Les Œuvres de Rousseau avec les figures de Marillier avant la lettre, « très rare en cet état » (Morgand et Fatout). Précieux exemplaire conservé dans son maroquin du temps. De la bibliothèque André Langlois. 15 volumes petit in-8 reliés en maroquin rouge, filet doré orné sur les plats, dos lisse orné de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, filet or sur coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 174 x 103 mm. Rousseau, Jean-Jacques. Œuvres choisies de J.J. Rousseau de Genève. Londres, s.d. (1783). Les Œuvres de Rousseau illustrées par Marillier avec les figures avant la lettre « très rare en cet état » (Morgand et Fatout). « Jolie édition des Œuvres de J.J. Rousseau comprenant l’Émile, 4 volumes, La Nouvelle Héloïse, 4 volumes, et les Œuvres diverses, 7 volumes. Elle est ornée d’un portrait de Rousseau et de 26 figures de Marillier qui sont ici en épreuve avant la lettre ». Dufour, 396 ; Cohen, 911 ; Quérard, VIII, 200 ; H. Beraldi et R. Portalis, les graveurs du XVIIIe siècle, IIIa, pp. 18-22 ; Les dessinateurs d’illustrations au XVIIIe siècle, R. Portalis, pp.365-379. « On sait quel dessinateur fut Marillier (1740-1808), quelle ingéniosité et quelle souplesse il déploya dans cette multitude de petits tableaux si bien composés dont il ornait les livres. Dorat lui doit beaucoup. On veut avoir ses Fables pour les fleurons de Marillier. Marillier vivait en sage, partageant son temps entre la culture des arts et l’accomplissement des fonctions administratives dont il s’acquittait avec un zèle digne d’éloges. Il paraîtrait qu’il contribua à la fondation de la bibliothèque publique de Melun. » (H. Beraldi et R. Portalis). « Le gracieux dessinateur Marillier reçut ses premières leçons d’un peintre nommé Morelot, vint à Paris et entra dans l’atelier de Hallé. Il avait de l’instruction, un esprit fin et délicat et sut vite se mettre à la hauteur des maîtres de l’époque.Il débuta en gravant des suites de chiffres et de fleurs d’après les dessins de Carles de Saint-Aubin, brodeur du roi. Grimm dans sa correspondance souligne que « ce sont les dessinateurs et les graveurs qui font tout le mérite des poèmes de Dorat. » Marillier fut choisi pour dessiner deux culs-de lampe des Baisers qu’Eisen, généralement chargé de décorer les productions de Dorat, n’avait pu livrer à temps. Il s’en tira à la satisfaction de l’auteur, et tout aussitôt enchanté de rencontrer un aussi gracieux dessinateur, Dorat s’empressa de lui confier l’illustration d’autres ouvrages. L’exécution de ces différents dessins, et en particulier de ceux des Fables où Marillier s’était efforcé de ne pas lui faire regretter Eisen, satisfit tellement leur auteur, qu’il songea aussitôt à en donner une nouvelle édition tout exprès pour l’enrichir des spirituelles compositions du dessinateur.Marillier triomphe dans ces sujets de petite dimension. Il excelle à faire mouvoir avec grâce et facilité ses personnages dans des espaces étroits. C’est le dessinateur de l’infiniment petit ; ses animaux, ses accessoires sont excellents, et ses délicieux encadrements tous différents, tous gracieux et bien trouvés sont de vrais modèles du goût exquis qui s’appellera plus tard style Louis XVI. Il restera comme une des individualités les plus gracieuses de l’art du XVIIIe siècle » (R. Portalis). Bel et précieux exemplaire des Œuvres de Jean-Jacques Rousseau, immense de marge, tiré sur papier de Hollande bleu, conservé dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque. Provenance : Bibliothèque André Langlois, avec ex-libris en page de garde.
édition_originale
Paris, J.-C. Bozerian, An X-1801. 8860 g 25 volumes grands in-18, demi maroquin bleu nuit à grains longs, très petits coins, xi-404 pp.; [2] ff., 387 pp.; [2] ff., 341 pp.; [2] ff., 382 pp.; [2] ff., 433 pp.; [2] ff., 240 pp.; [2] ff., 438 pp.; [2] ff., 361 pp.; [2] ff., 464 pp.; 544 pp.; [2] ff., 269-[1] pp.; 326 pp., [1] f.; 451 pp.; 446 pp.; 316 pp.; 313-[1] pp.; 256 pp.; lxiv-303 pp.; 392 pp.; 456 pp.; 450 pp.; iv-379 pp.; 502 pp.; 563 pp.; 428 pp.. Illustré de deux portaits de Rousseau, dont un par Aug. de St Aubin, et de 14 planches de musique. Jolie édition tirée sur papier vélin à cent exemplaires seulement, évidemment très rare, elle a été imprimée par Didot pour le relieur Bozérian qui est l'éditeur. Exemplaire n° 58, non rogné. La date figure uniquement sur les onze premiers tomes ce qui est une caractéristique de cette édition. Reliure signée de Thouvenin. On notera que Thouvenin a été l'élève de Bozerian. Dufour, II, 401; Vicaire, VI, 1214. Les plats sont couverts d'un papier bleuté à long grain s'harmonisant avec les dos. Notre exemplaire est probablement celui cité par Dufour (II, p. 40) et qui figure dans le Bulletin de la librairie Damascène Morgand (Nouvelle série, Rahir, successeur), avril 1905, n° 527. L'exemplaire est identifiable par une reliure semblable également de Thouvenin sur des volumes non rognés. Cette édition comprend : - Tome I : Discours sur les fondements de l'inégalité parmi les hommes; et plusieurs pièces politiques. - Tome II : Du contrat social; Considérations sur le gouvernement de la Pologne; Lettres à M. Butta-Foco. - Tomes III à VI : Julie, ou la Nouvelle Héloïse; Les amours de Mylord Edouard Bomston. - Tomes VII à IX : L'Emile. - Tomes X et XI : Lettres. - Tome XII : Théâtre. - Tome XIII : Ecrits sur la musique. - Tomes XIV et XV : Dictionnaire de musique. - Tomes XVI et XVII : Mélanges. - Tomes XVIII à XX : Les confessions. - Tome XXI : Dialogues. - Tome XXII : Lettres au président de Malesherbes. Les rêveries. Lettres sur la botanique. - Tomes XXIII à XXV : Correspondance. Quelques rares et très légères rousseurs, infimes frottements. Bel exemplaire à toutes marges. . (Catégories : Philosophie, Littérature, )
Amsterdam, Erialed, 1785. 210 g In-12, pleine basane, 136 pp.; 101-[1] pp., [1] f.. L'éditeur fictif Erialed est identifié avec Delaire à Avignon depuis les Recherches bibliographiques sur Jean-Jacques Rousseau de Barbier. Dufour (I, 294) cite plusieurs éditions à l'adresse d'Erialed mais pose la question de l'existence réelle d'un imprimeur du nom de Delaire à Avignon et suppose que cela peut-être un simple nom imaginaire. Edition peu commune. Frottements, petits manques sur un plat. . (Catégories : Philosophie, )
ROUSSEAU Jean Jacques Collection complète des oeuvres de J.J. ROUSSEAU. 26 volumes sur 36, format 170x105 mm, in 12, plein veau glacé vert, jaspé. Pièces de titre et tomaison chagrin rouge, roulette, filets, fers, palmette double filet en en encadrement, dorés. Roulette dorée sur coupes. Tranches marbrées. Genève 1782-1789. (Edité par Paul MOULTOU et du PEYRON). Tome1 : Les ouvrages politiques. Titre, table générale de toutes les pièces contenues dans les 24 volumes in 12 de la collection complète de J.J ROUSSEAU. . Discours sur l’origine & le fondement de l’inégalité parmi les hommes. Lettre à M. Philopolis sur m’ouvrage précédent. Discours sur l’économie politique. Tome 2 : le contrat sociale considérations sur le gouvernement de Pologne, & sur la réformation projetée. (Pas de tome 3-pas de tome 4) Tome 5 : IVème & partie de la Vème de Julie ou de la nouvelle Héloïse (gravures par GRVLOT) . Tome 6 : Le reste de la Vème & la VIème partie de Julie ou de la nouvelle Héloïse (gravures de GRAVELOT) les amours de Mylord Edouard Bonston. Tome 7 : les II premiers livres d’Emile ou de l’éducation- frontispice gravé de GRAVELOT. Tome 8 : III & partie du IVème livre d’Emile ou de l’éducation. Frontispice gravé de GRAVELOT. Tome 8 : IIIème & partie du IVème livre d’Emile ou de l’éducation. Frontispice gravé de GRAVELOT .Tome 9 : La suite, du IVème, & partie du Vème titre d’Emile ou de l’éducation. Frontispice gravé de GRAVELOT. (Pas de tome 10). Tome 11 : premier volume : mélanges. Lettre à M de BEAUMONT archevêque de Paris- lettre M d’ALEMBERT sur son article Genève, de l’encyclopédie- Réponse à une lettre anonyme relative à quelques passages de la lettre précédente. Del l’imitation théâtrale, essai toiré des dialogues de PLATON. Tome 12 ; contenant le deuxième volume des mélanges : lettres écrites de la montagne. Tome 13 : Contenant le troisième volume des mélanges –Discours sur la vertu la plus nécessaire aux héros- Discours qui a remporté le prix à l’Académie de Dijon en l’année 1750. Lettre à M l’abbé RAYNAL auteur du Mercure de France. Lettre de J.J ROUSSEAU sur la réfutation de son discours par M. GAUTIER- Réponse au Roi de Pologne, et observations de J.J ROUSSEAU sur la réponse qui à été faite à son discours. Dernière réponse de J. J ROUSSEAU- Lettre de J.J ROUSSEAU sur une nouvelle réfutation de son discours par un académicien de Dijon. Le lévite d’Ephraïm- Lettre à Sara- La Reine fantasque- le persifleur. Time 14 : traduction du premier livre de l’histoire de TACITE. Traduction générale de l’apocolokintofis de SENEQUE. Episode d’Olinde & Sophronite, traduite du TASSE. Fragmens pour un dictionnaire, lettres élémentaires sur la botanique-Lettres à M.D.M. sur la formation des herbiers. Tome15 : Théâtre : Narcisse ou l’amant de lui-même l’engagement téméraire, comètes-les muses galantes, ballet-Le devin du du village, intermède- lettre à M le Nieps-Pygmalion, scène lyrique, pièce en vers- Lettres sur la musique françoise- lettre d’un symphoniste. Tome 16 : projet concernant de nouveaux signes de musique. Dissertation sur la musique moderne. Essai sur l’origine des langue- Lettre à M. l’abbé RAYNAL Examen de deux principes avancés par M. RAMEAU. Lettre à M. BURNEY suivie d’une réponse du petit faiseur. Tome 17 : La première partie du dictionnaire de musique, 6 planches dépliantes, en fin de volume. Tome 18 : la deuxième partie du dictionnaire de musique, 13 palanches dépliantes, en fin de volume. . Tome 19 : Premier volume des mémoires. Les IV premiers livres des confessions de J.J ROUSSEAU. Tome 20 : deuxième volume des mémoires : les II derniers livres des confessions de J.J. ROUSSEAU. Lees rêveries d’un promeneur solitaire. Tome 21 : troisième volume des mémoires : ROUSSEAU juge J.J ROUSSEAU : Premier dialogue & partie du second. Tome 22 : Quatrième volume des mémoires. ROUSSEAU juge J.J. ROUSSEAU suite suit du second dialogue, avec le troisième. Tome 23 Premier volume des pièces divers/ Extrait du projet de paix perpétuelle de M. l’abbé de St Pierre- Jugement de J.J. ROUSSEAU sur la paix perpétuelle- Polysynodie de l’abbé St Pierre- jugement de l’abbé de St Pierre sur la polysynodie-Lettres diverse. Tome 24 : deuxième volume des pièces diverse : Lettres su divers sujets de philosophie, de morale, & de politique. Tome 25 : Tome premier supplément à la collection. Observations de M. GAUTIER su le discours qui a remporté le prix de l’Académie de Dijon en l’année 1750- Discours de M. le Roi, professeur de rhétorique au collège du cardinal Le Moine, le 12 août 1751. Réfutation de M. Gautier du discours qui a remporté le prix de l’Académie de Dijon en l’année 1750. Réfutation de M. Gautier du discours qui a remporté le prix de l’Académie de Dijon en l’année 1750.Réfutation des observations de M. J.J. ROUSSEAU de Genève sur une réponse qui a été faite & son discours, dans le Mercure der septembre 1751. Observations de M. Le Cat secrétaire perpétuel de l’académie des sciences de Rouen. Réponse au discours qui a remporté le prix de l’Académie de Dijon, par le Roide de Pologne. Discours sur les avantages des sciences et des arts, Lyon le 22 juin 1751. Arrêté de la cour du Parlement qui condamne un imprimé ayant pour titre Emile, ou l’éducation, par J.J. ROUSSEAU. 9 juin 1762.Mandement de Mgr l’archevêque de Paris portant condamnation d’un livre qui a pour titre Emile, ou l’éducation 1762. Tome 26 : tomes second des suppléments : faux-titre, titre, 466 pages 2 pages de table. Génie ou description abrégée du gouvernement de cette république (tirée de l’ Encyclopédie) –Extrait du registre de la véritable compagnie des pasteurs & professeurs de l’église & de l’Académie de Genève, du 10 février 1758. –Lettre de M. d’ALEMBERT, à M. J.J. ROUSSEAU-Lettre de M. de SERRE auteur des essais & des observations sur les principes de l’harmonie.- La découverte deux nouveau monde (tragédie) –Ode mémoires à son excellence monseigneur le gouverneur de Savoie-Lettre de J.J. ROUSSEAU à Madame la Baronne de Warens, de Chambert,-Quinze lettres relatives à la botanique, adressées à Madame le Duchesse de PORTLAND-Lettres relatives à la botanique adressées à M. de la TOURETTE. Lettres diverses- fragmens de divers ouvrages & lettres de J.J. ROUSSEAU, écrits pendant son séjour en Savoie, les originaux écrits, de la propre main de l’auteur, nous été communiqués par M. le professeur S… qui en est le possesseur. Réponse au mémoire anonyme intitulé Si le monde que nous habitons est une sphère, etc. inséré dans le Mercure Juillet, page 1514. Lettre de M. Charles BONNET au sujet du discours de J.J ROUSSEAU de Genève, sur l’origine & les fondemens de l’inégalité parmi les hommes. Tome 30 : sixième supplément aux œuvres : faux-titre, titre, 456 pages. La vertu vengée par l’amitié ou recueil de lettres sur J.J. ROUSSEAU par Madame …. Extraits du n°15 et du n°39 de l’année littéraire 1777. Lettre de Madame de Saint- G… à M. FR2RON. Lettre d’une anonyme à un anonyme au procès de l’esprit et du cœur de M. d’ALEMBERT avec les pièces justificatives. Réponse anonyme à l’auteur anonyme. Errata de l’essai sur la musique ancienne et moderne ou lettre de l’auteur de cet essai à Mme …. Extrait du n° 37 de l’année littéraire 1780. Lettre à M.d’ALEMBERT. Lettre à M. FRERON-Lettre à l’abbé ROUSSIER- Mon dernier mot ou réponse à la lettre au M.D.LB, adressée à M ; l’abbé ROUSSIER, en tête du supplément à l’essai sur la musique. Commentaire joint à la lettre précédente. Lettre adressée aux éditeurs du supplément. Observations succinctes sur une anecdote rapportée dans la septième rêverie du promeneur solitaire. Tome 32 : second supplémente à la collection des œuvres de J.J. ROUSSEAU : Les confessions de J.J. ROUSSEAU, livre VII-Livre VIII-Livre IX. Tome 33. Deuxième supplément des oeuvres de J.J. Rousseau. Nouvelles lettres de J.J ROUSSEAU à M....V, à M Le NIEPS à M e VOLTAIRE etc. voir photos de la table des matières. Tome 1 : avec dédicace de DEUPEYRON daté de 1779. Tome V pas de date 1782. Paris du fonds de la Veuve Duchesne 1788. Tomes 12-13-14-15-16-17-18 titre à la date de 1782 plus titre à part, à la date de 1781.Tomes 32 et 33 à la date de 1789. Bon état d’ensemble. A signaler au tome 18 coiffe supérieure incomplète et coiffe intérieure manquante, ainsi que coupe inférieure frottée. Au tome 32 il manque les pièces de titre et tomaison.
Genève 1780 12 20x26 Genève, s. n. e., 1780 1782. Douze volumes in-4° (205 x 255 mm). Contenu:Tome I. [Faux titre: Collection complète des uvres de J. J. Rousseau. Tome premier]. Collection complète des uvres de J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome premier. Contenant les ouvrages de politique. A Genève, 1782. [8]+539+[1] pages.Tome II. [Faux-titre: Julie, ou la nouvelle Héloïse. Tome premier]. La Nouvelle Héloïse, ou lettres de deux amans, habitans dune petite ville au pied des Alpes.; recueillies et publiées par J. J. Rousseau. Tome premier. A Genève, 1780. [4]+[XLVII+[1bl]+548 pages. Tome III. [Faux-titre: Julie, ou la nouvelle Héloïse. Tome II]. La Nouvelle Héloïse, ou lettres de deux amans, habitans dune petite ville au pied des Alpes.; recueillies et publiées par J. J. Rousseau. Tome II. Genève, 1780. [4]+537+[1bl] pages.Tome IV. [Faux-titre: Emile, ou de léducation. Tome premier]. Emile, ou de léducation. Par J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome premier. Genève, 1780. [4]+IV+485+[1bl] pages.[Tome V. [Faux-titre: Emile, ou de léducation. Tome II]. Emile, ou de léducation. Par J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome II. Genève, 1780. [4]+537+[1bl] pages.Tome VI. [Faux-titre: Mélanges. Tome premier]. Jean-Jacques Rousseau, citoyen de Genève, à Christophe de Beaumont, archevêque de Paris []. Genève, 1781. 633+[1bl]+[1]+[1bl] pages.Tome VII. [Faux-titre: Mélanges. Tome second]. Discours sur cette question. Quelle est la vertu la plus nécessaire aux héros; & quels sont les héros à qui cette vertu a manqué? Proposée en 1751 par lAcadémie de Corse. [...]. Genève, 1781. 598+[2] pages. Tome VIII. [Faux-titre: Théâtre, poésie et musique. Première partie]. Narcisse ou lamant de lui-même, comédie représentée par les Comédiens ordinaires du Roi, le 18 décembre 1752. [...]. Genève, 1781. XXX+[2]+583+[1] pages. Tome IX. [Faux-titre: Dictionnaire de musique]. Dictionnaire de musique. Par J. J. Rousseau. Genève, 1781. XIV+[2]+772 pages et 14 planches gravées dépliantes de musique.Tome X. [Faux-titre: Collection complète des uvres de J. J. Rousseau. Tome dixième]. Collection complète des uvres de J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome dixième. Contenant la première partie des Mémoires, composée des Confessions & des Rêveries du promeneur solitaire. A Genève 1782. [4]+517+[1] pages.Tome XI. [Faux-titre: Collection complète des uvres de J. J. Rousseau. Tome onzième]. Collection complète des uvres de J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome onzième. Contenant la seconde partie des Mémoires, ou Rousseau juge de Jean-Jacques, en trois dialogues. A Genève, 1782. [4]+466+[3: Avis de la Sté Typographique de Genève du 1er mars 1782]+[4: Note des pièces qui entreront dans le supplément]+[1bl] pages. Tome XII. [Faux-titre: Collection complète des uvres de J. J. Rousseau. Tome douzième]. Collection complète des uvres de J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Tome douzième. Contenant des pièces sur divers sujets, & un recueil de lettres sur la philosophie, la morale, et la politique. A Genève, 1782. [4]+679+[1bl] pages. Un ex-libris héraldique gravé est collé au premier contreplat de chaque tome, ayant appartenu à Jean-François-Paul Grand (Paris, 1752 Lausanne, 1829), banquier à Paris (Grand & Cie), associé de son père dès 1775, administrateur de la Caisse dEscompte de 1784 à 1790, acquéreur du domaine de Valency à Lausanne en 1794. Il réunit dans la maison, toujours existante, une «importante bibliothèque», que Charles Morton put encore examiner vers 1930 chez ses descendants (Charles Morton: Anciens ex-libris héraldiques vaudois, no 87). Reliures de lépoque en demi-basane fauve, dos lisse orné de filets, pièces de titre vertes et pièces de tomaison jaunes, tranches jaunes, ex-libris du premier propriétaire frappé en or au bas des dos: «Paul Grand». Les volumes sont en très bon état, à part des traces claires de giclures (?) sur les dos et des coins occasionnellement légèrement émoussés; lintérieur des volumes est irréprochable.
Superbe édition publiée par la Société Typographique de Genève, en trois formats, in-4°, in-8° et in-12°; le texte en a été établi par Paul Moultou (1731-1787) et Pierre-Alexandre Du Peyrou (1729-1794).Exemplaire en douze tomes, incluant les trois volumes du premier supplément paru en juin 1782, qui contiennent notamment la première partie des Confessions et les Rêveries du promeneur solitaire (X), Rousseau juge de Jean-Jacques (XI) et des pièces diverses (XII). Les tomes XIII et XIV parus en septembre-octobre 1782, le tome XV de 1783 et les tomes XVI et XVII de 1789, contenant notamment la seconde partie des Confessions, sont absents. Très bon
A la Haye, Chez Jean Néaulme, (Recte: Paris, Duchesne), 1762. 8vo. Bound in four beautiful uniform contemporary full mottled calf bindings with gilt title-and tome-lables to richly gilt spines. Gilt line-border to edges of bords. Lovely patterned edges. Spines and some corners lightly and expertly restored, barely noteable. Occasional very light brownspotting or dusting, but overall very nice and clean. Printed on good, heavy paper, with wide margins. An excellent copy. (2), VIII, (2), 466, (6) pp. + (4), 407, (1) pp. + (4), 384 pp." (4), 455, (1) pp. + 5 engraved plates (used as frontispieces and facing p. (141) of vol. 1 respectively). The first plate ""Thétis"" in the variant state without title (as described in MacEachern). Fully complete, exactly as described in MacEachern. With all the misprints: Vol. 1: 88 as S8, 443 as 433, 465 as 46" vol. 2: 356 as 256, 357 as 257 vol. 3: 383 as 363 vol. 4: 336 with first 3 broken (according to McEachern this is just the case in some copies). With the usual cancelled leaves: Vol 1: Av + B4" vol. 2: H3 + N6 (called I6). The final leaf ends with ""FIN"" and has no grapes (MacEachern: ""The grapes appear in three different forms..."").
The very scarce actual first edition, being the rarer, more sought-after, nicer 8vo-edition (as opposed to the much more common 12mo edition, which was printed about simultaneously, but which seems to have appeared later), the 8vo format also being the one preferred by Rousseau himself and the format in which he wanted his great work to appear.This magnificent work constitutes the climax of Rousseau's genius as well as the most important work on education since Plato. In Émile, Rousseau poses an entirely new approach to education and the upbringing of children. His thoughts were exceedingly controversial, the work was burnt by the executioner immediately after its first appearance and Rousseau had to flee the country due to a warrant for his arrest. The printing history of ""Émile"" is extremely complicated and has been a matter of intense dispute for many decades. Until Maceachern's bibliography from 1989, the edition that has now been established as the ""Second Paris octavo"" (MacEachern 4A) was generally considered the first printing of the work, but there is no longer any dispute about the fact that the present edition is in fact the actual first (1A). The first edition appeared in both 8vo(1A) and 12mo(1B), and it seems to be generally accepted that the 8vo-edition was distributed first, but that parts of the 12mo-edition may have been in printing a bit earlier. Rousseau himself seems to have preferred the 8vo-edition and wished for his great work to appear as this form first (""The question of the format gave rise to some dissension, for while Rousseau felt that the work was more suited to the octavo format, Duchesne preferred to print a duodecimo and only a limited number of the more expensive octavo. Rousseau finally agreed to Duchesne's plan with reluctance, declaring that in his opinion Duchesne was committing an error of judgment and that the octavo would certainly be the more sought after of the two formats."" - MacEachern, pp. 18-19). Rousseau himself was more involved in the coming-to-be of ""Émile"" than perhaps any other author has been in any other book. Throughout the entire process there were a large number of misunderstandings between himself and Duchene which more than once endangered the printing and publishing of this seminal work, and which has contributed greatly to the extremely complicated bibliographical data of it. In fact, up until very late in the process, Rousseau did not believe that the work was actually going to be finished and it took several instances of mediation between the two to keep the work on tracks. Finally, however, the work was a reality, and with it one of the greatest works of Western culture had been born.Rousseau's ""Émile"" constitutes the most significant modern treatise on the education of man, surpassed only by Plato's ""Republic"". The comparison with Plato is all the more apt, seeing that both works grow out of and are meant to remedy lacunae in the political philosophy of their authors.The conclusion to Rousseau's work on the social contract, also written during Rousseau's stay in Montmorency, had pointed to a predicament of political thought: that only if man were himself naturally inclined to freedom, could he make use of political freedom. ""Émile"" is the analysis of the conditions, under which a child can develop into a free human being. As such, it presents the conclusion to Rousseau's earlier works on inequality, political freedom and servitude.The paradox of Émile is that, while the development of human nature must be natural, if the child is to develop into a free human being, steering that development in the right - that is, free - direction requires constant intervention which, moreover, must be hidden from the child. Rousseau details this intervention in his analysis of the five stages in the education of the child, covering the period from birth to the age of 25.Being one of the most influential thinkers of the 18th century, Rousseau is considered one of the indirect causes of the French Revolution. In Rousseau one certainly finds one of the most influential spokesmen for 18th century thought, and it is primarily the thoughts of him and Voltaire that are put into action with the Revolution.""The first and last of these (i.e. Héloise and Émile), with their sentimental expression of deism, gave much offence, and Rousseau, like Voltaire, was forced to flee to Prussia. Restless and locally unpopular, he fled again to England, where he had a great welcome. Hume, who had offered him asylum, looked after him patiently..."" (PMM 207, Printing and the Mind of Man).The totalitarian tendency of Rousseau's philosophy of education has been noted by a number of philosophers, in recent times most famously, Karl Popper.McEachern: 1A
3 ouvrages reliés en un volume in-8 (196 x 123 mm), veau marbré de lépoque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges.
1- Deuxième édition, publiée la même année que l'originale, augmentée d'un Avertissement de l'auteur. Ce brûlot qui attisa la "querelle des Bouffons" nourrit pour des décennies le débat sur les mérites comparés de la musique française et de la musique italienne."Le résumé des idées de Rousseau sur la musique (...), le plus impitoyable des réquisitoires contre la musique française qui fit scandale. En manière de représailles, les musiciens de l'Opéra brûlèrent Rousseau en effigie dans la cour du théâtre" (Catalogue expo. Rousseau, B.N. 1962, n° 116).Rousseau ne critiquait pas seulement l'infériorité de la langue française, mais aussi l'esthétique de l'opéra de son temps : "le conventionnel des représentations, les airs à roulades sans rapport avec les sentiments, l'absence d'action dramatique, l'abus d'une mythologie ressassée et la pompeuse niaiserie des livrets" (Gheusi, Encyclopaedia Universalis, art. "Rousseau ").(Bibliothèque Cortot, p. 171. Dufour, 32. Fétis, 3943. Gregory, p. 237. RISM B/VI/2, p. 734. Sénelier, 120. Tchemerzine-Scheler, V, 529).2- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" de l'Encyclopédie (1757), dans lequel D'Alembert préconisait la levée de l'interdiction frappant le théâtre permanent. Rousseau y résume tout ce qu'il dénonçait comme autant d'illusions des Lumières : "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les moeurs de véritables citoyens" (Bachofen, ENS Editions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). Quelques piqûres aux premiers feuillets.Edition originale de la réfutation du "Discours" de Rousseau présentée par Charles Borde devant l'Académie de Lyon, suivie de la "Dernière réponse" de Rousseau, également en édition originale, sous faux-titre particulier, à partir de la page 61.(Conlon, 'Ouvrages relatifs à Rousseau', n° 5. Dufour, n° 24).Très bon exemplaire, très bien relié à l'époque.
København, Soldins Forlag, 1800. 8vo. Contemporary half calf with gilt title-label. A bit of overall wear, mostly to extremities. Two ex libris to inside of front board, one being that of Anton Thomsen (Danish philosopher, 1877-1915), also with his signature and date on front free end-paper. Old owner's signature on title-page (A.D. Finns). Occasional marginal pencil notes and underlinings, otherwise nice and clean. (x), (2), 221 pp.
Scarce first Danish edition of one of Rousseau's main works, being one of the most important works of political thought in general: The ""Discourse on the Origins of Inequality"" (original Discours sur l’origine de l’inegalité, 1755) is considered Rousseau's first important work and the work that lays the foundation for his later thought.The work was translated by the editor and publisher Salomon Soldin (1774-1837) as his first independently published work. S. Soldin became famous for his work as editor, between 1804-1825 (and publisher, after 1811), of the renowned biweekly magazine Nyeste Skilderie af Kjøbenhavn, which, in addition to his own numerous articles, contained contributions from well-known authors such as Rasmus Nyerup, K. L. Rahbek, N. F. S. Grundtvig, and others (Frøland 2026). It was one of the most important magazines during its lifetime, where many of the most important literary feuds were published.According to Sørensen (2016): ""The cult of Rousseau also reached Denmark, and it is well known how Johann Friedrich Sturensee raised Crown Prince Frederik, according to a literal interpretation of Émile. Nevertheless, Danish interest in Rousseau remained within a narrow cultural environment, and after the turn of the century, Rousseau's influence faded."" (original in Danish"" 2016: 5). Like Rousseau's ""Discourse on the Sciences and Arts "" from 1750, the ""Discourse on the Origins of Inequality"" was written as a response to an essay competition from the Academy of Dijon. This work is thus often referred to as the ""Second Discourse"". Unlike the first, this did not win him a prize, even though it is was also at the time considered a far more accomplished work and now counts as one of his three main works (together with the ""Contract Social"" and ""Émile""). It is in the present work that Rousseau begins to develop his theories of human social development and moral psychology and it is furthermore this work that for the first time clearly divides him from the Encyclopédiste mainstream of the French Enlightenment. The work is famous for Rousseau's portrayal of a multi-stage evolution of humanity from the most primitive condition to something like a modern complex society, which has gone down in history as one of the most important portrayal of man and society. But furthermore the work is famous for its long preface.When Rousseau had converted to Catholicism, he also lost his rights to the status of Citizen of Geneva. This right was regained in 1754, though, when he reconverted to Calvinism, and a large part of his ""Discourse on the Origins of Inequality"" consists in a dedication to the state of Geneva. This preface is probably one of the most famous prefaces in the history of modern thought as it constitutes, not only a highly ironical and satirical praise of his birthplace, but also a masterpiece of utopian political thought. Geneva is praised as the good republic worthy of admiration for the stability of its laws and institutions, the common spirit of its inhabitants, the well behaved women that inhabit it, and the good relations with neighbouring states. Not only is this piece of political fiction that provides us with an imminent insight into how a state should ideally be according to Rousseau an ironical description of what Geneva was not, it was also a fierce attack on Paris. According to OCLC, merely five libraries world-wide own a copy (two in Switzerland, and one in Denmark, UK, and Germany respectively). ________________________________________________________________________________________________________________ Sources and further reading: Cranston, Maurice. ""The Social Contract"". Encyclopedia Britannica. 11 Mar. 2025, https://www.britannica.com/topic/The-Social-Contract. Accessed 1 July 2026.Frøland, Aleks. ""Salomon Soldin"". Dansk Biografisk Leksikon. https://biografiskleksikon.lex.dk/Salomon_Soldin. Accessed 1 July 2026 Nygaard, B. (2011). Rousseau and Revolution in the Making of a Modern Political Culture: Denmark 1750-1850. I M. Thorup, & H. R. Lauritsen (eds.), Rousseau and Revolution (s. 114-129). Bloomsbury Academic. Sørensen, A. D. (2016). Opdragelsens filosofi: Jean-Jacques Rousseau, Immanuel Kant, Søren Kierk. Aarhus Universitet. https://doi.org/10.7146/aul.133.116
[ Chez Marc-Michel Rey] - ROUSSEAU, Jean-Jacques ; [ MERCIER DU ROCHER, André Charles François ]
Reference : 60167
(1777)
4 vol. in-12 reliure demi-basane marbrée, Chez Marc-Michel Rey, Amsterdam, 1777, xi-338 pp. (dernier f. de table paginé 337-338 monté par erreur en fin du tome 4) ; 2 ff., 255 pp. ; 2 ff., 240 pp. ; 2 ff., 318 pp., avec 5 planches hors texte, non signées
Exceptionnel exemplaire tout à fait remarquable pour les diverses longues notes manuscrites, couvrant plusieurs des gardes blanches (et quelques marges), rédigées par l'avocat poète et militant jacobin André Mercier du Rocher. Il y évoque notamment ses souvenirs et rapporte les témoignages vécus d'une connaissance directe de Jean-Jacques Rousseau. Né à La Rochelle, André-Charles-François Mercier du Rocher (1753-1816) est bien connu pour son parcours politique mais également pour son Journal ainsi que pour ses Mémoires, source importante pour l'histoire de la Révolution Française en Vendée.Dans le tome premier on peut lire cette note manuscrite importante : "Lorsque j'arrivai à Paris au mois de mai 1780, un des commis de la Douane se présenta au Bureau de la Diligence rue contre escarpe pour fouiller les paquets des voyageurs. Lorsqu'il voulut bouleverser les miens, je lui observai que je n'avais ni sel ni tabac, ni marchandises de contrebande ; n'importe dit-il, il faut voir il tombe sur cet ouvrage, en lut le frontispice et s'écria : L'Emile de Rousseau ! Monsieur c'est un livre prohibé, et il s'en serait emparé si deux de mes compagnons de voyage, un capitaine de la Marine Royale et [ Puyard ? ] de Montjourdain qui a péri depuis avec tant d'autres gens lettrés, ne s'y fussent opposés. Ce livre était donc bien confisqué partout !". L'annotateur signale également qu'un "M. C*** a imprimé un Emile chrétien en 3 vol. in-12 dont le librairie Crapet place St Michel à Paris ne put se défaire au très bas prix d'une livre dix sousn dans l'année 1787", et copie en regard un extrait d'une "Epître à la Raison" évoquant Voltaire, tirée du Mercure de février 1785. En dernière garde du même tome, Mercier du Rocher commente une note de la page 28 : "On ne se tue point pour les douleurs de la goutte dit l'auteur. J'ai connu à Paris un homme très [ ... ] des Principes de J. J. Rousseau, qui s'est coupé le cou avec un rasoir pour éviter les douleurs de la gravelle. Il se nommait Murice, il avait été Prêtre et curé et avait abandonné sa cure pour vivre en laïque avant 1780".En garde du tome second, on découvre une autre longue et remarquable note manuscrite : "j'ai rencontré le onze 8bre 1806, à Paris, un M. De Vouron, fils naturel du Duc de Grammont, c'est un homme d'une figure agréable, et d'une éducation soignée, c'est la Bonté, la douceur, la Bonhomie personnifiées. Il a vécu très familièrement avec J. J. Rousseau et a demeuré ensuite [ chez ] un des ennemis de Rousseau, c'est tout dire, chez Palissot qu'il n'aime pas autant que le Bon Jean-Jacques. Il m'a raconté plusieurs particularités de ce dernier. Avez-vous lu Télémaque lui demandait J.J. (De Vouron était alors jeune). Oui, Monsieur Rousseau. Comment trouvez-vous ce livre ? Il est bon, dit Vouron, mais... "Quoi ? Mais, repart vivement Rousseau ? Il manque de feu, dit Vouron. Monsieur, répond J. Jacques, le feu y est sous la cendre. Une autre fois, M. de Vouron se promenant seul rencontra Rousseau seul aussi. Comment, dit le Philosophe, jeune homme, vous êtes seul ? Vous êtes bien seul aussi, Monsieur Rousseau. Oh ! je suis plus âgé que vous ; et puis [j'ai ] l'expérience des hommes. M. de vouron dit un jour à Rousseau qui se plaignait de ses malheurs, c'est le sort des grands hommes ; vous devez vous attendre à cela. Mais répondit Rousseau d'un air fâché, vous n'êtes pas consolant Monsieur de Vouron. Cette réponse montre clairement que Rousseau voulait être plaint plutôt que flatté. Il était logé près d'un Maréchal Ferrant. En rentrant chez lui il failli avoir la cuisse cassée d'un coup de pied de cheval qui ne fit que l'effleurer. Rousseau racontait cet accident avec des yeux affectés d'un sentiment si extraordinaire que Vouron ne put s'empêcher d'en rire. Le Philosophe se tut alors en se regardant à un Miroir. M. de Vouron dit M. Palissot très aimable, il la [illisible] avec François de Neufchâteau, qu'il croit plutôt un politique qu'un homme de Lettres."Etat très satisfaisant (manques en coiffe, accroc à un dos, reliure un peu frottée, ex-libris ms. "ex bibliotheca A.C.Fr. Mercier du Rocher, Rupellensis, 1782"). Dufour, 201 ; McEachern, Emile, 29
3 ouvrages reliés en un volume in-8 (200 x 121 mm), plein veau brun de l'époque, dos à nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges.
1- Edition originale de premier tirage comportant les 3 cartons (p. LXVII, 111 et 139) et la correction de l'éditeur à la plume p. 11 (accent aigu sur "conformé").Frontispice: "Il retourne chez ses Égaux" dessiné par Eisen, gravé par Sornique, fleuron-vignette de titre par Simon Fokke et fleuron en tête de la dédicace aux armes de la République de Genève, également signé par Fokke."Oeuvre source, à partir de laquelle on peut faire commencer toute la réflexion moderne sur la nature de la société" (J. Starobinski).(Dufour, n°55. Gagnebin, III, p. 1862. Tchemerzine-Scheler, V, 532a).2- Première édition de cette édition contenant lintégralité du premier discours de Rousseau accompagné de sa réfutation juxtalinéaire, point par point, par Claude Nicolas Le Cat.Médecin et chirurgien auteur d'importantes découvertes, fondateur et Secrétaire perpétuel de lacadémie de Rouen, Le Cat réfute, le premier, les thèses de Rousseau.En homme des Lumières, il défend, contre Rousseau, les effets des sciences et des arts comme facteurs de progrès et affirme sa foi en la perfectibilité du genre humain. Le texte est suivi d'une réponse de Le Cat à la réplique que Rousseau avait fait paraître dans le "Mercure" de septembre 1751 (p. 95-124).Vignette-bandeau dessinée par Le Lorrain et gravée par Fessard. Bien complet de planche frontispice gravée par Jacques, qui manque souvent: "Satire, tu ne le connais pas". L'adresse est fictive, l'ouvrage est imprimé à Rouen, d'après Weller.(Gagnebin III, 1856. Dufour, 17. Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau, n°1).3- Edition originale de premier tirage, avec lapprobation signée de Remond de Sainte-Albine datée du 23 octobre 1751, état dorigine avant la réimpression des pages 23 à 26 voulue par Rousseau. Titre de départ. Titre courant: "Lettre à M. Grimm". Ladresse est restituée d'après le "Mercure de France" de décembre 1751 et la permission tacite accordée à Pissot.La réponse de Rousseau à la réfutation de son "Discours" sur les Sciences & des Arts que Joseph Gautier, professeur à Nancy, avait publié dans le "Mercure de France" d'octobre 1751.(Dufour, I, p. 27-28, n°26).Papillon portant une signature ex-libris ancienne apposé dans la marge inférieure du deuxième texte. Timbre à froid en coin supérieur du premier.Traces de restaurations. Cuirs des plats légèrement "écaillés".Bon exemplaire, relié à lépoque.
1798 2 ouvrages reliés en un volume in-8 (195 x 122 mm), plein veau blond porphyre de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de veau rouge et vert bronze, triple filet d'encadrement sur les plats, filet sur les coupes, roulette sur les chasses, tranches dorées.
Ensemble de deux importants témoignages de proches de Rousseau.1- Edition originale et unique. Homme de lettres et homme politique, Jean-Joseph Dusaulx (1728-1799) fut présenté à Rousseau par Deleyre en 1770. D'abord admirateur du philosophe, l'auteur rend compte à travers anecdotes, entretiens et lettres échangées, de ses relations devenues vite difficiles avec Rousseau, son caractère ombrageux et soupçonneux et relate les conditions de leur rupture."Loin des hagiographies fréquentes à l'époque (Révolution), il brosse le portrait d'un malade, d'un 'fou' rusé et pervers, qui lui vaudra de sévères critiques dans la presse contemporaine. C'est que ce portrait d'un maniaco-dépressif atrabilaire et sournois remettait en question le mythe intangible de 'l'immortel auteur du Contrat social' " (R. Trousson, éd. Champion). (Sénelier, 2040. Conlon, 'Rousseau', n°1052).2- Edition originale et unique. Par Olivier de Corancez (1734-1810), journaliste, fondateur du "Journal de Paris". A propos de la publication de la correspondance entre J.-J. Rousseau et Dusaulx, Corancez livre ses souvenirs personnels sur le philosophe et relate l'épisode qui avait provoqué leur rupture. Parmi les derniers à avoir visité Rousseau, il rend compte de sa dégradation physique et psychique dans les derniers moments de sa vie et défend la thèse du suicide par arme à feu, thèse alors largement débattue. C'est Corancez et son beau-père, l'horloger genevois Jean Romilly, qui réglèrent l'enterrement du philosophe à Ermenonville. Il reste que Corancez défendit en toute occasion la mémoire de Rousseau.(Conlon, 'Rousseau', n°1049).Petite fente à un mors. Coiffes frottées. Petite tache à la reliure.Très bon exemplaire, très bien conservé, bien relié à l'époque.
Kjøbenhavn (Copenhagen), Sebastian Popp, 1796 - 99. 8vo. Bound in three uniform contemporary half calf bindings with gilt title- and tome-labels to spines. Spines with some wear, but overall nice and tight. Internally very nice and clean. Printed on good paper. Contemporary owner's inscription to front free end-papers. XXX, (2), 336 pp. + (8), 346 pp. + (2), 368 pp. + 372 pp. + XXVI, 352 pp. + 324 pp.
Rare first edition of the first Danish translation of Rousseau's monumental work (Emilius, or an Essay on Education), being one of the absolutely most important and influential works on education. Virtually no work has had as great an impact on paedagogics as this one. Being one of the most influential thinkers of the 18th century, Rousseau is considered one of the indirect causes of the French Revolution. In Rousseau one certainly finds one of the most influential spokesmen for 18th century thought, and it is primarily the thoughts of him and Voltaire that are put into action with the Revolution. Not only in France can the effects of his philosophy and thoughts on upbringing and education be clearly seen" -his ideas were of decisive character to the generation of artists, writers, poets, philosophers etc. in the beginning to middle of the 19th century, which seminally affects Danish thought, as it is in this period that our most important and famous cultural personas are being influenced (e.g. H.C. Andersen and Søren Kierkegaard)" thus this first Danish translation is of great importance and interest. In Danish literature there is talk about the Rousseauan spirit, and it is in this spirit that the entire literary production of H.C. Andersen can be viewed, -directly or indirectly. Rousseau's three main thoughts in Émile - on the childlike, on the natural and on simple religious faith - fits like a glove on the main messages and morals of H.C. Andersen's works.Søren Kierkegaard is known to have owned a copy of Rousseau's Émile in French as well as a copy of this first Danish translation (see ""Auktionsprotokol over Søren Kierkegaards Bogsamling"" no. 941-43). As opposed to H.C.A., though, the philosophy and educational program of Rousseau does not correspond with the Christianity of Kierkegaard, who, however, quotes and comments on Rousseau and his writings on several occasions in his diaries.In Émile, Rousseau poses an entirely new approach to education and the upbringing of children. His thoughts were exceedingly controversial, the work was burnt by the executioner immediately after its first appearance and Rousseau had to flee the country due to a warrant for his arrest. There is no need to say that these new thoughts were also widely influential on Danish thought, and this especially after the appearance of the Danish translation (34-37 years after the French original). Not only Kierkegaard and H.C.A. were influenced by this great thinker, so were the likes of Ingemann, one of our greatest poets.""The first and last of these (i.e. Héloise and Émile), with their sentimental expression of deism, gave much offence, and Rousseau, like Voltaire, was forced to flee to Prussia. Restless and locally unpopular, he fled again to England, where he had a great welcome. Hume, who had offered him asylum, looked after him patiently..."" (PMM 207, Printing and the Mind of Man). Bibliotheca Danica IV:1004.
« Il n’y a point de liberté sans lois, ni où quelqu’un est au-dessus des lois ». Édition originale des Lettres écrites de la Montagne de J. J. Rousseau. Précieux exemplaire, grand de marges, en fine reliure de l'époque. Deux tomes en 1 volume in-8 de (5) ff., 334 pp. (2) ff. bl., (1) f. 226 pp., (1) f. de catalogue. Veau marbré, triple filet doré encadrant les plats, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièces de titre en maroquin rouge et olive, filet or sur les coupes, tranches marbrées. Reliure de l'époque. 195 x 120 mm. Rousseau, Jean-Jacques. Lettres écrites sur la montagne. Par J.-J. Rousseau. Amsterdam, Marc Michel Rey, 1764. Édition originale. Dufour, 232. Jean-Jacques Rousseau écrivit ces neuf lettres en réponse aux Lettres de la campagne dans lesquelles Tronchin, procureur général du Conseil de Genève, exposait les raisons qui lui avaient fait envoyer un mandat d’arrêt contre Rousseau en tant qu’auteur de l’Émile, « ce livre impie, scandaleux, téméraire, plein de blasphèmes et de calomnies contre la religion ». Rousseau s’explique d’ailleurs très complètement dans ses Confessions sur les circonstances qui amenèrent cette publication. A ces accusations, Rousseau répond qu’il place l’essence du christianisme, non pas tant dans l’orthodoxie que dans la pratique des préceptes évangéliques, à commencer par celui de la tolérance. Rousseau ne pense guère que le christianisme puisse être une religion d’État, sa doctrine de l’amour universel s’inscrivant en faux contre cette façon de voir. Rousseau se défend ensuite de l’accusation d’impiété pour avoir mis en doute la nécessité du miracle. Il dénie ensuite au Conseil de Genève la compétence nécessaire pour juger la matière de religion, tout en faisant remarquer que ses juges ont incriminé ses livres sans s’apercevoir que lui, Rousseau, donnait comme modèle à l’Europe la constitution suisse, et avait même indiqué les moyens de la conserver pure de tout abus. Dans sa lettre vi revient la thèse déjà exposée dans le Contrat Social : la souveraineté réside dans les différents membres de la société unis par une convention commune, ce qui les oblige à renoncer à une partie de leurs libertés pour garantir l’autre. Il saisit cette occasion pour accuser les membres du Conseil de Genève d’avoir fait passer toute forme de gouvernement des mains des magistrats élus par le peuple dans leurs propres mains. Comme, par ailleurs, il s’était formé à Genève une sorte de parti qui soutenait Rousseau et qui avait vainement tenté de protester contre les décisions du Petit Conseil, Jean-Jacques passe à l’offensive et déclare que sa condamnation fut une violation de la loi, vu qu’il ne put même pas user du droit de protestation inscrit dans la Constitution de Genève par l’édit de 1707. Enfin, il accuse de tyrannie ce gouvernement qui calomnie les défenseurs de la légalité et les condamne les uns après les autres, - de façon à décourager ceux-là qui aspirent à améliorer la marche des affaires publiques. Précieux exemplaire d’un texte recherché conservé dans sa fine reliure de l’époque.
édition_originale
Très rare édition originale du premier discours philosophique de Jean-Jacques Rousseau, dans lequel l’auteur affirme pour la première fois que l’homme est naturellement bon. Précieux exemplaire à toutes marges. Soit 3 ouvrages réunis en un volume in-8 de (4) ff., 66 pp., XXII pp., 99 pp., 2 fig., pp., XII, 72 pp. Demi-veau brun à coins, plats de papier peigné, dos à nerfs orné de filets dorés, exemplaire non rogné. Reliure de l’époque. 214 x 128 mm. Rousseau, Jean-Jacques. Discours qui a remporté le prix à l'Académie de Dijon en l’année 1750. Sur cette question posée par la même Académie : « Si le rétablissement des Sciences & des Arts a contribué à épurer les mœurs ». Par un Citoyen de Genève. Genève, chez Barillot & fils. Suivi de : Voltaire. La Merope tragédie. Nouvelle édition. Amsterdam, & Leipzig, Arkstée & Merkus, 1744. Suivi de : Voltaire. L’orphelin de la Chine, tragédie. Londres, Jean Nourse, 1756. Très rare édition originale du premier Discours philosophique de Rousseau dans lequel l’auteur affirme pour la première fois que l’homme est naturellement bon. Dufour, p.14, n°13 ; Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau, R. Trousson, pp. 229-232. Texte fondamental qui permet à Rousseau de poser les bases de sa pensée philosophique : la civilisation a corrompu l’homme primitif. Il s’agit du premier discours philosophique de l’auteur. « La seconde partie du Discours considère les sciences et les arts « en eux-mêmes » pour montrer ce qui logiquement doit « résulter de leurs progrès ». Le citoyen de Genève ne se range ni avec les sages ni avec les politiques mais avec les « hommes vulgaires » qui chercheront leur bonheur en eux-mêmes, en se bornant à « bien faire » plutôt qu’à « bien dire ». Rousseau a d’une façon décisive renouvelé la querelle des Anciens et des Modernes dans la mesure où il rappelle l’urgence de lier le débat culturel à une prise de conscience des choix politiques fondamentaux » (Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau.) « Encore inconnu, Rousseau affrontait le grand public pour la première fois. Le succès du livre fut éclatant. Cette critique paradoxale du savoir et du raffinement des manières, rédigé dans un style admirable de vigueur et de netteté, truffée de références livresques, provoqua de nombreuses réactions. Dans le Discours préliminaire de l’Encyclopédie (1751) D’Alembert salua « l’écrivain éloquent et philosophe » qui accusait les sciences et les arts de corrompre les mœurs en notant que cela ne l’empêchait pas de collaborer à la grande entreprise philosophique. Dans une lettre à Malesherbes, Jean-Jacques Rousseau dira qu’avec le « Discours sur l’inégalité » et « l’Émile », le « Discours » est l’un de ses trois principaux écrits dans lesquels il a voulu démontrer « que l’homme est bon naturellement et que c’est par les institutions seules que les hommes deviennent méchants » » (Dictionnaire de J-J Rousseau). L’annonce du concours dijonnais parut dans le Mercure de France d’octobre 1749. « On vient d’imprimer le Discours qui a remporté le Prix de Morale à l’Académie de Dijon, sur cette question : Si le rétablissement des Sciences et des Arts a contribué à épurer les mœurs, Rousseau de Genève a réuni dans cet ouvrage l’Érudition, l’Éloquence & la Philosophie. Nous ne craignons pas d’avancer que c’est un des plus beaux Discours qui ayent été couronnés dans les Académies. » (Le Mercure de France, Ier volume de décembre 1750, p.130). Précieux exemplaire à toutes marges.
édition_originale
ROUSSEAU (Jean-Jacques), NOLIVOS DE SAINT-CYR (Paul-Antoine-Nicolas)
Reference : 36632
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, tranches rouges.
1- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les murs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (B. Bachefen, ENS éditions).(Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535).2- Edition originale et unique de cet ouvrage composé par Paul-Antoine Nolivos de Saint-Cyr, qui rencontra Rousseau à Venise. Membre de la "coterie holbachique", l'auteur était un proche de madame d'Holbach. Devenu "Laval", comédien aux portes de Genève, il mène ici une polémique ardente pour "venger" d'Alembert et Voltaire de la 'Lettre sur les spectacles' de Rousseau."Apologie de la comédie et des comédiens en réponse à Rousseau. C'est sans contredit le meilleur de tous les ouvrages qui parurent en réplique à cette lettre" (Quérard, 'Supercheries littéraires', 1847, II, n°3889). (Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°87. Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n°674).Quelques épidermures. Coiffes restaurées. Mors frottés et fendillés. Intérieur frais.
Kbh. (Copenhagen), Sebastian Popp, 1796 - 99. 8vo. Bound in six cont. uniform hcalfs w. gilt title- and tome-labels on backs, backs w. gilt lines. Backs and corners w. traces of use, but a fine and clean copy on good paper (skrivepapir). XXX, 336" (8), 346368372352 XXVI, 324 pp.
Rare first edition of the first Danish translation of Rousseau's monumental work (Emilius, or an Essay on Education), being one of the absolutely most important and influential works on education. Virtually no work has had as great an impact on paedagogics as this one. Being one of the most influential thinkers of the 18th century, Rousseau is considered one of the indirect causes of the French Revolution. In Rousseau one certainly finds one of the most influential spokesmen for 18th century thought, and it is primarily the thoughts of him and Voltaire that are put into action with the Revolution. Not only in France can the effects of his philosophy and thoughts on upbringing and education be clearly seen -his ideas were of decisive character to the generation of artists, writers, poets, philosophers etc. in the beginning to middle of the 19th century, which seminally affects Danish thought, as it is in this period that our most important and famous cultural personas are being influenced (e.g. H.C. Andersen and Søren Kierkegaard)" thus this first Danish translation is of great importance and interest. In Danish literature there is talk about the Rousseauan spirit, and it is in this spirit that the entire literary production of H.C. Andersen can be viewed, -directly or indirectly. Rousseau's three main thoughts in Émile - on the childlike, on the natural and on simple religious faith - fits like a glove on the main messages and morals of H.C. Andersen's works.Søren Kierkegaard is known to have owned a copy of Rousseau's Émile in French as well as a copy of this first Danish translation (see ""Auktionsprotokol over Søren Kierkegaards Bogsamling"" no. 941-43). As opposed to H.C.A., though, the philosophy and educational program of Rousseau does not correspond with the Christianity of Kierkegaard, who, however, quotes and comments on R. and his writings on several occasions in his diaries.In Émile, Rousseau poses an entirely new approach to education and the upbringing of children. His thoughts were exceedingly controversial, the work was burnt by the executioner immediately after its first appearance and Rousseau had to flee the country due to a warrant for his arrest. There is no need to say that these new thoughts were also widely influential on Danish thought, and this especially after the appearance of the Danish translation (34-37 years after the French original). Not only Kierkegaard and H.C.A. were influenced by this great thinker, so were the likes of Ingemann, one of our greatest poets.""The first and last of these (i.e. Héloise and Émile), with their sentimental expression of deism, gave much offence, and Rousseau, like Voltaire, was forced to flee to Prussia. Restless and locally unpopular, he fled again to England, where he had a great welcome. Hume, who had offered him asylum, looked after him patiently..."" (PMM 207, Printing and the Mind of Man). Bibliotheca Danica IV:1004.
Lausanne et Londres, 1766-1767, in-12, reliure plein veau marbré, dos lisse, triple filets et caissons dorés ornés, pièce de titre basane bordeaux, tranches rouges (rel. de l'époque), dos et plats frottés, coiffes abîmées, état correct
Intéressant recueil réunissant deux des principaux ouvrages publiés autour de la rupture de Hume et de Rousseau. Ce dernier, poursuivi par la censure sur le continent, était venu s'installer en Angleterre à l'invitation du célèbre philosophe écossais mais la discorde n'avait pas tardé à naître entre les deux hommes. – 1. Edition restée inconnue à Bengesco, de cette compilation des lettres publiée du vivant de l’auteur, due sans doute à Angliviel de la Beaumelle, et qui selon Grimm "a fait mourir de rire, et qu'on ne prend pas plus mauvaise opinion de l'homme illustre pour lequel le compilateur non illustre a voulu témoigner de l'aversion". – 2. Edition originale, publiée en français par Suard d'après le manuscrit anglais de Hume. L'édition anglaise "retraduite" du français, parut quelques mois plus tard. Cet ouvrage de Hume contient la version du philosophe écossais sur sa brouille avec Rousseau. Le 9 janvier 1766, par un temps glacial, deux des intellectuels les plus importants du siècle s’embarquent ensemble à Calais pour l’Angleterre : Jean-Jacques Rousseau et David Hume. Le philosophe écossais a décidé de prendre Jean-Jacques, persécuté, sous sa protection. Depuis plus de trois ans Rousseau est en effet en exil, après que son Émile ait été par jugement lacéré et brûlé sur les marches du Palais de Justice de Paris. David Hume n’a alors en France presque que des amis, Jean-Jacques presque que des ennemis. Le 21 mai de l’année suivante, hagard, au bord de la folie, Rousseau fuit l’Angleterre après une folle querelle, venimeuse, acharnée, avec le « bon David ». Que s’est-il passé ? Tout Paris bruit des éclats de la querelle. Hume décide, sous la pression des philosophes français, de rédiger un compte-rendu de cette pénible affaire, intitulé Exposé succinct de la contestation qui s’est élevée entre M. Hume et M. Rousseau, avec les pièces justificatives. Il paraît à Paris au cours de l’automne 1766. D’Alembert en a supervisé la traduction. Deux mois plus tard, il est publié en Anglais à Londres, prétendument « traduit du français ». Entre les deux éditions, Hume a rajouté des notes, en a supprimé d’autres. Au-delà de l’anecdote, qui a son importance, ce petit livre éclaire la vie quotidienne et le comportement de deux des génies de ce XVIIIe siècle européen qui en compta beaucoup. S’attacher profondément à leurs œuvres nourrit la curiosité envers les hommes qui les ont créées. Lorsqu’il s’agit de Hume et de Rousseau, rien à leur sujet ne peut nous être indifférent. – 3. Edition originale. Ayant appris la rupture survenue entre Rousseau et son protecteur, le grand philosophe écossais David Hume, Voltaire écrit à ce dernier le 24 octobre 1766 pour lui relater ses propres démêlés avec le Citoyen de Genève. Le pamphlet se termine sur une Lettre de M. de Voltaire au docteur Jean-Jacques Pansophe, texte dont Voltaire nia la paternité, inventaire cumulé des exemples démonstratifs de l’absence de bonne foi, de bon sens et de modestie chez Jean-Jacques... Bien que Voltaire ait toujours nié être l'auteur du pamphlet, ses contemporains furent unanimes à le lui attribuer, de même que les bibliographes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
(La réponse et la défense de Rousseau à la condamnation de son Emile et de son "système criminel") ROUSSEAU Jean-Jacques. (Genève, 1712 - Ermenoville, 1778) "JEAN-JACQUES ROUSSEAU, CITOYEN DE GENEVE, A CHRISTOPHE DE BEAUMONT, ARCHEVEQUE DE PARIS...". 1763, Amsterdam, M.M. Rey. (Relié avec:) BEAUMONT Cristophe de. "LETTRES A MONSIEUR ROUSSEAU, POUR SERVIR DE REPONSE A SA LETTRE CONTRE LE MANDEMENT DE MONSIEUR L'ARCHEVEQUE DE PARIS". 1763, Amsterdam, M.M. Rey. 2 Ouvrages en 1 volume in-12° (183x121 mm) (dimensions pages 179x114 mm) I: XL (y compris un faux-titre et un titre), 129, (3) pp. II: (2) ff., (faux-titre et titre), 136 pp. Reliure de l'époque en veau marbré. Encadrement avec un filet à froid sur les plats. Dos lisse, divisé en six compartiments, avec décorations et fleurons dorés; pièce de titre en maroquin rouge. Filet doré sur les coupes. Tranches bleutées et gardes de papier décoré. Edition à la date de l'originale de Rousseau. Edition Originale de la réponse de C. de Beaumont. Infimes usures à trois coins et infimes brunisseurs à quelques pages. Très bel exemplaire. A la suite de la parution de "Emile, ou de l'éducation...", en 1762, l'Archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, fit publier un Mandement qui condamnait les idées déistes de Rousseau. Celui-ci avait déjà quitté la France sous la menace d'une prise de corps décrétée par le Parlement de Paris. Réfugié à Môtiers, avec cette Lettre Rousseau répond à son adversaire. "Il fait l'apologie de la religion naturelle, s'estimant sincèrement chrétien et suiveur de Jésus-Christ et non des prêtres. Il récuse le péché originel et les miracles". "Vous dites que mon plan d'éducation, loin de s'accorder avec le Christianisme, n'est pas même propre à faire des Citoyens ni des hommes; & votre unique preuve est de m'opposer le péché originel. Monseigneur, il n'y a d'autre moyen de se délivrer du péché originel & de ses effets, que le baptême. D'où il suivrait, selon vous, qu'il n'y aurait jamais eu de Citoyens ni d'Hommes que les Chrétiens. Ou niez cette conséquence, ou convenez que vous avez trop prouvé". Rousseau défend la tolérance et la liberté de penser. Le ton est polémique et vivement antipapiste, dans un souci de plaire aux pasteurs protestants. (LCPCLUM-0005) (900,00 €) (Tous les livres provenant d'Italie possèdent la licence d'exportation (Attestato di Libera Circolazione) du Ministero dei Beni e Attività Culturali)
(La réponse et la défense de Rousseau à la condamnation de son Emile et de son "système criminel") (www.cepays-ci.com)
Édition originale de La Botanique de Rousseau illustrée par P.-J. Redouté. Magnifique exemplaire orné de 65 planches du peintre des fleurs Redouté en maroquin du temps. In-folio de X pp., 124 pp., 65 planches hors-textes protégées de serpentes. Plein maroquin vert olive à grains longs, roulette dorée en encadrement des plats et fleurons à froid dans les angles avec filets dorés centraux formant un motif géométrique, dos à nerfs ornés de filets et motifs dorés, caissons fleuronnés dorés et à froid, roulette fleuronnée dorée sur les coupes, tranches dorées. Reliure de l’époque. 501 x 323 mm. Rousseau, Jean-Jacques. La Botanique de J. J. Rousseau, ornée de soixante-cinq planches, imprimées en couleurs d’après les peintures de P. J. Redouté. Paris, Delachaussée, Garnery. An XIV (1805). Première édition de l’un des livres les plus émouvants de Jean-Jacques Rousseau, orné de 65 planches du peintre des fleurs Redouté, gravées, coloriées à la poupée, imprimées par Langlois et gravées par divers artistes dont Jacques Chailly, Bouquet, Mlle Delelo, de Gouy, Marchand, Souet, etc. Brunet, IV, 1425 ; Nissen, 1688 ; Great Flower Books, p. 74 ; Stafleu, TL2 ; Pritzel 7824 ; P. Godet & M.B. de la Tour. Lettres inédites de Jean-Jacques Rousseau, 1911, S. VII. Réunion de 34 lettres botaniques de Rousseau écrites entre 1767 et 1773, il comprend 8 lettres adressées à Madame Dellesert « sa chère cousine », traitant des fleurs, herbiers, ou arbres fruitiers, 2 lettres à M. de Malesherbes sur les Mousses et les Herbiers, 15 lettres à la Duchesse de Portland sur la botanique et 9 lettres à M. de Tourette sur les fleurs et le plaisir d’herboriser, ainsi qu’un dictionnaire des termes botaniques. Suivent la table des matières et les 65 planches du peintre Redouté, gravées, coloriées à la poupée, imprimées par Langlois et gravées par divers artistes. Rédigées avec beaucoup de clarté et un souci de pédagogie elles se révèlent « précieuses en ce qu’elles nous éclairent sur la passion botanique de leur auteur, sur le niveau de ses connaissances et son désir profond de délivrer les plantes sauvages du monopole des savants chevronnés, pour l’offrir, « scientia amabilis », à tous les esprits, à toutes les âmes sensibles à l’infinie beauté, à l’infinie variété et à l’extrême complexité du monde végétal ». Roger de Vilmorin. Ces « Lettres » qui interfèrent avec certains passages des « Rêveries » et des « Confessions » apportent un éclairage très particulier sur un J. J. Rousseau philosophe et artiste mais aussi savant romantique. « We have already referred to Redouté’s famous les « Roses and Les Liliacées » … scarcely less wonderful are the plates, so much admired by Ruskin, for « La Botanique de J.J. Rousseau »… All these works are folios, the plates being printed in colour and retouched with water-colour until they have almost the quality of an original drawing » (Blunt - Stearn). Magnifique exemplaire de La Botanique de J. J. Rousseau en maroquin du temps.
première_édition
Édition originale de la « très importante » et polémique Lettre sur les spectacles de Rousseau. Précieux et bel exemplaire conservé dans sa brochure d’attente de l’éditeur, tel que paru, condition rare et recherchée. In-8 de XVIII et 264 pp., (4) ff. Brochure d’attente de l’éditeur, exemplaire non rogné, tel que paru. 215 x 135 mm. Rousseau, Jean-Jacques. J.J. Rousseau Citoyen de Genève, à Mr. D’Alembert, sur son Article Genève Dans le VIIème Volume de l’Encyclopédie, et particulièrement sur le projet d’établir un Théâtre de comédie en cette Ville. Amsterdam, Marc Michel Rey, 1758. Édition originale de la « très importante » et polémique Lettre sur les spectacles de Rousseau. Dufour, 71-73 ; Tchemerzine, V, 535 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 623. Le texte est aussi significatif de l’attachement de Rousseau pour sa patrie genevoise que de ses goûts et connaissances en matière de théâtre. La lettre de Rousseau est une réponse à l’article « Genève » publié dans le tome VII de l’Encyclopédie en octobre 1757 dans lequel D’Alembert, inspiré par Voltaire, demandait l’établissement d’un théâtre à Genève où, depuis Calvin, les représentations étaient interdites. La thèse de l’immoralité du théâtre est ancienne dans la pensée chrétienne. Au XVIIe siècle, des théologiens catholiques, Bourdaloue, Nicole et Bossuet, jugent le théâtre incompatible avec la morale chrétienne. Rousseau se consacre essentiellement à la question de savoir si le théâtre est utile ou condamnable par rapport aux mœurs. Selon lui, la tragédie est condamnable parce qu’elle excite les passions, et la comédie parce qu’elle ridiculise la vertu. L’œuvre rencontra un vif succès et Rey dut imprimer une seconde édition dès le début de 1759, mais son contenu souleva de nombreuses polémiques. Dans son ouvrage « De mes rapports avec J.J. Rousseau » (1798), Dusaulx raconte une visite qu’il fit à J.J. en janvier 1771 : « Saisissant sa « Lettre à d’Alembert » concernant les spectacles : « Voici mon livre favori, voici mon benjamin ! C’est ce que j’ai produit sans effort, du premier jet et dans les moments les plus lucides de ma vie. On a beau faire, on ne me ravira jamais, à cet égard, la gloire d’avoir fait une œuvre d’homme » (Dufour, J.-J. Rousseau, I, 71). Précieux et bel exemplaire conservé dans sa brochure d’attente de l’éditeur, tel que paru, condition rare et recherchée.
édition_originale reliure d'époque
Jean-Jacques Rousseau, Lettres écrites de la montagne. Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1765, 2 volumes in-8 (20x13cm), 310 - 208 pages, veau marbré, dos orné à 5 nerfs, titre et tomaison en maroquin, gardes marbrées, tranches rouges, signets. Ex-libris au second plat des 2 ouvrages. Exemplaires en bel état, parfaitement reliés. Rédigées entre le 25 octobre 1763 et le 10 mai 1764, ces Lettres écrites de la montagne répondent aux Lettres écrites de la campagne du procureur général Tronchin qui réfutait alors les thses de Rousseau contenues dans milieu et dans le Contrat social. Dans les Lettres écrites de la montagne, Rousseau fait une critique de la Genève moderne, sa ville natale, dont il dénonce notamment l'intolérance religieuse et la situation politique. Les Lettres sont brûlées à Paris et La Haye, elles sont interdites Berne. La position de Rousseau Neuchtel va devenir intenable et il devra quitter la Suisse avant la fin 1765. C'est dans ce contexte que Rousseau rédige Métiers, entre octobre 1763 et mai 1764, les neuf lettres de la montagne. Elles sont précédées d'une prface dans laquelle J. J. Rousseau souligne l'objet universel et non circonstanciel de son propos : si mes sujets sont petits, mes objets sont grands, & dignes de l'attention de tout honnête-homme. Laissons Genève à sa place, & Rousseau dans sa dépression mais la Religion, mais la liberté, la justice! Voilà, qui que vous soyez, ce qui n'est pas au-dessous de vous. Les cinq premières lettres ont pour objet de démontrer que la sentence du Petit Conseil est arbitraire, car seul le Consistoire est comptent en matière de foi. La sixième prend la défense du Contrat Social. Les trois dernières apportent un appui aux Représentants en faisant la démonstration que le droit négatif exercé par le Petit Conseil usurpe le pouvoir souverain qui relve du peuple. Sur le plan de la foi, il ne renie rien de ses écrits et fustige les pasteurs qui se veulent orthodoxes en se montrant persécuteurs. Les Lettres sont imprimées à Amsterdam par Marc-Michel Reyet publiés en décembre 1764 avec la devise Vitam impendere vero. Le caractre séditieux du contenu, notamment les lettres politiques, indigne le Petit Conseil. De nombreux libellés sont changés, mais le plus violent est Sentiment de citoyens[2], de Voltaire, paru d'abord anonymement et qui révèle publiquement l'abandon des enfants de Rousseau. Les Lettres sont brûlées à Paris et La Haye, elles sont interdites Berne. La position de Jean-Jacques Neuchtel devint intenable et Rousseau devra quitter la Suisse avant la fin 1765. Ce sera pour tomber dans un autre conflit avec David Hume. Les troubles politiques suscités par l'Affaire Rousseau n'étaient pas près de se calmer. Ce n'est qu'en 1768 qu'un accord intervint entre l'oligarchie et les milieux populaires non extrémistes, après interventions des puissances garantes de la Constitution genevoise de 1738 : Zurich, Berne et la France. Rare contrefaçon, inconnue des bibliographes et publiée un an après l'édition originale.
Rousseau SINNER (Jean-Rodolphe) - GERDIL (le Cardinal) - LA FARE (De)
Reference : 9541
Lausane, chez Grasset, 1759; Turin, chez les frères Reycends & Guibert, 1763; Londres, chez Nourse et Paris, chez Desaint, 1768, 1 plein veau marbré, dos à nerfs, orné, tranches rouges, 1 coiffe manquante, coins émoussés ; in-8 de de 96, 192 et XIV-(2)-332 pp. ;
Premier ouvrage: Extraits de poésie du moyen age, choisies par Jean-Rodolphe Sinner bibliothécaire de Berne, dans les manuscrits de Bongars.Second ouvrage: Critique de l'ouvrage de Jean-Jacques Rousseau "Emile ou de l'éducation. Lors de la publication de l'ouvrage de Rousseau, le père Gerdil, fit paraitre cet ouvrage: "Réflexions sur la théorie & la pratique de l'éducation contre les principes de Mr. Rousseau", dans lequel il réfute les idées de Rousseau, dans une autre édition cet ouvrage porte le titre d' "anti-Emile". Parmi les nombreux contradicteurs de Rousseau, le père Gerdil est le seul qui ait su dans ses critiques traiter son adversaire avec égard, aussi Rousseau dit de lui: "Parmi tant de brochures imprimées contre ma personne et mes écrits, il n'y a que celle du père Gerdil que ai eu la patience de lire jusqu'à la fin, il est facheux que cet auteur estimable ne m'ai pas compris".Troisième ouvrage: Seule édition parue de cet ouvrage inspiré des théories de j.j. Rousseau. Cet ouvrage obtint une critique élogieuse de Dupont de Nemours.
Paris, Armand Colin 1924 - 1925 - 1926 - 1927 - 1928, 225x140mm, LX - 3499pages, broché. Petite déchirure sur le bas du dos du tome 3, 4 et 7.
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Rousseau, Jean-Jacques - Argenson, René-Louis de Voyer (marquis d')
Reference : 19235
(1762)
« The Contrat Social remains Rousseau’s greatest work. It had the most profound influence on the political thinking of the generation following its publication » (PMM). Édition originale du Contrat social « brûlé à Genève » en juin 1762 (Voltaire). Bel exemplaire imprimé sur papier fort conservé dans sa reliure de l’époque. In-8 de (1) f. bl., XVI et 328 pp., (2) ff., VIII et 323 pp., (1) p., (1) f. bl. Veau marbré, dos à nerfs orné de double filet et de fleurons dorés, pièce de titre en maroquin, filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 193 x 125 mm. Rousseau, Jean-Jacques. [Du contrat social ou] Principes du droit politique. Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1762. Précédé de : Argenson. Considérations sur le gouvernement ancien et présent de la France. Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1765. Édition originale du Contrat social, ouvrage majeur de Rousseau ayant « exercé une action décisive dans l’évolution de la pensée politique et morale du monde moderne » (Dictionnaire des Œuvres). Tchemerzine, v, 543 ; Dufour, 133 ; R.A. Leigh, Unsolved problems in the bibliography of Rousseau, Cambridge, 1990 ; Sénelier, Bib. Rousseau, 554 ; PMM, 207 ; En français dans le texte, 162. Édition originale avec le titre de type B selon Dufour ; la recherche moderne décrit un troisième état selon la présence ou la suppression de la note sur le « mariage républicain » pages 321-322. Les trois états, rares et recherchés, constituent l’édition originale du Contrat Social, l’une des œuvres les plus importantes du siècle des Lumières. « Ce petit livre a été brûlé à Genève » en juin 1762. (Voltaire) Bien que non officiellement condamné par les autorités administratives, les exemplaires du Contrat Social furent activement traqués. Aucun exemplaire ne fut autorisé à l’importation en provenance d’Amsterdam et aucun libraire français ne fut autorisé à le vendre ou l’éditer. L’œuvre fut, en quelques mois, maintes fois réimprimée, contrefaite et piratée. L’un des livres fondateurs du système démocratique. « The Contrat Social remains Rousseau’s greatest work. It was the first great emotional plea for the equality of all men in the state. His fundamental thesis that governments depend absolutely on the mandate of people and his genuine creative insight into a number of political and economic problems gave his work an indisputable cogency. It had the most profound influence on the political thinking of the generation following its publication » (PMM). L’ouvrage de Rousseau est précédé des Considérations sur le gouvernement ancien et présent de la France de D’Argenson, ouvrage prôné par Rousseau dans le Contrat social et qui sera immédiatement interdit. Réimpression de l'édition originale, parue l'année précédente, de ce texte précurseur dans lequel le marquis d'Argenson prône notamment le libéralisme économique. "This work, which can be seen as a prelude to much of the economic writing of France, later in the century, was praised by Rousseau in the 'Contrat social', and has some points in common with Quesnay's writings" (Spengler 73-74). L’édition originale rare et recherchée du Contrat social conservée dans sa reliure de l’époque.
édition_originale
ROUSSEAU Jean-Jacques; BÉTHISY DE MÉZIÈRES Eugène-Éléonor; NOLIVOS DE SAINT-CYR Paul-Antoine-Nicolas:
Reference : 21286
In-8 plein veau moucheté, dos à nerfs, orné de filets, fleurons, palmettes et fleurs de lys dorés, pièce de titre beige, tranche mouchetées. L'étiquette au dos porte la mention suivante: "Receuil pour et c. les spectacles".
1. Édition originale. L’art dramatique au service de l’aristocratie et de ses vices selon Rousseau... Bien complet de l'avis de l'éditeur, de l'avis de l'imprimeur et du feuillet d'errata, suivi du catalogue de Marc Michel Rey (4 pages). Dufour, I, 77, avec une collation erronée; Tchemerzine V, 535; Sénelier, 335.2. Édition originale. Réponse à l'ouvrage précédent. "M. Rousseau saura par cette dissertation sur le théâtre, que l'on a vu tout ce qu'il voit, mais qu'on l'a vu différemment: il pourra y remarquer aussi comment les gens vertueux se communiquent leurs idées, et que la douceur et la politesse sont les fidèles compagnes de l'honnêteté des moeurs." Barbier I, 820.3. Édition originale. "M. de Saint-Cyr [...] avait été autrefois de la société de d'Holbach, avec la veuve duquel il a conservé une liaison que la mort seule termina. Je lui ai entendu dire que son livre avait eu les honneurs de l'interdiction et de la contrefaçon." L'auteur prend ici la défense d'Alembert et Voltaire. "Apologie de la comédie et des comédiens en réponse à Rousseau. C'est sans contredit le meilleur de tous les ouvrages qui parurent en réplique à cette lettre." Quérard, "Supercheries littéraires", 1847, II, n°3889.4. On trouve relié à la suite de ces trois ouvrages un manuscrit d'environ 300 pages d'une belle écriture très lisible, donnant le texte de nombreux articles et opuscules ayant trait aux mêmes questions des spectacles. Par exemple L'Année littéraire de Fréron, tome 6; deux extraits du Journal encyclopédique; un autre du registre de la vénérable compagnie des pasteurs et professeurs de l'église et de l'Académie de Genève (10 février 1758); un autre du Journal des savants; Marmontel dans le Mercure de France; Lettre de Monsieur d'Alembert à M. Rousseau citoyen de Genève, etc. Hormis un petit manque au bas du dos, c'est là un très bel exemplaire très bien établi, et agréablement enrichi de ce manuscrit.