Très rare édition originale du premier discours philosophique de Jean-Jacques Rousseau, dans lequel l’auteur affirme pour la première fois que l’homme est naturellement bon. Précieux exemplaire à toutes marges. Soit 3 ouvrages réunis en un volume in-8 de (4) ff., 66 pp., XXII pp., 99 pp., 2 fig., pp., XII, 72 pp. Demi-veau brun à coins, plats de papier peigné, dos à nerfs orné de filets dorés, exemplaire non rogné. Reliure de l’époque. 214 x 128 mm. Rousseau, Jean-Jacques. Discours qui a remporté le prix à l'Académie de Dijon en l’année 1750. Sur cette question posée par la même Académie : « Si le rétablissement des Sciences & des Arts a contribué à épurer les mœurs ». Par un Citoyen de Genève. Genève, chez Barillot & fils. Suivi de : Voltaire. La Merope tragédie. Nouvelle édition. Amsterdam, & Leipzig, Arkstée & Merkus, 1744. Suivi de : Voltaire. L’orphelin de la Chine, tragédie. Londres, Jean Nourse, 1756. Très rare édition originale du premier Discours philosophique de Rousseau dans lequel l’auteur affirme pour la première fois que l’homme est naturellement bon. Dufour, p.14, n°13 ; Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau, R. Trousson, pp. 229-232. Texte fondamental qui permet à Rousseau de poser les bases de sa pensée philosophique : la civilisation a corrompu l’homme primitif. Il s’agit du premier discours philosophique de l’auteur. « La seconde partie du Discours considère les sciences et les arts « en eux-mêmes » pour montrer ce qui logiquement doit « résulter de leurs progrès ». Le citoyen de Genève ne se range ni avec les sages ni avec les politiques mais avec les « hommes vulgaires » qui chercheront leur bonheur en eux-mêmes, en se bornant à « bien faire » plutôt qu’à « bien dire ». Rousseau a d’une façon décisive renouvelé la querelle des Anciens et des Modernes dans la mesure où il rappelle l’urgence de lier le débat culturel à une prise de conscience des choix politiques fondamentaux » (Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau.) « Encore inconnu, Rousseau affrontait le grand public pour la première fois. Le succès du livre fut éclatant. Cette critique paradoxale du savoir et du raffinement des manières, rédigé dans un style admirable de vigueur et de netteté, truffée de références livresques, provoqua de nombreuses réactions. Dans le Discours préliminaire de l’Encyclopédie (1751) D’Alembert salua « l’écrivain éloquent et philosophe » qui accusait les sciences et les arts de corrompre les mœurs en notant que cela ne l’empêchait pas de collaborer à la grande entreprise philosophique. Dans une lettre à Malesherbes, Jean-Jacques Rousseau dira qu’avec le « Discours sur l’inégalité » et « l’Émile », le « Discours » est l’un de ses trois principaux écrits dans lesquels il a voulu démontrer « que l’homme est bon naturellement et que c’est par les institutions seules que les hommes deviennent méchants » » (Dictionnaire de J-J Rousseau). L’annonce du concours dijonnais parut dans le Mercure de France d’octobre 1749. « On vient d’imprimer le Discours qui a remporté le Prix de Morale à l’Académie de Dijon, sur cette question : Si le rétablissement des Sciences et des Arts a contribué à épurer les mœurs, Rousseau de Genève a réuni dans cet ouvrage l’Érudition, l’Éloquence & la Philosophie. Nous ne craignons pas d’avancer que c’est un des plus beaux Discours qui ayent été couronnés dans les Académies. » (Le Mercure de France, Ier volume de décembre 1750, p.130). Précieux exemplaire à toutes marges.
Reference : 15941
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Amsterdam, Chez Marc Michel Rey 1750/1752 - 1762, 180x110mm, VIII - 202 + 156pages, reliure demi-basane. Titre et filets dorés au dos. Plats papier marbré. Reliure à la bradel. Plats légèrement frottés et usures aux coins, autrement bon état. Tchemerzine, tome 10, pages 26 à 28, pour le Discours qui a remporté le prix a l’Académie de Dijon avec les Observations et les diverses lettres et réponses. Pour : Du contract social; ou principes du droit politique voir Tchemerzine, tome 10, pages 44, notice a) : cette réimpression a suivi immédiatement l’orig, in-8. - Manque la feuille de catalogue.
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A Londres, chez Edouard Kelmarneck, 1751. In-8 à deux colonnes de XII-132 pp., frontispice et vignette de départ, veau brun granité, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition du Discours confronté à sa réfutation, le discours de Rousseau en italique dans la colonne de gauche, la réfutation en romain dans celle de droite, format éditorial inédit pour cette querelle.Le Discours sur les sciences et les arts avait été couronné par l'Académie de Dijon le 9 juillet 1750 et publié en janvier 1751, « plutôt qu'en novembre 1750, qui est la date traditionnellement avancée par les historiens » (R. A. Leigh), sans nom d'auteur, « avec la simple mention : Par un Citoyen de Genève », sortant en réalité des presses de la librairie Pissot à Paris « probablement avec une tolérance du lieutenant général de police ». L'oeuvre déclencha immédiatement une floraison de réfutations : le roi Stanislas I de Pologne, l'abbé Raynal (juin 1751), Charles Bordes, le père de Menoux et Claude-Nicolas Le Cat (1700-1768), chirurgien-anatomiste de Rouen, secrétaire perpétuel de l'Académie de Rouen, membre de la même Académie de Dijon et l'un des examinateurs qui avait refusé de voter pour le Discours.La présente édition contient en deux colonnes parallèles le Discours et sa réfutation, puis (pp. 93-124) une seconde réfutation de Le Cat : Réfutation des Observations de Monsieur Jean-Jacques Rousseau de Genève, sur une Réponse qui a été faite à son Discours dans le Mercure de septembre 1751, complément indispensable pour suivre la polémique dans son développement.Illustration : frontispice signé Jacques reprenant celui de Charles Baquoy pour l'édition originale (Satire, tu ne le connais pas) ; vignette de départ dessinée par Le Lorrain et gravée par Fessard. Quelques petites rousseurs. Très bon exemplaire.Tchemerzine, V, 526, 1 ; Gagnebin, III, 1856 D ; R. A. Leigh (éd.), Correspondance complète de Jean-Jacques Rousseau.
1750 In-8 (188 x 113 mm), plein veau fauve de l'époque, dos à 5 nerfs richement ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, jeux de filets et palettes dorés en pied, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, roulette dorée sur les coiffes et les coupes, tranches rouges, (1) f. de titre, (3) p. de préface, 66 p., planche frontispice gravée. Genève, Barillot & fils, s.d. [i.e. Paris, Pissot, 1750].
Rare édition originale de premier tirage du livre qui rendit Rousseau célèbre. Ce premier tirage, imprimé à petit nombre dexemplaires a sans doute été réservé à lusage des membres du jury et des proches de l'auteur. Il est identifiable à son fleuron de titre et est en tous points conforme aux caractéristiques décrites par B. Gagnebin (édition de La Pléiade) et par Th. Dufour (coquilles typographiques aux pages 12 et 16).Planche frontispice gravée par Ch. Baquoy: "Satyre, tu ne le connais pas".Si cette édition a bien été imprimée à Paris chez Pissot, limprimeur accepta de la faire paraître sous la fausse adresse de Barillot à Genève, à la demande de Rousseau qui souhaitait laccorder avec le titre de "Citoyen de Genève" quil se donnait pour la première fois (cf. Sénelier, p. 57-58).Le succès foudroyant de lessai propulsa Rousseau à lavant-scène de la République des Lettres. En répondant par la négative à la question mise au concours par l'Académie de Dijon, il prend le contre-pied de ses contemporains pour dénoncer un ordre social fondé sur le luxe et les inégalités, corrompu et bafouant les véritables valeurs. Et de démontrer que les progrès indéniables des sciences et des arts ne se sont pas accompagnés dun progrès moral. La descendance sera immense."Une force insoupçonnée et sincèrement rebelle apparaît dans ce Premier Discours, une pensée novatrice qui sonne juste. Et la lumière que Rousseau jette sur l'homme et sur le lien social va contribuer à remettre en cause une certaine idée du progrès" (Jacques Berchtold, Présentation, "Le Livre de poche", 2010).(Dufour, n°13. Gagnebin, III, p. 1854-1855).L'ouvrage est relié avec trois autres pièces de l'époque (Lefranc de Pompignan, Fagan et anonyme).Quelques petites traces de restauration à la reliure. Petites piqûres éparses.Provenance: "Domou" et A. Grandjean (marque au premier titre) et ex-libris armorié gravé ancien.Bel exemplaire, très bien relié à l'époque, grand de marges.
3 ouvrages reliés en un volume in-8 (200 x 121 mm), plein veau brun de l'époque, dos à nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges.
1- Edition originale de premier tirage comportant les 3 cartons (p. LXVII, 111 et 139) et la correction de l'éditeur à la plume p. 11 (accent aigu sur "conformé").Frontispice: "Il retourne chez ses Égaux" dessiné par Eisen, gravé par Sornique, fleuron-vignette de titre par Simon Fokke et fleuron en tête de la dédicace aux armes de la République de Genève, également signé par Fokke."Oeuvre source, à partir de laquelle on peut faire commencer toute la réflexion moderne sur la nature de la société" (J. Starobinski).(Dufour, n°55. Gagnebin, III, p. 1862. Tchemerzine-Scheler, V, 532a).2- Première édition de cette édition contenant lintégralité du premier discours de Rousseau accompagné de sa réfutation juxtalinéaire, point par point, par Claude Nicolas Le Cat.Médecin et chirurgien auteur d'importantes découvertes, fondateur et Secrétaire perpétuel de lacadémie de Rouen, Le Cat réfute, le premier, les thèses de Rousseau.En homme des Lumières, il défend, contre Rousseau, les effets des sciences et des arts comme facteurs de progrès et affirme sa foi en la perfectibilité du genre humain. Le texte est suivi d'une réponse de Le Cat à la réplique que Rousseau avait fait paraître dans le "Mercure" de septembre 1751 (p. 95-124).Vignette-bandeau dessinée par Le Lorrain et gravée par Fessard. Bien complet de planche frontispice gravée par Jacques, qui manque souvent: "Satire, tu ne le connais pas". L'adresse est fictive, l'ouvrage est imprimé à Rouen, d'après Weller.(Gagnebin III, 1856. Dufour, 17. Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau, n°1).3- Edition originale de premier tirage, avec lapprobation signée de Remond de Sainte-Albine datée du 23 octobre 1751, état dorigine avant la réimpression des pages 23 à 26 voulue par Rousseau. Titre de départ. Titre courant: "Lettre à M. Grimm". Ladresse est restituée d'après le "Mercure de France" de décembre 1751 et la permission tacite accordée à Pissot.La réponse de Rousseau à la réfutation de son "Discours" sur les Sciences & des Arts que Joseph Gautier, professeur à Nancy, avait publié dans le "Mercure de France" d'octobre 1751.(Dufour, I, p. 27-28, n°26).Papillon portant une signature ex-libris ancienne apposé dans la marge inférieure du deuxième texte. Timbre à froid en coin supérieur du premier.Traces de restaurations. Cuirs des plats légèrement "écaillés".Bon exemplaire, relié à lépoque.
A Neuchâtel, M. DCC. LXIV., (1764), in-8vo, Frontisice par Gravelot + IV (titre en rouge & noir + avertissement) + IV (entrer titre + préface) + pages (5) à 420 p., qqs taches marginales reliure en basane, dos lisse orné or, charnières frottés, usé.
Dufour 377 (= Paris Duchesne), ou 380 (Tome 1 sans le Portrait qui est placé au Tome IX). image disp.
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