Cannes 13 juin 1957 | 21 x 27 cm | 2 pages sur un feuillet
Lettre autographe multicolore de Pablo Picasso à Max Pellequer, signée et datée par lauteur du 13 juin 1957, à ladresse de sa villa «La Californie». 2 pages sur un feuillet, 22 lignes aux crayons vert, bleu et rouge sur un feuillet filigrané. Infimes traces de plis transversaux inhérents à lenvoi. Exceptionnel témoignage de la passion de Pablo Picasso pour la tauromachie, thème récurrent de son art depuis ses toutes premières uvres peintes dès lâge de huit ans («Le petit Picador jaune», 1899). Pablo Picasso détaille pour Max Pellequer et sa femme lorganisation dun séjour à Arles les 5, 6 et 7 juillet 1957, auquel lartiste les invite avec une poignée damis. Avec un enthousiasme non dissimulé, il leur annonce avoir réservé leurs chambres au «Norpinus» [hôtel Nord-Pinus] et leurs places pour la corrida. Ce nest quaprès ces informations que le peintre évoque le vernissage de son exposition au Musée Réatu et le dîner officiel avec le grand collectionneur Douglas Cooper et le maire dArles, Charles Privat: «Dîner Cooper & maire». Une représentation d«Aïda aux arènes» est également programmée durant cette escapade arlésienne qui se clôture le 7 par une magistrale «course de toros avec présence dun roi nègre». * Dans les années 1950, Pablo Picasso et sa compagne Jacqueline Roque fréquentent régulièrement les arènes dArles. Le peintre ne découvre pas la ville à cette époque ; fasciné par les portraits de Van Gogh, il peint sa première arlésienne en 1912, et sa dernière, sous les traits de Jacqueline, juste après cette lettre en 1958. Mais cest plus encore son amour de la corrida qui liera définitivement lAndalou et la capitale taurine de Provence. De ses Scène de corrida et courses de Taureaux, précoces uvres barcelonaises proposées à Ambroise Vollard en 1901, au célèbre et omniprésent thème du Minotaure, Picasso fut lun des principaux promoteurs de la tauromachie en France. En cette fin des années 1950, Arles devient pour le peintre le haut lieu de sa passion immortalisée en 1956 par David Douglas Duncan, qui le photographie dans les arènes dArles, captivé par les combats taurins. Cette superbe lettre témoigne de lexcitation de lartiste qui, au faîte de sa célébrité internationale, redevient, pour lheure, un aficionado heureux de loger ses amis dans le légendaire hôtel «Nord-Pinus», connu pour héberger les toreros après leurs corridas. La tauromachie simmisce également dans les autres événements majeurs présentés par lartiste dans les 22 lignes de ce feuillet. Ainsi annonce-t-il le «vernissage» de sa première exposition au Musée Réattu qui met à lhonneur la figure du taureau dans luvre de Picasso. Parmi les toiles qui seront exposées du 6 juillet au 2 septembre 1957, 38 uvres de lartiste seront inédites. Picasso, principal prêteur lors de cet événement, sera ironiquement absent au vernissage, trop occupé à peindre des portraits de Jacqueline à laide de plumes de pigeon. Lauteur poursuit sa lettre en proposant un dîner avec le collectionneur britannique Douglas «Cooper», qui, avec le Musée de Barcelone, sera invité à contribuer à lexposition. Le «maire» dArles, Charles Privat, est la seconde personnalité conviée à ce dîner. Picasso et Privat, qui se rencontrent pour la première fois en avril 1957, entretiendront une fructueuse relation qui se conclura en 1971 par le don de lartiste de 57 uvres au Musée Réattu. Dans la seconde partie de la lettre Picasso ajoute au programme une représentation de lopéra «Aïda» de Verdi, témoignant ainsi de lintérêt toujours vif de lartiste pour les uvres lyriques, plus de 30 ans après ses décors des ballets russes. Picasso ne peut conclure sa lettre et le séjour de ses amis sans un ultime spectacle taurin, dont lannonce elle-même semble un titre de tableau: «course de toros avec présence dun roi nègre». Nous ne savons pas quel dignitaire africain assista à la corrida de 1957, mais cet intérêt du peintre de 76 ans fait écho à sa fascinat
Cannes 27 janvier 1956 | 21 x 27 cm | un feuillet
Lettre autographe multicolore de Pablo Picasso à Max Pellequer, signée et datée par l'auteur du 27 janvier 1956, à l'adresse autographe de sa villa "La Californie". 14 lignes aux crayons vert, bleu, rose, orange, rouge, violet et turquoise sur un feuillet filigrané "BFK Rives". Infimes traces de plis transversaux inhérents à l'envoi. La couleur n'est pas systématiquement utilisée dans les lettres de Pablo Picasso. Il semblerait que l'artiste ait voulu faire un geste aimable envers son ami et banquier Max Pellequer, car plus ses lettres sont esthétiques, plus elles sont précieuses. Pour parler de son art, Pablo Picasso opte pour la couleur rouge : "je continue mon travail avec ardeur". Un choix significatif qui reflète toute l'énergie que l'artiste souhaite insuffler à ses créations. * Malgré son intense correspondance, les lettres entièrement autographes de Picasso sont d'une très grande rareté, comme le souligne Laurence Madeline dans l'article qu'elle consacre à cette confidentielle activité de l'immense artiste: «L'inertie paralysant Picasso, qui préfère son travail d'artiste à celui de secrétaire, rend plus essentielles et plus touchantes les lettres qu'il se plaît à rédiger» (in «Picasso épistolier », L'Herne, n° 106). Installé sur les hauteurs de Cannes, le peintre est en effet épaulé par son fidèle secrétaire et ami d'enfance Jaume Sabartés. Celui-ci se charge de l'écriture de nombreuses missives - à l'exception notable de celles adressées à Pellequer, pour lequel l'artiste rédige chaque lettre, même les plus anodines, d'une ample et voluptueuse écriture, jouant des lettres et des mots comme autant d'objets graphiques s'assemblant et se répondant esthétiquement dans l'espace de la feuille, en parfait décalage avec le prosaïsme du message. On pourra même arguer que son âme d'artiste a largement envahi sa correspondance courante et administrative avec son banquier et ardent collectionneur de ses uvres. Une partie de la correspondance Picasso, Pellequer est d'ailleurs conservée au musée national Picasso à Paris. Un destinataire hors du commun. Le banquier et collectionneur Max Pellequer fut présenté à Picasso en 1914 par son oncle par alliance André Level. Il sera rapidement l'un de ses plus importants collectionneurs et, plus tard, son conseiller financier pendant plus de 30 ans. L'intérêt de Pellequer pour les uvres de Picasso commence dès les années 1910, notamment par le bouffon en bronze qu'il acquiert auprès d'Ambroise Vollard. Pendant les années 1930 et 1940, il devient le banquier personnel du peintre dont il assure la fortune et lui permet de s'installer confortablement dans le Sud de la France. Les deux hommes entretiendront tout au long de leur vie une intense amitié et complicité artistique. Picasso réalise notamment pour Pellequer un superbe ex-libris sur cuivre; lui achète des toiles dont La mer à L'Estaque de Cézanne [conservée au Musée Picasso, Paris]; en échange d'autres et lui fait don de plusieurs uvres. Amateur averti et passionné, Pellequer constitua une des plus belles collections de toiles de grands maîtres de l'art moderne: Degas, Raoul Dufy, Paul Gauguin, Fernand Léger, Henri Matisse, Joan Miró, Modigliani, and Maurice Utrillo, aujourd'hui conservés dans les plus importants musées internationaux. L'« art épistolaire » de Picasso. La production épistolaire de Picasso agissait comme un exutoire à son incessante énergie créatrice qui se déclinait en céramiques, sculptures, photographies, illustrations, collages, ou poésies... Chaque lettre était propice à l'éclosion du génie, qu'importe le contenu administratif de ses échanges avec Pellequer. Peut-être pour en contrer la platitude, Picasso redoublait-il d'efforts en calligraphiant ses lettres en travers de la page afin de conjurer la banalité du sens par l'élégance de la forme, et parer ses mots de teintes chatoyantes aux pastels gras, feutres ou crayons de couleurs. Aussi, ces lettres de l'alphabet, chiffres, mots, phrases, posés
Cannes 23 septembre 1959 | 21 x 27 cm | un feuillet
Lettre autographe multicolore de Pablo Picasso à Max Pellequer, signée et datée par l'auteur du 23 septembre 1959, à l'adresse autographe de sa villa "La Californie". 10 lignes aux crayons bleu et vert sur un feuillet filigrané "BFK Rives". Infimes traces de plis transversaux inhérents à l'envoi. Discrètes traces de transfert d'une précédente lettre sans gravité. Très élégante missive calligraphiée aux pastels gras bleu et vert par Pablo Picasso. * Malgré son intense correspondance, les lettres entièrement autographes de Picasso sont d'une très grande rareté, comme le souligne Laurence Madeline dans l'article qu'elle consacre à cette confidentielle activité de l'immense artiste: «L'inertie paralysant Picasso, qui préfère son travail d'artiste à celui de secrétaire, rend plus essentielles et plus touchantes les lettres qu'il se plaît à rédiger» (in «Picasso épistolier », L'Herne, n° 106). Installé sur les hauteurs de Cannes, le peintre est en effet épaulé par son fidèle secrétaire et ami d'enfance Jaume Sabartés. Celui-ci se charge de l'écriture de nombreuses missives - à l'exception notable de celles adressées à Pellequer, pour lequel l'artiste rédige chaque lettre, même les plus anodines, d'une ample et voluptueuse écriture, jouant des lettres et des mots comme autant d'objets graphiques s'assemblant et se répondant esthétiquement dans l'espace de la feuille, en parfait décalage avec le prosaïsme du message. On pourra même arguer que son âme d'artiste a largement envahi sa correspondance courante et administrative avec son banquier et ardent collectionneur de ses uvres. Une partie de la correspondance Picasso, Pellequer est d'ailleurs conservée au musée national Picasso à Paris. Un destinataire hors du commun. Le banquier et collectionneur Max Pellequer fut présenté à Picasso en 1914 par son oncle par alliance André Level. Il sera rapidement l'un de ses plus importants collectionneurs et, plus tard, son conseiller financier pendant plus de 30 ans. L'intérêt de Pellequer pour les uvres de Picasso commence dès les années 1910, notamment par le bouffon en bronze qu'il acquiert auprès d'Ambroise Vollard. Pendant les années 1930 et 1940, il devient le banquier personnel du peintre dont il assure la fortune et lui permet de s'installer confortablement dans le Sud de la France. Les deux hommes entretiendront tout au long de leur vie une intense amitié et complicité artistique. Picasso réalise notamment pour Pellequer un superbe ex-libris sur cuivre; lui achète des toiles dont La mer à L'Estaque de Cézanne [conservée au Musée Picasso, Paris]; en échange d'autres et lui fait don de plusieurs uvres. Amateur averti et passionné, Pellequer constitua une des plus belles collections de toiles de grands maîtres de l'art moderne: Degas, Raoul Dufy, Paul Gauguin, Fernand Léger, Henri Matisse, Joan Miró, Modigliani, and Maurice Utrillo, aujourd'hui conservés dans les plus importants musées internationaux. L'« art épistolaire » de Picasso. La production épistolaire de Picasso agissait comme un exutoire à son incessante énergie créatrice qui se déclinait en céramiques, sculptures, photographies, illustrations, collages, ou poésies... Chaque lettre était propice à l'éclosion du génie, qu'importe le contenu administratif de ses échanges avec Pellequer. Peut-être pour en contrer la platitude, Picasso redoublait-il d'efforts en calligraphiant ses lettres en travers de la page afin de conjurer la banalité du sens par l'élégance de la forme, et parer ses mots de teintes chatoyantes aux pastels gras, feutres ou crayons de couleurs. Aussi, ces lettres de l'alphabet, chiffres, mots, phrases, posés sur le papier comme autant de gammes musicales, sont rendus littéralement vivants par la puissance créatrice du peintre. Très belle et visuelle illustration du besoin d'expression totale de Picasso, au travers de sa correspondance avec l'un de ses proches conseillers et amis. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
7 juin 1956 | 26.80 x 20.90 cm | un feuillet dont deux lignes sur une page
Lettre autographe aux crayons bleu et rouge de Pablo Picasso à Max Pellequer, signé et daté par l'auteur du 7 juin 1956, à l'adresse autographe de sa villa « Californie ». 12 lignes au recto et deux lignes au verso sur un avis de parution imprimé d'un ouvrage de Thèrèse Leroy. Traces de plis transversaux inhérents à l'envoi. Légère pliure à l'angle inférieur gauche. Nous avons ici un rare témoignage écrit de Pablo Picasso se livrant à l'autodérision. Dans sa villa"Californie", Le peintre s'est servi d'un avis de parution imprimé de l'ouvrage "la technique du classement". Sous cette annonce, il sest amusé à écrire les mots suivants : "Je vais m'y mettre. Un peu sur le tard", bien conscient de privilégier son art aux triviales tâches administratives. Picasso fait ainsi référence au sujet de sa missive, la découverte d'un nouveau document d'assurance sollicité par son destinataire. Max Pellequer, qui gérait ses finances, ne connaissait que trop bien le caractère désordonné de son ami, l'artiste aux 50 000 uvres. La composition graphique de cette courte missive témoigne elle-même des réelles préoccupations de Picasso qui a changé de couleur et de taille de caractères pour mettre au premier plan et au centre ce qui compte vraiment à ses yeux, la beauté et lamitié : « Mistral et soleil. Allez bien et bonne poignée de main de votre Picasso »! * Malgré son intense correspondance, les lettres entièrement autographes de Picasso sont d'une très grande rareté, comme le souligne Laurence Madeline dans l'article qu'elle consacre à cette confidentielle activité de l'immense artiste: «L'inertie paralysant Picasso, qui préfère son travail d'artiste à celui de secrétaire, rend plus essentielles et plus touchantes les lettres qu'il se plaît à rédiger» (in «Picasso épistolier », L'Herne, n° 106). Installé sur les hauteurs de Cannes, le peintre est en effet épaulé par son fidèle secrétaire et ami d'enfance Jaume Sabartés. Celui-ci se charge de l'écriture de nombreuses missives - à l'exception notable de celles adressées à Pellequer, pour lequel l'artiste rédige chaque lettre, même les plus anodines, d'une ample et voluptueuse écriture, jouant des lettres et des mots comme autant d'objets graphiques s'assemblant et se répondant esthétiquement dans l'espace de la feuille, en parfait décalage avec le prosaïsme du message. On pourra même arguer que son âme d'artiste a largement envahi sa correspondance courante et administrative avec son banquier et ardent collectionneur de ses uvres. Une partie de la correspondance Picasso, Pellequer est d'ailleurs conservée au musée national Picasso à Paris. Un destinataire hors du commun. Le banquier et collectionneur Max Pellequer fut présenté à Picasso en 1914 par son oncle par alliance André Level. Il sera rapidement l'un de ses plus importants collectionneurs et, plus tard, son conseiller financier pendant plus de 30 ans. L'intérêt de Pellequer pour les uvres de Picasso commence dès les années 1910, notamment par le bouffon en bronze qu'il acquiert auprès d'Ambroise Vollard. Pendant les années 1930 et 1940, il devient le banquier personnel du peintre dont il assure la fortune et lui permet de s'installer confortablement dans le Sud de la France. Les deux hommes entretiendront tout au long de leur vie une intense amitié et complicité artistique. Picasso réalise notamment pour Pellequer un superbe ex-libris sur cuivre; lui achète des toiles dont La mer à L'Estaque de Cézanne [conservée au Musée Picasso, Paris]; en échange d'autres et lui fait don de plusieurs uvres. Amateur averti et passionné, Pellequer constitua une des plus belles collections de toiles de grands maîtres de l'art moderne: Degas, Raoul Dufy, Paul Gauguin, Fernand Léger, Henri Matisse, Joan Miró, Modigliani, and Maurice Utrillo, aujourd'hui conservés dans les plus importants musées internationaux. L'« art épistolaire » de Picasso. La production épistolaire de Picasso agissait comme un exutoire à son incessante énergie cr
Cannes 5 juin 1956 | 13.5 x 21 cm | un feuillet
Lettre autographe multicolore de Pablo Picasso à Max Pellequer, signée et datée par l'auteur du 5 juin 1956, à l'adresse autographe de sa villa "La Californie". 12 lignes aux crayons orange, rose, bleu, jaune et violet sur un feuillet. Infimes traces de plis transversaux inhérents à l'envoi. Très élégante missive calligraphiée aux pastels gras par Pablo Picasso. * Malgré son intense correspondance, les lettres entièrement autographes de Picasso sont d'une très grande rareté, comme le souligne Laurence Madeline dans l'article qu'elle consacre à cette confidentielle activité de l'immense artiste: «L'inertie paralysant Picasso, qui préfère son travail d'artiste à celui de secrétaire, rend plus essentielles et plus touchantes les lettres qu'il se plaît à rédiger» (in «Picasso épistolier », L'Herne, n° 106). Installé sur les hauteurs de Cannes, le peintre est en effet épaulé par son fidèle secrétaire et ami d'enfance Jaume Sabartés. Celui-ci se charge de l'écriture de nombreuses missives - à l'exception notable de celles adressées à Pellequer, pour lequel l'artiste rédige chaque lettre, même les plus anodines, d'une ample et voluptueuse écriture, jouant des lettres et des mots comme autant d'objets graphiques s'assemblant et se répondant esthétiquement dans l'espace de la feuille, en parfait décalage avec le prosaïsme du message. On pourra même arguer que son âme d'artiste a largement envahi sa correspondance courante et administrative avec son banquier et ardent collectionneur de ses uvres. Une partie de la correspondance Picasso, Pellequer est d'ailleurs conservée au musée national Picasso à Paris. Un destinataire hors du commun. Le banquier et collectionneur Max Pellequer fut présenté à Picasso en 1914 par son oncle par alliance André Level. Il sera rapidement l'un de ses plus importants collectionneurs et, plus tard, son conseiller financier pendant plus de 30 ans. L'intérêt de Pellequer pour les uvres de Picasso commence dès les années 1910, notamment par le bouffon en bronze qu'il acquiert auprès d'Ambroise Vollard. Pendant les années 1930 et 1940, il devient le banquier personnel du peintre dont il assure la fortune et lui permet de s'installer confortablement dans le Sud de la France. Les deux hommes entretiendront tout au long de leur vie une intense amitié et complicité artistique. Picasso réalise notamment pour Pellequer un superbe ex-libris sur cuivre; lui achète des toiles dont La mer à L'Estaque de Cézanne [conservée au Musée Picasso, Paris]; en échange d'autres et lui fait don de plusieurs uvres. Amateur averti et passionné, Pellequer constitua une des plus belles collections de toiles de grands maîtres de l'art moderne: Degas, Raoul Dufy, Paul Gauguin, Fernand Léger, Henri Matisse, Joan Miró, Modigliani, and Maurice Utrillo, aujourd'hui conservés dans les plus importants musées internationaux. L'« art épistolaire » de Picasso. La production épistolaire de Picasso agissait comme un exutoire à son incessante énergie créatrice qui se déclinait en céramiques, sculptures, photographies, illustrations, collages, ou poésies... Chaque lettre était propice à l'éclosion du génie, qu'importe le contenu administratif de ses échanges avec Pellequer. Peut-être pour en contrer la platitude, Picasso redoublait-il d'efforts en calligraphiant ses lettres en travers de la page afin de conjurer la banalité du sens par l'élégance de la forme, et parer ses mots de teintes chatoyantes aux pastels gras, feutres ou crayons de couleurs. Aussi, ces lettres de l'alphabet, chiffres, mots, phrases, posés sur le papier comme autant de gammes musicales, sont rendus littéralement vivants par la puissance créatrice du peintre. Très belle et visuelle illustration du besoin d'expression totale de Picasso, au travers de sa correspondance avec l'un de ses proches conseillers et amis. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
23 septembre 1958 | 20 x 17.5 cm | Deux pages sur un feuillet
Lettre autographe de Pablo Picasso à Max Pellequer, signée et datée par l'auteur du 23 septembre 1958. 13 lignes au crayonà mine multicolore (orange, rouge, bleue et vert) sur un feuillet "VIA WESTERN UNION". Traces de plis transversaux inhérents à l'envoi. Déchirure à l'angle inférieur gauche. La couleur n'est pas systématiquement utilisée dans les lettres de Pablo Picasso. Il semblerait que l'artiste ait voulu faire un geste aimable envers son ami et banquier Max Pellequer, car plus ses lettres sont esthétiques, plus elles sont précieuses. L'utilisation du crayon à mine multicolore dans une correspondance est une pratique partagée par plusieurs artistes, notamment Paul Éluard. * Malgré son intense correspondance, les lettres entièrement autographes de Picasso sont d'une très grande rareté, comme le souligne Laurence Madeline dans l'article qu'elle consacre à cette confidentielle activité de l'immense artiste: «L'inertie paralysant Picasso, qui préfère son travail d'artiste à celui de secrétaire, rend plus essentielles et plus touchantes les lettres qu'il se plaît à rédiger» (in «Picasso épistolier », L'Herne, n° 106). Installé sur les hauteurs de Cannes, le peintre est en effet épaulé par son fidèle secrétaire et ami d'enfance Jaume Sabartés. Celui-ci se charge de l'écriture de nombreuses missives - à l'exception notable de celles adressées à Pellequer, pour lequel l'artiste rédige chaque lettre, même les plus anodines, d'une ample et voluptueuse écriture, jouant des lettres et des mots comme autant d'objets graphiques s'assemblant et se répondant esthétiquement dans l'espace de la feuille, en parfait décalage avec le prosaïsme du message. On pourra même arguer que son âme d'artiste a largement envahi sa correspondance courante et administrative avec son banquier et ardent collectionneur de ses uvres. Une partie de la correspondance Picasso, Pellequer est d'ailleurs conservée au musée national Picasso à Paris. Un destinataire hors du commun. Le banquier et collectionneur Max Pellequer fut présenté à Picasso en 1914 par son oncle par alliance André Level. Il sera rapidement l'un de ses plus importants collectionneurs et, plus tard, son conseiller financier pendant plus de 30 ans. L'intérêt de Pellequer pour les uvres de Picasso commence dès les années 1910, notamment par le bouffon en bronze qu'il acquiert auprès d'Ambroise Vollard. Pendant les années 1930 et 1940, il devient le banquier personnel du peintre dont il assure la fortune et lui permet de s'installer confortablement dans le Sud de la France. Les deux hommes entretiendront tout au long de leur vie une intense amitié et complicité artistique. Picasso réalise notamment pour Pellequer un superbe ex-libris sur cuivre; lui achète des toiles dont La mer à L'Estaque de Cézanne [conservée au Musée Picasso, Paris]; en échange d'autres et lui fait don de plusieurs uvres. Amateur averti et passionné, Pellequer constitua une des plus belles collections de toiles de grands maîtres de l'art moderne: Degas, Raoul Dufy, Paul Gauguin, Fernand Léger, Henri Matisse, Joan Miró, Modigliani, and Maurice Utrillo, aujourd'hui conservés dans les plus importants musées internationaux. L'« art épistolaire » de Picasso. La production épistolaire de Picasso agissait comme un exutoire à son incessante énergie créatrice qui se déclinait en céramiques, sculptures, photographies, illustrations, collages, ou poésies... Chaque lettre était propice à l'éclosion du génie, qu'importe le contenu administratif de ses échanges avec Pellequer. Peut-être pour en contrer la platitude, Picasso redoublait-il d'efforts: une explosion de couleurs, des lettres calligraphiées en travers de la page... afin de conjurer la banalité du sens par l'élégance de la forme et parer ses mots de teintes chatoyantes aux pastels gras, feutre noir ou crayons de couleurs. Aussi, ces lettres de l'alphabet, chiffres, mots, phrases, posés sur le papier comme autant de gammes musicales, sont rendus littéralement
[Cannes] [25 octobre 1959] | 17 x 32 cm | un feuillet remplié
Coupure du journalLe Patriote de Nice et du Sud-Est (25 octobre 1959)enrichie d'un envoi autographe signéde Pablo Picasso au large feutre rouge.Un feuillet remplié. Graphique et insolite dédicace signée de Picasso sur la une d'un journal niçois célébrant son 78e anniversaire: «Pour Max Pellequer / son ami / Picasso».Beau témoignage d'amitié sur un important journal engagé qui accueillit entre ses pages de nombreuses uvres originales du grand artiste. * Le banquier et collectionneur Max Pellequer fut présenté à Picasso en 1914 par son oncle par alliance André Level. Il sera rapidement l'un de ses plus importants collectionneurs et, plus tard, son conseiller financier pendant plus de 30 ans. L'intérêt de Pellequer pour les uvres de Picasso commence dès les années 1910, notamment par le bouffon en bronze qu'il acquiert auprès d'Ambroise Vollard. Pendant les années 1930 et 1940, il devient le banquier personnel du peintre dont il assure la fortune et lui permet de s'installer confortablement dans le Sud de la France. Les deux hommes entretiendront tout au long de leur vie une intense amitié et complicité artistique. Picasso réalise notamment pour Pellequer un superbe ex-libris sur cuivre; lui achète des toiles dont La mer à L'Estaque de Cézanne [conservée au Musée Picasso, Paris]; en échange d'autres et lui fait don de plusieurs uvres. Amateur averti et passionné, Pellequer constitua une des plus belles collections de toiles de grands maîtres de l'art moderne: Degas, Raoul Dufy, Paul Gauguin, Fernand Léger, Henri Matisse, Joan Miró, Modigliani, and Maurice Utrillo, aujourd'hui conservés dans les plus importants musées internationaux. Le choix de ce journal, organe du Parti Communiste niçois, n'est pas anodin pour Picasso qui avait pris sa carte au PCF en 1944 et s'engagera auprès des communistes pour la paix dans l'après-guerre. En 1946, il fit la connaissance du futur rédacteur en chef du Patriote, Georges Tabaraud, jeune journaliste tout juste sorti des maquis FTP, qui demeurera très lié à l'artiste jusqu'à sa mort: «Le Patriotedevient en quelque sorte « le journal de Picasso », notamment à l'occasion du carnaval de Nice: en 1951, par amitié, Picasso réalise un visage de roi bouffon pour la une du quotidien, pour ce jour particulier de liesse populaire, puis chaque année, de 1958 à 1967. Il sait que la presse est au centre de l'information des Français. Son trait, direct, s'allie avec un sentiment fraternel, une volonté d'agir et de travailler ensemble. Georges Tabaraud et Pablo Picasso s'associent pour le meilleur mais pour le pire aussi, lorsque l'actualité est grave.» (Fondation Picasso). Picasso avait accordé au Patriote un portrait exclusif dans sa villa Cannoise à l'occasion de son 78e anniversaire. Soulignant la date, il signe ici autour de sa photographie à la une du journal. On le voit assis au côté de son Picador, superbe linogravure d'une scène de corrida - un thème cher à l'artiste, qui traversa sa longue et versatile carrière: «Le peintre, vient, en effet, de consacrer ses dernières semaines à la lino. Une extraordinaire collection d'une trentaine de gravures est née [...] Toute l'équipe de notre journal souhaite une longue santé au peintre illustre, au camarade, au collaborateur que la presse du monde entier nous envie» peut-on lire dans l'encart aux côtés du feutre de Picasso. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Non vouloir (1940) ; Pablo Picasso - Marcel Duchamp - Au dépens des mots (1941) | 19.4 x 29.6 cm | Quatre feuillets
Rare ensemble complet des plaquettes de poèmes de Georges Hugnet en édition originale parues sous l'Occupation, illustrées par Picasso, Joan Miro, et Valentine Hugo. Le premier,Non-vouloir, fut tiré seulement 26 exemplaires, notre exemplaire l'un des 20 exemplaires sur vergé antique de Montval, après 6 exemplaires sur Japon, les trois autres sur papier courant d'un tirage limité à 200 exemplaires. Non-vouloir fut le premier poème de résistance paru au grand jour et signé de son auteur sans être soumis à la censure.Composé entre mars et juin 1940, le poème de Hugnet se veut un manifeste poétique du refus de la défaite et de l'occupation, qui fait écho au célèbre appel du 18 juin du Général De Gaulle. Résistant de la première heure, Hugnet intègre le groupe "La Main à plume" qui imprime de nombreux tracts clandestins. Il utilise son atelier de reliure pour réaliser de faux laissez-passer et, sous le pseudonyme de "Malo le Bleu", participe notamment àL'honneur des poètes,receuil de poésies combattantes publié clandestinement en 1943 par les célèbres Editions de Minuit. * Non vouloir, 1940. Impression à l'encre rouge. Illustré d'un frontispice original de Joan Miro. Le feuillet a été découpé pour former une plaquette de huit pages, une imperceptible ombre laissée par un trombone. Pablo Picasso, 1941. Illustré de 6 zincographies originales de Pablo Picasso en encadrement d'un poème de Georges Hugnet de janvier 1940. Bel exemplaire sans traces de plis. Marcel Duchamp, 1941. Impression à l'encre bleue. Rare exemplaire avant l'impression du pochoir de Marcel Duchamp monté en frontispice représentant la mythique moustache dont Duchamp affubla la Joconde en 1919. Traces de plis, feuillet coupé le long du pli en partie supérieure de la page de titre, sans perte de papier ou texte. Au dépens des mots, 1941, Impression à l'encre dorée, Illustré d'un frontispice original de Valentine Hugo. Quelques très discrètes traces d'insolation. Bel exemplaire sans traces de plis. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
1944 revue in-octavo (magazine in-octavo), dos muet marron (brown spine without text), couverture imprimée (cover printed), toutes tranches lisses (all smooth edges), 1 illustration : portrait de Max Jacob par Pablo Picasso (1 illustration : Max Jacob's portait by Pablo Picasso), 110 pages, 1944 à Rabat Aguedal 14 avenue de Marrakech,
bon état général (good condition)
20 décembre 1955 | 26.80 x 20.90 cm | un feuillet
Elégante lettre autographe multicolore de Pablo Picasso à Max Pellequer, signée et datée par l'auteur du 20 décembre 1955. Un feuillet au crayon multicolore (bleu, vert, orange et rouge). [Vendue non encadrée] Traces de plis transversaux inhérents à l'envoi. Cette uvre d'art littéralement «graphique» constitue un superbemaillon polychrome de la chaîne épistolaire qui lia le plus grand artiste du XXe siècle à son principal mécène. * Malgré son intense correspondance, les lettres entièrement autographes de Picasso sont d'une très grande rareté, comme le souligne Laurence Madeline dans l'article qu'elle consacre à cette confidentielle activité de l'immense artiste: «L'inertie paralysant Picasso, qui préfère son travail d'artiste à celui de secrétaire, rend plus essentielles et plus touchantes les lettres qu'il se plaît à rédiger» (in «Picasso épistolier », L'Herne, n° 106). Installé sur les hauteurs de Cannes, le peintre est en effet épaulé par son fidèle secrétaire et ami d'enfance Jaume Sabartés. Celui-ci se charge de l'écriture de nombreuses missives - à l'exception notable de celles adressées à Pellequer, pour lequel l'artiste rédige chaque lettre, même les plus anodines, d'une ample et voluptueuse écriture, jouant des lettres et des mots comme autant d'objets graphiques s'assemblant et se répondant esthétiquement dans l'espace de la feuille, en parfait décalage avec le prosaïsme du message. On pourra même arguer que son âme d'artiste a largement envahi sa correspondance courante et administrative avec son banquier et ardent collectionneur de ses uvres. Une partie de la correspondance Picasso, Pellequer est d'ailleurs conservée au musée national Picasso à Paris. Un destinataire hors du commun. Le banquier et collectionneur Max Pellequer fut présenté à Picasso en 1914 par son oncle par alliance André Level. Il sera rapidement l'un de ses plus importants collectionneurs et, plus tard, son conseiller financier pendant plus de 30 ans. L'intérêt de Pellequer pour les uvres de Picasso commence dès les années 1910, notamment par le bouffon en bronze qu'il acquiert auprès d'Ambroise Vollard. Pendant les années 1930 et 1940, il devient le banquier personnel du peintre dont il assure la fortune et lui permet de s'installer confortablement dans le Sud de la France. Les deux hommes entretiendront tout au long de leur vie une intense amitié et complicité artistique. Picasso réalise notamment pour Pellequer un superbe ex-libris sur cuivre; lui achète des toiles dont La mer à L'Estaque de Cézanne [conservée au Musée Picasso, Paris]; en échange d'autres et lui fait don de plusieurs uvres. Amateur averti et passionné, Pellequer constitua une des plus belles collections de toiles de grands maîtres de l'art moderne: Degas, Raoul Dufy, Paul Gauguin, Fernand Léger, Henri Matisse, Joan Miró, Modigliani, and Maurice Utrillo, aujourd'hui conservés dans les plus importants musées internationaux. L'« art épistolaire » de Picasso. La production épistolaire de Picasso agissait comme un exutoire à son incessante énergie créatrice qui se déclinait en céramiques, sculptures, photographies, illustrations, collages, ou poésies... Chaque lettre était propice à l'éclosion du génie, qu'importe le contenu administratif de ses échanges avec Pellequer. Peut-être pour en contrer la platitude, Picasso redoublait-il d'efforts: une explosion de couleurs, des lettres calligraphiées en travers de la page... afin de conjurer la banalité du sens par l'élégance de la forme et parer ses mots de teintes chatoyantes aux pastels gras, feutre noir ou crayons de couleurs. Aussi, ces lettres de l'alphabet, chiffres, mots, phrases, posés sur le papier comme autant de gammes musicales, sont rendus littéralement vivants par la puissance créatrice du peintre. Les années de la Californie à Cannes. Installé avec Jacqueline Roque dans la villa La Californie, le peintre réalise au moment de cette lettre une série de captivants portraits lithographiés de sa compagn
Lyce Pablo Picasso Broch D'occasion bon tat 01/01/2001 31 pages
[Bernard Buffet, Jean Commére, Marcel Delmotte, Léonard Foujita, Jacques Villon, Pierre-Yves Trémois, Pablo Picasso, D.-A. Steinlen, Michel Ciry ] - ( BIBLE ) Bernard Buffet, Jean Commére, Marcel Delmotte, Léonard Foujita, Jacques Villon, Pierre-Yves Trémois, Pablo Picasso, D.-A. Steinlen, Michel Ciry
Reference : 26701
Paris Pierre de Tartas 1974 in 4 (25,5x20) 4 volumes reliures plein cuir rouge de l'éditeur d'après la maquette de Vasarely, dos lisses ornés et titrés en lettres dorées, plats supérieurs ornés d'un important décor doré, têtes dorées, 599 pages [3], 557 pages [3], 607 pages [3], 415 pages [3], étuis bordés. Nombreuses illustrations hors-texte en couleurs de Bernard Buffet, Jean Commére, Marcel Delmotte, Léonard Foujita, Jacques Villon, Pierre-Yves Trémois, Pablo Picasso, D.-A. Steinlen, Michel Ciry. Tome 1: Ancien testament, avec des illustrations en couleurs de Bernard Buffet, Jean Commére, Marcel Delmotte, Léonard Foujita, Jacques Villon, Pierre-Yves Trémois, Pablo Picasso. Tome 2: Ancien testament, avec des illustrations en couleurs de D.-A. Steinlen. Tome 3: Ancien testament, avec des illustrations en couleurs de D.-A. Steinlen. Tome 4: Nouveau testament, illustré de compositions originales en couleurs de Michel Ciry. Collection ''Religion et philosophie''. Notre exemplaire est issu de l'édition de bibliophilie présentée exclusivement dans une reliure de Vasarely, celui-ci est un des 2800 exemplaires numérotés sur grand Bouffant des papeteries Buhn. Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Reliure
Louis Broder | Paris 1957 | 13.50 x 16.50 cm | relié sous chemise et étui
Édition originale imprimée à 120 exemplaires numérotés sur Japon ancien, le nôtre un des 100 numérotés en chiffres arabes. Ouvrage illustré d'une pointe-sèche originale en couleurs de Pablo Picasso, tirée dans les ateliers Georges Leblanc à Paris. Signature manuscrite de Pablo Picasso à la justification du tirage. Reliure en plein box gris, dos lisse, titre et noms de l'auteur et de l'illustrateur frappés à l'or sur le dos, plats ornés d'un décor abstrait et géométrique de filets dorés et noirs, gardes et contreplats de box gris souris, couvertures et dos conservés, tête dorée, chemise en demi box gris souris, plats de papier marbré, étui bordé de box gris souris, plats de papier marbré, reliure de l'époque signée Desmules. Reprenant un procédé utilisé l'année précédente pour l'illustration d'Autre chose de P.A. Benoit, l'artiste a percé la matrice du noir, faisant apparaitre un cercle vide dans la gravure. Ce cercle, non pressé par la plaque, forme en relief une demi-sphère blanche, il unique et vide d'un personnage aux membres désarticulés, très sûrement inspiré de l'un des grands dessins d'Artaud de 1946, «L'Homme et sa douleur», conservé au musée Cantini à Marseille. Rare et très bel exemplaire, parfaitement établi en reliure à décor, comportant la seule gravure réalisée en couleurs par Picasso en illustration d'un livre. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Louis Aragon, Paul Colin, Gimond, Francis Jourdain, Fernand Léger, Marcel Lods, André Marchand, Matisse, Léopoldo Mendez, Henry Moore, Paul Nelson, Richard J. Neutra, Auguste Perret, Paul Eluard, Marcel Gromaire, Le Corbusier, Pablo Picasso, Candido Portinari, Marc Saint-Saëns
Reference : 104416
(1947)
Paris 1947 10 Paris, Le cercle des arts de l'Union de la jeunesse républicaine de France, 1947-1952, formats et présentations divers.Publication artisanale, dirigée par F.Giusti, entièrement manufacturée par de jeunes artistes et des étudiants en art appartenant à v l'Union de la jeunesse républicaine de France proche du parti communiste français, TRAITS paraît à des dates difficiles à déterminer. Ses huit premiers numéros sont présentés dans des chemises aux couvertures illustrées notamment de bois gravés et de collages. Louis Aragon, Paul Colin, Gimond, Francis Jourdain, Fernand Léger, Marcel Lods, André Marchand, Matisse, Léopoldo Mendez, Henry Moore, Paul Nelson, Richard J. Neutra, Auguste Perret, Paul Eluard, Marcel Gromaire, Le Corbusier, Pablo Picasso, Candido Portinari, Marc Saint-Saëns y collaborèrent. (104416)
Détail des parutions :-N°1 : Avril 1947, 299x208mm, 3ff.ronéotées agrafées. Paul Nelson, Dina Vierny-N°2 : sans date, 270x209mm, 6ff. ronéotés agrafés. Paul Colin, André Marchand, Francis Jourdain.Les numéros 1 et 2 se présente dans une chemise en papier fort, la couverture illustrée d’après une gravure sur bois.-N°3 : Janvier 1948, 302x241mm, 8p.. : André Mercier Masson, Urbanisme et économie-Reconstruction. Sous couverture en papier fort 399x298mm, illustrée.-N°4 : sans date, 299x278mm, 8p. sous couverture de Fernand Léger ; Auguste Perret, Richard Neutra, Marcel Lods, Marcel Gimond. Sous chemise à découpe 399x298mm.-N°5 : sans date, 332x299mm, 8p, en feuilles sous couverture de Gromaire. Aragon, Le Corbusier, Gromaire, Gil.-N°6 : sans date, 302x271mm, 8p. Avec Picasso à Vallauris, avec les peintres italiens à Rome, avec les étudiants d’architecture à Londres. Gil, Picasso, Claude Mendelovic, illustration de Consagra. Sous chemise en papier fort 398x298mm, illustrée d’un montage de Picasso d’après la lithographie « Tête de femme » (Bloch 384).-N° 7 :314x268mm, 12p.Spécial Henry Moore. Matériaux pour une peinture vivante, Marc Saibt-Sens, Claude Mendelovic, Mexique par Leopold de Mendez. Sous chemise en papier fort illustrée d’un montage d’après Henry Moore.-N°8 : Mars 1950, 400x305mm, 8p., en feuilles sous couverture illustrée de Portinari. Un article et une illustration inédite pleine page d’Henri Matisse. Un dessin inédit de Le Corbusier.Les numéros 1 à 8 sont présentés dans un portefeuille d’éditeur dont la couverture reprend le dessin de Matisse du n°8 et comporte une bande-annonce de présentation. Il a été plastifié ultérieurement pour la conservation.-N°9 : 320x254mm, 16p., en feuilles sous couverture de Picasso. Roland Predieri, Leopold Vitorge, Picasso, Mittelberg (TIM) par Henri Spitalnik.-N°11 : 300x240mm, 8p., + supplément « Traits-soir » 4p. Spécial Allemagne, artistes d’Allemagne de l’Est, Ecole de Weimar.Quelques défauts. La fabrique de l'histoire de l'Art p.274-275 ; l’exemplaire de la bibliothèque Kandinsky présente la même collation ne comportant pas de n°10.
Éluard, Paul (Text), Pablo Picasso (Ill.) und Lucien Clergue (Fotogr.),
Reference : 67916
Paris, Pierre Seghers, 1960 Hardcover with original dustjacket by Picasso, 35 pages, 27 x 18 cm, photo's Lucien Clergue, French text. *Near fine condition.
Corps mémorable. Couverture par Pablo Picasso et douze photographies par Lucien Clergue.
1956 Nice, Galerie H. Matarasso, 1956. 24,5 x 16,5 cm, 18 pp., plaquette agrafée, couverture imprimée et illustrée.
73 numéros très précisément décrits. Un petit dessin à la plume en 4e de couverture, pour le reste un bel exemplaire.
Documents | Paris 1929-1930 (nº 1 à 7, avril 1929 - décembre 1929 ; nº 1 à 8, [janvier] 1930- [octobre] 1930) | 22 x 27.50 cm | 15 volumes brochés sous coffret
Édition originale consistant en 15 numéros en 15 livraisons, abondamment illustrée de photos en noir et blanc. Bien complet du numéro spécial «Hommage à Picasso» (nº 3 de 1930) et de la table des matières de lannée 1929, un cahier séparé de 8 pages imprimées en noir sur papier couché et agrafées. Quelques dos légèrement insolés sans gravité, petites rousseurs en marges de certains plats. Ensemble présenté dans un coffret au dos carré lisse en maroquin bleu pétrole, portant le titre au paladium et encadré d'un filet au palladium, plats de papier décoratif bleu, contreplats doublés de daim bleu ciel, bel ensemble signé Boichot. Collection complète de cette revue mythique et non conformiste lancée par Georges Bataille, donnant une place aux «domaines de lart et du savoir non reconnus par la culture officielle ou controversés: la littérature populaire, le jazz, le café-concert, la publicité, la vie quotidienne» (Annie Pirabot) ainsi que objets et arts dits primitifs. Textes de Jean Babelon, Jacques Baron, Georges Bataille, Alejo Carpentier, Arnaud Dandieu, Robert Desnos, Carl Einstein, Roger Gilbert-Lecomte, Marcel Griaule, Juan Gris, Eugene Jolas, Marcel Jouhandeau, Michel Leiris, Georges Limbour, Marcel Mauss, Léon Pierre-Quint, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Zdenko Reich, Paul Rivet, Georges Ribemont-Dessaignes, Georges-Henri Rivière, André Schaeffner, Roger Vitrac, etc. Nombreuses contributions graphiques en pleine page de Hans Arp, Constantin Brancusi, Giorgio De Chirico, Alberto Giacometti, Juan Gris, Henri Laurens, Fernand Léger, André Masson, Joan Miró, Pablo Picasso, Joseph Sima, etc. * Lapproche novatrice et pluridisciplinaire de cette revue la placée parmi les plus importantes publications du siècle: dissidente du surréalisme tyrannique dAndré Breton, Documents se veut «machine de guerre contre les idées reçues» selon les dires de Bataille, et concentre un grand nombre dauteurs de tous horizons membres de lInstitut, peintres et poètes ex-dadaïstes et surréalistes, philosophes.... Elle restera célèbre pour ses rapprochements très inattendus: «Loin de juxtaposer des documents provenant de disciplines cloisonnées, loin de sen tenir à lhabituelle subordination de limage au texte, la revue du trio accorde à la photo, au dessin ou à limage, le privilège dêtre la matière la plus originelle ou la trace la plus originale des manifestations humaines» (Georges Sebbag). ETHNOGRAPHIE On a surtout retenu de Documents lapproche radicale de lethnographie portée par Bataille, fondée sur le matériel et détachée des considérations esthétiques et du traditionnel attrait pour lexotisme. Ces opinions novatrices constituent une première ébauche du Collège de sociologie que Georges Bataille fondera quelques années plus tard en compagnie de Michel Leiris, Roger Caillois et Jules Moncrot. Elles sont par ailleurs portées dans la revue par de nombreuses photographies de masques, pierres, et autres productions artistiques extra-occidentales (art sibérien, chinois...) mises en regard avec des uvres dart moderne, des dessins de Klee ou des peintures de Picasso. Bataille fait également appel au sulfureux Hans Bellmer, qui illustrera la célèbre seconde édition de lHistoire de lil, pour réaliser un terrifiant portrait de la déesse indienne de la destruction Kali. PHOTOGRAPHIE Laccent est notamment mis sur la photographie et parmi les plus célèbres contributions, figurent les clichés de Jacques-André Boiffard accompagnant lessai de Bataille dans le numéro 6 consacré au thème du pied, montrant différents orteils en gros plan: «Le sens de cet article repose dans une insistance à mettre en cause directement et explicitement ce qui séduit, sans tenir compte de la cuisine poétique, qui nest en définitive quun détournement []» écrit Bataille en conclusion. La fascination de ce dernier pour lanormal et le destructeur se reflète également dans le cliché fétichistes et sadomasochistes de Boiffard qui capture u
Edition Société Nouvelle du journal L'Humanité, 1973, reliure pleine toile éditeur, 24x32,5 cm, 92 Illustrations en noir et blanc et couleurs. Ce livre a été réalisé par le collectif chargé par l'Humanité d'organiser l'exposition Picasso à la Fête de l'Humanité à la Courneuve, 8 et 9 septembre 1973. Documentation et notes de Gérard Gosselin
Bon état (manque la jaquette)
Paul Rosenberg | Paris 1939 | 11 x 13.5 cm | Une feuille pliée ([4 pp.])
Rare édition originale du catalogue de la dernière exposition de Picasso à la Galerie Paul Rosenberg de Paris, du 17janvier au 18 février 1939 au 21 rue La Boétie. Premier plat illustré dune photographie en noir et blanc de la pièce maîtresse: La Sculpture nègre devant la fenêtre, aujourdhui connue sous le titre de Buste de Minotaure devant une fenêtre (Collection privée, cf. Zervos. VIII, 360). Peinte le 19 avril 1937, elle est considérée comme la préfiguration du taureau de Guernica, que lartiste réalisera quelques semaines plus tard. Très bel état de conservation. La plaquette contient la liste des 33 uvres exposées, classées selon leur année de création : 1936, 1937 ou 1938. Au verso figure le titre et la date de la prochaine exposition: «Centenaire de Cézanne» le «20 février 1939». Ces deux événements ne seront suivis que dune ultime exposition de Georges Braque avant la fermeture de la galerie et lexil définitif de Paul Rosenberg aux États-Unis. * Lévénement connut un grand succès, comme le rapportera le collectionneur et sculpteur américain Meric Callery au premier directeur du MoMA de New York, Alfred H. Barr: «Lexposition de Picasso que présente actuellement R. [Rosenberg] est surprenante par son caractère si joli, coloré et gai. Elle attire plus de 600 personnes par jour.» (Making Modernism, Michael C. FitzGerald, 1996) «Joli, coloré et gai», les qualificatifs peuvent paraître étonnants tant au regard du style de Picasso que du contexte politique de 1939. De fait, le thème de lexposition, composée essentiellement de natures mortes réalisées entre 1936 et 1938 dans latelier de Tremblay-sur-Mauldre, contraste en apparence avec lactualité tragique. Cest justement à partir de 1937 que les nazis commencèrent à confisquer plus de 20000 uvres dart moderne pour organiser la terrible exposition «Entartete Kunst» («Art dégénéré»). Celle-ci circula dans toutes les grandes villes dAllemagne et sacheva, en juin 1939, par une grande vente aux enchères pour financer la guerre, précédé de lautodafé de plus de 5000 tableaux dans la cour de la caserne principale de Berlin. Parfaitement conscient de la tragédie en cours, Paul Rosenberg prend ses dispositions pour sauver le plus duvres possibles et organise la même année la première rétrospective de Picasso au MoMa, où sera exposée, et sauvegardée, Guernica. En 1940, il se réfugiera définitivement à New York où il ouvrira sa célèbre galerie sur la 79erue, tandis que les 2000 uvres quil naura pu emporter seront spoliées par les nazis. Sous son apparence inoffensive, lexposition d«uvres récentes» du premier représentant de lArt dégénéré, chez un galeriste juif, est un véritable acte de résistance à la montée du nazisme. Mais cest surtout à travers une uvre, mise à lhonneur dans le salon principal de la Galerie et reproduite en tête du catalogue, que Rosenberg et Picasso transforment lexposition de natures mortes en geste hautement politique. Connue plus tard sous le titre Buste du Minotaure devant une fenêtre, cette uvre «transitionnelle», comme le soulignera lhistorienne de lart Vérane Tasseau, est éminemment symbolique: « Le taureau ne représente pas le fascisme mais la brutalité et les ténèbres » déclarait Picasso lors dun entretien avec un jeune peintre amateur Jerome Seckler à lautomne 1944 pour la revue américaine marxiste New Masses, ce dernier voulant lui faire dire que la série de natures mortes à la tête de taureau réalisée fin 1938 constituait une uvre politique dans la lignée de Guernica.» Cette première tête taurine de la série des natures mortes deviendra au fil de lannée 1938 un étrange visage humain zoomorphe. Elle est cependant encore intitulée dans le catalogue La Sculpture nègre devant la fenêtre. Ce titre, qui ne sera pas retenu dans les monographies, crée une filiation étonnante entre deux thèmes majeurs de luvre Picassienne, la figure du taureau et la statuaire africaine. Précieuse et signifian
[Gil Blas illustré ] - Collectif ; RUIZ ; [ RUIZ, Pablo ; PICASSO, Pablo ]
Reference : 59367
(1902)
1 vol. in-folio reliure de l'époque demi-basane bleue, Gil Blas. Illustré hebdomadaire (Année 1902 complète - 12e Année - : 52 numéros du n° 1 du 3 janvier 1901 au n° 52 du 26 décembre 1901), 8 pp. par numéro
Bon exemplaire (dos passé, très bon état par ailleurs) pour ce rare exemplaire bien complet de l'année 1902, et surtout du rare numéro 30 du 25 juillet 1902 contenant un dessin signé Ruiz, signature de Picasso pour ses dessins dans la presse humoristique parisienne dans les années 1901-1902
Éditions Variétés | Bruxelles 1929 | 18.2 x 26.5 cm | Broché
Edition originale. Contributions de Paul Léautaud "Lettres 1902-1919 (1ère partie)", Edmond Gréville "Porte donnant sur la voie", Jean Lurçat "U.S.A.", P.G. van Hecke "Spectacles américains à Paris", Pierre Courthion "Bar du Dôme", Jean Perros "A bas le pittoresque"... Numéro illustré de photographies de Man Ray, Germaine Krull, Bérénice Abbott, Florence Henry, Eli Lolar et de dessins de Paul Klee, Marc-Eemans, Gustave de Smet, Frits van der Berghe... Reproductions de tableaux de Pablo Picasso, René Magritte, Paul Klee, André Derain, Raoul Dufy, Marc Chagall, Max Ernst, Georges Braque, André Masson, Juan Gris... Une tacvhe sur le premier plat, dos et plats légèrement et marginalement insolés, manques sur le dos, agréable état intérieur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Union des artistes russes François Bernouard | Paris 1924 | 24.50 x 29 cm | broché
Edition originale imprimée à tout petit nombre sur vélin Normandy. Programme illustré par V. Barthe (couverture) et de compositions de Chatzman, E. Manet (reproduction de l'Olympia), Pablo Picasso, Marie Vassilieff, B. Fotinsky et N. Ganovsky avec une composition spatiale. A l'affiche de ce programme : Olga Koklova et les Ballets Suédois de Juger Friis et Jean Borlin ; les "danses du homard, crabe et crocodile" avec des costumes de Marie Vassilieff et de Fernand Léger ; le théâtre de marionnettes de Pétrograd avec des costumes et des poupées par Natalia Gontcharova, musiques de Bohslav Martinou, Vernon Duke ; des poèmes en relief de Iliazd et Katabadze ainsi que des poèmes futuristes de Vazary ; une danse de Thamare Svirskya sur les Gymnopédies de Satie ; "sports japonais" par Foujita ; Spectacle sur l"Echelle" de Tristan Tzara ; "nouveau systeme de projections fantastiques" par Larionov ; «Foot Ball général» avec des ballons multicolores par Fotinsky et Bogoutsky. La décoration des salles est assurée par Barthe, Pougny, Tchelitcheff, Chazman, Lanskoy, Weinberg, Geo Charles, Chana-Orloff, Alexeieff, Maner-Katz, Frenkel. Rare et bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Robert J. Godet | 1943 | 23 x 28 cm | broché
Edition originale illustrée de 6 lithographies originales de Pablo Picasso, un des 500 exemplaires numérotés sur Lafuma. Agréable exemplaire complet de son prière d'insérer qui a été rédigé par Paul Eluard. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
BROVHE 1968 UN PEU JAUNI
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