Pour ne pas se rendre coupable des mêmes défauts qui dégradent les ouvrages de ses prédécesseurs, nous avons remarqué avec plaisir aussi que M. Roques a proscrit sévèrement toutes les plantes dont l’expérience n’avait pas démontré rigoureusement les propriétés, et en a réhabilité quelques-unes qu’un examen léger et superficiel avait fait rejeter; et afin de mettre l’étude de ces plantes à la portée du plus grand nombre des lecteurs, M. Roques les a disposées par ordre alphabétique; l’auteur a eu soin, en même temps, de placer à la fin de son ouvrage deux tables dans lesquelles les plantes sont rangées d’après la méthode naturelle de Jussieu et d’après le système de Linné [...] Roques trace ensuite d’une manière précise et fidèle ses caractères extérieurs; il indique le lieu où elle se trouve, son analyse, ses propriétés, les diverses circonstances dans lesquelles on doit l’employer comme médicament, et signale les principes vénéneux qu’elle peut contenir; enfin chaque plante est accompagnée d’une figure coloriée, qui la rend avec une vérité et une fidélité frappantes. Du reste, la forme de l’ouvrage se refuse entièrement à l’analyse; mais en général on peut dire que le plus grand nombre des articles a été traité avec beaucoup de savoir. On y remarque toujours un esprit sage et judicieux qui rejette toute espèce d’hypothèse, et ne veut se diriger que par les faits et la marche sûre de l’observation, ce qui n’est pas ordinairement celui des avantages dont peuvent se vanter la plupart des matières médicales. Nous ne nous étendrons pas davantage sur cet ouvrage; son mérite réel parle assez pour lui...» (Bulletin des sciences physiques, 1810, pp. 266-270) L’abondante illustration se compose d’un titre-frontispice et de 132 planches gravées et finement aquarellées à la main à l’époque par Grasset de Saint-Sauveur. Très bel exemplaire de cet ouvrage de botanique abondamment illustré, conservé dans sa reliure de l’époque. Provenance: de la Bibliothèque de Guitet pharmacien à Angers avec tampon ex libris sur les faux-titres et les titres. Il s’agit probablement de Benoît-François Guittet (1771-1860) pharmacien militaire d’Angers et l’un des fondateurs de la caisse
Rare première édition, premier tirage, de ce traité estimé et recherché sur l’activité minière et la métallurgie par l’orfèvre parisien P. de Rosnel. Paris, 1667. Soit 2 parties en 1 volume in-8 de : (8) ff., 64 pp. ; (8) ff., 176 pp., qq. taches. Veau brun de l’époque, double filet or encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons, coupes décorées, tranches mouchetées rouges. Reliure de l’époque présentant quelques restaurations. 178 x 111 mm.
Rare première édition, premier tirage, de ce traité estimé et recherché sur l’activité minière et la métallurgie par l’orfèvre parisien P. de Rosnel (« orfèvre ordinaire du roy »). Sinkankas 5569 ; Sabin 73297 ; Ferguson, II, 295 ; Cp. Duveen p. 516 ; Caillet 9597 ; Hoover 692; Sinkankis 5569. Divisé en deux parties, “The first part of the much esteemed and sought for work by the Parisian goldsmith is a mining and metallurgical treatise in which gold, silver, and mercury are described in respect to their mines and methods of mining, purification of ores by smelting or otherwise, and refinement of the metals. Special emphasis is laid upon the New World.... [La seconde partie] precedes the publication of the standard method of pricing as described by J. E. Tavernier, Les Six voyages, 1767, often cited as the earliest publication of the rule, and by far anticipates the similar rule published by David Jeffries in his A Treatise on Diamonds and Gems, 1750" (Sinkankis). La seconde partie présente un grand intérêt gemmologique, traitant de l’origine des pierres précieuses et décrivant le diamant, le rubis, le spinelle, le saphir, le topaze, l’émeraude… les perles, l’agate, le jade, et les grandes pierres ornementales ; à la fin, un chapitre est consacré à l’évaluation des pierres précieuses, présentant de manière réaliste et en détail la méthode employée pour attribuer une valeur aux pierres taillées. Comme l’auteur le souligne, "The most perfect [pearls] are fished in the Persian Gulf, between the island of Hormuz & Basra, near Qatifa, Gombroon & Julfar" (p. 35). "This was long considered one of the best manuals of the gold- and silversmith's trade. Rosnel rejected the alchemists and displayed a profound knowledge of metals and alloys" (Hoover). " Pierre de Rosnel, orfèvre français, fut le joaillier en titre de Louis XIII. Dans la dernière partie du Mercure Indien il "provides a mathematical system for adjusting prices of diamonds upwards at a steepening rate with increasing weight" (Sinkankas), précédant ainsi la publication de la méthode standard de tarification décrite par Tavernier (Les Six Voyages, 1767). L’ouvrage est dédié à Le Tellier avec ses armoiries gravées sur les deux titres. Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.
Le plus beau des ouvrages consacrés aux orchidées, orné de 192 chromolithographies rehaussées à la main, imprimé à seulement 100 exemplaires. Londres, J. French pour H. Sotheran et F Sander, 1886-1888-1894-1895.2 séries en 4 volumes impérial folio. Infimes rousseurs. Demi-peau de truie fauve à coins, tranche supérieure dorée. 670 x 492 mm.
La rare édition sur grand papier impérial de ce superbe ouvrage sur les orchidées, « an important and authoritative work for orchid works ». Great Flower Books. 1956. 75; Nissen BBI. 1722; Stafleu & Cowan 10-219. L’édition, dédiée à sa Majesté Maria Feodorouna, impératrice de Russie, ne fut imprimée qu’à 100 exemplaires, tous signés par Sander. Ce glorieux traité célébrant la beauté des orchidées porte le nom de Reichenbach en l’honneur d’Heinrich Gustav Reichenbak (1824-1889), botaniste et célèbre orchidologiste. Ce dernier consacra une grande partie de sa vie au culte des orchidées et sa mort survint durant la publication de ce présent ouvrage. Sander se forma à la culture des orchidées dans les nurseries de Forest Hill. Un ouvrage contemporain mentionne ainsi qu’en 1894 Sander avait sous ses ordres 20 collecteurs qui exploraient simultanément le Brésil, la Colombie, le Pérou, l’Equateur, le Mexique, Madagascar, la Nouvelle Guinée… Il explique dans sa préface son souci de représenter toutes les classes d’orchidées en les replaçant dans leur aspect naturel et en respectant leurs dimensions. Le texte en anglais, français et allemand retrace à la fois, l’historique et les conditions de culture de chacune des orchidées. L’iconographie de toute beauté comprend 192 fines chromolithographies, la plupart retouchées à la main, montées sur carton fort, par Joseph Mansell, G. et J.L. Macfarlane d’après Henry Moon, W.H. Fitch, A.H. Loch et C. Storer. « Ses plus célèbres dessins furent exécutés pour le grand livre des Orchidées de Sander… Ils devaient permettre au jardinier de percevoir l’effet naturel de chacune des plantes replacée dans son milieu, plus que d’aider le botaniste dans leur identification ». « His work had a great impact on British plant drawing in the early twentieth century ». B. Elliott. Treasures on the Royal Horticultural society. 1994 Les nouveaux procédés d'impression, la taille et le luxe de l'édition, l'élégance des dessins de Moon, l'extrême soin apportés aux coloris provoquèrent l'étonnement et contribuèrent à la ruine de Sander, considéré pour la postérité comme « The orchid King ». Un monument de l’histoire de l’édition consacré à la gloire des orchidées.
Précieux exemplaire relié en vélin ivoire vers 1660. Paris, Iamet Metayer 1600. Imprimeur ordinaire du Roi Henri IV. In-folio de (8) ff. dont 1 frontispice gravé, 1004 pp. et (10) ff. Plein vélin ivoire, dos à nerfs orné de fers proches de l’Atelier Pierre Rocolet-Antoine Padeloup, vers 1638-1662 selon Raphaël Esmérian. Exemplaire relié vers 1660.
Edition originale rare de «l’extrêmement remarquable Théâtre d’agriculture d’Olivier de Serres». (Pierre Larousse), le premier traité moderne d’agriculture mettant à l’honneur la langue française. Tchemerzine, V, p. 817; Pritzel 8630; Mortimer French Books, 494; Thiebaud 840; Schwerdt II-156/157; Kress 236; En français dans le texte 79. «La prose de Serres, dans le sillage de Montaigne et de Saint François de Sales, est claire et belle. Le titre du Théâtre d’Agriculture, composé de deux groupes de mots usuels unis de façon heureuse et inattendue, dénote une haute maîtrise de la langue. Plus de vingt éditions successives en attestent le succès.» (En Français dans le texte, B.n.F.). Gentilhomme protestant d'Ardèche, Olivier de Serres, dans sa jeunesse, milite dans les rangs des réformés et on le trouve encore, en 1573, au siège de Villeneuve-de-Berg, qui fut suivi d'affreux massacres. Il reprend ensuite, pour un quart de siècle environ, la culture de son domaine du Pradel, pratiquant méthodiquement l'assolement. Son intérêt s'étend à l'irrigation, à l'élevage, aux forêts, à la vigne. Le jardin médicinal ou bouquetier le requiert particulièrement. Il connaît le maïs et la betterave et, près de deux siècles avant Parmentier, la pomme de terre qu'il compare à la truffe et nomme cartoufle. Il s'intéresse à l'utilisation et à la conservation des produits de la terre et découvre d'ingénieuses recettes. Il étudie les ruches et les vers à soie et acquiert une grande maîtrise en matière de sériciculture. En 1599, il publie un petit volume de cent pages, aussitôt traduit en Angleterre et en Allemagne, sur la Cueillette de la soye par la nourriture des vers qui la font. Henri IV lui écrit et lui demande son aide pour l'une des grandes entreprises économiques du règne consistant à planter d'immenses quantités de mûriers. À soixante ans, l'agronome devient le conseiller royal. Il réunit dans son Théâtre d'Agriculture les fruits de son expérience et y prodigue un vaste enseignement inconnu jusqu'alors. Il s'agit là du premier grand traité français d'agronomie. Le livre est orné d'un titre frontispice gravé par Mallery et de figures sur bois dans le texte ; en tête de chacun des huit chapitres, un bandeau, également gravé sur bois, montre des scènes de la vie champêtre. ». (En Français dans le texte. B.n.F.) Son «Théâtre d'agriculture et Ménage des champs», où il consigne avec une simplicité savoureuse les résultats de 40 ans de recherches et de pratique, lui apporta une gloire qui ne s’éclipsera qu’à la fin du XVIIe siècle, devant la vogue, alors, de «La Maison rustique» de Ch. Estienne et Liébault. «Il est divisé en 8 « lieux » chacun illustré d'un bandeau gravé sur bois en rapport avec le titre : (1) connaissance et choix des terres, (2) labourage des terres à blé (pain et légumes), (3) culture de la vigne, (4) bétail à quatre pattes et pâturages, (5) poulailler, colombier, garenne, étang, rucher et ver à soie, (6) potager, verger, herbes condimentaires (dont safran), médicinales et tinctoriales (guède, garance), (7) eaux et bois dont coupes et entretiens, (8) usages des aliments dont recettes de divers pains, boissons (hypocras, malvoisie, hydromel, confitures, conserves de fruits ou viandes, sirops, choucroute, truffes, etc.), façon d'accommoder les maisons et les habits à la campagne, médecine des hommes et des bêtes et « de l'honneste comportement [à tenir] en la solitude de la campagne.» Mais pas un instant Olivier de Serres ne cessa de veiller sur sa propriété du Pradel, tout en employant ses dernières années à propager dans la région la culture de la soie. Il vint à un moment décisif de l'économie française, alors que la vie rurale reprenait son essor, que les pillages et les dévastations, suites de la guerre, permettaient un renouvellement des instruments et des méthodes de culture restés inchangés depuis le moyen âge. L’action d’Olivier de Serres, d’abord isolée, devint un symbole du relèvement économique qu’Henri IV s’efforça de susciter. « Il n'est pas besoin d'être un technicien de l'agronomie ni un historien pour trouver plaisir à lire Olivier de Serres : son livre, comme son action, marque bien le moment où la France retourne au calme, où elle retrouve un bon sens alerte, malicieux, la joie profonde d'être naturelle.» Dans son activité de propriétaire rural, Olivier de Serres ne perdait pas de vue l'intérêt national. Il désirait prêcher d'exemple et convaincre les gentilshommes de s'occuper eux-mêmes de leurs terres ; il lut les anciens traités d'agronomie, les trouva insuffisants et vieillis ; aussi, pendant 30 ans, consacra‑t-il ses loisirs à la composition d'un traité qui put rendre service de son temps. L’ouvrage est dédié à Henri IV, qui comprit aussitôt à quel point ce livre pouvait être un appui pour l’œuvre de pacification des esprits et de redressement économique qu’il entreprenait, aussi le roi ne lui ménagea-t-il pas ses éloges. L'utilité de cet ouvrage, la protection royale, son caractère d'actualité lui valurent un immense et durable succès, dont témoignent les nombreuses éditions qui en furent faites dans la première moitié du XVIIe siècle. Souvent l'expression est ingénieuse et raffinée ; il appelle le jardinier « l'orfèvre de la terre, parce qu'il surpasse d'autant plus le simple laboureur que l'orfèvre le commun forgeron ». Il y a parfois dans ce langage, qui n'a rien d'affecté, quelque chose de Montaigne et quelque chose de Saint François de Sales. Pendant plusieurs mois, Henri IV s’en faisait lire des passages, après chaque dîner, une demi-heure durant, et il y eut avant 1675, une vingtaine d'éditions. On l'a réimprimé en 1804. L’ouvrage est illustré d’un titre frontispice gravé par Mallery, de 16 figures sur bois de parterres dans le texte et de 8 bandeaux gravés sur bois en tête de chaque chapitre représentant des scènes de la vie champêtre. Les auteurs contemporains gardent le silence sur Olivier de Serres, excepté le président de Thou. «Deux frères, du nom de Serres dit cet historien, ont rendu ce nom très illustre dans le XVIe siècle: le premier était Jean de Serres, qui s'est fait une grande réputation dans les belles-lettres. L'autre était Olivier, qui a fait un écrit sur la cueillette des vers à soie, pour seconder le désir que le roi Henri IV « avait de propager en France les vers a soie et les mûriers.» Olivier de Serres s’exprime ainsi dans la préface de son Théâtre: « Mon inclination et l'estat de mes affaires m'ont retenu aux champs en ma maison, et faict passer une bonne partie de mes meilleurs ans durant les guerres civiles de ce royaume, cultivant ma terre par mes serviteurs, comme le temps l'a peu supporter. En quoi Dieu m'a tellement béni par sa sainte grâce, que m'ayant conservé parmi tant de calamités, dont j'ai senti ma bonne part, je me suis tellement comporté parmi les diverses humeurs de ma patrie, que ma maison ayant été plus logis de paix que de guerre, quand les occasions s'en sont présentées, j'ai rapporté le témoignage de mes voisins, qu'en me conservant avec eux, je me suis principalement adonné chez moi à faire mon mesnage. Parmentier, si zélé pour la propagation des produits de l'agriculture, profita de la publication d'un Mémoire sur les avantages que le Languedoc pouvait retirer de ses grains (1786) pour retracer le mérite d'Olivier, en faisant observer que plusieurs modernes l'avaient mis à contribution. Broussonnet saisissait toutes les occasions de rappeler au souvenir de la postérité le nom de De Serres. De plus, il fit le fonds d'un prix à l'académie de Montpellier pour le meilleur éloge de cet auteur ; et ce prix fut décerné en 1790, à un discours dans lequel Dorthès fit un bon extrait du Théâtre d’Agriculture. Faujas de St-Fond, toujours zélé pour les entreprises honorables, avait rassemblé des matériaux pour rendre à la mémoire d'Olivier le même service qu'il avait rendu à Bernard Palissy, en faisant une nouvelle édition de ses œuvres. Enfin les étrangers eux-mêmes concoururent à cette sorte de réparation, entre autres Arthur Young, qui comptait au nombre des circonstances les plus heureuses de son voyage agronomique en France d'avoir pu respirer l'air du Pradel, antique manoir d'Olivier. « Je contemplai, dit-il, la résidence du père de l'agriculture française (qui était sans doute un des premiers écrivains sur ce sujet qui eût encore paru dans le monde) avec cette espèce de vénération qui ne peut être sentie que par ceux qui se sont fortement adonnés à quelque recherche favorite, et qui se trouvent satisfaits de la manière la plus délicieuse. » Le voyageur anglais ne s'en est pas tenu à ces simples expressions : dès qu'il connut le projet d'élever, par souscription, un monument à la mémoire d'Olivier, sur la place de Villeneuve de Berg, il s'empressa de s'inscrire sur la liste. Ce n'est qu'en 1804 que ce monument a été exécuté, par les soins de Caffarelli, alors préfet de l'Ardèche. La société d'agriculture a fait aussi frapper une médaille à l'effigié de De Serres. Edition originale rare en reliure ancienne. Le 8 novembre 2006 la Librairie Sourget cataloguait et vendait 50000 € un exemplaire en reliure restaurée du XVIIIe siècle (Cat XXXIII n° 51). Le présent exemplaire nettoyé anciennement avec délicatesse, revêtu de son élégante reliure du XVIIe siècle, est en condition bibliophilique plus désirable. Le 21 mai 2003, il y a 21 ans, la même Librairie Sourget cataloguait et vendait 350000 € l’exemplaire relié en vélin de l’époque aux armes du roi Henri IV.
Première et unique édition de l’un des plus beaux ouvrages de mycologie orné de 440 planches finement coloriées à la main à l’époque. London, J. Davis 1797-1815. 4 tomes en 3 volumes in-folio de : I/ (28) ff. de texte, 120 pl. hors-texte ; II/ (26) ff. de texte, planches 121 à 240 ; III/ (46) ff., (13) ff. de supplément, planches 241 à 440. Pl. 81 barrée. Demi-maroquin aubergine à coins, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, non rognés, tête dorée. Reliure du début du XIXe siècle. 335 x 215 mm.
Première et unique édition de l’un des plus beaux ouvrages de mycologie orné de 440 planches finement coloriées à la main à l’époque. Henrey 1363 ; Stafleu 1250 ; Nissen 1874 ; Pritzel 500 ; Brunet, V, 468. “440 coloured Figures of English Fungi or Mushrooms, with Descriptions; also a Supplement and Index. London, 1797-1809, folio, 32 nos. in 3 vols. The Supplement is often wanting”. (Lowndes, The Bibliographer, 2463). “The original drawings and models for this work are preserved in the Botanical Department of the British Museum, S. Kensington”. (Jackson, B.D., Guide to the Literature of Botany, 244). Bel exemplaire, très frais intérieurement, bien complet du rare supplément qui manque le plus souvent et des 440 planches finement coloriées à la main à l’époque. Des collections Arthur et Stephen Middleton avec ex-libris.
Fort rare exemplaire, très grand de marges (hauteur: 217 mm), conservé dans sa belle reliure en maroquin rouge de l’époque. À Paris, de l'Imprimerie royale, 1694. 3 volumes in-8 de: I/ 1 frontispice gravé, (10) ff., 562 pp., (10) ff.; II/ 1 frontispice gravé, 234 planches; III/ 1 frontispice gravé, pl. 235 à 451. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés, coupes filetées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 217 x 135 mm.
Edition originale de l’ouvrage de botanique qui fonda la réputation de Tournefort, dans lequel celui-ci commence à exposer son système de classification. Nissen. Die Botanische buch-illustration, 1976; Pritzel 9423. Le premier volume contient : 1° les principes sur lesquels, suivant lui, il faut fonder les classes et les genres ; 2° la classification d'environ 10,000 plantes suivant ces principes. Les deux autres se compo- sent de 451 dessins faits par Aubriet, l'habile dessinateur qui avait accompagné Tournefort dans son voyage au Levant. Cette méthode fut approuvée par un grand nombre de scientifiques. Très importante illustration gravée sur cuivre : 3 titre-frontispices hors texte, soit une même composition gravée par Cornelus Vermeulen représentant le Jardin du roi, répétée trois fois avec mentions de tomaison différentes ; 451 planches hors texte de représentations botaniques d'après des dessins de Claude Aubriet ; 5 vignettes dans le texte dont une vue de jardin. Peintre d'animaux et de fleurs, Claude Aubriet (1651-1742) dessina les planches des Éléments de botanique (1694) et fut nommé peintre du Cabinet et du Jardin du roi en 1700. Il accompagna Tournefort dans son voyage en Asie mineure (1700-1702), dessinant ce que le naturaliste découvrait, et donna également des planches pour le Botanicon parisiense de Sébastien Vaillant (1727). Dans l’histoire de la botanique, encore considérée au début du XVIIIe siècle comme une science auxiliaire de la médecine, Tournefort apparaît comme le créateur d'une méthode de classification, claire et pratique, qui a connu en Europe, jusqu'à Linné, un vif succès. Il a fait largement progresser la notion de genre en botanique et, en son temps, a joui d'une très grande réputation. «N’oublions pas que les Éléments de botanique furent publiés en français, comme le Discours de la méthode, et que c’était là une innovation considérable. Aucun ouvrage précédent n'avait atteint cette perfection de présenter la somme des plantes connues, soit 700 genres et 9 000 espèces, en une méthode pratiquement utilisable par tous les botanistes amateurs. D'autant plus aisément que l'iconographie de 451 planches dues à Aubriet était également parfaite. Vraiment le génie de Tournefort a été de présenter avec une admirable simplicité une classification exhaustive. Classification qui, par sa nature et ses qualités mêmes, répondait à un besoin de l'époque, à un besoin de la pratique sociale du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle. La pensée de Tournefort est étroitement liée à l'état de développement de la société : le problème est de déterminer les plantes pour utiliser leurs vertus. Tournefort était un savant digne du mot dans toute son acception. N'oublions pas qu'il avait lu, avidement, Descartes et que l'influence du philosophe fut sur lui profonde. Il s'est efforcé constamment de conduire par ordre sa pensée et en toute autonomie, avec le seul usage de la raison. Il y a aussi chez Tournefort, contrairement à ce que pensait Fontenelle, la croyance à un ordre préétabli, à des relations fixées définitivement entre les essences crées par Dieu et c'est à l'entendement de les découvrir. C'est ici tout le problème de la « liberté cartésienne » fondement de la science que Descartes voulait faire. Tournefort a posé d'une part la réalité objective des genres et des classes que découvre le naturaliste et, d'autre part, puisqu'ils sont connaissables, l'intelligibilité de leurs rapports. Sa conception posait que : ceux qui s'attachent par profession à la Médecine et à la Physique doivent au moins connaître les plantes qu'ils ordonnent tous les jours et celles qui renferment des phénomènes dignes de leur attention. La construction ne sera solide que si les fondements sont bien assurés. Il s'est employé à ce qu'ils le soient, fût-ce au détriment d'une souplesse et d'une profondeur dont le génie d'un John Ray se para. C'est précisément là, ainsi éclairé et circonscrit en de strictes limites, que Tournefort m'apparaît comme le fondateur d'une discipline, la Systématique. Nous avons affaire, avec Tournefort, à une espèce de sage fort érudit qui prononce des paroles pleines de simplicité, de bon sens et d'une assurance éclairée. Il veut la lumière et se montre satisfait du critère de la réussite pratique. C'est un réaliste dans le sens commun du terme et dans son sens philosophique. La pérennité et la fécondité de son œuvre répondent par ailleurs du bien-fondé de sa démarche. Selon que l'on mettra l'accent sur l'un ou l'autre aspect de ses travaux, les jugements seront partagés. Mais que Tournefort représentât une très belle et très pure figure du XVIIe siècle, nul ne le contestera.» Jean-F. Leroy. Précieux et superbe exemplaire dédicacé au roi Louis XIV revêtu d’un élégant maroquin rouge décoré de l’époque particulièrement grand de marges (hauteur: 217 mm contre 204 mm pour l’exemplaire Barbet relié par Chilliat décrit dans notre catalogue publié en 2019). Provenance: Grégoire, rue du Coq près du Louvre, n° 135 bis (étiquette).
Fort joli volume conservé dans sa première reliure en vélin de l’époque, condition fort rare. Venette, Nicolas. Traité du rossignol, qui enseigne la manière de les connaître & de les élever; leurs inclinations, leurs maladies, & les remèdes qu’il faut observer pour les guérir. A Paris, chez Charles de Sercy, au Palais, au sixième pillier de la Grand’Sale, vis-à-vis la Montée de la cour des Aides, à la Bonne-Foi couronnée, [1697]. Avec privilège du roy. [Précédé de]: Mancini. Instruction pour élever, nourrir, dresser, instruire & panser toutes sortes de petits Oiseaux de Volière que l’on tient en Cage pour entendre chanter. Avec un petit Traité pour les Maladies des Chiens […] Paris, Charles de Sercy, 1697. 2 parties en 1 volume in-12 de (12)-84, (8)-82-(2) pp. et une planche dépliante. Plein vélin ivoire, dos lisse. Reliure de l’époque. 151 x 87 mm.
Edition originale du Traité du Rossignol de Venette qui découvre ainsi, à un âge avancé, les charmes du Rossignol: «C’est une merveille de la nature, que le Rossignol étant un oiseau si petit, il ait une voix si forte, & qu’il la pousse si longtemps sans perdre haleine. Il n’y a point de musique si parfaite, ni d’instruments si doux & si harmonieux, que les hommes aient inventez, que cet oiseaux n’imite par sa petite gorge.» Thiébaud 630; Schwerdt I-262; pas dans Barbier, Nissen, ZBI et Die illustrierten vogelbücher, Anker. Nicolas Venette était un docteur en médecine et professeur d’anatomie et de chirurgie à la Rochelle, né en cette ville vers 1632 et mort en 1698. «Les personnes âgées qui ont de la peine à sortir de la chambre, ne demandent que des divertissements innocents pour calmer les incommoditez de leur âge: & souvent ils n’en trouvent point de plus agréables que ceux qui satisfont le sens de l’ouïe par le chant harmonieux des oiseaux; au moins c’est ce qui a esté mon faible, & qui l’est encore aujourd’hui, s’il faut appeler de la sorte l’inclination que j’ai pour le Rossignol sur la fin de ma vie. Mon état sédentaire m’a fait considérer cet oiseau avec une telle exactitude, que je ne crois pas qu’aucune personne en ait parlé de la sorte, & qui l’ait connu comme moi dans toutes ses manières d’agir; parce que je l’ai examiné à fonds, & que mes incommoditez m’ont donné le loisir d’en découvrir toutes les inclinations, & tout ce que j’ai remarqué de plus particulier touchant cet oiseau dans le Traité que j’en fais.» Le premier traité porte sur les linottes chardonnerets, pinsons, canaris, alouettes, etc. et plus particulièrement sur les rossignols. Le «Traité sur les chiens» traite de diverses questions dont: «Pour rendre l’odorat aux chiens», «pour connaître si les chiens deviendront mouchetez», «Pour guérir les chiens mordus par le renard, ou par un chien enragé.» «L’auteur s’attache à apprendre à ceux qui aiment cet innocent divertissement, comment il les faut mettre dans la Cage, & les y tenir proprement, de quoi il les faut nourrir. Le Traité des maladies des Chiens est fort curieux; & montre à les guérir. Quand ils ont perdu l’odorat ou pour être devenus trop gras, ou pour quelque autre accident, de sorte qu’ils ne sentent plus les voyes, come ils avaient acoutumé, il faut les purger avec deux gros d’Agaric, & d’un sel mineral broyez, & pulvérisez ensemble. L’experience a fait voir, que cela leur rend l’odorat, come ils l’avaient auparavant». (Le Journal des Savants, 1698, p. 108). Very rare early work on raising and training birds, as well as treating illnesses in dogs. First published in 1671 with the title La méthode d'élever, nourrir et guérir toute sorte d'oseaux de ramage, composée en italien par Cesar ManciniRomain, et traduite nouvellement en français par A.S.D.L.P.M.D.C.E.S. 1671, but this first edition was without the tract on dogs. Fort joli volume conservé dans sa première reliure en vélin de l’époque, condition fort rare.
Rare première et unique édition de cette adaptation hollandaise de l’Icones plantarum medicinalium (1779-1790) de Zorn. Bradley III, p. 55; Landwehr, Coloured plates 2; Nissen, BBI 2203; Stafleu & Cowan 3926 ; Pritzel 4502. Amsterdam, chez J. C. Sepp et Fils, 1796 (vol. I-III), 1800 (vol. IV-VI). [Followed by]: Vervolg op de afbeeldingen der Artsenijgewassen, met derzelver Nederduitsche en Latijnsche beschrijvinge. Amsterdam, chez J. C. Sepp et Fils, 1813. Soit 7 volumes in-8 de : I/ vii pp., (1) p., 102 pp., (3) ff., 100 planches numérotés de 1 à 100 ; II/ (2) ff., 101 pp., (2) ff., 100 planches numérotés de 101 à 200 ; III/ (2) ff., 101 pp., (2) ff., 100 planches numérotés de 201 à 300 ; IV/ (2) ff., ii pp., 100 pp., (2) ff., 100 planches numérotés de 301 à 400 ; V/ (2) ff., 100 pp., (2) ff., 100 planches numérotés de 401 à 500 ; VI/ (2) ff., iv pp., 101 pp., 100 planches numérotés de 501 à 600, 36 pp. ; VII/ 1-2 pp., iv pp., 3-4 pp., 1-100 pp., 8 pp., 112 planches numérotés de I à CXII, 101-104 pp. Soit un total de 712 planches gravées. Demi-veau havane à coins, dos lisses ornés de filets dorés, pièces de titre et de tomaison rouges, nombreux témoins. Reliure de l’époque. 218 x 134 mm.
Rare première et unique édition de cette adaptation hollandaise de l’Icones plantarum medicinalium (1779-1790) de Zorn. Bradley III, p. 55; Landwehr, Coloured plates 2; Nissen, BBI 2203; Stafleu & Cowan 3926 ; Pritzel 4502. Elle présente un total de 712 belles planches à pleine page de plantes et de fleurs médicinales délicatement coloriées à la main à l’époque et retouchées au pinceau ; chacune d’elles est encadrée d’un double filet noir, porte en bas le nom latin de la plante et certaines portent les deux signatures du dessinateur et des graveurs : B. Thanner ; JS. Leitner, JM. Burucker, JC. Claussner, JK. Mayr, Lindau, Pemsel. Cette édition hollandaise comporte ainsi 112 planches de plus que l’édition allemande imprimée entre 1779 et 1790 avec 600 gravures seulement. « A great proportion of the plants are indigenous in this country, the figures of which will, therefore, be highly serviceable to the native botanist”. Ouvrage orné de 712 figures coloriées d’après nature et rangées suivant la méthode de Linné. Les planches sont accompagnées de courtes descriptions en hollandais et en latin ainsi que d’une présentation de leurs spécificités pharmaceutiques en hollandais. « Joseph Zorn, botaniste allemand, né à Kempten en Bavière, en 1739, mort en 1799, a publié, en allemand et en latin, une matière médicale végétale estimée, et surtout très remarquablement illustrée, sous le titre de : ‘Icones plantarum medicinalium’, en 5 centuries, accompagnées de belles planches coloriées, Nuremberg, 1779-1784, 5 vol. in-8 ; le même ouvrage a été publié en 6 centuries, avec 600 pl. col., texte en latin et en allemand, de 1784 à 1790. » On a de lui trois ouvrages de botanique fort rares et recherchés dont un sur les plantes d’Amérique. Celui-ci est son œuvre principale. « Cette collection est très précieuse pour les Elèves en Médecine, qui pour un prix assez modique, peuvent se procurer la suite complète des Plantes médicinales, signalées par des caractères précis, d’après le plan et le système de Linné, et qui, quoique gravées d’une manière un peu dure, présentent non seulement l’ensemble de chaque espèce, mais encore des détails très précieux sur les parties de la fructification, conformes aux descriptions génériques de Linné. » Rare exemplaire d’une fraicheur remarquable bien complet de ses 712 planches coloriées à la main et retouchées au pinceau, conservé dans ses reliures uniformes de l’époque.